La méprise (20/03/2026)
La justice est là pour régler les affaires à charge et à décharge via des avocats d'un côté pour les accusées et un procureur de l'autre pour la partie civile.
Quand la justice a changé le Jugement de Dieu par le Jugement des Hommes, tout a évolué. Nous vivons actuellement un retour en arrière dans le temps quand le radicalisme religieux ne reconnaît pas la Justice des Hommes comme il est écrit dans le livre la "Furie divine" de JR Dos Santos.
Les méprises de la justice ne trouvent une réponse qu'après de longues recherches judiciaires de culpabilité. Parfois elles n'en trouvent jamais la sortie avec des coupables.
En France, le juge d’instruction a un rôle clé menant l’enquête à charge et à décharge.
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Préambule
Le 6 juin 2011, Dominique Strauss Khan (DSK) soupçonné de tentative de viol a plaidé non coupable devant le juge Michael Obus de la Cour Suprême de l’Etat de New-York, lors d’une audience appelée aux États-Unis "arraignment hearing". Cela a clôt la procédure d’inculpation et ouvert la phase dite de "discovery" qui va durer 45 jours. Cette phase correspond à l’enquête contradictoire et le système américain est en cela bien différent du système français.
Aux Etats-Unis le système pénal est contradictoire c’est-à-dire que chacune des parties, le procureur et la défense, mènent son enquête de manière indépendante. Le procureur doit prouver la culpabilité de l’accusé tandis que la défense doit se préparer à soulever des doutes sur cette accusation. Les parties doivent communiquer les éléments de preuve découverts, il existe des règles de procédure très précises à ce sujet que le juge se charge de faire respecter.
Alors que le juge n’apparaît être qu’un arbitre dans la phase d’investigation du procès pénal aux Etats-Unis, il a au contraire un rôle clé dans la phase d’instruction en France. En effet, en France, c’est le juge d’instruction qui mène l’enquête à charge et à décharge. On considère depuis le XIIIème siècle qu’il vaut mieux établir la vérité qu’un tiers se charge de la chercher, et malgré les fréquents projets prévoyant sa suppression, ce juge reste inébranlable. En France, les parties peuvent intervenir mais leur rôle est limité. Elles peuvent demander au juge d’effectuer certains actes d’instruction. Ce dernier dispose d’un pouvoir discrétionnaire et peut choisir d’enquêter sur ces points ou non. Une autre différence entre la phase d’investigation aux États-Unis et en France est son coût. En effet, aux États-Unis, la défense doit faire face au coût de l’enquête alors qu’en France cela est à la charge de l’État. Les personnes les plus aisées semblent donc favoriser dans le modèle américain, mais en même temps la médiatisation de la procédure peut aussi leur nuire du fait de leur notoriété.
Le procès de l'attentat de JFK, a été plus ou moins bâclée par l'affaire Warren.
Aux Etats-Unis, c'est le ministère public qui doit apporter les preuves de la culpabilité d'un prévenu avec les preuves des données apportées par les techniques de l'ADN comme le présente les épisodes "Les Experts" connus pour leurs intrigues palpitantes et leurs révélations inattendues.
En Europe, c'est le prévenu accusé qui doit apporter les preuves de son innocence.
C'est une différence qui n'est pas ténue dans les tâches du Service public fédéral Justice
La chose jugée est définitive et ne peut être remise en question sans des faits nouveaux.
Il y a beaucoup de films américains qui parlent de la justice.
Je choisis le film "La Faille" qui est très représentatrice de cette différence.
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La méprise
J'ai lu récemment "La méprise", un livre de Florence Aubenas qui parle de justice. Cette affaire est déjà une vieille histoire, mais elle mérite une révision, décrite par elle avec beaucoup de détails et d'évolutions.
Son livre, à certains moments, traverse le temps de minute en minute. Je l'ai lu et ai noté les remarques qu'elle faisait et que je reprends ci-après.
Résumé qu'elle en fait : De mai à juillet 2004, dix-sept pédophiles présumés comparaissent aux assises de Saint-Omer.
Tout commence donc le 25 décembre 2000, dans la famille Delay. Le dossier est touffu avec une accumulation de rapports, de mesures d'intervention, d'enquêtes encadrés par l'ensemble de l'aide à l'enfance, de médecins, de magistrats, de professeurs, de policiers.
Les familles jouent à ceux qui ne sont pas là, ceux qui n'auront rien vu mais qui diront tout avec de l'imagination. Ce qui doit arriver avec ce contexte, doit arriver jusqu'à ce que tout s'embrase comme un fétu de paille.
Un procès en première instance a lieu devant la cour d'assises du Pas-de-Calais, du au , puis un procès en appel auprès de la cour d'appel de Paris en . Enfin, un procès devant la Cour d'assises pour mineurs d'Ille-et-Vilaine (Rennes), en 2015. L'affaire débouche sur quatre condamnations définitives et l'acquittement de treize des dix-sept accusés, dont plusieurs avaient été maintenus en prison pendant plusieurs années. En première instance, douze enfants sont reconnus, victimes de viols, d'agressions sexuelles, de corruption de mineurs et de proxénétisme. Un des accusés, François Mourmand, meurt en détention provisoire, le 9 juin 2002, avant le premier procès.
"Ce sont des monstres violeurs d’enfants", pense-t-on dans la population.
Des portraits d'individus mêlés au procès mélangent mensonges et vérités, culpabilités et innocences. Le procès Outreau dégénère en erreur judiciaire majeure, et prend du recul dans une postface inédite.
"Chacun a ce pouvoir des histoires simples et qui font peur. Chacun s'y retrouve et chacun s'y perd", écrit Florence Aubenas.
Au moment où elle devait terminer son livre, partie en Irak, le 13 décembre 1004, elle était enlevée le 5 janvier à l'université de Bagdad. Rentrée le 12 juin 2005, elle a repris la rédaction de son livre. Elle a eu ce temps en plus pour y réfléchir.
Cette affaire est construite comme un cas d'école de la magistrature et dépasse largement le strict cadre judiciaire. Il est question de pauvres arrêtés parce qu'ils étaient pauvres, de notables parce qu'ils étaient plus riches, des enfants parce que les enfants ont toujours raison, la presse est intervenue avec des opinions informatives temporelles parfois en bien, parfois en intensifiant les malaises vues de l'extérieur et en finale, un juge qui était jeune dans le métier de juge.
Conclusion : les mises en examen ont été lynchées et parfois bâclées.
Les questions restent : "comment un accusé avoue ce qu'il n'a pas commis?", "pourquoi un magistrat acte des déclarations farfelues qui feraient rire les enfants?"...
Tentatives de réponse : Tout tient dans le caractère des humains spécifiques en France à cette époque "l'accusée Myriam veut simplement être aidée et qu'on ne la laisse pas tomber. Elle reconnaît donc tout ce qu'on veut. Elle s'en tire mal à la maison et dans la vie. Elle n'arrive pas à s'occuper des enfants donc elle estime être une mauvaise mère. Elle veut s'accuser grisée par la stupéfaction qu'elle sent raconter chez ses interlocuteurs pour ne pas paraître exhibitionniste. Elle a peur de son père. Papa me fait l'amour" dit-elle enfant. Le jeune juge Bourgaud se rappelle que les gamins qui avaient osé se plaindre dans son époque, étaient renvoyés avec une paire de claques.
Au moment du procès, les gamins se débattent face à des institutions obsolètes, aveugles et sourdes et des parents qui nient. Le quartier a plongé dans la folie. On ne parle ni ne pense plus que de ça. La rumeur enfle en réseau.
A cette époque, la série avec le titre "Amour, gloire et beauté" faisait fureur. Ici, le même procédé de croiser la parole d'un enfant avec celles des autres enfants.
"Les enfants ne mentent jamais" dit le juge Burgaud. C'est injuste d'avoir été des mois en prison pour des choses dont on ne savait même pas que c'était interdit. Les déclarations convergent alors qu'elles font partie d'un complot.
Le curé du village a été révolté par la brutalité du 6 mars 2001 par la machine judiciaire qui traite en criminel, dans une humanité engourdie et humiliée.
De Boulogne-sur-Mer à la Belgique à la recherche d'une piste valide puisque la procédure piétine avec des commissions rogatoires internationales dans l'ombre, le secret couvert de la rancœur où on accuse de quoi et par qui dans un vaudeville qui cabriole dans une opérette de zoophilie.
Inventer une histoire pour ne pas prendre 20 ans de prison.
Histoire qui serait une orgie comme dans "Ben-Hur" dans un monde à l'envers, mais qui est encore actuelle.
Les gens s'informent et lisent le gratin des détails croustillants dans le magazine Détective avec le titre : "Celui qui me battait quand j'étais petit je l'aimais le plus au monde" ou "Viol sur mineurs pas ascendants".
Le souci n'est pas l'apurement de l'affaire et celle de la dette, mais la satisfaction des besoins immédiats des présents dans l'affaire.
