Je suis drôle (24/04/2026)
Dès que j'ai entendu la sortie du livre "Je suis drôle" de David Foenkinos lors de la Foire du livre, je me suis dis que c'est un sujet qui me bottait.
Ce billet est aussi une suite de "A la recherche du bonheur perdu".
Son personnage, Gustave Bonsoir a un nom particulier. Il se sent abandonné. Il croit comprendre une chose essentielle : faire rire, c'est être aimé. Alors il décide de faire rire tout le monde. Pour lui, ce sera sa force, son talent, sa politesse envers les autres. Il veut en faire un métier et une identité.
En grandissant, Gustave suit des cours de théâtre, puis il s'oriente vers le cinéma, sans grand succès.
Il n'a pas prévu qu'être drôle pourrait devenir dangereux.
C'est vrai, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde, alors que quand il s'agit d'être triste, on vient vous consoler.
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Préface
Comme d'habitude, je me suis attelé à repérer quelques principes et concepts notés lors de la lecture du livre de David Foenkinos.
"Rien n'est plus drôle que le malheur", Samuel Beckett
"Quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter dans une vérité mystique".
"Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme", Winston Churchill.
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Première partie (p.13-121)
Conchita, Charlotte Solomon, René Magritte, Modigliani, Chapelin, Frida Kahlo, Madonna, Jim Carrey, Marilyne Monroe, Léonardo da Vinci, Dostoïevski, Albert Camus, Kafka, cité dans le livre, ne sont pas des personnages très drôles. Ils font partie de la liste des désastres de l'enfance d'où découle une lumière étrange portée sur la vie vécue différemment en sombrant sans un caractère personnel et de son ouverture avec le monde extérieur qui se déconnecte par pléthore de situations.
Gustave Bonsoir est un inquiet et un insatisfait perpétuel.
Chaque jour, au lycée, Gustave rencontre Margot pour tenter de retenir un rêve au réveil. Elle est son opposé en tout. Lui est introverti tandis qu'elle est extravertie.
Elle connaît la façon de dire "merci" et le petit bruit sec du stylo qu'elle ouvre pour écrire sur son carnet rouge dans un ravissement toujours possible.
On se rappelle de ce film "Itinéraire d'un enfant gâté"
Comment dire "bonjour"
Un ravissement est possible. La douceur est envisageable pour Margot comme elle vivait avec sa mère face à son père qu'elle disait être un "con".
Elle ne s'encombre pas de détours verbaux qui relèvent de la politesse sociale et croit plus en Gustave qu'il ne le pourrait.
Faire rire n'est pas un métier appris dans un cours de comédie en parallèle ou un cursus plus traditionnel. Gustave se sent adulte et libre avec son côté sauvage, en électron libre dans son désir de s'affranchir dans un territoire immense. Tout nourrit par sa création comme une bête assoiffée de risible, il traque chaque attitude bancale pour en faire la caricature en utilisant Margot, son amour et son public. Son carnet de notes est réservé pour ses inventions et idées suivant une inspiration subite comme un speed dating des zygomatiques.
Dans notre époque, la vocation d'humoristes répond à des impératifs correspondants à une demande croissante du public, dans un monde baroque, binaire, excitant et brutal.
Etre artiste, c'est être en décalage et se perdre dans le dédale du réel en meurtrier de sa vie concrète et en n'étant pas hanté par le refrain de la médiocrité et en se sentant peu vulnérable à la critique.
Avoir l'ambition d'être drôle comme s'il s'agissait d'une drogue, et qu'en même temps, que l'on se considère sans talent et médiocre, c'est ne plus avoir l'avenir.
Les performances se découvrent sur scène et pas dans une insatisfaction chronique avec le besoin de transformer n'importe quoi en une aventure trépidante et joyeuse.
L'aphorisme de Nietzche "Ce qui ne tue pas, rend plus fort", ne passe pas la rampe.
C'est vrai, les sketchs de Gustave ne marchaient pas. Il manquait quelque chose d'indéfinissable, une raison intime qui n'avait aucun lien avec le contexte international.
Coincé entre Margot et ses parents, Gustave a renoncé à Margot en disant qu'il connaissait quelqu'un d'autre, s'est fait agressé, a eu le nez casséet a trouvé ainsi une bonne raison de se cacher. Margot prend ses distances avec Gustave. De l'aide, il n'en voulait plus.
Avoir honte de soi dans un contexte international, c'est se mettre en porte-à-faux.
La mayonnaise ne prend pas, même battue de longues minutes.
Pour gagner un peu d'argent, Gustave teste des médicaments contre rémunération. Il n'a pas supporté. Des spasmes violents, des pertes de connaissances vont l'obliger à rester sous surveillance médicale.
La résistance s'est accompagnée de résilience avec la sensation que l'âme imprègne les territoires arpentés pour qu'après les ténèbres, surgisse une nouvelle énergie en chassant la faiblesse et le doute.
Gustave rêve à la présence que les morts vivent en nous dans un passé recomposé quand il reçoit un appel qui allait changer sa vie et qui lui dit qu'il était temps pour lui d'y passer.
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Seconde partie (p.125-181)
L'italo-polonais Marco Kormeda n'avait pas eu d'éducation culturelle. A l'orée d'une gloire retentissante, il mourut de manière stupide dans une légende familiale d'un goût pour l'absurde. Fasciné par l'incertitude de certains créateurs qui repoussent sans cesse les limites de l'originalité. Pour moins réfléchir pour davantage divertir dans grâce à une propagande joyeuse et colorée, il voulut mettre en place une expo dont les visiteurs sont les artistes avec le titre "BY MYSELF" dans une lieu original au concept du "Capital de la douleur" de Eluard. Tout y changer pour que sa religion ne ne soit plus de la pudeur dans un amour de tout ce qui est opposé avec le fruit du hasard. A Zagreb, le Museum of Broken Relationships" avec l'amour compté à rebours de la souffrance lui donne l'idée de créer un "Musée de la Tristesse" qui va de l'ombre à la lumière. Dans un cadre éclatant de la noirceur, il se compose de manière classique par le "Requiem" de Mozart, les "Gymnopédies" de Satie, des "Nocturnes" de Chopin ou de manière plus actuelle avec "Ne me quitte pas" ou "Je suis venu de dire que je m'en vais"; de manière picturale avec Bill Henson ou de Edvard Munch; de manière littéraires avec Baudelaire et Verlaine; de manière cinématographique avec "Sur la route de Madison", de "Couleur pourpre", de "Kramer contre Kramer"... La douleur contraste pour renforcer la puissance d'une joie nouvelle.
Gustave Bonsoir y est invité. Il aimait l'idée de se perdre dans le dédale de la tristesse. Repéré pour l'opposé de la drôlerie, il commence à interpréter son propre rôle sur une partition sinistre, au Musée de la Tristesse avec l'aide des infos sur les pays en guerre et les désastres écologiques. Devant monde qui vient de partout, il est la nouvelle vedette qui s'observe dans son miroir avec le bonheur d'être triste dans une forme minimaliste et une pure introspection mélancolique en spectacle loufoque de l'époque. Docile, il a perdu le mode d'emploi du sourire et du rire. Avant de tourner un film de Sorrentino, il invita le Tout Paris. Face à l'hypocrisie générale, par élégance, on faisait semblant d'avoir oublié des humiliations gravées dans sa mémoire. Il n'oublierait jamais ce qu'elle avait fait pour lui. "Reste toi-même" dans un équilibre cosmique, Gustave s'offrait la chance de rattraper le temps de bonheur perdu dans le film "La mort à Paris" représentant l'errance d'un vieil écrivain en mal d'inspiration qui rencontre un garçon comme incarnation du roman qu'il n'écrivait pas, à en suffoquer, à en mourir par l'inspiration de son passé avec plus de sarcasme et moins d'ironie, comme érudit capable de tout oublier pour s'offrir la légèreté. Il ressentait une urgence à être heureux, une fulgurance vers l'essentiel. Il invita Margot à l'aéroport pour se montrer pragmatique entre l'espoir et l'inquiétude de retrouvailles avec elle comme héroïne en allant à Zagreb. Le malheur des autres leur donnèrent faim. Le bonheur est si difficile à raconter.
J'arrête ici. Je ne raconte pas les 25 dernières pages du livre de Foenkinos.
