Hard times ? (15/05/2026)
Je disais la semaine dernière que j'étais plutôt vintage. Je le prouve par ce billet "Parmi les Maisons Bulles, la Maison Autrique".
En 2012, j'ai fait jouer quatre copains qui avaient tous atteint l'âge de 20 ans en 1967 "Chez les yé-yé, avoir vingt ans, ce 30 août 1967".
Aujourd'hui, j'ai effectué un autre recul dans le temps.
Cette fois, je me suis arrêté à la date de 1960 à l'écoute de radio Nostalgie sous mon casque à vélo.
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Préambule
Mon ancien ami, Alain, en faisait partie. Alain avait construit sa vie comme baroudeur et corrigeait ainsi quelques aprioris.
Alain était littéraire et moi, plutôt tourné vers les chiffres.
Cela a créé un show en quiproquo à la suite de ce billet "Le Chiffre contre la Lettre".
Dimanche matin, je suis donc parti à vélo. En selle, je préparais ce billet en m'arrêtant pour écrire une note dans mon petit carnet qui ne me quitte jamais..
En chemin, je suis tombé sur une brocante. J'avais une série d'objets à prendre en photos pour compléter ce billet. J'y trouvais le disque vinyl 33 tours "Hard times" qui a servi comme entrée dans ce billet.
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"L'école, c'était mieux avant"
Dominique Watrin, connu pour son ton très personnel qui mêle absurdité, férocité et bon sens apparent.
Un livre avec ses 50 tableaux, cela me botte pour commencer même s'il a dix ans de moins que moi ... "Une phrase souvent prononcée avec un petit soupir satisfait, comme si la craie des années soixante avait une meilleure odeur et que les bancs en bois rendaient naturellement plus intelligent... et on rit beaucoup. Oui, l'école d'autrefois était plus stricte, plus cadrée, plus autoritaire. Mais meilleure ? Rien n'est moins sûr. À travers ses souvenirs d'élève, il raconte une école où le bien-être de l'enfant n'était pas exactement la priorité, coincé quelque part entre la leçon de chant et la règle sur les doigts. Ce qui était « normal » à l'époque serait aujourd'hui totalement impensable. « Lis ça… tu vas comprendre. »", commente Le-Belge-Qui-Lit.
Décalé comme je l'ai dit la semaine dernière, j'ai sélectionné quelques tableaux.
Je ne vais répondre à chacun d'eux qu'en faisant appel à l'algèbre booléenne qui fait partie des mathématiques avec du VRAI et du FAUX pour traiter les expressions du calcul des propositions, avec la logique vue en termes de variables, d'opérateurs et de fonctions.
Je dirai en booléen parlant c'est "OU" S=A+B.
Je dirai en booléen parlant c'est "ET" S=AxB ou même "Ou-exclusif"=A<->B
Je dirai en booléen parlant c'est "ET NON" S=AxxB
Là, j'ai des doutes. Je dirai peut-être : "Oui et non" ou "Oui mais Non".
J'ai déjà répondu par un autre tableau quand j'ai écrit "Pèlerinage à Anderlecht".
Je devais être un manche-à-balle ou déjà décalé car j'ai été premier de classe en 3ème et 4ème dans cette école primaire. Pour me récompenser, j'ai été invité avec le second, chez le père de l'instit à la campagne. L'instit avait dû remarquer que je ne connaissais que la ville. J'y ai joué dans des batailles avec les pis des vaches et j'ai bu pour la première fois, du lait chaud et frais qui ne sortait pas des bouteilles en verre ou en plastique. J'y aurais su, j'y aurais venu bien avant.
Mardi de cette semaine, c'était une nouvelle grève nationale contre la loi de programme du gouvernement de l'Arizona.
On estime qu'il y a environ 8,29 milliards d’habitants sur Terre, avec une croissance annuelle d’environ 0,825 %. Nouvelles élections en Inde avec une estimation des populations et des castes
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Mardi et vendredi, sélection des pays de l'Eurovision 2026...
Mardi, la Belgique était sélectionnée pour la finale.
L'Eurovision coûte de plus en plus cher, mais cela reste rentable
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Il y a exactement 40 ans, Sandra Kim remportait l'Eurovision pour la première et peut-être la dernière fois pour la Belgique avec sa chanson "J'aime la vie".
Les Européens ne sont plus les seuls à s'y représenter et la politique s'y est introduite
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C'est aussi l'ouverture du 79ème Festival de Cannes. Deux candidates à la Palme de Cannes pour l'interprétation d'un rôle féminin, Léa Drucker ou Virginie Efira.
Podcast des dernières nouvelles : 
Samedi, 30ème Brussels Pride
Images d'années précédents de la Brussels Pride
Ce samedi, la conclusion pour les trois événements.
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Up to the sixties
1. Il y a 70 ans, le 24 mai 1956, la première édition annuelle du Concours Eurovision de la chanson. Il se déroule à Lugano au Teatro Kursaal. Sept pays participent au concours. Le système de vote est différent de celui mis en place lors des éditions suivantes. Il n'y avait pas encore de télévote et ce sont uniquement les jurés qui votèrent ; chaque pays présentant deux chansons, les jurés nationaux pouvaient voter pour une chanson de leur pays s'ils le souhaitaient. Le concours est remporté par la chanteuse Lys Assia qui représente la Suisse, pays hôte, avec la chanson "Refrain", écrite par Émile Gardaz, qui aurait obtenu un total de 102 points d'après un article de presse du journal italien La Stampa, mais sans aucune certitude puisque les résultats du vote n'ont jamais été publiés. En raison de cette absence de résultats, il n'y a pas de deuxième et troisième places. de nouvelles règles donnent au Concours son format actuel. Ainsi, les pays participants ne peuvent présenter qu'une seule chanson.. Des duos sont admis à concourir. La procédure de vote est intégrée au spectacle. Les membres du jury sont désormais contactés par téléphone et donnent leurs résultats oralement et en direct. Une règle fondamentale du Concours est adoptée : il est interdit aux membres des jurys nationaux de voter pour leur propre pays.