Burgaud a voulu faire une pub de la justice pour se faire bien voir par la population. Cette pub a réussi mais pas comme on l'espérait.
Personne n'a donné le titre "Jalousie, traîtrise et hypocrisie" alors que ce serait mieux résumer l'affaire.
La chimère de cette affaire a organisé un des procès les plus spectaculaires dans la dualité infernale entre soumission et défi.
"De toute façon, tout le monde y est. Cette histoire, tout le monde la fait (unis, dans l'affliction)" est la dernière phrase du livre.
L'affaire d'Outreau avait des relais en Belgique, et des relents parallèles de l'affaire Dutroux, concernant des faits d'inceste, de viols et d'abus sexuels sur mineurs ayant eu lieu d'abord entre 1997 et 2000, et une suite d'erreur judiciaire liée à une détention provisoire entre 2001 et 2004.
Dutroux purge toujours sa peine en prison à Nivelle. Le temps passe, on oublie, On n'en parle plus. Sa détention arrive progressivement à son terme. Récemment, son affaire revient en pleine actualité quand on a découvert des photos pornographiques de jeunes enfants dans sa cellule.
Aujourd'hui, Outreau est devenue une petite commune, bien tranquille, membre de la Communauté d'agglomération du Boulonnais.
Le film "Les risques du métier" est aussi représentatif.
Une jeune élève accuse son instituteur d'avoir tenté de la violer. A l'enquête, une autre jeune fille « avoue » qu'elle a eu des relations sexuelles avec lui, puis une troisième prétend à son tour qu'il se montrait entreprenant avec elle. Ce dernier se retrouve accusé de pédophilie et subit l'opprobre des villageois.
"Les Arnaud", autre film d'erreurs judicaires.
André Arnaud, étudiant en droit, sans grandes ressources, est réduit à emprunter de l'argent à un antiquaire tout prêt à le faire chanter. André le tue pour berner les policiers. Il sympathise avec le juge au tribunal d'enfants, Henri Arnaud qui, pas dupe, le traque sans relâche. André comprend qu'Henri souhaite l'adopter pour l'aider à supporter la prison. Il accepte de payer sa dette, soutenu dans l'épreuve par son bienfaiteur.
Ce qui précède est anecdotique et les journalistes aiment en parler sous forme d'articles de références dans les journaux.
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Les grandes plaidoiries
Le Point en parlait récemment.
Défendre et convaincre de l'Antiquité à nos jours, des ténors ont fait vibrer les prétoires par de grandes plaidoiries est le but du magazine Le Point.
Les pages de ce magazine passent par Justine de l'empereur Othon.
Au Moyen-Age, le verdict repose sur l'ordalie représentée par une épreuve par l'eau et le feu dont l'issue suit le jugement de Dieu pour décider du sort d'un accusé. Les avocats suscitent la méfiance.
- Cicéron dans la "Plaidoirie pour Arches" qui tente de démontrer et de convaincre.
- Le procès de Jeanne d'Arc politique jugée d'hérésie et de sorcellerie.
- Michel de l'Hospital dans un "Discours sur la tolérance"
- Voltaire dans l'affaire Calas, contraire à l'arbitraire et pour le doute pour faire trouble.
- Romain Deseze réalise une plaidoirie pour Capet
- Olympe de Gouges plaide la liberté d'expression contre la violence de la révolution
- La rhétorique du bien s'exprime avec la culture pour penser
- La Restauration en 1930 fixe le siècle des prétoire.
- Jean Baptiste Troppman et le Massacre de Pasotin
- Pierre Antoine Berryer plaide pour la trahison de Cambronne
- Victor Hugo plaide par un réquisitoire contre la peine de mort
- Fernand Labori relate le "J'accuse" de Zola et d'Edgar Demange dans l'affaire d'Etat
- Vincent de Moro-Gafferi défend Landru
- Germaine Brière, l'affaire Papin
- René Floriot défend Gaston Dominici
- Maurice Garçon l'affaire Sade J-J. Maubert
- Gisèle Halimi affaire Bobigny
- Paul Lombart l'affaire Ranucci entre la vie et la mort
- Robert Badinter procès dans l'affaire Patrick Henry et parvient à faire supprimer la peine de mort
- Jacques Vergès, Klauss Barbie
- Jean-Marc Varaut pour Maurice Papon
- Henri Leclerc pour Véronique Courjault
- Moretti pour Jacques Viuier
- Francis Szpines pour Merah
- Henri Temisne, Nogueras
- Richard Malka écrit "Droit d'emmerder Dieu"
Le documentaire "Mystère de l'éloquence"
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Les affaires judiciaires
1. Alain Laville a mené l'enquête pendant neuf mois en remontant les filières et analysant les dossiers au sujet du juge Pierre Michel qui allait révéler les "secrets de Marseille", quand le 21 octobre 1981 à 11h43, il a été exécuté à Marseille par un tueur à gage à moto.
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2. L'Heure H : L’Affaire Hersilie Rouy : internée pour avoir voulu être libre (clic)
Le 8 septembre 1854, la musicienne parisienne Hersilie Rouy est enlevée à son domicile par un baron mandaté par son demi-frère influent. Sans examen sérieux, elle est internée à l’asile de Charenton sous un faux nom, déclarée atteinte de « monomanie aiguë ». À une époque où les femmes indépendantes sont vite jugées hystériques, sa volonté de défendre son identité devient une preuve de folie. Transférée de la Salpêtrière à plusieurs asiles de province, elle subit humiliations, traitements brutaux et diagnostics complaisants. Son demi-frère, administrateur du journal La Presse, agit dans l’ombre pour la faire taire. Après quatorze ans d’internement, elle obtient enfin sa libération en 1868, sans être reconnue victime d’une erreur. Marquée psychologiquement, elle dénonce publiquement les abus de l’institution psychiatrique. Son combat nourrit le mouvement antialiéniste naissant. Publiées après sa mort, ses mémoires deviennent un témoignage majeur sur les internements arbitraires au XIXe siècle.
3. L'Heure H revenait à l’assassinat du juge Renaud en 1975 en racontant les différentes alternatives potentielles qui se sont succédés pour remonter à la source.
Dans la nuit du 3 juillet 1975, à Lyon, le juge François Renaud, surnommé « le Shérif », rentre chez lui avec sa compagne Geneviève après une soirée entre amis. À quelques mètres de leur immeuble, une voiture s’approche et un homme cagoulé ouvre le feu. Le couple tente de fuir dans la nuit, mais il est rapidement rattrapé par les assaillants. Cachés derrière une voiture, ils essuient une rafale de tirs. François Renaud est grièvement blessé puis exécuté à bout portant, sous les yeux de sa compagne. Transporté en urgence, il meurt dans l’ambulance à 2 h 45, plongeant la France dans la stupeur. C’est le premier assassinat d’un juge depuis la Seconde Guerre mondiale. L’enquête s’oriente vers la pègre lyonnaise et le Gang des Lyonnais, que le magistrat avait durement combattu. Des informateurs désignent plusieurs suspects, sans que les preuves ne suffisent à les arrêter. Très vite, l’affaire dépasse le simple crime mafieux et fait naître la suspicion d’un possible assassinat politique
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Retour dans l'actualité
I-Police a été remis aux calendes grecques alors que l'on avait beaucoup misé d'argent pour remonter les affaires douteuses.
Le cactus n'a pas manqué d'en faire un édito
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Une enquête révèle qu'en Belgique, près de de 120 morts sont à dénombrer lors d'interventions policières ou de privations de liberté.
Le Comité P précise qu'il y 13 décès entre 2017 et 2023.
"Police respectueuse et respectée", la volonté du Ministre de l'Intérieur.
Si on peut assez rapidement trouver les exécutants avec des indices laissés sur place, trouver les commanditaires est parfois bien plus difficile à cerner.
En Belgique les affaires des tueurs du Brabant wallon n'ont pas encore trouvé les réponses et de raisons. Les suspicions n'ont pas manqué. Trouver des preuves irréfutables avant de condamner, c'est une autre histoire. Les tueries du Brabant, "1985"
Étaient-elles politiques à vouloir déstabiliser l'Etat puisque le vol d'argent n'était pas la raison essentielle.
Le S&V de mars, pose la question : "La répression est-elle dissuasive vu ses résultats inégaux ?"
Les avocats peuvent tout aussi bien se placer dans la partie défense que dans celle d'un procureur accusateur en fonctions de jurisprudences établies par des expériences anciennes.
Numériser les affaires de justice dans les fichiers informatiques est loin d'être effective et résolue.
La société qui m'employait à l'époque, avait été lancée avec le titre "Phénix". Phenix est mort, Unisys et la Justice gravement blessées.
Aujourd'hui, la justice manque de moyens financiers dit le procureur du roi, Julien Moinil.
Les affaires sont surtout emberlificotées dans les drogues et la corruption. Du coup, il est sous protection.
Les protections sont réservées aux juges et à certains avocats.
