Sur les traces des Téméraires (03/07/2026)

Capture d'écran 2026-06-07 132959.pngAuteur du "Tour de la Grande Bourgogne" et de "Les Téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe", Bart Van Loo nous entraîne, dans un podcast d’histoire, au cœur de la naissance de notre Belgique, sur les traces des ducs de Bourgogne et des Plats Pays en se limitant au 15ème siècle. 
En 1415, à Azincourt, les chevaliers bourguignons s’enlisent face aux archers anglais.
En 1419, sur le pont de Montereau, Jean sans Peur trouve la mort lors d’une tentative de paix avec le roi de France. Au château de Germolles, Marguerite de Male fait venir des vaches depuis sa Flandre natale, symbole d’un pouvoir en construction.
En 1430, à Compiègne, Jeanne d’Arc est capturée, puis livrée aux Anglais par Philippe le Bon pour 10.000 livres tournois, dans un jeu politique qui défie Charles VII.
En 1477, à Nancy, Charles le Téméraire, emporté par sa fureur, tombe face aux Suisses dans la neige, scellant la fin de la puissance bourguignonne.
Bart Van Loo est plus écrivain qu'historien. C'est ce qui fait son charme en racontant les petites histoires de la Grande Histoire.

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Préambule 

Bart van Loo en parle avec passion dans des podcasts.

En 2021, Saison 1 en 8 épisodes : "Les Téméraires. Quand la Bourgogne défiait l'Europe" avec les grands événements et les lieux marquants de l'épopée des ducs de Bourgogne, de la capture de Jeanne d'Arc à la fin tragique de Charles le Téméraire. 
  • La puissance culturelle : Les fastes, la création de l'illustre Ordre de la Toison d'or et la splendeur des Flandres.
  • Les intrigues politiques : Les luttes de pouvoir incessantes face au royaume de France, notamment lors de la guerre de Cent Ans.
  • L'aventure géopolitique : L'ascension et la chute brutale de cet État bourguignon, qui s'est heurté à ses voisins européens (rois de France, Confédération suisse).

Les Téméraires - Spectacle de Bart Van Loo 

Bart Van Loo nous entraîne de bûchers en banquets, de pestes en tournois qui font vivre, survivre, se batailler, se goinfrer, s'aimer, se disputer, se tromper tous les personnages romanesques de l'époque et présente les ducs de Bourgogne comme les pères fondateurs d'un nouvel état, les Plats Pays. Instructif, rigoureux, drôle, pétillant, il propose un spectacle indispensable pour qui veut connaître les origines profondes de la Belgique.

Capture d'écran 2026-06-09 161544.pngAprès l'extraordinaire succès, la grande saga des ducs de Bourgogne, Bart Van Loo entreprend cette fois de nous faire découvrir in situ les lieux emblématiques de cette épopée médiévale faite d'exploits, de passions, d'alliances trahies, mais aussi d'immenses chefs-d'œuvre artistiques. Au gré des richesses locales et des trésors oubliés, Capture d'écran 2026-06-10 173645.pngBart Van Loo arpente ce territoire aux frontières perdues, et ressuscite dans un périple jamais réalisé à ce jour cet État éphémère qui osa défier les deux grandes puissances de son temps, le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. De Bruges à Dijon, de Bruxelles à Paris en passant par Anvers, Liège, Lille, Beaune, Nevers, Nancy ou encore Berne, le Tour de la Grande Bourgogne offre une incursion fascinante dans l'automne du Moyen Âge. Un récit haletant écrit d'une plume vive et alerte à travers la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et la France. Et près de 500 images avec les plus grands chefs-d'œuvre de l'âge d'or bourguignon : Claus Sluter, Jean Malouel, les Frères de Limbourg, Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, et bien d'autres encore.

Sur la Une : Secrets d'histoire 

 Marie de Bourgogne, seule contre tous (clic) 

A la fin du XVème siècle, lorsque son père, Charles le Téméraire, meurt tragiquement au combat, Marie prend les rênes d'une principauté presque aussi puissante que le royaume de France et qui se déploie bien au-delà de la Bourgogne. Marie de Bourgogne a passé l'essentiel de ses années au pouvoir dans son duché à défendre ses droits d'héritage, disputées par le roi de France. Elle donna naissance à Philippe le Beau, père de Charles Quint.    