2. L'Heure H : Enzo Ferrari : Le prix de la vitesse
En mai 1957, Enzo Ferrari est confronté à l’un des pires drames de sa vie : un accident tragique lors des Mille Miglia coûte la vie à son pilote Alfonso de Portago, à son copilote et à neuf spectateurs. Ce choc survient alors que Ferrari est déjà meurtri par la mort de son fils Dino, victime d’une maladie génétique un an plus tôt. L'enquête judiciaire qui suit menace directement l’avenir de la marque au cheval cabré. Dans le même temps, sa vie personnelle s’effondre : sa femme Laura découvre sa double vie et l’existence de son fils illégitime, Piero. Acculé, Enzo refuse l’aide de Ford pour sauver son entreprise et parvient à conclure un accord crucial avec Fiat. Malgré les pertes humaines, les scandales et les difficultés financières, il protège l’indépendance de Ferrari. Ce récit retrace la chute, la résilience et la renaissance du Commandatore. Une histoire de passion, de deuil et de survie, au cœur d’un empire bâti sur la vitesse. Une légende née dans les larmes, l’huile et le sang.

(Autoworld 75 anni di Ferrari)
3. 1960 : Echec de la conférence au sommet de Paris, l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre par l’adhésion de nouveaux États qui ont acquis leur indépendance : Cameroun, Chypre, Togo, Cameroun, Madagascar, Somalie, Congo-Léopoldville, Congo-Brazzaville, Dahomey, Haute-Volta, Côte d’Ivoire, Tchad, Gabon, République centrafricaine, Sénégal, Mali et le Nigeria, débat houleux à l’Assemblée générale de l’ONU pour protester contre l’intervention du délégué philippin qui assimile les pays d’Europe de l’Est à des colonies de l’URSS, Khrouchtchev donne un coup de chaussure sur la table, la rupture sino-soviétique à cause d’un désaccord idéologique sur l’interprétation du marxisme vis-à-vis de la révolution dans les pays en voie de développement.
Le journal Le Soir fait paraître "Le jardin secret d'un roi". consacré à Baudouin, 5ème roi des Belges, en relation avec le livre "Baudouin, un roi face aux crises de son temps". Pour lui, il y a eu un avant et un après 1960. De ses inquiétudes au sujet de la fédéralisation de l'Etat, il écrit "Je vois mon pays partir à la dérive par la volonté de certains de semer la discorde, la séparation et le divorce".
En Belgique, la politique est dominée par le gouvernement de coalition Gaston Eyskens III, sociaux-chrétiens et libéraux, marqué par l'indépendance du Congo et des mesures d'austérité drastiques. La fin de l'année est paralysée par la « grève du siècle » contre la Loi unique contenant un programme d'austérité, amorçant de profondes mutations sociales et économiques.
Les événements de l'année se suivent à une cadence accélérée toute l'année.
En 1960, il y avait trois milliards d’habitants sur la planète.
Festival de Cannes 1960 (clic)
Les Américains croyaient en de folles théories au sujet de la santé, de la science ou encore de la technologie.
A peine 60 ans, mais notre vision du monde a grandement changé et évolué depuis.
- Prendre une longue tige de métal, la passer par l'orbite de l'œil et la faire pénétrer dans le cerveau, était considéré comme un moyen efficace de traiter les maladies mentales par la lobotomie. Bien qu'elle ait généralement eu l'effet calmant souhaité, elle laissait souvent les personnes paralysées et handicapées mentalement.
La peur du communisme était déjà très présente il y a 60 ans aux États-Unis. La théorie des dominos était l'idée que le communisme commencerait dans un pays et se propagerait rapidement de l'un à l'autre, jusqu'à ce qu'il prenne le dessus sur le monde. Cette théorie est devenue l'une des forces motrices de l'engagement des États-Unis dans la guerre du Vietnam.
- Si les lasers sont aujourd'hui utilisés pour des traitements tels que la chirurgie des yeux et l'effacement des tatouages, l'un de leurs objectifs initiaux était de corriger les erreurs de la machine à écrire. Il s'agissait d'aligner un énorme pistolet laser avec l'erreur sur le papier et de tirer. L'effet prenait généralement 15 à 20 secondes.
Si les attentes à l'égard des épouses ont beaucoup évolué au fil du temps, il est difficile d'imaginer une époque où l'on enseignait aux femmes que tout ce que leur mari avait à dire était plus important que ce qu'elles avaient à dire. Les femmes avaient pour consigne de se taire et d'écouter. Elles avaient pour instruction de toujours maintenir la maison propre et ordonnée pour leur mari. Les banques étaient autorisées à refuser les cartes de crédit aux femmes célibataires, car on pensait qu'on ne pouvait pas leur faire confiance. Un mari était tenu de cosigner la demande. - Alors qu'aujourd'hui, les femmes sont encouragées à manger plus de fibres lorsqu'elles souffrent de constipation, il y a 60 ans, il leur suffisait de se mettre à fumer.
