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11/06/2016

E pericoloso sporgersi

Pourquoi avoir choisit un titre en italien? Pourquoi  après l'avoir traduit par "Il est dangereux de se pencher"? Pourquoi ne peut-on pas se pencher? Le Vif Express titrait "Made in Italy. Comment les Italiens ont transformé notre pays?" A ces questions, il y a plusieurs réponses. Et ces réponses pourraient n'être qu'un prétexte à tout autre chose. 

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Tout d'abord, en Belgique, on commémorait le 70ème anniversaire de l'immigration italienne.

Une immigration basée sur un échange dont on a dit "Bras contre charbon".

L'Italie avait besoin de reconstruire son économie.

La Belgique avait besoin de charbon pour son énergie.

L'immigration italiennepodcast fut donc un épisode de notre histoire commune belge-itialienne.

La Wallonie est devenue une sorte de Wallitalia.


Et quand ce n'était pas en Wallonie, ce fut à Molenbeek que les Italiens se sont installés comme l'historienne Anne Morelli qui voulait corriger quelques idées préconçues sur cette histoire partagée : podcast

Une immigration réussie ? 

C'est vrai et c’est faux à la fois.

Avec le recul du temps, elle s'est mieux organisée que d'autres immigrations ghettoisées qui sont venues plus tard.0.jpg

D'abord l'immigration italienne n'a pas commencée réellement en 1946, elle n'a pas été uniquement destinée pour aller dans les mines et ramener le charbon à la surface et elle ne s'est pas arrêtée avec la catastrophe du Bois du Casier le 8 aout 1956 qui avait fait 262 morts.

Un retour en arrière en chansonspodcastavec  ceux qui étaient appelés les "macaronis", tient la route dans le temps mais elles se sont adoucies, diffusées dans les brumes de la mémoire.

Ce n'est pas Alex Vizôrek, d’origine polonaise qui viendrait me contredire podcast.

0.jpgLes populations autochtones acceptent toujours mieux une immigration de personnes qui les ressemblent le plus sinon cela devient de "Faux contacts"

L'extrême-droite répond à cette répulsion.

L’option publique est versatile et les gens changent de pôles d'attraction ou l'histoire se renverse.

L'année dernière, à Montecatini, je suis tombé en arrêt devant une affiche qui incitait à refuser toutes nouvelles immigrations.

La semaine dernière, les élections municipales à Rome exprimaient ce même refus. 

Aujourd'hui, l'immigration acceptable s'est limitée par une émigration passagère en apportant son écho financier dans des périodes plus courtes de vacances.

Né, un an après cette immigration italienne remémorée pour ce 70ème anniversaire, je ne peux en dire beaucoup plus.

Mais, ce n'est pas toujours cela qui a généré l'écriture de ce billet.

 

Autre événement, le foot de l'Euro2016 qui a commencé hier.0.jpg

Lundi prochain, le sort a décidé que le premier match des Diables Rouges de Belgique rencontrera l’équipe italienne.

L’entraîneur Marc Wilmots disait après le tirage au sort: "Fallait éviter l'Italie. On l'a prend d'entrée".

0.jpgMais, c'est une occasion pour se compter ou se décompter entre fans ou non-fans en regardant déjà les drapeaux pendus aux fenêtres. 

Le foot est un lien entre Belges et Italiens par excellence, entre pros du pots et pros du ballon.

Les Diabolicas, brevetés Belges, se sont vus copiés par des chinoiseries à prix réduits et ce fut un scandale à dénoncer.

Non, les Chinois ne sont pas considérés comme des immigrés, mais comme des investi0.jpgsseurs dans notre pays et cela change tout. 

Ils ne restent pas mais il laisse leurs "chinoiseries" derrière eux.

Le choc des cultures passe par des habitudes culinaires, spirituelles ou vestimentaires et ne s'accordent que sur un terrain de foot pour siffler un hors-jeu et un coup franc.

Là, problème, votre serviteur n'est pas un fan de foot et il ignore encore qu'est-ce qui détermine ces coups de sifflet.

Désolé... 

Alex Vizorek revenait hier pour en parlerpodcast.

Je ne pourrais en dire plus sinon sortir l'hymne officiel de L'Euro 2016.


