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11/11/2017

A la découverte de Madagascar…

3.JPGVous vous souvenez peut-être de ses billets qui parlaient du Laos et du Myamar après avoir perdu ses illusions politiques à Cuba.

"Le Laos est un pays communiste !" "J'ai du lao dans le bide ou dans les veines?", "Birmanie ou Myanmar, est-ce vraiment l’ouverture à la démocratie ?"

Mon copain bourlingueur, Alain Sapanhine, est passé à une autre tranche de vie.

Après un relativement court passage dans les Canaries à Fuerteventura, le voilà parti pour de nouvelles aventures qui s'étalèrent pendant ces 3 derniers mois de "vacances prolongées" à Madagascar.

Personnellement, si j'ai été à plusieurs endroits, je ne suis qu'un voyageur vacancier. Quinze jours par ci, quinze jours par là et puis le retour dans mes pénates comme je l'ai raconté cet été.

Cela donne parfois quelques idées sur un pays ou une région, mais elles restent toujours superficielles.

Lui, quand il décide de partir, c'est pour y vivre de longs mois ou de longues années... ou peut-être le reste de la vie.

Les voyages forment ou réforment la jeunesse.

Je lui cède la parole dans son nouveau voyage au bout de ses paradis en ce jour de congé pour l'armistice.


Comme l’ennui nait de l’uniformité, il fallait que je commence à l’inverse de tous les autres.

Voici d’emblée quatre clips tantôt frénétiques,

tantôt révélateurs de l’âme de cette île miséreuse

mais si belle de 1.500 km de long.

Quatre chansons que je vous engage à écouter:

culture, débrouille, nanas et tradition.

 

La GRANDE culture musicale traditionnelle malgache


L'accordéon français et sa traduction populaire locale

La chaleur torride sous le soleil et au 7ème ciel


La tranche de vie et la débrouille solidaire


La musique salégy de l’ethnie Sakalava qui peuple le nord de ce mini-continent, cette frénésie lui va si bien.

Une musique du diable qui résume bien cette île étonnante, une ancienne possession française qui n’a pas gardé la haine de l’ancien colon.

Elle l’a remplacé par le Chinois, mais c’est la langue de Voltaire qui est encore et toujours enseignée à l’école.

Quand il y a des écoles… toujours payantes, un sacrifice hors de portée pour les familles pauvres, dénuées.

Trouver un dollar par jour pour survivre n’a rien d’évident, mais c’est le sort des deux tiers de la population.

Insouciance contre pragmatisme gouvernemental, seul évidemment à tirer ses billes du jeu.

Deux cents mille visas viennent d’être accordés cette année même aux citoyens de l’Empire du Milieu, le saccage en règle de ses dernières richesses naturelles est en vue.

Le bois précieux, les pierres qui le sont tout autant, la pêche industrielle, la vanille, les fruits tropicaux et produits agricoles là où il pleut parfois ou souvent, le coton aussi.

Tout va y passer, tout y passe déjà.

Madagascar n’a pas à proprement parler de politique nationale apte à lui indiquer son propre chemin. Se servir et non servir.

Un clivage énorme entre très riches et très pauvres, l’univers sombre de la corruption, le commerce ou de la débrouille pour la classe dite moyenne.

Le tout dans un perpétuel sourire. L’insouciance règne en maitre. Demain est un autre jour et le soleil frappe si fort.

0.JPGMadagascar la belle. Madagascar la mystérieuse.

Madagascar croisement de toutes les races, un concept suspect pour nous, mais omniprésent dont on se fout sur l’île.

Un peuple mâtiné de noir, d’arabe, d’indonésien, d’hindou, d’une petite couche de blanc également.

Pirates, soldats du Maréchal Joffre, bagnards et fonctionnaires dont la métropole se demandait pourquoi personne n’en revenait en fin de carrière ou de condamnation.

Un croisement unique de nature humaine, il  a donné un peuple beau, jovial et si triste à la fois. Madagascar avait tout pour réussir ce melting-pot unique au monde, mais…

Une nature unique au monde, préservée par la chance. Des paysages à couper le souffle, des plages à n’en plus finir mais pour la plupart inaccessibles.

Madagascar n’a pas de routes ou si peu et dans un état lamentable.

Durant la saison des pluies, de novembre à mars, c’est-à-dire l’été austral,  le réseau devient en grande partie impraticable.

C’est ainsi, rien n’a changé, rien ne changera sans doute jamais à moins que les Chinois s’y mettent, mais ce sera pour tout s’accaparer.

C’est comme cela.

Taxi-brousse où le petit peuple en transhumance s’entasse à vingt là où il y a de la place pour dix. 4 x 4 climatisés ou l’avion, très cher, pour les touristes.

Avouez que c’est dommage et pour la production campagnarde qui n’a donc de facto aucun débouché et pour le tourisme d’aventure alors qu’il y a tant de splendeurs à découvrir.

Si vous projetez d’y aller un jour, il vous faudra faire des choix.

Par manque d’infrastructures, c’est impossible autrement.

1.JPGLe mien a été de m’aventurer le long de la côte nord, côté canal du Mozambique.

Un peu de Tananarive, la capitale qui est au centre et à plus de 1.000 mètres de haut pour commencer.

Les lignes aériennes internationales, il n’y a pas d’autre choix, sauf via une escale par La Réunion.

La ville grouille de vieilles R4 recyclées en taxi. Le marché central n’est pas mal mais sans plus. Une misère grandiloquente partout et impossible de sortir le soir. Même pour se déplacer de 200 mètres, vous êtes dans l’obligation de prendre un taxi, sinon…

D’emblée un autre coup d’aile agrémenté d’un jour de retard.

Direction le côté canal du Mozambique, Mahajunga, l’île de Nosy Be qui est considéré comme l’Ibiza du coin mais à 600 km quand même, deux choix que je n’ai pas regretté.

Puis Diego Suarez, une ville mi-islamique, mi-coloniale et dangereuse de nuit que je n’ai pas aimé du tout, malgré son pain de sucre comme à Rio, et le fait que c’est la deuxième plus grande baie du monde.

Un choix prometteur mais en définitive sans âme.

Question de circonstances sans doute, allez savoir.

Deux jours pour parcourir 240km, deux jours coulantes intestinales comprises pour regretter mon choix, deux jours retour. Une ville sans âme, l’ancienne capitale de la république éphémère de Libertaria. Une ville d’Histoire donc.

