Tous crétins digitaux ? (18/12/2020)

0.PNGDans son livre "La fabrique du crétin digital", Michel Desmurget parle surtout  de l'impact du digital sur les enfants.
E
n fait, il n'est que le prolongement logique de ce qui se passe chez leurs parents adultes.
E
t c'est probablement revenir à la source du paradigme du numérique qu'il faudrait s'intéresser.
J'ai survolé ce livre. Deux chapitres titrés "Homo Mediatus" et "Homo numericus" avec des mots comme "paroles d'experts". Mais de quel expertise est-il question? Elles sont tellement nombreuses.

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Michel Desmurget résume son livre avec ce préambule: "La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d'écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d'une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires).
Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d'écrans est loin d'améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite...), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques...) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation...). Autant d'atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes.
"Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l'histoire de l'humanité, une telle expérience de décérébration n'avait été conduite à aussi grande échelle ".
Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents".


En général, les commentaires sont positifs sur le site critique littéraire de Babelio.

Le commentateur contradictoire de Rodin-Marcel est particulièrement virulent: "Grosse déception à la lecture de ce livre qui bénéficia d'un tapage médiatique disproportionné ; quant à l'attribution du prix "Femina essai", elle résulte fort probablement de copinages, à moins qu'aucun membre du jury n'ait réellement lu ce piètre ouvrage.
L
a quatrième de couverture affirme que "ce livre est celui d'un homme en colère" : il se trouve que ce livre m'a vraiment mis en colère, pour plusieurs raisons.
D
'abord, parce qu'il est – pour le moins et en restant poli – très mal écrit, alors que l'auteur n'est plus de première jeunesse, a déjà publié d'autres ouvrages grand public, et nous est présenté comme "docteur en neurosciences et directeur de recherche à l'INSERM".

Connaissant bien le milieu de la recherche scientifique franchouillarde, je me doute que ce personnage a la vilaine habitude d'assurer ses revenus et ses avancements en publiant le fruit de ses prodigieuses recherches exclusivement en anglais comme un sabir anglais aussi relatif qu'Elsevier impose depuis quelques années une réécriture par un "nativ" des articles produits par nos chercheurs hexagonaux. Mais, ce n'est tout de même pas une raison pour tomber à un niveau si bas de formulation en français, dans la langue des contribuables qui assurent lesdits revenus.
Et je n'ose même pas penser à ce que doivent subir les patients d'un docteur en "neurosciences" formulant si maladroitement ses pensées dans sa langue d'origine. Le fait de recourir, ça et là, à de lourdes antiphrases n'améliore pas la compréhension d'un texte : il faut disposer d'une plume leste et maligne lorsque l'on tient à mobiliser ce procédé d'écriture !
A moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'un texte quasiment à l'état de brouillon, non revu, non relu, bâclé ?
E
nsuite parce que le texte est tellement mal construit qu'une bonne partie en est carrément hors sujet par rapport au titre racoleur s'étalant sur la couverture.