- Les médecins recommandent, au maximum, une prise de poids de 9 kilos pendant la grossesse. Les femmes enceintes étaient encouragées à sauter le déjeuner et à manger des produits laitiers non gras.
- Les hormones de grossesse étaient considérées comme influençant le comportement d'une femme à tel point qu'il ne fallait pas lui faire confiance pour prendre les grandes décisions de la vie, y compris se faire couper les cheveux.
- Lorsqu'une jeune fille manquait de charme, elle était envoyée dans une école de bonnes manières. Ces écoles encouragent divers comportements, dont certains étaient spécifiquement destinés aux petites filles en surpoids, on les appelait, "les boulettes de graisse".
- Les hôtesses de l'air étaient tenues à des normes physiques strictes afin d'accomplir leurs tâches et de préserver l'image et le statut de la compagnie aérienne. Jusqu'en 1972, une hôtesse de l'air était contrainte de prendre sa retraite à son 32ème anniversaire. Avec la Sabena, vous y seriez déjà, non ?
Quatre États américains avaient autorisé l'enseignement du maniement des armes à feu aux élèves des écoles primaires publiques. On pensait que les enfants devaient comprendre la sécurité des armes à feu, afin d'éviter les accidents qui se produisent lorsque les enfants jouent avec.- On pensait que le cartilage de requin avait des propriétés anticancéreuses. Jusque dans les années 1990, on pensait que les requins étaient également immunisés contre le cancer. Depuis lors, 42 cas de tumeurs trouvées chez les requins ont été enregistrés, ce qui démystifie cette croyance.
- "Occupez-vous pour ne pas finir trop occupé" était le mantra. Les adolescents étaient encouragés à passer chaque instant d'un rendez-vous galant à des activités actives, pour éviter la tentation de se rapprocher physiquement, car c'était considéré comme une quelque chose de mal et honteux.
- De nombreuses prédictions ont été faites sur l'avenir qui n'ont pas fini de se réaliser. Une idée était que d'ici le 21ème siècle, les Américains travaillent 30 heures par semaine et prennent un mois de vacances.
- On croyait que le viol conjugal était impossible. En réalité, si une femme refusait des relations sexuelles à son mari, c'était un motif de divorce.
- Il n'était pas facile de trouver un homme bon et riche. Les femmes célibataires étaient encouragées à assister aux réunions des Alcooliques Anonymes pour rencontrer leur futur mari. Apparemment, chasser les hommes pendant une période de lutte était le meilleur moyen pour qu'il vous épouse.
- Bien parler était une vertu féminine. Une femme devait toujours parler doucement et calmement. Pour ce faire, les adolescentes étaient encouragées à tenir une allumette entre leurs dents lorsqu'elles parlaient au téléphone. Si l'autre personne pouvait noter le fait qu'elles l'avaient dans la bouche, alors il fallait qu'elles s'entraînent davantage. Il fallait essayer de trouver des moyens d'éliminer complètement les discussions lors d'un rendez-vous galant. Partant du principe que les femmes étaient de mauvaises causeuses. On les a encouragées à planifier des activités pendant toute la durée du rendez-vous afin qu'il ne soit pas nécessaire de parler.
- La thérapie de conversion, de réorientation sexuelle et de réparation, était un outil populaire utilisé et recommandé pour les personnes homosexuelles. Être homosexuel était considéré comme une maladie mentale, et de nombreuses thérapies différentes étaient utilisées pour "remettre les gens sur le droit chemin". Bien que certaines personnes croient encore que c'est possible, ce nombre est bien plus important.
- À neuf semaines, le bébé devait manger les mêmes aliments que le reste de la famille. Ce qui est encore plus choquant, c'est que cela était en quelque sorte lié au fait d'empêcher l'enfant de devenir communiste.
- Les parents étaient encouragés à ne pas s'occuper de leurs bébés pendant la nuit s'ils pleuraient, car cela leur apprenait qu'ils pouvaient avoir tout ce qu'ils voulaient quand ils le voulaient en "semant les graines du socialisme".
- Alors qu'il nous est aujourd'hui impossible d'imaginer notre vie sans la commodité d'un distributeur automatique de billets, lorsqu'ils ont été introduits, les gens étaient sceptiques quant à leur nécessité et ne les utilisaient pas.
- Les loteries gouvernementales étaient illégales aux États-Unis. Le New Hampshire a été le premier État à adopter une loi permettant à un loto de collecter des fonds pour les écoles. Cependant, les gens ont d'abord été scandalisés par le fait que l'État utilise pour les jeux d'argent et financer ses activités gouvernementales.
- Le genre rock 'n roll a été présenté aux jeunes générations dans les années 1950 et 1960, apportant avec lui une nouvelle culture et une nouvelle façon de penser. Les générations plus âgées ont diabolisé ce genre musical, de nombreux établissements l'empêchant d'être joué.
- Beaucoup d'effets secondaires néfastes d'un régime alimentaire riche en sucre étaient inconnus. En réalité, la graisse était considérée comme l'ennemi et les gens étaient encouragés à éviter les produits contenant de la graisse.
- La marijuana était considérée comme un narcotique mortel, faisant perdre complètement la tête aux gens, commettant des crimes innommables, et les tuant même.
- Les gens prédisent et croient que le centre-ville de Détroit, plein de crimes et de bâtiments abandonnés, serait un endroit où il ferait bon vivre, qui continuerait à prospérer et à gagner en popularité.
