A la découverte de Madagascar… (11/11/2017)

0.JPGVous vous souvenez peut-être de ses billets qui parlaient du Laos et du Myamar après avoir perdu ses illusions politiques à Cuba.

"Le Laos est un pays communiste !" "J'ai du lao dans le bide ou dans les veines?", "Birmanie ou Myanmar, est-ce vraiment l’ouverture à la démocratie ?"

Mon copain bourlingueur, Alain Sapanhine, est passé à une autre tranche de vie.

Après un relativement court passage dans les Canaries à Fuerteventura, le voilà parti pour de nouvelles aventures qui s'étalèrent pendant ces 3 derniers mois de "vacances prolongées" à Madagascar.

Personnellement, si j'ai été à plusieurs endroits, je ne suis qu'un voyageur vacancier. Quinze jours par ci, quinze jours par là et puis le retour dans mes pénates comme je l'ai raconté cet été.

Cela donne parfois quelques idées sur un pays ou une région, mais elles restent toujours superficielles.

Lui, quand il décide de partir, c'est pour y vivre de longs mois ou de longues années... ou peut-être le reste de la vie.

Les voyages forment ou réforment la jeunesse.

Je lui cède la parole dans son nouveau voyage au bout de ses paradis en ce jour de congé pour l'armistice.

Comme l’ennui nait de l’uniformité, il fallait que je commence à l’inverse de tous les autres.

Voici d’emblée quatre clips tantôt frénétiques, tantôt révélateurs de l’âme de cette île miséreuse mais si belle de 1.500 km de long.

Quatre chansons que je vous engage à écouter : culture, débrouille, nanas et tradition.

 

La GRANDE culture musicale traditionnelle malgache


L'accordéon français et sa traduction populaire locale

 

La tranche de vie et la débrouille solidaire


La musique salégy de l’ethnie Sakalava qui peuple le nord de ce mini-continent, cette frénésie lui va si bien.

Une musique du diable qui résume bien cette île étonnante, une ancienne possession française qui n’a pas gardé la haine de l’ancien colon.

Elle l’a remplacé par le Chinois, mais c’est la langue de Voltaire qui est encore et toujours enseignée à l’école.

Quand il y a des écoles… toujours payantes, un sacrifice hors de portée pour les familles pauvres, dénuées.

Trouver un dollar par jour pour survivre n’a rien d’évident, mais c’est le sort des deux tiers de la population.

Insouciance contre pragmatisme gouvernemental, seul évidemment à tirer ses billes du jeu.

Deux cents mille visas viennent d’être accordés cette année même aux citoyens de l’Empire du Milieu, le saccage en règle de ses dernières richesses naturelles est en vue.

Le bois précieux, les pierres qui le sont tout autant, la pêche industrielle, la vanille, les fruits tropicaux et produits agricoles là où il pleut parfois ou souvent, le coton aussi.

Tout va y passer, tout y passe déjà.

Madagascar n’a pas à proprement parler de politique nationale apte à lui indiquer son propre chemin. Se servir et non servir.

Un clivage énorme entre très riches et très pauvres, l’univers sombre de la corruption, le commerce ou de la débrouille pour la classe dite moyenne.

Le tout dans un perpétuel sourire. L’insouciance règne en maitre. Demain est un autre jour et le soleil frappe si fort.

0.JPGMadagascar la belle. Madagascar la mystérieuse.

Madagascar croisement de toutes les races, un concept suspect pour nous, mais omniprésent dont on se fout sur l’île.

Un peuple mâtiné de noir, d’arabe, d’indonésien, d’hindou, d’une petite couche de blanc également.

Pirates, soldats du Maréchal Joffre, bagnards et fonctionnaires dont la métropole se demandait pourquoi personne n’en revenait en fin de carrière ou de condamnation.

Un croisement unique de nature humaine, il  a donné un peuple beau, jovial et si triste à la fois. Madagascar avait tout pour réussir ce melting-pot unique au monde, mais…

Une nature unique au monde, préservée par la chance. Des paysages à couper le souffle, des plages à n’en plus finir mais pour la plupart inaccessibles.

Madagascar n’a pas de routes ou si peu et dans un état lamentable.

Durant la saison des pluies, de novembre à mars, c’est-à-dire l’été austral,  le réseau devient en grande partie impraticable.

C’est ainsi, rien n’a changé, rien ne changera sans doute jamais à moins que les Chinois s’y mettent, mais ce sera pour tout s’accaparer.

