Vive le politiquement correct ? (08/03/2019)

1.JPG8 mars:  journée internationale du droits des femmes. Après le "#me too" et la "ligue du Lol", voici en plus militant, la première grève des femmes pour ce vendredi et le bruit sous toutes ses formes à 14:00.

Les infidélités de notre mémoire impose parfois de faire le point en étudiant les tenants et les aboutissants pour soi-même et envers les autres.

L'altercation plutôt virile dont j'avais été parfois le provocateur et parfois la victime, bien malgré moi m'a poussé à me poser certaines questions. Le monde serait-il bipolaire au lieu d'être multipolaire?

Une autre avec une auteure de livres qui avait une thèse de doctorat en littérature comparée qui écrivait son aversion vis-à-vis des riches dans "Aux riches et à leur président".

Un peu par hasard, je suis tombé sur le livre "Manuel du savoir-vivre aujourd'hui" de Michèle Curcio et cela m'a fait réfléchir quelque peu.

Un livre tout neuf d'aspect, cartonné de très belle facture qui pourtant datait de 1981.

Un livre qui décrit le "politiquement correct" de l'époque.

Qu'est-ce que le politiquement correct d'après wiki?

Pour la dénoncer, il désigne, "principalement, une attitude véhiculée par les politiques et les médias pour policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de population, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmités, de classes sociales ou de préférences sexuelles. Le langage politiquement correct utilise abondamment l'euphémisme, les périphrases, les circonlocutions, voire les créations de mots et de locutions nouvelles dans un concept de contrôle social du langage, de le revendiquer comme légitime et même d'y intégrer toutes contestations.

En France, le concept se résume à la langue de bois. Aux États-Unis, à la censure et l'atteinte à la liberté d'expression qui inspirerait l'évolution du multiculturalisme, de l’identité politique, de la sociologie et servirait la cause des mouvements progressistes tels que le féminisme.

Un cadre qui fait valoir une éthique et des principes dont la critique systématique serait dangereuse en annihilant toute pensée critique par sa seule force d'intimidation, par son dogmatisme qui devient une technique facile pour faire taire tous au nom d'une cause juste pour ne pas s'exonèrer  de l’antiracisme et de tabous comme l’égalité entre les femmes et les hommes, sans arguments, de connaissances établies et/ou de faits solidement constatés, pour avoir raison.

Le politiquement correct » serait devenu presque automatique pour disqualifier toute pensée critique au prétexte de combattre les abus d'une certaine gauche intellectuelle. Les champions du « politiquement incorrect » seraient les rois du prime  dont leur posture prétendue rebelle, jouit d'une domination sans partage".

Alors voyons cela dans ce manuel de savoir-vivre de 1981.

 

Préambule du Manuel du savoir-vivre

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1. Le savoir-naître

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2. Le savoir-grandir

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 3. Le savoir-convoler

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4. Le savoir-communiquer

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5. Le savoir-correspondre

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6. Le savoir-inviter

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7. Le savoir-plaire

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8. Le savoir-vivre à l'étranger

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9. Le savoir-finir

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10. Le savoir-conclure

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Le savoir-conclure d'aujourd'hui aurait pu se retrouver dans le préambule de ce manuel qui se terminait par "Soyons heureux de constater que le savoir-vivre ne répond plus strictement à sa classique définition de l'ensemble des bons usages qui ont régenté les relations humaines au sein de l'aristocratie pour se transformer en désir sincère de se rendre agréable avec ses contemporains pour susciter l'image d'une existence heureuse".

S'il se voulait actuel en 1981, il ferait sourire aujourd'hui en donnant l'impression de parler d'une autre planète ou de se trouver à des années lumière. 0.JPG

A l'époque, dans des relations en face à face, la résistance se faisait plus dans la diplomatie qu'aujourd'hui. Pour un mécréant mais penseur, l'hypocrisie généralisée était bien présente au niveau pouvoir spirituel et temporel.

Le silence interdisait de s'affirmer avec force et d'oser résister.