Toute la première partie de la page 33 à 174, soit tout de même 141 pages représentant un bon tiers de l'ouvrage, est en effet consacrée au problème – certes important mais très marginal par rapport au sujet annoncé –, de la distorsion systématique voire de l'imposture consciente, pratiquées par les médias grand public lorsqu'il s'agit de torpiller les résultats solides des recherches scientifiques pour complaire à leurs bailleurs de fonds  que sont les publicitaires et détenteurs des capitaux finançant lesdits médias.
L'auteur s'étend longuement sur ce point, s'égare en narrations verbeuses de cas fumeux, là où deux ou trois exemples bien choisis suffisent largement, car le lecteur n'est pas un crétin. De la page 15 à 32, il  n'avait guère besoin d'être suivi d'une indigeste démonstration. La sixième phrase de son "épilogue" à la page 339, le reconnaît : "au début, une recherche bibliographique parcellaire".
P
ire encore, l'auteur affaiblit lui-même considérablement son propos en l'étayant dans la majorité des cas d'études exclusivement américaines. Il s'en défend en prétendant que seuls les USA auraient procédé à des suivis de cohortes suffisamment nombreuses pour être pertinentes. Ce faisant, comme l'écrasante majorité de ses collègues européens, il avoue ne jamais consulter autre chose que les sources anglo-saxonnes limitées aux USA, avec quelques rares incursions au Canada, Royaume-Uni ou Australie comme dans son invocation de la note à la page 21 de Pubmed et du Web of science, ce que se reflète à la fin de volume,
baptisée "bibliographie", de la page 347 à la page 424, soit 77 pages de références bibliographiques !
Malheureusement, et un chercheur le sait fort bien, une liste de références des sources citées au fil du texte ne constitue en aucun cas une bibliographie : ces "notes bibliographique" figurent généralement là où elles doivent se trouver, c'est-à-dire en bas de la page concernée, de façon à ce que le lecteur puisse immédiatement vérifier la pertinence du propos énoncé.
P
our ne prendre qu'un exemple, le lecteur devrait fastidieusement se reporter aux notes de fin de volume pour connaître la nature exacte des statistiques citées entre les pages 191 et 198 pour indiquer de quelle population parle l'auteur.
Q
ui de l'éditeur ou de l'auteur a ainsi voulu "dégager" le texte pour le "simplifier" dans le but certainement de "s'adapter" au lecteur pris pour un crétin ? Admettons. Mais il n'en reste pas moins que ces "notes bibliographiques" auraient pu et dû être suivies d'une véritable bibliographie critique, organisée et classifiée.
R
este donc la "deuxième partie" entre les pages 177 et 346, soit 169 pages, représentant moins de la moitié de l'ouvrage, réservée – enfin – à l'étude du sujet annoncé.
C
ette étude pêche encore une fois par l'abondance de références aux Etats-Unis.
C'est très gênant lorsque l'on prétend étudier les mœurs des jeunes générations : malgré la standardisation mondiale menée délibérément au pas de charge par nos "élites" hors sol largement subjuguées par le modèle américain, les systèmes éducatifs et les mœurs locales assurent encore pour combien de générations humaines, suffisamment de différenciation pour que le recours à des références principalement anglo-saxonnes suffise à affaiblir considérablement la valeur de la démonstration effectuée par l'auteur.
L
'évocation d'études scientifiques d'origines à tout le moins européennes puisque les recherches menées dans d'autres pays de l'UE sont quasi totalement absentes, voire franco-françaises, seraient certainement plus convaincantes.
A
utre défaut majeur : l'auteur vitupère, mobilise un langage émotionnel, et tombe dans un verbiage envahissant qui limite drastiquement la place disponible pour l'exposé de données concrètes intéressant réellement le sujet. L'auteur se réfugie dans des statistiques générales et ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes connues de tous les parents. Oui, la télévision est faite pour abrutir les gens, et les écrans de toutes natures sont délibérément conçus pour renforcer, accentuer et amplifier le phénomène du "temps de cerveau disponible" comme pour Coca-Cola qui remonte à quelques décennies.
E
t l'hypocrisie du pseudo "effet éducatif" est un argument que tous les parents connaissent également : le web charrie 90% de contenus nauséabonds pour à peu près 10% de contenus intellectuels, ces derniers servant de justificatifs à une emprise de plus en plus tentaculaire. Avec la crise du corona-virus, les GAFA se targuent même de sauver le monde en remplaçant carrément les contacts humains réels par des conférences virtuelles, et en assurant être à même d'espionner minute par minute les déplacements des connectés "pour mieux les connaître" et leur "suggérer" ce qui ne manquera pas de "faire leur bonheur". Tout cela est connu, il suffit par exemple de lire "la silicolonisation du monde". 0.PNGDe telle sorte que, tout à ses vitupérations, l'auteur se limite à des lieux communs, et ne procède à aucune contextualisation de son propos, ni dans la profondeur historique, ni dans les autres secteurs touchés.
Pour ne prendre qu'un exemple, il m
anque une mise en perspective historique étudiant le lien entre la création puis la diffusion de la télévision dans les années soixante de ma jeunesse qui ont été les débuts de la massification de l'écran et l'urbanisation massive des populations des pays dits développés, avec l'urbanisation accompagnée de la destruction systématique des emplois indépendants (artisans, commerçants, agriculteurs) et de la systématisation de l'emploi salarié urbain à l'origine du "temps libre" exploité pour abrutir une population travaillant désormais à heures fixes et confinée dans des cage-à-lapins pompeusement nommés "appartements".
L'irruption de l'écran de télévision coïncide avec la déresponsabilisation systématique de vastes franges populaires.
L
'auteur faisant souvent allusion à l'hypocrite cynisme des publicitaires, on ne peut qu'être surpris de l'absence totale de la moindre allusion aux combines de l'industrie du tabac, comme l'archétypale campagne orchestrée par Edwards Bernay de torches of freedom, de la liberté, le cow-boy de Marlboro, l'utilisation cynique et délibérée du menthol pour faire fumer la jeunesse. Il aura fallu plus de trente années pour que la France se décide à interdire cette saleté ce 20 mai 2020, avec pour point commun la complicité de toute la classe dominante même, surtout "contestataire" avec la célèbre photo de Brel, Brassens, Ferré ou d'autres pour ces dames "libérées" comme les Sagan et autres Beauvoir, sans oublier Sartre, le cigare de Castro, etc.
P
as de réflexion approfondie non plus sur l'abyssale dégradation de l'accompagnement sonore. On ne parle plus de musique mais de bande son ou de la si bien dénommée "techno", réduite à un vacarme épouvantable diffusé par des "murs de son".