C’est comme cela.

Taxi-brousse où le petit peuple en transhumance s’entasse à vingt là où il y a de la place pour dix. 4 x 4 climatisés ou l’avion, très cher, pour les touristes.

Avouez que c’est dommage et pour la production campagnarde qui n’a donc de facto aucun débouché et pour le tourisme d’aventure alors qu’il y a tant de splendeurs à découvrir.

Si vous projetez d’y aller un jour, il vous faudra faire des choix.

Par manque d’infrastructures, c’est impossible autrement.

1.JPGLe mien a été de m’aventurer le long de la côte nord, côté canal du Mozambique.

Un peu de Tananarive, la capitale qui est au centre et à plus de 1.000 mètres de haut pour commencer.

Les lignes aériennes internationales, il n’y a pas d’autre choix, sauf via une escale par La Réunion.

La ville grouille de vieilles R4 recyclées en taxi. Le marché central n’est pas mal mais sans plus. Une misère grandiloquente partout et impossible de sortir le soir. Même pour se déplacer de 200 mètres, vous êtes dans l’obligation de prendre un taxi, sinon…

D’emblée un autre coup d’aile agrémenté d’un jour de retard.

Direction le côté canal du Mozambique, Mahajunga, l’île de Nosy Be qui est considéré comme l’Ibiza du coin mais à 600 km quand même, deux choix que je n’ai pas regretté.

Puis Diego Suarez, une ville mi-islamique, mi-coloniale et dangereuse de nuit que je n’ai pas aimé du tout, malgré son pain de sucre comme à Rio, et le fait que c’est la deuxième plus grande baie du monde.

Un choix prometteur mais en définitive sans âme.

Question de circonstances sans doute, allez savoir.

Deux jours pour parcourir 240km, deux jours coulantes intestinales comprises pour regretter mon choix, deux jours retour. Une ville sans âme, l’ancienne capitale de la république éphémère de Libertaria. Une ville d’Histoire donc.

Il y en a à qui cela peut plaire, pas moi.

2.JPGImpossible de vous faire un exhaustif de Mada (Madagascar pour les intimes), il y a trop à dire, à faire, à découvrir.

Un mélange subtil de culture, de points de chute.

Les infrastructures hôtelières et autres, il y en a pour tous les goûts, presque tous les prix. Impossible pour un occidental de rayonner à raison de deux ou trois dollars par jour comme cela s’avère possible en Asie du Sud Est et encore, pas partout.

Même un petit jeune aurait l’impression de loger dans une caverne sordide et bruyante sans la moindre commodité ni sécurité.

J’suis pas bégueule, mais à mon âge le 15/20 euros est un bon compromis. Vous pouvez également vous laissez entrainer dans le grand plus, auquel cas l’illimité est de norme, comme si vous aviez une île des Maldives ou un demi Sheraton pour vous tout seul.

Ayant passé une soirée hyper enrichissante avec son dirlo de publication, un septuagénaire dont nous avons découvert qu’il a trois jours de plus que moi, je ne peux que vous conseiller de compulser  son site.

Mais vous pouvez également vous laissez entrainer dans le grand plus, auquel cas l’illimité est de norme, comme si vous aviez une île des Maldives ou un demi Sheraton pour vous tout seul.

Des images prises à la volée

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Cap au Nord – Nord Ouest : circuits grands spectacles.

Commençons par Mahajunga,

c’est une ville, une grande ville à l’échelon national.

"Une déculturation totale parmi les jeunes en particulier", pour reprendre les mots de mon mentor.

La perte de références et des valeurs morales qui constituent pourtant le socle de la société malgache.

C’est à la fois vrai et faux. Il suffit de bien s’entourer surtout le soir en bord de mer et de choisir un hôtel en conséquence. Les alentours sont superbes, mais il faut compter une journée par découverte.

Je cite pêle-mêle au Nord, la baie de Bombetoka pour une faune et une flore uniques au monde : oiseaux, lémuriens, reptiles, mangrove encore intacte. Accès par route, ou mieux par bateau ou pirogue traditionnelle, c’est enchanteur. Plus loin, distance double, la forêt communautaire d’Ankatsabe ou celle d’Andrema.

Dans les deux cas, vous  devrez obligatoirement vous faire accompagner d’un guide local et de préférence dormir sur place.

Retour sur Mahajunga dans les deux cas si vous n’avez pas fait le choix de vous réfugier dans un lodge où votre portefeuille en prendra un coup.