Le 21 février, il en parlait à la radio
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Réflexions du Miroir
La méprise est une erreur de celui qui se trompe sur quelqu'un, sur quelque chose. Synonymes : bévue - bourde - confusion - équivoque - gaffe - malentendu - quiproquo.
Ajoutons un peu d'humour avec deux films des années 1970....
Tout Le Monde Il est Beau, Tout Le Monde Il est Gentil
Extrait concernant la publicité poussée dans les croyances.
"Elle fume pas, elle drague pas mais elle cause"
Ce film rassemble toutes les déviances des hommes : l'argent, la déférence obséquieuse envers les autorités, la corruption, le chantage et le sexe.
Germaine, femme de ménage, a trois clients : une caissière de banque remplaçante, une personnalité de la télévision et une éducatrice d’enfants. Elle découvre certains de leurs secrets. Révélant ces secrets avec talent, elle influence le caissier à faire chanter la personnalité de la télévision, qui fait chanter l’éducateur, qui fait chanter la caissière.
Enfin, la caissière assassine l’éducateur qui l’avait fait chanter, ensuite assassiné par la personnalité de la télévision. Finalement, Germaine la fait chanter pour obtenir un revenu et ramasse tous les dividendes.
Nous sommes des êtres vivants comme les animaux.
Il suffit de les regarder.
Eux ne chassent que pour manger. Eux ne font pas la guerre. Eux n'ont pas de frontières.
Ce n'est pas pour rien que Walt Disney, l'homme qui voulait sublimer le monde les a représentés dans ses films.
On aime ou on n'aime pas les animaux.
Cela dépend desquels.
Les animaux de compagnies prennent de plus en plus d'espace de vie des gens. Près de 6 ménages sur 10 en Belgique partagent leur quotidien avec un animal, et l'on compte plus de 3 millions de chats et plus de 2 millions de chiens dans le pays.
Le chat, souverain discret, règne en tête : un tiers des foyers lui ouvre ses portes, contre un peu plus d'un quart pour le chien
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Des choses qu'on doit savoir à propos du chien et du chat
Internet, Facebook, l'IA et le portable n'existaient pas dans les années 1970 quand ces deux films amusants.
Depuis, Facebook devait réunir les gens entre eux par des contacts sur les réseaux sociaux. Facebook et les réseaux sociaux ont raté leur but. Les gens y sont entrés tête baissée contre le mur.
Le Mur Facebook d’un membre affiche de nombreuses informations-clés liées à son activité sur le réseau social contenant des messages des amis avec des liens, des images, des vidéos, des commentaires, des Likes, des informations personnelles, des lieux où le membre s’est rendu et tagué, des centres d’intérêt, des avis etc…).
Ce mur peut faire très mal au moment où vous le rencontrez avec des idées qui ne correspondent pas avec vos interlocuteurs malgré tous les efforts pour bien vous représenter. Quand cela coince, cela grince même sur le Smartphone.
Peut-on encore se passer de nos téléphones puisqu'on ne se parle plus en face à face ?
De plus, l'Intelligence artificielle par personnes virtuelles interposées s'immisce dans les débats à la place de ses membres.
Dans le passé, j'ai reçu des cours de management avec des jeux de rôles représentatifs pour se sortir de situations ambiguës puisque "la technicité n'était plus seule pour choisir ses collaborateurs.
Aujourd'hui, cela ne suffit plus. C'est tous les jours qu'on apprend ce qui paraît être l'autre en le testant dans une suite de réussites et d'échecs.
Les déviances et les conneries humaines font partie du menu car les gens veulent se faire bien voir grâce à leurs contacts sur Facebook. En manque de franchise, ils pensent l'inverse à tout autre chose au moment où ils écrivent leurs commentaires. Dire la même chose à haute voix devant vous, ils n'oseraient pas car ils recevraient un marron dans l'œil même quand on n'est pas en automne.
Mécréant et apolitique, je n'ai eu qu'une conviction, c'est de ne pas en avoir, mais cela est très rare d'être ouvert à ce point.
Quand il y a une méprise...
- L'amitié, n'est plus seulement un échange de bons procédés.
- Les amitiés se cachent derrières des œillères,
- Il faut remonter dans les grands textes anciens pour le comprendre
Heureusement, il y a les dessins de presse comme Kroll ou Vadot
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La justice tente de jouer le rôle d'interface entre les hommes.
Son but est-il d'ailleurs de punir ?
Non, c'est pour garder un ordre public et de paix.
Cela dépend de pourquoi quelqu'un a déconné, avec qui, de comment, de où, de quand et à cause de quoi ?
La cause et l'effet sont souvent dans une boucle. L'effet engendre la cause et la cause multiplie l'effet qui suit. En quelque sorte, tout est dans tout et inversement.
On ne se supporte plus entre humains.
Les polémiques, les invectives et les insultes se suivent et se ressemblent.
Comme je l'ai déjà écrit, ce n'est pas un problème, si l'on sait y répondre à la bonne hauteur sans y ajouter une couche supplémentaire.
Si la justice ne pousse pas l'investigation assez loin par une enquête très approfondie en cherchant dans les coins d'une affaire, les erreurs en justice peuvent condamner des innocents.
Il faut passer outre ses impressions.
Les affaires deviennent tellement particulières que tirer des hypothèses et des thèses dans la généralité des jurisprudences du passé, cela ne tient plus.
Pourquoi ?
Parce que l'époque a changé. Elle est délétère et anxiogène. Nous sommes en plein "Fucking ways" par les mots durs et par le sexisme de Donald Trump. Apparemment, ça plaît à une partie des Américains et peut-être bien aux Européens. Le pari était plus que risqué de Donald Trump face à l’impasse iranienne. Il mettait en en jeu planétaire aux conséquences imprévisibles.
Une 'semaine décisive' pour les marchés boursiers, qui guettent l'ultimatum de Trump
Le livre de sa nièce "Trop et jamais assez" avait prévenu ce qui pouvait ou allait arriver.
A la limite de ce qui est acceptable, le ministère de la justice américain est instable, englué par le gouvernement fort de Donald Trump dans une guerre dont l'issue n'avait pas analysé l'impact pour les Etats Unis, le Moyen Orient et le monde.
Comme ce qui se passe aux Etats Unis, arrive chez nous en relais avec un temps de retard, cela craint.
Il ne faut surtout pas les utiliser en Chine et en Russie. Même le mot guerre pour Poutine, est une "Opération militaire spéciale".
On ne peut même pas appeler un chah ou un chat.
Chez nous, la première étape pour résoudre un litige, c'est chez le juge de paix qui intervient
Il y a des jours pour se présenter au mieux à la justice et d'autres, où il vaut mieux chercher à les postposer dans un face à face entre victimes et auteurs de crimes ou de compréhensions de ce qu'un l'ordre établi.
Le 18 novembre 2025, lors du 28' sur ARTE, il était question d'un débat de recourir à la justice restaurative dans les affaires de terrorisme
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Tout s'éclaircit peut-être par le contexte lors du deuxième tour des élections en France..
Le drame des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles que j'avais suivi par la "Résilience du 22 mars 2016. et qui se retrouve sa dix ans après.
Ce mercredi, "Mémoire à Vif" faisait parler les témoins.
Pas de haine ni de vengeance mais des souvenirs douloureux perdurent avec un Stress de Traumatisme Post-Traumatique (TSPT).
Un débat répond peut-être aux questions.
Jeudi en prime invitait Gert Vercauteren, directeur de l'OCAM pour parler de la situation du terrorisme
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La commémoration de cette événement, c'est dimanche matin avec les points d'orgue de 07h58 et 09h12, les heures des explosions.
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Les films des "Misérables"
Plusieurs versions avec le même Jean Valjean comme personnage central.
Les films "Les Misérables" avec la version 1958.
"Les misérables" version 1995 .
C'est dire que cette dernière version radicale a évolué pour parler des Misérables avec Stéphane, qui jamais manichéen, intègre la Brigade anti-criminalité de Montfermell pour découvrir les tensions entre différents groupes du quartier dans une bataille contre les narco-trafiquants. Film maintes fois récompensé dans le monde entier. Les misérables ne sont plus ceux que l'on pense.
Quels sont encore les misérables et les heureux aujourd'hui ?
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L'énergie
Aujourd'hui, le prix de l'énergie est devenu le problème principal.
Tout augmente d'un côté et diminue de l'autre...
C'est la crise de la stagflation comme en 1979 et presque de même en 2022 marque par une inflation et une croissance économique ralentie, voire nulle...
Les compromis qui ont été notre solution pour créer une gouvernement belge ne peuvent pas être mués par une figure de style asyndète du donnant donnant comme l'acceptation de militaires pour sécuriser Bruxelles contre la sécurisation des prisons pour accélérer le processus.
La bombe nucléaire est mise en attente. La fin du monde est annoncée. On peut toujours construire son abri anti-nucléaire sous sa maison. La question subsidiaire serait "peut-on vivre 220 ans sous terre sans devenir fou alors que 200 ans suffisent pour sortir de son abri nucléaire ? "...