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L'Heure H : Michael Jackson : prince de la pop et roi déchu
Michael Jackson fascine autant qu’il divise. Enfant prodige révélé avec les Jackson 5, il devient en quelques années une star mondiale hors norme. Avec l’aide de Quincy Jones, il enchaîne les succès et entre dans la légende avec Thriller, l’album de tous les records. Son génie scénique éclate au grand jour en 1983, lorsqu’il exécute pour la première fois le moonwalk devant l’Amérique stupéfaite. Mais derrière les paillettes, l’artiste cache une immense fragilité, nourrie par une enfance brutale et une quête obsessionnelle de perfection. Des albums comme Bad, Dangerous ou HIStory confirment sa puissance créative et son statut de roi de la pop. Dans le même temps, sa transformation physique, son isolement et sa dépendance aux médicaments alimentent les rumeurs et le malaise. Les accusations, les procès et les scandales médiatiques assombrissent durablement son image publique. Jusqu’à sa mort en 2009, Michael Jackson reste une figure insaisissable, entre lumière absolue et profonde détresse. Le destin du roi de la pop raconte autant l’ascension d’un mythe que la chute d’un homme broyé par sa propre légende.


Film de la semaine : "Michael" donne un parallèle intéressant avec Gustave Bonsoir.
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Réflexions du Miroir
J'avais pêché déjà une phrase du livre dans mon billet précédent : "Le rire fait baisser les tentions caractérielles et diminuer les risques de devenir sénile en bénéficiant d'un engouement croissant du public dans une voie surpeuplée, hyper concurrentielle sans devoir croire en soi-même comme un Chinois en Chine qui semble s'excuser d'exister dans un monde parallèle artificiel ou en meurtrier de sa vie concrète. Dans le théâtre de la vie, il faut surprendre par davantage de méchanceté les winners en travaillant même en décalage, sans s'excuser d'être soi et d'être parmi les loosers.".
Bonne suite au billet "A la recherche du bonheur perdu" avec Roland Magdane qui s'était toujours senti "décalé" par rapport aux autres en comprenant les mots suite à une explication inattendue. Il a cassé les codes. Le 2 février 2026, il a annoncé sa retraite de la vie publique en faisant ses adieux à Châteaurenard, après 50 ans de carrière.
Raymond Devos qui faisait rire Anne Sinclair en 1988 (cf "Arthur n'a rien compris").
Il faut casser les codes pour être humoriste.
Dans une période troublée comme la nôtre, reprendre la relève devient de plus en plus difficile. On n'ose plus utiliser le pronom "JE" de peur d'être assassiné en reproches pour déstabiliser celui qui n'a pas les mêmes idées et pensées.
Quand l'absurde rencontre la tragédie psychologique, il s'agit de se réfugier dans la "philosophie comme outil du sens" pour exister même sans être drôle mais en diminuant le stress par la psychologie.
Quand étudiant, j'ai dû écrire une dissertation qui avait pour thème "l'ordre" sans préciser plus, j'ai parlé de mon manque d'ordre personnel, alors que le prof attendait de moi, un avis sur l'ordre mondial.
J'ai écrit en 2014 "Comment je suis devenu extraverti".
Cela veut dire que je ne l'étais pas avant.
Plutôt solitaire de formation, j'étais introverti et solitaire.
J'ai dû changé pour correspondre aux cours de management dans des jeux de rôle qui répondaient à aux questions "comment réagir lors de conflits ?", "comment ressentir quand une situation de mécontentement s'initiait ?", "Comment s'impliquer ?".
J'ai participé à cette "happycratie du bonheur jusqu'à la nausée".
A l'époque, je considérais que si pendant les stress, les jours dans lesquels il n'y avait pas un fou rire, étaient des journées ratées.
Depuis, mon site commence par parler des faits. Le chapitre avec le titre "Réflexions du Miroir" apporte ensuite mes appréciations personnelles. Sans censure ni pour moi, ni pour les commentateurs. Tous les commentaires seront répondus et j'en connais les risques.
Tout dépend de sa propre personnalité, du niveau de pragmatisme sans dogmatisme par le partage des idées de chacun en complémentarité pour augmenter la rentabilité.
Ce vendredi, j'apprenais qu'à Londres, un magasin Décathlon s'incrustait dans un Ikea. Comment une entreprise tournée vers le sport peut-être trouvé un intérêt dans une autre qui vend de l'immobilier avec ses accessoires ?
Réponse par pragmatisme : 
Le numérique fait peur depuis que l'IA s'est intégré dans le processus. Pourtant, je constate que tout le monde se greffe sur son Smartphone qui n'a rien de véritablement smart. On ne se parle plus en tête à tête physiquement.
On ne peut plus voir la moue rébarbative de son interlocuteur.
Cette semaine, "Tendances première" parlait de la maturité de l'usage du numérique.
J'ai un esprit dans lequel les mathématiques et la logique entrent de manière majoritaire.
Professeur de physique raconte comment Fabrice Bucella réfléchit dans ce mode pour parler du paradoxe de Fermi :
Podcast :
L'éducation stricte et l'esprit de "Fais Pas Ci Fais Pas Ca", je n'ai jamais connu.
Depuis la retraite, plus de 21 ans, j'ai testé la résistance et la résilience des lecteurs et des contacts. Sur les réseaux sociaux ou par des échanges par emails ceux-ci ont été parfois obligeants parfois désobligeants psychologiquement.
Je me disais plus individualiste que social parce que pour faire du social, il faut créer du dialogue social constructif et apaisé en acceptant de parler avec les autres qui sont différents. Ils ont tout autant de valeur que ceux qui n'ont pas les mêmes façons de penser.
Mais, progressivement, nous sommes entré dans la sociocratie qui tente de valoriser l’implication de chacun dans la vie d’équipe, qui permet à chaque membre de s’essayer à différentes responsabilités et qui constitue peut-être un levier de motivation. Mais que représente la sociocratie ? Comment la mettre en place ? pour qui ? Ces questions ne sont pas bancales. Podcast :
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Sur Internet et les réseaux sociaux, les dialogues et les débats n'existent plus. On attaque les autres mais il n'y a plus de débats. 
Comme j'écris pour mon plaisir et tenir mes neurones en ordre de marche, je n'attends pas les commentaires pour m'inciter à continuer.
Le malheur de quelqu'un construit parfois l'humour des autres.
Voir tomber quelqu'un dans la rue, peut faire rire quand il n'y a aucun mal résultant comme je l'ai écrit en début d'année lors d'une Epiphanie glissante".
Il parait que les femmes solitaires prennent deux fois plus d'anxiolytique et de dépresseurs que les hommes.
L'importance de l'empathie des femmes en est peut-être une des raisons.
Il y a près de 30 ans, j'étais allé chercher du café à la machine à café avec un collègue.
Arrivé devant la machine, quelqu'un tentait de prendre un gobelet en plastique dans une pile quand tout à coup, il a renversé tous les gobelets au sol.
- "On n'est pas au cirque, ici", lui ai-je lancé.
- ....
En revenant avec mon collègue, avec chacun un gobelet de café dans les mains,
- Tu sais à qui tu as fait cette remarque ?", me dit-il.
- Ce n'est pas une remarque, c'est une constatation. Bien sûr que je sais qui il était. Cela n'empêche pas de dire, qu'on n'était pas au cirque. Je n'ai pas osé refaire le sketch de Roland Magdane en disant "Pourquoi tu demande ça, tu crois qu'il aurait oublié son nom? , répondis-je en riant.
Cela veut dire, pour le moins, que pour gagner un championnat de "Speed Cup Stacking", il faudra prendre encore plus d'exercice...
"Le monde des choses" le montre
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Coco en fin un dessin mémorable.
Je suis pour l'égalité des accès et des rapports entre le haut et le bas des gammes de la société.
Le rire a un lien localisé entre le chaos et le génie, mais souvent on n'ose pas dire ce que l'on constate avec franchise et on n'ose pas dire à une autorité en principe "inviolable" sinon par procuration.
Depuis, cette historiette des gobelets de café est devenue une blague éculée que je repasse comme un leitmotiv.
Aujourd'hui, je me tourne plus dans le style du philosophe qui, un jour, a ressenti être en décalage avec les autres pour en construire un spectacle sans fin.
Jeudi, "Tendances première" parlait de l'autisme
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J'avais écrit "Le bonheur d'être différent" à la suite du livre "Nos intelligences multiples" de Josef Schovanec, autiste d'Asperger.
Le VIF reprenait la main avec le même sujet.
Je ne suis pas autiste mais plutôt relatif à un néologisme personnel "autriste" qui dirait comment dire les choses autrement, parfois avec humour, parfois avec tristesse comme Gustave Bonsoir, le personnage principal du livre de Foenkinos.
Pourquoi correspondre aux tendances données qui correspondent aux statistiques ?
Il suffit toujours d'avoir des idées neuves
Dimanche dernier, le "Jardin extraordinaire" avait pour titre "Bienvenue sous les arbres"
On oublie de faire une comparaison entre nous et les animaux qui n'ont pas inventé l'argent, les guerres, les croyances, les religions et les frontières....