Au Sud, les îlots d’Antsoheribory et leurs immenses plages de sable fin qui courent à l’infini.

A 220 km, toujours ces foutues distances, les montagnes karstiques d’Andranomavo, ses grottes, canyons et piscines naturelles m’ont énormément plu malgré la chaleur écrasante. Avec ses pousse-pousse omniprésents, la ville a son charme colonial de jour et une pléthore de belles de nuit.

Il en faut pour tous les goûts, je ne fais que décrire un état de fait qu’il est impossible de ne pas remarquer.

Ensuite, direction Nosy Be, le Saint Trop’ de Madagascar.

Une île luxuriante d’à peu près 65 km de circonférence à 15 km de Grande Terre.

On y accède en bateau avec tout le pittoresque que cela suppose.

Sa capitale située au centre est Hell-Ville, non pas « ville de l’enfer mais, appelée ainsi pour reprendre le nom de son ancien gouverneur français. Nom usuel mais Andoany comme nom malgache.

Contrairement au reste du pays, Nosy Be est réputée sulfureuse mais sûre.

Une île idyllique, à voir son clip promotionnel à la fin de ce billet.

Ses alentours sont couverts de plages séparées par de petites montagnes qui plongent dans la mer.

En fait, Nosy Be résume Madagascar à elle seule. Riche comparée au reste du pays, elle n’en conserve pas moins ses bidonvilles partout dès qu’on s’écarte à 100 mètres des plages et il faut parfois le cœur bien accroché pour s’y aventurer.

Je l’ai fait alors, imaginez un conglomérat de baraques en tôle d’une pièce traversées par des égouts à ciel ouvert.

De la terre battue qui deviendra cloaque dès qu’il pleut, de la marmaille, de la musique à tue-tête et des détritus partout, partout.

C’est peut-être là "hell ville" dans l’enfer de la vie réelle, celle que les touristes ne feront évidemment jamais l’effort d’aller voir.

Changement de décor en bord de mer. Des magasins de souvenirs, d’élixirs bizarres, de coquillages, de merveilleuses pierres minéralogiques et, ici et là, l’une ou l’autre boutique où l’on vous propose des saphirs étoilés qu’on vous vend comme si vous aviez fait une bonne affaire.

Des gargotes à un euro cinquante et des restos, bien sûr européens, où vous aurez de quoi vous empiffrer, pardon manger du poisson du jour à cinq euros ou de la langouste, mais comptez alors vingt du kilo.

La surpêche étant passée par là, même les grosses crevettes sont devenues chères. Par pudeur pour mes amis malgaches, je n’y ai pas goûté.

0.JPGEn revanche, je me souviendrai longtemps de mes trois journées en mer.

Une en pirogue le long des côtes.

Une autre en barquette à moteur où j’ai pêché un mérou royal qui faisait passé dix kilos et qu’on a mangé le soir même avec mes potes pêcheurs sur la plage.

Il avait été convenu que le premier, on l’engloutirait ensemble, que je payerai tous les frais et que les suivants seraient pour eux.

Coup de bol, on en a sorti six plus ou moins du même poids.

Des carangues, des capitaines dont je ne connais pas le nom en français, poissons qu’ils se sont empressés de revendre à un euro soixante du kilo dès notre retour.

Mais alors, ils ont de quoi vivre, me direz-vous ?

Oui, mais c’est sans compter l’essence pour aller roder au large. A un euro du litre, tout va bien …sauf si la journée ne rapporte rien.

Le mauvais sort. Du quitte ou double...

Ils sont si peu nombreux à posséder une barque à moteur, de vieux esquifs qu’il faut écoper toutes les vingt minutes sous un soleil de plomb et qui se retrouvent amarrés le soir entre deux catamarans et autres bateaux de plongée sous-marine ou d’excursions, tous aux mains de Vazas, le nom donné par ici aux Blancs.

Quatre-vingt euros la descente à vingt mètres. Cela vaut la peine car ces gars connaissent leur boulot.

Le prix, plus d’un mois de salaire d’un local qui a la chance d’avoir dégoté un boulot, vous imaginez…

Et je ne vous parle pas de ce que je surnomme les safaris de deux ou trois jours en mer.

Bien sûr, le pêcheur expérimenté et qui a une canne – un objet rare - y trouvera son compte d’espadons et autres.

