Rencontre entre Illusion et Allusion (06/08/2026)

Capture d'écran 2026-08-05 205707.pngCe lundi, je me suis quelque peu accroché avec un rédacteur français qui a l'intention de lancer un nouveau forum, avec des règles précises qu'il a construites depuis quelques mois après avoir quitté Agoravox.fr.  Ce n'est pas pour le décourager mais simplement pour le prévenir des risques au vu de l'effort nécessaire quand on n'est pas soutenu par une organisation comme l'a Agoravox.fr qui existe déjà depuis 21 ans. 

Les règles sont à cette adresse.

Théoriquement, elles sont bonnes.

En pratique, cela demande un certain doigté psychologique.

Supposons qu'il prenne le nom de Illusion et moi qui signerai comme toujours Allusion avec des membres belges

Je me suis fait aider initialement et parcellement par ChatGPT.  

- Je suis Illusion, lance Illusion
- Je m'en doutais... répond Allusion
- Comment ça ?
- Vous n'avez pas l'air tout à fait réel.

- C'est mon métier. Je transforme les apparences.
- Moi, je transforme les évidences.
- Comment ça ?
- Je ne dis jamais les choses. Je laisse les autres les dire à ma place.
- C'est pratique !
- Très. Quand j'ai tort, ce sont les autres qui se sont trompés.
- Moi, quand j'ai tort, je fais disparaître le problème.
- Et ça marche ?
- Parfaitement... jusqu'au lendemain.
- Vous travaillez dans quoi ?
- Dans la politique.
- Je n'aime pas la politique mais je n'en dit rien...
- Pas besoin. Vous l'avez pensé très fort.
- Moi, je laisse entendre qu'elle est déjà en route.
- J'ai envie de construire un site de forum dans lequel les gens se sentiraient chez eux.
- Moi, je fais croire qu'ils existent sur Google Maps.
- Vous ne dites jamais franchement ce que vous pensez ?
- Jamais.
- Pourquoi ?
- Parce qu'une allusion est comme un parapluie belge.
- Quel rapport ?
- On l'ouvre avant qu'il pleuve... et il pleut quand même.
- Vous êtes pessimiste.
- Je préfère dire... réaliste.
- Moi je suis optimiste.
- Je suis plus préventif. Vous appelez ça comment quand quelqu'un saute d'un avion sans parachute en disant : "On verra bien" ?
- Une démonstration de confiance.
- Moi j'appelle ça une chute de confiance en l'inconnu.
- Vous savez ce qui nous différencie ?
- Je pourrais le dire...
- Dites-le !
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce que si je le dis, ce n'est plus une allusion.
- Et moi, si je vous convaincs que vous avez compris...
- Oui puisque c'est une illusion.
- Finalement, nous sommes cousins.
- Oui. L'un suggère et l'autre enjolive...
- Au fait...
- Oui ?
- Le rideau n'est-il pas déjà tombé entre nous ?
- Je regarde autour de moi et je n'en vois pas.
- Normal... Je suis candidat en politique si vous ne le savez pas.
- Je m'en doutais...
- Comment ça ?
- Vous souriez beaucoup trop pour quelqu'un qui n'a encore rien fait.
- Je représente l'avenir !
- Ah... donc vous n'êtes pas disponible tout de suite.
- Mon programme est simple : moins d'impôts, plus de services, davantage de pouvoir d'achat, des routes impeccables, des trains à l'heure et le tout sans augmenter la dette.
- Vous vous présentez où ?
- En Belgique.
- Ah... donc c'est écrire de la littérature fantastique.
- Je vais simplifier les institutions !
- Vous commencez par lesquelles ?
- Je cherche encore la liste complète...
- Prenez un agenda. Il y a presque autant d'institutions que de jours dans l'année.
- Je veux rapprocher les Belges.
- Très bonne idée.
- Comment feriez-vous ?
- Commencez par leur expliquer qui décide de quoi.
- Ça risque d'être long.
- C'est pour ça qu'on fait des législatures de plusieurs années.
- J'organiserai un gouvernement en quinze jours.
- Vous parlez de jours terrestres ou de jours belges ?
- Quelle différence ?
- En Belgique, un jour politique dure parfois plusieurs mois.
- Je réunirai tout le monde autour d'une table.
- Encore une table ?
- Pourquoi ?
- Chez nous, en Belgique, les tables de négociation sont les seuls meubles qui ne prennent jamais la poussière.
- Je promets la transparence.
- Excellente idée.
- Vous me soutenez ?
- Je soutiens surtout les vitres. Elles aussi sont transparentes... mais elles empêchent souvent d'avancer.
- Les journalistes disent que je vends des illusions.
- Ils exagèrent.
- Ah bon ?
- Vous les distribuez gratuitement.
- Et vous, quel est votre programme ?
- J'ai fait assez de programmes. J'ai déjeuné avec eux et retraité j'en ai soupé. Je ne fais plus jamais de promesses.
- Pourquoi ?
- Parce qu'une promesse tenue, c'est une promesse qu'on ne peut plus promettre.
- Vous seriez un excellent ministre.
- Lequel ?
- Je ne sais pas.
- Parfait. Vous êtes déjà prêt pour les négociations de coalition.
Des cloches sonnent.
- C'est le changement !
- Non...C'est simplement midi. En Belgique, on confond souvent le changement avec l'heure du déjeuner.
- Finalement, vous voterez pour moi ?
- Je ne peux pas vous le dire.
- Pourquoi ?
- Parce que ce serait une déclaration....et moi, je ne fais que des allusions.
- Dans ce cas, je vais continuer à faire des illusions.
- Parfait. Entre vos illusions et mes allusions, je n'ai encore posé aucune question.
Pourquoi vous présentez-vous aux élections ?
- Parce que je veux servir le pays.
- Lequel ?
- Ça dépend des résultats.
- Votre programme tient sur combien de pages ?
- Deux cents.
- Et les promesses ?
- Deux.
- Lesquelles ?
- La première : tout ira mieux. La deuxième : relisez la première.
- Comment financerez-vous tout cela ?
- Avec de l'argent.
- Le vôtre ?
- Ne tombons pas dans les détails.

