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24/06/2016

Goodbye Britain...

0.jpgLa campagne du Brexit avait-elle réellement commencé le 15 avril en Angleterre? Non, c'est une vieille histoire. Ce sont les médias qui en ont fait un suspense insoutenable à rallonges. Les sondages montraient que les votes étaient au coude à coude. Ce sont les jeunes qui étaient le plus souvent parmi les "Stay IN" et les anciens conservateurs pour les "Go OUT. Cette fois, les résultats sont connus et c'est "Goodbye Britain". ARTE avait donné ce titre à un documentaire en y ajoutant des préambules historiques. Le sentiment de ce côté du Channel est un peu "tout le monde aime les Britanniques, mais qu'est-ce qu'ils nous emm... avec leurs exceptions". Pas d'euros, pas de Schengen, pas de charte des Droits fondamentaux, mais une Union Européenne à la carte, à géométrie variable... 


Histoire:

Le 19 septembre 1946, Winston Churchill imaginait une sorte d'Etats Unis d'Europe.

Une réconciliation avec l'Allemagne qu'il fallait reconstruire...

En 1957, alors que la signature du traité de Rome entérine la naissance de la Communauté économique européenne, le Royaume-Uni, arguant de son impériale puissance, refuse d'en faire partie.

En 1963, Harold Mc Millan et 1967, un autre Harrold Wilson tentent d'avoir des dérogations sur le tarifs douaniers pour en faire partie de cette UE.

Finalement quand les Anglais émettent le désir de rejoindre la CEE, c'est de Gaulle qui oppose un véto.

Ce n'est que Edward Heath qui en 1973 arrache l’adhésion et la candidature britannique est acceptée par le Club européen.

Le rock à l'anglaise et les Beatles pour rappeler ces années. 

Il y a eu la saga cool des Punks dont on fête le 40ème anniversaire.

Les Skinheads, les Hooligans fans de violence qui sont toujours actifs lors des représentations de foot comme à l'Euro2016.

La génération des années 60, "Chapeau melon et bottes de cuir", est-elle vraiment d'actualité?

... Ou un épisode du Prisonnier puisque la Grande Bretagne ne fait plus partie de l’Union européenne?

 

La question du Brexit amorçait un vaste état des lieux de la situation politico-sociale ou des tensions identitaires mis en lumière par la diversité des origines et des opinions. 

0.jpgLes journaux britanniques prenaient les couleurs de leur parti pris:

  • Pour le Brexit: "The Sun", "The Daiy Mail", "The Daily Express", "The Daily Telegraph", "The Spectator"
  • Contre le Brexit: "The Daily Mirror", "The Guardian", "The Times", "The Financial Times", "The New Statesman"

Le parti du Labor, malgré le fait qu'il se considérait parmi les eurosceptiques, proposait de voter "In" tandis que l'ancien maire de Londres choisissait "Out".

Le nouveau maire était parmi les "In".

Clic sur l'image pour un extrait de la vidéo de ARTE:

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L'Angleterre reste profondément divisée entre un nord prolétaire et un sud prospère.0.jpg

Elle est la nation européenne où l'écart entre les plus riches et les plus pauvres est le plus grand. 

D'un côté, les eurosceptiques souverainistes parlaient de l'intolérable ingérence de Bruxelles et accusaient les immigrés de tous les maux du pays sur fond de crise migratoire.

0.jpgDe l'autre, les europhiles prônaient une grande Europe unie. 

Jeudi 23 juin, la réponse à cette question appartenait aux Britanniques et ils ont choisi. Elle est tombée: "Goodbye Britain"

La véritable question avait-elle été posée aux Britanniques?

Anne Blanpain, notre spécialiste des affaires de l'Europe en à parlé plusieurs fois:
podcastpodcast

Qu'est-ce que le Brexit, qu'est-ce qui l'avait généré?
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La question de la place du Royaume-Uni dans l’Union européenne à revoir selon Cameron qui devait trouver une parade aux eurosceptiques.

Exigences : gouvernance économique, compétitivité, souveraineté et immigration.

  • Garder la Livre sterling à côté de l'Euro.
  • Pouvoir de réglementer le fonctionnement du marché intérieur et le droit au travail.
  • Supprimer l’objectif de rendre l’union plus étroite et donner la possibilité de blocage d’un acte indésirable avec le principe de subsidiarité.
  • Obliger un travailleur de justifier de 4 ans de présence avant de bénéficier du même traitement que le collègue autochtone britannique. 

Les libertés fondamentales inscrites dans les traités de l'UE seraient par là menacés. 

Le 17 décembre 2015 puis le 17 février, Cameron a voulu en découdre en se rendant à Bruxelles pour arracher un accord sur une renégociation des conditions d’adhésion de son pays à l’UN.

Cela avait cessé d’être seulement une affaire interne britannique et se retrouvait dans tous les médias européens. 

Kiosque sur TV5Monde se mélangeait les pinceaux avec l'Euro du foot.

L’Europe jouait-elle son âme ailleurs? 

0.jpgUn référendum sur le Brexit était-il le pari de plus en plus risqué de Cameron? 

Cameron s'est retrouvé prisonnier du calendrier pour des raisons politiciennes à vouloir gagner des voies lors des élections législatives de 2015 et contrer l'UKIP, le parti europhobe.

Les Britanniques vont filer à l'anglaise. 

Ils y ont mis le paquet en vidéoTweets passionnés, affiches placardées dans les rues et même des clips parodiques qui font grincer les dents...

Ainsi, Mandy Boylett, une membre du Ukip, parti historiquement eurosceptique, proposait sur Youtube un clip en faveur du "Brexit". Sous une perruque blonde, et sur l'air de l'hymne de l'équipe de football anglaise, elle vantait les avantages qu'aurait le Royaume-Uni à "rentrer à la maison".  

Nigel Farage persistait et signait contre Cameron

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Le meurtre de la candidate à la cohésion avec l'UE, Jo Cox a-t-il influencé la campagne des pro-UE?   

Qui sème la rage, récolte les gens engagés. Il ne faut pas feindre la surprise.

Une mise en scène de la campagne, kitsch à mourir, sans parler du manque de rythme des chanteuses, n'a pas manqué de faire réagir dans les commentaires. "Si l'Europe tombe là-dessus, elle va nous jeter sans hésiter" ou "Combien les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne vous ont-ils payées pour cela".

L'Ecosse ne demande qu'un Brexit pour sortir du giron de la Grande Bretagne. 

Un Brexit compliquera aussi le statut de GibraltarL’Espagne pourrait envisager de réviser certains accords concernant l’enclave de Gibraltar.

Le 10 mars dernier, 150 universitaires dont Stephen Hawking, avaient envoyé une lettre ouverte dans le Times pour avertir Cameron du risque qu'apportait le Brexit.

Entre 2007 et 2013, l'UE avait accordé 8,8 milliards d'euros (15,4% des fonds) à la recherche scientifique. Pour eux et pour la science, le Brexit serait la catastrophe. 

L’accord acté représentait un cap d'une exception qui marquait une reculade de la construction européenne.

0.jpgLes dirigeants européens ont, en effet, consacré légalement la coexistence de deux visions au sein de l’UE : celle purement marchande définie par le Marché unique à 28, et celle d’une intégration plus large.

Cette intégration plus poussée est formellement reconnue et annoncée dans le chef de la zone euro.

Une hypothétique union politique est évoquée en pointillé que l’accord ne mentionnait l’intégration que pour ceux qui partageraient cette vision plus large.

Les Torries ont dépensé 7 millions de Livres, qui représentent 15% de leur budget pour soutenir le "Remain" sur Facebook et ailleurs.

Les pro-Brexit en conservateurs de droites, ont été plus agressifs et plus militants. 

L'Union se devait-il d'être plus clair ? 

Les Belges n’ont pas manqué de soutenir le "Stay In". 

0.jpgLa situation belge, coincée entre tous les grands, France, Allemagne, et Grande Bretagne, tout comme les Pays Bas est particulière.

Elle préfère restée sous le chapeau de l'Europe avec les institutions comme l'OTAN et les bâtiments de l'UE qui lui offrent des rentrées financières par l'intermédiaires de ses sociétaires.

"Quelles seraient les conséquences d'un Brexit pour la Belgique?

La Belgique est l'un des trois pays les plus impactés après l’Irlande et les Pays Bas. 

Elle est le 4ème client et le 4ème fournisseur de UK. 60.000 emplois sont menacés en Belgique en cas de Brexit

L'évaluation grossière s'établit à 0,7% du PIB national belge.

