Des machines pour changer de vie? (03/06/2017)

0.jpgDernièrement, L'Echo invitait ses lecteurs à la rencontre des pionniers belges qui préparent notre futur.

Les chercheurs ne cessent d’"augmenter" l’être humain, d’améliorer ses performances, de prévenir ses maladies et, partant de là, de dépasser les limites liées à sa propre nature.

Ayant fait partie de ce qu'on appelle aujourd'hui, le "numérique" pendant des années du temps où cela s'appelait encore "informatique", j'ai "pondu" quelques billets parfois critiques sur se blog, qui en donnaient des côtés parfois positifs et parfois négatifs.

Si Descartes avait tout faux en disant que le corps est né divin et donc parfait, dans la bagarre que se livre l'évolution, certains points du monde du vivant ont progressé et d'autres régressé en arrivant au stade de l'homme.

Fan de nouveautés de la technologie dans le passé, j'observais l'évolution du numérique en pointant parfois des pertes de fonctionnalités qui existaient dans une version précédente d'un logiciel mais qui avaient disparues dans une nouvelle.

Pas de triomphalismes, donc.

Un hold-up de la Raison?

Oui et non...

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1. La machine dote d’un second cerveau

Vigo Universal - HoloLens

HoloLens est un casque sans fil dispose d’un ordinateur intégré et de verres transparents qui laissent voir l’environnement autour de soi.

Il apporte une passerelle entre le monde réel et le monde virtuel pour interagir entre eux dans un nouveau dialogue entre l’homme et la machine pour passer à des réalités dites "alternatives".

L'interaction idéale conçue comme un prolongation de son comportement et que l'on ne remarquerait pas serait idéale à atteindre.

Abolir les distances en interagissant sur un objet virtuel dans deux endroits différents par codes prédéfinis: un pincement entre le pouce et l’index pour ouvrir ou fermer une fenêtre, deux doigts collés pour déplacer un élément et des commandes vocales pour compléter la palette d’interactions.

L’apprentissage par cœur va disparaître et laisser place à l’interaction directe avec la machine sous la forme de procédures accélérées pour rendre l’apprentissage par l’expérience tout au long de la vie.

Lors de ses sept années d’études, un médecin n’étudie que 66% de la matière dont il a besoin pour exercer.

A la fin de son cycle, 30% des connaissances acquises sont dépassées.

Aux États-Unis, on l’exploite pour soigner le syndrome de stress post-traumatique affectant les vétérans de guerre ou pour former le personnel soignant.

La réalité augmentée fait partie des technologies émergentes qui permettent de répondre à l'autoformation.

Le danger: risques d'évasion de données personnelles et convoitées.

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2. La machine surveille votre état de fatigue

Les lunettes de la spinoff Phasya via des algorithmes  surveillent en permanence les mouvements des yeux des conducteurs qui les portent et détectent l’endormissement du conducteur de voitures.

La vitesse de fermeture des paupières, scrutée 120 fois par seconde donne des signes de fatigue apparaissent et le système donne l’alerte.

Cela fonctionne sur base d’une caméra unique, via un miroir chaud placée sur le tableau de bord qui réfléchit le rayonnement infrarouge.

La voiture, de plus en plus intelligente et de plus en plus autonome, surveille l’état de son pilote et devrait inopinément reprendre le contrôle de la machine…

Le danger: trop d'alertes non justifiées par la réalité du terrain.

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3. La machine voit à l’intérieur du corps

0.jpgLe robot d’imagerie en temps réel Zeego permet d'augmenter la précision chirurgicale en voyant l’intérieur du corps comme pour le travail sur la colonne, à quelques millimètres de la moelle épinière avec le risque d’opérer la mauvaise vertèbre, par exemple…

Il fat tourner un système de radiographie fluoroscopique tout autour du patient durant l’intervention en permettant de voir son ossature, mais aussi ses organes internes.

Le robot mémorise la position exacte à laquelle l’image a été prise ainsi que tous les paramètres.

L’intégration du robot «imageur» (qui voit où est le patient) et du robot «effecteur» (qui tient le bistouri) est aussi au cœur de la recherche.

En combinant l’imagerie en temps réel et un robot qui guide la main du médecin, on arrivera à corriger les mouvements naturels du patient en cours d’opération. 