Dans ce manuel du savoir-vivre, les relations hommes-femmes n'étaient qu'effleurées alors qu'elles auraient pu être commentées dans un chapitre entier.

Ces convenances étaient là pour faciliter le comportement social, pour éviter les erreurs et se conduire agréablement dans la diplomatie en déterminant ce qu'il faut dire, faire et prévoir dans des toutes les circonstances de rencontres. 

Mais le temps passe plus vite qu'on ne le pense...

... et les idées avec lui...

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1.JPGAujourd'hui, il est question de circonstances soulevées dans la virtualité d'Internet et de ses nuages nébuleux au hasards du temps.  

Les violences physiques et verbales se sont introduites dans tous les processus.

Ce ne sont pas les séries télévisées "Meurtres à ..." ou les films à suspense ou encore les vidéos pour jeunes qui prouveront le contraire.

Nous sommes très loin des manifestations non-violente du style de Gandhi qui ont la préférence.

Il ya aujourd'hui près de mille manifestations par an en Belgique avec Bruxelles comme centre névralgique. Cela va de la dissidence à la grève dans un melting pot de raisons.   0.JPG

J'ai déjà parlé des faux-contacts, du théâtre des faux-gentils, de la "méchanceté, tout un art", de "Cultiver des relations vraies", de "Comment dialoguer sans agresser", parler de ma manière de le concevoir dans "Syndrome de Eriofne" et pour couronner le tout, des billets sur cette relation binaire entre femmes et homme "Femme, l'avenir de l'homme", "Le martien et la vénusienne","La femme, le fil rouge de 2018" suivi de "En 2019, des gilettes jaunes aux culottes roses".

Pour son nouveau film "Le mystère Henri Pick", Lucchini était interrogé : "L’histoire d’une imposture d’un best seller menée par Jean Michel Rouche qui voulait la vérité alors que la société ne fonctionne que grâce aux mensonges comme des fantasmes de mai 68. Parce que je dis ce que je pense,  il y aurait la bagarre", disait -il. Si certains disent en face d'un interlocuteur ce qu'il écrivent sur des forums de discussion aujourd'hui sous le couvert de l’anonymat, il y aurait eu de la bagarre.

En général, les gens ont des convictions personnelles dont ils ne veulent pas déroger:podcast

0.PNGLes mensonges passent désormais à mots non-couverts dans le "cloud", où apparait l'indicible légèreté de l'âme des hommes et des femmes dans toutes leurs faiblesses et toutes leurs forces respectives.

Jeudi, Edwy Pienel de Mediapart était interrogé au sujet de son livre-essais "La victoire des vaincus" en parlant des Gilets jaunespodcast. Tout y était dit ou presque.
"Dommage que Mediapart est trop français et que souvent, les noms cités ne disent rien à un lecteur étranger", ai-je toujours dit. Mais, interrogé chez nous son discours était plus général.

Personnellement, sans conseil, je suis grimpé sur une première marche de l'échelle sociale à la force de potentiels, d'optimisme et parfois par d'opportunisme qui cachaient une certaine dureté pragmatique sans faire semblant ni vers le haut ni vers le bas. J'ai souvent joué au gilet jaune avant l'heure en solitaire sans chercher à avoir des coéquipiers. 

1.PNGCurieux de tout, narguer, rivaliser ces soi-disant élites et vis-à-vis de tout ce qui ne me semblait pas jouer avec les bonnes cordes de l'instrumentalisation, devenait une sorte de sport intellectuel. L'éclectisme des sujets permet de casser les convictions parfois trop imprégnés dans les circuits de cerveaux trop rigides.

Les sciences cognitives informent que l'intelligence ne se révèle pas dans les neurones mais dans les connexions qu'ils ont entre eux via les synapses.  0.JPG

Aujourd'hui, retraité, j'ai passé mon temps. Je ne me considère plus en mesure d'assumer cette résistance mais en arrière-plan, je reste curieux de l'évolution tout en racontant quelques souvenirs et réflexions devant mon rétroviseur du temps.