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Commentaire d'un lecteur : Dès les premières pages, je me suis retrouvée à cavaler derrière les Téméraires, ces ducs bourguignons qui avaient clairement un abonnement premium au drame politique. Trahisons, alliances explosives, chefs-d'œuvre partout.…
L'énergie Van Loo raconte l'histoire comme si on faisait une virée entre potes. À un moment, j'ai même ouvert Google Maps, juste pour vérifier que ce “territoire aux frontières perdues” n'était pas une blague géante héritée d'un mauvais cours de géo. Il a le talent rare de te donner envie de te lever pour aller admirer des sculptures gothiques. Et puis il y a presque 500 images. "À un moment, j'ai cru que mon livre devenait un musée portable avec Sluter, van Eyck, Rogier van der Weyden. À force de tourner les pages, j'avais l'impression d'être une collectionneuse d'art de la Renaissance qui ne s'est jamais découverte. Si tu veux un bouquin poussiéreux, passe ton chemin. Si tu veux un voyage érudit, vivant, drôle parfois malgré lui et porté par une plume qui carbure, fonce. En tout cas, j'ai terminé ce livre avec une furieuse envie d'aller en Bourgogne, de marcher sur les traces des ducs et peut-être de boire un verre ou deux pour honorer leur mémoire. Un tour de force historique qui se lit comme une aventure. J'ai kiffé" dit un commentateur.
En 2021, j'imaginais l'incendie au Coudenberg le 3-4 février 1731 dans "Y a le feu au Coudenberg" dont il ne subsiste que les soubassements.

Ce billet  imagine ce qu'a pu être la panique au Palais du Coudenberg complètement détruit par un incendie accidentel qui éclate dans la nuit du 3 au

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L'Ommegang

Les origines de l’Ommegang se situent au milieu du 14ème siècle. Au départ, il s’agit d’une procession en l'honneur de Notre-Dame du Sablon, organisée par le grand serment des arbalétriers.

L'Ommegang ("marcher autour" en vieux flamand), est la plus ancienne évocation historique de Bruxelles. 

Elle prit tout son éclat lorsque, le 2 juin 1549, les autorités de la ville de Bruxelles en firent une fête en l'honneur de la visite de Charles Quint qui venait présenter son fils l'infant Philippe, par une fête à laquelle participèrent les corporations, les serments, les notables, la noblesse et le clergé. À cette occasion, chaque ville s’investit pour se montrer de son meilleur côté comme Bruxelles qui le fait en organisant l'Ommegang plus resplendissant que jamais.

Ironie de l'histoire, ce fils fit décapiter les Comte d'Egmont et de Hornes sur cette même place quelques années après

Plus de 1400 figurants. Les places sont réservées, un an en avance.

Très vite, les différents corps constitués de la Ville rejoindront cette procession qui deviendra aussi, voir surtout, un cortège mondain. Capture d'écran 2026-06-30 184055.pngLa sortie de 1549 en est un des exemples les plus célèbres. 

Bruxelles, 1930. Après 145 ans d’absence, des passionnés s’efforcent de ressusciter la parade de l’Ommegang, symbole de l’histoire belge. Mais alors que les derniers préparatifs battent leur plein, un participant est assassiné d’un carreau d’arbalète en pleine répétition.

Le 1er et 3 juillet 2026, donc, ce soir, pour la deuxième fois, sur la Grand-Place de Bruxelles, le spectacle folklorique de l'Ommegang a Bart Van Loo comme Hérault, Thomas de Bergeick comme maitre de cérémonie, Fred Janin comme dessinateur..

Photos de l'Ommegang

2012 : Intermède historique bruxellois: l'Ommegang avec figurants

2026 : Les invités à l'Ommegang

L'heure H: L’Ommegang : la fête qui fait revivre Bruxelles au temps de Charles Quint

"Chaque été, la Grand-Place de Bruxelles se transforme en véritable machine à remonter le temps. Cavaliers, arbalétriers, géants, costumes de la Renaissance et arrivée triomphale de Charles Quint replongent les spectateurs au XVIe siècle. Mais derrière ce spectacle grandiose, se cache une histoire étonnante. Né au Moyen Âge autour d’une légende liée à une statue miraculeuse de la Vierge, l’Ommegang est devenu l’une des plus importantes traditions de Bruxelles avant de disparaître pendant près de 150 ans. Ressuscité en 1930 à l’occasion du centenaire de la Belgique, il est aujourd’hui reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Entre faits historiques, légendes, folklore et identité bruxelloise, découvrez l’incroyable destin d’un événement unique au monde".
podcastpodcast