Le danger: la dépendance et ne plus pouvoir s'en passer et perdre en créativité et en réactivité 

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4. La machine travaille aux côtés des ouvriers

Le "cobot" collaboratif, « Baby Geert », programmé pour réaliser automatiquement une tâche répétitive, devient un engin semi-intelligent qui interagit par le geste et la lumière avec les ouvriers!

Il n’est pas isolé des ouvriers par une cage de verre ou de métal mais interagit et communique avec le personnel humain de l’usine.

Il est l’enfant naturel du programme de recherche "ClaXon".

C’est quasi un collègue qui encolle des pièces diverses, soudées sur la caisse d’une voiture comme un cyclope muni de divers capteurs qui communique avec les ouvriers, sourit, fait la grimace, vire au rouge en cas de problème. Le personnel communique avec lui par gestes.

« Contrairement à l’ouvrier, le robot applique exactement la bonne dose de colle sur chaque pièce et au millimètre près »

Le danger: la tendance à menacer l'emploi des ouvriers

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 5. La machine observe le regard

En un clic, des algorithmes sont capables de déterminer ce qui attire le regard d’un être humain.

Derrière les formes et les volumes des appareils de domotique se cachent de nombreuses études et analyses réalisées intégralement sur ordinateur. 
En une fraction de seconde, elles permettent de déterminer si une machine est bien pensée telle quelle ou si des modifications doivent y être apportées.

La spin-off Ittention travaille sur l’«attention computationnelle», à savoir l’analyse automatisée des processus de l’attention visuelle par un ordinateur.

L’algorithme qu’elle développe, permet de savoir ce qui tape dans l’œil d’un utilisateur lorsqu’il est confronté à un support visuel sans analyser directement son regard.

Le danger: La vie privée et les robots qui prendraient des initiatives et des décisions qui ne s'expliquent pas.

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6. La machine transporte dans un monde virtuel

0.jpgLa caméra de Skemmi détecte les gestes, les sons et les couleurs par interaction du spectateur dans un monde virtuel où il devient acteur du message.

L’expérience qu’il vit par le jeu, génère des effets psychologiques et sociaux mesurables comme puissant outil de communication en utilisant ses mains ou sa voix.

Cette plateforme développée par Lionel Lawson, dédié au traitement du signal, permet de créer des expériences de sensibilisation dans le domaine de la publicité interactive, de réaliser des campagnes dans les cinémas.

L’une d’entre elles consiste à sensibiliser les enfants aux dons d’organes à travers un jeu interactif collaboratif.

De la suggestion à la persuasion, il n’y a qu’un petit pas…

Cette réalité augmentée transforme le spectateur en acteur du message.

Le danger: Pas assez protégé, qu'il entrerait dans de mauvaises mains et deviendrait un outil de persuasion et de propagande.

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7. La machine détecte le dérèglement des organes
A l’aide de toutes sortes de capteurs,  le Dr. Chris Van Hoof espère bientôt parvenir à éradiquer le stress, la dépression, l’alcoolisme, le tabagisme ou l’épilepsie par une véritable révolution qui s’accélère de jour en jour.
Casque conçu par l'ImecImaginez, un appareil est capable de prédire les situations stressantes sur la base des rendez-vous, de recommander en temps réel d’aller marcher quelques minutes au moment où vous êtes sur le point de craquer à cause d'un important projet.

Un appareil similaire à une montre, un autre sous forme d’un patch apposé sur le torse mesurent en temps réel les différents paramètres liés au stress et permettraient d'éradiquer les burnouts.

L’Institut de micro-électronique et composants (IMEC)  travaille aussi sur des lentilles de contact mesurant l’insuline chez les diabétiques, sur des ceintures de sécurité capables de détecter un problème de santé inopiné sur la route, sur des pulls intelligents permettant un suivi des paramètres vitaux de malades de longue durée… ou sur les «ingestibles», pilules avalées en vue de mesurer différents paramètres.

Le danger: Le manque de confidentialité et de sécurité

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8. La machine simplifie la vie
Quimesis fabrique des robots industriels dans un vrai mouchoir de poche à Mont-Saint-Guibert.

Des robots utiles qui ont pour objectif de rendre le travail physique moins pénible ou moins dangereux.

Des robots qui n’ont pas vocation à remplacer l’homme mais à l’accompagner pour le rendre plus efficient.