Les héros de la justice au cinéma
Pourquoi pas "L'Hermine" puisqu'il est programmé à la télé ?
Les juges et les magistrats sont aussi des hommes comme les autres. Le juge Racine avoue à la jurée Ditte qu'il espère la retrouver à nouveau comme juré, car il a besoin de sa présence. Toutefois, Ditte n'est pas retenue dans le jury du nouveau procès. Pensant un temps qu'elle a quitté la salle du tribunal, Racine est heureux quand Ditte décide de rester.
Le 10 septembre, le magazine de La Une #INVESTIGATION parlait de son enquête avec le titre "La lente agonie de la Justice". Des plafonds qui s'effondrent, des juges qui s'épuisent, des procès mis en péril. La justice belge est dans une situation critique ou dans un impasse. Le gouvernement De Wever va débloquer plusieurs milliards pour renforcer l'armée belge. Avocats et juges espéraient le même effort pour la Justice. Ils ne voient désespérément rien venir alors que les dossiers s'entassent. Et ce sont les citoyens qui risquent d'en souffrir. Une grève dans la justice réveillera-t-elle les autorités ?
DDacoudre a écrit un bon article sur la justice :
"À l’heure où nos sociétés se sont judiciarisées, policiarisées et victimisées, l’appel à la justice semble s’imposer comme une solution incontournable. Pourtant, ce recours masque souvent un retour aux réflexes archaïques, fondés sur des réponses émotionnelles aux informations reçues de notre environnement. Ces réponses ont conduit les humains à développer des structures référentielles pour réguler les conflits interpersonnels au fil de l’histoire séculaire des sociétés humaines. La notion de justice traduit alors moins un idéal moral universel que les aspirations humaines à la régulation des désirs de vengeance et de réparation. À ce jour, toutes les tentatives religieuses ou philosophiques ont échoué à cultiver chez l’humain une maîtrise intérieure de ses émotions tout en respectant sa nature profonde. C’est une tension constante : sortir de l’ombre de la caverne sans se brûler aux feux de la connaissance. Un long et périlleux voyage intérieur, visant une sagesse où l’égoïsme naturel se transforme en épanouissement collectif, permettant à l’espèce humaine de survivre à sa propre tendance à l’autodestruction. Ainsi, toutes les voies ont échoué à dompter l’âme sans trahir sa nature. Sortir de l’ombre sans brûler la lumière : tel est le voyage intérieur où l’égoïsme s’élève en sagesse, et où l’homme se sauve de lui-même par le socialisme se substituant à l’exploitation de l’Homme par l’Homme.
Quand on tient à relier la justice à une gouvernance et à la politique, il faut d'abord savoir quelles sont les formations des ministrables.
Il y a bien sûr les études d'avocats, mais si la science de la diplomatie ne fait pas partie du jeu, il y a une lacune et un manque à gagner.
Les postes de gouvernance ont souvent été un jeu de chaises musicales, pour remplir un poste vacant qu'il fallait compléter par une autorité d'un parti pour respecter les normes d'égalité entre francophones et néerlandophones.
le 1er septembre, Philippe Sands était invité au 28'. Il venait présenter son livre "38, rue de Londres"
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En temps de paix, vous tuez un homme et vous êtes un assassin, condamné à la prison prison après un jugement pour purger votre peine. En temps de guerre, vous tuez mille personnes, vous devenez général et restez impuni.
C'est à la Cour Pénale Internationale d'y répondre quand elle est signée par des acteurs internationaux en présence.
Comme par hasard, la convention n'est pas signée par le Burundi, qui a retiré son adhésion au Statut de Rome. La Chine n'est pas signataire du Statut de Rome, Israël, la Russie et les États-Unis sont signataires mais n'ont pas ratifié le traité.
- « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique », Blaise Pascal.
- « Le respect de la loi vient après celui du droit. La seule obligation que j'ai le droit d'adopter, c'est d'agir à tout moment selon ce qui me paraît juste », Henry David Thoreau.
En mettant autant de gens en prison, on aggrave les problèmes de sécurité dans notre pays… Ceux qui sortent, sortent en pire état qu’il ne sont rentrés.
" La prison est une usine à maladie mentale, à consommation de stupéfiants, à désinsertion. » disait Vincent Spronck, le directeur de la prison de Saint-Gilles. Un épisode où l’on s’interroge sur les raisons de la surpopulation de plus en plus aiguës dans nos prisons. 560 détenus dorment sur des matelas sur le sol, par manque de places.
Le plus souvent, la réponse politique est de construire toujours plus de places dans les prisons qui ont une surpopulation dénoncent les criminologues et les acteurs de terrain.
Pour Olivia Nederlandt, professeure de droit pénal à l’UCLouvain-St Louis-BXL: « La prison absorbe énormément d’argent qu’on utilise pour construire toujours plus de places… ce sont des moyens qu’on ne peut pas mettre ailleurs : dans la prévention, dans la réduction des risques liés à la toxicomanie, dans l’aide sociale, dans la réinsertion pour ceux qui sortent de prison… »
Prendre le temps, comprendre en une demi-heure pourquoi le « tout à la prison » est un problème plutôt qu’une solution, c’est la clé. Avec d’abord un reportage très éclairant de Sarah Poucet dans l’ancienne prison de Forest.
Aux dernières nouvelles, il est question d'utiliser plus de bracelets électroniques pour maintenir et surveiller les prisonniers hors des prisons.
Ne disait-on pas hier "Dégage" aux politiciens véreux.
Voilà qu'on le dit maintenant la même chose aux prisonniers.
Sommes-nous entrés dans une justice au rabais ou dans une révolution pénale comme se posait la question le 28' de jeudi soir ?
En 2008, j'avais écrit un triptyque d'articles au sujet de la justice qui en parle déjà dans un chapitre.
- Ôte ton bandeau et ajuste ta balance (1-3)
- Ote ton bandeau et ajuste ta balance (2-3)
- Ôte ton bandeau et ajuste ta balance (3-3)
La dernière chapitre (2-3) est la partie critique.
La phrase était "La justice de demain ne sera certainement pas la justice d'aujourd'hui. Ça, c'est sûr. La Justice naturelle, elle, pour les bons ou les mauvais, pour les riches ou pour les pauvres, est la même. Elle sanctionne la vie toujours au même tarif. Ce sera à la fin 'perpette' pour tous. Ce n'est, dans cette échéance, plus seulement selon une seule vision personnelle. Mais cela c'est une autre histoire".
Cette autre histoire, la plume de Thomas Gunzig en donne des indices
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Un rêve à reculons dans le temps comme une écrevisse
Jeudi soir, j'ai relu "L'éveil d'une passion égyptologique".. J'ai vu le documentaire de la .5 "Grandeur et déclin de l'empire égyptien" dans lequel, on tentait d'expliquer la construction des pyramides.
J'ai été au lit et j'ai commencé à rêver.
Dans ce rêve, je suis très vite passé au dessus des trois nouveaux empereurs dont j'ai parlé avec philosophie dans "L'Empire, stade ultime du capitalisme"
Je me suis retrouvé en pleine époque de l'Egypte antique et donc, dans les mythes polythéistes en priant entre Anubis à la tête de chacal, Horus à la tête de faucon, Thot à la tête d'ibis, Sobek à la tête de crocodile, Sekhmet à la tête de lionne, Khnoum à la tête de bélier et Bastet à la tête de chat. Pas de chien, mais Hathor pouvait le remplacé en étant associé à la joie et à la maternité de manière anthropomorphe avec des phénomènes naturels et des concepts abstraits.
Les Egyptiens antiques avaient compris qu'il valait mieux déifier des animaux qui plus fonctionnels, plus visibles, pouvaient être domptés. Avoir un Dieu unique, représenté par homme, qu'on ne voit pas était plus risqué.
L'Horizon de Khéops: Un voyage en Égypte ancienne.
Les pyramides d’Égypte arrivent pour la première fois à Bruxelles !
Cette expédition immersive révolutionnaire vous plonge à l’âge d’or de l’Égypte ancienne : explorez l’intérieur des pyramides emblématiques, rencontrez la déesse Bastet, observez le processus de momification, et bien plus encore. Embarquez pour un voyage dans le passé déjà vécu par plus de 2 millions de personnes avec L'Horizon de Khéops !
Les animaux ne connaissent pas les guerres, n'ont pas de croyances, pas de frontières, pas de dirigeants, pas d'argent capitalisé... La nature les force à tuer pour manger et pour seulement avoir le bonheur ou le malheur de vivre comme proies et prédateurs naturels sans méprises.
Ce dimanche, "Le Jardin extraordinaire" présente le rôle essentiel des lapins dans le pays d'Hispania. Le lapin reste une pièce clé dans le cadre naturel de la péninsule ibérique.
La démocratie et la justice, comme nous les connaissons, n'existaient évidemment pas chez les Egyptiens mais ils vénéraient les animaux.
Il n'y avait que le pouvoir du pharaon, des prêtres, des scribes dans une hiérarchie solide.