Il y en a à qui cela peut plaire, pas moi.

2.JPGImpossible de vous faire un exhaustif de Mada (Madagascar pour les intimes), il y a trop à dire, à faire, à découvrir.

Un mélange subtil de culture, de points de chute.

Les infrastructures hôtelières et autres, il y en a pour tous les goûts, presque tous les prix. Impossible pour un occidental de rayonner à raison de deux ou trois dollars par jour comme cela s’avère possible en Asie du Sud Est et encore, pas partout.

Même un petit jeune aurait l’impression de loger dans une caverne sordide et bruyante sans la moindre commodité ni sécurité.

J’suis pas bégueule, mais à mon âge le 15/20 euros est un bon compromis. Vous pouvez également vous laissez entrainer dans le grand plus, auquel cas l’illimité est de norme, comme si vous aviez une île des Maldives ou un demi Sheraton pour vous tout seul.

Ayant passé une soirée hyper enrichissante avec son dirlo de publication, un septuagénaire dont nous avons découvert qu’il a trois jours de plus que moi, je ne peux que vous conseiller de compulser  son site.

Mais vous pouvez également vous laissez entrainer dans le grand plus, auquel cas l’illimité est de norme, comme si vous aviez une île des Maldives ou un demi Sheraton pour vous tout seul.

Des images prises à la volée

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Cap au Nord – Nord Ouest : circuits grands spectacles.

Commençons par Mahajunga,

c’est une ville, une grande ville à l’échelon national.

"Une déculturation totale parmi les jeunes en particulier", pour reprendre les mots de mon mentor.

La perte de références et des valeurs morales qui constituent pourtant le socle de la société malgache.

C’est à la fois vrai et faux. Il suffit de bien s’entourer surtout le soir en bord de mer et de choisir un hôtel en conséquence. Les alentours sont superbes, mais il faut compter une journée par découverte.

Je cite pêle-mêle au Nord, la baie de Bombetoka pour une faune et une flore uniques au monde : oiseaux, lémuriens, reptiles, mangrove encore intacte. Accès par route, ou mieux par bateau ou pirogue traditionnelle, c’est enchanteur. Plus loin, distance double, la forêt communautaire d’Ankatsabe ou celle d’Andrema.

Dans les deux cas, vous  devrez obligatoirement vous faire accompagner d’un guide local et de préférence dormir sur place.

Retour sur Mahajunga dans les deux cas si vous n’avez pas fait le choix de vous réfugier dans un lodge où votre portefeuille en prendra un coup.

Au Sud, les îlots d’Antsoheribory et leurs immenses plages de sable fin qui courent à l’infini.

A 220 km, toujours ces foutues distances, les montagnes karstiques d’Andranomavo, ses grottes, canyons et piscines naturelles m’ont énormément plu malgré la chaleur écrasante. Avec ses pousse-pousse omniprésents, la ville a son charme colonial de jour et une pléthore de belles de nuit.

Il en faut pour tous les goûts, je ne fais que décrire un état de fait qu’il est impossible de ne pas remarquer.

Ensuite, direction Nosy Be, le Saint Trop’ de Madagascar.

Une île luxuriante d’à peu près 65 km de circonférence à 15 km de Grande Terre.

 

On y accède en bateau avec tout le pittoresque que cela suppose.

Sa capitale située au centre est Hell-Ville, non pas « ville de l’enfer mais, appelée ainsi pour reprendre le nom de son ancien gouverneur français. Nom usuel mais Andoany comme nom malgache.

Contrairement au reste du pays, Nosy Be est réputée sulfureuse mais sûre.

Une île idyllique, à voir son clip promotionnel à la fin de ce billet.

Ses alentours sont couverts de plages séparées par de petites montagnes qui plongent dans la mer.

En fait, Nosy Be résume Madagascar à elle seule. Riche comparée au reste du pays, elle n’en conserve pas moins ses bidonvilles partout dès qu’on s’écarte à 100 mètres des plages et il faut parfois le cœur bien accroché pour s’y aventurer.

Je l’ai fait alors, imaginez un conglomérat de baraques en tôle d’une pièce traversées par des égouts à ciel ouvert.

De la terre battue qui deviendra cloaque dès qu’il pleut, de la marmaille, de la musique à tue-tête et des détritus partout, partout.

C’est peut-être là "hell ville" dans l’enfer de la vie réelle, celle que les touristes ne feront évidemment jamais l’effort d’aller voir.

Changement de décor en bord de mer. Des magasins de souvenirs, d’élixirs bizarres, de coquillages, de merveilleuses pierres minéralogiques et, ici et là, l’une ou l’autre boutique où l’on vous propose des saphirs étoilés qu’on vous vend comme si vous aviez fait une bonne affaire.

Des gargotes à un euro cinquante et des restos, bien sûr européens, où vous aurez de quoi vous empiffrer, pardon manger du poisson du jour à cinq euros ou de la langouste, mais comptez alors vingt du kilo.

La surpêche étant passée par là, même les grosses crevettes sont devenues chères. Par pudeur pour mes amis malgaches, je n’y ai pas goûté.

0.JPGEn revanche, je me souviendrai longtemps de mes trois journées en mer.

Une en pirogue le long des côtes.

Une autre en barquette à moteur où j’ai pêché un mérou royal qui faisait passé dix kilos et qu’on a mangé le soir même avec mes potes pêcheurs sur la plage.

Il avait été convenu que le premier, on l’engloutirait ensemble, que je payerai tous les frais et que les suivants seraient pour eux.

Coup de bol, on en a sorti six plus ou moins du même poids.

Des carangues, des capitaines dont je ne connais pas le nom en français, poissons qu’ils se sont empressés de revendre à un euro soixante du kilo dès notre retour.

Mais alors, ils ont de quoi vivre, me direz-vous ?

Oui, mais c’est sans compter l’essence pour aller roder au large. A un euro du litre, tout va bien …sauf si la journée ne rapporte rien.

Le mauvais sort. Du quitte ou double...

Ils sont si peu nombreux à posséder une barque à moteur, de vieux esquifs qu’il faut écoper toutes les vingt minutes sous un soleil de plomb et qui se retrouvent amarrés le soir entre deux catamarans et autres bateaux de plongée sous-marine ou d’excursions, tous aux mains de Vazas, le nom donné par ici aux Blancs.

