Discussion imaginaire entre "Faustérités" (05/04/2015)

0.jpgUn Québécois avait inventé le mot "faustérité". Le site "Contrepoints" avait deux articles qui m'ont inspiré celui-ci. Le premier parlait de la "Fausterité et l'austérité" et le second de la "Belgique avec le gouvernement Michel, c'est l'enfer fiscal". Réunis dans leur intégralité, cela donne cette discussion pascale.

Le 1er avril 2014, j'écrivais "Zo dom & Go more" au sujet de pré-élections poissonneuses.

Pas de poisson d'avril cette année ou alors avec du recul à l'allumage avec l'aide de "Cinquante nuances d'aigris" comme livre de chevet actuel.

Dans la presse, des poissons, il y en a eu comme d'habitude.

Jusqu'où aller trop loin avec le rire?

Dimanche dernier, l'humoriste, Arnaud Tsamère, expliquait son trouble puisque des gens avaient porté plainte:  (*)

Le rire est omniprésent dans notre société actuelle, disait-il !!!

Ce billet entre poisson d'avril et fête de Pâques est à placer dans la catégorie "parodie".

Rebaptiser l'austérité en "faustérités" tout en s'interrogeant sur notre situation politique belge, cela m'a fait sourire si pas rire.

Les statistiques choquantes du rire Outre-Atlantique, sont légions.

0.jpgDe notre côté, c'est plutôt les déplacements de foule pour protester contre le saut d'index, la longueur de la vie active qui s'allonge... et tous ces trucs en plumes et à poils ras. 

C'est l'austérité, quoi. Austérité que je déclarais comme étant "Très chère, il y a trois ans. Elle touche désormais Buckingham par une grève royale.

Inventons donc ce dialogue entre un Québécois et un Belge, une fois.

Je dis bien "une fois", car ces deux mots font partie de notre folklore ou de notre flop-color. 

- Bonjour, connaissez-vous notre article "La fausterité et l'austérité", notre faustérité mollassonne du Québec? , dit le Québécois.

- Non, racontez-moi.

- L’austérité « sauvage », imposée par le gouvernement Couillard, est en train de détruire les « acquis » sociaux des 55 dernières années. Nous sommes sous le régime de faustérité.

- Ah, bon. La "faustérité". Sans blague. cela doit être un régime sec?

- En fait, il n’y a pas eu de coupures de dépenses au Québec. Les dépenses continueront d’augmenter entre un et deux pour cent au cours des cinq prochaines années.

- C'est cela que vous avez appelé "faustérité"? Cela semble vraiment une fourberie d'Escarpin.

- Oui. Malgré les désirs de Martin Coiteux, cette tendance perdurera puisque le gouvernement Couillard a accepté d'augmenter le fardeau fiscal. Il y a fort à parier que les dépenses continueront d’augmenter, et peut-être même à un rythme plus accéléré.

- Nous aimerons avoir des gouvernants avec des noms pareils Couillard et Coiteux. Vous les choisissez sur mesure, vos personnages de gouvernement?

0.jpg- Ne vous foutez pas de nous. Ce n’est pas un hasard si les politiques économiques font l’envie des fascistes d’Europe et ne peuvent pas amener la prospérité.

- Je n'en doute pas, mais continuez votre raisonnement. Cela m'intéresse...

- Après l’éclatement de la bulle immobilière des Etats-Unis, pour ajouter l’insulte à l’injure, Obama a proposé plus de 440 augmentations de taxes et d’impôts divers et le taux de participation de la main-d’œuvre est à son plus bas. Obama a doublé la dette nominale, la reprise de l’emploi fut la plus lente et près de tous les indices mesurant la pauvreté s’emballent.

- Mais, de quoi parlez-vous? Du Québec ou des Etats Unis?

- Vous n'avez pas comme voisins les Etats Unis, vous ne pouvez comprendre.

- D'accord, mais nous faisons partie de l'Europe. Abattons nos cartes sur table sans polémique, voulez-vous. Que dites-vous de nous aujourd'hui?

- Que "Le gouvernement Michel, c'est l'enfer fiscal".

- Décidément, vous êtes obnubilé par la fiscalité. 

Le programme fiscal du nouveau gouvernement belge est-il autre chose qu’une vaste plaisanterie? Pratiquement dépourvu de tout contenu. Aucune diminution globale d’impôts, aucune diminution des dépenses publiques.

