Le pouvoir de l'inutile (3-3) (23/06/2021)

0.PNGEt si pour terminer ce triptyque autour du système et de l'utilitarisme, on faisait un pot-pourri de tout cela?

Il y a exactement 16 ans, en mai 2005, j'écrivais "A la casse", que je signais encore par "L'enfoiré de service". Article dans lequel j'exprimais déjà que l'utilité des choses et de système était bien moins respectueuse de ses "mandataires" du travail. 

Question: N'avez-vous jamais l'impression à la fin de la journée que ce que vous aviez décidé de faire ne l'a pas été? Le lendemain, rien n'a changé. Aucun impact. Vous aviez pourtant un business plan et un planning serré qui vous attend sur votre bureau.

Alors que s'est-il passé? 

Simple, vous êtes (r)assuré pour tout et pour rien, et donc tout va, en principe, bien.

A part les impondérables, le "système" est sous contrôle en faisant la séparation entre ce qui est systémique et ce qui est conjoncturel, entre ce qui est important et ce qui est urgent.

Mais vous vous sentez de moins en moins utile et de plus en plus cobaye d'un système utilitaire qui vous dépasse.

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L'utilitarisme

Alexandre Lacroix parle déjà de Bentham et de Mill dans son livre "Comment ne pas être esclave du système" ?".
Aujourd'hui, Alexandre Lacroix a 45 ans. Il est né 28 ans, jour pour jour, après moi.
Il n'a pas imaginé ce que sa philosophie peut devenir après cette différence de temps de 28 ans et je suppose qu'il a un but différent dans l'écriture que je n'ai jamais eu.
Il y a longtemps, j'avais écrit : "Papy, continue à boomer". La société ignore ses anciens collaborateurs, une fois retraités. Ceux-ci ne sont plus rentables qu'au niveau de leur consommations et plus par leur production.
Le traité de John Stuart Mill, que Lacroix mentionne, a été publié en 1863. 
 Stuart Mill, disciple de Bentham, a su comprendre que même une morale utilitaire ne pourrait se passer d'éléments intérieurs. Pour Bentham, il fallait la doter d'une conscience, d'un sentiment du devoir et d'une obligation morale pour que cela fonctionne.
Dans "l'Introduction aux principes de morale et de législation", la morale de Bentham fait partie du principe qui dit que le plaisir est l'unique but de l'existence mais il n'a pas tout intégré dans sa philosophie en lançant sa formule consistant à chercher le bonheur du plus grand nombre en identifiant toujours l'intérêt de l'individu à l'intérêt universel. Mill, par contre, sans combattre ce point de vue, observe qu'on trouve d'autant mieux le bonheur personnel quand on le cherche moins en combinant son bonheur à celui des autres pour l'amélioration du sort de l'humanité. 
 L’utilitarisme est une doctrine philosophique et politique dont l'éthique sociale prescrit d'agir ou de ne pas agir de manière à maximiser le bien-être collectif, compris comme la somme ou la moyenne du bien-être, agrégée avec l'ensemble des êtres sensibles, qui en sont affectés. Malgré la maxime utilitariste généralement attribuée à Bentham : « le plus grand bonheur du plus grand nombre  », l'utilitarisme ne cherche pas à maximiser le bonheur de chaque individu, ni celui du plus grand nombre, si ceci est réalisé au détriment de la quantité de bien-être produit et distribué. Autrement dit, pour une quantité « 100 », le choix utilitariste de bien-être est distribué à 50 % à la population, plutôt qu'une quantité « 90 » de bien-être distribuée à 60 % à cette population. Les utilitaristes perçoivent le gaspillage de bien-être comme une injustice, une production de bien-être total ou de moyenne inférieure au maximum de ce qui est possible d'obtenir autrement.

L'utilitarisme est une théorie conséquentialiste en évaluant une action ou une règle uniquement en fonction des conséquences escomptées par elles.