Les dommages collatéraux au niveau des investissements étrangers (FDIs), du commerce international, du secteur bancaire et de l’emploi, seraient plus difficiles à calculer puisqu'ils se révéleraient en chaînes discontinues dans le temps. 

Notre commerce avec le Royaume-Uni génère 2,8% de l’emploi total, soit 120.000 emplois. 

On pouvait rendre hommage à la Belgique. 

Oui, bien sûr, Charles Michel et des diplomates hors pair ont eu le cran et la capacité de forcer l’amendement d’un texte de départ qui, écrit sous la houlette du Britannique Cameron et du Polonais Tusk, subvertissait le sens profond et l’objectif d’une Union qui serait devenue à la carte. 

0.jpgLa Belgique, le chouchou de l'Europe?

Un peu, mais c'est aussi un peu un clou dans la chaussure qui parfois ressort. 

L'Europe n'a pas l'envie de voir la Belgique scindée en deux.

Du coup, elle est en 10ème position seulement, alors que c'est la Finlande est devenue l'Etat-nounou de la CE.

0.jpgQuant au Royaume Unis, en 2019, en cas de Brexit, il pourrait tomber en récession avec 4,3% du PIB, avec une chute de la livre Sterling et des faillites en hausse de 1%. 

Les entreprises britanniques et les syndicats étaient majoritairement contre la sortie du pays de l'Union européenne.

Mais Bilderberg estimait le Brexit très probable.

Les exportations allemandes vers UK pourraient se trouver en baisses de 6,8%.

UK remportait une victoire en matière de politique de l'immigration.

Tout cela était déclaré haut et fort, si un accord de libre-échange n'était pas signé avec l'Europe immédiatement après le vote d'une éventuelle désunion. 

Face à cette solution, la situation des autres pays de l'UE est moins claire.

"Près de la moitié des Européens souhaitent un référendum sur l’Europe".

Mais que feraient-ils encore séparés?

La question est loin d'être anodine.

"Referendum ou pas, il n'y aura pas de brexit", lisait-on.

Sortir d'une Union, même considérée parfois foireuse, n'était pas à prendre à la légère.

Quand on consulte les forums sur Internet, on lit que la population française voudrait bien réalisé son Fraxit.

Sur Agoravox.fr, il  est dit: "Les Français plus eurosceptiques que les Britanniques, mais différemment? " 

Le Danemark est entré dans l'Union européenne en même temps que le Royaume-Uni en 1973. Les eurosceptiques danois demanderaient quelle en est la valeur ajoutée d'être dans l'UE, après un Brexit. 

Son Premier ministre attend une solution de "Bruxelles" sans contribuer à la trouver. L'amalgame avec le mot, "Bruxelles" considéré comme le problème, est le discours qui contamine tout les discours publics en Europe dans un mélange Union européenne et présence de l'OTAN sur son sol.

On en oublierait que la ville est objet de nombreuses critiques et d'ironie dans le débat public en défendant les règles européennes. 

Les problèmes, les crises, les frontières à l'intérieur de l'Europe se ferment.

Les règles communes, transparentes et fiables au sein de l'Union où tout le monde est traité sur un pied d'égalité sont des valeurs ajoutées complètement sous-estimées et trop peu communiquées associées à la mondialisation alors qu'elles contribue à la prospérité, à la croissance, au système de sécurité sociale

La crise de l'asile, en commun par une union de solidarité avec un leadership pour porter ce message.

Différentes "Europe" et  un noyau, probablement appelé "Eurozone" qui décide?

Plusieurs menaces en même temps se présentent pour contrecarrer l'UE:

  • La Russie alimente indirectement la crise de l'asile en intervenant en Syrie.
  • L'instabilité économique et le manque de croissance.
  • Le sentiment que l'Union est incapable de fournir des emplois, aux jeunes en particulier.
  • La menace que l'Union européenne ne serait plus considéré comme un club au sein duquel il est possible de résoudre les différends.
  • et donc... un club que l'on pourrait quitter. 

Ce sont les Hedges Funds qui pourraient avoir été les grandes gagnantes.

Pendant la campagne, elles payaient les sondages pour pousser à spéculer contre la livre sterling comme l'avait fait George Soros dans les années 90 avec le Serpent Monétaire Européen en spéculant sur la livre Sterling. 

C'est pour cela qu'il vaut mieux savoir, que les Anglais s'étaient vus avec une sympathie qui frisait la commisération comme les derniers des Mohicans du rêve européen.

Il ne faut pas se leurrer, l’Union européenne est devenue une union à plusieurs cordes et vitesses qui, pour accorder les violons, il faudra plus qu'un Aladin avec sa flûte enchantée. 

"Les Britanniques sont beaucoup plus européens qu'ils le pensent", lançait Junker lors du dernier "European Business Summit".

Il parait que Junker est en déprime de l'UE: “Il a décidé qu’il ne se concentrerait sérieusement que sur quelques questions, en particulier l’immigration et la Grèce. Le reste n’a pas d’importance pour lui”.

L’invisibilité de Juncker profite à Donald Tusk qui a succédé à  Herman Van Rompuy comme président du Conseil de l’Europe.

Il les caressait dans le sens du poil à déclarer que UK était le premier pays à transposer les directives européennes avec pragmatisme et sens-commun.

Quant aux Etats Unis, ils ont bien précisé qu'ils étaient favorables au maintient de UK dans l'UE.

Exhorter à regarder l'horizon en commun?

Quand on voit qu'en silence, Paris tente de retrouver des accord de paix au Moyen-Orient, comme avait fait Clinton en 1993, les Arabes en 2002 et Obama entre Abbas et Netanyau entre 2013 et 2014, alors que cela aurait été un rôle à jouer avec une représentation européenne.

Les règles comptables européennes ne parviennent pas à différencier les dépenses fonctionnelles que l'on appellerait "fond de roulement" et les dépenses d'investissements qui constitueraient le "fond de réserves" dans la maintenance d'une propriété.

Équilibrer son budget est impossible s'il faut intégrer les investissements dans l'année budgétaire où on investit.

Investir avec l'austérité comme guide principal, est toujours voué à des solutions moins efficaces surtout quand on devient peu flexible et qu'il faut faire tilt devant la machine à sous pour que quelque chose tombe dans la rigole de réception. 

0.jpgPlus on est gros, plus les potentiels peuvent être importants si on ne rechigne pas trop à la dépense dans une austérité de bas étage parmi les membres d'une union.

Quand on fusionne les efforts pour rationaliser dans une économie d'échelle et pour uniquement obtenir une économie de marché, il y a toujours un moment où la courbe des bénéfices se réduisent en ne devenant pas assez flexible comme j'essayais de l'exprimer dans "Fusion ou scission dans la gestion humaine".  

0.jpgNon, l'union ne fait plus toujours la force quand on devient un mammouth patenté qui demande des mois ou des années pour obtenir l'autorisation financière de rendre des projets possibles. 

Si on a le melon, mais les raisins secs, cela ne marche plus.

"Pour quelques milliards de plus" ai-je écrit en 2012, en rappelant les grands projets qui n'ont pas encore trouvé d'implémentation et qui se cherchent encore des échappatoires en période de restrictions. L’Europe se cherche une vision d’avenir avec des projets novateurs à la mesure de ses ambitions.

Si le Brexit ne rendra pas la Grande Bretagne plus forte, contrairement à ce que claironnent ceux qui ont patronné les négociations, espérons pour elle que cela la rendra plus efficace.

Tout ce qui précède est peut-être très intéressant pour les politologues, les passionnés de débats européens ou pour les quelques experts qui ont rédigé avec jubilation les paragraphes abscons de l’accord euro-britannique.

Mais ce n’est pas cela, ce n’est même pas une éventuelle sortie du Royaume-Uni qui définira l’Europe.
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Plus que n’importe quel accord ou traité, ce sera la capacité de ses peuples comme de ses dirigeants, à se hisser à la hauteur du défi que représente la crise des réfugiés et des migrants à la recherche d’une vie meilleure.

Le Brexit nous a fait brièvement oublier l’extraordinaire déchéance morale, décisionnelle, organisationnelle et politique dans laquelle se vautre notre opulent continent de 500 millions d’habitants face à un million de réfugiés ou de migrants cherchant une vie décente.

C’est là, entre la mer Égée et les routes des Balkans, et non aux rives de la Manche, que l’Europe est en train de jouer son âme et sa grandeur.

"Vertiges d'une société dynamique" avais-je écrit.

1.jpgLondres, la ville aux superlatifs:

La ville s'est fortement développée jusqu'à devenir un formidable moteur de croissance avec un tiers de la croissance économique du pays.

C'est seulement la 26ème plus grande ville dans le monde mais était la 1ère ville dans l'UE.