Quatre-vingt euros la descente à vingt mètres. Cela vaut la peine car ces gars connaissent leur boulot.

Le prix, plus d’un mois de salaire d’un local qui a la chance d’avoir dégoté un boulot, vous imaginez…

Et je ne vous parle pas de ce que je surnomme les safaris de deux ou trois jours en mer.

Bien sûr, le pêcheur expérimenté et qui a une canne – un objet rare - y trouvera son compte d’espadons et autres.

Ah non les mecs ! Permettez-moi d’être dubitatif si pas scandalisé. Coût minimal, 300 euros par jour, plus cinq cents litres d’essence – au prix européen s’il vous plait - et, comme le bateau ne possède pas de glacière, le poisson mort est rejeté à l’eau après la sempiternelle photo moi-je pour épater les copains au retour.

Quel crime de lèse-Majesté alors que nombre de locaux ne mangent pas tous les jours.

La dure loi de l’existence, mais pas pour tous…

Le patron du plus luxueux bar européen du coin, installé depuis vingt ans c’est vrai, possède un hélicoptère pour balader la jet-set ou qui se prend pour telle.

Quel décalage ! Les locaux les plus chanceux possèdent ou se louent entre eux des tuk-tuks qui vous baladent n’importe où sur 3 km à raison d’1/7ème d’euro le passager. Le taxi collectif qu’on utilise pour aller à la capitale à 11 km, revient quant à lui 75 centimes.

Vive l’aventure sur quatre roues et sans amortisseurs.

La bagnole est déglinguée et le pare-brise nécessairement fendu mais qu’importe, la musique salégy fonctionne à fond.

On s’y entasse à six, sept, huit et s’il y a des passagers en chemin, ce sera autant de recette en plus. Il faut bien payer leur dîme aux deux flics qui vous arrêteront à tous les coups en chemin.

Aux autres, les simples citoyens, d’user leurs tongs …s’ils ont des tongs au pied. 

Impossible d’esquiver le sujet des filles.

Non pas par morale qui est purement individuelle n’est-ce pas, mais parce que Nosy Be a la réputation d’être un nid à pédophiles si on connait cette affaire qui parle de chasse aux sorcières.

Cours toujours, je n’en ai pas croisé un seul, ni vu la moindre mineure parmi la gent féminine arpentant dès le matin la plage ou les discothèques qui chambardent jusqu’à cinq heures du matin.

Aucun guide touristique n’oublie d’en parler à longueur de pages, comme s’ils étaient en devoir de témoigner d’une soi-disant vérité forcément scandaleuse.

Vous en prenez ce que vous voulez. Toujours est-il que moi, qui ai les yeux bien ouverts, je n’en ai pas vu une seule.

Démenti formel donc. De là à prétendre que leurs grandes sœurs sont sages, mmh.

Les acteurs du tourisme veulent «dédiaboliser» Nosy Be

Nosy Be est bourrée, vraiment bourrée d’Italiens venus pour la plupart de Napoli avec des billets de 500 euros plein la poche.

Un de ces macaronis du Sud s’est fait piquer 10.000 euros dans l’hôtel d’à côté.

Bien fait pour sa tronche, il n’avait qu’à venir avec une carte bancaire qui a le désavantage de laisser des traces, mieux choisir ses relations d’un soir ou une chambre avec coffre.

Nosy Be, c’est ça aussi et ne comptez pas sur les flics pour vous aider, il y va de leur salaire. Butin et solidarité ont également un prix…

Nosy Be surnommée "l’île aux parfums" à cause de l’ylang-ylang, une fleur à la senteur paradisiaque qui ne pousse que là et que l'on en étête les arbres pour activer la floraison.

Il en faut cinq cents kilos et une multitude de journées de travail pour en retirer un litre d’huile essentielle qui devient le débouché principal du si suave "Chanel numéro 5".

D’autres crocodiles, des vrais ceux-là, se prélassent dans les sept lacs peuplant les hauteurs de l’île.

Si sacrés, on n’y touche pas, sinon ils finiront en sacs à main à 50 ou 20 euros la pièce comme la peau des zébus.

Dit en passant, ces zébus paissent toute la journée à l’extérieur, ce qui leur donne un goût royal qui vous réconciliera avec la bidoche, à condition qu’elle vous soit servie fraiche, ce qui n’est pas gagné d’avance.

L’électricité, ok mais pas toujours. De là à avoir de quoi se payer un groupe électrogène de complément, faut pas rêver…

Lonely Planet sur Madagascar présente ce périple dans le Nord.

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Madagascar, terre de contrastes.

La peste dont on parlait plus en Europe que là-bas parce qu'un Français en est mort, s’explique par cette coutume bizarre de transbahuter les corps des défunts d’une ville à l’autre en fonction des desiderata familiaux.

S'il faut donner une conclusion, à Madagascar, je m’y suis vraiment senti comme un poisson dans l’eau durant mes trois mois de séjour.

L’air y est pur, l’océan Indien d’un bleu turquoise ou profond dont vous n’avez pas idée, les gens éminemment chouettes à condition de savoir comment les aborder le plus souvent en français.

Je terminerai par le plus extraordinaire, une chance de voir deux baleines qui venaient de mettre bas dans les eaux chaudes avant leur périple retour pour se nourrir de krill aux confins du pôle sud.

Elles se baladaient à trois kilomètres au large. Pas de Japonais pour les harponner, ici c’est un crime.

Une d'elles s’est mise à sauter, c’était époustouflant !

Madagascar, j’y retournerai le plus vite possible.

A 70 ans, le temps presse, non ?

 

Rêvons à présent, les yeux ouverts...

Alain Sapanhine,

 

Bonjour Alain,

Merci pour nous avoir fait rêver de cette île lointaine en "Belge du bout du monde".

0.JPGUn paradis dans lequel on est riche de cœur pour pas cher si l'on est pas un touriste Vazas, friqué.

Un pays pas (encore) reconnu parmi les "Paradise Papers" et où ces "Papers" sont des passeports.

N'est pas bourlingueur qui veut avec de multiples passeports dans la poche.