- Une prédiction très erronée concernant l'avenir était que tous les voyages futurs se feraient en tombant dans une série de tunnels et en se retrouvant d'une manière ou d'une autre là où l'on voulait être.
Différences entre Européens et Américains (clic)
L'Europe est une incroyable source de diversité, grâce à la richesse de ses multiples cultures et de ses traditions. Les nombreux américains qui ont voyagé en Europe ont pu en témoigner lorsqu'ils se sont retrouvés perplexes face à certaines coutumes ou normes sociétales. Il y a beaucoup de choses considérées normales en Amérique, qui sont énigmatiques, bizarres ou même incompréhensibles aux yeux du reste du monde.
Les ET et les OU se disputent la prépondérance dans le temps et dans l'espace.
"Qui suis-je, où vais-je, qu'asperge ?" ai-je écrit
Il est vrai que la saison des asperges venait de commencer et que j'aime les asperges..
Dans ce cas, Il n'y a ni ET ni OU. Il y a OUI intégral.
Les calculs ne sont plus destinés qu'aux machines puisque le calcul mental est aux abonnés absents.
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Cette semaine à la télé
Dimanche passé, deux films en compétition avec la mention ***.
1. J'ai regardé le thriller "La nuit du 12" enregistré la veille sur Tipik et qui repassait le lendemain sur Fr2, était une suite parfaite et logique. Il passait ce dimanche en différé sur Fr2 .
Synopsis : La nuit du , les policiers de la PJ de Grenoble fêtent le départ à la retraite de leur chef. C'est Yohan Vivès qui reprend son poste. Cette même nuit, à Saint-Jean-de-Maurienne, Clara Royer, 21 ans, quitte la maison dans laquelle elle participe à une soirée entre amies, pour rentrer chez elle. Sur le chemin, elle se filme avec son téléphone portable, et envoie la vidéo à Stéphanie, sa meilleure amie. Quelques secondes après, elle rencontre un homme qui l'asperge d'essence et lui met le feu.. Chaque enquêteur tombe un jour sur un crime qu'il n'arrive pas à résoudre et qui le hante.".
Sa préface était : "le nombre d'affaires et d'enquêtes n'ont jamais été résolues";. En postface, il s'agit "d'une fiction qui s'appuie sur des faits réels". A la base du film, une trentaine de pages du livre de Pauline Guéna "18.3 : une année à la PJ".
Sur ARTE, ce fut le film "L'enlèvement" dans lequel, en 1858, les soldats du pape Pie IV prennent un enfant juif baptisé erronément parce qu'il n'a pas reçu d'éducation catholique. Les enfants juifs s'ils veulent récupérer leur enfant doivent se convertir au catholicisme. On baptise contre de l'argent s'il le faut. Mais, renier ses croyances n'est pas possible. Non posumus. C'est aussi difficile que de parler du sexe des anges puisque les rites sont différents comme il est difficile d'être athée.
Pie IX, pape de 1846 à 1878, est le pontife ayant exercé le plus long règne de l’histoire de l’Église catholique et le dernier souverain des États pontificaux. Le 20 septembre 1870, Pie IX subit une des plus grandes défaites de sa vie. Les troupes italiennes, sous le commandement du général Raffaele Cadorna, ont envahi Rome, entraînant la prise de l'État pontifical. Pie IX a dû se déclarer "prisonnier au Vatican" et a subi une situation qui a provoqué la Question romaine. Question résolue en 1929 avec les accords du Latran, qui ont établi l'État du Vatican comme de droit international. Le procès en béatification de Pie IX a été ouvert et suspendu en 1907 par Pie X, réactivé par Pie XII en 1954 et a été achevé par Jean-Paul II en 2000.
En 2012, "du rififi au Saint-Siège" rappelle l'histoire
Les croyances religieuses sont à la base de guerres au nom d'un ou de plusieurs dieux. De génération en génération, elles font partie de ce qu'on appelle "l'inné".
Cet inné ne sera perturbé par l'expérience personnelle qu'avec l'acquis vis-à-vis d'une autorité qu'elle soit religieuse ou profane quand le laïcisme et l'athéisme interviennent.
Jeudi, sur La Trois, un autre *** :
Synopsis : Daniel, un enfant malvoyant de 11 ans, vit avec ses parents dans un chalet en montagne, loin de tout. Un jour, après une balade, Daniel retrouve son père décédé dans la neige au pied de leur maison. Une enquête est ouverte. Sandra, l'épouse du défunt, la principale suspecte est une inculpée, malgré le doute entre suicide ou homicide. Un an après, Daniel assiste au procès de sa mère qui démontre une véritable dissection du couple. Dans un procès aussi éloigné, la vérité s'échappe dans un énorme vide qui se comble par des joutes verbales.
Le film obtient la Palme d'or en 2023 au Festival de Cannes.
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Réflexions du Miroir
Si je devais décrire l'anatomie d'une chute dans notre temps, je l'analyserais autrement.
En 2007, j'écrivais "Le bâton et plus beaucoup de carottes" que j'avais terminé par un poème
"Notre Terre ne vaudrait-elle pas une messe ?
G8, j’ai faim de plus de justesse
Dans vos résolutions pleines de finesses
Mal en rapport avec vos largesses
S’agissait-il d’une fausse grossesse ?
Ou comme toujours une grande mollesse
Ou pire encore, teintée de bassesses
Et pourtant, il faut se grouiller les fesses
Quand on connaît notre faiblesse
Face à la nature dans sa rudesse
Que restera-t-il à offrir à nos jeunesses ?