Son PIB est estimé à 623 millions d'euros, 5 fois plus que Bruxelles. Leader mondial des profils les plus qualifiés.

Elle est peut être plus importante pour l'Europe que New York pour les Etats Unis.

0.jpgUne population de 12 millions avec 85% travaillent dans le secteur tertiaire et 800.000 navetteurs s'y rendent à partir du reste du pays. La moitié des habitations de Londres sont achetés comme investissement et pas comme lieu de résidence. 225.000 français y vivent.    

On y parle plus de 300 langues. 40% d'espaces vert, 3 fois la superficie de Manhattan. 

Le prix de l'appartement londonien le plus cher s'élève à 208 millions d'euros. La gare "London Waterloo Station" se complète au plus grand réseaux de bus au monde.

La distance minimale entre deux stations de métros est de 270 mètres, mais le ticket coûte plus de 5 euros.

Le gratte-ciel "The Shard" est le plus haut de l'Union Européenne avec ses 306 mètres.

La City échappe à la démocratie anglaise et est gouvernée par la Corporation de la City.  

La City de Londres ne voulait pas de Brexit. Le grand Londres n’était pas favorable.

Plus on s'écartait de ce centre névralgique, plus on trouvait de eurosceptiques.0.jpg

Londres, une ville ne manquent pas de bouchons sur l'eau, au sol et dans le ciel.  

Chacun en Angleterre a eu un vote en fonction de son influence personnelle et pas en fonction d'une extrapolation d'un sentiment en provenance de l'étranger. 

Mais au fait, où veut-on arriver avec l'Europe?

Tusk veut-il vraiment enterrer le projet européen et abandonner le “rêve européen, tel qu’on le concevait depuis la fondation de l’UE” en déplaçant l'équilibre des influences de l'Ouest vers l'Est du continent, de l'idéalisme vers le pragmatisme et de la Commission vers le Conseil. 

Tout est dit dans sa déclaration, lors d'une conférence à Luxembourg: “Obsédés par l’idée d’une intégration immédiate et totale, nous n’avons pas remarqué que les gens ordinaires, les citoyens d’Europe, ne partagent pas notre enthousiasme pro-européen. Nous devons comprendre que les positions d’Angela Merkel en Allemagne et de Viktor Orban en Hongrie sont compatibles l’une avec l’autre et qu’elles ne peuvent fournir une réponse complète que lorsqu’elles sont combinées, sinon les citoyens confieront le pouvoir en Europe à des populistes”.

Avant, avec les problèmes de la Grèce, on parlait de la scission entre "Europe du Nord" et "Europe du Sud".

Aujourd'hui, on parlerait donc de scission entre "Europe de l'Ouest" et "'Europe de l'Est".

L0.jpge Vif sortait un Hors-Série "Irrésistible Londres".

Il y reprenait tous les points irrésistibles que la capitale de UK avait à son actif.

Le turbulent et charismatique maire, Boris Johnson avait fait campagne pour le Brexit.

Depuis le 5 mai, le nouveau maire, le musulman Sadiq Khan, se présentait comme rassembleur en incarnant la diversité et la modernité en faisant campagne pour "Stay In". "Trump is so stupid" dit-il quand on lui demande son opinion au sujet des élections américaines.

La ville de Londres est à la mode métisse, tout en gardant un esprit rebelle.

La ville est constituée de villages, de quartiers.0.jpg

Le quartier du Soho réputée pour les insomniaques.

South Kensington garde un goût français. 

"Ils sont fous ces Anglais" titrait Mariane. 

Ceux qui ont gagné, ce sont les Anglais qui ont échangé leurs Livres sterlings en Euros. Ils ont enregistré ainsi une plus-value de plus de 10%.

L'Angleterre a  toujours été en dehors de l’UE quand cela ne lui convenait pas.

Le fait de rouler à gauche est plus significatif qu’il n’y paraît. 

0.jpgPeut-être, Guillermo Guiz a une revanche à prendre sur les Anglais. 

Dit-on Brexit ou BreShit ou encore  BrePshit? 

L’avenir donnera le terme le plus approprié. Les Brexiters auront du mal à prouver le bien-fonde de ce choix et l'intérêt du divorce à l'amiable. 

Mais je laisserai la conclusion de ce billet et la réponse par la vision de Nicolas Vadot qui est né au sud de Londres en 1971, d'un père français et d'une mère anglaise, a passé son enfance en France avant d'émigrer à Bruxelles à l’âge de 17 ans. Il possède ainsi la triple nationalité franco-britannico-australienne. 

Son petit film sur le sujet est explicite :

"The Gloomy aftermath of Brexit"

Je citerai seulement la locution latine "Alea jacta est" et chanterai...


 

0.jpgEriofne,

 

Citations: 

  • “L'union même de la médiocrité fait la force. ”, Homère 
  • Les mariages d’aujourd’hui ? Ni union, ni multiplication, mais des additions en attendant la division.”, Maurice Donnay 

 

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Mise à jour 4 juillet 2016: Les tristes héros du Brexit se suivent. Après Cameron, Johnson, voici Farage qui quitte la barre du navire  

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Mise à jour 9 juillet 2016: Tony Blair reconnait s'être trompé en suivant GW Bush dans la guerre d'Irak pour cause d'ADM inexistante

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Le cours de la Livre Sterling par rapport à l'Euro et ce qu'en disait Paul Jorion, le 8 juillet.

 

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Mise à jour 13 juillet 2016: Theresa May reprend la barre que Cameron a laissé

 

 

Mis à jour du 14 juillet 2016: Boris J0.jpgohnson entre dans le gouvernement en tant que ministre des relations extérieures.

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0.jpgCela me fait penser à ce sketch des Monty Peaton


 

Mise à jour 17 janvier 2017: Miss May s'explique1.jpg

Commentaires

De nombreux Britanniques demande à être naturalisés belg
http://www.lesoir.be/1249202/article/actualite/belgique/2016-06-24/brexit-nombreux-britanniques-demandent-etre-naturalises-belges

Écrit par : L'enfoiré | 24/06/2016

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La Bourse de Bruxelles enregistre sa plus forte baisse depuis 2008

http://www.lesoir.be/1249277/article/economie/2016-06-24/brexit-bourse-bruxelles-enregistre-sa-plus-forte-baisse-depuis-2008

Écrit par : L'enfoiré | 24/06/2016

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Bruno Coppens en a marre de parler Brexit
Il parle des élections espagnoles
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_matin-premiere/nos-rubriques/cafe-serre/article_le-cafe-serre-de-bruno-coppens?id=9338121&programId=60

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2016

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J’aime toujours les gens qui ont vécu à l'endroit où ils ont vécu en venant d’autres pays.
Paul Jorion y a étudié y a enseigné y a travaillé pendant de nombreuses années
Voilà ce qu’il dit de l'Angleterre dans sa vidéo du vendredi
http://www.pauljorion.com/blog/2016/06/30/le-temps-quil-fait-le-30-juin-2016/

Écrit par : l’enfoirel. | 01/07/2016

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Un petit référendum et tout s'arrange à l'amiable
dans les coulisses du pouvoir de Anne Blanpain
http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-coulisses-du-pouvoir?id=2123464

Écrit par : L'enfoiré | 01/07/2016

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Le maire Sadiq Khan veut plus d’autonomie pour Londres

Sadiq Khan, le tout nouveau maire de Londres, veut renforcer les compétences de décision de sa ville afin que celle-ci puisse reprendre le « contrôle de son propre destin » après le résultat du référendum sur l’appartenance à l’UE, a-t-il a déclaré dans une interview accordée à l’Evening Standard, à l’occasion du Times CEO Summit.
Selon le travailliste, Londres doit réagir vite et ne peut pas attendre que la politique décide comment se réglera la séparation d’avec l’UE.

« Un géant politique, mais un nourrisson fiscal »
Selon Khan, Londres n’a le contrôle que sur à peine 7% des impôts récoltés au sein de la capitale, alors qu’à New-York, la ville garde 50% et à Tokyo, 70%. Boris Johnson, ancien maire de la ville et un des leaders de la campagne du « Leave » avait défini Londres comme « un géant politique mais un nourrisson fiscal”.
Selon Khan, une plus grande autonomie fiscale est nécessaire pour préserver l’avenir de Londres sur le plan de l’économie, des emplois et de la prospérité. Ainsi Khan veut plus de contrôle sur les entreprises et les compétences, sur le logement et les espaces publics, sur les transports, les soins de santé et la justice.