J'hésitais entre construire ma petite pyramide ou creuser mon trou dans la vallée des Rois à Thèbes.
Ce rêve a duré toute la nuit.
C'est la semaine de la Science à Bruxelles.
Mercredi 25 mas soirée spéciale du magazine "Matière grise". La Belgique invente demain avec des réussites éclatantes.
L'énigme du temps qui avance mais ne recule pas (clic sur l'image qui suit)
Mardi, 24 mars, sur RTL club : "Déjà vu" avec un thriller autour du voyage dans le temps
Quand je me suis réveillé au matin, je me suis rappelé que j'avais commencé ce billet avec des photos de Manneken Pis habillé dans les métiers de la justice.
J'ai revu récemment l'émission "Strip Tease" "Ni juge ni soumise" de Anne Gruwez. Elle donna ses répliques et ses conclusions lors d'un contact avec un prévenu:
- Qu'est-ce qui y a moyen de faire avec vous ? J'ai fait le calcul. En prison, ça coûte 150 euros par jour, c'est une fortune. En fait, ce qui est moins cher, c'est que vous mourriez tout de suite, demanda-t-elle.
Cela correspondait parfaitement à l'idée de ce billet de justice naturelle.
Clic sur l'image suivante :
Je termine par l'enregistrement de Anne Gruwez dans la Bulle
Allusion
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22/3/2026 : Dix ans après, commémoration des événements à l'aéroport et dans le métro à l'arrêt Maalbeek
et la vie des pompiers a changé après ce 22 mars
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La différence entre le mépris et l’humiliation ? L billet psycho-poétique de Jean Van Hemelrijck, psychologue, psychothérapeute
Tendances Première: Les Tribus - La différence entre le mépris et l’humiliation ?



























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C’est une nouvelle étape dans le conflit qui oppose Donald Trump à une partie de la presse américaine. Dans un long message publié sur le réseau social Truth Social, l’ancien président a lancé des accusations d’une gravité rare, ciblant de grands organes de presse pour leur couverture d’une guerre avec l’Iran. Il leur reproche de diffuser ce qu’il qualifie de fausses informations.
Donald Trump a nommément visé le Wall Street Journal ainsi que d’autres médias qu’il regroupe sous l’étiquette de « médias diffusant des fausses nouvelles ». Selon lui, leur traitement du conflit ferait écho à la propagande iranienne, trompant ainsi le public sur la réalité des opérations militaires. Allant plus loin, il a suggéré que les journalistes et les médias responsables pourraient faire l’objet de « poursuites pour TRAHISON ».
Ces déclarations ont immédiatement ravivé un débat déjà très vif à Washington. En question : la couverture médiatique en temps de guerre, le fléau de la désinformation et la place des médias au cœur d’un conflit militaire en cours.
La diatribe publiée sur Truth Social
C’est sur sa propre plateforme, Truth Social, que Donald Trump a choisi de s’exprimer à travers une longue et virulente diatribe. L’objet de sa colère : dénoncer ce qu’il nomme la diffusion de fausses informations relatives à la guerre avec l’Iran. Dans un message détaillé, il a fustigé une couverture médiatique qu’il juge « mensongère ».
Le président accuse les grands médias américains de propager des récits trompeurs sur l’état réel de la guerre et, plus précisément, sur les performances de l’armée américaine. Il a de nouveau pointé du doigt le Wall Street Journal et d’autres titres de presse, affirmant que leurs articles relaient la propagande iranienne et déforment la réalité du terrain.
Cette sortie intervient dans un contexte où le conflit avec l’Iran occupe le devant de la scène médiatique, alimentant les discussions à Washington sur la stratégie militaire à adopter et la manière de communiquer sur cette guerre auprès du peuple américain.
L’Iran, passé maître en guerre de l’information ?
Dans sa publication, Donald Trump a développé sa vision de la stratégie iranienne. Il soutient que Téhéran s’appuie depuis longtemps sur la propagande et la guerre de l’information pour modeler la perception mondiale de ses capacités militaires. Une expertise qu’il a décrite avec ses propres mots.
« L’Iran est connu depuis longtemps pour être passé maître dans l’art de la manipulation médiatique et des relations publiques. Militairement, ce pays est inefficace et faible, mais il excelle à « alimenter » en fausses informations les médias spécialisés dans les fake news, qui s’en réjouissent », a-t-il écrit. Il a ajouté que Téhéran aurait récemment intensifié ces efforts en utilisant l’intelligence artificielle pour générer des images et des vidéos entièrement fabriquées, mais conçues pour paraître authentiques.
Selon l’analyse du président, ces contenus créés par l’IA seraient ensuite repris par des médias occidentaux. Il leur reproche de ne pas vérifier la véracité de ces allégations avant de publier des articles sur de prétendus succès militaires iraniens.
Avions et navires : des dégâts « fabriqués de toutes pièces »
Donald Trump a également contesté très spécifiquement plusieurs informations faisant état de dommages subis par des équipements militaires américains durant le conflit. Il a particulièrement insisté sur le sort d’avions ravitailleurs qui auraient été touchés.
« Les cinq avions ravitailleurs américains qui auraient été abattus et gravement endommagés, selon les fausses informations du Wall Street Journal et d’autres médias, sont tous en service, à l’exception d’un seul, qui reprendra bientôt son envol », a-t-il affirmé. Il a martelé que les images qui circulent en ligne et qui montrent des infrastructures ou des navires américains endommagés relèvent de la pure fabrication, s’inscrivant dans une campagne de désinformation de plus grande ampleur.
Il a ajouté une précision sur la nature de ces images : « Les bâtiments et les navires qui semblent être en feu ne le sont pas — ce sont des FAUSSES NOUVELLES, générées par l’IA ».
Le cas du porte-avions USS Abraham Lincoln
Pour illustrer son propos, le président a pris l’exemple d’allégations circulant sur internet, concernant une prétendue attaque contre un navire de guerre américain majeur positionné dans la région. Il a décrit la scène telle qu’elle serait, selon lui, mise en scène par ses adversaires.
« Par exemple, l’Iran, en étroite collaboration avec les médias diffusant de fausses informations, montre notre formidable porte-avions USS Abraham Lincoln, l’un des plus grands et les plus prestigieux au monde, en proie à un incendie incontrôlable en pleine mer », a écrit Trump. Il a catégoriquement démenti ce scénario, accusant les autorités iraniennes de fabriquer ces images spectaculaires pour projeter une fausse image de force, alors même qu’elles subiraient de lourdes pertes.
Sa conclusion sur cet épisode est sans appel : « Non seulement il ne brûlait pas, mais il n’a même pas été pris pour cible — l’Iran sait bien qu’il ne faut pas faire ça ! », a-t-il conclu.
L’accusation de « TRAHISON » au cœur du message
C’est dans la dernière partie de son message que Donald Trump a durci ses critiques, en évoquant des conséquences judiciaires très graves pour la presse. Il a laissé entendre que les médias qui publient de tels articles devraient rendre des comptes devant la justice américaine.
« Cet article était sciemment FAUX et, d’une certaine manière, on peut dire que les médias qui l’ont publié devraient être poursuivis pour TRAHISON pour diffusion de fausses informations ! », a-t-il écrit, utilisant des majuscules pour insister sur la gravité du mot. Il a ensuite donné sa propre version du conflit, à l’opposé de ce que les médias décriraient.
« Le fait est que l’Iran est en train d’être décimé, et les seules batailles qu’il “gagne” sont celles qu’il crée grâce à l’IA et qui sont relayées par des médias corrompus. » Trump a également ciblé ce qu’il appelle la « presse radicale de gauche », l’accusant de diffuser ces fausses informations en toute connaissance de cause.
Vers une remise en cause des licences de diffusion ?
Pour conclure sa publication, Donald Trump a évoqué des suites concrètes à ses accusations. Il a rendu hommage à Brendan Carr, le président de la Commission fédérale des communications (FCC), l’agence américaine de régulation des télécommunications, pour son action supposée.
« Je suis ravi de voir que Brendan Carr, le président de la Commission fédérale des communications (FCC), examine les licences de certaines de ces organisations de « presse » corrompues et hautement antipatriotiques », a écrit le président. Son argument repose sur le fait que les chaînes de télévision opèrent sur des ondes qui appartiennent au domaine public et devraient donc être soumises à un examen rigoureux si elles diffusent des informations jugées inexactes.