La start-up wallonne Quimesis construit des robots pour aider l’homme dans sa besogne en réduisant sa charge de travail.
"La machine ne va pas remplacer l’homme, elle n’est qu’un moyen de lui faciliter la vie", estime François Baudart, co-fondateur de Quimesis.

Fondée sur les bases d’un club de robotique de l’UCL, la société regroupe une brochette d’experts en robotique et mécatronique, spécialisée dans la production de robots industriels, d'appareils intelligents et les objets connectés.

Parmi ses collaborations ou réalisations, on compte des tondeuses à gazon, Lylo, un routeur intelligent qui rend le WiFi et la domotique de la maison facile à utiliser ou encore un robot laveur de panneaux solaires.

La robotique est un marché peu concurrentiel en Belgique.

Pour favoriser l’innovation, Quimesis a également créé la Quimbox, un contrôleur universel de robots avec le rêve que tous les projets en robotique deviennent réalité.

Le danger: La mort de l'emploi ou sa transformation fondamentale

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9. La machine s’implante dans le cerveau

Auparavant, un ordinateur remplissait toute une pièce. Ensuite, nous avons pu l’installer sur la table de la cuisine, puis sur nos genoux, et enfin dans la poche de notre pantalon.

Prochaine étape: l’intérieur de notre corps.

Notre smartphone pourrait communiquer avec notre cerveau avec la partie audio, reliée à l'ouïe et les informations visuelles, reliée à la vue.

"Nous le voyons déjà dans l’évolution des écouteurs qui deviennent de véritables prothèses auditives."

Jan Rabaey appelle l’homme moderne "Homo Technologicus, l’inévitable enchevêtrement entre l’homme et la technologie".

Et, par absorption, il voit la création d'un "internet humain" où les capteurs implantés dans notre corps nous permettront d’élargir nos connaissances et nos capacités.

Elon Musk vient d’annoncer la création d’une nouvelle société, Neuralink, dont l’objectif sera de relier notre cerveau à des composants électroniques afin d’en augmenter les capacités.

Science-fiction?

Le danger: L'éthique et l'équilibre à respecter.


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10. La machine s’inspire du corps pour l’aider

Le corps humain est une machine formidablement complexe tout en ayant des déficiences que des prothèses motorisées et des exosquelettes doivent pallier de manière intelligente… comme les fictions de Robotcop et de Terminator.

Reproduire fidèlement le mouvement humain et créer l’interaction entre l’homme et la machine par les recherches mécatroniques s’inspirent directement de la biologie.

Les recherche de Louvain Bionics portent sur la reproduction virtuelle du travail des muscles humains dans le cerveau du robot.

Le moteur simule l’action du muscle par un processus de transfert d’énergie entre les différentes articulations pour doter la prothèse d’une autonomie performante par des méthodes de communication non-intrusives et par un décodage de l’information via des capteurs sur la peau.

Mais cette technologie a évidemment un coût de développement important.

Le prix d’acquisition et de recherche est donc un des freins importants de l’accès du plus grand nombre à cette technologie. 

Le danger: Comment arrêter l'homme augmenté dans le domaine militaire et... dans le domaine sportif?

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Réflexions du Miroir

Si ce n'est pas merveilleux de s'inspirer de la machine...

Elle fait tout pour nous.

Et bien, non... pas vraiment... si pour certains c'est le cas.

Le numérique fait plus encore dans une vision et fait moins dans une autre.

L'article "Presque humain" parlait, il y a deux ans, des avancées en intelligence artificielle.

Nous étions à l'époque d'Obama.

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Aujourd'hui, c'est Donald Trump qui a pris les commandes et c'est le monde entier que ce changement a touché si celui-ci ne réagit pas sans lui...

Bien sûr, notre monde actuel essaye de rassembler les idées par l'intermédiaire des réseaux sociaux.

Mark Zuckerberg vient de recevoir un diplôme "Honoris causa" à l'université de Harvard, devient officiellement docteur en droit et l'a annoncé tout fier à sa mère.

Un discours lui a permis d'exprimer son passé et sa vision du futur : « Trouver votre but n’est pas suffisant ! Le défi pour notre génération est de créer un monde où chacun d’entre nous réalise un projet qui a un sens. Aucune idée ne dispose du pouvoir de changer le monde sans avoir explicité la finalité avec optimisme et persuasion pour les autres ».