- Je crois que là, il faudra remettre vos pendules à l'heure de Greenwich +1.

- Ah bon. La progression des taxes et des dépenses serait-elle simplement moins rapide qu’avant.

- Ben si vous avez les Etats Unis, nous on a l'Europe qui surveille nos dépenses et c'est pas de la petite bière. La rage taxatoire du passé ne donne pas les mêmes effets en général que chez le dentiste, mais cela peut y ressembler. 

- Quel culot votre gouvernement, la ridicule augmentation du forfait pour charges professionnelles sans concerner ni les indépendants, ni les retraités, ni les salariés qui optaient pour la déduction des charges réelles. Ce qui ne permet aux véritables bénéficiaires, une partie des salariés et des fonctionnaires, qu’une économie d’impôts de quelques euros par mois.

- Ouille. Vous poussez Bobonne dans les orties, là? Nous avons beaucoup de petits jeunes qui sont en panne, qui rongent leur frein et de vieux qui vous lisent avec de petits yeux fripés et qui trinquent avec leurs pensions rabougrisses. 

0.jpg- Ne détournez pas mes paroles. Ces économies dérisoires sont compensées par de petites augmentations d’autres impôts, comme les accises et la non indexation du plafond de certaines dépenses fiscales.

- Je crois que vous n'y êtes pas du tout. En question, il s'agit d'un saut d'indexation de 2% qui devrait faire du sur-place dès le plafond atteint. Accord entre syndicats et patrons compris. Le gouvernement avait un programme d'austérité ou de 'faustérité' dicté par l'Europe. 

Certains bénéficieront de la minuscule majoration du forfait pour charges et d'autres d'une augmentation des impôts.

- Vous ne connaissez pas notre ministre de l'Intérieur, Jam Jambon. Il refuse toutes majorations d'impôts. Ce qui veut dire qu'on doit faire avec ce qui est sans plus et qu'on ne veut plus investir. Alors il y a eu un sondage dans la population organisée par la Libre Belgique qui cherchait où racler les derniers fonds de tiroirs. Je vais devoir vous bombarder de chiffres.

- Ok. Allez-y.

- Accrochez-vous. Puisque les salaires sont déjà trop taxés en Belgique, les Belges étaient favorables pour ponctionner la spéculation boursière pour 63% des sondés, d'introduire un impôt sur la fortune pour 61% d'entre eux, de taxer les comportement polluants pour 31%, d'augmenter la TVA sur certains produits pour 25%, de geler des salaires par un saut d'index pour 27% toujours pour les mêmes.

- Le gouvernement qu'en a-t-il dit ou qu'a-t-il fait? 

- Le fédéral pensait réduire les soins de santé de 54%, lutter contre la fraude à raison de 45%, diminuer le chômage de 43%... Alors, quand on parle de loyauté, je ne sais pourquoi mais cela me fait sourire. 

- Car vous trouvez cela normal?

0.jpg- Normal? Y a-t-il quelque chose de normal en politique quand il y a du fric en jeu? Attendez, pas si vite, le Belge, aussi, veut bien investir dans les chemins de fer belges puisqu'ils se plaignent des retards mais pour seulement 15% et soutenir l'armée pour 10% pour de seules raisons de sécurité. Cherchez l'erreur et les trous?

- Vous me demandez de chercher l'erreur. Vous êtes gonflé.

- Oui, c'est vrai, il faut du surréalisme et nous en avons. Cela gonfle, d'ailleurs, souvent les esprits de nos voisins français qui eux rament en courant alternatif entre deux eaux. Ce sont de véritables équilibristes. 

- Comme les régions, incapables de réduire leurs charges, adoptent une politique de réduction systématique des dépenses fiscales, c’est une véritable augmentation des impôts, plus modeste qu’avant que devront supporter les contribuables. En d’autres termes: la Belgique est un des pays les plus taxés au monde et va le rester sous la législature qui a commence.

0.jpg- En fait, vous n'avez pas tout compris. C'est plus compliqué que cela la Belgique. Nous avons une redondance au niveau fédéral, régional et communautaire et au milieu il y a une fameuse loi de financement qui régule l'ensemble. La taxe caïman, personne ne sait ce dont il s'agit et personne n'en veut.