0.JPGNose Be, je suis allé voir ce qu'en dit le livre "Le Routard": "Nosy Be n'a que peu de plages parfois isolées et toujours à découvrir. Ses problèmes sécuritaires et sociaux, sa mauvaise gestion des ressources n'empêchent pas de se trouve dans un cadre superbe. Le Parc national de Lokobe à la rencontre des caméléons, des boas et des lémuriens, invite à oublier le monde et ses tracas. L'île St Marie repose d'une visite trop épuisante sur la Grande Terre".   

Laisse-nous te rappeler que ton port d'attache a toujours été notre petite Belgique, une terre d’accueil qui a des imperfections administratives lourdes comme une porte cochère, logiques surréaliste et politiques à y perdre son latin.

J'ai écrit un jour dans "Être patriote aujourd'hui" pour un belge "Le patriotisme revient toujours avec les choses simples, moins avec les complexités politiques. Il faut être patient avec lui, car il change en fonction de tellement d'orientations et dans le temps. Alors parler de symboles et de la symbolique autour du patriotisme quand on vient de partout et n'importe comment jusqu'à en oublier les origines... ça craint toujours un peu... Alors, on se met à rêver à de bêtes convenances, des pistolets à l'américain, des cannibales dans l'assiette, du  steak frites, des moules, de chicons, de gauff... chantilli, de chocolat blanc ou noir, de bières, de foot... et on est content de revenir après des vacances prolongées pour retrouver la famille, les amis, les actualités locales et tout ce qui fait la différence par rapport à ce qu'on y avait trouvé et qu'on ne ressentait pas ou pas encore ailleurs."

Hier, pour parler de la météo du weekend, le commentateur de la radio disait podcast
Cela m'a fait ressortir cette vieille chanson de Guy Béard chantée par Françoise Fabian.


Puis, comme cette année Henri Salvador aurait eu 100 ans, un album vient de sortir en hommage de ce Monsieur qui savait rire de bon cœur.

Plus que 30 ans à tirer si on veut l'imiter.


Enfin, laisse-nous encore t'en rappeler avec l'aide de Nicolas Vadot qui, une nouvelle fois, miracle de la transmission d'idées, nous en fait le résumé de la semaine comme si c'était toi qui revenait d'une île lointaine.

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Eriofne,

 

Mise à jour 13 novembre 2017: Parler de la peste n'est peut-être rien par rapport à une autre maladie des régions tropicales: la malaria.

La plante Lariam qui produit la Méfloquin,  existe et est cultivée à Madagascar pour la contrer. Ses effets secondaires étaient remis en question: podcastet Stromae en a fait la dure expérience.

 

Mise à jour 15 novembre 2017: Un voyage à Mada


 

Commentaires

C'est toi que je remercie, Guy. S'il est facile d'écrire sur un sujet qui vous a passionné, ce l'est beaucoup moins de le mettre techniquement au point et là, le mérite lui en revient entièrement. Peu de lecteurs du blog, son bébé, se rendent compte du travail que représente le fait de sortir un billet toutes les semaines. Un travail gratuit, le seul qui a véritablement un sens. De temps en temps je l'y aide, toujours à sa demande. Le prochain sera sur Fuerteventura, l'île des Canaries que je vais quitter pour m'installer là-bas. Songez à Madagascar si vous aimez les découvertes hors du commun. J'espère juste que je vous ai fait saliver et que vous gardiez en mémoire les petits conseils que je vous ai apportés. Bien à vous tous.

Écrit par : alain sapanhine | 11/11/2017

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C'est pour que quand on m'a demandé si je pouvais écrire un billet en une heure, j'ai répondu seulement "NON".
Un article doit murir dans le temps sur plusieurs jours et plusieurs nuits.
Une rédaction et une dissertation, c'est la même chose.
Les profs du littéraire n'ont pas encore compris cela et perturbent les résultats des élèves lors des examens.
Écrire un texte, c'est la partie la plus simple.
Quand on imagine un sujet, quand on le prépare et quand on le structure, c'est alors que le travail commence et se termine bien ou mal.

Écrit par : L'enfoiré | 11/11/2017

Merci Alain pour ce merveilleux reportage il est surtout très complet ,je me suis régalé et pour tout te dire je l'ai lu deux fois et peut être fois demain encore une fois car il va certainement me faire rêver la nuit prochaine.
Le commentaire de l'enfoiré est tellement vrai que la nuit ne suffira pas pour te répondre correctement.
bonne chance et à très bientôt
Henri

Écrit par : Henri Duchâteau | 12/11/2017

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Bonjour Henri,

Il faut parfois parler des dessous des cartes.
Dernièrement, Alain écrivait "C'est fou le respect que vous manifestez sur une ligne pour quelqu'un qui prend la peine de composer depuis des années un blog qu'il tient presque à lui seul et lui coûte une énergie considérable. Je ne suis pas toujours en accord, et parfois en profond désaccord avec l'enfoiré." à la suite d'un zigoto qui se mélangeait les pinceaux.
Ce que celui-disait valait le détour et je l'ai repris
vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/04/07/world-papers-5785256.html#c8658836
Le mot "parfois" devrait en général être mis entre parenthèses.
Si nous avons le même âge, tout nous séparait dès le départ.
Nous faisons partie de deux mondes différents, parfois même opposés.
Une dissertation ou un rédaction était pour moi un calvaire à l'examen. J'étais ce qu'on appelle une nullité, donc,
J'ai découvert plus tard, 2 raisons:
- le temps imparti qui était bien trop court
- le sujet imposé qui ne se prêtait pas à mes pensées du moment.
J'ai passé mon test de maturité en math et pas en littéraire.
J'ai reçu une formation scientifique qui s'est muée dans les nouvelles technologies.
Pendant ma vie active, je n'ai jamais eu le temps d'écrire une ligne d'un roman ou d'un texte autre qu'un rapport et une appréciation d'un résultat.
La retraite venu, ce fut pour moi un challenge de commencer à écrire.
Écrire fait toujours naître les polémiques comme toutes les sciences humaines à un moment ou autre.
Rien à voir avec une science exacte qui impose une rigueur.
Alain et moi, avons créé un contact (en réalité c'est lui) mais je savais dès l'abord que cela pourrait dégénéré en clash.
Quand il s'est produit, je m'en sui amusé et j'en ai construit un sketch théâtral que je vous laisse chercher sur ce blog avec le titre "Le Chiffre contre la Lettre".
La lettre était son domaine qu'on appelle "littéraire", le chiffre, le mien qu'on appelle "numérique".
Nous nous sommes réconciliés avec le temps. Le temps arrange toujours les choses à l'avantage de chacun entre deux personnalités fortes.
On n'apprend rien à vouloir parler avec quelqu'un qui a les mêmes histoires
J'ai beaucoup écrit sur le sujet du numérique et de l'informatique
http://vanrinsg.hautetfort.com/informatique/
Voilà près de 13 ans sur ce blog et 12 sur un forum comme Agoravox (où j'ai rencontré Alain)
La suprématie des mathématique comme écrit rosemar
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-suprematie-des-mathematiques-197991
cartésien qui n'aime pas les illogismes et ce qui ne s'explique pas après une analyse de la source à l'embouchure que le hasard aura complété au milieu.
Ma passion n'y existe pas.
Même la conscience n'y est pas obligatoire dans ce monde rationnel.
L'Intelligence dite Artificielle n'existe pas puisque l'intelligence humaine est introduite dans les machines.
L'humanisme se transbahute toujours au transhumanisme dans ce monde numérique.
Oui, j'ai fait partie d'un "body" dans ce qu'on appellait du "body shop".
Aujourd'hui, on appelle cela de l'outsourcing ou outside helpqui passe parfois par de l'offshore.
C'est plus poli, mais dans le fond, c'est la même chose.
Ce billet aura une suite dans le suivant et partiellement dans le celui d'après.