Ce qui crée les guerres se sont en résumé, les croyances qui se transmettent de génération en génération et le nationalisme au niveau (géo)politique. La connotation négative du terme 'nationaliste' est dû à son association avec des forces utilisant la violence et le rejet de l'autre, voir le terrorisme. Le patriotisme est généralement identifié à l’amour de son pays, à une conception « ouverte » de sa patrie.
Notre relations avec les animaux sont complexes et ambiguës.
Podcast :
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Cela me rappelle le billet "Du déluge aux collapsologues" relatif à un magazine d'Histoire avec le titre "5000 ans de catastrophes" dans lequel avec une vue anthropomorphique de la vie privée des animaux, on y ajoute l'humour.
Les animaux rient aussi sans l'intervention des hommes.
Je ne peux quitter ce billet sans podcaster le Dard du Bourdon avec son kit de survie de ce jeudi.
Ma conclusion au sujet du livre de David Foenkinos
."Je suis drôle" est le premier livre que j'ai lu de lui.
Comme écrivait un commentateur : "Gustave Bonsoir a ce petit quelque chose qui le rend attachant. Il se veut et se croit drôle mais personne ne rit, personne ne veut de lui. Pétri par l'angoisse, la peur, la culpabilité, il va s'autosaboter parce qu'il a de moins en moins d'estime. Il aime Margot qui l'aime tout autant mais Gustave souffre trop de ses échecs cuisants au Comedy Club. Je le comprends, mieux vaut fuir et souffrir seul que de voir la déception dans les yeux de ceux qui nous aiment.
Gustave va les collectionner les échecs, les pelles, les raclées, les bananes pourries pour les figurants, le frigo vide, les parents qu'on ne sait plus voir faute à cette foutue honte de soi. Gustave devient triste, mélancolique. Ce jeune homme de dix-neuf ans adopté à cinq ans d'une mère trop drôle et morte trop jeune. Pourtant, une femme représentante d'artistes, Géraldine Rose va repérer ce Gustave et le faire croire tellement en lui que sa vie en sera peut-être chamboulée. Il suffit parfois de si peu pour se relever, que quelqu'un croit en nous si fort que ça nous contamine un peu".
Il faut seulement se mettre au diapason de l'époque et du niveau d'acceptation de celle-ci.
"Chacun son métier (et son caractère) et les vaches seront bien gardées (indépendamment des hiérarchies)".
L'annexe de "Je suis drôle" comme conclusion qui me parait la meilleure fin.
Georges Brassens décrit parfaitement les trompettes de la renommée.
Allusion
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Citations :
- "L'Histoire est le récit des contradictions humaines; capitalisme et communisme font de l'individu un insecte, le premier l'exploite , le second l'asservit. Seul le péronisme surpassera l'individualisme et le collectivisme. C'est un catéchisme simple et populaire qui offre un compromis inédit entre le corps et l'âme, le monastère et le supermarché", Olivier Guez
- "Mon grand sujet, c'est l'amour de la vie. Je mets alors l'accent sur l'individualisme, le besoin de liberté, le destin de chacun. Ensuite, il y a les autres, parce qu'il n'est pas confortable de vivre seul. Deux autres thèmes apparaissent: l'amour, qui est le contact affectif, facile ou difficile à vivre, avec les autres, et, plus largement, l'ensemble des relations humaines. D'autres thèmes surgissent aussitôt: la critique sociale, le pouvoir, la violence, l'environnement, l'avenir de l'espèce humaine. Mon œuvre est un long cheminement à travers ces thèmes, parmi des personnages et des histoires généralement très différents de livre en livre", Jean-François Somcynsky, dit Jean-François Somain
Rendez-vous sur Slameke.be
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26/4/2026 : Concours des plus belles moustaches à Bruxelles












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Commentaires
Wow cétait bien interessant, cela m'a bien plu, mais par moment très dur á lire pour moi...
Bat Guy et bon weekend
Écrit par : Veerle De vleeschauwer | 24/04/2026
Bonsoir Veerle,
Mon journal contient pas mal de sujets qui peuvent sembler durs dans le contenu des textes
Désolé.
Aujourd'hui, j'ai recherché toutes les expos présentées en images qui faisaient parties des textes des textes.
Écrit par : Allusion | 26/04/2026
Aujourd'hui 40 ans après
https://auvio.rtbf.be/emission/tchernobyl-une-tragedie-sans-fin-31636
Écrit par : Allusion | 26/04/2026
Ce dimanche 26 avril 2026, France 2 diffuse "Papy fait de la résistance",
https://fr.wikipedia.org/wiki/Papy_fait_de_la_r%C3%A9sistance
Film porté par Michel Galabru et Christian Clavier qui est aujourd’hui devenu culte. Mais, à l’origine, c’est un tout autre acteur qui devait en être la vedette. Roi de l’humour absurde, spécialiste du comique de geste et aimé de tous les Français, celui qui devait incarner le fameux “papy” n’était autre que… Louis de Funès !
C’est en 1983 que Papy fait de la résistance sort sur les écrans français. Rapidement, le film conquiert les cœurs des spectateurs et est un franc succès malgré les critiques sévères. En tête d’affiche, Christian Clavier donne la réplique à Michel Galabru qui joue le rôle du “papy”. Au casting, on retrouve également d’autres acteurs très célèbres de l’ancienne génération tels que Jacques Villeret, Roland Giraud et Pauline Lafont mêlés à des acteurs de la nouvelle génération comme Gérard Jugnot et Dominique Lavanant, issus tout comme Christian Clavier de la troupe du Splendid. Si ce casting fait évidemment rêver, le réalisateur Jean-Marie Poiré avait un tout autre visage en tête pour incarner son rôle principal. En effet, il avait en réalité écrit le rôle du “papy” spécialement pour Louis de Funès…
Tahar Rahim, doublement Césarisé en 2010 pour Un prophète (Meilleur espoir masculin et Meilleur acteur), a été choisi comme Président de la 48e cérémonie des César, en 2023.L'occasion de découvrir quelles stars emblématiques ont déjà reçu un César d'honneur.
Tahar Rahim, doublement Césarisé en 2010 pour Un prophète (Meilleur espoir masculin et Meilleur acteur), a été choisi comme Président de la 48e cérémonie des César, en 2023.
L'occasion de découvrir quelles stars emblématiques ont déjà reçu un César d'honneur.
Louis de Funès fauché trop tôt
Malheureusement, l’acteur devenu iconique pour ses nombreux films cultes comme La Grande Vadrouille, La soupe aux choux, l’Aile ou la cuisse et bien d’autres encore est tragiquement décédé des suites d’une série d’infarctus rendant ainsi sa participation au film impossible. Michel Galabru, ami de longue date et partenaire dans la série des Gendarmes, hérite de son rôle et le projet tout entier est dédié à Louis de Funès. “La première fois que j’ai entendu mon père pleurer, c’est quand on lui a annoncé la mort de Louis de Funès. C’est pour ça que ça m’a marquée. J’étais petite, mais ça m’a marquée…” , avait raconté Emmanuelle Galabru, la fille du comédien, sur le plateau de Vivement Dimanche en 2023. Cette perte a en effet été difficile pour tous ceux qui connaissaient Louis de Funès ou qui l'admiraient. C’est donc pour honorer la mémoire de son grand ami que Michel Galabru a accepté le rôle pour lui rendre un dernier hommage.
Louis de Funès “extraordinairement drôle” jusqu’à la fin
Quelques semaines avant sa mort, Louis de Funès s’était rendu à une représentation de Papy fait de la résistance (qui est initialement une pièce de théâtre). Sur place, il avait rencontré toute la troupe du Splendid et donné son accord pour participer à l’adaptation cinématographique à la petite condition que son rôle soit légèrement réduit pour ménager son cœur. Selon le producteur Christian Fechner, présent ce soir-là, le comédien était ravi d’assister à la pièce et plus que convaincu de son potentiel. “Il était d'une forme éblouissante et extraordinairement drôle”, avait-il assuré en 2009 dans la biographie de Bertrand Dicale. Mais la santé de Louis de Funès était déjà bien trop fragile et, c’est trois semaines plus tard, le 27 janvier 1983, alors même que le tournage de Papy fait de la résistance venait tout juste de commencer qu’il s’est éteint à l’hôpital de Nantes, à 68 ans seulement…
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/papy-fait-de-la-r%C3%A9sistance-le-r%C3%B4le-principal-%C3%A9tait-initialement-pr%C3%A9vu-pour-louis-de-fun%C3%A8s/ar-AA21Ljf4?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69ef908319564afa963f68bb4ef9c1b5&ei=13
Écrit par : allusion | 27/04/2026
Élu pour un second mandat en novembre 2024, le président américain Donald Trump est revenu au pouvoir l’an dernier avec un seul mot d’ordre : « L’Amérique d’abord ! »
Droits de douane contre les partenaires commerciaux des États-Unis, menaces répétées contre ses alliés, désengagement d’organisations et de programmes internationaux : le slogan de Trump est appliqué à la lettre dans tous les domaines de la politique étrangère.