Alex va vous le faire comprendre de manière simple avec deux femmes très différentes qu'un homme très fédéral voudrait baiser: la très indépendante droitiste, Flandria et la très dépensière gauchiste, Wallonia: podcast

Alors quand personne ne veut payer l’addition, on pense aux ajustements budgétaires d'un département à l'autre comme des vases communicants dans une valse de chaises musicales.

- Vous pensez au « tax shift », ce glissement d’impôts annoncé, des revenus professionnels vers d’autres bases de taxation. D'abord parce qu’il ne s’agit pas d’une diminution de la charge fiscale globale, mais comme son nom l’indique, d’un simple « glissement ».

- Pas vraiment. Ça glisse, même sans neige et sans verglas comme chez vous. Tout se passe comme si nos gouvernants pensaient que la justice fiscale consistait simplement à modifier la répartition des impôts, en oubliant que la justice, c’est d’abord veiller à ce que le total des prélèvements soit juste, et ne relève pas de la spoliation.

- Vous me piquez mes mots là?

- Oui, je sais. Je vous les pique et je vais même plus loin. Mais vous ne semblez pas piger encore. Je vais vous adresser une métaphore à la belge, tout à fait de circonstance, puisque nous sommes reconnus par notre surréalisme dans le monde. Imaginez un pâtissier qui doit se construire de beaux œufs de Pâques.  

- Ben, il va fabriquer tout d'abord du chocolat

- Oui, mais avec du chocolat, vu le prix de ceux que l'on trouve à Pâques, il n'aura pas la visite de beaucoup de clients. Eux veulent des petits œufs, des moyens et des gros et en plus, en chocolat noir, au lait et en chocolat blanc. 

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- Comme des Kinder, je suppose. 

Et non, vous n'avez pas tout compris encore. Les Kinder, c'est pour les "kinderen". Il faut tout décorer, tout garnir de papier mâcher et le processus vaut le détour sur ce lien.  

- Où est ce que vous m'attirez là? On s'éloigne de la politique là.

- Et bien, non, c'est très similaire à une poupée russe à l'intérieur, il y a à l'intérieur les très petit. Cette semaine, c'était "chaud cacao, chaud chocolat". La FNCB, la "Fédéral Nationale Chocolatière Belgique", avait reçu une commande de la ME, la Multinationale Europe. Le problème c'est qu'elle avait oublié de compter un milliards de petits œufs avec sa tablette en chocolat.  

- Un milliard? C'est un gros oubli ça. 

- Comme vous dites.Cela ne se retrouve pas dans son jardin.  Faut dire qu'ils ne sont pas de grands matheux plus enclins à la cabriole. Il fallait que la FNCB revoit sa copie, quoi. Mais ell faisait partie de la maison mère FNCB qui avait une coquille fine et que certains la disaient d'ailleurs vide. Elle a vite réglé le problème, elle s'est tournée vers ses filiales, ses succursales, les RFCL, les "Régions Fédéralistes Chocolatières Locataires". Entre elles, ce fut un véritable match de catch. On entendait: "Stop aux insultes et au vocabulaire politique puisé dans les décharges" dans une mayonnaise avec le jaune d’œuf bruxellois au milieu. La FNCB, du coup, ne voulait plus livrer le chocolat et la RFCL du sud, est allé avec sa calculette en chocolat pour prouver que ses calculs étaient justes.

Ce décor me rappelle qu'en 2014, une affaire de bail de location avait fait naître une bagarre juridique entre la maison mère Neuhaus et la succursale Port-Royal. Celle-ci avait gagné en justice et Neuhaus avait été condamné de fournir des pralines sous peine d'astreintes qui pouvaient grimper à 250.000 euros. Là, les deux étaient "chocolat".

- Mais vous m'embarquez en bateau, là. Remonter les taux de production, vous n'y pensez pas. Je sais, en 1937, la FED a eu peur de faire plonger le Dow Jones en le faisant.  

0.jpg- Non, je ne vous embarque pas en bateau mais dans une allégorie métaphorique. Par contre, vous avez raison de parler de bateau, car en plus, cela se passait sur une mer démontée après un avis de tempête. Comment ne pas casser la coquille qui les chapeaute tous?

- Aller en justice, là ....    