 

Mais, ce n'est pas encore la raison du titre du billet.

Alors, il y a les souvenirs de vacances.

Des souvenirs de voyages en Italie très anciens ou beaucoup plus récents.

0.jpg"E pericolo sporgersi" écrivais-je, ce qui veut dire "Il est dangereux de se pencher au-dehors"?

C'est la consigne que l'on retrouve dans tous les trains italiens. 

Nul doute que la jeune femme que l'on voit sur cette vidéo s'en est souvenue longtemps de la justesse du conseil.

Mon premier voyage en train date de 1968.

Ce fut à Viareggio.

Je n'avais pas encore 11 ans.

Ce voyage commençait un soir vers 18:00.

Un voyage relativement pénible avec des arrêts tellement fréquents qu'il se terminait dans l'après-midi du lendemain.

Le temps pour un gamin que j'étais, de tout remarquer à l'extérieur et à l'intérieur du train.

Cette plaque de prévention serait-elle la raison de ce titre?

Pas vraiment. Pas encore, mais on se rapproche.

Dernièrement, le train était à nouveau à l'honneur avec l'ouverture du plus long tunnel au monde du Saint-Gothard qui relie la Suisse à l'Italie, 57 kilomètres sous la montagne.

Le nord de l'Italie, je l'atteins en général en empruntant le tunnel routier du Saint-Gothard, long, lui, de 18 kilomètres.

Et là, on brûle. On arrive destination. 

Tout le monde descend, on a atteint le but final du billet.    

Au cours du mois de juin 2014, sans que j'en parle dans cet article qui parlait d'histoire pour préparer les commémorations du 100ème anniversaire de la première guerre mondiale.

Le 19 juin 2014, un accident de voiture avec un motocycliste italien.

Voilà, arrivé à la destination...

Un accident banal mais qui n'apporte pas un sourire en fin de vacances en pensant aux suites éventuelles de l'histoire.

Dans l’expectative, pas de buzz.

Un accident d'une telle sorte, apporte plutôt un lien avec le style "Kamikaze Rider".  

Pourtant dans cette excursion, tout avait bien commencé. Une journée splendide sur tous les plans. Une belle nature à visiter sans se presser. Des routes en lacets qui déroulent ses courbes au travers de paysages des Apennins (photos).

Je parle au présent, parce que tout est encore dans ma mémoire. 

Je redescends alors la route de Canazei vers Trento.

Des motocyclistes dévalent les pentes dans un concert de vrombissements en groupes compacts ou disloqués.

Tunnels et virages demandent une attention soutenue, très serrée sur ma bande de circulation à petites vitesses à bord de ma voiture.

Une trompe de véhicules à deux roues et je serre encore plus ma bande de droite.

C'est alors que dans un tunnel ajouré, mais suffisamment obscur pour que mes feux de croisements s'allument automatiquement...

... dans un virage à droite, c'est l'accident à ma surprise totale.

Un grand boom dont je ne connais pas l'origine de manière précise.

C'est plus fort qu'une rencontre avec un oiseau dans le pare-brise, mais moins fort qu'une collision avec une autre voiture.

Un OVNI invisible dans une rencontre du troisième type? 

Non, un crash qui ressemble un peu à ce qui suit, mais, en plus, avec ma voiture qui arrivait à contre-sens dans une obscurité partielle :

Le bruit d'enfer est venu de mon rétroviseur extérieur gauche qui a frappé contre la portière. 

Il a rendu l'âme et pendouille le long de la carrosserie dans un mouvement de pendule.

Surpris, je n'ai presque rien vu de l'accident.

Je me retourne vers mon épouse qui coéquipière, n'en a pas vu plus.

Je sors de la voiture, me retourne et constate avec horreur une moto couchée en travers de la route et un homme qui a terminé sa course dans le mur qui fait le prolongement de sa course.

Une rapide analyse de la situation semble être que penché sur sa moto, probablement pour rattraper des poursuivants, le motocycliste a poussé sur le champignon et a accroché par le bras mon rétroviseur en le déséquilibrant.

Si mon rétroviseur avait été moins proéminent sur le côté des carrosseries latérales ou inexistant,  l'accident ne se serait peut-être pas produit.

Putain de rétro...