L'"épi-phénomène" des Gilets-Jaunes démontre que la violence a pris le pas pour faire comprendre à l'autre son mal-être, son spleen devenu généralisé dans nos pays occidentaux qui trouve sa correspondance dans la violence opposée des CRS.

Ce mouvement a choisi dans l'excitation et la tourmente, un esprit de relative "solidarité" avec des casseurs qui s'interposent toujours dans de tels mouvements.

Cette dégénérescence de l'idée aboutit souvent à jouer un rôle de kamikaze...

Apprendre à l'autre et par l'autre, est l'option et la discipline qui m'ont souvent accompagnées par des confrontations à la recherche de consensus.

L'anarchie par l'extrémisme a le travers de ne pas chercher comment reconstruire avant de détruire un "système".

L'envie de plus de richesses à épier ceux qui arrivent à sortir de ce spleen actuel, aurait pu donner de nouveaux challenges d'aller plus haut plutôt que de souffrir de ses effets comme le chante une femme, "Tina Arena", en 1999... Il y a 20 ans...


L'article "Le Temps des bouffons" du Monde diplomatique commençait par "Trait caractéristique des classes dirigeantes, la certitude de ne devoir sa position qu'à ses propres mérites s'accompagne d'un intense contentement de soi : hors du commun, on survole le menu fretin. Mais, connaissant d'expérience l'irritabilité des classes populaires, patrons, hauts fonctionnaires et intellectuels tâchent, dans la mesure de leurs capacités, de limiter les manifestations publiques de condescendance".

En 1985, Pierre Falardeau (1946-2009) a saisi l'un de ces moments de félicité où l'élite se déboutonne alors que réunis à l'hôtel Queen-Elisabeth, les membres du Beaver Club célébraient le deux-centième anniversaire de leur cénacle de maîtres du commerce de la fourrure.

Contemporain de Falardeau, j'ai essayé de comprendre mon époque sans y parvenir complètement.

Au lendemain de la guerre, les gens revenaient de cette période de frustration et voulaient s'amuser.

Le "chacun pour soi" commençait de cet esprit avec une volonté de récupération du temps perdu.

Mais c'était aussi une époque pendant laquelle un maître d'école était sur une estrade avec une relation qui allait en sens unique, de lui vers ses élèves.

Un enfant qui se rebellait et se plaignait de l'autorité, revenait chez lui en recevant une correction supplémentaire de la part de ses parents sous forme d'une gifle magistrale pour brider toutes initiatives "malheureuses".

Aujourd'hui, ressortent les sévices que les enfants et les femmes ont dû endurer pendant ces années de "silence".

1.JPGL'école d'exception était pourtant celle du type Decroly avec une pédagogie qui laisse libre cours à l'écolier et à l'étudiant de développer sa personnalité. Le problème c'est qu'elle restait à la seule portée d'une élite avec ces principes de bases:

  1. L'enfant  y apprend globalement pour qu'il passe ensuite au particularisme et à l'analyse.
  2. Les centres d'intérêts de l'enfant comme guide de l'éducation.
  3. L'environnement naturel qui met l'enfant dans une situation de découverte.
  4. L'école atelier ou  laboratoire dans laquelle l'enfant vit et agit dans l'éclatement des lieux d'apprentissage "du concret vers l'abstrait".

Cet enseignement reste plus adapté aux méthodes d'enseignements universitaires que les enseignements classiques de transmissions d'une connaissance qui crée beaucoup d'échecs pour cause de mauvaise compréhension et de peur des élèves de questionner plus et de répéter ce qui était mal compris auprès de l'enseignant.

Le conservatisme régnait et l'enseignement judéo-chrétien s'était intégré intelligemment dans cette brèche de communautarisme pour maintenir une orthodoxie qu'on devait adopter sans discuter sous peine d'être disqualifié ou excommunier.

Avec mai 68, la jeunesse est passée du rien au tout.

L'enfant devenait roi avec des droits mais sans devoirs.

L'argent par l'éducation devenait la seule manière de donner une occasion à son potentiel pour changer son statut. Il fallait réussir à l'école coûte que coûte. Les années 80 ont mis de l'emphase dans cette vision du monde auprès des Junkees et le socialisme a pris du champ de retrait avec Miss Thatcher et son copain Reagan.

