Destinées d'exception (26/06/2026)
On entend souvent les mots "destin" et "destinée" comme s’ils voulaient dire la même chose. Pourtant, ils n’ont pas exactement le même sens. Les comprendre mis en parallèle, aide à mieux parler de la vie, des choix et de ce qui nous arrive.
J'ai choisi quelques podcasts de L'Heure H qui reprennent quelques destins de personnalités particulières avec leur destinée.
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Préambule
1- Le destin : ce qui “arrive”
Le destin désigne l’idée qu’il existe une part de notre vie qui nous dépasse : des événements qui se produisent sans qu’on les ait choisis. Ce sont des circonstances : naître à une époque, dans un pays, dans une famille. Ce sont aussi des rencontres ou des tournants imprévus : une opportunité, un accident, une maladie, un hasard heureux. Dans certaines croyances, le destin est vu comme quelque chose de déjà tracé. “Je n’y peux pas grand-chose, c’est arrivé. C'est la fatalité".
2- La destinée : la direction que l’on construit
La destinée parle davantage d’un chemin, d’une orientation, d’un sens que l’on donne à sa vie. Elle inclut l’idée d’évolution : on devient quelqu’un, on se transforme, on avance. Elle se nourrit de choix : apprendre, partir, rester, aimer, changer de métier. Elle se construit avec des efforts et du temps : persévérer, se relever, recommencer. Elle peut aussi être liée à une vocation ou à une mission personnelle : “voilà ce que je veux faire de ma vie. Je décide de ce que je fais de ce que je vis.”
3- Leur différence
Destin : ce qui nous arrive, la part “imposée” ou imprévisible.
Destinée : ce que l’on fait de sa vie, la part “choisie” et construite.
On pourrait dire : le destin, c’est la matière (les événements, les cartes qu’on reçoit, la destinée, c’est la manière de jouer (ce qu’on en fait).
4- Leur complémentarité
Destin et destinée ne s’opposent pas forcément. Ils peuvent être complémentaires.
Le destin peut poser un événement inattendu (une rencontre, une difficulté).
La destinée répond : comment vais-je réagir ? Qu’est-ce que je vais en faire ?
Parfois, un événement “de destin” devient le point de départ d’une destinée : une rencontre change une vie, une épreuve bouscule tout, une opportunité arrive… puis on choisit de s’engager, de se reconstruire, de transformer l’élan en projet.
Conclusion
Le destin représente la part de la vie qui nous tombe dessus. La destinée représente la part de la vie que l’on façonne. Et une idée simple rassemble les deux : on ne choisit pas tout ce qui arrive, mais on peut choisir ce qu’on en fait.
Mais c'est aussi le hasard qui fait une partie du "boulot". Le hasard, par les contingences, le destin, par le déterminisme, sont deux concepts philosophiques opposés. Le premier désigne ce qui arrive par accident, sans cause apparente ou prédictibilité, tandis que le second sous-entend un plan supérieur, un déterminisme où tout événement est écrit à l'avance.
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1. L'Heure H : Gil Delamare, le cascadeur qui révolutionna le cinéma français
Gil Delamare alias Gilbert-Yves de la Mare de la Villenaise de Chenevarin fut l’un des plus grands cascadeurs de l’histoire du cinéma français. Ancien résistant, sportif hors pair et passionné d’action, il transforme dès les années 1950 l’art de la cascade en véritable discipline professionnelle. Chevaux, voitures, motos, parachutes : rien ne semble lui résister. Derrière les scènes spectaculaires de films cultes comme Fantômas, Le Corniaud, Le Gendarme de Saint-Tropez ou The Longest Day, se cache souvent son génie technique et son sens du risque calculé. Innovateur obsessionnel, il met au point des méthodes de sécurité inédites et impose un réalisme spectaculaire dans les scènes d’accidents et de combats. Ami proche de Jean-Paul Belmondo et de Jean Marais, il devient une référence incontournable du cinéma d’action européen. Mais après avoir survécu à des centaines de cascades, Gil Delamare trouve tragiquement la mort en 1966 lors du tournage d’une simple scène automobile. Le destin cruel d’un homme qui aura consacré sa vie entière au spectacle et au danger"

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2. L'Heure H : Jacky Ickx, légende des 24 Heures du Mans et héros du sport automobile
"De la pluie de Clermont-Ferrand aux nuits brûlantes des 24 Heures du Mans, Jacky Ickx a construit l’une des plus grandes légendes du sport automobile. Sextuple vainqueur du Mans, pilote Ferrari en Formule 1, champion d’endurance et héros du Dakar, le Belge a toujours défié le destin avec une seule devise : ne jamais abandonner. À travers une remontée mythique en 1977, ce récit retrace la trajectoire hors norme d’un pilote devenu “Monsieur Le Mans”, entre exploits incroyables, drames du sport auto et quête permanente de dépassement de soi.