Comme il devait rouler à vive allure, déséquilibré, le motocycliste est allé poursuivre son déséquilibre jusqu'à glisser sur la route, a chuté de sa moto en roulant sur la route et a fini par s'empaler jusque dans le mur opposé du tunnel.

0.jpg

L'aventure d'une heure de blocage commence et elle n'est pas réjouissante.

Je me fiche de mon rétroviseur et me précipice vers l'arrière de la voiture.

Encore surpris, désorienté, après avoir enfilé les gilets jaunes et fait clignoter les loupiotes de danger, mon épouse et moi nous nous partageons le travail à placer des triangles à l'arrière de la voiture et à pousser à ralentir les éventuels véhicules qui n'allaient pas tarder à arriver.

Aucun témoin de l'accident dans la courbe.

Une ou deux voitures s'arrêtent, je ne sais plus à quel moment tandis que je continue de régler la circulation pour avertir du danger imminent de collision.

Les occupants des voitures ont dû téléphoner pour obtenir du secours et commencent à tenter de secourir le blessé toujours couché sur le sol. 

Un compatriote italien se dévoue pour soutenir et faire patienter le motocycliste.

Je le remercie de la main, je ne parle pas italien.

Pas moyen de dire combien de temps cela dure avant que les forces de police et deux ambulances arrivent. 

1.jpgTout va très vite alors. 

Dix personnes entourent l'endroit, puis vingt, puis.... 

Je suis toujours la scène du coin de l’œil sans savoir comment secourir le blessé alors, je protège au mieux la circulation pour éviter de nouveaux accidents.

Puis deux ambulances escortées par la police? 

Un blocage de la route par la police pendant plus d'une heure et les files s'allongent de part et d'autre.

Un PV de la police est dressé. Elle a récupéré les papiers d'identité du motocycliste. Etablissement de mon constat à l'amiable fait sans signature correspondante du motocycliste qui gît toujours au sol dans une mauvaise situation avec une minerve autour du cou qu'un ambulancier a dû lui placer avant de le placer sur la civière.  

0.jpgPlus inquiet pour le motocycliste que pour moi-même, j'en oublie presque ma voiture. 

Un flic me propose de couper les quelques fils de mon rétroviseur qui pendouille et de coller le reste avec de la toile isolante.

Quand tout est fini et que les ambulances s'en vont toutes sirènes tonitruantes, la suite devient presque classique dans l'habitacle de la voiture, dans un dialogue à se demander ce qui s'est passé et comment on aurait pu éviter l'accident. 

Sans l'aide du rétroviseur, deux jours après, c'est le retour en Belgique.

Un retour très désagréable avec un torticolis créé pour s'informer de la situation avant tous dépassements. A part cela, rien ne peut arrêter le souvenir de l'accident.

Papiers entrés à l'assurance au retour en Belgique prévu pour le surlendemain.

Pas vraiment un constat à l'amiable avec deux descriptions opposées de l'accident à proposer. Le seul lien d'un numéro de téléphone de la police locale et pas même un PV à présenter à l'assurance.

Puis, en Belgique, commence une période de blackout pendant laquelle peu de courriers sont échangés avec l'assurance.

Je m'inquiète de la santé du motocycliste auprès de l'assurance.

Aucune réponse à ce sujet. Ce n'est pas leur préoccupation.

En début de 2015, une lettre ou deux de l'assurance me demandent de fournir mon numéro de compte en banque. 

0.jpgBizarre... Serait-ce réglé?

L'affaire prenait une tournure de sa résolution puisqu'un chèque est parvenu à l'assurance pour régler les frais du rétroviseur.

Mais sans signature à partir de l'Italie, parait-il. De plus en plus étrange.

Rien n'est cependant ni clair ni résolu sur la tournure qu'ont pris les événements dans la suite.

En mai de 2015, une lettre recommandée en plusieurs volets de la "Procura della Republica" me parvient et m'informe que tout est toujours en cours et même remis en question.

C'est donc pire que les présomptions d'après cette lettre qui dit que c'est moi qui a eu des tendances à rouler à l'anglaises, trop à gauche de la route et qu'il y a un témoin contre moi pour le prouver.

En annexe, de l'acte de "désignation à défenseur", il y a une procuration spéciale pour une éventuelle pacification ou une procédure accélérée à signer par moi en présence de l'Autorité Consulaire italienne qui doit authentifier par devant un Notaire local.