Connaîtront-elles leur propre vieillesse ?
Il faudrait bien autre chose que des promesses
Car la vie de notre terre est la seule richesse."
A la radio, dimanche dernier, j'écoutais Pasquale Nardone.
Il parlait du temps que l'on consacre devant des écrans comme le Smartphone
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Je ne peux que confirmer.
A une époque remontant à peine, à une vingtaine d'années, il n'y avait ni Internet ni Smartphone.
Dans le bus, une jeune dame avait les yeux planqués sur son Smartphone.
Je lui demande "Que faisions-nous sans cet engin ?
Je traduis ma question en anglais. Un sourire m'a été répondu...
"Vieux croûton", j'ai connu une époque pendant laquelle, il n'y avait ni Internet, ni Smartphone.
On scrolle en permanence les écrans pour voir des images et des vidéos toutes plus idiotes l'une que l'autre. On lit de moins en moins de textes.
Avant, pour s'informer et communiquer, tout était dit oralement en tête à tête autour d'une table de discussions en tapant le carton entre amis avec une boisson à proximité devant soi.
...
Conclusion
Après avoir comparé ces années-là avec 2026, que conclure ?
Les lois changent de nom, les politiciens aussi, mais rien n'a fondamentalement changé.
"Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi", chantait Balavoine
L'argent et l'austérité sont devenus des complexes de solidarité ou de solide hilarité.
En parallèle, des blanchiments d'argent, des délits d'initiés, des magouilles...
En 2012, j'écrivais déjà Très chère austérité.
Le Cactus propose de se confiner pour y répondre
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Mais, l'austérité en guerre n'existe pas.
Donald Trump en Chine avec Xi Jinping en ont parlé...
Aucune règle physique ne peut dire que la flèche du temps ne pourrait revenir sur l'arc qui l'a envoyé sur sa cible, que la tasse qui se brise sur le sol, ne pourrait jamais revenir entière dans notre main...
L'article "Des physiciens ont réussi à « inverser » la flèche du temps grâce à un ordinateur quantique" le prouve.
Il terminait par dire "Dans tous les cas, découvrir des moyens de repousser les limites de certaines lois de la physique à une échelle quantique, pourrait nous aider à en apprendre davantage sur les mécanismes si complexes du temps".
Le Professeur Fabrizio Bucella explique que la phyllotaxie de Vogel fait apparaître naturellement le nombre d'or.
Si vous placez des graines une à une autour d'un centre, le rayon croît comme √n parce que la surface occupée par n graines doit croître linéairement avec n (chaque nouvelle graine prend la même place que les précédentes).
L'angle, lui, est la même rotation α répétée à chaque pas. Tout le mystère se concentre sur la valeur de α.
Si α est un multiple rationnel du tour complet (p/q), après p tour complet, la (q+1)-ième graine retombe exactement sur la même position angulaire que la première graine. Les graines s'alignent en rayons, comme les rayons d'une roue de bicyclette.
Essayez 144° dans le simulateur : vous obtenez cinq rayons parfaits, parce que 144° = 360° × 2/5. Pour densifier l'occupation du disque, il faut donc choisir α irrationnel. Mais tous les irrationnels ne se valent pas. L'unique nombre dont le développement en fraction continue ne contient que des 1 est aussi le moins bien approximable par les rationnels :
φ = 1 + 1/(1 + 1/(1 + 1/(1 + …))) = (1+√5)/2 ≈ 1,6180339887
C'est le nombre d'or.
L'angle d'or s'en déduit : α_or = 360°/φ² ≈ 137,5078°.
On aurait pu trouver "La machine à voyager dans le temps" comme dans "Back to the future".
Puisque "Un autre monde est possible" m'a-t-on dit un jour.
Je répondais par les multivers dans la singularité initiale d'un trou noir.
Le Big Bang retournerait ainsi à sa base par un Big Crunch.
Le film fantastique "L'Etrange Histoire de Benjamin Button" imagine "Naître vieux et mourir jeune".
Et si on vivait dans deux mondes parallèles en train de rajeunir à reculons comme des écrevisses pour les uns et d'autres allant vers l'avant dans le temps.
On devrait se rencontrer à l'angle d'or.
Les fictions et les rêves ouvrent un champ de visions sur plusieurs vies dans un sens ou dans un autre.
Allusion






















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Commentaires
Lio révèle être neurodivergente comme certains de ses enfants
"C'est aussi la Terre en forme de patate quand elle n'a pas de gravité. Il adorait l'espace", a précisé Lio, qui a également révélé avoir utilisé un dessin de son fils pour illustrer la pochette du disque. Au-delà du deuil, l’artiste a également profité de son passage sur France 5 pour évoquer plus largement la santé mentale et son propre fonctionnement neurologique. Maman de six enfants, Lio a révélé avoir découvert tardivement sa propre neurodivergence après avoir accompagné certains d'entre eux confrontés à ces particularités. "J'ai des enfants neurodivergents. Aujourd'hui je découvre que je suis neurodivergente", a déclaré celle qui a estimé avoir longtemps masqué certaines difficultés grâce à des mécanismes d’adaptation développés dès l’enfance.