En tant que doctrine, elle est qualifiée d'eudémoniste à l'opposé de l'égoïsme. L'utilitarisme insiste sur le fait qu'il faut considérer le bien-être de tous et non le bien-être de l'acteur seul. Elle se distingue donc de toute morale idéaliste, plaçant la raison comme source des actions de la morale rationnelle de Kant. L'utilitarisme se conçoit comme une éthique appliquée autant aux actions individuelles comme décisions politiques et économiques que dans les domaines sociaux ou judiciaires comme si c'était vraiment un "must" relié au calcul du PIB par personne.

Tout cela, c'est bien mais cela ne résout pas tout à la retraite.

Les anti-utilitaristes perçoivent dans l'utilitarisme une hégémonie du modèle économique et une approche purement instrumentale de l'action politique par l'intermédiaire des rapports sociaux.

Le dilemme de l'utilitarisme entre plaisir et bonheur individuel ou collectif devrait se poser dans une approche gagnant-gagnant dans le plaisir des sens et la recherche de satisfactions temporaires ou définitives avec les principes éthiques et de justice qui s'intercalent sans plus.

L'utilité d'exister dans la société est à dissocier de la maximalisation du profit économique même si ce n'est qu'un idéal imaginaire dans la réconciliation de la raison et de la poésie.

A la retraite, il vaut mieux joindre l'utile à l'agréable. Cela peut même fonctionner dans un affrontement à s'apprécier autour d'une table de négociation si c'est sans chercher de références pour déstabiliser l'autre mais dans la recherche d'un équilibre par la contradiction et le choc des idées.

Mais calculer l'utilité d'une action fait perdre la spontanéité et le charme de l'imagination, finit par mener au diktat et au clash.

Faire le bien pour quelqu'un peut être considéré comme mal pour quelqu'un d'autre, impliqué dans un même processus.

Si le Principe de Peter tente d'atteindre une position intenable psychologiquement et peut mener au burn-out, le boreout, son alter-ego, peut mener à l'insatisfaction et à la dépression par la surqualification dans laquelle les connaissances apprises ne seront jamais utilisées.

Le principe "The right man at the right place" ne dit pas qu'il faut avoir plus de qualifications que ce qui est nécessaire.

La situation de cet ouvrier de Michelin était de ce fait peu tolérable mais très fréquente: De l’usine Michelin à la compétition sportive : une vie de Bib  

0.PNGLe Covid a bouleversé le productivisme dans ses fondations. Il a forcé des gens au chômage partiel et obligé les autorités à trouver des alternatives minimalistes sous forme de "droit passerelle" en remplacement du manque à gagner. Après certaines étapes du Covid, la reprise a été rapide au début et molle par la suite. D'après certaines constatation au sujet des coiffeurs, ceux-ci ont été sollicités à fond pendant les premiers temps mais leur activité est retombée comme un soufflet en dessous de ce qu'elle était avant le Covid. La culture, elle, est restée dans les fonds de tiroirs pendant longtemps et montre encore le bout du nez aujourd'hui. 

Dernièrement, j'ai assisté à un petit colloque en live sur Youtube avec Gaspard Koenig comme guide. Il est président du think tank "Génération libre" qu'il a lancé en 2013. Il défend le libéralisme classique. 

Gaspard Koenig en Live pour SIMPLE - YouTube

Il s'est organisé un voyage vagabond à travers la France à pied et à cheval dans une sorte de hyppothérapie. Cela l'a fait réfléchir au manque de simplicité de la société et à éliminer la complexité de notre temps à la recherche d'une autonomie en dehors de la société de surabondance et de l'Etat providence orchestré par une administration qui baigne dans la démesure de règles, de normes et de lois qui rendent fous.

Dans la foulée, Koenig remet l'idée du revenu universel sur la table des discussions pour réduire les difficultés des plus pauvres dans le partage des richesses. 

Le Web est censé automatiser la vie de tous les jours. 

Sa lourdeur d'utilisation est mise en défaut lors du remplissage d'un formulaire pour celui qui n'a pas l'habitude requise.

Tout a toujours été présenté comme étant simple, "Plug and play", voire automatique. Or, c'est tout le contraire et loin d'être vrai pour beaucoup de gens. Les automatismes sont cachés derrière des menus dont on ne connaît ni les ingrédients de fabrication, ni les logiques, ni, finalement, leurs impacts.