L’agressivité et l’égoïsme de la politique étrangère de Donald Trump sont-ils en train d’isoler les États-Unis sur la scène internationale ? Tel est l’avis de nombreux observateurs.
Un des meilleurs exemples est la guerre déclarée par Trump contre l'Iran : seul Israël a soutenu le conflit tandis que toutes les autres puissances, habituellement alliées des États-Unis, ont marqué leur désaccord, isolant le pays sur la scène internationale.
Comme lors de son premier mandat, le milliardaire a retiré la première puissance mondiale de l’accord de Paris sur le climat, que Joe Biden avait réintégré entretemps. De quoi marginaliser encore plus le pays sur les questions pourtant cruciales liées à l’écologie !
Washington a aussi retiré l’essentiel des crédits au titre de l’USAID, l’aide au développement.
Au-delà du symbole choquant de voir la première économie mondiale plonger des milliers de personnes dans la pauvreté, cette décision érode le « soft power » américain dans le monde.
Donald Trump a également remis en cause la solidarité militaire transatlantique, allant jusqu’à menacer ses propres alliés européens de s’emparer par la force du Groenland, un territoire sous la souveraineté du Danemark.
Donald Trump a obtenu des pays européens qu’ils contribuent à hauteur de 5 % de leur PIB à l’effort de défense dans le cadre de l’OTAN. Cependant, la rhétorique agressive de son clan sur le déclin supposé de l’Europe a froissé ses partenaires du Vieux Continent.
La brouille euro-américaine qui a culminé avec l’affaire groenlandaise a relancé l’idée, défendue de longue date par le président français Emmanuel Macron, d’« autonomie stratégique » de l’Europe pour la rendre capable de se défendre sans les États-Unis.
Comme le résume une analyse publiée dans Foreign Affairs, « le monde d’après-guerre, bâti autour d’une majorité d’alliés démocratiques qui pouvaient compter sur les États-Unis pour leur sécurité et leur défense, a disparu. »
Une infographie publiée par The Guardian montre que seuls sept pays, parmi lesquels le Royaume-Uni et Israël, sont alignés diplomatiquement avec les États-Unis de Trump, contre 46 États étrangers sous les présidences de Barack Obama et de Joe Biden.
Le journal britannique révèle également que les États des continents plutôt pro-américains, l’Europe et l’Océanie, votent moins systématiquement qu’avant en faveur des États-Unis à l’ONU, tandis que les pays des autres continents n’ont pas varié dans leur soutien à la Chine.
La BBC souligne par ailleurs que « des alliés historiques des États-Unis ont amorcé un rapprochement avec la Chine, que de nombreux analystes attribuent à la nouvelle perception de Washington comme acteur mondial peu fiable. »
Ce média note que Keir Starmer a été le premier chef du gouvernement du Royaume-Uni à se rendre à Pékin depuis 2018.
Et le Premier ministre canadien Mark Carney a signé avec la Chine un accord de réduction réciproque des droits de douane malgré la pression américaine.
De son côté, l’Union européenne multiplie les initiatives pour compenser l’impact des droits de douane de Trump. Bruxelles a accéléré la signature de l’accord UE-Mercosur et conclu avec l’Inde un traité commercial créant la « plus grande zone de libre-échange au monde », selon la Commission.
Selon Markus Thiel, expert en politique européenne à l’Université internationale de Floride, interrogé par BBC Mundo, « la rapidité avec laquelle ces accords ont été finalisés a été influencée par la présence de Trump à la Maison-Blanche. »
Selon Le Monde, les États-Unis peuvent toujours compter sur leur puissance militaire, le rôle du dollar, leur capacité d’innovation et leur marché intérieur.
Cependant, le démantèlement de l’USAID et la moindre confiance de leurs partenaires sont deux pertes majeures pour la puissance américaine.
En effet, la confiance « constitue le fondement de la coopération, de tout dialogue diplomatique constructif et de l’échange d’informations confidentielles entre services de renseignement », poursuit le journal français.
En réalité, la politique internationale de Trump est dangereuse pour les États-Unis eux-mêmes, qui se coupent de leurs alliés et risquent de voir leurs adversaires tenter de leur prendre le leadership mondial. Selon Markus Thiel, « les États-Unis se tirent une balle dans le pied. »
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/donald-trump-isole-les-%C3%A9tats-unis-sur-la-sc%C3%A8ne-internationale-faux-pas-ou-politique-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e/ss-AA1YxefY?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=69f30b13ded042abb2a0019f828d752b&ei=14#image=1
Écrit par : allusion | 30/04/2026
Ce soir sur ARTE
"Des gens bien" en 6 épisodes déjà passés sur la Une belge
https://www.arte.tv/fr/videos/101338-001-A/des-gens-bien-1-6/
Écrit par : allusion | 30/04/2026
Entre fiction hollywoodienne et réalité historique
Vers la fin du film La Planète des singes, l’acteur Charlton Heston, torse nu, embrasse le docteur chimpanzé Zira. Cette dernière est incarnée par une Kim Hunter inhabituellement velue, alors que des vagues s’écrasent contre le rivage en arrière-plan. Zira grimace et proteste que l’homme est tellement « laid ».
Tout comme dans cette célèbre scène de fiction, les chimpanzés n’ont aucun désir de s’accoupler avec des humains dans le monde réel. L’impossibilité de cette union naturelle n’a pourtant pas découragé un scientifique du début du vingtième siècle, qui a décidé d’aller encore plus loin que le personnage de Charlton Heston.
Le zoologiste soviétique Ilia Ivanov s’est brûlé les ailes en s’approchant trop près de ce fantasme. Au tournant du siècle, ce chercheur mène des expériences consistant à inséminer artificiellement des chevaux. L’objectif est de créer une progéniture supérieure pour la Russie impériale, un travail précurseur qui lui vaut la reconnaissance des bolcheviks.
Une obsession pour le croisement des espèces
Ilia Ivanov ne se satisfait pas de la simple amélioration d’une espèce. L’hybridation devient rapidement son obsession, et il se met à croiser des zèbres avec des ânes, des vaches avec des bisons, ainsi que plusieurs espèces différentes de rongeurs entre elles. En 1910, il déclare avec audace pouvoir envisager la création d’un hybride homme-singe dans le futur.
Lors d’une époque marquée par des bouleversements politiques, le chercheur parvient à obtenir le soutien du gouvernement pour son vaste programme. Il prend la direction de la Guinée française en 1925. Après un rapide retour à Moscou pour sécuriser davantage de fonds, il revient dans la ville de Kindia, dans l’ouest de la Guinée, au cours de l’année 1926.
Muni de l’approbation du gouverneur français de la colonie africaine, il s’aventure dans la jungle pour capturer des chimpanzés, une tâche notoirement difficile. Sur place, il entend des rumeurs selon lesquelles des chimpanzés mâles auraient tenté de se reproduire avec des femmes de la région, qui se sont ensuite retrouvées ostracisées. Bien que cette éventualité semble hautement improbable, il poursuit ses expériences.
Des méthodes controversées face au scandale
Face à son incapacité à inséminer les habitantes locales avec du sperme de chimpanzé, le scientifique décide d’utiliser du sperme humain pour inséminer des femelles chimpanzés. Insatisfait des résultats, il envisage d’inséminer des femmes de la région sans leur consentement, rejetant leurs craintes qu’il qualifie de « primitives ». Le Kremlin se montre horrifié par un tel plan et lui interdit formellement toute action non consensuelle.
Le zoologiste poursuit néanmoins ses expériences. Cette période coïncide avec le célèbre procès du singe de Scopes, qui fait la une des journaux en 1925 lorsqu’un enseignant du Tennessee est arrêté et jugé pour avoir enseigné l’évolution. Ilia Ivanov reste imperturbable face à la vague de sensationnalisme suscitée par ses recherches, qui attirent l’attention de la presse occidentale.
Dans une étude de 2008 intitulée « Au-delà de l’eugénisme : le scandale oublié de l’hybridation des humains et des singes », l’historien et chercheur en sciences culturelles Alexander Etkind explore les efforts déployés par le scientifique pour fusionner les humains et les chimpanzés, ainsi que les possibles implications sociales et éthiques de ces travaux.