- Que pensez-vous de la dette ?
- Elle pense beaucoup à moi.
- Elle vous suit partout ?
- Oui... mais c'est une relation purement budgétaire.
- Êtes-vous de gauche ?
- Quand je tourne à droite, oui.
- Et de droite ?
- Quand la gauche me regarde.
- Êtes-vous centriste ?
- Seulement quand les extrêmes sont occupés.
- Parlez-vous néerlandais ?
- Avec un accent français.
- Et le français ?
I- Avec un accent électoral.
- Combien y a-t-il de gouvernements en Belgique ?
- Je refuse de répondre.
- Vous ne savez pas ?
- Non.Je refuse qu'on découvre que je ne sais pas.
- Si vous êtes élu, quelle sera votre première mesure ?
- Créer un ministère des Promesses.
- Pourquoi ?
- Pour qu'elles soient enfin bien gérées.

- Et la deuxième mesure ?
- Fusionner le ministère des Promesses avec celui des Miracles.
- Vous croyez aux miracles ?
- Bien sûr. Chaque élection promet de simplifier la Belgique.. ...et chaque fois, on ajoute une couche. Il faut avoir la foi !
- Dernière question. Pourquoi les Belges continuent-ils à voter ?
- Parce qu'ils sont optimistes.
- Moi, je dirais qu'ils ont de l'humour.Capture d'écran 2026-08-06 101118.png 

Surtout en ce jour du 6 août. 

Le dernier cactus : la Belgique est dangereuse 
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Il y a 35 ans, jour pour jour, naissait le World Wide Web pour les blogueurs et peut-être aussi pour les blagueurs
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Souvenir : The light and the dark of the Web 

et une échappée du ploton : Agoravox Suite

Capture d'écran 2026-08-06 074854.png



Allusion

Ce soir sur France 2

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