Les "diamants bruts" qui sommeillaient en les jeunes de l'époque, demandaient à être policés pour obtenir l'éclat nécessaire au savoir-vivre en société par des règles nouvelles et une justification plus pragmatique mais qui n'entraient plus dans une conception de vie en société.

Le socialiste apparaissait plus ou moins lointain comme une bonne solution finale mais sans se presser.

Les élites avec leurs règles de protocole aux surnoms "honorables" de "Instituteur", de "Professeur", de "Docteur", de "Maitre", de "Sire" n'étaient plus vraiment de mise puisque l'égalité était désirée et accessible à bien plus qu'une élite pour se rejoindre sur ce piédestal.

Le culte de la personnalité, les idoles sont devenues des vedettes, les chanteurs, les acteurs, les joueurs de foot, devenus internationaux... Ce culte de la personnalité "old fashion" est encore intacte dans des pays comme la Chine ou la Corée du Nord. 

Tous ceux qui gagnent de l'argent et du pouvoir mais en dehors des politiciens dénigrés qui gagnent eux bien leur vie mais à des niveaux bien inférieurs à ceux que je viens de citer.

Devenir rebelle à tout ce qui ne se justifiait pas ou n'était pas essentiel au départ, restait encore dans les tiroirs. Les choses apprises semblent conforter dans ses idées et convictions.

1985, Jean-Jacques Goldman chante comme je l'ai fait

Une ouverture d'esprit à 360° en brisant tabous, plafond de verre ancestral et finir par exister et être respecté, n'a pas encore dépassé cette période de transition dans laquelle certains végètent.   

Non, devenir adulte, cela veut dire ne pas nécessairement tourner sa langue sept fois dans la bouche avant d'exprimer une opinion mais réagir immédiatement et pas en espérant un effet retard avec la note de musique numérisée qui avait été mon environnement immédiat. Une fois pour toute, sachez que si vous ratez le coche à sortir votre répartie, vous êtes foutu, c'est dans les poubelles de l'histoire. Les poubelles sont récupérées par les éboueurs du temps à recycler.

Aujourd'hui, après cette contrainte au silence générique, il y a eu ce sentiment généralisé de perte de repères dérobés sous des fondations de papy-boomers, de geeks fastoches, éduqués sans les nouvelles technologies. Ceux-ci n'ont pas vu venir ce qui allait se passer dans ce changement trop rapide et trop profond pour eux.

Les jeunes ont un autre langage moins châtié, moins "châtré" qu'ils confrontent sur les réseaux avec leurs aînés qualifiés d'anciens, voire de "croulants".

Bien que moins sensibilisés, la génération des baby-boomers a aussi été pris de vitesse mais ont été aussi sacrifiés sur l'autel de l'emploi ou de son manque à se retrouver avec avec BAC +n sans emploi en récompense des efforts consentis.

J'ai eu la chance d'avoir contribué de manière indirecte au développement en informatique depuis ses quelques débuts et connu le monde d'avant les réseaux sociaux qui ont à peine 30 ans d'âge.

J'ai compris les concepts qui en faisaient partie. La logique de faire plus avec moins devait déboucher sur ce qu'ils endurent aujourd'hui.

Je n'ai jamais été coincé par le dispositif qui aliène les jeunes actuels au risque de faire un pas de côté par rapport au paradigme numérique qui s'en est suivi.

J'ai toujours considéré qu'il s'agissait d'outils de travail comme d'autres et jamais une raison pour tout lui consacrer en temps.

A la base, le numérique n'était pas destiné au grand public. Il l'était pour l'armée, pour accélérer les calculs des votes, pour l'armée, pour les universités et pour les entreprises. En 1980, Bill Gates a changé la première donne en donnant accès à ce domaine avec le PC grâce à la  pub du "user friendlyness" de Windows et de son idée fameuse de "Plug and Play".

Aujourd'hui, la crise aidant, c'est la grogne, emportés par une logique qui a dépassé l'entendement des processus toujours sans en comprendre les concepts dans tous les contextes et sans les consolider.