"Mais comme je suis une fille je me suis adaptée. Et maintenant, c'est dur en ce moment, parce que j'ai eu un tel traumatisme qu'en fait, toutes mes défenses que j'avais complètement mises en place, cet hyper dyslexie que j'avais complètement réussi à maîtriser, cette hyper émotivité, en fait, ça a pété vraiment un câble", a-t-elle regretté. Malgré cette immense souffrance, la chanteuse a aussi expliqué ressentir une forme de libération intérieure.
Elle a d’ailleurs détaillé ainsi son propos : "Et heureusement que dans le même temps, je m'accepte complètement comme je suis, parce que qu'est-ce qu'il peut m'arriver de pire ? Rien !". Puis de conclure sereine : "Donc forcément, ça me donne une liberté, mais énorme, et pas une liberté vilaine, mauvaise, une liberté de dire, waouh ! Alors, je peux aimer tout ce que je veux, je peux prendre ma liberté, tout ce que je veux, parce que qu'est-ce que je peux craindre ?".
Un nouvel album sur fond de disparition tragique
Après la perte de son fils Diego le 2 mars 2025, dans des circonstances particulièrement tragiques puisque retrouvé sans vie près de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle après s’être immolé par le feu, Lio tente donc d’aller de l’avant malgré la douleur. Une enquête avait rapidement été ouverte à l’époque et les premiers éléments avaient orienté les investigations vers la piste du suicide. Quelques mois plus tard, sur RTL, dans l’émission d’Augustin Trapenard le 21 février 2026, Lio avait décrit la création de cet album comme une expérience presque physique. "Ça a été un accouchement, le seul accouchement difficile que j'ai eu de toute ma vie, ça a été celui-là. Ça a été si difficile...", avait-elle lancé, brisée par l’émotion. Un projet né dans la douleur.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/qu-est-ce-qui-peut-m-arriver-de-pire-apr%C3%A8s-la-mort-de-son-fils-diego-lio-a-d%C3%A9couvert-%C3%AAtre-neurodivergente-comme-ses-enfants-zaptv/ar-AA234cOp?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6a06bd89b26b4f8e893dffa48542e059&ei=12
Écrit par : allusion | 15/05/2026
Avec une incroyable pugnacité, Barbra Streisand a raflé tous les succès sans jamais se renier. De son enfance difficile à Brooklyn aux comédies musicales de Broadway, de "Funny girl" à "Yentl", voici le récit d'une irrésistible ascension.
Orpheline de père, mal aimée par une mère désargentée, Barbra Streisand a grandi dans le Brooklyn juif orthodoxe. À l'école, ses camarades se moquent de sa "laideur". Mais cette petite fille délurée en mal de reconnaissance, qui se rêve déjà star, apprend vite les vertus de l'autodérision, et fait preuve d'une détermination étonnante. L’acteur Allan Miller se souvient que, lorsqu'il enseignait le théâtre, elle assistait à tous ses cours et le bombardait de questions. Mais elle est recalée à toutes les auditions. La jeune fille joue alors son va-tout en révélant un talent caché pour le chant. Dès lors, Barbra s'impose dans les cabarets, à la télévision, au hit-parade. Viennent aussi les comédies musicales à Broadway. De là à Hollywood, il n'y a qu'un pas que cette "entertaineuse"-née franchit allègrement.
Charisme
En restant elle-même, en assumant tout – son nez, sa judéité et sa véhémence dans un show-biz à dominante blonde et anglo-saxonne –, en s'emparant du pouvoir sans complexe dans une industrie masculine, Barbra Streisand, incarnation sexy et pragmatique du girl power, a ouvert la voie aux superstars actuelles. C'est un des enseignements de ce portrait, qui met aussi l'accent sur son statut d'icône gay et sur son charisme. Retraçant sa carrière, des joyeux débuts de Funny Girl à Yentl (film dédié à son père où elle cumule toutes les casquettes : actrice, réalisatrice, scénariste, productrice), ce documentaire comporte de nombreuses archives inédites
https://www.arte.tv/fr/videos/064447-000-A/barbra-streisand-naissance-d-une-diva/
Écrit par : allusion | 15/05/2026
Les Américains possèdent de nombreuses qualités. Ils sont souvent décrits comme amicaux, enthousiastes et généreux de leur temps comme de leurs histoires. Pourtant, certaines coutumes sont si profondément ancrées dans leur quotidien que la plupart des habitants ne les perçoivent même pas comme inhabituelles. C’est simplement… la façon dont les choses se font. Jusqu’à ce qu’un visiteur allemand, japonais ou scandinave assiste, médusé, à une conversation avec un inconnu dans la file d’attente d’un supermarché.
Cet article n’est pas une critique. Il se veut plutôt un miroir bienveillant, tendu par le reste du monde. Certaines de ces coutumes ont des origines historiques fascinantes. D’autres prennent un sens étrange une fois qu’on en connaît le contexte. Et quelques-unes, en toute honnêteté, sont tout simplement déconcertantes. Plongeons dans cet univers de particularités culturelles.
Le miroir des habitudes : quand le normal devient étrange
Il existe une forme de fierté tranquille à accomplir des gestes si routiniers qu’on ne songe jamais à les remettre en question. On se lève, on vit sa journée, et tout semble parfaitement logique. Puis un jour, une personne venue d’un autre pays vous observe, penche la tête et demande « pourquoi ? » — et soudain, vous n’avez plus la moindre réponse. C’est ce décalage que vivent souvent les Américains au contact du reste du monde.