Concernant plus spécifiquement l'endoctrinement de "la jeunesse" vers un système de valeurs privilégiant l'abrutissement, pas un mot non plus sur le lien entre ces jeux vidéo violents, de pornographies, du matraquage de ces stars et "concerts de rock" à la Madonna (encore la cigarette, en plus du jeté de culotte) et autres Rihanna/Shakira, les décibels accompagnant la consommation sous-jacente de "pétards". La drogue a pris le relai de la cigarette comme corollaire de ces postures "libérées" sciemment manipulées par le pouvoir politique de tout bord.
C
et ouvrage lapidaire, mal écrit, mal construit, dessert totalement la cause qu'il prétend servir : c'est vraiment, vraiment dommage tant l'importance du sujet mérite des études autrement plus sérieuses, dans la continuité par exemple du livre de Sadin "La silicolonisation du monde représentant l'irrésistible expansion du libéralisme numérique". 

Ce commentaire descend en flammes, le livre de Michel Desmurget. Sa virulence permet de rouvrir le débat au sujet du paradigme du numérique. D'après lui, les dangers des écrans pour nos enfants affirme la thèse d'une impossible construction cognitive de l'humain au seul "moyen des écrans", dans l'interactivité offerte par le numérique.

Loin de moi de juger le style d'écriture de l'auteur du livre. Le fond compte plus que la forme. Ce dialogue ressemble à une combat d'arrière garde des anciens contre les modernes. Le numérique a impacté la totalité de ses utilisateurs. Sans vouloir gracier ou disgracier un des deux interlocuteurs, il faut dire que le commentateur ajoute beaucoup d'autres aspects et arguments, tenus sous silence par l'auteur. Comme toujours, tout dépend de ce qu'on fait de tout ce matos électronique proposé par le marketing.

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En 2014 déjà, exactement au même moment de la période de Noël, j'écrivais "Soyons "smart" jusqu'au bout des ongles" qui avait déjà donné tous les détails et je ne vais pasd les répéter dans ce billet.

Ce mot "Smart" est magique.

Que faisions-nous sans ces outils smart, il y a à peine un quart de siècle, à peine une génération?

Si les enfants sont captés par les écrans, les parents ne le sont pas moins. Pour leur enfants, ceux-ci sont leurs modèles sans devenir des copies conformes. S'ils envoient leurs enfants dans leur chambre avec leur tablettes et mobiles, c'est pour vaquer à leurs propres préoccupations et leur télétravail. Aujourd'hui, il est de plus en plus difficile de mixer vie privée et vie publique. Ne pas être confronté à des conflits intergénérationnel est un plus.

Pour être complet, le sujet 'numérique' demande bien plus de pages et de chapitres que ce qui a été proposé par l'auteur du livre. Pour étayer la thèse de l'auteur, il faudrait des sources historiques. Elles pourraient amener à comprendre où cela a déraillé avec l'incompétence dans les résultats. Les communications récréatives exagérées peuvent une addiction et des troubles de manque de sommeil. Des garde-fous pour ne pas nuire aux épanouissements intellectuels, émotionnels et sanitaires sont nécessaires.

Cela peut être considéré comme délétère par les exagérations de tous les systèmes qu'ils soient réels ou virtuels. Les bases de données tel que Wikipédia sont mises à jour à la vitesse de l'éclair alors qu'un dictionnaire ou une encyclopédie est déjà obsolète dès sa sortie de presse. Le 15 janvier 2021, cette encyclopédie libre, universelle et multilingue aura exactement 20 ans, créée par Jimmy Wales et Larry Sanger. La contrepartie à ce phénomène d'urgence, est qu'il faut accepter quelques erreurs glissées "subrepticement" par manque de validation qui ne dépendront plus des seuls facteurs d'efficacité de ce qu'on désire en faire. Les solutions envisagées par l'auteur de limiter le temps d'utilisation des écrans, me font sourire, quand les sensibilités d'enfant à enfant comme d'adultes à adultes sont à ce point, variables.