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Capture d'écran 2026-07-04 142646.pngBruxelles a connu une période de grande expansion et de développement architectural au 14ème siècle. Bien que certaines structures soient disparues, il existe des vestiges et des éléments qui témoignent de l'importance historique de cette époque. Par exemple, le château du Treurenberg, construit vers 1100, est un exemple significatif de l'architecture d'origine mérovingienne.

La construction de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule débute par le chœur en 1226. La nef et le transept qui datent des XIVe et XVe siècles, sont de style gothique brabançon. La façade, surmontée de deux tours, date des années 1470-1485.

De plus, la ville a été le siège de la cour de Brabant et d'institutions centrales du pouvoir, ce qui a contribué à son développement et à son statut de capitale

Je remercie Bart Van Loo pour son approche de notre histoire commune.

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Réflexions du Miroir

La Belgique a toujours été coupée culturellement en deux parties. Dans le Nord, la partie flamande. Dans le Sud, la Wallonie. Au centre, Bruxelles construit un lien avec près de 180 nationalités parlant 120 langues différentes.

Sa  Grand-Place ressemble à un théâtre baroque.

Au 15ème siècle, elle n'était pas comme elle est aujourd'hui depuis que Louis XIV a envoyé ses troupes pour attaquer les forces rebelles bruxelloises.

Bruxelles est un trait d'union entre les deux cultures.

A Bruxelles, la RTBF et la BRT ne sont séparées que par un couloir. 

Je me souviens des "Cafés serrés" pendant lesquels il y avait Bert Kruysman.

De 2010 à 2015, il occupe la chronique « Café Serré » le lundi matin en radio francophone, sur les ondes de La Première (RTBF). Ses interventions sont empreintes d'humour et de dérision tout en faisant apparaître les aberrations du système belge et de certaines dérives séparatistes.

En 2016, j'écrivais que l'on commémorait le 70ème anniversaire de l'immigration italienne.

Capture d'écran 2026-07-03 213822.pngAujourd'hui, cela fait donc le 80ème anniversaire de cette première immigration. 

Capture d'écran 2026-07-01 171839.pngLes canicules de ce mois de juin ont généré des polémiques en France lancées par le parti écologique qui a lancé une motion de censure contre le gouvernement Sébastien Lecornu.

En 2007, j'écrivais un billet "Le bâton et plus beaucoup de carottes" qui faisait de prévisions sur juillet 2050 et terminait pas un poème :

"Notre Terre ne vaudrait-elle pas une messe ?
G8, j’ai faim de plus de justesse
Dans vos résolutions pleines de finesses
Capture d'écran 2026-07-10 213648.pngMal en rapport avec vos largesses
S’agissait-il d’une fausse grossesse ?
Ou comme toujours une grande mollesse
Ou pire encore, teintée de bassesses
Et pourtant, il faut se grouiller les fesses
Quand on connaît notre faiblesse
Face à la nature dans sa rudesse
Que restera-t-il à offrir à nos jeunesses ?
Connaîtront-elles leur propre vieillesse ?
Il faudrait bien autre chose que des promesses
Bart Car la vie de notre terre est la seule richesse."...

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Annexes :

Cliquez sur l'image ci-dessous pour les photos de l'exposition

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Allusion

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4 juillet 2026 :  250ème anniversaire de l'Indépendance américaine.

En 1776, les 13 colonies ont proclamé leur indépendance de la Grande-Bretagne. Le nouveau pays a ensuite marqué l'histoire dans de nombreux domaines, dont la science, la littérature, l'architecture, l'ingénierie et l'exploration spatiale.

Des valeurs et des forces contradictoires à l'œuvre dans la nation américaine, à la lumière de la seconde présidence Trump et autour de quatre fils rouges : l'idéal de liberté, la prééminence de la religion, le rêve américain et l'amour de la patrie.