Là, cela devient vraiment ambigu et s'il n'était pas question d'un accident, même amusant.

Parce que par la même voie, j'apprends que mon motocycliste a subi 40 jours d'hospitalisation, que le 21 juillet, l'affaire va passer au tribunal.

J'informe mon assurance qui me répond m'informe qu'un avocat désigné en Italie pour me défendre par l'intermédiaire de Van Ameyde.

L'Autorité Consulaire contactée, répond qu'elle ne s'occupe plus de ce genre d'affaire.

Une visite chez le notaire pour obtenir l'authentification et un nouveau retour à la "casa attente" s'impose.   

Mais, de plus en plus, une crainte grandissante bien que je ne me sens pas plus responsable, s'installe dans mon esprit.

Une crainte au civil ou au pénal m'est soufflée dans l'oreille par un courtier et ce n'est plus vraiment le même impact ni le même tabac.  

Courtier qui me conseille de téléphoner chez l'avocat désigné en Italie.

Je le fais. Un dialogue de sourd s'installe. L'avocat désigné ne parle pas un mot ni en français ni en anglais.

En italien, c'est moi qui manque de connaissance. Mon assurance m'apprends ensuite que cet avocat italien a été déchargé de sa défense par un autre avocat.

La patate chaude change de main. Ça se corse.

A-t-il été chargé à temps pour connaitre le dossier?, me demande-je.

Retour en Belgique.

Ce sont les vacances 2015.

Le chargé du dossier est en vacances, une remplaçante tente de me sécuriser temporairement en rappelant Van Ameyde par l'intermédiaire d'un de ses collègues qui parle italien. 

Cool mais, la justice italienne n'est pas plus rapide qu'en Belgique. 

Le 21 juillet, ce sera la date d'une confrontation, mais elle n'est en principe que des préliminaires puisqu'une contestation de la partie est survenue avec la présence d'un nouveau témoin surprise qui vient à la défense de mon motocycliste.

Après le 21 juillet, plus de nouvelles. 

Appel à l'assurance qui me dit que l'affaire est remise en question dans un délibéré pour le 22 novembre.

Il est même question que mon épouse et moi pourraient être appelé pour témoigner en Italie. Là, cela devient vaudevillesque.

Refus de ma part. Mon épouse n'a pas plus vu que je l'ai fait. Elle s'occupait des cartes du chemin et était probablement plongée sur l'une d'elle.

Affaire reportée à suivre. Nouveau sursaut. Nouvelle surprise.

Le 10 novembre, une lettre de l'assurance m'informe qu'un montant a été viré à mon compte pour les dommages subit à mon rétroviseur conformément au rapport d'expertise.

Ouf, me dis-je, cela avance.

Non, bien au contraire, rien n'est réglé.

Ce n'est qu'une étape à l'italienne.

Le tour cycliste d'Italie se gagne ou se perd lors de la dernière étape et pas avant cela. 

Le 23 novembre, le "Bureau Belge des Assureurs Automobiles" (BBAA) m'envoie une lettre qui remet toutes les questions sur la table et m'informe que sans réponse de ma part, je serais amené à procéder à l'indemnisation des tiers qui me réclamerait le remboursement de leurs débours. 

Revenir à la case départ ou la case prison, dans le Jeu de L'Oie, je connais, mais dans ce cas, c'est moi qui joue avec des dés d'intermédiaires. 

C'est l'assurance qui, ici, met le point final en reprenant la main en répondant que l'assurance adverse reconnait de fait la responsabilité de son assuré en indemnisant des dommages subis à son assuré.

Depuis, plus rien.

Affaire classée.

Et bien non...

Un recommandé m'arrive ce 20 février 2016 qui dit en substance après une traduction automatique de Google:

"Je suis chargé d'effectuer loyalement d'attribuer les articles du décret et de récuper les montants relatifs à la prestation payée par l'INPS en faveur de votre partie opposée, impliquée dans l'accident.
Avant que l'action de démarrage de la justice réelle et afin de parvenir à un règlement amiable du différend, je vous invite à payer la somme 4220,40 euros du principal dû, intérêts légaux par réévaluation de la monnaie, des coûts et des dépenses au plus tard à la date limite du 15ème jours à compter de la date de réception de cet avertissement pour éviter inutilement d'autres dépenses considérables. après cette période qui donnerait cours à la procédure judiciaire contre vous, sans préavis. Nous nous réservons le droit d'exiger le remboursement de toute autre considération des modalités supplémentaires liées à l'accident pour toute prestation d'invalidité ou d'un handicap".