- Ils ont pensé d'aller au département de la justice. Si nous n'avons pas de pétrole, Alex avait des idées. podcast

- Je parlais de justice et vous sautez sur l'occasion. Le glissement annoncé, sans aucune précision, ne pourra être qu’extrêmement modeste. Le système, parfaitement cynique, consiste à taxer très lourdement les revenus professionnels, non pas parce que quelqu’un s’est un jour dit que cela aurait été juste, mais simplement parce qu’ils sont, en volume, les plus nombreux.

-  Le cynisme est partout. A votre avis, est-il plus facile de chercher un œuf dans un million de jardins ou  d'aller dans un jardin pour y puiser un million d’œufs? La solidarité sociale humaniste ne va pas jusque là. Les impôts rendent les choses plus cohérentes mais on verra ça plus tard.

- Pour faire glisser même une minime proportion de l’imposition de ces revenus sur d’autres, il faudrait augmenter très lourdement la taxation de ceux-ci.

- Là, nous sommes d'accord.  

- Il n’y a donc rien de bon à attendre de l’évolution du système fiscal belge dans les prochaines années dans votre enfer fiscal et rien ne sera fait pour en sortir.

 

- Nous sommes sur une patte droite et demi. Si cela ne fonctionne pas, cela sera l'omelette, avec le retour à la version "tout en un" à coup de compromis avec l'union fait la force ou la farce. Mais, revenons à nos moutons et à votre premier billet qui parlait de l’austérité, la vraie, comme vous nous la présentiez.   

- Si un politicien veut vraiment aider une économie chancelante, il n’a qu’à appliquer les deux expressions françaises préférées des libéraux anglo-saxons: laisser-faire, laisser passer. En appliquant de véritables mesures d’austérité, par des coupures de dépenses et de taxes/impôts, l’économie se remettra sur pieds en un rien de temps.

0.jpgAurait-on trouvé la potion magique du druide, copain d'Asterix? Vous savez celui qui touille dans son chaudron et qui permet de résister aux invasions des Romains. Obélix lui est tombé dans la soupe en naissant. Mais, ils sont résistants, je vous l'assure.  

- Je ne connais pas votre druide, votre Asterix et votre Obelix mais d'autres exemples historiques abondent par ici. En 1920, sous la présidence de Harding aux États-Unis, l’économie connaissait une récession profonde qui aurait pu devenir une Grande Dépression. Il a choisi la voie de l'austérité en coupant les dépenses de plus de 80 %. Le secrétaire au Trésor Mellon a coupé les impôts. Pour lui, le gouvernement « doit créer les conditions sous lesquelles tout le monde a une meilleure chance de connaître le succès ».

- Ce fut partie remise neuf ans plus tard quand la Grande Récession est arrivée.

- Laisse-moi continuer. Malgré tout, les revenus du gouvernement ont fortement augmenté, confirmant ainsi la courbe de Laffer. Notre Jean Chrétien a aussi choisi la voie de l’austérité, nonobstant la corruption de plusieurs ministères. Ce qui a permis de réduire la dette et de redonner confiance aux investisseurs. Le Canada a perdu son appartenance honoraire aux pays du Tiers-Monde et le huard n’était plus considéré comme le peso du Nord.

0.jpg- Ah, une austérité à outrance correspond à une descente dans un trou con-centrique et à un déshabillage progressif. 

- La Suède, le pays chouchou des interventionnistes de gauche, a aussi choisi la voie de l’austérité. Certes, le gouvernement dépense encore près de 53% du PIB, ce qui est moindre que des pays comme la France ou la Grèce.

- Ce qui importe, ce n'est pas de faire des dettes mais de savoir ce qu'on en fait ensuite. Si c'est un investissement à fonds perdus, alors oui, c'est de la gabegie. Sinon, c'est dans la normalité. 

- D'accord. De plus, ce pays scandinave a déréglementé et ouvert à la concurrence à peu près tous les secteurs jadis contrôlés par un monopole étatique. Le Léviathan est ainsi plus efficace malgré sa grosseur encore étouffante. L’Estonie a aussi choisi la voie de l’austérité. N’en déplaise à des économistes comme Paul Krugman, les politiques de Tallinn ont été un tel succès que le pays est maintenant considéré comme un des plus sûrs de la zone euro, il était jadis parmi les plus risqués.