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2017

Comme dans toutes vies, il y a celles qui sont vraies et puis d'autres qui cachent des faussaires qui ne se rendent pas compte de ce qu'ils font ou défont.
Des faussaires qui sont uniquement là parce que l'argent les y a attiré.
Le numérique, c'est une philosophie en elle-même..
Dans mon métier, j'ai été comme un poisson dans l'eau. Je n'avais pas besoin de paysages là pour me plaire. Ceux-ci m'étaient réservés pour la détente pour recharger mes batteries à des moments prévus de longues dates.
En début d'année, j'avais rencontré un jeune informaticien avec 20 ans de moins.
Un jeune belge qui pensait qu'il faisait partie de la gauche en faisant son métier qui dit "faire plus avec moins".
J'en parle dans ce billet
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2017/04/26/le-printemps-pour-passer-de-l-avant-et-changer-l-apres-5937063.html
Depuis, le contact est rompu.
Le pauvre, il n'a pas compris dans quel champ de mines, il mettait les pieds.
J'ai été un geek avant l'heure.
Je me retrouve avec des geeks fastoches de mon âge.
Aujourd'hui, le travail dans son sens original, c'est terminé.
Il ne payera plus.
Ce sont les idées qui ressemblent à l'oeuf de Colomb qui seront prisées.
Seuls ceux qui s'adapteront à la nouvelle situation survivront
Moi, j'ai lâché la bride. Je suis dépassé
volontairement malgré que je reçois encore toutes les semaines des propositions d'engagement.
Je n'ai plus rien à prouver

Écrit par : L'enfoiré | 12/11/2017

Parler de la peste n'est peut-être rien par rapport à une autre maladie des régions tropicales: la malaria.

La plante artémisia qui produit le médicament lariam avec la molécule de synthèse la Méfloquin, existe et est cultivée à Madagascar pour la contrer. Ses effets secondaires étaient remis en question:
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/02/2775510201.MP3

et Stromae en a fait la dure expérience.

Mais ce n’est pas parce que c’est une plante qu’elle est dénuée d’effets secondaires.

On ne tue pas un parasite avec du sucre !

Écrit par : L'enfoiré | 13/11/2017

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Le domaine de la santé occupe plusieurs pages dans le Lonely Planet
L'infrastructure médicale et hospitalière malgache est pauvre.
Manque de médicaments et d'équipements.
Pour les problèmes graves, il faut aller à l'île Maurice, la Réunion ou l'Afrique du Sud mieux préparés.
Aucun service d'ambulance en dehors de Tana.
Les précautions à prendre sont de l'ordre alimentaire. Fruits et légumes doivent être lavés à l'eau traitée.
L'eau minérale est à prendre.
Céphalées lancinantes, confusion mentales, dengue ne sont pas rares.
VIH/Sida est en augmentation (0,5% de la population)
Vers, insectes, méduses, scorpions, scolopendres, sangsues et tiques font partie de l'exotisme du pays en zone 2.
Le Grosphus ankarana est endémiqiue ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Grosphus_ankarana

Écrit par : L'enfoiré | 13/11/2017

Laurence, une amie, vient de me parler de la peste à Madagascar. C'est vrai que la maladie a fait la une de nos journaux occidentaux, bien plus que sur place d'ailleurs. A Mada, la peste existe depuis toujours à l'état endémique et se propage en général à l'aube de l'été austral, la différence étant que celle-ci est venue bien plus tôt que les autres années et, avec mille cas signalés - donc sans doute beaucoup plus dans les zones retirées, elle a frappé plus fort que de coutume. Mais relativisons, svp : la peste se contacte de deux façons : soit par bacilles dus à des éternuements de personnes atteintes, soit en étant piqué par des puces qui séjournent d'ordinaire sur le corps des rats. Dans l'un et l'autre cas, la maladie peut être soignée par antibiotiques à condition qu'elle soit diagnostiquée endéans les quatre jours. Assurance-vie relative, l'OMC en tient - peu c'est vrai, à disposition des autorités sanitaires locales.
Je préfère m'appesantir sur les raisons de son apparition saisonnière et elles sont doubles :
- d'abord l'état épouvantable, si pas l'absence, de réseaux d'égouts dans les grandes villes. Ils servent de vecteurs idéaux dans les quartiers les plus pauvres, principalement à Tananarive, Tuléar et Sambave. Je vous jure qu'il faut parfois le coeur bien accroché pour aller voir les conditions sanitaires des bidonvilles et même celles des Malgaches qui vivent avec trois dollars par jour, un salaire conséquent sur place. Arrêtons là cet aspect des choses, ni vous ni moi n'avons les capacités de les changer, tout au plus de soulager les cas que l'on rencontre ici ou là.
- ensuite et cela n'était signalé dans aucun journal : animistes dans l'âme, les populations rurales et autres ont une coutume que l'on pourrait qualifier de sinistre : les morts sont à peine enterrés dans un linceul et il est d'usage religieux de transbahuter dépouille et os de six mois en six mois partout où il y a de la famille, sans doute dans l'idée que chacun doit aider le cher défunt à s'assurer le grand passage vers l'éternel ou l'inconnu. Comme toute coutume, celle-ci reste vivace dans les esprits et il est quasi impossible, malgré les constantes mises en garde des autorités, d'y mettre fin.
Dans les zones dites de haut tourisme, dont Nosy Be, Sainte Marie, Fort Dauphin, Diego Suarez et Mahajunga, auxquelles j'ajouterai le Tananarive "pour touristes", la peste est inexistante parce qu'elle ne trouve pas de terrain favorable pour s'y développer, tout simplement. Nul doute que si la maladie explose, cela va faire le tour des organes d'informations, mais je pense qu'elle est sous contrôle et le risque carrément minime.
Pour les non-avertis et les affolés de principe, il n'existe pas de vaccins préventifs contre la peste. Cette histoire montée en épingle me fait penser à une nana rencontrée en son temps à Vientiane. Elle s'était tellement bourrée d'anti-palus qu'elle en était devenue malade. Il en va du Laos comme de Mada : si vous n'avez pas un état de santé normal, allez plutôt passer vos vacances tous bobos compris en Bretagne, aux USA ...ou aux Canaries par exemple.