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3. L'Heure H : Maurane, la voix de la Belgique s’est tue trop tôtMaurane fut l’une des plus grandes voix de la chanson francophone. Née à Bruxelles en 1960, elle se passionne très jeune pour la musique et développe une voix grave, puissante et immédiatement reconnaissable. Après des débuts difficiles, sa carrière décolle grâce à Starmania puis à des chansons devenues cultes comme “Toutes les mamas” ou “Sur un prélude de Bach”. Artiste libre, entière et profondément généreuse, Maurane marque aussi le public par son humour, son franc-parler et ses nombreux engagements humanitaires. Mais à partir de 2015, de graves problèmes de voix l’éloignent brutalement de la scène. Après deux années de silence et de combat médical, elle fait un retour bouleversant lors d’un hommage à Jacques Brel à Bruxelles en mai 2018. Quelques heures plus tard, la chanteuse est retrouvée morte chez elle à seulement 57 ans. Une disparition soudaine qui bouleverse la Belgique et le monde de la musique, laissant derrière elle une œuvre immense et une émotion intacte.


4. L'Heure H : Stromae : L’artiste et ses démons
Le 21 mai 2013, sur l’avenue Louise à Bruxelles, une scène étrange intrigue les passants : Stromae semble ivre et perdu au milieu de la rue, déclenchant rapidement un emballement médiatique et des rumeurs sur sa chute. Pourtant, cette apparente dérive est en réalité un coup de génie destiné à promouvoir le titre Formidable, révélant toute la dualité entre Paul Van Haver, l’homme discret, et son alter ego artistique. Depuis le succès fulgurant de Alors on danse, la pression de se réinventer ne cesse de peser sur lui, alimentant doutes et angoisses. Avec Racine Carrée, il confirme pourtant son talent et enchaîne les succès, devenant une star mondiale. Mais cette ascension fulgurante s’accompagne d’une fatigue mentale et physique intense, aggravée par les tournées et un traitement médical difficile à supporter. Progressivement, l’artiste s’éloigne de la scène pour se reconstruire loin des projecteurs. Entre retraits et retours, il transforme ses failles en une force créative unique. Son parcours illustre une lutte constante entre célébrité et besoin d’ombre, entre performance et fragilité. Stromae incarne ainsi une figure moderne d’artiste, à la fois flamboyante et profondément humaine, en quête d’équilibre.