Un référendum sur l’indépendance de Londres
Depuis l’issue du référendum sur le Brexit, une pétition circule à Londres pour appeler à l’indépendance de la ville. Elle a déjà été signée par 170.000 personnes. Lors d’un discours face à des chefs d’entreprise, Khan a expliqué qu’il n’avait pas de projets dans ce sens:
« Je n’ai pas l’intention d’installer des postes frontières sur la M25, l’autoroute contournant Londres. Mais au nom de tous les Londoniens, ce que j’exige, c’est plus d’autonomie pour la capitale. Plus d’autonomie pour préserver l’économie londonienne et les entreprises du monde entier installées ici de l’insécurité qui nous menace ».
Tout comme l’Ecosse et l’Irlande du Nord, Londres a voté pour le « Remain » contrairement aux autres grandes métropoles britanniques.

L’intérêt de Londres
L’objectif principal de la ville est de sauver son secteur financier, menacé maintenant par l’annonce du départ de diverses banques. Le secteur financier britannique est le plus important au monde et équivaut 10% du PIB du pays, contre 8% aux Etats-Unis, 5% en France et 4% en Allemagne.
Le PIB de Londres est estimé à 568 milliards d’euros et est donc plus élevé que celui de la Belgique (541 milliards) et le double de celui de l’Iran (275 milliards).
85% de la population active, environ 3,2 millions de personnes, sont actives dans le secteur des services. C’est environ autant que la population de l’Uruguay qui compte 3,4 millions de personnes.

Source: https://fr.express.live/2016/06/29/maire-sadiq-khan-veut-plus-dautonomie-londres/

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2016

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‘Londres ne s’intéresse plus au reste du Royaume-Uni’

La décision prise par le Royaume-Uni de se détacher de l’Union européenne peut se résumer à une séparation sociogéographique, souligne l’économiste français Pierre Veltz dans un article d’opinion du journal Les Echos.
La décision britannique reflète le contraste entre la métropole et le reste du pays, estime le chercheur.
« Alors que le Grand Londres a voté pour le maintien à 60 ou 70 %, le reste de l’Angleterre a voté non moins massivement pour le « leave » (près de 60 %). Birmingham, la deuxième ville du royaume, a voté pour le Brexit. A Manchester, Liverpool, Leeds et Newcastle, seules les villes centres ont donné une courte majorité au « remain » ».
Selon Veltz, les villes de la classe ouvrière anglaise sont davantage laissées à l’abandon par Londres que par l’Union européenne. Une partie importante de la périphérie de la Grande-Bretagne se sent ignorée et humiliée par la politique à Londres, estime l’économiste.

Globalisation
L’écart entre les régions métropolitaines et rurales peut être attribué partiellement à la globalisation, explique Veltz. Dans le passé, l’arrière-pays avait un rôle important en tant que fournisseur de nourriture, de marchandises et de main-d’œuvre peu qualifiée des métropoles, mais ce rôle a été largement rendu inutile par la mondialisation.
L’arrière-pays est surtout devenu un fardeau. Mais on oublie que l’arrière-pays a une voix politique, fait valoir l’économiste.
Selon Pierre Veltz, la situation a évolué différemment sur le reste du continent européen où « la redistribution interterritoriale reste forte à l’échelle des nations ». En France, le réseau des métropoles régionales, plus dynamiques que la capitale, constitue une structure relais efficace qui maille le territoire et protège du scénario anglais. « L’Allemagne est un vaste semis de villes moyennes et de grandes villes », conclut Pierre Veltz dans Les Echos.

Source: https://fr.express.live/2016/06/28/londres-ne-sinteresse-plus-reste-royaume-uni/

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2016

Allons-nous assister à un scénario à la URSS ?

Grexit, Dexit, Nexit, Frexit … le résultat du référendum au Royaume-Uni était à peine connu que des scénarios apocalyptiques pour l’UE ont commencé à fleurir partout, tandis que certains ont réclamé des référendums pour leur pays.
“Les Britanniques sont dégoûtés par l’UE et ses dirigeants. Le comportement de Juncker à l’égard des Britanniques – et d’autres – a été arrogant et répugnant. L’UE est le symbole d’une bureaucratie détachée, de quotas absurdes, et de réglementations irréalistes.
Dans un environnement malsain, il n’est pas étonnant que le nationalisme prospère et que beaucoup de pays européens souhaitent abandonner le navire en perdition.
Nous avons vu dans les années nonante ce qui se produit quand une union s’effondre : les Arméniens, les Géorgiens, et d’autres républiques ex-soviétiques se sont jetés à la gorge les uns des autres. Pourrait-on assister à l’éclatement de tels conflits au sein de l’UE ? (…) Absolument ! Le brexit ou l’effondrement de l’UE ne déclencheront pas la guerre, mais le risque d’apparition de conflits va augmenter considérablement”.

Juncker, Schulz et Verhofstadt méritent un coup de pied au cul
C’est ce qu’affirme le quotidien polonais Super Express qui accuse les dirigeants de l’UE :
“Des gens comme Jean-Claude Juncker, Martin Schulz et Guy Verhofstadt méritent un vrai coup de pied au cul, parce que leur politique, leur radotage, et leur mépris pour les citoyens qui ne partagent pas leur idée de l’UE, ont mené l’Union au bord de l’effondrement.
Ceux qui étaient en faveur du “Leave” et ceux qui, tacitement, ou ouvertement, ont sympathisé avec eux sur le continent, en ont assez de la manière arrogante et mufle dont les Européens les ont traités. C’est devenu une sorte de marque de fabrique des gros bonnets de Bruxelles. S’il y a une chose que les Britanniques ont rejeté plus que tout, c’est l’Union que ces hommes représentent.”

Source: https://fr.express.live/2016/06/24/allons-nous-assister-a-un-scenario-a-la-urss/

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2016

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La balkanisation de l’Europe a commencé

L’UE semble avoir débuté un processus qui mènera à la “balkanisation” du continent, affirme l’auteur Paolo Rumiz dans le journal italien La Repubblica (accès payant) :
“Quel est ce bruit de fermeture de barres transversales, et de barrières érigées, de verrous mis en place et de grincements de portes en train de se fermer ? On peut l’entendre dans toute l’Europe, de la Grande-Bretagne à la Grèce, de la Catalogne à la frontière russe.
Quelle est cette banalisation du langage à laquelle nous avons succombé ? Cette diffusion d’alternatives brutales dernière des mots innocents comme du jargon informatique, comme “in/out” ou “Leave/Remain” ? D’où vient cette agression mortelle dans des acronymes obscènes tels que “Brexit” et “Grexit”, ces mots accrocheurs qui dépouillent les événements de leur complexité ?
Et comment appeler l’illusion qui fait croire aux Etats qu’ils sont mieux seuls ? (…) Nous avons un mot pour cela, un mot qui est à notre disposition depuis le dernier quart de siècle. (…) C’est la Balkanisation. Je sais, peu de gens apprécient les comparaisons avec les Balkans. Ils préfèrent croire que les Balkans sont un point névralgique du tribalisme, dont est exempte le reste de l’Europe “civilisée”. Mais le rêve de l’Europe pourrait être mis en pièces (…) et s’effondrer dans un style parfaitement balkanique”.

Source: https://fr.express.live/2016/06/24/balkanisation-de-leurope-a-commence/

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2016

Le nombre d’expatriés britanniques qui souhaitent acquérir la nationalité belge explose

Suite au Brexit, on recense en Belgique une hausse significative des demandes de naturalisation de la part d’expatriés britanniques au sein de communes bruxelloises.
La Belgique compte actuellement environ 24.000 expatriés britanniques, un tiers d’entre eux travaillant pour des institutions de l’UE et de l’OTAN, situées à Bruxelles. Au total, on dénombre 1,3 million de citoyens britanniques résidant dans d’autres pays de l’UE.
Depuis la semaine dernière, les bureaux d’informations bruxellois sont assaillis par les Britanniques de Belgique qui souhaitent se renseigner sur les conditions pour devenir citoyen belge, rapporte Reuters. Rien qu’à Ixelles, ces derniers jours, 40 personnes se sont présentées en vue d’obtenir les documents nécessaires pour se faire naturaliser. Dans les autres communes de la capitale, la tendance est identique. A Uccle et Woluwe-Saint-Lambert, il y a eu environ 50 demandes de naturalisation. A Watermael-Boitsfort, les demandes sont également en hausse, explique le journal Le Soir qui précise qu’en temps normal, on ne constate aucune demande de ce type.