Écrit par : alain sapanhine | 14/11/2017

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Au tour du maitre de ce blog à présent... Il est sûr que l'individu a plus de chance - enfin de malchance ! de contacter une saloperie microbienne, un virus malin ou une méchante piqûre dans les pays du tiers-monde qu'en si médicalisée ( et très chère ) Belgique où la sécurité sociale ...et les revenus que certains en tirent sont partie prenantes de notre modèle d'existence.
A ce niveau, je me sens économe, cela fait au moins 20 ans que je n'ai pas profité de ma mutuelle et ne m'en sens pas plus mal...
Guy énumère en fait des protections élémentaires à prendre partout dès qu'on quitte l'aseptique modèle occidental : de l'eau en bouteille, la capote pour les rencontres furtives ou autres et un lit à moustiquaire pour éviter d'être la proie légitime de ces méchants insectes qu'il énumère, en omettant celui qui est pour moi le plus répulsif : le scolopendre...
Pour le touriste féru de santé à tout prix, s'il va à Madagascar, je lui conseille de prendre une assurance-santé momentanée qui lui permettra en effet de se faire rapatrier vers la Réunion et tout son confort médical. A tort ou à raison, à raison vu qu'il ne m'est rien arrivé d'exceptionnel, j'ai choisi la seconde solution qui consiste à e pas nourir les compagnies d'assurances et me paye donc un bon doc local ( ou un Consul lao, mmh ? ) quand j'ai un problème. Insouciance peut-être, mais elle me convient plus que les calculs du genre ' et si cela m'arrivait, mon Dieu pourvu que je n'en meure pas, gardons toutes les chances de notre côté !!!
A ce compte-là, je préfère rester cloitré chez moi et regarder la TV, non ?
Chacun pense et agit comme il le veut, n'est-ce pas ? Oui, j'ai été piqué par une sale bête non identifiée tout en début de séjour. Je suis allé chez un docteur local ( avec trois gosses malades en sus ) et m'en suis sorti avec six jours de fièvre, un bras qui avait doublé de volume, des anti-histaminiques et une cure de Clamoxyl. Le tout, y compris la consultation pour les gosses et leurs médocs m'est revenu moins cher que ce qu'on appelle pudiquement chez vous le tiers payant ...pour moi tout seul !
Conclusion : mon virus, le plus grave, le plus inguérissable, c'est tout bêtement le voyage...

Écrit par : alain sapanhine | 14/11/2017

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Voici, filmé par un cinéaste à demi pro le chemin que j'ai parcouru ...en 3 mois entre Mahajunga et Diego Suarez :
https://www.youtube.com/watch?v=Ivi9X8I3W1g

Écrit par : alain sapanhine | 14/11/2017

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Bonne vidéo ajoutée en fin de l'article.
J'ai quelques fois parlé de ce qu'était le bonheur sur ce blog.
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/03/17/le-bonheur-c-est-toujours-pour-demain-5775766.html
Le bonheur, c'est surtout rire de tout et de rien, seulement heureux de vivre.
Nous l'avons souvent perdu dans notre atmosphère de sécurité relative que nous apporte le modernisme.

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2017

Je suppose que tu en avais entendu parlé
http://www.leparisien.fr/international/madagascar-lynchage-de-deux-francais-soupconnes-de-trafic-d-organes-03-10-2013-3192589.php
Cela avait fait une secousse sismique dans l'esprit des voyageurs.
Il y a eu une chute de fréquentation parmi eux dans les années qui ont suivi.
On en parle encore dans la communauté des résidents étrangers de Mada?

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2017

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Bien sûr que j'en ai entendu parler. Dans tout pays où la Justice n'est pas un modèle d'efficacité et la police d'un parti pris évident ne fut-ce qu'à cause de la différence de niveau de vie, ce genre d'évènement peut toujours se produire. l'incontrôlable rumeur publique a fait le reste et la foule dont, du reste, il est impossible qu'elle fut si nombreuse et qui n'a que faire des grands principes s'est attaquée à des marginaux ou réputés tels du fait de leurs frasques.
Deux choses :
1/ le Juge principal de Nosy Be a été remplacé suite à ces évènements
2 / Il est curieux de constater que dès qu'il s'agit de Madagascar, des faits - regrettables certes, qui se produisent partout sont systématiquement mis en exergue comme s'il y avait un devoir de saboter le tourisme sur l'île. A en croire certains guides et autres organes de presse, Madagascar est très dangereux. Qu'ils aillent donc voir ce qui se passe réellement en Thaïlande, au Venezuela ou même au Maroc où il est impossible qu'une femme puisse se promener seule, liste bien sûr non limitative. Sur ce, je ne vous conseille évidemment pas de vous promener à pied de nuit avec des billets plein les poches, surtout à Tananarive ou Diego Suarez.
Elémentaire, docteur Watson...
Revenons un instant aux marginaux : qu'il y a t-il de plus pénible pour notre image aux yeux des locaux de voir des Vasas pieds nus, repoussants de saleté, ne vivant que d'expédients, continuels emprunteurs y compris parmi la gent locale, bourrés à perpète sur le compte d'autrui et sans un rond qui végètent là où ils n'ont pas leur place ? Je ne défends pas le seul tourisme de riches que je trouve même scandaleux quand on connait le niveau de vie local, mais il faut comprendre qu'il y a des excès dans l'autre sens aussi. Le jour où une foule voudra se venger, il est sûr qu'elle s'attaquera d'abord, si pas exclusivement, à ceux dont la réputation de parasites est déjà faite. Je connais un cas et tout le monde, sauf lui évidemment, sait que le jour où il se retrouvera à proximité d'un quelconque délit, il va aussitôt casquer et, même s'il appert qu'il n'y était pour rien, personne, vraiment personne ne sera là pour le défendre au péril de sa propre vie. Apprenez donc, où que ce soit à l'étranger, à d'abord respecter le local et ses usages puisque vous n'êtes pas immergé dans votre propre culture, une évidence qui n'est pas partagée par tous, cfr les évènements para-footballistiques récents à Bruxelles-Ville...