Il a développé cette idée : « Ils bénéficient de milliards de dollars de fréquences américaines GRATUITES et s’en servent pour perpétuer des MENSONGES, tant dans les journaux télévisés que dans la quasi-totalité de leurs émissions ». Par cette phrase, il suggère que les régulateurs fédéraux pourraient, ou devraient, se demander si certains diffuseurs méritent de conserver leurs précieuses licences d’émission.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-veut-poursuivre-les-m%C3%A9dias-fake-news-pour-trahison/ar-AA1Z3F8p?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69bd6a2b8a9c4738be26edb6e058e7ae&ei=8
Écrit par : allusion | 20/03/2026
Deux visions pour une guerre : la fatigue contre la victoire
Le décor a été planté sans détour par Chuck Schumer, le leader des démocrates au Sénat. « Aujourd’hui, chaque sénateur choisit son camp. Etes-vous avec les Américains épuisés par les guerres éternelles ? » Ses mots invoquent la lassitude, le fardeau, le coût humain. Ils résonnent avec l’héritage de l’Irak et de l’Afghanistan, des conflits qui ont appris à l’opinion publique américaine la prudence face à un engagement militaire au Moyen-Orient sans plan de sortie défini.
La réplique est venue, tranchante, de John Barrasso, le numéro deux républicain. « Les démocrates préfèrent faire obstruction à Trump plutôt qu’oblitérer le programme nucléaire iranien. » En deux phrases, deux mondes s’affrontent. D’un côté, la sagesse de la prudence. De l’autre, la guerre comme une mission historique. Le vote a scellé le débat : 47 sénateurs se sont rangés derrière Schumer, 53 ont suivi Barrasso.
Le nucléaire iranien, un argument à double tranchant
La rhétorique républicaine s’est construite sur un pilier central : la menace du programme nucléaire iranien. L’idée est simple : cette guerre, malgré son coût, est nécessaire pour éradiquer un danger existentiel que des décennies de diplomatie n’ont pu contenir. C’est cet argument qui a rallié des voix-clés, comme celle de Susan Collins, sénatrice républicaine modérée du Maine, souvent encline à se démarquer de la ligne de Donald Trump. « Voter oui enverrait le mauvais message à l’Iran et à nos troupes », a-t-elle affirmé pour justifier son choix.
Pourtant, cet argumentaire présente une faille majeure. Aucune preuve formelle n’a été apportée que les frappes militaires ont réellement anéanti les capacités nucléaires de l’Iran. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a lui-même admis devant les sénateurs que le conflit pourrait se prolonger de huit semaines supplémentaires. Il a également confirmé que Téhéran conservait sa capacité à lancer des missiles. On est loin du tableau d’une mission accomplie.
L’argument nucléaire s’apparente ainsi à un chèque en blanc, signé à l’aveugle. Les sénateurs ont voté la poursuite d’une guerre dont nul ne peut prédire avec certitude la fin, ni le coût final. La politique étrangère se transforme en un acte de foi, où la conviction remplace les faits tangibles.
Huit semaines de plus : le coût humain et le vide stratégique
Lors de son audition, Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense de l’administration Trump, a dressé un portrait sans fard de la situation. La guerre pourrait durer encore huit semaines. La menace iranienne reste active. Et les forces américaines demeurent en danger. Ces mots ont été prononcés alors que le souvenir d’une frappe de drone au Koweït, le week-end précédant le vote, était encore frais. Six soldats américains y avaient perdu la vie. Au total, le bilan s’élevait alors à 13 militaires tués et environ 200 blessés depuis le début des hostilités.
Le Sénat a entendu ces chiffres. Et a malgré tout voté pour la poursuite des opérations. Il ne s’agit pas d’inconscience, mais d’un pari politique : la douleur du présent serait le prix à payer pour une victoire future qui justifierait les 13 vies perdues. Un pari qui, par définition, comporte le risque d’être perdu.
Aucune stratégie de sortie, un piège politique assumé
Le général Dan Caine, président des chefs d’état-major, a été on ne peut plus clair lors de son intervention : « Des soldats restent en danger. Le risque est encore élevé. » Aucune autorité au Pentagone n’a été en mesure de présenter une stratégie de sortie précise, des critères de victoire clairs ou un calendrier pour le retour des troupes. Ce vide stratégique est une évidence pour tous les observateurs.
Alors, pourquoi 53 sénateurs ont-ils choisi de continuer ? La réponse réside dans la logique du piège politique. Se retirer en plein conflit serait perçu comme une capitulation, un aveu de faiblesse face à l’Iran et aux alliés régionaux. Incapable de sortir sans perdre la face, l’Amérique continue d’avancer sans savoir où elle va. C’est le paradoxe des guerres modernes lancées sans déclaration formelle : on y entre par surprise un samedi matin, pour découvrir que la sortie est infiniment plus complexe. Les républicains du Sénat ont, pour l’instant, choisi d’ignorer cette réalité.
Joni Ernst et la politique du sacrifice
Au cœur du débat, la sénatrice républicaine de l’Iowa, Joni Ernst, a pris la parole. Elle a évoqué les deux soldats originaires de son État, tués dans l’attaque de drone du week-end. Elle les a nommés, leur a rendu hommage. Puis elle a voté pour la poursuite de la guerre qui leur a coûté la vie. Ce geste dépasse le simple paradoxe politique. Il révèle une élue utilisant le deuil non pas comme un appel à la retenue, mais comme un argument pour l’escalade.
Pour Joni Ernst, cette guerre est « une opportunité de mettre fin au chaos régional ». Une affirmation qui soulève des questions, tant les décennies d’interventions américaines au Moyen-Orient ont contribué à ce même chaos. L’idée qu’un conflit supplémentaire puisse résoudre une instabilité si profondément ancrée dans l’histoire de la région demande un examen des plus critiques.
Le sacrifice comme moteur de la guerre
La politique du sacrifice repose sur une mécanique implacable : chaque mort est utilisé pour justifier la poursuite du combat, car s’arrêter reviendrait à admettre que ces soldats sont morts pour rien. C’est un raisonnement d’une grande puissance émotionnelle, mais stratégiquement dévastateur. C’est précisément cette logique qui a prolongé la guerre du Vietnam bien après que ses dirigeants politiques eurent compris qu’elle était perdue.
Six soldats tués au Koweït, treize au total. Le bilan est destiné à s’alourdir, et chaque nouvelle perte sera invoquée pour justifier la suite. Les sénateurs républicains qui ont voté contre la résolution connaissent ce mécanisme. Ils ont choisi de l’accepter. Le discours de Joni Ernst est déchirant en ce sens : il mêle deuil sincère et calcul politique, le tragique et sa rationalisation. C’est le visage de la guerre menée par les démocraties modernes.
Le War Powers Act, une loi vidée de sa substance
Le War Powers Resolution Act, adopté en 1973 en réaction directe à la guerre du Vietnam, avait un objectif clair : empêcher un président de mener une guerre sans l’approbation du Congrès. La loi est précise : elle impose une consultation sous 48 heures et un retrait des troupes sous 60 jours si aucune autorisation législative n’est votée. Sur le papier, le garde-fou est solide.
Dans la pratique, son histoire est celle d’une loi contournée. Depuis Richard Nixon, chaque président a contesté sa constitutionnalité ou l’a simplement ignorée. Reagan en Grenade, Clinton en Bosnie, Obama en Libye. Donald Trump s’inscrit dans cette lignée en lançant une guerre majeure contre un pays de 90 millions d’habitants un samedi matin, sans aucune consultation préalable du Congrès.
Quand le Congrès abandonne son propre pouvoir
Le vote du 5 mars est particulièrement marquant. Le Congrès n’a pas seulement échoué à réaffirmer ses prérogatives, il y a activement renoncé. En rejetant la résolution, les 53 sénateurs républicains ont envoyé un message implicite : « Le président peut faire la guerre sans nous. » C’est une capitulation institutionnelle volontaire, au nom de la solidarité de parti et d’un objectif stratégique commun.
Le Sénat est pourtant censé être l’institution qui tempère les excès du pouvoir exécutif, le lieu de la délibération et de la vision à long terme. Ce soir du 5 mars 2026, il a choisi un autre rôle : celui de soutien inconditionnel à une guerre surprise, sans plan de sortie, et dont le coût s’élevait déjà à 11,3 milliards de dollars pour les six premiers jours. Le silence des sénateurs sur la violation du processus en dit long sur l’état de la démocratie américaine.
Tim Kaine et Cory Booker, architectes d’une résistance minoritaire
Dès le début du conflit, le sénateur de Virginie, Tim Kaine, a été le premier à déposer une résolution s’appuyant sur les pouvoirs de guerre du Congrès. C’est un habitué de l’exercice, ayant multiplié les tentatives similaires sous les présidences Trump et Obama, souvent avec peu de succès. Sa constance incarne la conviction que le Congrès doit agir comme un contre-pouvoir, même dans la défaite.
La résolution soumise au vote le 5 mars était portée par Cory Booker, du New Jersey, avec le soutien de Kaine. Elle représentait une tentative de faire fonctionner les mécanismes constitutionnels prévus pour ce genre de situation. Son échec ne l’invalide pas ; il documente plutôt l’état du système politique. Les 47 sénateurs qui ont voté en sa faveur ont pris date avec l’histoire. Si la guerre tourne mal, leurs votes témoigneront qu’ils ont tenté d’y mettre un terme.