Conditions
En Belgique, les personnes qui vivent et travaillent dans le pays depuis plus de cinq ans peuvent acquérir la citoyenneté. Les candidats doivent également parler l’une des trois langues officielles : le français, le néerlandais ou l’allemand. En ce qui concerne les étrangers qui n’ont pas encore travaillé en Belgique, ils doivent avoir 10 ans de résidence et doivent justifier leur intégration au sein de la société belge.
Dennis Landsbert-Noon, un candidat britannique résidant à Bruxelles, a déjà entamé la procédure d’admission pour acquérir la nationalité belge.
« Je crois que les conséquences du Brexit seront catastrophiques à cout et à long terme et je ne veux pas condamner mes enfants à appartenir uniquement a une nation qui se dirige vers un désastre. J’ai entendu beaucoup de personnes dire qu’elles étaient en train de faire de même », a-t-il confié à Reuters.

Source: https://fr.express.live/2016/07/02/nombre-dexpatries-britanniques-souhaitent-acquerir-nationalite-belge-explose/

Écrit par : L'enfoiré | 05/07/2016

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Cameron a tout pérdu.
Theresa May reprend la barre

Cette amatrice d’escarpins colorés n’est pas une nouvelle venue sur l’échiquier politique britannique. Début septembre 2014, alors que le résultat du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse semblait très incertain, son nom avait ainsi déjà circulé pour remplacer David Cameron en cas de victoire des nationalistes. "Elle a été sur le devant de la scène politique depuis plus de quinze ans" , rappelle le député conservateur Phillip Lee, soulignant qu’"elle arrive à prendre des décisions car elle travaille sur ses sujets depuis de nombreuses années" .

http://www.lalibre.be/actu/international/theresa-may-une-dame-de-fer-et-de-velours-5785229335705dcbd6fde3f8

Écrit par : L'enfoiré | 13/07/2016

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La soupe aux shoes de Theresa May

Deux jours que le monde entier est pendu aux escarpins léopard de Theresa May, la nouvelle Première ministre du Royaume-Uni.
C’est pour détourner l’attention, vous dirait la reine du Shopping brésilienne Cristina Córdula : « Quand on a dou ventre, ma chèèèrrrie, on met oun décolleté plongeant ». Oui, mais quand on dévoile ses fines chevilles et un goût immodéré pour les chaussures, Cristina, c’est pour cacher quoi ?
Deux jours que le monde entier est pendu aux escarpins léopard de Theresa May. En Une du Sun, mardi, ils écrasaient de toute leur puissance les visages de six ministres et hommes politiques dont Boris Johnson. Qui auraient tous pu régner là, à sa place, au nº 10.
Mais Theresa May ne veut pas détourner l’attention (si c’était le cas, c’est raté). Ses talons – pas des javelots de drag queen, non, plutôt des « kitten heels » comme les appelle la presse britannique, des talons de chaton, du sexy subtil de dominatriceke –, c’est sa marque de fabrique. Sa patte. Sa signatourrre stylistique. Elle dit qu’ils « sont un bon moyen de briser la glace ». Et qu’il ne faut rien y voir d’autre.
Taratata Theresa. Il y a mille secrets sous ces semelles-là. Des racines, déjà, pures et dures : ce cuir, ce nubuck, il vient d’ici, des terres de Sa Majesté, nourri à l’herbe tendre des Highlands puis vendu entre 250 et 500 livres dans les boutiques Russell and Bromley de King’s Road et New Bond Street.
Du pouvoir ensuite, évidemment. « Hermès fut le premier dieu à être chaussé. Dans la Rome antique, être chaussé, c’est être libre. Les esclaves vont nus pieds », décrypte sur son blog William Arlotti, expert en marketing créatif et prof à l’école parisienne Mode’Estah. Il cite Freud pour qui l’escarpin est la métaphore du vagin et le pied, celle du pénis. Tiens, du sexe, ça manquait. « Il fait asseoir Cendrillon et, approchant la pantoufle de son petit pied, il vit qu’il y entrait sans peine, qu’elle y était juste comme de cire », écrit Perrault. Aïe aïe, Madame la Première ministre. Gaffe à l’addiction. L’achat compulsif, l’accumulation. Désir de rester jeune, refus du temps qui passe. Chaque saison, glisser son pied dans une nouvelle paire, hop : dépucelage, virginité retrouvée.

Une autre Imelda Marcos ?
Theresa May en fait, avec ses ballerines à nœud, ses mocassins en zèbre, ses bottes en caoutchouc, ses cuissardes vernies, ses Richelieues de mec et ses tatanes pointues, cloutées, strassées, elle vous rappelle pas quelqu’un ? Une fille un peu dingue, chevelure mythique, fan de grands couturiers ? Carrie Bradshaw ? Ah oui, mais non. On pensait à une autre Première Dame. Imelda Marcos, le Papillon de Fer. Elle possédait 3.000 paires de chaussures dans un pays où la majorité des habitants étaient contraints de marcher pieds nus (pourvu que le Brexit ne les mène pas là, marcher pieds nus dans le smog, ça peut être très dangereux).
Du coup, juste un conseil, Mrs May, sans vouloir assombrir votre emménagement à Downing Street : ne laissez rien derrière vous quand vous quitterez les lieux. Lors de son exil en 1986, Imelda a abandonné sa collection qu’on a stockée vite fait au musée national de Manille. Tout a été détruit en 2012, par les pluies torrentielles qui ont fait 68 morts. Quel malheur. 150 cartons de chaussures bouffés par la moisissure

http://plus.lesoir.be/50335/article/2016-07-14/brexit-la-soupe-aux-shoes-de-theresa-may#_ga=1.91007708.7323096.1435586188

Écrit par : L'enfoiré | 14/07/2016

Entrée de Boris Johnson au gouvernement comme ministre de la diplomatie internationale: la presse britannique surprise et railleuse

La nouvelle première ministre britannique Theresa May entre dans le vif du sujet jeudi 14 juillet pour son premier jour à Downing Street, sous la pression de plusieurs dirigeants européens qui réclament un Brexit rapide.
D’autres travaux non moins herculéens attendent Mme May. Elle devra rassembler un Parti conservateur divisé, contrer les velléités indépendantistes de l’Ecosse et
rassurer les investisseurs. Dans un éditorial intitulé « Nouveau Premier ministre, mêmes problèmes », le quotidien The Guardian résume jeudi les défis qui attendent Mme May : « Pas d’argent, pas de franche majorité et une grosse migraine : l’Europe. »
Le quotidien The Independent s’excuse, lui, en « une » de son édition de jeudi, du « désordre » laissé à Theresa à la suite du Brexit.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/14/entree-de-boris-johnson-au-gouvernement-la-presse-britannique-surprise-et-railleuse_4969336_3214.html

Écrit par : L'enfoiré | 14/07/2016

La stratégie de Theresa May pour le Brexit : “diviser pour mieux régner”

L’UE exhorte le nouveau Premier ministre britannique Theresa May à invoquer officiellement le fameux article 50 le plus rapidement possible, pour donner le coup d’envoi des négociations menant au brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’UE.
L’Europe semble unie sur ce front : pas question de faire des concessions sur les “quatre libertés” (liberté de circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux). “Le marché unique, par exemple, implique 4 libertés, et pas trois ou trois et demi”, écrit le Président du Parlement Européen, Martin Schulz, dans un article d’opinion paru dans le journal britannique The Guardian. Angela Merkel a également adopté ces derniers jours un ton résolu dans ce sens.
Ainsi, c’est l’unanimité entre les 27 États membres de l’Union.

Divide and Rule
Pendant combien de temps durera-t-elle ?, se demande Arnaud de La Grange dans le journal français Le Figaro. Il note que l’incertitude générée par ces délais, nuisible aux marchés financiers, est aussi propice à l’émergence de mésententes au sein de l’UE. Restera-t-elle unie une fois que les négociations du brexit commenceront? Au fil des discussions et des précisions, des failles sont susceptibles d’apparaître entre les différents États membres.
L’entente franco-allemande n’est déjà plus aussi harmonieuse, on sent que la France souhaite l’adoption d’une politique de relance au sein de la zone euro, ce qui risque d’agacer les Allemands, partisans de la rigueur budgétaire. “Un nuage de petit-lait, pour Londres”, écrit de La Grange. “Theresa May s’ingéniera à rallumer ces fronts. Pour le peuple qui a porté au sublime le «Divide and Rule», quand il régnait impérialement sur le monde, l’Europe désunie reste un joli terrain de manœuvres”.

Source: https://fr.express.live/2016/07/14/la-strategie-de-theresa-may-pour-le-brexit-diviser-pour-mieux-regner/

Écrit par : L'enfoiré | 14/07/2016

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La Belgique est «disposée» à assurer la présidence tournante de l’Union européenne au second semestre 2017, si on nous le demande», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Didier Vanderhasselt et Didier Reynders le ministère belge des Affaires étrangères, après le renoncement du Royaume-Uni à occuper cette fonction. moins d’un mois après le vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne.
Une présidence belge permettrait notamment d’économiser des coûts puisqu’elle pourrait utiliser les bâtiments des institutions européennes à Bruxelles.