Écrit par : alain sapanhine | 15/11/2017

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Un autre Nosy Be que je préfère ne pas voir : des clients à 200 euros la nuit et des larbins locaux à 80 par mois :
https://www.youtube.com/watch?v=vepy9htyCiA
Le luxe ostentatoire à 200 mètres de la misère noire..

Écrit par : alain sapanhine | 15/11/2017

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Oui, nous vivons dans un monde à deux vitesses.
Il y a clients et Clients.
Et tous les deux sont les bienvenus.

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2017

Et le système D pour toute technologie. Vous comprendrez pourquoi je trouve ce pays si touchant et les gens si sympas :
https://www.youtube.com/watch?v=G5QV2o2gRyU

Écrit par : alain sapanhine | 15/11/2017

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C'est exactement ce que je pense en disant qu'il n'y a que ceux qui s'adaptent à leur environnement qui survivront dans notre monde de fou.
Il faut rester "soi" et ne pas espérer ou jalouser quelqu'un d'autre.

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2017

Les Clients avec un grand C, personne n'est capable de vous dire s'ils sont les bienvenus ou pas, ils ne se mélangent pas avec la plèbe et se dorent le nombril sur des plages privées interdites aux locaux. Lorsqu'ils s'encanaillent, c'est pour aller s'empiffrer dans les deux plus chers restos de l'île ou faire des excursions, toujours les mêmes excursions sur des bateaux de croisière tenus par d'autres Vasas. Vous les prenez pour qui ?

Écrit par : alain sapanhine | 17/11/2017

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Quand je parlais de clients avec "C" ou "c", je ne parlais pas au niveau individuel, mais au niveau de l'économie d'un État.
Combien de clients avec un "c" faut-il pour remplir les caisses de l'Etat à la place d'un client "C".
382,2 dollars par habitant de PIB
9,5 milliards pour une population 25 millions
5ème pays

http://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/1164746-pays-pauvres/1191103-madagascar

Écrit par : L'enfoiré | 17/11/2017

Epidémie de peste à Madagascar: le bilan s’alourdit
INFOGRAPHIE - Depuis deux mois, 343 cas de peste ont été enregistrés à Madagascar et 42 personnes sont décédées. Les formes graves sont en forte..

Alors que le dernier cas français remonte à 1945, Madagascar fait face à son épidémie annuelle de peste. Cette année, le bilan de l’épidémie qui affecte depuis cet été mois l’île de Madagascar continue de s’aggraver. Depuis le 1er août, 343 personnes ont été contaminées par la peste et, parmi elles, 42 personnes en sont décédées, selon le dernier bilan communiqué samedi 7 octobre dans la soirée par le Ministère de la santé malgache. Dans la journée du samedi 7 octobre, 85 nouveaux cas ont été recensés, dont 6 mortels. La flambée épidémique a démarré après le décès d’un homme de 31 ans survenu au début du mois d’août à 50 kilomètres au nord-ouest de la capitale Antananarivo. L’épidémie s’est propagée «aux grandes zones urbaines, contrairement aux précédentes épidémies», selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les cas graves en augmentation

Apparue pour la première fois 1898 à Madagascar, la peste a été contenue jusqu’au début des années 1980, grâce aux efforts d’urbanisation et d’assainissement, à la prise en charge précoce par des antibiotiques et aux campagnes de désinsectisation par le DDT. Le pays enregistrait ainsi moins de 50 cas par an, principalement en milieu rural.

Mais depuis plusieurs années, la peste revient en force sur la Grande île. Madagascar est le pays le plus touché au monde par cette maladie infectieuse, suivi de loin par la République démocratique du Congo et le Pérou. L’année 2013 a été particulièrement marquée, avec 675 cas recensés, dont 118 décès. Une hausse qui s’explique, selon l’OMS, par «une dégradation du système de santé liée à la crise sociopolitique qui a frappé le pays au cours des dernières années». Désormais, la peste ne se contente plus des campagnes mais elle touche aussi les grandes villes. C’est sa forme pulmonaire, transmise par la toux, qui prédomine cette année.

Écoles fermées

Le Ministère malgache de la santé publique a activé des cellules de crise à Antananarivo et à Toamasina et tous les cas sont traités gratuitement. Le 6 octobre, le ministère de l’Éducation a décidé de suspendre les cours pendant une semaine pour les écoliers et les étudiants d’Antananarivo, de Tamatave, Majunga et Fenerive-Est. Dans cette dernière ville, un enseignant a été contaminé par la peste. Dans les quatre gares routières de la capitale, les passagers doivent désormais renseigner leur identité dans des registres. Enfin, le gouvernement malgache a également interdit les visites aux détenus dans les prisons de deux régions de Madagascar.

Pour sa part, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait savoir vendredi 6 octobre qu’elle avait fourni «1,2 million de doses d’antibiotiques au Ministère de la santé et à des partenaires, et (que) 244.000 doses supplémentaires sont attendues dans les jours à venir».
Comment se transmet la peste?