J'apprends ainsi que le jugement ne m'a pas été favorable.

Copie du recommandé envoyé immédiatement à l'assurance qui ne réagit pas avant un coup de fil trois jours après.

Un mail m'arrive qui est la copie de ce qui a été envoyé par l'assurance à Ameide:  "Nous nous référons à l'accident de roulage identifié ci-dessus. Vous trouverez en annexe la copie d'une lettre que notre assuré vient de recevoir, soit une mise en demeure de l'avocat du tiers. Nous vous prions de bien vouloir y donner la suite voulue. Nous vous remercions également de nous tenir étroitement informé de l'évolution de ce dossier".

Les quinze jours passés, je téléphone à l'assurance puisqu'il ne faut pas l'oublier, le recommandé m'était adressé personnellement et pas à mon assurance.

Depuis, le dossier a été transmis à un autre service.

Une nouvelle personne me met au parfum de la suite et pas obligatoirement fin.

- Cette suite pourrait prendre des années quand il y a deux pays qui entrent en compétition judiciaire. Cela pourrait être plus cher quand ce n'est plus qu'une question d'argent. Mais vous n'avez pas à vous inquiéter", me précise le nouvel interlocuteur. 

Les frais de la CAS sont assurés et donc imputés à l'assurance. 

Il me promet malgré tout de m'envoyer une copie de la suite qui lui arriverait. 

Le mot "fin" n'est donc n'est peut-être pas dans cette dernière conversation téléphonique...

Je suis rital et je le reste...

Il faut que je m’en rappelle...

  

0.jpgMoralité ou conclusions:

Je rappelle le principe de mon blog "Face au miroir, réfléchissons sur notre vie avec un peu de subjectivité dans l'objectivisme".

Cela aurait pu vouloir dire "il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis". Mais, cela ne serait pas très fair-play dans ces conditions.

Je sais qu'avec l'âge, les distances à parcourir se rétrécissent et que mon amour pour la vitesse n'est plus présente comme avant. C'est pour cette raison que mon opinion est adressée pour ceux qui ne veulent pas devenir kamikaze de profession. 

Mon sentiment profond est un peu moraliste, j'en conviens, à la suite de cette "aventure rocambolesque moto-auto":

J'aurais eu un peu de remords d'apprendre si ce motocycliste aurait dû payer au prix fort pour son virage dangereux, même en étant en tort. 

Ne le répétez pas...

Les dégâts corporels sont bien plus importants que de la ferraille toujours remplaçable. J'espère seulement pour mon "adversaire" motocycliste que l'aventure lui aura donné des envies d'augmenter sa prudence et de réduire ses appétits de vitesse comme je l'ai fait, il y a déjà quelques années. Quand on a plus toute la vie devant soi, il faut assurer ce qui reste. 

Conduire un deux roues donne l'impression de liberté qui n'existe pas dans l'habitacle d'une voiture.

Oublier que, sur deux roues, on devient toujours le pot de terre qui rencontre le pot de fer, est toujours plus risqué.

S'il fallait choisir, je dirais qu'il vaut toujours mieux avoir un accident dans son pays de résidence, bien sûr. Loin des yeux, loin du cœur. Enfin, cœur, si c'est là que le portefeuille peut le cacher.

0.jpgUn rétroviseur n'est-ce pas lui qui permet d'avoir des réflexions à partir du miroir?

Chercher des procédures de la justice italienne, c'est constater qu'elles n'étaient pas plus rapides.

Notre Justice se plaint en manque de moyens.

Quand on constate les dédales des affaires qui chez nous, sont précédés par ces deux mots "Attendu que", comme dans une conversation entre particuliers, on ajouterait "n'est-ce pas", il n'est pas étonnant que la Justice ait besoin de moyens.

En italien, ma méconnaissance de la langue italienne, ne m'a pas permis d'aller très loin pour contredire ou pour le confirmer.  