Le Royaume-Uni renonce à sa présidence tournante en 2017
La Première ministre britannique Theresa May a informé le président du Conseil européen Donald Tusk que le Royaume-Uni renonçait à assurer la présidence tournante du Conseil de l’UE de juillet à décembre 2017.
Mme May l'a annoncé à M. Tusk faisant valoir que son pays «sera très occupé avec les négociations pour quitter l’UE», a déclaré un porte-parole. Londres devait initialement assumer cette présidence après Malte et avant l’Estonie.

L’idée émise au sommet de l’Otan
L’idée d’une présidence belge au second semestre 2017 a été émise pour la première fois au sommet de l’Otan à Varsovie début juillet, selon l’agence Belga.
«Ma collègue estonienne est venue me demander si c’était vrai que nous envisagions de reprendre la présidence du Royaume-Uni», avait expliqué M. Reynders, cité samedi par l’agence de presse belge.
Au lendemain du référendum qui avait vu les Britanniques décider de quitter l’UE, le Premier ministre belge, Charles Michel, avait promis de défendre les intérêts de la Belgique et des autres Etats membres de l’UE lors des négociations de sortie du Royaume-Uni.
«Nous avons intérêt à ce que la Grande-Bretagne reste un partenaire stable, de qualité, pour engendrer du développement économique en Europe, en Belgique, et aussi en Grande-Bretagne. Mais dans le même temps, je ne suis pas prêt à payer la facture, à payer d’addition. Je ne suis pas non plus prêt à subir une prise d’otage, ça n’est pas acceptable».

http://www.lesoir.be/1271654/article/actualite/union-europeenne/2016-07-20/brexit-belgique-disposee-reprendre-presidence-l-union-europeenne

Écrit par : L'enfoiré | 20/07/2016

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En lisant ce que l’on écrit à ce sujet et surtout ce que l’on écrit pas encore, mon sentiment est que le Brexit n’aura pas lieu de sitôt ou peut-être même pas dans un avenir prévisible.
Pourquoi??
Pour au moins deux raisons,
- la 1ère est que les pouvoirs politiques à Londres ne voudrons pas prendre le risque de saborder « Le Royaume Uni ». L’union ambivalente de cet agglomérat d’Etats et les votes très différents d’un Etat à l’autre ne plaident pas pour la sécession de l’EU ….
- La 2ème raison est que l’Allemagne et certains pays d’Europe Centrale ont besoins de la présence, du support, du vote du Royaume Uni pour faire passer les accords CETA et TTIP!! Donc ces pays poussent à fond sur les freins alors que d’autres veulent accélérer la sortie. « La loi du plus fort étant toujours la meilleure » (Jean de la Fontaine) les plus forts vaincrons!
MAIS nos grands démocrates nous dirons « nous devons respecter le choix des électeurs en démocratie », ben oui bien sûr comme ils l’ont fait lorsque les Français et les Néerlandais ont voté contre le traité de Lisbonne. Le traité a été approuvé alors que les électeurs ont dit non: circulez il n’y a rien à voir!
J’espère me tromper mais dois-je vraiment m’étonner que en ce qui concerne la 2ème raison, personne n’en parle, surtout pas les « faiseurs d’opinion » comme d’habitude.

Écrit par : Don Quichotte | 28/07/2016

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"Circulez il n'y a rien à voir"
La phrase que je retiendrai comme un leitmotiv de notre actualité.
Mon article contenait ces deux phrases:
"Non, l'union ne fait plus toujours la force quand on devient un mammouth patenté qui demande des mois ou des années pour obtenir l'autorisation financière de rendre des projets possibles.

Si le Brexit ne rendra pas la Grande Bretagne plus forte, contrairement à ce que claironnent ceux qui ont patronné les négociations, espérons pour elle que cela la rendra plus efficace".

L'avenir nous dira qui sera le gagnant ou le perdant même dans une victoire à la Pyrrhus.

Écrit par : L'enfoiré | 28/07/2016

‘Le calme de Londres après la tempête du Brexit n’est qu’une apparence’

Si le calme semble être retombé après la tempête du Brexit, en coulisses, c’est toujours l’agitation, écrit Francesco Guerrero sur Politico.eu. Car la City comme le gouvernement britannique, se préoccupent tout autant de l’avenir. Ainsi, le tout nouveau Premier ministre britannique Theresa May a prié les banques de ne plus évoquer “les milliers d’emplois qui fuiraient Londres”.
Mais ce type de pression politique n’est pas bien appréciée par les puissances financières. « Lorsqu’un politicien a demandé à un grand banquier comment ils pouvaient mieux travailler ensemble, ce dernier a répondu d’une manière que l’on ne pourrait pas reproduire par écrit », explique Guerrero.
Entre-temps, un certain nombre de banques ont élaboré des projets détaillés pour délocaliser une partie de leurs emplois en-dehors de Londres, si les conditions de mise en oeuvre du brexit ne sont pas clarifiées rapidement. Deux ou trois banques ont établi des listes pour déterminer quels emplois seraient relocalisés dans d’autres villes d’Europe, ont révélé des sources officieuses de Politico à la City, qui n’ont pas voulu confirmer ces faits.

Jeu du chat et de la souris à Londres
Un jeu du chat et de la souris a donc lieu à Londres. Les politiciens et les dirigeants de banques ont tout intérêt à être les plus discrets possibles quant à leurs projets post-Brexit. Cependant, la question est de savoir où s’arrêtent leurs intérêts communs, écrit Guerrero.
Pour les banques, il est important de faire savoir qu’elles vont déménager pour mettre la pression sur Westminster et sur les prétendants étrangers qui voudraient les accueillir chez eux, car une telle délocalisation n’est ni facile à réaliser, ni bon marché.
Pour leur part, May et ses troupes doivent trouver l’équilibre qui permet de satisfaire la City tout en paraissant fermes sur les questions d’immigration, et loyaux au regard du résultat du référendum, estime Guerrero.

Source: https://fr.express.live/2016/08/03/calme-de-londres-apres-tempete-brexit-nest-quune-apparence/

Écrit par : L'enfoiré | 03/08/2016

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Les Britanniques commencent à sentir le prix à payer pour le brexit

Les consommateurs britanniques commencent progressivement à sentir le prix à payer pour la décision de leur pays de quitter l’Union européenne, affirme Challenges.
Plusieurs secteurs ont déjà augmenté leurs prix sur le marché britannique et d’autres indiquent qu’ils le feront prochainement. En conséquence, le coût de la vie des consommateurs britanniques est susceptible d’augmenter.
Depuis le référendum, la parité de la livre sterling a chuté d’entre 10 et 15 % contre le dollar et à l’euro. Par conséquent, les prix des marchandises importées, notamment les automobiles, l’informatique, les vêtements et certains produits alimentaires, ont augmenté
Le constructeur automobile français PSA Peugeot-Citroën et le groupe informatique américain Dell ont déjà annoncé des hausses de prix sur le marché britannique. Cela vaut également pour la société britannique Headlam, vendeur de produits de revêtements de sol importés principalement de la Belgique et des Pays-Bas.
L’immobilier britannique, dont les prix avaient flambé sur les derniers mois, commence à montrer des signes de ralentissement : les prix à Londres n’ont augmenté “que” de 2,1 % sur un an en août, et les loyers ont baissé .

Inflation
La Grande-Bretagne importe 40 % de ses produits alimentaires de l’étranger, ce qui implique que les Britanniques pourraient être affectés au quotidien, si la parité de la livre demeure faible. Or, il est fort probable que la politique monétaire engagée par la Banque Centrale d’Angleterre pour juguler une possible récession à venir renforce cette faiblesse de la livre.
L’inflation n’a pas dépassé 0,6 % en juillet, mais les analystes s’attendent à ce qu’elle se renforce rapidement dans les prochains mois, en raison de la hausse des produits importés.

Source: https://fr.express.live/2016/08/17/britanniques-commencent-a-sentir-prix-a-payer-brexit/

Écrit par : L'enfoiré | 18/08/2016

0,99 euro : le taux de change de la livre sterling dans certains bureaux de change

Les Britanniques qui partent en vacances dans des pays de la zone euro obtiendront moins d’un euro en l’échange d’une livre sterling dans les bureaux de change de deux aéroports britanniques, rapporte la BBC.
A Londres Stansted Airport, Moneycorp rachète une livre sterling contre 0,9915 euro ; ICE donne encore moins à l’aéroport de Luton : 99 cents d’euro.
Ces nouvelles parités font suite à la dépréciation de la livre après le référendum du Brexit. Depuis que la Grande-Bretagne a décidé de quitter l’UE, la devise britannique a chuté de 12% en valeur par rapport à l’euro, et de 10% par rapport au dollar des États-Unis.