La peste bubonique et la peste pulmonaire sont curables si des antibiotiques sont administrés précocement. La forme bubonique de la peste se contracte par des morsures de puces infectées par la bactérie Yersinia pestis. Le patient contaminé présente des ganglions gonflés près de la morsure, qui virent au noir (d’où le nom de peste noire). Si la prise en charge tarde, le malade risque la septicémie ou la migration de la bactérie dans les poumons, ce qui entraîne alors une mort rapide (en 48 à 72 heures). La forme bubonique ne se transmet pas d’homme à homme, contrairement à la version pulmonaire, transmissible par voie aérienne, qui s’avère fatale dans près de 100% des cas en l’absence de prise en charge très rapide.

Selon l’OMS, le risque de propagation internationale de la maladie semble très faible. Pour cette raison, l’organisation «ne préconise aucune restriction aux voyages ou aux échanges commerciaux avec Madagascar». Cependant la compagnie Air Seychelles a fait savoir qu’elle suspendait ses vols à destination de la Grande île à partir du 8 octobre, à la demande des autorités seychelloises.

http://sante.lefigaro.fr/article/madagascar-fait-face-a-une-nouvelle-epidemie-de-peste/

Écrit par : alain sapenhine | 17/11/2017

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Quand Thomas Gunzig parle d'être vieux
... on est toujours le vieux de quelqu'un

Tout dépend de la valeur marchante résiduelle

Mugabe a enfin cédé la place à 93 ans...

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-cafe-serre?id=2280202

Ça me rappelle le billet "Vieillir en douce"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2007/03/10/vieillir-en-douce.html

Écrit par : L'enfoiré | 22/11/2017

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Madagascar, c'est loin...
La Sicile, c'est beaucoup plus pr^ès...

14 Belges ont déjà acquis une maison de campagne en Sicile pour… un euro

Plusieurs Belges semblent être tombés amoureux des maisons de campagne en Italie. Dans le cœur de la Sicile, certains villages déserts bradent littéralement leurs maisons pour des prix de vente à parti d’un euro. Actuellement, quatorze compatriotes se sont déjà laissés tenter et d’autres suivront certainement leur exemple.
De nos jours, avec des prêts impossibles et compte tenu du prix élevé des logements, acquérir une maison à l’étranger est souvent un rêve difficile à réaliser. Cependant, en Sicile, les municipalités de Mussomeli et Acquaviva, localités en pénurie d’habitants, cherchent à pousser des acquéreurs belges à acheter une maison dans leur village, rapporte La Capitale.
Récemment, Sofiane, un Liégeois vient de mettre la main sur une ancienne demeure dans le centre de la vieille ville de Mussomeli pour un euro.

Trois étages
La maison dont Sofiane est maintenant le propriétaire, compte trois étages, une véranda et un jardin. Treize autres Belges, dont deux Flamands, ont également acheté des maisons au sein des deux villages siciliens. Au total, 34 maisons de Mussomeli et d’Acquaviva ont été acquises par le groupe de Belges : 18 maisons pour un euro et les autres pour un prix entre 3.500 et 15.000 euros, ce qui reste encore une aubaine.
Mussomeli compte à peine douze mille habitants et Acquaviva, environ deux mille. Pour vous y rendre, vous devrez voler de Charleroi à Trapani. Ensuite, il vous faudra faire deux heures de route pour arriver à destination.

Citoyen d’honneur
Flavio Cioffi, un Belge d’origine italienne, s’occupe de la gestion entre les acheteurs belges et les deux villages. Cioffi a même été nommé citoyen d’honneur de Mussomeli au même titre que le roi Albert II et Paola. Dans peu de temps, il emmènera d’autres Belges vers les deux bourgs.

https://fr.express.live/2017/11/22/14-belges-ont-deja-acquis-maison-de-campagne-sicile-euro/

Écrit par : L'enfoiré | 22/11/2017

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Ce village suisse propose d’offrir plus de 20.000 euros à ses futurs nouveaux habitants

Une famille de deux adultes avec deux enfants pourra toucher près de 60.000 euros si elle décide de venir s’installer à Albinen, en Suisse. C’est l’initiative décidée par ce petite village suisse pour se repeupler.
Le village suisse d’Albinen ne manque pas d’idée pour lutter contre l’exode de sa population. Aujourd’hui, 240 personnes vivent encore à Albinen, mais pour combien de temps? Le maire de la commune, Beat Jost, ne veut pas que sa commune meure et pourtant c’est ce qu’il est en train de se passer. Trois familles auraient récemment quitté le village, ce qui a entraîné la fermeture de l’école. Or, plusieurs enfants vivent encore au village. Ils doivent aujourd’hui faire un long trajet en bus pour se rendre à l’école de Loèche ou de Loèche-les-Bains, peut-on lire dans l’édition suisse de 20 Minutes.

21.500 euros pour un adulte
Pour attirer de nouveaux potentiels habitants, la commune a décidé d’offrir 25.000 francs suisses (environ 21.500 euros) à chaque adulte qui s’installe sur son territoire. Mais pas seulement, Albinen compte aussi offrir 10.000 francs (8.600 euros) pour chaque enfant. En d’autres termes, une famille de quatre personnes pourraient recevoir 70.000 francs (60.000 euros) pour venir habiter dans ce village du Valais.
Selon M. Jost, Abinen est un village tranquille, on y respire de l’air pur, le soleil est abondant et la vue est imprenable. Mais ce ne sont pas les seuls atouts qu’il y a à mettre en avant. Le village est situé à 6 kilomètres Loèche-les-Bains qui est une station thermale, et à une demi-heure en voiture de Sion ou Viège. Deux grands villes où il y a possibilité de trouver de l’emploi.

Des conditions à respecter
Cette mesure un peu spéciale a fait suite à une pétition signée par 94 personnes demandant que la commune s’engage à mettre en place une politique active. En réaction, la commune a mis en place ce système proposant des sous à qui voudrait s’installer à Albinen. Mais, bien sûr, certains conditions doivent être remplies pour bénéficier de cette offre.
Les adultes doivent être âgés de moins de 45 ans et ils doivent s’engager à résider au moins dix ans dans la commune. Le président de la commune, a également précisé à 20 Minutes, que le montant de l’investissement est fixé à 200.000 francs suisses minimum, et qu’il ne pouvait pas s’agir d’une résidence secondaire. Petit détail aussi, Albinen n’est pas prêt à recevoir des offres de complexes immobiliers.

https://fr.express.live/2017/11/22/village-suisse-propose-doffrir-plus-de-20-000-euros-a-futurs-nouveaux-habitants/

Écrit par : L'enfoiré | 22/11/2017

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