Rechercher les crashs de motos sur Internet, ça oui.

On en trouve une très longue liste.

Un autre anniversaire, me revient en mémoire, celui de la mort de Coluche dans un accident de moto, il y a 30 ans, le 19 juin 1986.

0.jpg  

La leçon qui suit, mériterait de s'adapter à toutes les circonstances 


SVP, ne revenez plus avec la chanson "En Harley Davidson".

Je ne remonterai pas la vidéo

même pour voir les cuissards de Brigitte Bardot.

 

La vidéo de la pub de la Sécurité britannique, alors...

Là bas, au moins, on roule à gauche...


Prendre des risques de se penser, n'est pas le problème.0.jpg

Dépasser les lignes au foot, comme sur la route,

... des risques à assumer par la prévision en connaissance de cause,

qui mérite peut-être une carte jaune...

Transgresser les lois de la physique,

c'est d'emblée, la carte rouge. 

Bientôt, je reprendrai "il piu corto tunnel di San Gottardo"

car quand on tombe de cheval, il faut se remettre très vite en selle...

Comment les Italiens ont transformé notre pays?

 C'est à l'invité de "Entrer sans frapper",

Joseph Shovanec, Docteur en philosophie, diagnostiqué "autiste Asperger", 

comme auteur de "Voyages en Autistan",

que je laisserai les mots de la fin:
podcastpodcast
     

  Eriofne,

Commentaires

Les suites du match Belgique=0 Italie=2
Il y a une différence entre se pencher et s'épancher...

La presse italienne après Belgique-Italie :«Conte a humilié Wilmots»
Les Diables rouges sont tombés dans le piège tendu par l’Italie, hier soir, dans ce qui constituait le premier choc de cet Euro 2016. Suite à la prestation peu convaincante des hommes de Marc Wilmots, les quotidiens étrangers n’ont pas été tendres avec les Belges.
Selon Repubblica, la victoire italienne « est méritée au vu de la prestation impeccable des Transalpins ». Et de rajouter que l’Italie a « surclassé la Belgique en termes de jeu et de détermination », mais que cette victoire était avant tout « celle de Conte, qui a humilié Wilmots ». Un avis partagé par la Gazzetta dello Sport qui, très ironiquement, précise que la Squadra Azzurra n’avait pas, en ses rangs, de joueurs de la trempe d’Hazard ou de De Bruyne, mais « Parolo, Giaccherini et des attaquants qui n’ont trouvé le chemin des filets qu’à onze reprises sous le maillot de l’équipe nationale ».
The Irish Times, de son côté, souligne la solidité de la défense italienne « sur laquelle s’est heurtée la Belgique ».
Aux Pays-Bas, le Volkskrant a mis en avant la « leçon de football » infligée par des Transalpins « sournois et expérimentés » aux Diables rouges.
L’Équipe, de son côté, pointe « l’organisation parfaite » d’une équipe italienne qui a « parfaitement maîtrisé la première période ».

http://www.lesoir.be/1238495/article/sports/football/football-international/euro-2016/2016-06-14/presse-italienne-apres-belgique-italie-conte-humilie