Ah non les mecs ! Permettez-moi d’être dubitatif si pas scandalisé. Coût minimal, 300 euros par jour, plus cinq cents litres d’essence – au prix européen s’il vous plait - et, comme le bateau ne possède pas de glacière, le poisson mort est rejeté à l’eau après la sempiternelle photo moi-je pour épater les copains au retour.

Quel crime de lèse-Majesté alors que nombre de locaux ne mangent pas tous les jours.

La dure loi de l’existence, mais pas pour tous…

Le patron du plus luxueux bar européen du coin, installé depuis vingt ans c’est vrai, possède un hélicoptère pour balader la jet-set ou qui se prend pour telle.

Quel décalage ! Les locaux les plus chanceux possèdent ou se louent entre eux des tuk-tuks qui vous baladent n’importe où sur 3 km à raison d’1/7ème d’euro le passager. Le taxi collectif qu’on utilise pour aller à la capitale à 11 km, revient quant à lui 75 centimes.

Vive l’aventure sur quatre roues et sans amortisseurs.

La bagnole est déglinguée et le pare-brise nécessairement fendu mais qu’importe, la musique salégy fonctionne à fond.

On s’y entasse à six, sept, huit et s’il y a des passagers en chemin, ce sera autant de recette en plus. Il faut bien payer leur dîme aux deux flics qui vous arrêteront à tous les coups en chemin.

Aux autres, les simples citoyens, d’user leurs tongs …s’ils ont des tongs au pied. 

Impossible d’esquiver le sujet des filles.

Non pas par morale qui est purement individuelle n’est-ce pas, mais parce que Nosy Be a la réputation d’être un nid à pédophiles si on connait cette affaire qui parle de chasse aux sorcières.

Cours toujours, je n’en ai pas croisé un seul, ni vu la moindre mineure parmi la gent féminine arpentant dès le matin la plage ou les discothèques qui chambardent jusqu’à cinq heures du matin.

Aucun guide touristique n’oublie d’en parler à longueur de pages, comme s’ils étaient en devoir de témoigner d’une soi-disant vérité forcément scandaleuse.

Vous en prenez ce que vous voulez. Toujours est-il que moi, qui ai les yeux bien ouverts, je n’en ai pas vu une seule.

Démenti formel donc. De là à prétendre que leurs grandes sœurs sont sages, mmh.

Les acteurs du tourisme veulent «dédiaboliser» Nosy Be

Nosy Be est bourrée, vraiment bourrée d’Italiens venus pour la plupart de Napoli avec des billets de 500 euros plein la poche.

Un de ces macaronis du Sud s’est fait piquer 10.000 euros dans l’hôtel d’à côté.

Bien fait pour sa tronche, il n’avait qu’à venir avec une carte bancaire qui a le désavantage de laisser des traces, mieux choisir ses relations d’un soir ou une chambre avec coffre.

Nosy Be, c’est ça aussi et ne comptez pas sur les flics pour vous aider, il y va de leur salaire. Butin et solidarité ont également un prix…

Nosy Be surnommée "l’île aux parfums" à cause de l’ylang-ylang, une fleur à la senteur paradisiaque qui ne pousse que là et que l'on en étête les arbres pour activer la floraison.

Il en faut cinq cents kilos et une multitude de journées de travail pour en retirer un litre d’huile essentielle qui devient le débouché principal du si suave "Chanel numéro 5".

D’autres crocodiles, des vrais ceux-là, se prélassent dans les sept lacs peuplant les hauteurs de l’île.

Si sacrés, on n’y touche pas, sinon ils finiront en sacs à main à 50 ou 20 euros la pièce comme la peau des zébus.

Dit en passant, ces zébus paissent toute la journée à l’extérieur, ce qui leur donne un goût royal qui vous réconciliera avec la bidoche, à condition qu’elle vous soit servie fraiche, ce qui n’est pas gagné d’avance.

L’électricité, ok mais pas toujours. De là à avoir de quoi se payer un groupe électrogène de complément, faut pas rêver…

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Lonely Planet sur Madagascar présente ce périple dans le Nord.

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Madagascar, terre de contrastes.

La peste dont on parlait plus en Europe que là-bas parce qu'un Français en est mort, s’explique par cette coutume bizarre de transbahuter les corps des défunts d’une ville à l’autre en fonction des desiderata familiaux.

S'il faut donner une conclusion, à Madagascar, je m’y suis vraiment senti comme un poisson dans l’eau durant mes trois mois de séjour.