« Le public voulait soit une preuve irrésistible de la théorie selon laquelle les hommes descendent des singes, soit une preuve irrévocable que les partisans de cette théorie commettent des péchés innommables », a déclaré Alexander Etkind. « Curieusement, le projet d’Ivanov semblait promettre des arguments définitifs à ces deux camps. »
La pépinière primatologique d’Abkhazie
L’attention médiatique permet paradoxalement à Ilia Ivanov de s’assurer le soutien de financiers américains. Les attentes sont particulièrement élevées après la réussite de l’implantation d’un ovaire humain sur une femelle chimpanzé nommée Nora, en Guinée. Cette opération inédite est menée conjointement avec le chirurgien Sergei Voronov. Nora subit ensuite une insémination avec du sperme humain, mais ne conçoit aucun petit.
Le chercheur effectue finalement le voyage de la Guinée vers Moscou en compagnie de vingt chimpanzés. Les quatre animaux qui survivent au trajet rejoignent sa toute nouvelle « pépinière primatologique » construite en Abkhazie, une république soviétique.
Dans ce paradis subtropical, sous le couvert de l’Institut russe d’endocrinologie expérimentale et avec les subventions de l’Académie communiste, Ilia Ivanov tente d’inséminer des femmes soviétiques non rémunérées avec le sperme de ses chimpanzés. Aucune d’entre elles ne tombe enceinte au cours de ces essais.
L’incompatibilité génétique et la chute du scientifique
Il n’existe aucun moyen naturel pour un singe de féconder un humain, ni l’inverse. Cette impossibilité s’explique par une incompatibilité des gamètes. Les grands singes possèdent 48 chromosomes, alors que les humains n’en ont que 46. Cet obstacle biologique s’avère infranchissable pour le scientifique, tandis que ses partisans perdent patience face au manque de résultats.
Une nouvelle livraison de chimpanzés arrive à la pépinière en 1930. À la lumière d’une éthique discutable et d’une absence totale de progrès, le zoologiste est arrêté puis exilé au Kazakhstan, où il trouve la mort deux ans plus tard. Certains des singes et des macaques qui lui ont survécu seront envoyés dans l’espace lors des missions Spoutnik au cours des années 1960.
Des motivations plus sombres animent possiblement celui qui gagne le surnom de « Frankenstein rouge ». Si les expériences sont officiellement censées prouver la relation génétique entre les humains et les grands singes, le projet cache une dimension antireligieuse. Celle-ci trouve sa source dans un athéisme soviétique teinté de racisme, influencé par une théorie préexistante selon laquelle les différentes races humaines dérivent chacune d’espèces de singes particulières.
Un héritage confiné à la science-fiction
Les propositions pour de futures tentatives d’hybridation impliquent de fusionner des humains d’origines diverses avec des singes. L’objectif consiste à produire une descendance allant d’individus aux traits simiesques à une vision idéalisée de l’Homo sapiens. Cette hiérarchie rappelle fortement les strates de citoyens génétiquement modifiés imaginées par Aldous Huxley dans Le Meilleur des mondes, plaçant ainsi l’évolution entre les mains de l’homme.
La scène finale du film La Planète des singes prend un sens plus profond dans ce contexte historique. Les humains et les chimpanzés partagent potentiellement des ancêtres qui se sont reproduits entre eux, mais les deux espèces sont devenues trop éloignées sur le plan génétique pour produire une progéniture hybride.
L’astronaute échoué incarné par Charlton Heston repousse une femelle chimpanzé pour une raison parfaitement valable. Certaines idées, aussi audacieuses soient-elles, devraient toujours rester confinées dans le domaine de la science-fiction
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/l-histoire-vraie-du-scientifique-sovi%C3%A9tique-qui-tenta-de-cr%C3%A9er-un-hybride-homme-singe/ar-AA229DKH?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69f4cf94c6f5421f83bd37950de987ff&ei=11
Écrit par : allusion | 01/05/2026
Quand Donald Trump s’attaque aux personnes puissantes
Il n'aime pas qu'on lui résiste...
En tant que président des États-Unis, Trump se trouve dans une position d'immense pouvoir à une époque où les réseaux sociaux sont utilisés en masse, connectant ses pensées avec le monde entier en quelques instants. Plus que tout autre président dans l'histoire des États-Unis, il a fait usage de cette communication instantanée. Le New York Times a dressé une liste de toutes les personnes, de tous les lieux et de toutes les choses que Trump a insultés sur X (anciennement Twitter). Lors de son premier mandat, ils ont enregistré un total de 598 insultes !
Bad Bunny
Donald Trump a critiqué le spectacle de la mi-temps du Super Bowl 2026 donné par Bad Bunny, le qualifiant de "gifle" et affirmant que les gens ne comprenaient pas ce qu’il disait. "Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument horrible, l'un des pires de TOUS LES TEMPS ! Il n'a aucun sens, c'est un affront à la grandeur de l'Amérique, et il ne reflète pas nos critères de réussite, de créativité ou d'excellence", a déclaré Trump dans un message publié sur Truth Social.
Taylor Swift
Donald Trump a insulté Taylor Swift à plusieurs reprises, la mentionnant tout récemment alors qu’il critiquait la campagne publicitaire controversée de Sydney Sweeney pour American Eagle. Donald Trump a salué la campagne d'American Eagle mais a critiqué Taylor Swift, en publiant : "Regardez donc la chanteuse woke Taylor Swift. Depuis que j'ai dit sur TRUTH que je ne la supportais pas (JE LA DÉTESTE !), elle s'est fait huer au Super Bowl et n'est PLUS À LA MODE. Être WOKE, c'est pour les losers ; être républicain, c'est ce qu'il vous faut. Merci de votre attention !"
Gavin Newsom
Le 16 mars 2026, le président Donald Trump et le vice-président JD Vance ont rencontré les journalistes dans le Bureau ovale alors que Trump signait un décret créant un groupe de travail chargé de lutter contre la fraude au sein du gouvernement. Il a ensuite répondu aux questions et critiqué Gavin Newsom, alors que le gouverneur de Californie envisage de se présenter à la Maison Blanche. "Avec une personne au QI faible, vous savez, parce que Gavin “Newscum” a admis qu’il était… qu’il souffrait de troubles d’apprentissage. Honnêtement, je soutiens pleinement les personnes ayant des troubles d'apprentissage, mais pas pour mon président. Je ne veux pas... Je pense qu'un président ne devrait pas avoir de troubles d'apprentissage, d'accord ?" a déclaré Trump.
The New York Times
Le mot le plus populaire utilisé par Trump pour décrire le journal était "échec", mais d'autres termes populaires incluaient : "Fake News", "sources bidons et inexistantes", "pas sympa" et "l'ennemi du peuple américain".
Il a ajouté que le personnel était composé de "personnes très malhonnêtes qui ne me comprennent pas et ne m'ont jamais compris !
Justin Trudeau
Immédiatement après le sommet du G7, en 2018, Trump a tweeté que l'ancien Premier ministre du Canada "avait agi de manière si douce et si gentille", ajoutant qu'il était "très malhonnête et faible".
Trump a affirmé que Justin Trudeau avait fait de "fausses déclarations lors de sa conférence de presse" et l'a ensuite qualifié de "si indigné" pour avoir évoqué les relations passées entre les deux pays.
Meryl Streep
L'une de ses insultes les plus célèbres sur Twitter visait l'actrice emblématique Meryl Streep, qu'il a qualifiée de "l'une des actrices les plus surestimées d'Hollywood".
Le NFL
Le président n'a pas été impressionné par l'une des ligues sportives préférées de la nation, tweetant qu'il s'agissait de "jeux ennuyeux", avec "trop de paroles, pas assez d'action".
Les joueurs de la NFL qui se sont mis à genou pendant l'hymne national
Il a qualifié les joueurs qui se sont agenouillés de "faibles et incontrôlables". Colin Kaepernick était une cible particulière de Trump, et le président a tweeté "VOUS ÊTES VIRÉS" et "Trouvez autre chose à faire !" à propos de la protestation de Kaepernick lors de l'hymne national.
Snoop Dogg
Trump a tweeté que le rappeur mondialement connu avait une "carrière ratée". Pour être honnête, cela s'est produit après que Snoop Dogg a tiré avec un pistolet jouet sur un personnage ressemblant à Trump dans son clip vidéo.
Les grands médias
Il a qualifié les médias de système "corrompu" et "totalement déséquilibré", avec des "imbéciles" et des "personnes vraiment mauvaises". Il s'est également plaint de ce qu'ils étaient "déformés dans leur couverture politique de votre président préféré (moi)".
Hillary Clinton
Sans surprise, Trump a qualifié Hillary Clinton d'"escroc" à d'innombrables reprises et dans de nombreuses variantes, ajoutant qu'elle est "inapte à servir", qu'elle "aime mentir", qu'elle est "trop faible pour diriger" et qu'elle est "incompétente".