Rien à dire. Ou pas grand-chose. La victoire italienne face aux Diables rouges est méritée. Certes, Lukaku aurait pu gagner ses galons de vrai buteur de haut niveau en égalisant peu avant l’heure de jeu, mais pour le reste, l’équipe de Conte a surpassé celle de Wilmots tactiquement et techniquement. Pellè aurait pu tuer le match avant la pause, il ne l’a fait que dans les arrêts de jeu. La Squadra Azzurra est sans doute moins forte que la formation belge si on prend les joueurs un par un. Mais au niveau collectif, c’est le contraire. En tout cas hier.
Face aux ténors, la Belgique n’y arrive décidément pas
Et donc, dès la fin du match, le courroux des supporters se concentrait sur Marc Wilmots, « coupable » aux yeux de beaucoup d’avoir été surclassé tactiquement par Antonio Conte, le stratège italien. Il est incontestable que la Belgique a été «mangée» par une organisation transalpine sans faille autour d’une défense « made in Juventus » très impressionnante, et avec un collectif qui a étouffé les flancs belges et dégoûté un Lukaku seul sur son île. Avant la rencontre, on craignait surtout que la défense centrale belge ne soit pas à la hauteur en l’absence de Kompany.
Au final, elle n’a flanché qu’une seule fois, sur le but de Giaccherini. Mais plus profondément, c’est tout le système belge qui a failli. Pas d’espace, des flancs étouffés par un double voire triple marquage italien, un manque de réaction dans le final et un gros sentiment d’inachevé. Ce qui fait mal aux supporters, clairement c’est le décalage entre le potentiel de cette équipe et sa prestation. Mais autant il était stupide de voir les Belges plus grands qu’ils ne sont, autant il serait stupide de tout jeter après un match pourri contre une équipe qui est maître dans l’art de faire déjouer l’adversaire. Et flinguer Kevin De Bruyne pour une mauvaise prestation est tout aussi stupide alors que le garçon, plus que n’importe quel autre, tire l’équipe nationale vers le haut depuis des années.
Le plus important, à nos yeux, c’est désormais de ne pas se mentir. A la fin du match, Thibaut Courtois disait que la Belgique avait été mauvaise et « surclassée tactiquement ». Lucide, transparent, clair. Wilmots, lui, avait plutôt vu un bon match et se voilait la face. Pour affronter la semaine qui arrive et le match-couperet contre l’Irlande, il faut regarder la vérité en face et ne pas s’enfoncer dans le déni. Le tournoi des Diables se joue là, dans les prochains jours, et la capacité de remise en question. Marc, pas d’entêtement…

http://plus.lesoir.be/45467/article/2016-06-14/la-belgique-battue-par-litalie-maintenant-il-ne-faut-pas-se-mentir#_ga=1.102992326.7323096.1435586188

Écrit par : L'enfoiré | 14/06/2016

Après la mine, l’industrie bruxelloise? Qui étaient les immigrés italiens de Bruxelles?

La Belgique commémore ce week-end la tragédie de Marcinelle qui coûta la vie à 262 mineurs dont 136 Italiens le 8 août 1956 au Bois du Cazier. L’événement mit indirectement en route les immigrés italiens vers la capitale. L’occasion de retracer l’histoire de ces Italiens de Bruxelles.
«Les pionniers assuraient aux autres Siciliens qu’à Bruxelles, les emplois se ramassaient à la pelle. Ils décrivaient la ville comme un Eldorado. Lorsque, en 1976, je pris le train pour rejoindre mes oncles, le soufflé s’effondra à mon arrivée à la Gare du Midi. Je m’étais imaginé une sorte de New York. Alors que nous devions nous contenter d’une seule toilette commune sur le palier».
La déception est celle de Teresa. C’est l’historien Hans Vandecandelaere qui la retranscrit dans «Bruxelles, Un voyage à travers le Monde», sa précieuse somme sur la migration à Bruxelles (*). Le chapitre consacré aux Italiens, que nous résumons ici, est précieux pour comprendre comment l’immigration transalpine vers notre capitale suit un voyage différent de celui qui fait étape dans les mines hennuyères ou limbourgeoises.

(*) Hans Vandecandelaere, « Bruxelles, Un voyage à travers le Monde », ASP, 2013, 573pp, 30€.

Le charbon
Après la mine, l’industrie bruxelloise? Qui étaient les immigrés italiens de Bruxelles?
Bien sûr, Bruxelles partage un pan d’histoire avec la signature des accords italo-belges de 1946, le 23 juin, dont on commémore en 2016 les 70 ans. Ainsi, les mineurs qui refusaient de descendre se retrouvaient «en rupture de contrat». Ils prenaient donc la direction du tristement célèbre Petit Château, en bord de Canal, où les réfractaires étaient rassemblés «jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux pour être renvoyés en Italie».
C’est après la catastrophe de Marcinelle, dont le triste anniversaire est commémoré ce 8 août, que Bruxelles ressent «le reflux» des régions minières. Après leur contrat de 5 ans dans le charbon, les Italiens cherchent de l’emploi ailleurs. Les usines bruxelloises deviennent un second point de chute.
Vandecandelaere note donc que «bien plus que la migration organisée par l’État, il semble que les initiatives individuelles soient à l’origine de la population italienne de Bruxelles».