Au téléphone, une voix enregistrée vous dit souvent que la conversation sera enregistrée pour des raisons de sécurité. De quelle sécurité parle-t-on? La nôtre ou celle de la voix monocorde ? 

Nous sommes entrés dans un monde d'objets connectés entre eux, simplifiés d'accord, mais qui une fois rassemblés deviennent tellement complexes qu'ils en deviennent incompris voire vulnérables comme c'était le cas dans une chaîne HiFi de l'époque dont l'élément le plus faible faisait chavirer l'efficacité de l'ensemble.

La confiance dans le "système" a été ainsi dévoyée. Elle a été perdue dans ses principes utilitaristes qui veulent maximiser le bien-être de tous, tout en restreignant d'autant la liberté de chacun.

J'ai connu les débuts de l'informatique, pendant lesquels avec très peu de moyens en espaces de stockage, avec une régulation par des instructions ultra-simplistes et à des vitesses relativement lentes, sans la sophistication d'aujourd'hui, cela permettait de faire autant dans le domaine des applications.  

Étendre le système digital aux geeks via écran, souris et autres systèmes de communication avec la machine, a obligé une certaine convivialité et une simplicité fictive dans les processus. Il fallait faire "joli" avec des couleurs...

De version en version, cette simplicité s'est vue enrayée par d'autres complexités voulues par certains utilisateurs exigeants mais qui restaient totalement transparentes et inutiles pour d'autres. On a ainsi construit de véritables usines à gaz en s'écartant des lois générales de simplicité. 

Nous sommes ainsi tombés dans les ornières du numérique et du Web sous la tutelle d'organisations centralisées jusqu'à l'absurde.

Dans l'infrastructure digitale, en soi, la centralisation des processus n'est pas un problème mais c'est la perte de compréhension entre les différentes couches de ces processus qui sont entrées en jeu pour établir un tel processus centralisé.

C'est dire qu'il faut prendre du recul pour le comprendre.

Devenir fort par la diversité des phénomènes et des idées est une question philosophique et psychologique.   

Le premier libéralisme militant avec des interactions sociales s'oppose au second fondé sur l'individu responsable de ses actes qui n'a nul besoin d'une foule de suiveurs grâce à ses capacités de reconnaître ses réussites comme ses échecs comme sources d'apprentissages. 

Mais le "coming out" n'a probablement pas encore dit son dernier mot. 


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A quoi cela sert-il ?

C'est la question que m'avait posée ma mère, il y a une dizaine d'années, quand je lui avais montré une farde de billets de mes "Réflexions du miroir". 
Je ne savais que répondre. Obnubilée par l'argent, elle voyait peut-être uniquement le côté financier sans y voir le plaisir de prendre note des événements, pour se constituer un album souvenirs. Elle avait été retraitée depuis longtemps et connaissait peut-être le problème de la "servitude" du système.
A l'époque, je me foutais complètement de ce que cela pouvait rapporter comme retour sur mon investissement personnel. Ce blog et puis ce journal ont toujours été considérés comme personnels à la base.

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Pourquoi c'est si bon d'être paresseux ? 

0.PNGHadrien Klent est l'auteur du livre "Paresse pour tous"podcast.

Préambule Telle est la proposition iconoclaste d'Émilien Long, prix Nobel d'économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIe siècle. Très vite le débat public s'enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l'auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ?
Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l'eau : il sera le candidat de la paresse à l'élection présidentielle. Entouré d'une équipe improbable, il va mener une campagne ne ressemblant à aucune autre. Avec un but simple : faire changer la société, sortir d'un productivisme morbide pour redécouvrir le bonheur de vivre. 
Roman porté par une érudition joyeuse et un regard taquin sur nos choix de vie, Paresse pour tous imagine un pays qui renverse ses priorités et prend le temps d'exister. Après La Grande Panne (Le Tripode, 2016), récit visionnaire d'une France qui se retrouve à l'arrêt, Hadrien Klent offre cette fois-­ci le portrait d'une France qui se remet en marche, mais pas vraiment comme certains le voudraient

Paul Lafargue l'avait déjà pensé à la fin du XIXe.