Les Américains possèdent de nombreuses qualités. Ils sont souvent décrits comme amicaux, enthousiastes et généreux de leur temps comme de leurs histoires. Pourtant, certaines coutumes sont si profondément ancrées dans leur quotidien que la plupart des habitants ne les perçoivent même pas comme inhabituelles. C’est simplement… la façon dont les choses se font. Jusqu’à ce qu’un visiteur allemand, japonais ou scandinave assiste, médusé, à une conversation avec un inconnu dans la file d’attente d’un supermarché.
1. Le pourboire, une obligation financière
Si vous avez déjà voyagé à l’étranger et laissé un pourboire de 20 % dans un restaurant à Tokyo ou à Paris, vous avez probablement semé la confusion chez le serveur, embarrassé votre compagnon de table, ou les deux. Le système de salaire basé sur les pourboires est une quasi-exclusivité nord-américaine. Dans la plupart des autres régions du monde, le pourboire n’est pas attendu et, dans certains cas, il est même considéré comme impoli.
Les racines de cette culture du pourboire sont plus sombres qu’on ne l’imagine. La pratique s’est répandue aux États-Unis après la Guerre de Sécession, lorsque les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie ont embauché des hommes et des femmes noirs nouvellement émancipés sans leur offrir de salaire. Ils dépendaient entièrement de la générosité des clients pour leur rémunération. Le pourboire a donc été introduit comme un moyen d’exploiter le travail des anciens esclaves. Cette pratique a ensuite été consolidée par la loi fédérale du travail. La législation du New Deal, à partir de 1938, a établi que les employeurs ne devaient verser aux employés à pourboires qu’un salaire qui, combiné aux pourboires, atteignait le salaire minimum fédéral. Selon le Département du Travail américain, cela signifie qu’un employé peut légalement être payé seulement 2,13 dollars de l’heure en salaire direct.
Aujourd’hui, le système s’est considérablement étendu. Les consommateurs déclarent se sentir poussés à laisser un pourboire dans les restaurants rapides, les cafés, les garages, les magasins et même les cabinets médicaux. Une enquête du Pew Research Center menée auprès de près de 12 000 adultes a révélé que 72 % des Américains estiment qu’on leur demande de laisser un pourboire dans plus d’endroits qu’il y a cinq ans. Le reste du monde observe, perplexe, l’écran de la tablette de paiement pivoter vers lui à une caisse en libre-service, se demandant dans quelle dimension il vient d’entrer.
2. Le serment d'allégeance quotidien à l'école
Imaginez-vous, chaque matin à l’école, vous levant, la main sur le cœur, pour réciter un serment de loyauté au drapeau de votre pays. Pour des dizaines de millions d’enfants américains, c’est juste un mardi comme les autres. Pour les enfants de la plupart des autres pays, cela ressemble à une scène tirée d’un film historique.
Le serment, dans sa forme actuelle, a été composé en août 1892 par Francis Bellamy pour le populaire magazine pour enfants « The Youth’s Companion ». À cette époque, des millions d’immigrants européens arrivaient aux États-Unis, et certains Américains pensaient que la meilleure approche était de favoriser leur assimilation par le biais du sentiment patriotique et de cérémonies. Ce qui a commencé comme une célébration du Columbus Day est devenu un rituel quotidien de l’école américaine. La mention « sous l’autorité de Dieu » (« under God ») a été ajoutée au serment en juin 1954, en pleine Guerre Froide, pour distinguer les valeurs américaines de l’athéisme soviétique.
Aujourd’hui, plus de 60 millions d’enseignants et d’élèves des écoles publiques et paroissiales récitent le Serment d’Allégeance chaque jour de classe, aux côtés de diverses organisations civiques. D’autres pays, comme la Corée du Sud, les Bahamas et Singapour, ont leur propre serment national, mais l’ampleur et la régularité quotidienne de la version américaine sont pratiquement sans équivalent dans le monde démocratique. La plupart des écoliers européens commencent leur journée par l’appel, pas par une déclaration de loyauté formelle. Le contraste est si frappant que même les Américains vivant à l’étranger ont tendance à le percevoir différemment une fois qu’ils en sont éloignés.
3. La dette étudiante, un rite de passage écrasant
Dans la plupart des pays développés, l’université est largement subventionnée par l’État. Les étudiants en Allemagne, en Norvège ou en France ne paient que peu ou pas de frais de scolarité. Aux États-Unis, l’enseignement supérieur est davantage traité comme un produit de consommation, et la dette qui en découle peut s’étaler sur des décennies.
Selon la Réserve fédérale, la dette étudiante aux États-Unis s’élevait à 1,841 billion de dollars au quatrième trimestre 2025. Ce chiffre inclut les prêts fédéraux et privés. D’après le Département de l’Éducation, le solde moyen d’un prêt étudiant fédéral par emprunteur a atteint un record de 39 633 dollars en décembre 2025. Pour mettre cela en perspective, de nombreuses personnes traînent ce fardeau jusqu’à la trentaine ou la quarantaine, tout en essayant de se loger, de se soigner et d’épargner pour leur retraite.
La dette moyenne pour des études de droit est d’environ 140 000 dollars, et celle pour des études de médecine avoisine les 200 000 dollars. Les Américains acceptent cela comme le prix de l’ambition professionnelle. Pour les visiteurs de pays où un médecin peut se former sans risquer la ruine financière, c’est une réalité difficile à comprendre. Selon l’Education Data Initiative, l’emprunteur moyen met 20 ans à rembourser son prêt étudiant. L’idée de commencer sa vie d’adulte avec une dette à six chiffres et de considérer cela comme normal est, pour une grande partie du monde, l’un des plus grands mystères de l’Amérique.