Le politiquement-correct nouvelle vague, est né dans la tourmente et la surprise de ces effets alors qu'il était en gestation depuis bien plus de 30 ans.

Ce sont les mouvements d'extrêmes gauche et droite qui récupèrent les âmes désorientées à rechercher les responsabilités parmi les "élites", la mondialisation et les étrangers sans vraiment localiser où il en est question dans l'échelle sociale.

Les responsabilités existent pourtant à tous les échelons de la société avec une impression de scier la branche sur laquelle on se trouve, mais on ne peut plus reculer. Il faut continuer et y trouver sa voie, sa nouvelle voie.

Les informations se sont mises à circuler par des propagandes mélangeant vérités et fausses informations pour couronner cette situation instable.

La démocratie participative sous le chapeau du nationalisme semble s'associer avec le peuple qui pense reconquérir le pouvoir pour remplacer la démocratie représentative alors que ce peuple n'a pas été formé pour le contrôle d'un tel État fort et puissant. Combien de personnalités des médias se sont risqués en politique, qui avait le plébiscite des spectateurs et en sont revenues déçus et décontenancés. 

Les États se sont centralisés dans des blocs d'influence à l'américaine, à la chinoise et bientôt à l'asiatique tout court. L'Europe ne peut perdre cette notion morcéllée comme elle l'est actuellement.

L'idée européenne n'a plus ce souffle du départ et sera menée indubitablement par les autres blocs qui eux ne font pas dans le détail et la fine bouche.

Aux dernières nouvelles, la Chine prend des mesures pour son économie qui avait ralenti en 2018 avec 13.189 milliards de PIB par rapport à 2017.

Pas de péril en la demeure puisque psychologiquement, le Chinois voit son futur meilleur que son présent, convaincu de disposer du meilleur système qui a fonctionné dans l'histoire, pour se civiliser.

De nos jours, ce sont les idées neuves et originales des startups qui intéressent les grosses boîtes, ce qui rendra à terme l'école traditionnelle qui suit des programmes d'antan parfois totalement obsolète et désynchronisée avec les besoins actuels.

Oui, je l'avoue, j'ai testé Alina Reyes, elle qui avait fait des études littéraires.

C'est ici que je fais intervenir cette conversation avec un bon copain. 

Ce qui explique que tes mêmes propos n'ont pas la même résonance chez tous. Des propos peuvent ainsi tuer et te tuer", m'écrivait-il.

- Évidemment. Comment peux-tu comprendre que j'aime être contredit et que l'on peut me dire n'importe quoi, avec franchise et sans hypocrisie? Quand on est soi avec toutes ses propres différences, on ne peut jamais être d'accord à 100% au sujet de n'importe quoi. La richesse des idées qu'apporte l'ensemble des idées, est à ce prix. Ce sont les intégrismes qui sont à combattre. On apprend cela en philosophie par la morale à discuter de tout sans contrainte.

A chercher une réponse pour confirmer sa méthode de vie, on reste sur le banc sans rien apprend de nouveau. Garder le respect de l'autre, est un must sans forcer l'autre à accepter d'autres idées mais en défendant les siennes en les expliquant.

- Dès le plus jeune âge et au fil des années, tu t'es forgé une carapace et TOUT glisse dessus. C'est une des nombreuses façons de "se protéger" du monde extérieur, la pire étant de quitter volontairement ou involontairement ce monde. Tu essaies, par phishing, de percer la carapace des autres. Un jeu ? Un passe-temps ? Un hobby ? Si ça t'amuse. Tu connais l'expérience des 3 catégories de rats. Les uns reçoivent à manger et des coups de bâtons, d'autres reçoivent à manger et reçoivent des caresses, enfin d'autres reçoivent à manger sans rien d'autres si ce n'est l'indifférence totale. Lesquelles dépriment et meurent en premier ? Chacun a besoin de "strokes"

- Bien sûr, que je prends de la hauteur sans me protéger des attaques potentielles. Je me sens très proche des philosophies antiques grecques avec Socrate, Platon et les stoïciens. Ils n'ont pas eu de fin facile. Dans ma classe de pensée, il n'y a ni premier ni dernier. Tous égaux à chercher ce qui marchera en PPCM ou en PGCD.