L’air y est pur, l’océan Indien d’un bleu turquoise ou profond dont vous n’avez pas idée, les gens éminemment chouettes à condition de savoir comment les aborder le plus souvent en français.

Je terminerai par le plus extraordinaire, une chance de voir deux baleines qui venaient de mettre bas dans les eaux chaudes avant leur périple retour pour se nourrir de krill aux confins du pôle sud.

Elles se baladaient à trois kilomètres au large. Pas de Japonais pour les harponner, ici c’est un crime.

Une d'elles s’est mise à sauter, c’était époustouflant !

Madagascar, j’y retournerai le plus vite possible.

A 70 ans, le temps presse, non ?

 

Rêvons à présent, les yeux ouverts...

Et peut-être devenir un nouveau roi tout puissant

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Alain Sapanhine,

 

Bonjour Alain,

Merci pour nous avoir fait rêver de cette île lointaine en "Belge du bout du monde".

0.JPGUn paradis dans lequel on est riche de cœur pour pas cher si l'on est pas un touriste Vazas, friqué.

Un pays pas (encore) reconnu parmi les "Paradise Papers" et où ces "Papers" sont des passeports.

N'est pas bourlingueur qui veut avec de multiples passeports dans la poche.

0.JPGNose Be, je suis allé voir ce qu'en dit le livre "Le Routard": "Nosy Be n'a que peu de plages parfois isolées et toujours à découvrir. Ses problèmes sécuritaires et sociaux, sa mauvaise gestion des ressources n'empêchent pas de se trouve dans un cadre superbe. Le Parc national de Lokobe à la rencontre des caméléons, des boas et des lémuriens, invite à oublier le monde et ses tracas. L'île St Marie repose d'une visite trop épuisante sur la Grande Terre".   

Laisse-nous te rappeler que ton port d'attache a toujours été notre petite Belgique, une terre d’accueil qui a des imperfections administratives lourdes comme une porte cochère, logiques surréaliste et politiques à y perdre son latin.

J'ai écrit un jour dans "Être patriote aujourd'hui" pour un belge "Le patriotisme revient toujours avec les choses simples, moins avec les complexités politiques. Il faut être patient avec lui, car il change en fonction de tellement d'orientations et dans le temps. Alors parler de symboles et de la symbolique autour du patriotisme quand on vient de partout et n'importe comment jusqu'à en oublier les origines... ça craint toujours un peu... Alors, on se met à rêver à de bêtes convenances, des pistolets à l'américain, des cannibales dans l'assiette, du  steak frites, des moules, de chicons, de gauff... chantilli, de chocolat blanc ou noir, de bières, de foot... et on est content de revenir après des vacances prolongées pour retrouver la famille, les amis, les actualités locales et tout ce qui fait la différence par rapport à ce qu'on y avait trouvé et qu'on ne ressentait pas ou pas encore ailleurs."

Hier, pour parler de la météo du weekend, le commentateur de la radio disait podcast
Cela m'a fait ressortir cette vieille chanson de Guy Béard chantée par Françoise Fabian.


Puis, comme cette année Henri Salvador aurait eu 100 ans, un album vient de sortir en hommage de ce Monsieur qui savait rire de bon cœur.

Plus que 30 ans à tirer si on veut l'imiter.


Enfin, laisse-nous encore t'en rappeler avec l'aide de Nicolas Vadot qui, une nouvelle fois, miracle de la transmission d'idées, nous en fait le résumé de la semaine comme si c'était toi qui revenait d'une île lointaine.

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Eriofne,

 

13 novembre 2017: Parler de la peste n'est peut-être rien par rapport à une autre maladie des régions tropicales: la malaria.

La plante Lariam qui produit la Méfloquin,  existe et est cultivée à Madagascar pour la contrer. Ses effets secondaires étaient remis en question: podcastet Stromae en a fait la dure expérience.

 

15 novembre 2017: Un voyage à Mada


26 avril 2018: Le Paris Match présentent une famille européenne Poussin à Madagascar

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16/12/2018: Les Belges du bout du monde étaient à Madagascar

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25/12/2018:podcast

19/1/2018: Charles Gassot ( podcast)

10/11/2019: Les Belges du bout du monde: (extraits)podcast

15/12/2019: Les projets belges dans le payspodcast

17/1/2021: Les Belges du bout du monde à Madagascar
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Jardin extraordinaire à la recherche d'animaux endémiques

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