Vidéos de Multitudes
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5. Grace Kelly : de star hollywoodienne à princesse de Monaco
Grace Kelly n'est apparue que dans 11 films, entre 1951 et 1956, ce qui constitue l'une des carrières les plus courtes de l'histoire d'Hollywood. Toutefois, au cours de ces six années, elle a remporté l'Oscar de la meilleure actrice, décroché un Golden Globe et s'est vue nominée pour plusieurs autres récompenses prestigieuses. La jeune femme a pris sa retraite cinématographique à seulement 26 ans, afin d'épouser le prince Rainier III, devenant ainsi la princesse Grace de Monaco. Sa vie était devenue un conte de fée. Grace Kelly est l'une des actrices les plus admirée à son époque et participe à de nombreux grands films dans les années 1950. En épousant le prince souverain Rainier III, elle devient par la suite la princesse Grace de Monaco, en 1956. Grace Patricia Kelly est née le 12 novembre 1929, à Philadelphie, en Pennsylvanie. Aisée et influente, la famille Kelly vit dans une maison construite par le père de Grace, John B. Kelly, dans la quartier East Falls de Philadelphie. Dès son plus jeune âge, Grace poursuit son rêve de devenir actrice. En 1948, après être apparue sur la scène de Broadway, elle fait ses débuts à la télévision dans la pièce "Old Lady Robbins" (1948). Ce rôle marque le début de plus de 60 apparitions sur petit écran. Son succès à la télévision la conduit finalement à décrocher un rôle dans un film majeur, le drame policier dirigé par Henry Hathaway, "14 Heures". Pendant le tournage de "14 Heures", l'acteur Gary Cooper visite les plateaux. Il joue ensuite aux côtés de Grace Kelly dans le célèbre western "Le train sifflera trois fois". Grace Kelly incarne Amy Fowler dans ce film nominé pour sept Oscars. La production en remporte quatre (meilleur acteur, montage, bande originale et chanson originale). En 1952, Grace Kelly se rend à Nairobi, au Kenya, pour filmer "Mogambo" aux côtés de Clark Gable et d'Ava Gardner. Grâce au personnage de Linda Nordley, Grace Kelly est nominée pour le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle et reçoit sa première nomination aux Oscars, pour le meilleur rôle secondaire féminin. "Le crime était presque parfait" marque la toute première collaboration entre Grace Kelly et Alfred Hitchcock. Le réalisateur s'est souvenu d'elle lors d'un test d'image en 1950 et l'a engagée pour donner la réplique à Ray Milland et Robert Cummings. Beaucoup d'acteurs de renom ont exprimé leur admiration pour son professionnalisme, ainsi que sa beauté. En effet, Gary Cooper, son partenaire dans "Le train sifflera trois fois", a un jour déclaré à son sujet: ["Elle est] différente de toutes ces bombes s exuelles que l'on voit partout." Son film suivant est à nouveau une production signée Hitchcock. On la retrouve cette fois aux côtés de James Stewart dans ce que la critique considère comme l'un des meilleurs films du cinéaste: "Fenêtre sur cour". Le sombre thriller a valu à Grace Kelly les prix de la meilleure actrice du National Board of Review et du New York Film Critics Circle. L'année s'est avérée très productive. En effet, en 1954, l'actrice a triomphé dans "Une fille de la province". Elle y incarne l'épouse d'un acteur alcoolique et dépassé, joué par William Holden. Grace Kelly remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de femme abîmée, à mille lieues de ses personnages habituellement glamour. Malheureusement, son film suivant, "L'Émeraude tragique", ne rencontre pas le même succès. Tourné en Colombie avec Stewart Granger, le tournage fait les frais des intempéries et du manque d'installations. Stewart Granger plaisantera plus tard: "J'ai eu la malchance d'être dans le seul très mauvais film jamais tourné par Grace.". L'actrice conclut l'année 1954 comme elle l'a débutée: de manière occupée. On la retrouve à l'affiche du film "Les Ponts de Toko-Ri", à nouveau en compagnie de William Holden. L'intrigue nous plonge dans la guerre de Corée et fut un succès critique et commercial. Son troisième et dernier film avec Alfred Hitchcock est ce thriller romantique interprété par Cary Grant. Le film reçoit des critiques mitigées, mais Grace Kelly est séduite par le décor de la Côte d'Azur, une région à laquelle elle sera par la suite liée de manière célèbre et tragique.
Dans l'avant-dernier rôle de sa carrière, pour "Le Cygne", une comédie romantique, Grace Kelly incarne la princesse Alexandra, fille d'un roi européen. Le film est projeté au Festival de Cannes où Grace Kelly rencontre le fringant prince Rainier. Quand la vie imite la fiction. Le dernier rôle de Grace Kelly est au sein d'une comédie musicale romantique très réussie, qui la voit apparaître aux côtés de Frank Sinatra et Bing Crosby. "Haute Société", l'une des comédies musicales les plus populaires d'Hollywood, voit les rivaux Sinatra et Crosby collaborer pour la première fois. Frank Sinatra est fasciné par Grace Kelly mais c'est Bing Crosby qui a entretenu (avant le tournage) une liaison avec leur superbe partenaire.