Une possible récession
La semaine dernière, le cours de la livre sterling avait de nouveau chuté après que la Banque d’Angleterre avait décidé de réduire son taux directeur.
De même, la publication des premiers indicateurs économiques depuis le référendum pointent vers une éventuelle récession. Dans les jours qui ont suivi, la parité de la monnaie britannique a connu une légère reprise.
Les supermarchés aux frontières de la zone euro attribuent encore un taux de change de 1,13 euro pour une livre sterling.
Le prix des appartements londoniens n'ont jamais été autant dévalué et si rapidement.

Source: https://fr.express.live/2016/08/17/099-euro-taux-de-change-de-livre-sterling-certains-bureaux-de-change/

Écrit par : L'enfoiré | 18/08/2016

Boris Johnson: "Le Royaume-Uni va rester une puissance européenne engagée"

Le Royaume-Uni restera une "puissance européenne engagée" même lorsqu'elle aura quitté l'UE, a déclaré jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, lors d'une réunion internationale consacrée à la sécurité près de Berlin.
"D'un point de vue global, nous sommes un pays européen, nous sommes une puissance européenne engagée", a déclaré le chef de la diplomatie britannique lors d'un rendez-vous de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Potsdam (est).
Le Brexit ne va pas couper son pays du reste de l'Europe, a encore assuré M. Johnson à des journalistes : "quoi qu'il advienne de notre relation avec les traités de l'Union européenne, le Royaume-Uni ne va pas quitter l'Europe", a insisté M. Johnson, chef de file des partisans de la sortie de son pays de l'UE lors du référendum.
"Nous allons rester totalement impliqué dans la diplomatie et dans la politique de notre continent", a-t-il encore martelé, qualifiant l'OSCE "d'organisation fantastique".
Selon lui, la rencontre organisée jeudi à Potsdam, où se retrouvent 40 ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OSCE, devrait largement être consacrée aux tensions dans l'Est de l'Ukraine.
"Je pense que tout le monde sera d'accord sur le fait que le continent européen est dans une bien, bien meilleure situation, dans un bien meilleur état qu'il y a 30 ans, même si clairement, il y a des problèmes", a-t-il dit.

http://www.lalibre.be/actu/international/boris-johnson-le-royaume-uni-va-rester-une-puissance-europeenne-engagee-57c832cc35709333b7f728bc

La chanson qui ira le mieux : https://www.youtube.com/watch?v=cPk21C0Wpkg

Écrit par : L'enfoiré | 01/09/2016

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Même commentaire que celui qui a été entré à la suite de Trump-moi ça"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/08/06/trump-moi-ca-5745855.html#c8534448

Écrit par : L'enfoiré | 28/09/2016

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Stiglitz : “L’Italie quittera la zone euro”

Moins de deux mois avant que les Italiens doivent se rendre aux urnes pour statuer sur une série de changements dans leur constitution, plusieurs économistes s’alarment. Dans une interview avec le journal allemand Die Welt Joseph Stiglitz, économiste américain lauréat du prix Nobel d’économie, prédit que le référendum « va provoquer un cataclysme » qui va pulvériser l’Union européenne.
Stiglitz était invité à la suite de la publication de son dernier livre « The Euro: How a Common Currency Threatens the Future of Europe » (‘L’Euro: Comment une monnaie commune menace l’avenir de l’Europe’)
Le Premier ministre Matteo Renzi demande aux Italiens d’approuver une série de réformes en décembre, qui devraient permettre de rationaliser le système politique dans le pays. Ce projet n’est pas sans fondement, mais les Italiens y voient une chance de voter contre leur gouvernement. Renzi a promis de démissionner s’il perd le référendum. Dans quatre des six sondages les plus récents, le «non» remporte le plus de votes.

L’Italie ne fonctionne pas bien dans la zone euro
Selon Stiglitz, l’Europe se dirige vers un «Italexit» et cela peut être principalement attribué à l’euro et à la politique d’austérité allemande :
« Les Italiens sont de plus en plus déçus par l’euro, ils commencent à réaliser que l’Italie ne peut pas fonctionner dans l’euro ».
La zone euro ne comptera pas plus de 19 pays dans les 10 prochaines années
L’économiste américain pense que d’autres pays suivront l’Italie, et il ajoute qu’il est très peu probable que zone euro compte plus de 19 pays dans les 10 prochaines années. Il note que l’Allemagne a déjà accepté que la Grèce quitte la zone euro, et que par le passé, il a lui-même conseillé à la Grèce, comme au Portugal, de quitter la zone euro.
Comme la solidarité européenne est insuffisante, il est très improbable que l’Europe soit capable de créer une union bancaire efficace, ou un programme de garanties bancaires communes. D’après Stiglitz, qui était autrefois l’économiste en chef à la Banque mondiale, si ces réformes ne sont pas mises en place, le meilleur moyen de relancer l’économie européenne sera de supprimer l’euro, ou de créer deux monnaies différentes, une pour les pays du Nord, et une autre pour les pays du Sud.
Dans une interview avec le journal français Le Figaro le mois dernier, l’économiste américain avait appelé à un départ de l’Allemagne de la zone euro:
Dans l’hypothèse où les pays de l’Europe du Sud sortent de la zone euro, ils demeurent endettés en euros, ce qui implique que leur dette s’en trouvera alourdie, puisque leur nouvelle devise aura une parité bien inférieure. Cette situation est susceptible de déclencher une série de défauts de paiement et de faillites, tout comme la Grèce avait menacé de le faire en 2015, expliquait alors l’économiste. Il avait conclu :
« C’est pourquoi un abandon de l’euro par l’Allemagne est la solution la plus facile. Les autres pays ne peuvent pas continuer de souffrir parce que l’Allemagne refuse les solutions de mutualisation soutenues aujourd’hui par la plupart des économistes ».

Source: https://fr.express.live/2016/10/11/stiglitz-zone-euro-italie-allemagne/

Écrit par : L'enfoiré | 11/10/2016

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La livre sterling, maintenant l’une des devises les moins performantes du monde

Suite au vote du brexit, le cours de la devise britannique, la livre sterling, s’est effondré de plus de 20 % en un an, faisant d’elle l’une des monnaies les plus dépréciées contre le dollar, à l’instar du naira nigérian, du manat d’Azerbaïdjan, ou de la kwacha Malawite.
Cette baisse du cours de la livre sterling est liée à des inquiétudes concernant la possibilité d’un « hard brexit », mais aussi de la rhétorique xénophobe adoptée par le gouvernement britannique.
Néanmoins, le marché boursier britannique est orienté à la hausse, et les cours des obligations souveraines britanniques sont toujours très élevés, même s’ils ont légèrement baissé au cours des derniers jours. Ces deux phénomènes suggèrent qu’il n’y a pas de fuite des capitaux en tant que tel, et que l’argent provenant des ventes d’actifs en livres est réinvesti dans des actifs britanniques.

Les liquidités en livres
Selon The Economist, l’une des explications pourrait être que des étrangers revendent leurs liquidités en livre, mais sans toucher à leurs autres actifs exprimés dans cette devise. Les cours élevés de la bourse pourraient être quant à eux liés aux achats d’investisseurs domestiques. En effet, les plus grandes firmes britanniques, dont les actions sont reprises dans les indices FTSE, rétribuent leurs actionnaires avec des dividendes exprimés en dollars. Dans un contexte de chute de la parité de la livre sterling, ceux-ci sont donc surenchéris pour les investisseurs britanniques.
Le graphique dressé par le journal, qui indique les plus fortes baisses de parités de devises par rapport au dollar e montre également l’influence de la chute des cours du pétrole et d’autres matières premières. Le dollar du Surinam et l’une des plus grandes victimes de ce phénomène, qui affecte également lourdement le naira nigérian, qui n’a pas résisté à la baisse des cours de l’or noir, malgré les différentes tentatives de la banque centrale nigériane pour le soutenir.