On aurait une larme à l’œil pour moins que cela.

Patron de Facebook, il a rêver transformer automatiquement les pensées pour les publier sur son réseau social. Rien que cela...

Un fantasme est loin de faire partir de mon pragmatisme.

Comprendre comment fonctionne le cerveau, reste déjà une énigme dans les grandes mesures.

Commander une machine par télépathie en plus pour qu'elle puisse comprendre des tâches complexes, c'est tomber dans les affres de l'abîme.

L'homme qui souffre d'un handicap physique, peut à force d'entraînement, de persévérance et de concentration, réussir à faire bouger timidement le fauteuil roulant que lequel il est installé par des ordres simples, mais sans plus. 

Le reste relève de la magie et du spiritisme.

Les interfaces actuels entre l'homme et la machine sont performants et ergonomiques, pour ne pas devoir passer à un niveau supérieur pour perdre en discrétion. 

Pour rappel, une entreprise commerciale comme Facebook, n'a pas comme priorité, le bien commun.

Prendre de bonnes décisions, c'est au niveau politique et dans l'imagination saine et proactive des buts à atteindre du même gabarit que cela commence et pas dans des rêves chimériques.

Zuckerberg a été un déclencheur d'un processus dont il ne soupçonnait pas l'impact au départ.

Alors la créativité a bon dos. Facebook a plus été créé comme un œuf de Colomb.

"Face de bouc pour les nuls"


Non, je ne suis pas là pour cracher dans la soupe Facebook.
Mais, Facebook n'est pas un truc en plumes.
 
0.jpgIl y a une autre soupe dans laquelle les États-Unis sont tombés.
C'est Internet dans son ensemble qui est dans la voie dévoyée  dans laquelle Donald Trump avec ses tweets est plongé.
La décision qu'il a prise de sortir des accords de la COP21 de Paris en dehors des idées des scientifiques, des entreprises de demain et des véritables créatifs, va changer, pour un temps, la prise en charge du monde par d'autres nations.
Donald n'est plus le leader du monde de demain à cause de son autisme face à l'évolution.
Macron prend une option pour un autre leadership européen.
 
Le numérique est détesté par une partie de population, mais il est écologique dans son contexte de faire plus avec moins de moyens.

En 2008, j'écrivais "L'éconologie, rêve ou réalité?".1.jpg

Un article qui tentait de rassembler les bénéfices de l'économie et de l'écologie.

La version 2.0 dans laquelle les technologies se retrouvent, pourrait passer au 3.0 en leur associant des fonctionnalités plus essentielles de réduction des "overheads" comme actions superflues qui se présentent souvent en parallèle à ces évolutions stratégiques des technologies.

Oui, on utilise beaucoup l'anglais dans cet environnement tandis que beaucoup d'anciens se réfugient dans la foi des enseignements du passé et des valeurs associées d'un autre temps.

La réponse à ce noble sentiment: "Il n'y a pas de valeur en soi. Une valeur n'a aucune objectivité, universalité ou idéalité. Elle dépend du point de vue de celui qui l'exprime".

Dans le numérique ou ce qu'on appelait anciennement l'informatique, Il y a des réussites que l'on présente et référence et des échecs que naturellement l'on tait.

Ce qui veut dire comme dans toutes comptabilités, qu'iil faut en faire une balance en pertes et profits et mettre en relation ce qui est budgété et ce qui est réalisé.

Ce billet "Comment raté sa transformation digitale" explique que pour arriver à une réussite, il faut de bons paramètres, de véritables créatifs qui fassent la jonction entre l'activité d'origine d'une entreprise avec celle qui serait demandée par la digitalisation pour que les collaborateurs en ressentent une valeur ajoutée et complémentaire, une utilité personnelle et pas un frein à la vie.

Mon ancien billet "J'ai honte" n'était qu'un leurre de ma part.

Acte de contribution mais pas acte de contrition.

Les développeurs ont été et le sont peut-être encore, les vrais gagnants de l'économie du numérique.

Si je répands quelques mises en forme et en garde avec un humour qui peut paraître sarcastique, il n'en demeure pas moins que qui n'avance pas, recule irrémédiablement dans notre monde qui change.

La bonne évolution sociétale serait de perfectionner les méthodes de l'éducation pour en comprendre les nouvelles obligations.