C’est une politique de la trace, plus que du résultat immédiat. Voter en sachant que l’on va perdre, pour que les générations futures puissent retrouver la trace de ceux qui ont dit non. Dans la solitude de leur minorité, Kaine et Booker l’ont fait, car l’histoire a besoin de ces archives pour comprendre comment les guerres commencent et comment elles finissent.
Un vote parallèle à la Chambre des représentants
Tandis que le Sénat débattait, la Chambre des représentants se préparait à un autre vote. Le lendemain, jeudi 6 mars, elle devait se prononcer sur une résolution distincte concernant l’extrémisme violent. Son objet était différent : il s’agissait d’une autorisation d’utiliser la force militaire (AUMF) dans la lutte antiterroriste au Moyen-Orient, un texte ayant des implications directes sur le conflit avec l’Iran.
La stratégie républicaine se dessine alors : refuser au Congrès un droit de regard via le contraignant War Powers Act, mais lui offrir en échange une autorisation partielle via une AUMF spécifique. Une manière de donner l’illusion d’une implication du Congrès tout en évitant le mécanisme de contrôle le plus puissant.
Tout est dans la sémantique. L’administration Trump a initialement évité le mot « guerre », lui préférant des termes comme « opération militaire » ou « campagne de frappes ». Le nom de code lui-même, « Operation Epic Fury », sonne comme un film d’action. Pourtant, quand 6 000 cibles sont frappées en 18 jours par des marines, des destroyers et des bombardiers B-52, les mots perdent leur sens. C’est une guerre, et une guerre qui aurait mérité un débat avant que les premiers cercueils ne rentrent au pays.
L’opinion publique face à un conflit sans nom
Chuck Schumer l’avait souligné : les Américains sont fatigués des « guerres éternelles ». Les cicatrices de près de deux décennies en Irak et de vingt ans en Afghanistan, conclues par une retraite chaotique, sont encore vives. Elles conditionnent la perception de tout nouvel engagement au Moyen-Orient. Les républicains parient cependant que l’Iran est un cas différent, avec une mission plus claire et une durée plus courte. Pete Hegseth a évoqué huit semaines. Si le conflit s’étend sur des mois ou des années, ce pari pourrait se retourner contre eux.
Les sondages révèlent par ailleurs une nette fracture générationnelle. Les Américains de plus de 55 ans, marqués par la Guerre Froide, soutiennent plus volontiers une action militaire. À l’inverse, les Millennials et la Génération Z, qui ont grandi à l’ombre de l’Irak et de l’Afghanistan, sont bien plus sceptiques. Cette fracture explique les positions nuancées de certains démocrates comme le sénateur Fetterman et la nécessité pour les républicains de promettre une victoire rapide. Leur électorat pourrait ne pas supporter une guerre longue.
Le coût financier : 11,3 milliards de dollars en six jours
Avant le vote, les sénateurs ont assisté à un briefing classifié du Pentagone. Un chiffre a fuité, et il est colossal : 11,3 milliards de dollars. C’est le coût estimé des six premiers jours de l’ »Operation Epic Fury ». Cela représente environ 1,88 milliard de dollars par jour. Si l’on prolonge ce calcul sur les huit semaines supplémentaires mentionnées par le secrétaire à la Défense, la facture totale pourrait aisément dépasser les 100 milliards de dollars.
Ces chiffres, présentés avant le vote, n’ont pas fait basculer le résultat. Cela révèle les véritables priorités des sénateurs républicains : le signal politique et la stratégie partisane ont primé sur les considérations budgétaires. La question du coût se posera plus tard.
Qui profite de ces dépenses ? Les grands noms de l’industrie de la défense américaine : Raytheon, Lockheed Martin, Boeing, General Dynamics, Northrop Grumman. Chaque missile Tomahawk, chaque bombe GBU-57, chaque intercepteur représente un contrat rempli. C’est la réalité structurelle du complexe militaro-industriel, une logique implacable confirmée par les 11,3 milliards de dollars partis en fumée en moins d’une semaine. Un argent qui ne sera pas investi dans les infrastructures, la santé ou l’éducation.
La solidarité de parti comme doctrine militaire
Le vote du 5 mars est avant tout un acte de solidarité partisane. Sur les 53 votes contre la résolution, 52 émanent de républicains. Seul un démocrate, le sénateur Fetterman, a rompu les rangs pour soutenir la guerre. La quasi-totalité des élus républicains ont fait bloc derrière leur président, mettant de côté leurs éventuelles convictions personnelles. C’est la discipline de parti dans son expression la plus pure.
Cette discipline a un prix : elle subordonne la politique étrangère aux intérêts partisans. La question de la justesse, de la légalité ou du bien-fondé stratégique de la guerre passe au second plan, derrière celle de son impact sur le Parti républicain. C’est une altération du processus démocratique, devenue banale dans la politique américaine contemporaine.
Au milieu de ce bloc, une exception se détache : Rand Paul. Fidèle à ses positions, il est le seul républicain à avoir voté en faveur de la résolution, marquant son opposition constante à l’expansion du pouvoir exécutif en matière de guerre. Son vote rappelle qu’il existe au sein même du parti une tradition constitutionnaliste, aujourd’hui minoritaire, qui prend au sérieux les limites du pouvoir présidentiel.
Le précédent qui s’accumule : la guerre sans déclaration
La dernière fois que le Congrès américain a formellement déclaré la guerre remonte à 1942. Depuis, de la Corée au Vietnam, de l’Irak à l’Afghanistan, tous les conflits ont été menés sans cette autorisation constitutionnelle. La guerre en Iran perpétue cette tradition et va même plus loin, puisqu’elle n’a même pas été précédée d’une autorisation d’utiliser la force militaire (AUMF).
Le précédent ainsi créé est lourd de conséquences. Il signifie qu’un président américain peut désormais déclencher une guerre majeure contre un État souverain de sa propre initiative, et obtenir l’approbation tacite du Congrès a posteriori. Ce pouvoir n’est pas lié à Donald Trump ; il sera à la disposition de tous ses successeurs, démocrates comme républicains. Le vote du 5 mars a ajouté une nouvelle couche à l’édifice du pouvoir présidentiel en matière de guerre, une couche qu’il sera extrêmement difficile de retirer.
Conclusion : Un vote pour les archives de l’histoire
Dans les décennies à venir, les historiens qui se pencheront sur la guerre en Iran de 2026 analyseront le vote du 5 mars. Ils noteront que, face à un conflit non déclaré, un bilan humain déjà lourd et un coût financier exorbitant, le Sénat des États-Unis a voté la poursuite des hostilités par 53 voix contre 47. Ils relèveront les dissidences, de Rand Paul d’un côté et de Fetterman de l’autre, et poseront l’inévitable question : qui avait raison ?
Il est impossible de le savoir aujourd’hui. C’est précisément pour éviter de décider dans ce « brouillard de la guerre » que la Constitution prévoyait un processus de délibération collective. Ce processus a été contourné, et le vote du 5 mars a validé ce contournement. Ce qu’il reste, c’est la conviction de 47 sénateurs que les règles du jeu démocratique doivent être respectées, surtout en temps de guerre. Une conviction minoritaire ce soir-là, mais dont la trace est désormais inscrite dans les archives.
Ce vote n’est pas seulement un désaccord sur l’Iran. Il est un signal sur l’état de la démocratie américaine, où les garde-fous constitutionnels semblent devenus optionnels et où la loyauté au parti prime sur la Constitution. Un signal qui mérite d’être regardé en face, sans fard.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/commentaire-le-s%C3%A9nat-r%C3%A9publicain-bloque-l-arr%C3%AAt-de-la-guerre-en-iran-et-l-assume/ar-AA1Z6TFE?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69bead1d10494ee1ae0f851ceaa99cff&ei=9
Écrit par : allusion | 21/03/2026
On ne fait pas la paix par la guerre
Écrit par : allusion | 24/03/2026
L'ancien Premier ministre français Lionel Jospin est décédé à l'âge de 88 ans
Lionel Jospin, premier ministre entre 1997 et 2002 et doublement candidat socialiste à l’élection présidentielle, est décédé à 88 ans ce lundi
Figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout, il avait créé le principe de la "gauche plurielle", réunissant dans ses gouvernements des ministres socialistes mais aussi écologistes et communistes.
Porté par une conjoncture économique favorable, il avait alors mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile: le Pacs.
La surprise avait été totale lorsqu'en 2002, il n'était pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, laissant Jean-Marie Le Pen en duel avec Jacques Chirac.
Dispersion de la gauche, campagne ratée, montée de l'extrême droite, Lionel Jospin s'était alors retiré de la vie politique, n'intervenant plus pendant des années dans le débat public.
https://www.rtbf.be/article/l-ancien-premier-ministre-francais-lionel-jospin-est-decede-a-l-age-de-88-ans-11698717?utm_campaign=RTBF_INFO_FLASH_%2023-03-2026&utm_medium=email&utm_source=newsletter
Écrit par : allusion | 23/03/2026
Ayant fait des études de Droit, entre 1999 et 2003, j'ai travaillé chez quelques avocats entre 2005 et 2013. Je connais le monde judiciaire et juridique. Lionel Jospin : merci pour l'hommage de cet homme qui a marqué son époque. Bonne semaine.