Le numérique par écran permet de créer un cancre ou un génie pour celui qui utilisera les machines avec une intelligence neuronale quand les machines auront dépassé les hommes à des vitesses que ceux-ci ne pourront plus suivre.

Le paléofutur qui suit le petit train de l'école, ni pourra rien, il sera emporté comme le reste.

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Le Covid et ses suites

La vente du matériel électronique a connu un boom dès le début de la crise sanitaire et le marketing s'y est propulsé. Des promos tellement alléchantes ont pourtant eu leur revers comme l'écrivait l'Echo cette semaine avec les opérateurs télécoms proposant des smartphone à prix réduit à condition de souscrire un abonnement «data» d’une durée de 24 mois, en plus d'un abonnement mobile.

Cette semaine des médias est truffée d'infos reliées à Internet podcast.

0.PNGLe boom de l'eCommerce découvert dans les pages jaunâtres, n'est aussi qu'une suite logique du bouleversement que ce virus a créé suite à la fermeture du commerces. La poste fait des bonds alors qu'elle se mourrait.

Des relations humaines, tout ce qui prône le "sans contacts" dans le sens du toucher, n'existant plus ou réduit au minimum dans le monde réel, s'est amplifié dans celui de la virtualité et s'est répercuté sur ses artefacts. 

La presse écrite doit s'adapter à Internet ou mourir.

0.PNGFrançois Saltiel a très bien décrit cette nouvelle situation dans son premier livre "La société du sans-contact" qui serait l'annonce d'un monde en chute qu'il présente par ce préambule : "Toute notre existence peut désormais se vivre derrière un écran. Le travail s’exécute à distance, l’amour se filtre sous algorithmes, et notre intimité se travestit sur les réseaux sociaux. Sous l’emprise d’une connexion permanente, nous nous éloignons paradoxalement les uns des autres.
Uber a licencié 3 500 employés en quelques minutes via l’application de visioconférence Zoom. Twitter envisage de proposer le « télétravail à vie ». Google tente de privatiser des mégalopoles. Des individus esseulés tombent sous le charme de machines parlantes et des âmes endeuillées ressuscitent leurs morts en discutant avec l’avatar de l’être disparu.
Rien n’échappe aux architectes de la Silicon Valley. Ces nouveaux maîtres du monde partagent de nombreuses valeurs, du transhumanisme, qui redéfinit les frontières de l’au-delà, à la philosophie libertarienne, qui sape les fondements de notre démocratie en mettant à mal la souveraineté des États.
Dans cet essai, qui se nourrit d’histoires aussi insolites que saisissantes, François Saltiel dresse le portrait inédit d’une terrifiante dérive vers la « société du sans-contact ». Une plongée dans le grand bain bouillonnant des nouvelles technologies et une exhortation à résister aux sirènes des GAFAM".

Interview de François Saltielpodcast

L'histoire foisonne d'orientations diverses pour adresser le monde du numérique.

Au départ du numérique, il n'y avait que le Traitement de l'Information en "stand alone" en "offline" et donc sans contact. Le "C" de Communications s'est ajouté par Internet ou plutôt le Web.  

L'homme est plus analogique que numérique. Il ne compare pas les situations entre elles de manière dichotomique réglée par "0" et "1", toujours limité, au système binaire à l'algèbre de Boole; sans références à des situations intermédiaires du passé. L'homme ajoute des nuances analogiques proportionnelles entre une information initiale et sa représentation en l'interprétant. L'Intelligence Artificielle est actuellement dite "faible" parce qu'elle reste encore purement numérique. 

Quand la pensée humaine s'intègrera dans la machine avec l'aide de l'ordinateur quantique, le problème sera plus ardu en associant les deux faces janusiennes de l'homme avec une vitesse bien plus considérable, en donnant les réponses à un problème avant qu'il ne soit posé et reconnu comme tel.

En fait, comme le dit ma devise "tout est dans tout et inversement". Les points positifs viennent contrebalancer les points négatifs dans un package ficelé avec une belle ficelle dorée présentés à partir d'un vendeur "prophète" en marketing, au prospect ou au client.

J'ai fait partie des pionniers dans le domaine de ce qu'on appelait encore simplement "informatique". 