Samuel L. Jackson
Dans un cas plus perplexe, Trump s'est opposé à l'acteur prolifique. Il a écrit : "Je n'aime pas le swing de golf de @SamuelLJackson. Pas athlétique" et s'est plaint que l'acteur "fait trop de publicités à la télévision - ennuyeux".
Ruth Bader Ginsburg
Le président n'était pas un fan de la défunte juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, qu'il a qualifiée de "juge incompétente", et a tweeté : "Elle a perdu la tête - démissionnez !".
Barack Obama
Outre le fait qu'il a toujours affirmé qu'Obama "ne faisait RIEN" contre la Corée du Nord ou la Russie, Trump aimait qualifier l'ancien président de "désastre" et de "pire président de l'histoire des États-Unis".
Trump aime aussi que ses insultes soient directes, comme en témoigne son tweet sur Obama : "il est tellement mauvais !".
Bruxelles, Belgique
Trump a qualifié l'ensemble de la région de "trou d'enfer" et de "gâchis".
Macy's
Le grand magasin s'est attiré les foudres de Trump, qui a tweeté : "Les magasins Macy's sont nuls et mauvais pour les États-Unis" et a conseillé à ses partisans de ne pas y faire leurs achats de Noël.
Megyn Kelly
Le mot préféré de Donald Trump pour qualifier la présentatrice de Fox News est "folle" ou, plus précisément, "Megyn la folle". Il l'a qualifiée de "personne la plus surestimée de la télévision".
Il a également écrit : "Je refuse d'appeler Megyn Kelly une bimbo, parce que ce ne serait pas politiquement correct. Au lieu de cela, je l'appellerai seulement une journaliste légère !"
Les animateurs de télévision en fin de soirée
Les émissions de fin de soirée sont connues pour s'en prendre aux gaffes de Donald Trump, mais ce dernier pense qu'elles sont "très peu drôles et répétitives". Il a tweeté que Seth Meyers avait fait une "piètre performance" lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche.
Oprah Winfrey
Trump a tweeté : "Je viens de regarder une Oprah Winfrey très peu sûre d'elle, que j'ai très bien connue à une époque, interviewer un groupe de personnes dans l'émission 60 Minutes. Les questions étaient biaisées et orientées, les faits incorrects. J'espère qu'Oprah se présentera pour être démasquée et vaincue comme tous les autres !"
Alicia Machado
Trump a été contrarié par le fait qu'Hillary Clinton ait recruté l'ancienne Miss Univers pour sa campagne, affirmant que Mme Machado était "dégoûtante", "une arnaqueuse" et "ma pire Miss".
John Oliver
Trump a déclaré à propos de l'humoriste et animateur de "Last Week Tonight" qu'il avait une "émission très ennuyeuse et peu appréciée" et que participer à son émission serait une "perte de temps et d'énergie".
Amazon
Dans un tweet, Trump a affirmé qu'Amazon utilisait "notre système postal comme livreur". Il a également ciblé les fans d'Amazon en écrivant : "Seuls des imbéciles, ou pire, disent que notre Poste, qui perd de l'argent, en gagne avec Amazon."
Meghan McCain
Meghan McCain est une animatrice de télévision et la fille du sénateur John McCain. Trump l'a qualifiée de "terrible [...] en colère et odieuse", affirmant qu'"elle ne réussira jamais à la télévision".
Angela Merkel
Lorsque la chancelière allemande a été nommée personne de l'année par Time, Trump a tweeté : "Je vous avais dit que @TIME Magazine ne me choisirait jamais comme personne de l'année bien que je sois le grand favori. Ils ont choisi la personne qui ruine l'Allemagne."
Michelle Wolf
Trump n'a pas apprécié le stand-up de Michelle Wolf lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche. Il a déclaré que l'événement "était un échec l'année dernière, mais que cette année était une source d'embarras pour tous ceux qui y sont associés. L'immonde "comique" a totalement échoué".
Samantha Bee
Vous constaterez que Trump n'est généralement pas un fan des humoristes et des animateurs de télévision, en particulier de Samantha Bee, qui, selon lui, a à la fois une "émission à faible audience" et "aucun talent".
"The View"
Ce talk-show exclusivement féminin est comme mort pour Trump, qui a tweeté : "L'audience de The View est vraiment basse. Nicole Wallace et Molly Sims sont un désastre. Trouvez une nouvelle équipe ou mettez-la en veilleuse. Télévision morte".
Super Bowl 50
Trump n'a pas été impressionné par le Super Bowl 2016, tweetant qu'il était "très ennuyeux - loin d'être aussi excitant que la politique".
Kathy Griffin
Kathy Griffin est une humoriste et, comme pour la plupart des humoristes, Trump n'est pas un fan. Il a tweeté qu'elle "devrait avoir honte".
Arnold Schwarzenegger
Schwarzenegger a quitté ses fonctions d'animateur après le huitième et dernier épisode de "The Celebrity Apprentice" (nouvellement intitulé "The New Celebrity Apprentice") et Trump a tweeté que la star "ne quitte pas volontairement "The Apprentice", il a été viré à cause de ses mauvais (pathétiques) taux d'audience".
Pour insister sur ce point, il a tweeté : "Schwarzenegger a fait un très mauvais travail en tant que gouverneur de Californie et encore pire dans l'émission "The Apprentice"... mais au moins il a essayé !".
"Saturday Night Live"
Trump a qualifié l'émission à succès de "pire de la NBC", affirmant que "les acteurs sont terribles, et qu'il s'agit toujours d'un travail à la chaîne. Une télévision vraiment mauvaise ! Il a également tweeté qu'il était "impossible à regarder ! Totalement biaisée, pas drôle et l'imitation de Baldwin ne peut pas être pire".
Neil Young
Neil Young a poursuivi Trump pour avoir utilisé sa musique dans le cadre de sa campagne et de ses rassemblements. Trump a tweeté une photo de lui et de Neil Young se serrant la main et, dans le même tweet, il a qualifié le chanteur folk-rock d'"hypocrite total".
C'est bizarre, ce sont tous des démocrates....
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/quand-donald-trump-s-attaque-aux-personnes-puissantes/ss-AA1Ds4bp?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69f9dd717689494196530c6c5a9cb9d6&ei=25#image=38
Écrit par : allusion | 05/05/2026
Alex Vizorek "pas marrant" aux Molières 2026 : sa réponse au rédacteur-en-chef de Pascal Praud
Il y avait du beau monde dans la salle des Folies Bergères à Paris ce lundi 4 mai. Des dizaines de comédiens se sont mis sur leur 31 pour assister à la 37e cérémonie des Molières. Cérémonie qui, pour la troisième fois, a été présentée par Alex Vizorek. Certes, l'humoriste belge connaît bien l'exercice mais personne n'a oublié la masterclass de son confrère Benjamin Lavernhe face à Jim Carrey lors des César le 26 février dernier. Ainsi, le sociétaire des Grosses Têtes a dû mettre les bouchées doubles pour faire rire son assemblée souvent décrite comme "frileuse". Ainsi, ce dernier a alterné les sketchs s'amusant d'Emmanuel et Brigitte Macron, de la relation de Jordan Bardella et Maria Carolina des Deux-Siciles, de la guerre entre Delphine Ernotte et Patrick Sébastien ou encore des accusations visant Patrick Bruel. De l'humour… Sauf que, sur Europe 1 ce 5 mai, le rédacteur en chef de Pascal Praud a tiré à boulets rouges sur le comédien de 44 ans. Pour Laurent Tessier, aucun cliché sur l'audiovisuel public n'a échappé à l'ancien chroniqueur de France Inter.
"Tous les clichés étaient réunis hier soir sur France 2 dans ce tribunal médiatique avec notre argent, nos impôts et cela aurait pu alimenter le rapport de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public", a-t-il ajouté. Un édito qui n'a pas plu du tout au principal intéressé.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/alex-vizorek-pas-marrant-aux-moli%C3%A8res-2026-sa-r%C3%A9ponse-au-r%C3%A9dacteur-en-chef-de-pascal-praud/ar-AA22pG4a?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69f9e203f8d64de0abf82431598bc15b&ei=9
Alex Vizorek aux Molières : l'humoriste vent debout contre Europe 1
Alors que cette chronique a été publiée sur X par Europe 1, Alex Vizorek n'a pas hésité à la republier sur son compte personnel afin de se défendre. "C’est chouette (et honnête) de diffuser des moments marrants pour dire que c’était pas marrant ! Merci", a-t-il rétorqué alors qu'en commentaires les internautes ne sont absolument pas allés dans son sens. "Mon grand garçon lécher le cul de sa patronne ça te ressemble tellement", a-t-on pu lire ou encore "Rien n'était "marrant". C'était lourd, pénible, ridicule, prétentieux !".Pour rappel, lors de cette 37e cérémonie des Molières, vingt prix ont été décernés. Alex Lutz s'est vu remettre le Molière de l’Humour pour Sexe, Grog, et Rocking Chair. Le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public a été remis à Laurent Lafitte pour son rôle dans La Cage aux folles. Par ailleurs, le Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé a été décerné à Josiane Balasko dans Ça, c'est l'amour. Enfin, à noter qu'un Molière d’honneur a été décerné à Muriel Robin.