Source et graphiques: https://fr.express.live/2016/10/18/livre-sterling-baisse-parite-dollar/

Écrit par : L'enfoiré | 18/10/2016

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Brexit : l’UE réclamera une indemnité de 40 à 60 milliards d’euros pour le divorce

La Grande-Bretagne pourrait avoir à payer entre 40 et 60 milliards d’euros au titre de son divorce avec l’Union Européenne. C’est ce que le Financial Times a calculé faisant référence à un certain nombre de stratégies qui pourraient être développées par la Commission Européenne.
Selon le journal, la Commission Européenne souhaite un accord de séparation nette, alors que la Grande-Bretagne considère plutôt le brexit comme une opportunité pour organiser les relations commerciales d’une autre manière. Des observateurs redoutent que cette attitude stricte conduise à entraver la négociation et qu’elle aboutisse à un brexit hostile.
Michel Barnier, qui représente la Commission Européenne dans les négociations pour le brexit, a indiqué que la Grande-Bretagne devrait payer une indemnité pour ses engagements dans le budget l’Union Européenne. Son équipe a réalisé une estimation grossière comprenant les contributions non encore payées du pays, les engagements liés aux pensions, les garanties sur prêt et les dépenses sur les projets basés Royaume-Uni.
Selon Barnier, la compensation finale pourrait être réduite si la Grande-Bretagne continue de remplir un certain nombre d’engagement au sein de l’Union Européenne après le brexit, et en particulier si elle continue de contribuer au budget du bloc comme un membre à part entière après le brexit.
“Abandonner une nouvelle fois le contrôle sur l’immigration”
Mais l’UE compte bien insister sur un point : la Grande-Bretagne ne conservera son accès au marché unique dans les conditions actuelles que si Londres accepte la liberté de mouvement de personnes, les règles de l’UE, et la juridiction des cours de l’UE.
Or, ces conditions apparaissent très difficiles à accepter pour le gouvernement britannique. Theresa May, le Premier ministre britannique, a déclaré lors d’une conférence du parti conservateur le mois dernier que le pays ne quittait pas l’union européenne « Pour abandonner une nouvelle fois le contrôle sur l’immigration » ou pour « retourner sous la juridiction de la Cour européenne de justice ».
Certains diplomates européens craignent qu’une séparation à l’amiable soit très difficile à réaliser si tout le monde demeure dans la position actuelle.

Source: https://fr.express.live/2016/11/16/brexit-ue-reclamera-40-a-60-milliards-euros/

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2016

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La Première ministre britannique Theresa May a dévoilé sa feuille de route pour sortir son pays de l'Union européenne. "Mon job est de signer le meilleur accord possible." Elle admet que des compromis seront nécessaires. Mais au final, on n'en sait pas beaucoup sur sa réelle stratégie.

Les 12 objectifs de Theresa May
1. Éviter au maximum l'incertitude
2. Prendre des lois à Westminster, Edimbourg, Cardiff et Belfast
3. Renforcer l'union entre les pays du Royaume-Uni et cela impliquera des pouvoirs décentralisés
4. Mettre en place une solution pratique pour le maintien de la "zone commune de voyage" avec l'Irlande
5. Contrôler l'immigration, notamment des Européens qui veulent rentrer en Grande-Bretagne
6. Garantir les droits des citoyens européens en Grande-Bretagne et les droits des Britanniques dans les autres États-membres
7. Améliorer les droits des travailleurs
8. Signer un accord de libre échange audacieux et ambitieux avec l'Union européenne
9. Signer de nouveaux accords commerciaux avec les pays du reste du monde
10. Continuer de collaborer avec nos partenaires européens pour la science et l'innovation et renforcer la position de la Grande-Bretagne dans ce domaine
11. Coopérer avec l'UE en matière de lutte contre le terrorisme
12. Mettre en place un Brexit "par étapes" pour éviter un changement trop brutal

Source: http://www.lecho.be/dossier/brexit/Le_Brexit_signifiera_la_sortie_du_marche_unique.9852483-8048.art?ckc=1&ts=1484666686

Écrit par : L'enfoiré | 17/01/2017

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Les talents étrangers fuient le Royaume-Uni
Depuis que le Royaume-Uni s’est prononcé en faveur du Brexit, le pays est confronté à une pénurie de talents étrangers, indique une enquête de la plateforme de réseautage professionnel LinkedIn.
L’intérêt des travailleurs étrangers pour exercer au Royaume-Uni a diminué de 12% suite au référendum de juin. La baisse la plus forte est constatée au sein des secteurs-clés de l’économie. En informatique, le nombre de talents étrangers à la recherche d’un emploi dans le pays a chuté de 14%. Pour le secteur financier, la baisse est de 12%.
« Au sein des 27 Etats membres de l’UE, l’intérêt global pour un emploi au Royaume-Uni a chuté de 20% après le referendum, soulignent les responsables de l’étude dans The Times. Les chercheurs constatent également une baisse de 8% de l’intérêt des jeunes diplômés internationaux en ce qui concerne la recherche d’un emploi à Londres.

Pénurie de talents et manque d’intérêt
Selon Josh Graff, le vice-président de LinkedIn, cette étude confirme les craintes d’une fuite des cerveaux suite au Brexit. Les entreprises font maintenant face non seulement à une pénurie de talents étrangers mais doivent également prendre en compte le manque d’intérêt de la part de ceux-ci. « En ce qui concerne les possibilités d’emploi, les talents nationaux et internationaux commencent maintenant à regarder en-dehors du Royaume-Uni », prévient Graff.
Pour Josh Hardie, vice-président de la Confédération de l’industrie britannique (CBI), il faut attirer les talents pour assurer la prospérité dans tout le pays. Selon Gerwyn Davies, conseiller du marché du travail à la CIPD, l’organisme professionnel des ressources humaines, une combinaison de facteurs fait que le marché du travail britannique est moins populaire chez les travailleurs étrangers. Davies cite entre autres la chute de la livre sterling, les règles plus strictes en ce qui concerne l’immigration et la croissance plus forte dans d’autres pays européens.
Enfin, Gerard Grech, directeur général de l’organisation Tech City, qui soutient les investissements au sein de l’économie numérique au Royaume-Uni, est d’un avis contraire. « Depuis le référendum, on a constaté est un nombre record noté de professionnels qui ont fait la demande d’un visa pour un emploi hautement qualifié dans le secteur de la technologie. »

Source: https://fr.express.live/2017/02/16/travailleurs-etrangers-fuient-royaume-uni/

Écrit par : L'enfoiré | 17/02/2017

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Les Britanniques commenceraient-ils à payer la facture du brexit ?

Les commerçants du Royaume-Uni ont vu leurs ventes baisser en janvier pour le second mois consécutif. Les analystes pointent l’inflation, qui entraîne les prix à la hausse et commence à avoir un impact sur le pouvoir d’achat des Britanniques.
Dans les premiers mois qui ont suivi le référendum du Brexit, l’économie britannique a montré qu’elle était très solide et mois après mois, des indicateurs au vert se sont succédé. Aucun des pays du G7 (une plate-forme informelle pour les dirigeants des principaux pays industrialisés, la Chine exceptée) n’a surpassé le Royaume-Uni en 2016.

Les dépenses par carte de crédit connaissent la plus faible hausse en 5 mois
Il semble maintenant que cette époque tire à sa fin, mais il est encore trop tôt pour tirer une conclusion définitive : le report croissant des achats dans les magasins de détail physiques vers ceux du commerce électronique, et le fait que les jeunes préfèrent acheter des expériences, plutôt que des objets, peuvent jouer un rôle. Toutefois, la baisse des ventes de détail peut être associée à un autre indicateur : la croissance des achats britanniques payés avec les cartes de crédit a connu sa croissance la plus faible en cinq mois.
L’inflation en Grande-Bretagne a crû de 1,8 % en janvier, sa plus forte augmentation depuis 2,5 ans, alors que la croissance des revenus a diminué. Cela signifie que les gens ont moins de revenu réel qu’avant. Aux Etats-Unis les revenus réels stagnent. Des facteurs qui pourraient expliquer la baisse des dépenses de consommation, capitales pour les économies des deux côtés de l’Atlantique.

La faiblesse de la livre chasse les investisseurs
La publication de ces chiffres a eu un effet négatif. La livre a cédé 1 % de sa valeur par rapport au dollar. Non seulement cela renchérit le prix des produits importés (les ordinateurs Microsoft sont désormais 22% plus cher qu’en juin), mais ce phénomène réduit également le risque d’une hausse des taux au Royaume-Uni (avec des taux d’intérêt plus élevés, il est plus coûteux d’emprunter, ce qui entrave la croissance de l’économie en conséquence). Mais quand une hausse des taux d’intérêt semble improbable, les investisseurs préfèrent également placer leur argent hors du pays, dans des pays où ils peuvent obtenir de meilleurs taux d’intérêt.

source: https://fr.express.live/2017/02/21/economie-britannnique-inflation-brexit/

Écrit par : L'enfoiré | 21/02/2017

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