Le numérique y aide déjà. Il pourrait aller plus loin.

Comment rester dans le coup face aux nouveaux humanoïdes qui arriveront sur le marché?

  • en repensant les manières de consommation par des énergies renouvelables
  • en réduisant au maximum la mobilité inutile et le coût de production,
  • en ajustant la production de nourriture en fonction de ce concept tout en restant de qualité.

0.jpgC'est aussi ça, l'écologie.

Cela impose d'apprendre tout au long de la vie pour se mettre à jour et s'adapter aux progrès qui n'ont jamais été aussi rapides. 

L'intelligence artificielle date de 60 ans mais ce sont ces dernières années qu'elle a pris un impact importante sur la vie de tous les jours.

Les objets connectés, l'ère du Web en sont les catalyseurs, la vitesse de calcul des processeurs qui doivent traiter images et vidéos.

Le Sunway Tailhulight chinois atteint 93 millions de milliards d'opérations par seconde. La puce Google passera à la vitesse 13 fois supérieure de la GPU.

Les jeunes sont déjà au stade 2.0 en suivant la suivant alors que les évaluations PISA ne se sont pas encore adapté et donne des notes en baisses par rapport au passé.

Leur intelligence naturelle a été supplantée par l'intelligence artificiel d'une manière ou d'une autre.

Le document de l’Écho commençait par des réflexions très terre à terre du professeur d'informatique à l'ULB, Hugues Bersini. 0.jpg

Il disait que les "répercussions pour l'emploi sont un leurre et que les robots ne vont pas prendre nos jobs et ces technologies pour être mise en place, cela va générer de l'emploi à tous les nouveaux".

C'est vrai et c'est faux à la fois.

Tout dépend de quels jobs dont on parle.

Ce sont entre autres les jobs de comptables, laborantins, de traducteurs et marketeurs que Stephan Amarsy cite comme à disparaître dans son livre "Mon directeur marketing sera un algorithme".

Le vaisseau Soyouz de Thomas Pesquet a quitté l'ISS pour revenir sur Terre.

Une nouvelle preuve que les États-Unis ne sont plus totalement à la pointe du progrès et que l'Europe peut prendre la relève.

0.jpgCe n'est plus dans les couches manuelles mais très ... intellectuelles que cela se passera. 

Combien de fois n'ai-je pas entendu lors de review de fin d'année, le boss de service lancer: "We wouldn't be here without you. You have created the momentum that has brought us to where we are today".

C'est exact. Nous devons assumer cette responsabilité et celle du système en entier quand elle est profitable à tous et pas à certains d'entre nous.

Non, un machine numérique ne sert pas uniquement à écrire des tweets.

Nietsche disait "L'homme de l'avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue".

La résultante serait que plus on se souvient du passé, mieux on peut prévoir l'avenir.

1.jpgQu'arrivera-t-il si demain Mr Cobot remportera toute la mise sur Mr Cowboy et qu'il l'enverra se rhabiller en disant "reviens quand tu seras habilité pour me parler?".

Le Cowboy n'aura pas totalement compris les implications que Cobot voulait dire.

Hier, vendredi, revenant de Paris, Alex Vizorek rappelait des vérités adaptées à la situation de la semaine:podcast
Jeudi sortait sur la chaine RTL le film de Walt Disney  "TRON: l'héritage".

Ce n'était pas un chef d’œuvre en la matière mais qui faisait réfléchir. (Le synopsis).

Quelques phrases prises au hasard dans les dialogues sont caractéristiques.

  • - Qu'est-ce qu'on va rajouter à la nouvelle version 11 de notre logiciel?
  • - Un 12 sur la boîte, comme réponse
  • - Il n'a pas de disque d'identification, c'est donc un vagabond. Il doit être envoyé à la dissolution.
  • - Le concepteur est tyrannique
  • - D'accord, mais le numérique à l'anatomie humaine pour une société idéale avec le paradoxe de l'obsession de la perfection.


C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'une technologie veut envelopper notre existence et se substituer à notre esprit.

Les technologies autour du jeu permettent d'évaluer l'évolution de la machine puisque le jeu demande de l'imagination.

Nouvelle défaite par le jeune maître, KeJie, au jeu de Go après une autre raclée contre AlphaGo de DeepMind Google, c'est dire que le numérique a toutes les cartes binaires dans ses circuits.
 