+ LIRE AUSSI | Molenbeek commémore 70 ans d’immigration italienne: «Les mineurs italiens, si peu disciplinés»

Quels Italiens?
Les premiers Italiens à gagner Bruxelles viennent surtout du Nord: des réfugiés de l’entre-deux-guerres, puis des ouvriers et cultivateurs effrayés par le fascisme. Après 1945 débarquent «beaucoup d’ouvriers du bâtiment, surtout des maçons et poseurs de sol». Entre 1961 et 1971, la crise Sicilienne pousse à la migration vers Bruxelles. Aux Siciliens se joignent des gens de Calabre, Apulie, Sardaigne et Campanie. L’industrie leur tend les bras.

Quels emplois?
Après la mine, l’industrie bruxelloise? Qui étaient les immigrés italiens de Bruxelles?
Le prince Albert visite l’usine Côte d’Or en 1982, juste derrière la gare du Midi et à une encablure du quartier sicilien de Cureghem. -BELGAIMAGE
«En 1975, 80% des immigrés italiens sont ouvriers» note l’anthropologue Leman cité par Vandecandelaere. Métallurgie, mécanique et électricité sont les principaux employeurs, suivent le nettoyage, l’alimentation, le transport en commun et le papier.
Ainsi, certains ont travaillé à la construction de l’Expo 58 avant de se tourner dans le bâtiment. À Molenbeek, des fabriques emploient des Italiens, comme la biscuiterie Arcari. L’usine Michelin et l’usine Côte d’Or sont d’autres employeurs restés célèbres.
Mais les Italiens lancent aussi leurs propres commerces. Certains importent les précieuses denrées depuis la botte et influençant grandement la gastronomie de chez nous. Car jusqu’en 1950, les Belges «ne mangeaient encore ni courgettes ni poivrons», note Vandecandelaere en citant l’historienne de l’ULB Anne Morelli.

Les quartiers italiens de Bruxelles
Mais où habitent ces Italiens? Dès 1900 puis dans l’entre-deux-guerres, leur premier point de chute est à Saint-Josse, dans le quartier rouge actuel, dans un carré «coincé entre la rue Royale et la rue de Brabant, le boulevard Saint-Lazare et la rue de la Prairie». La rue de la Rivière y avait même comme surnom «le Boulevard des Italiens». Jusque dans les années 70, on y déniche des délices introuvables à l’époque: parmesan, polenta ou chianti.
Après cet âge d’or du quartier nord, les Italiens aboutissent plutôt à Cureghem, à Anderlecht. Là-bas, il semble que le quartier Lemmens devienne «un ghetto quasi sicilien». Des «patrons» y organisent la vie depuis les bars. On y veille sur l’honneur familial et la virginité des filles. Autre QG sicilien bien connu: le quartier Saint-François, un peu plus ouvert et multiethnique, de l’autre côté des abattoirs. Les habitants y font leurs courses chaussée de Mons «mais ça s’arrêtait là». Dans les années 80, on le sait, ces quartiers sont devenus le point de chute des Maghrébins.

Bockstael à Laeken
«Si tout allait bien», note le passionnant Hans Vandecandelaere, «la dynamique de déménagement se manifestait de Lemmens vers Saint-François, puis si tout allait vraiment très bien, vers Bockstael», à Laeken. Les Siciliens y rejoignent des compatriotes anciens mineurs passés par le Borinage. Contrairement à Lemmens, Bockstael «passe pour un quartier populaire de qualité. Petits employés y côtoient les ouvriers, Italiens comme Belges y deviennent propriétaires. Les femmes, «moins recluses», y travaillent. Maisons et voitures y sont les symboles de réussite, remplaçant l’honneur.
Enfin, dans les années 90, les Italiens quittent Laeken et privilégient la périphérie bruxelloise, Vilvorde, Neder-Over-Hembeek ou Strombeek.

Une «université italienne»
Pour donner des outils à cette population déracinée, qui ne savait parfois ni lire ni écrire, une antenne de quartier est fondée en 1970 qui dispense des cours du soir en français et aide les enfants italiens à mieux connaître leur pays hôte: c’est le CASI-UO, soit le «Centro d’Azione Sociale Italiona - Università Operaia». Il est d’abord basé à Cureghem.

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Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2016

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