Écrit par : Elisabeth | 23/03/2026
Bonjour Elisabeth,
Je me rappelle de Lionnel Jospin.
Il n'y a pas beaucoup d'homme politique qui devant les difficultés du pouvoir, essaye une fois, de le prendre, réessaye une autre fois, et se retrouve en échec par deux, avant d'en finir définitivement avec la politique.
Etant moi-même apolitique de la politique politicienne, je comprends cela très bien.
Écrit par : Allusion | 24/03/2026
De 2019 à 2024, un voyage émotionnel entre rire et larmes dans la vie de Noam Shuster Eliassi, stand-uppeuse israélienne luttant de toute sa verve pour une paix juste avec les Palestiniens alors que son monde s’effondre autour d’elle.
"Vous vous demandez : qui est cette fille ? Est-elle iranienne, juive, arabe ? Travaille-t-elle pour le Mossad ? Pourquoi a-t-elle dit 'Hamas' ? Dois-je boycotter ce show ? Ces questions sont légitimes et on va y répondre. Je me présente : je m'appelle Noam et voici mon spectacle 'Coexistence, mon cul !' Commençons par mon cul…" La vanne est une fausse promesse. Dans son ravageur premier one-woman-show, dont le titre donne son nom à ce documentaire, Noam Shuster Eliassi, trentenaire, stand-uppeuse et activiste israélienne juive trilingue (hébreu, arabe, anglais), parle d'abord au chapitre amoureux de la question inlassable que sa grand-mère iranienne chérie a emportée dans sa tombe : "Quand vas-tu enfin te marier ?" Surtout, avec son humour incisif et son humanité à fleur de peau, elle raconte ce que signifie grandir et vivre en Israël quand, comme elle, on rêve depuis l'enfance de paix et de justice pour les Palestiniens. Car contrairement à l'écrasante majorité de ses concitoyens, elle a "goûté" à une véritable coexistence entre voisins juifs et arabes, dans le village où ses parents se sont installés quand elle avait 7 ans : Neve Shalom-Wahat as-Salam, ou "l'oasis de la paix", à mi-chemin entre Tel-Aviv et Jérusalem. De 2019 à 2024, au fil d'une pandémie mondiale, du sixième gouvernement de Benjamin Netanyahou, des attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023 et de la guerre de représailles contre la population de Gaza, ce documentaire retrace le cheminement intime, professionnel et politique de l'indomptable Noam. Alors que son monde s'effondre autour d'elle et que son message devient de plus en plus inaudible dans la société israélienne, sa notoriété progresse au Proche-Orient, notamment auprès d'un public jeune et arabophone.
De la démocratie en Israël et ailleurs
Tissé à la fois de réjouissantes archives médiatiques et personnelles, d'extraits du spectacle et d’immersions dans le quotidien de Noam Shuster Eliassi, en partie par le biais de ses selfies vidéo, ce vibrant documentaire de la réalisatrice Amber Fares dévoile un autre visage de la réalité israélo-palestinienne, entre rire et larmes, tragédie et espoir. Grâce à son héroïne et à ses proches (dont ses parents et sa meilleure amie Ranine, Palestinienne avec qui elle a grandi), le film rappelle aussi avec force quelques idées de base sur la démocratie et l’engagement. Car bien au-delà d’Israël, on s’est habitué à reléguer au second plan de sa conscience, voire à entendre qualifier de naïf ou, pire, d'extrémiste, un principe qui reste révolutionnaire si on prétend l’appliquer : tous les humains naissent libres et égaux en droits.
https://www.arte.tv/fr/videos/119417-000-A/coexistence-mon-cul/
Écrit par : allusion | 24/03/2026
Trump affirme que l’idée d’attaquer l’Iran venait de Pete Hegseth,
Un malaise en direct à la table ronde
C’est une scène qui n’est pas passée inaperçue. Le 23 mars, lors d’une table ronde de la Memphis Safe Task Force dans le Tennessee, Donald Trump a provoqué une réaction pour le moins gênée de son Secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth. Devant les médias, l’ancien président a semblé lui attribuer la paternité de la décision d’entrer en guerre contre l’Iran.
Cette déclaration intervient dans un contexte de haute tension. Les États-Unis et Israël bombardent l’Iran depuis plus de trois semaines, une offensive qui a déjà des conséquences mondiales. La suggestion de Trump, plaçant la responsabilité initiale sur les épaules de son secrétaire, a visiblement surpris l’intéressé, dont l’expression a changé du tout au tout en quelques secondes.
Un conflit aux conséquences déjà dévastatrices
Pour comprendre la portée de cet échange, il faut revenir sur la situation militaire en cours. Depuis plus de vingt jours, les forces américaines et israéliennes mènent des frappes continues sur le territoire iranien. Ces bombardements ont visé des villes et des infrastructures clés du pays.
L’offensive a eu des résultats significatifs, entraînant la mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que d’autres hauts responsables du régime. En riposte, l’Iran a pris une mesure drastique : le blocage du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole.
L’économie mondiale au bord du gouffre
La fermeture du détroit a eu un effet immédiat et brutal sur les marchés mondiaux. Le prix du baril de pétrole s’est envolé, passant de 70 dollars avant le début du conflit à plus de 110 dollars. Cette flambée des prix de l’énergie alimente les craintes d’une inflation galopante à l’échelle planétaire.
Sur la scène internationale, la guerre a été largement condamnée. De nombreux experts tirent la sonnette d’alarme, avertissant qu’une poursuite de la crise autour du détroit d’Ormuz pourrait mener à un effondrement économique mondial. Aux États-Unis mêmes, l’impact commence à se faire sentir. Les taux hypothécaires ont déjà grimpé à 6,22 %, une conséquence directe des craintes inflationnistes.
Les mots de Trump : « Pete, tu as été le premier à parler »
C’est dans ce climat explosif que Donald Trump a pris la parole. Racontant la genèse de la décision, il a déclaré : « J’ai appelé beaucoup de nos gens formidables… et j’ai dit : ‘Parlons. Nous avons un problème au Moyen-Orient. Nous avons un pays connu sous le nom d’Iran qui, depuis 47 ans, n’est qu’un pourvoyeur de terreur, et ils sont proches de l’arme nucléaire’. »
Se tournant alors directement vers Pete Hegseth, il a ajouté : « Et Pete, je pense que tu as été le premier à prendre la parole. Et tu as dit : ‘Allons-y, parce qu’on ne peut pas les laisser avoir une arme nucléaire’. » Tandis que Trump prononçait ces mots, Hegseth a esquissé un bref sourire avant que son visage ne se fige et que son expression ne s’assombrisse dès que le président s’est détourné. La scène a été relayée sur les réseaux sociaux, notamment par le compte Conflict Alarm, qui a tweeté le 23 mars 2026 à 13h33 : « Trump sur qui a poussé à la guerre contre l’Iran : ‘Pete Hegseth a été le premier à parler. Il a dit : ‘Allons-y’. »
Le président a ensuite poursuivi sur une note plus optimiste, concernant l’Iran : « Je pense qu’ils sont très bien. Ils veulent la paix aussi – ils ont accepté de ne pas avoir d’arme nucléaire, vous savez etc., etc., mais nous verrons. Il faut que ce soit fait. Mais je dirais qu’il y a une très bonne chance. »
Un coût de 200 milliards et une défense assumée
Face aux secousses économiques, l’administration Trump a tenté de manœuvrer. L’ancien président avait d’ailleurs annoncé sur sa plateforme Truth Social avoir temporairement levé une interdiction sur le pétrole iranien, provoquant une brève chute des prix avant qu’ils ne repartent à la hausse.
De son côté, Pete Hegseth a publiquement défendu le conflit, y compris la demande d’un budget colossal de 200 milliards de dollars pour maintenir les frappes américaines. « En ce qui concerne les 200 milliards de dollars, je pense que ce chiffre pourrait évoluer », avait-il déclaré. Il avait ajouté sans détour : « Évidemment, il faut de l’argent pour tuer les méchants. »
Le Secrétaire à la Guerre avait conclu en expliquant la démarche : « Nous retournons voir le Congrès et ses membres pour nous assurer que nous sommes correctement financés pour ce qui a été fait, et pour ce que nous pourrions avoir à faire à l’avenir. » Une justification financière qui prend une autre dimension après avoir été désigné comme l’initiateur de la décision par Donald Trump lui-même.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-affirme-que-l-id%C3%A9e-d-attaquer-l-iran-venait-de-pete-hegseth-r%C3%A9action-en-vid%C3%A9o/ar-AA1Zmz7d?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69c3d680c31c48529a424784373fbbfb&ei=11
Écrit par : allusion | 25/03/2026
Quand une affaire se passe bien, c'est moi...
Quand une affaire se passe mal, c'est à toi l'honneur de t'expliquer.
Écrit par : allusion | 25/03/2026