0.jpgQue le Trends Tendance parle de l'intelligence artificielle passe encore, mais que le S&V Junior parle de "La révolution Internet qui a changé nos vies et ce n'est qu'un début" à ses jeunes lecteurs, démontre qu'un ver pourrait se trouver dans la pomme si on n'y prend garde.

Les développements technologiques ne sont encore qu'à l'orée d'une forêt qui s'élargit exponentiellement. 1.jpg

La philosophie du numérique apporte une occasion de se remettre en concurrence avec la machine avant qu'elle nous étouffe.

Elle apporte les outils qu'il faudra manipuler au mieux mais elle ne cherche pas à apporter le bonheur pour autant.

Ces outils, petits ou grands sont devenus de véritables "usines à gaz" à travers lesquelles tout peut transiter.

Si elle impose des comportements trop 'standards' pour nous faciliter la vie mais en contournant nos capacités de choix et en s'adressant à nos affects par réflexes, il faudra prendre le recul nécessaire par l'esprit critique et l'organisation de l'information non commerciale.

"Va-t-on vers une société automatique peuplée d'hommes automatiques", comme le dit le philosophe Mark Hunyadi.

Oui, si les dérapages sont importants et que les bénéfices ne compensent pas les pertes de fonctionnalités dans la suite des versions.

Une société qui ne se contenterait que d'automatismes serait condamnée à périr par implosion sur elle-même. 

Koen De Leus dans son livre "L'économie digitale est une économie de gagnants" écrit "Les jeunes doivent se concentrer sur ce qu'un robot ne saura jamais faire. C'est l'entreprise proposant le meilleur produit parmi les GAFAM (Google, Apple, Facebook,Amazon, Microsoft), les géants du Web, qui décroche la plus grosse part du gâteau. Les autres se partagent les miettes.

La pensée critique et innovante, l'économie de l'intelligence et de la créativité. La concurrence arrive d'où on ne l'attend pas. Le job à vie, c'est fini".

Les actions Amazon sont en hausse et dépassent toutes les autres industries en pesant bientôt 1000 milliards de $: podcast.

La créativité, le mot est lancé.

Que contient-elle comme processus qu'elle soit dans la nature par l'évolution des êtres vivants ou artificielle par l'intelligence humaine d'un programme?

  • L'intuition d'un nouveau problème, d'un manque dans un environnement donné à un moment donné.
  • La recherche de solutions différentes pour y répondre et y trouver une compensation à ce manque par l'imagination
  • La détermination d'un but à atteindre qui en principe, représente la solution idéale
  • La fixation des paramètres et de leurs limites
  • La structuration en arbres et des itérations successives
  • Les déductions sur les gains du futur
  • Les extrapolations qui peuvent s'envisager dans les versions suivantes
  • La réalisation en suivant les règles prédéfinies
  • Les tests
  • Le retour à la case départ quand il y a erreurs, insuccès ou quand le processus est obsolète
0.jpgParfois, les développements semblent faire partie du domaine des gadgets sans véritable impact direct, mais, parfois, ces mêmes gadgets auront une influence non négligeable sur le temps et l'espace.

Parfois encore, les projets morts nés sont abandonnés. Ce qu'on appellera "chaînon manquant" dans l'évolution.

Le pragmatisme est plus une attitude philosophique qu'un ensemble de dogmes. « Pragmatisme » vient du grec pragma (le résultat de la praxis, l'action en grec) ce qui atteste du souci d'être proche du concret, du particulier, de l'action et opposé aux idées considérées comme abstraites et vagues de l'intellectualisme.

Tout cela pour dire qu'être préparé pour ne pas être largué en chemin, est vital pour continuer à se marrer en connaissance de cause.

L'ordi reste toujours un facteur d'exclusion pour une partie de la population.

La vidéo qui suit a été tournée le 18 mars 2016 au Théâtre Joliette-Minoterie à Marseille pour Le Cabaret de la dernière chance me parait la plus adaptée à la situation par son humour.


Le passage du Moyen âge à l'écologie pourrait se passer par la vidéo ci-dessous en cliquant sur l'image. Elle a été créée de manière automatique par Google à partir de quelques photos...

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Eriofne

8 juillet 2018: La révolution technologique en question podcast

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