Au moment de la sortie de "Haute Société", Grace Kelly a déjà épousé le prince Rainier III de Monaco. Tout au long du tournage du film, elle porte d'ailleurs la bague de fiançailles Cartier que le Prince lui a offerte. Elle devient officiellement Princesse de Monaco le 18 avril 1956. Son mariage avec le prince Rainier en 1956 est un véritable conte de fées, comprenant à la fois une cérémonie civile et un mariage religieux. Parmi les invités VIP figuraient Aristote Onassis, Cary Grant, David Niven, Gloria Swanson, Ava Gardner et le prince Karim Al-Hussaini. Les naissances s'enchaînent rapidement. On voit ici le Prince de Monaco porter Caroline (née en 1957) tandis que la princesse Grace présente le prince Albert II (né en 1958) depuis le balcon du palais princier. La famille royale monégasque au cours des dernières années: la princesse Caroline, le prince Rainier III, la princesse Grace, le prince Albert et la princesse Stéphanie, née en 1965. Le couple royal est aperçu à Londres, en décembre 1959, lors de ses achats de Noël, au grand étonnement de ces deux ouvriers. La vie de Grace Kelly après Hollywood n'en est pas moins glamour et son rang lui vaut d'assister à toutes sortes d'événement mondains. La voici avec son mari, arrivant à la Maison Blanche pour un déjeuner, en 1961. La princesse Grace assiste au Bal de la Rose annuel de 1979, un événement majeur du calendrier monégasque, au bénéfice des œuvres caritatives de la fondation Princesse Grace. Le couple, toujours aussi amoureux l'un de l'autre. À la fin des années 1970, alors que leur famille s'agrandit, la princesse Grace replonge dans les arts avec une série de lectures de poésie et la narration de documentaires et de téléfilms. Le 13 septembre 1982, Grace Kelly est au volant de sa voiture, sur les routes de Monaco, quand elle fait un AVC. Sa fille Stéphanie occupe le siège passager. La Princesse perd le contrôle du véhicule et quitte la route. Gravement blessée, elle décède le lendemain de l'accident. Par chance, les blessures de Stéphanie sont graves mais n'entraînent pas le pronostic vital. En photo: le prince Rainier et ses enfants assistent, le cœur brisé, aux funérailles de la princesse Grace, le 18 septembre 1982. Grace Kelly repose sous le dôme doré de la cathédrale de Monaco. Sa tombe attire toujours les cinéphiles souhaitant se recueillir. Rainier III, prince de Monaco, décédé le 6 avril 2005, est enterré aux côtés de son épouse. Il ne s'est jamais remarié. En photo: les membres de la famille royale de Monaco suivent le cercueil à sa sortie du palais princier de Monte-Carlo. Un conte de fée qui se termine mal ?
Tous les contes de fée ont une ascension royale qui mènera à une fin tragique. Elle est décédée des suites de ses blessures, subies lors d'un accident de la route en 1982, à l'âge de 52 ans.
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6. Les frères Boutsen et Monaco
Marc Boutsen est chirurgien. Il y a quelques années, à Bruxelles, il m'a opéré d'une hernie inguinale. Il m'a parlé de son frère Thierry qui l'invitait à Monaco, mais apparemment ce voyage ne l'intéressait pas.
Thierry Boutsen, son frère, est un pilote automobile belge naturalisé monégasque, ayant notamment remporté plusieurs victoires en Formule 1 et en endurance. Il a mis un terme à sa carrière à la suite d'un terrible accident, survenu à près de 300 km/h lors des 24 Heures du Mans 1999 au volant d'une Toyota GT. Depuis, il parraine une écurie de sport automobile, le "Boutsen Ginion Racing", qui fait rouler des voitures en Clio Cup et en Mégane trophy, ainsi qu'une LMP2 en European Le Mans Series.
Depuis, à Monaco, il gère aussi la société Boutsen Aviation, créée en 1997 par le courtage, l'achat et la vente d'avions d'affaires ou Business jets.