Mon "journal-blog" contient une foule d'articles explicitant le paradigme du numérique dans son ensemble. 

Cette année 2020, à cause du Covid, les contacts humains réels ont été minimisés et ce sont les virtuels technologiques qui les ont naturellement supplantés.

Dernièrement, au sujet de remarques que j'apportais à la suite d'une nouvelle contrainte bancaire apportée via le numérique, on me répondait:  "ça ne date pas d’hier et ça sera pire demain. La digitalisation va s’accentuer et laisser derrière lui la population qui n’y a pas accès (intellectuellement, financièrement ou par conviction). Vous savez que je partage aussi votre vision des choses et que le rôle de la société est pour moi d’accompagner, de soutenir tout le monde. Néanmoins, ces changements sociétales (qui crée de l’injustice et des laissés pour compte) fait partie de l’histoire de nos sociétés depuis toujours je le crains.

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Les GAFAM

Elles entreprises des GAFAM ont profité à plein en cette année. L'Europe veut réagir à leur puissancepodcast. Mardi, cela avait généré un débat mais malgré toutes les lois de la Terre, le vent puissant du modernisme n'arrête pas la marche du temps podcastpodcast.

La veille, Google a été en panne et cela a généré une hécatombe de suites jusqu'à à ne pas pouvoir comprendre que cela puisse arriver tellement la dépendance des utilisateurs est fortepodcast. Mais Google a envoyé un mail à tous ses utilisateurs sans en parler qui dit: "Pour vous permettre de mieux contrôler vos informations et vous aider à respecter les exigences de conformité, nous avons mis en place deux nouveaux paramètres pour Gmail, Chat et Meet Grâce à ces paramètres, vous pouvez choisir comment vos informations sont utilisées dans Gmail, Chat, Meet, ainsi que dans d'autres produits Google  par les paramètres de Fonctionnalités intelligentes et personnalisation".

Un nouvel scénario de l'arroseur arrosé?

On apprend mercredi que via Microsoft,  18.000 agences américaines ont été hackées. Leurs serveurs avaient laisser un cheval de Troie appelé malware Sunburst. Celui-ci introduit dans un logiciel, a permis cette situation dont on ne sait pas depuis combien d'années. Cela démontre la faiblesse des systèmes informatiques qui transmettent et communiquent à distance des informations du donneur et au receveur de l'infopodcast.
"Soyons concret avec le discret", écrivais-je au cours de la même année 2014. Les fantômes sont parmi nous.

Le film "Traque sur internet" date d'il y a déjà 25 ans.

Depuis, un certain temps, le site "hautetfort" dans lequel vous lisez cet article a subi plusieurs blocages. Renseignement pris, ce ne serait pas à cause de cela d'après les administrateurs du site. Aucune raison ni l'origine des pannes temporaires n'a été évoquée. On n'aime pas avouer être touché par des arnaques. 

0.PNGIl est amusant de constater que le "offline" se retrouve dans le "sans-contact", entre les artéfacts électroniques eux-mêmes connectés entre eux.0.PNG 

L'expression "L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt" est attribuée à l'écrivain français, Henry Gauthier-Villars au XIX ème siècle. Pour être complète, elle serait : « Le monde est à ceux qui se lèvent tôt, le demi monde à ceux qui se couchent tard ». C'est encore plus vrai depuis qu'il y a les réseaux sociaux où des artistes nocturnes s'évertuent à se disputer ou à s'interroger jusqu'aux petites heures matinales.

Et pourquoi la plupart est tellement accroché à ce putain de téléphone? Réponse: podcast.

Un dossier du "Science & Vie Junior" de ce mois avait déjà pris les devants et s'adressait le problème aux jeunes avec la question générale "Internet va-t-il s'effondrer?" 

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Drôle de Noel

Peut-être faudra-t-il un espion réactualisé et numérisé à la force de John Le Carré pour remonter à la source du problème.

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 0.PNGAlors, quel serait le cadeau du père Noël parmi les  outils "smart..."?  

Les drones voient les choses de plus haut et si un cactus humoristique est à bord, cela donnerapodcast, cela pourrait dire qu'ils ont encore plus d'avenir. 

Si vous vous sentez devenu addict du numérique, pour attendre que ça passe, pressez le petit bouton "Cancel" ou "Stop", tous deux bien cachés et laisser vous tirer en rêve seulement par le Père Noël, en le réservant en réel pour l'année prochaine...

 

Allusion

7/2/2021: Le médias de la presse souvent décrié... Alors un journaliste en parlepodcast

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