0.jpg- Soyons bref et consistant. La politique européenne a été créée par l'Allemagne de toutes pièces grâce à son mark fort. Mais je peux vous assurer que les travailleurs allemands n'en mènent pas plus large. Le Québec connaît la faustérité, sous la forme d'un ralentissement de la croissance des dépenses et non des coupures « drastiques ». Chez nous, c'est Bart De Wever et la NVA, la Nationale Vertu van Antwerpen qui jouent de la baguette magique.

Tout cela est expliqué mieux que je ne le pourrais dans ce billet plein d'humour de Thomaspodcast

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- Chez nous, si les vraies austérités arrivent un jour, il sera normal de voir les syndicalistes crier à l’injustice parce qu’elles affecteront directement leur pouvoir et leur influence puisqu’ils vont perdre des membres. Mais ce sera une bonne nouvelles pour les contribuables puisqu’ils récupéreront de l’argent dans leurs poches via une diminution de leurs impôts et une réduction du fardeau de la dette, dont les intérêts atteignent presque 11 milliards $.

 

- La devise de votre site porte la mention "le nivellement par le haut". J'aime. J'aime rester au septième ciel. Je lis "Tel un enfant, l'auteur pose des questions que personne ne semble vouloir poser dans la terre des vaches sacrées, le Québec". Bouchez les trous, les nuages vont finir par s'ouvrir. Une humoriste féminine demandait "Avez-vous déjà vu une tirelire comme nous avec une fente dans le bas de la tirelire?". 

 

- Terrible tirelire, celle-là. Est-ce que vous le faites exprès? Vous m'en voulez?

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- Un peu. Vous n'êtes pas tout à fait, ce qu'on appelle du Canada drySi le Québec et la Belgique ont des points en commun, ce n'est pas par la taille. En 2010, nous avions des problèmes existentiels dans notre Royaume, votre Québec avait pris fait et cause pour les Flandre en oubliant l'esprit de la francophonie. Votre politique séparatrice vous prenait parti dans un même combat. Comble du comble, le Ministre-Président de la NVA, Geert Bourgeois vient de proposer de retirer la Belgique de l'Organisation Mondiale de la Francophonie. Un combat de clocher communautaire entre la lionne Flandria et le coquine Wallonia. Refusé...

 

(rires) Pas à dire vous avez des noms de ministres intéressants: Jambon, Bourgeois...

 

- Quant à leurs prénoms qui passent de Paul à Mieke, comment voulez-vous que l'on ne fasse pas sonner les cloches? Pour votre punition, faites -nous des œufs de Pâques à la mode de chez nous.

 

- Désolé, je vais fêter l'anniversaire de la découverte de l'île de Pâques le dimanche 5 avril 1722. Je vous enverrez des photos des Moaïs.    

 

- Par ici, Brussels Airport prévoit d'accueillir 220.000 passagers pour les départs en vacances entre mercredi et le premier week-end de Pâques, soit 6% de plus que l'an dernier. Austérité ou faustérité? Quand l'envie d'aller voir ailleurs ce qu'ils n'ont pas chez eux, tout n'est pas perdu.  

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- Hier 4 avril, ce fut une éclipse de lune est totale chez nous. J'ai regardé cette nuit. Je suis fatigué et c'est à mon tour de m'éclipser.

 

- Chez nous,  le 20 mars dernier, c'est le soleil qui s'était éclipsé. En définitive, chacun choisit son soleil ou sa lune pour s'éclipser, en fonction de son naturel.

 

Ce billet n'était pas un "poisson d'avril" traditionnel, mais un test allégorique fait d'explications respectives et vous nous avez offert une aporie du plus bel effet.

 

Le savant Faust n'aurait pas fait mieux en signant son pacte avec le Diable.  

 

Joyeuses Pâques, on vous enverra les meilleures cloches en chocolat....


 

 

L'enfoiré,

 

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Citations 

 

 

Mise à jour 14 avril 2015: La côte belge vue par Thomas: podcast

0.jpgMise à jour 4 juin 2015Michel Claisse était à la radio ce matin pour parler de la fraude fiscale? Non de la criminalité financière, ce qui est différent.1.jpgpodcast

Bruno Coppens y a ajouté sa touche humoristiquepodcast

Mise à jour 20/10/2015: Un Trudeau revient sur la scène politique canadiennepodcast

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