Ce 16 juin, ARTE parlait de Monaco, avec la grande histoire d'un micro-Etat Monaco, la grande histoire d’un micro-État en 3 épisodes :
A Monaco, un habitant sur deux est millionnaire. Le Rocher, qui par sa puissance financière semble inamovible, a pourtant connu une histoire riche de luttes sociales et a plus d'une fois frôlé l'extinction.
J'ai été quelques fois à Menton et écrit "Mentonade moutonnée" et "Passé mentonnais en réalités augmentées mais sans casque"
En jogging, je prenais le chemin le long de la côté, je tournais autour du promontoire appelé "Sentier Le Corbusier" qui permet d'apercevoir Monaco. Je n'y ai été qu'une fois sur place.
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7. L'intimisme de ChatGPT
C'est curieux de terminer par l'IA et ChatGPT comme destinées d'exception.
Ce n'est pas un homme ou une femme mais une machine à laquelle les adolescents se réfèrent suite à une détresse.
On ne se fait pas de mal en utilisant ChatGPT mais on peut en faire quand les relations avec cette IA devient intime. Tendance première en parlait ce jeudi pour les jeunes
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Réflexions du Miroir
Des penseurs comme Épictète ou Marc Aurèle soutiennent que nous ne contrôlons pas les événements extérieurs, mais que nous pouvons choisir notre attitude face à eux. Dans cette perspective, la sagesse consiste moins à changer son destin qu'à l'accueillir lucidement.
Pour Jean-Paul Sartre, l'être humain n'a pas de nature ou de destin prédéfini. Nous sommes condamnés à être libres : nos choix construisent progressivement ce que nous devenons. Parler de destinée peut parfois servir à éviter la responsabilité de nos décisions.
L'idée est que ce ne sont pas des forces mystérieuses qui déterminent notre vie, mais la manière dont nous pensons, agissons et répondons aux circonstances. Notre destinée se façonne de l'intérieur autant que de l'extérieur.
Les êtres humains construisent une histoire cohérente de leur parcours dans une interprétation rétrospective.
Nous ne choisissons ni notre naissance, ni notre époque, ni beaucoup d'événements qui nous arrivent. Une marge de liberté se retrouve dans la manière d'y répondre entre ce qui nous est donné et ce que nous en faisons.
Quant à moi, je ne suis jamais demandé si j'avais un destin ou non. Les événements et les choses viennent positivement ou négativement. Je les prends comme ils viennent avec un certain humour parodique dans une géométrie variable du style de La Palice : avant d'apprendre la nouvelle, je n'avais ni nouveau problème ni une nouvelle aventure à résoudre. J'étais simplement au bon ou au mauvais endroit au bon ou au mauvais moment. En vieux croutons parmi d'autres, je suis rarement surpris par des gadgets, des contextes que l'évolution des époques met en scène et de ce que les gens en font. Prévisibles, ils inventent, organisent et détournent dans le but de s'enrichir ou d'asservir le temps à leurs ambitions.
Je ne diffuse plus l'happycratie jusqu'à la nausée.
La vie artificielle ou non n'est pas un conte de fée que l'on rencontrerait dans un paradis artificiel, ni dans un paradis imaginé par les croyances. Le paradis il faut le rechercher tous les jours en restant curieux et, bien en vie, sans se laisser influencer par des sirènes. Mon épouse et moi n'avons le bien que l'on se donne sans se rendre compte de l'envie que l'on pourrait créer.
La philosophie situe la liberté humaine et ne s'en préoccupe que dans des rêves et des cauchemars.
On apprend que la plume de Thomas Gunzig aime les journées de portes... Alors la curiosité est récompensée quand les portes toujours fermées s'ouvrent en espérant que derrière elles, on n'a pas trop fait le ménage pour ne pas cacher ce que normalement on ne peut pas voir
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Le Dard du Bourdon rappelle les techniques de rafraichissement en période de canne au cul, pardon de canicules
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Le film de la semaine remonte dans le temps du jeune Louis XIV
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Allusion


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