De leur côté, les individus qui s'enrichissent décident eux-mêmes à qui ils vont reverser leur argent grâce à un système de mécénat leur permettant de payer peu d'impôts. Avec l'industrialisation fulgurante, le rêve américain est érigé en arme idéologique, mais le krach de 1929 remet en cause tout le système politique : le New Deal de Franklin D. Roosevelt permet enfin l'intervention de l'État, notamment à travers les assurances chômage et vieillesse. Lorsque la crise frappe à nouveau, Ronald Reagan réintroduit à l’inverse un libéralisme pur et dur – conception reprise par Donald Trump, pour qui l'état social est contraire à l'identité américaine. Aux yeux du dirigeant, le patriotisme joue un rôle central dans la construction nationale – tout comme l'armée, qui doit permettre aux États-Unis de remplir la mission dont ils s’estiment investis : sauver le monde ou, plutôt, la place de choix que le pays y occupe.

Amérique, qui es-tu ? (1/2) - Une histoire de la mentalité des États-Unis | ARTE

Amérique, qui es-tu ? (2/2) - Une histoire de la mentalité des États-Unis | ARTE

 

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Capture d'écran 2026-07-03 213647.pngDe sa genèse, en 1754, à sa conclusion, en 1783, la nouvelle série documentaire de Ken Burns explore en profondeur le moment fondateur des États-Unis. Ce récit choral et multidimensionnel éclaire aussi le présent divisé d'une jeune nation de 250 ans. 
En 1754, en Virginie, une embuscade menée contre des soldats français par une jeune recrue des troupes britanniques nommée George Washington va déclencher la guerre de Sept Ans, conclue en 1763 par la victoire des troupes britanniques sur la France et son allié espagnol en terre américaine. Désormais premier empire colonial au monde, le Royaume-Uni va voir ce triomphe se retourner contre lui. Car, entre autres pour solder les dettes léguées par le conflit, la Couronne impose à ses treize colonies américaines de nouvelles taxes, notamment sur le papier timbré administratif (Stamp Act), étincelle d'une rébellion qui va aller croissant dans les années suivantes. Capture d'écran 2026-07-03 213933.pngDe la fédération progressive des colonies, prônée d'abord en vain – dès 1754 – par Benjamin Franklin, à la célèbre "Tea Party" de Boston, qui voit en décembre 1773 une soixantaine de mutins grimés en Amérindiens précipiter dans l'eau 46 tonnes de thé britannique, cette première partie déroule la genèse d'une guerre d'indépendance que, de part et d'autre de l'Atlantique, nul n'aurait imaginée vingt ans plus tôt. Elle éclate finalement au printemps 1775, lorsque les "tuniques rouges" battent en retraite face aux milices formées par les colons, avec de nombreux tués et blessés, de part et d'autre… 

Capture d'écran 2026-07-08 080728.pngFidèle à sa méthode, Ken Burns, qui a retracé tant des guerres de l'Amérique (The War, Vietnam), explore en profondeur les multiples dimensions – historiques, politiques, humaines – d'un moment fondateur en partie mythifié, qui continue aujourd'hui de fédérer un peuple états-unien pourtant profondément divisé : la proclamation de l'indépendance, le 4 juillet 1776, avec la reconnaissance de l'égalité en droits de tous les êtres humains. Certes encore fort théorique, puisqu'on n'y inclut ni les femmes, ni les Amérindiens, ni les esclaves, ce principe universel a été précédé par des ferments démocratiques bien plus anciens, rappelle-t-on d'emblée. Des siècles avant les descendants des colons européens, les Six Nations de la Confédération iroquoise (Seneca, Cayuga, Onondaga, Tuscarora, Oneida et Mohawk) avaient créé avec succès une union démocratique longtemps passée sous silence par les livres d'histoire... Capture d'écran 2026-07-09 072459.pngAvec un sens rigoureux de la narration, du détail et de la nuance, cette fresque pleine de souffle puise dans les archives (riche iconographie, documents et proclamations d'époque, dont les lettres et journaux intimes des nombreux protagonistes des événements, célèbres ou anonymes) et donne à contempler les paysages de cette terre alors encore largement inviolée. Capture d'écran 2026-07-10 213425.pngDe très nombreux spécialistes, femmes et hommes, apportent leur éclairage et leurs analyses pour faire revivre la première des révolutions occidentales. 

Faut-il se préparer à une guerre idéologique ?

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