- On va tous à pied à la toilette, même le roi ou le pape (lol)

- Et certains auront du papier doux à la toilette pour se caresser les fesses et ce qui les sépare et d'autres du papier journal. Dans la virtualité d'un forum, il faut creuser les limites de chacun pour trouver le lien adéquat avec ce qu'il raconte puisque souvent l'à propos est inexistant ou totalement flou. C'est à dire qu'il faut tester ces personnages sortis de l'ombre que l'on n'a pas en face de soi.

- C'est ce que les gens n'aiment pas: être scruté et analysé.
- Bien sûr.Pour te répondre, je vais faire un petit cours d'électro-chimie nucléaire, avec un peu de poésie. La table de Mendéléïef a 150 ans. podcastCette poésie vient donc bien à propos. N'ai-je pas reçu une formation de chimiste patenté?
Un atome, c'est un noyau avec des protons ayant une charge globale positive, des neutrons sans charge - dont on se demande quel rôle, ils jouent -  et des électrons de charge négative qui gravitent autour sans tomber sur le noyau à la force centrifuge. Ils cherchent.... La valence chimique est réservée à la dernière couche de ces électrons généralement instables sous forme d'ions. Tandis que tout ce qui a la même polarité électrique ('+' et '+' ou '-' et '-'), se repousse, cette dernière couche ionisée va chercher à trouver plus de stabilité. Ces électrons libres ont la bougeotte. Un autre atome différent passe par là avec le même problème. Miracle, il a exactement ce qui lui manque. Un nouvel idylle nait. Les atomes fusionnent pour faire naitre une molécule plus stable. De proche en proche, les molécules reprennent leur chemin plus grosses et recommence d'autres mariages en devenant plus instables. Ils essayent de réguler les nombreuses familles moléculaires en perdant leur matière et en irradiant de l'énergie.
Ce n'est plus des électrons libres. Ce sont devenus des amalgames de molécules trop gros pour vivre correctement ensembles.
- C'est une nouvelle provocation gratuite?
- Pas vraiment. Bernard-Henri Lévy disait récemment: "Je ne cherche pas la provocation. Mais j’aime être libre". Je n'aurais pas pu dire mieux.
Dimanche 3 mars à la radio, la liberté était considéré comme un sujet d'importance podcast que j'ai ajouté à la liste des "petits bonheurs".
Cette liberté, est-elle réservée à une élite de dire ses quatre vérités?
Si c'est le cas, je ferais partie de l'élite ne me sentant aucune contraint que pour les obligations essentielles de vie en commun. Ce blog est gratuit. L'argent le pourrirait.
Le 28' de ARTE a inventé des femmes, toute la semaine. Lundi, ce fut le tour de Philippe à Phia Menard, "La métamorphose est mise en scène" mais pas en rue et pas sans risques pour contrer l'obsession latente du "Demeure chaste et pure"podcast.
Si j'ai peux vexer dans mes réponses, je fais amende honorable mais à un vieux singe, il ne faut pas faire de grimace et je garderai ma franchise.

Ces années 60 et ces hippies dont je faisais allusion dans l'article sur les stratégies différentes des intelligences avaient ce quelque chose de liberté qui a disparu.

0.JPGActuellement, malgré le progrès affiché, nous sommes dans la phase 3.0 de "Opérations main-propre" dans tous les horizons. Réapparaissant par la petite porte quand ce n'est pas la fenêtre, elle réduit d'autant les libertés individuelles avec les séquelles du passé.1.JPG

La pédophilie, religieuses violentées et homophobie au sein de l'église, ressortent des archives et  de l'ombre ces pratiques de bipolarité des sexes podcast.

L'émission "A votre avis" en débattait.

Le sexe comme le 3ème pouvoir après l'argent et le pouvoir spirituel.