"Un autre monde est possible" disait un de mes interlocuteurs. Des mondes différents, il y en a des dizaines, voire même une version du monde pour chacun d'entre nous mais pas sûr que celui que je lui proposais soit celui qu'il pensait et désirait. 
En faire le moins possible est un penchant naturel solidement ancré dans notre cerveau. Et pour cause : il nous a été légué par nos lointains ancêtres.

Homo erectus était déjà partisan du moindre effort, comme l’ont prouvé des travaux récents de archéologue à l’université de Canberra, Ceri Shipton : les anciens habitants d’un site de l’actuelle Arabie saoudite préféraient exploiter des roches tout près de leurs camps, alors que des pierres de meilleure qualité se trouvaient à peine plus loin. « La capacité de nos ancêtres à minimiser les dépenses énergétiques pour chercher de la nourriture, un abri et des partenaires sexuels pour se reproduire, a favorisé la survie  », explique le chercheur en neuropsychologie à l’université de Genève et coauteur du "Syndrome du paresseux", Boris Cheval.

Encore une fois, Benoit Forgeard se demandait...

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0.PNGUn coup de frein philosophique s'impose.

En étudiant l’activité cérébrale de 29 jeunes adultes, Boris Cheval a constaté que leur cerveau consomme plus d’énergie quand les participants éloignent un avatar numérique d’images d’inactivité pour les diriger vers des images représentant une activité physique que l’inverse. Contrer notre propension à la flemmardise demanderait donc un réel effort, plus ou moins prononcé selon les personnes.

En tant qu'ancien informaticien, j'ai toujours déclaré qu'il faut avoir un esprit entreprenant mais un peu fainéant à la recherche du moindre effort pour ne plus avoir à accomplir un travail répétitif, bête et méchant, par la suite.
La binarité des processus est associée au système numérique, mais pas à l'homme qui a lui-même des spécificités quantiques comme les états d'esprit qui se superposent, les jugements qui interfèrent, les pensées qui s'intriquent et les perceptions qui oscillent de manière quantique pour éclairer la psychologie humaine.
Pour y ajouter l'humour, ce serait de dire que ce n'est pas étonnant qu'on ne comprenne pas toutes les astuces et les finesses psychologiques d'un interlocuteur pour qui un ordinateur quantique serait nécessaire pour le comprendre et le sortir du labyrinthe dans lequel il se serait "fourré". 

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L'art de ne rien faire ou de faire autre chose.

Le besoin et le droit de déconnexion peuvent prendre plusieurs voies podcast.

Dany Laferrière dans "L'art presque perdu de ne rien faire" écrit en préambule "La nonchalance est une affaire de connaisseur. J'étais devenu un spécialiste mondial de la sieste. Cela n'interdit pas de lire et de réfléchir. La sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s'attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures".

Faire ce qu'on aime faire, est la première et probablement la meilleure des solutions même si pendant la sieste, c'est plutôt via les rêves.

"Rêver pour travailler", ai-je écrit un jour.

Arriver à un stade où travailler pour soi et pour son propre plaisir apporte un bonheur démultiplié.

Je ne l'ai pas toujours compris, je l'admets. En général, dans ma période de vie active, j'ai été un bon soldat avec l'happycratie en filigrane parce que cela me plaisait de l'être en aimant ce que je faisais et en régulant par l'imagination à la recherche de la meilleure solution aux problèmes posés.

Mais, sorti de la vie active à la retraite, il a fallu un peu de temps pour pousser le bouchon plus profondément dans le goulot de la bouteille pour comprendre tout l'intérêt de travailler pour soi-même.

Lundi, c'était la "Fête de la Musique" et on ressortait cette chanson de l'histoire de chagrin de Chagrin d'Amour:


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Les plus paresseux sont souvent les plus ingénieux

Nos gènes n’y seraient pas étrangers. Des chercheurs britanniques ont observé que sur 1.600 jumeaux, le temps passé à des activités sédentaires variait beaucoup moins entre les jumeaux monozygotes qu’entre les dizygotes (faux jumeaux). Selon leurs conclusions, notre tendance à l’inactivité serait à 31 % imputable à notre patrimoine génétique. D’autres études, menées sur des animaux, viennent conforter l’hypothèse d’une part héréditaire de la paresse.