Écrit par : allusion | 05/05/2026
L’économie américaine traverse une période d’incertitude croissante, alors que les craintes d’une "Trumpcession", une récession provoquée par les politiques imprévisibles de Donald Trump, s’intensifient. La volatilité des marchés, l’affaiblissement de la confiance des consommateurs et les perturbations liées aux droits de douane ainsi qu’à la politique migratoire alimentent ces inquiétudes. Le risque d’un ralentissement économique devient de plus en plus difficile à ignorer.
Les économistes parlent de "Trumpcession" pour désigner une possible récession aux États-Unis, alimentée par l’imprévisibilité des politiques économiques de Donald Trump, en particulier ses guerres commerciales tarifaires.
Les économistes s’inquiètent des répercussions du comportement imprévisible de Donald Trump et de ses choix en matière de tarifs douaniers, d’immigration et de coupes budgétaires, qui pourraient accroître le risque d’une récession en 2025.
L’approche de Donald Trump en matière de tarifs douaniers a été marquée par des revirements constants, plongeant investisseurs et entreprises dans l’incertitude quant aux conditions commerciales à venir.
Le 2 avril, une nouvelle série de droits de douane réciproques a été imposée aux partenaires commerciaux mondiaux, une mesure qualifiée de "jour de la libération" par le président. Quelques heures après cette annonce, le marché boursier américain a plongé. Les experts financiers ont averti que l'escalade de la guerre commerciale pourrait nuire à l'économie américaine et mener le pays vers une récession.
Les investisseurs réagissent négativement aux politiques économiques de Donald Trump, entraînant une volatilité accrue et une baisse de confiance dans la croissance économique.
Les marchés américains plongent sous l’effet des craintes liées aux tarifs douaniers, à l’inflation et au ralentissement de la croissance. Cette instabilité économique se propage à l’échelle mondiale, affectant également les places boursières européennes.
Les marchés boursiers asiatiques ont atteint leur plus bas niveau depuis des décennies suite à l’annonce par le président Trump des nouveaux tarifs douaniers, créant une forte inquiétude parmi les investisseurs. Parmi les mesures les plus drastiques figure un droit de douane de 104 % sur les produits chinois. Cette chute des marchés souligne les craintes croissantes que l'escalade des tensions commerciales ne perturbe les chaînes d'approvisionnement mondiales, ne fasse grimper l'inflation et ne déclenche un ralentissement économique à l’échelle mondiale.
Le Nasdaq et le S&P 500 ont enregistré de fortes baisses, le Nasdaq s’approchant d’un seuil de correction—soit un recul de 10 % ou plus par rapport à son dernier sommet. Ce repli traduit une prudence accrue des investisseurs et une instabilité grandissante des marchés.
Le dollar américain s’est affaibli, effaçant tous les gains accumulés depuis l’élection de Donald Trump. Face à la menace d’une "Trumpcession", les investisseurs se tournent vers des devises étrangères plus stables.
En janvier, les dépenses des consommateurs ont chuté de façon inattendue, un signe que l’incertitude économique pousse de plus en plus de ménages à réduire leurs achats de biens et services.
En février, la confiance des consommateurs a enregistré sa plus forte baisse en quatre ans, révélant une perte de foi grandissante dans l’économie.
Certaines grandes enseignes américaines signalent que les tarifs douaniers et l’inflation poussent les consommateurs à réduire leurs dépenses.
L’incertitude liée aux tarifs douaniers sert de prétexte aux entreprises pour augmenter leurs prix, aggravant ainsi les inquiétudes concernant l’inflation.
Donald Trump a déclenché et poursuit une guerre commerciale agressive, dont les effets s’avèrent plus néfastes que prévu, freinant la croissance et alimentant l’inflation.
Le déficit commercial des États-Unis a atteint un record de 131 milliards de dollars début 2025, les entreprises s'étant précipitées pour expédier leurs marchandises avant l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs douaniers.
Même Donald Trump reconnaît la possibilité d’une récession, alimentant ainsi les craintes et accentuant la chute des marchés boursiers.
Les licenciements se multiplient, les recrutements ralentissent et l’inflation s’accélère, fragilisant davantage le marché du travail.
L’instabilité des politiques de Donald Trump pousse les entreprises à ralentir leurs recrutements, ce qui pourrait freiner la croissance de l’emploi.
Les politiques migratoires de Donald Trump compliquent le recrutement dans des secteurs clés comme l’agriculture, la construction et la santé, affectant ainsi la productivité.
Les licenciements au sein du gouvernement fédéral pourraient entraîner une baisse de la consommation et un ralentissement de la croissance de l’emploi dans d’autres secteurs.
Goldman Sachs a relevé la probabilité d’une récession de 15 % à 20 %, pointant du doigt les inquiétudes liées aux tarifs douaniers et à l’inflation.
Morgan Stanley a abaissé sa prévision de croissance du PIB pour 2025, la faisant passer de 1,9 % à 1,5 %, en raison des politiques commerciales de Donald Trump.
Le modèle GDPNow de la Réserve fédérale d'Atlanta prévoit une contraction de 2,4 % de l’économie américaine au premier trimestre 2025.
Donald Trump admet la possibilité d’un ralentissement économique, qu’il qualifie de "période de transition". Durant cette phase, l’inflation pourrait encore s’aggraver.
Lors d’une interview sur Fox News, Donald Trump aurait pu rassurer les investisseurs, mais il a préféré défendre fermement ses politiques économiques.
L’euro et la livre sterling atteignent là leur plus haut niveau depuis l’élection de Donald Trump, les investisseurs se détournant du dollar américain.
De nombreux analystes s’interrogent sur l’ampleur des conséquences négatives que les politiques de Donald Trump pourraient avoir sur l’économie américaine et mondiale dans les années à venir.
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, reconnaît la montée de l’incertitude mais tempère les inquiétudes, rappelant que les indicateurs de confiance ne prédisent pas toujours une récession.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/donald-trump-cause-la-ruine-des-%C3%A9tats-unis-l-impact-qu-une-trumpcession-aurait-sur-le-pays/ss-AA1CEW6z?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6a01b362278b4d57a0cf9726ebb18ea9&ei=7#image=1
Écrit par : allusion | 11/05/2026
L’histoire commence par un chiffre impressionnant : près de 600 000 personnes. Chacune d’entre elles a versé 100 dollars pour précommander un smartphone Android doré, arborant fièrement le nom de Trump et un drapeau américain sur sa coque. La promesse était forte : un téléphone conçu et fabriqué ici, aux États-Unis. Près d’un an plus tard, le constat est sans appel. Pas un seul appareil n’a été livré.
À la place du téléphone tant attendu, de nombreux acheteurs ont reçu quelque chose de bien moins tangible : un email. Un courriel de mise à jour, discrètement envoyé, dont les clauses en petits caractères suggèrent une dure réalité. Leur argent pourrait bien être perdu à jamais. Pour certains clients, la lecture de ces nouvelles conditions générales a sonné moins comme une formalité juridique que comme une lettre d’adieu.
T1 : Chronologie d’un lancement devenu fiasco
Tout a débuté le 16 juin 2025 à la Trump Tower. Dans une opération de communication millimétrée, Donald Trump Jr. et Eric Trump ont présenté le Trump Mobile T1. La date n’était pas choisie au hasard : elle coïncidait avec le dixième anniversaire du lancement de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016. Le produit était présenté comme un appareil Android doré, vendu 499 dollars, accompagné d’un forfait mensuel à 47,45 dollars — un clin d’œil numérique au fait que Trump fut le 45ème et 47ème président des États-Unis.
Environ 590.000 consommateurs ont payé l’acompte de 100 dollars, injectant ainsi 59 millions de dollars dans un projet dont l’existence même est aujourd’hui remise en question. En mai 2026, aucun client n’a pu confirmer la réception de son appareil. Le calendrier de livraison s’est effondré presque instantanément. Promise pour la fin de l’été 2025, la livraison a été repoussée à novembre, puis décembre, puis au premier trimestre 2026. Une date butoir pour la certification par l’opérateur T-Mobile, mi-mars 2026, est également passée sans que rien ne se produise. En avril 2026, le site web de Trump Mobile a été discrètement modifié, supprimant toute mention de date de sortie.