L'esprit chrétien du départ a évolué et à créer une brèche comblé par l'islam qui à la base de ses "prédicateurs" n'était pas vraiment dans l'esprit "aimez-vous les uns les autres". Allah est tellement grand que (faire) mourir en son nom ne rend jamais responsable et encore moins coupable pour la justice des hommes comme on l'a vu au procès de Nemouche et Bender: "Pas des enfants de chœur mais pas des terroristes". Les femmes qui reviennent de Syrie avec leurs enfants deviennent un problème majeur.

Bien sûr qu'il fallait dénoncer les malversations et les exactions en dehors de la confession et les quelques 'AV' et 'Pater' à réciter comme pardon, mais... il reste bizarre qu'elles soient restées en veilleuses et réapparaissent toutes rassemblées en vrac quand la bouilloire est bouillante et non au moment où les choses se sont  passées.

Les carrières techniques n'étaient pas dans les cordes des femmes au début de ma carrière. Aucune femme sur les bancs des cours d'informatique.

Cela a beaucoup changé depuis.

Pourtant, il y en a une qui a cassé ce sentiment de non-informatisation des femmes: Grace Hopper.

Elle a été la conceptrice du premier compilateur en 1951 (A-0 System) et du langage COBOL en 1959.

Dernièrement, à la suite d'un billet intitulé "Les « gentils » rougeots VS les « méchants » jaunards", j'entamais une discussion avec un certain intérêt

Le peuple devrait rester souverain, était-il dit?

0.JPGQuel peuple?

Celui de la rue qui souvent se perd en conjectures.

Voici, deux mois qu'avec avec Bolsonaro, le Brésil "se libère" du «politiquement correct» et du socialisme et des élites c0.JPGorrompues.

Avec les mêmes dénonciations, il suit Donald Trump et tous les chefs de gouvernements européens de l'Est qui ont été élus pour "nettoyer" les élites dont ils font partie sans le dire et abolir la corruption dont ils sont affublés de "Tous pourris"? 

Les raisons de ce soulèvement devraient se rechercher à la source d'un fleuve qui arrive à l'embouchure après avoir traversé scories et alluvions dans un hasard de méandres. Les infidélités de notre mémoire, nous en empêchent peut-être pour comprendre où le bât a blessé à l'origine.

N'est-ce pas un peu tard à notre époque où le buzz fait sortir de l'ombre avec les polémiques au détour d'une réflexion, d'une impression malheureuse dite sur la toile?

0.JPGLe plus fort, c'est qu'elle collera aux basques sans humour pendant des semaines comme le formulait mardi pour le carnaval, Bruno Coppens podcast. 0.JPG

Mercredi, Thomas Gunzig nous rapellait les procédures du savoir-vivre en période de campagne électorale... en expliquant mieux que je ne le pourrais, les dérives du savoir-vivre par ce qu'il faut faire et surtout ne pas faire.... podcast.

J'ai parfois cette question qui me brûle la pensée: "Les femmes veulent avoir l'égalité des droits comme les hommes ou au contraire rester particulières ou singulières dans un clivage plus secret?".

Le politiquement correct via la galanterie envers les femmes considérant qu'elles sont plus faibles que les hommes (esprit qu'elles payent au prix fort), ne fait-il pas bon ménage pour institutionnaliser l'hypocrisie?

Que voulez-vous, ce serait un monde tellement lassant, tellement peu intéressant si tout le monde avait les mêmes manières de construire sa vie en même temps et dans le même environnement entre les femmes et les hommes.

 

Eriofne,

 

0.JPG10/3/2019: Les animaux n'ont aucune notion du politiquement correct, ni du savoir-vivre et pourtant, ils savent comment vivre ensemble d'instinct.

Exposition, ce dimanche :

Photos:

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Autre exposition au Shopping Center, des animaux préhistoriques qui se meuvent:

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14/3/2019: "Où sont les femmes" chanté par Bruno Coppens-Juvetpodcast

21/3/2019: Dans l'art, être politiquement correct ne fait pas progresserpodcast

22/3/2019: Réflexion sur le crime de lèse majesté de la liberté d'expressionpodcast

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