Pas de scrupules, donc, à buller dans un hamac : c’est la nature humaine qui s’exprime ! D’autant que la paresse a du bon : quand on ne fait rien et qu’on laisse son esprit vagabonder, ce que les neurosciences appellent le « réseau du mode par défaut » s’active dans notre cerveau. Or, il joue un rôle majeur dans la génération d’idées nouvelles. Il faut bien avoir l’esprit créatif et du temps libre pour mettre au point des techniques permettant de minimiser les efforts !

Le travail pour se faire plaisir, n'est plus un travail.
Dans l'évolution, qu'est-ce qui différencie l'homme si ce n'est ses quelques neurones de plus qui, sans l'interface des synapses qui font les liens, resterent inopérants ? 
L'homme a donc inventé les robots pour lui faciliter le travail et rendre les choses le plus automatique possible tout comme il a inventé la musique pour rendre l'utilité et l'inutilité plus harmonieuse.
La philosophie de Mathieu Pelletier va dans le sens du jardinage qui peut être tout aussi intéressantpodcast.

Dans les pouvoirs de l'inutile, le compositeur tchèque Josef Foerster est connu par ses pairs, autant comme un homme de lettres et de poésie que comme un homme de notes et de musique. C'est tout naturel dès lors qu'il se soit penché sur un personnage tel que Cyrano de Bergerac, dans une Suite pour grand orchestre.

La mort de CYRANO de Bergerac
Je crois qu'elle regarde...
Qu'elle ose regarder mon nez, cette Camarde !
Il lève son épée.
Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Qu'est-ce que c'est que tous ceux-là !- Vous êtes mille ?
Ah ! je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le Mensonge ?
Tiens, tiens ! -Ha ! ha ! les Compromis,
Les Préjugés, les Lâchetés !...
Que je pactise ?
Jamais, jamais !

-Ah ! te voilà, toi, la Sottise !
Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas ;
N'importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J'emporte malgré vous, et c'est...
[Il chancelle, tombe ]

ROXANE, C'est ?...

CYRANOMon panache.

"L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire" disait Barjavel.

"La pleine conscience ne consiste jamais à faire quelque chose de parfait, car il ne s'agit ni de faire ni d'accomplir quelque chose. Il s'agit de permettre aux choses d'être ce qu'elles sont, de rester en conscience, puis de prendre les mesures qui s'imposent.", rétorquait Jon Kabat-Zinn.

"Quand on ne fait rien, on ne peut rien faire de mal", répond le petit dernier.

35 ans après Coluche, le cactus se demande si on peut encore tout dire podcast?

 Alors, pour résumer, n'est-ce pas dire que quelque part, l'inutilité doit être aussi belle que l'utilité ? 

L'origine du mot "intérêt" finit toujours par tourner autour d'une histoire de chapeau comme Bernard de Orthogaffe nous le raconte


Citation: "Les gens qui arrivent à quelque chose dans ce monde sont ceux qui se lèvent, qui recherchent les circonstances qu'ils désirent et qui, s'ils ne les trouvent pas, les créent.", George Bernard Shaw

 

Allusion

 

23/6/2021 à 21:00 sur ARTE 

film pessimiste "Juste la fin du monde"

Louis, un écrivain, revient voir sa famille dans son village naFital après douze années d’absence, pour annoncer sa mort prochaine. Ces retrouvailles ravivent des souvenirs, mais créent des tensions entre les membres de la famille...

Film optimiste: "Il n'est jamais trop tard"

Employé modèle,  toujours de bonne humeur et reconnu à plusieurs reprises comme employé du mois est licencié, sous prétexte qu'il n'a pas de diplôme.

Il décide de reprendre ses études. Il est intégré dans un groupe d'amis qui s'occupe de son relooking et de l'aménagement de sa maison. Sa professeur d'expression orale est  blasée sans vocation et va tomber sous le charme de son élève.

24/6/2021: Le cactus parle de la 8ème de finale du footpodcast

25/6/2021: Le cactus parle de Christiano Ronaldopodcast
24/8/2021: La paresse réétudiée, oui, après... fortune faitepodcast

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