Service client aux abois et le mirage du « Made in America »
Les tentatives pour obtenir des informations claires se sont heurtées à un mur. NBC News, qui a versé un acompte de 100 dollars en août 2025 pour suivre le dossier, n’a reçu aucune nouvelle à la date prévue. En contactant le centre d’appels, un opérateur a évoqué une livraison pour « début décembre », sans plus de précision, citant le « government shutdown » (paralysie du gouvernement) comme cause du retard. Une explication que les analystes ont rapidement jugée non pertinente pour une entreprise de matériel informatique privée. Lors d’un autre appel en janvier 2026, un opérateur a assuré que le téléphone était « dans les dernières étapes de certification et de tests sur le terrain », visant une expédition « courant du premier trimestre 2026 ». Un trimestre aujourd’hui écoulé.
L’expérience du journaliste d’investigation Joseph Cox de 404 Media, qui a également payé un acompte, fut encore plus chaotique. Trump Mobile a débité un montant incorrect sur sa carte, n’a jamais collecté son adresse de livraison, et a envoyé un email de confirmation promettant des notifications qui ne sont jamais arrivées. Cox a décrit cela comme « la pire expérience que j’aie jamais vécue en achetant un produit électronique grand public ». Il a par la suite signalé que des frais récurrents non autorisés étaient prélevés sur les cartes de certains clients.
Parallèlement, la promesse fondatrice du « Made in America » s’est évaporée. Quelques jours après le lancement, la mention a disparu du site. « MADE IN THE USA » est devenu « design fier d’être américain », puis « Pris vie ici même aux États-Unis », des formulations sans aucune valeur juridique ou commerciale selon les experts. En février 2026, les dirigeants de l’entreprise ont confirmé aux journalistes que le T1 ne serait pas fabriqué aux États-Unis. Seul l’assemblage final d’une dizaine de composants aurait lieu à Miami, la production de masse étant délocalisée à l’étranger. Le téléphone est largement considéré comme une version redécorée du Wingtech Revvl 7 Pro 5G, un appareil chinois déjà vendu par T-Mobile aux États-Unis. Pendant ce temps, la société a commencé à vendre des iPhones reconditionnés, produits principalement en Chine, et des appareils Samsung sous la même marque.
Les nouvelles conditions générales : le coup de grâce juridique
Le signal le plus clair que les acomptes pourraient ne jamais être remboursés est apparu le 6 avril 2026. Ce jour-là, une version révisée des conditions de service a été publiée, stipulant explicitement que le versement d’un acompte « ne constitue pas un achat finalisé et ne crée pas de contrat juridiquement contraignant ». Le paiement est décrit comme « une opportunité conditionnelle d’acheter l’appareil si Trump Mobile choisit finalement de le vendre », l’entreprise conservant un contrôle total sur la production ou non du téléphone.
Ces petits caractères changent tout. Ils suppriment tout contrat contraignant, limitent la responsabilité en cas de retard et précisent que les acomptes n’ont aucune valeur monétaire indépendante et ne sont pas transférables. Alors que le site web promettait aux acheteurs de bloquer un prix promotionnel, le document juridique sous-jacent affirmait que le prix pouvait changer à tout moment, qu’aucun stock n’était garanti, qu’aucune date de livraison n’était engageante et que l’entreprise n’avait aucune obligation de produire le téléphone.
Si Trump Mobile décide d’annuler complètement le projet T1, le texte précise que la société émettra des remboursements du montant initial de l’acompte. Cependant, les clauses ajoutent que l’entreprise n’assume aucune responsabilité pour les retards causés par des « pénuries de pièces ou des blocages avec les régulateurs », et que les acheteurs renoncent à tout droit de poursuivre des réclamations au-delà du montant de leur dépôt initial.
Riposte politique et menaces juridiques
L’affaire n’a pas manqué de faire réagir la sphère politique. La sénatrice Elizabeth Warren, accompagnée de 10 autres membres démocrates de la Chambre et du Sénat, a demandé aux régulateurs d’enquêter sur le téléphone « T1 » de Trump Mobile. Leur lettre demande spécifiquement à la Federal Trade Commission (FTC) de déterminer si les consommateurs ont été floués en payant des acomptes de 100 dollars pour des téléphones qui ne se sont jamais matérialisés. La lettre demande également à la FTC d’examiner si Trump Mobile a eu recours à de la « publicité mensongère » en prétendant que son téléphone serait fabriqué aux États-Unis.
De son côté, le bureau du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a publiquement commenté l’affaire, décrivant le projet de téléphone T1 comme quelque chose qui « semble être une fraude ». Sur le front commercial, le fabricant de coques de téléphone Spigen a menacé d’intenter une action en justice. En cause : une image promotionnelle du T1 qui semblait être une photo retouchée d’un téléphone Samsung placé dans l’une de ses coques de marque. En mai 2026, la FTC n’a ni confirmé l’existence d’une enquête, ni si une enquête serait un jour ouverte.
Un schéma qui se répète : de Trump University aux cryptomonnaies
L’affaire du téléphone T1 n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une longue série d’entreprises commerciales et d’investissements sous la marque Trump qui ont généré d’importantes sommes d’argent et de vives controverses. L’exemple le plus documenté est celui de la Trump University, un programme de séminaires immobiliers à but lucratif qui a fonctionné de 2005 à 2010. Non accrédité, le programme a fait l’objet de poursuites pour avoir prétendument trompé les étudiants sur ses offres. Le procureur général de New York a déposé une plainte civile, tandis que d’anciens étudiants ont lancé deux recours collectifs pour fraude. L’affaire s’est soldée par un accord de 25 millions de dollars, qui a permis de rembourser environ 90 % des frais des participants, sans que Trump University n’admette de faute.
Plus récemment, l’incursion de Donald Trump dans les actifs numériques a suscité de nouvelles polémiques. Depuis 2022, il a vendu des cartes à collectionner NFT, générant des millions de dollars selon ses déclarations financières. Puis est venue la cryptomonnaie $TRUMP, lancée le 17 janvier 2025, trois jours avant son investiture. Sa valeur a explosé, atteignant une capitalisation de plus de 27 milliards de dollars, avant de chuter de plus de 90 % pour atteindre environ 1,9 milliard de dollars. Certains analystes ont comparé l’opération à un « rug pull », une escroquerie où les créateurs abandonnent un projet après avoir empoché l’argent des investisseurs.
Une analyse du Financial Times de mars 2025 a révélé que le projet crypto avait rapporté au moins 350 millions de dollars. Forbes a rapporté que la cryptomonnaie représente désormais la majorité de la fortune nette de Donald Trump. La famille Trump dirige également une bourse de finance décentralisée, World Liberty Financial, où une entité commerciale de Trump détient 60 % des parts et 75 % des revenus, avec Eric et Donald Jr. activement impliqués. Cette structure a soulevé des inquiétudes quant à de potentiels conflits d’intérêts, notamment des transactions avec des entités étrangères ou des individus condamnés par la justice. En avril 2025, les 220 plus gros détenteurs de la monnaie $TRUMP se sont vu offrir un dîner avec le président, faisant grimper sa valeur de 50%, des analyses suggérant un possible délit d’initié.
Conclusion : que faire si vous avez versé 100 dollars ?
La saga du téléphone T1 et les controverses passées de la marque Trump partagent un fil conducteur. Dans chaque cas, un marketing à forte résonance politique a attiré un grand nombre d’acheteurs ou d’investisseurs fidèles. Dans chaque cas, l’écart entre la promesse et la réalité s’est avéré immense. Et dans chaque cas, les clauses juridiques, qu’il s’agisse d’une mise à jour des conditions de service ou d’un accord de règlement, ont finalement bien plus protégé la marque que le consommateur.
Pour les quelque 600.000 Américains qui ont misé 100 dollars sur la promesse d’un téléphone Trump doré, la démarche la plus pragmatique est claire : soumettre une demande d’annulation formelle par écrit via le support client de Trump Mobile avant que toute « vente finale » ne soit traitée. Les conditions révisées stipulent que les acomptes sont remboursables sur demande avant ce point. Attendre de voir si le téléphone se matérialise un jour, c’est accepter un contrat qui, selon ses propres termes, ne garantit rien. Lorsque la loyauté politique remplace les spécifications vérifiables et des conditions de livraison exécutoires, ceux qui agissent rapidement en lisant les petits caractères s’en sortent généralement bien mieux que les autres.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-acheteurs-du-t%C3%A9l%C3%A9phone-trump-%C3%A0-500-sont-furieux-apr%C3%A8s-avoir-re%C3%A7u-un-e-mail-r%C3%A9v%C3%A9lant-des-conditions-cach%C3%A9es/ar-AA235H2l?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6a048a683c0a44a8b1a20d3b620402db&ei=16
Écrit par : allusion | 13/05/2026