4. Discuter avec des inconnus comme avec de vieux amis
Demandez à quiconque a déménagé aux États-Unis depuis l’Europe, l’Asie de l’Est ou la Russie, et ils décriront la même expérience initiale : un inconnu américain dans un supermarché, une salle d’attente ou un ascenseur se lance dans un récit de sa vie personnelle moins de 90 secondes après avoir croisé votre regard. Les prénoms sont échangés. Les projets du week-end sont partagés. Quelqu’un pourrait même mentionner son divorce.
Dans ce que les chercheurs en culture appellent les « cultures-pêches », comme celle des États-Unis, les gens ont tendance à être amicaux et ouverts avec les nouvelles connaissances. Ils sourient fréquemment aux inconnus, passent rapidement au tutoiement (ou à l’usage du prénom), partagent des informations sur eux-mêmes et posent des questions personnelles à ceux qu’ils connaissent à peine. Mais après cette interaction amicale, on peut soudainement heurter le noyau dur de la pêche, là où la personne protège son vrai moi et où la relation s’arrête. Autrement dit, les Américains sont chaleureux, mais pas nécessairement profonds, du moins pas avec des inconnus.
Des phrases de routine en anglais américain comme « Hi, how are you? » (« Salut, comment ça va ? ») dans les commerces sont souvent mal comprises par les germanophones, qui n’utilisent pas de telles conventions avec des étrangers. Là où les Américains engagent une conversation légère sur des sujets communs, les Allemands sont moins enclins à le faire, sauf s’ils envisagent un contact futur. De nombreux Allemands réagissent même négativement au langage décontracté que les Américains de la classe moyenne utilisent avec des inconnus. Pendant ce temps, dans certaines parties de l’Europe de l’Est, sourire à un étranger peut signifier que quelque chose ne va pas chez vous. En Ukraine, sourire à quelqu’un que vous ne connaissez pas est quasiment une déclaration que vous préparez un mauvais coup ou que vous essayez de vendre quelque chose. Les Américains, qui sourient même aux écureuils, trouvent cela déroutant.
5. Personnaliser son plat au restaurant, un droit fondamental
« Je peux avoir la salade César, mais sans croûtons, avec un supplément d’anchois, la sauce à part, et pouvez-vous remplacer la romaine par de la roquette ? » Dans un restaurant américain, cette phrase est tout à fait banale. Dans la plupart des autres pays du monde, c’est un acte d’agression sociale.
La culture de la restauration américaine repose sur le principe que le client a toujours raison et que le menu est plus une suggestion qu’une liste figée. Ce n’est pas un hasard : cela reflète une valeur culturelle plus large axée sur la préférence individuelle et le service. Les États-Unis sont une culture à faible contexte, caractérisée par un style de communication direct et affirmé. La clarté est attendue, et votre interlocuteur s’attend à ce que vous pensiez ce que vous dites. Cette franchise s’étend à la commande de nourriture. Si vous voulez quelque chose d’une manière spécifique, vous le dites. Un serveur français, en revanche, pourrait percevoir vos modifications comme une critique personnelle de la vision du chef – et il n’aurait pas entièrement tort.
Cela est lié aux attentes plus générales des Américains en matière de service client exceptionnel. Dans de nombreuses régions d’Europe, le travail d’un serveur est de vous apporter ce que vous avez commandé. Aux États-Unis, on attend une véritable performance : un accueil chaleureux, des visites régulières à la table, un échange de prénoms et une description enthousiaste des plats du jour. Une étudiante allemande aux États-Unis a trouvé l’expérience radicalement différente. Le personnel de service américain se présentait et essayait de faire la conversation. En Allemagne, le serveur vient souvent à la table sans saluer le client et lui demande ce qu’il désire, sans ton particulièrement positif. Aucune des deux approches n’est mauvaise ; elles opèrent simplement à partir de codes culturels totalement différents.
6. Le format de date Mois/Jour/Année, un chaos international
Ce détail est si minime qu’il semble presque indigne d’être mentionné. Presque. Car il provoque chaque jour un véritable chaos dans les environnements de travail internationaux, les voyages et le classement de documents. Les États-Unis écrivent les dates au format MM/JJ/AAAA, ce qui signifie que 04/07/2026 est le 7 avril, et non le 4 juillet. Tous les autres grands pays du monde utilisent soit le format JJ/MM/AAAA, soit le format international standardisé AAAA/MM/JJ.
L’Organisation internationale de normalisation (ISO) a établi le format AAAA/MM/JJ comme la norme mondiale précisément pour éliminer ce type de confusion. La plupart des pays le suivent, ou utilisent au moins le format JJ/MM/AAAA. Les États-Unis sont pratiquement les seuls à mettre le mois en premier, ce qui signifie que dans tout contexte international, une date comme 06/07/2026 est réellement ambiguë. Est-ce le 7 juin ou le 6 juillet ? Tout dépend de qui l’a écrite et de son pays d’origine.
L’origine de cette pratique est en partie historique et en partie liée à la façon dont les Américains verbalisent les dates – en disant « April seventh » (« avril septième ») plutôt que « the seventh of April » (« le septième d’avril »). Mais connaître l’origine ne rend pas la chose moins exaspérante pour quiconque essaie de coordonner un projet transfrontalier. Si vous avez déjà vu un collègue européen fixer une date au format américain avec un air de défaite silencieuse, vous savez maintenant pourquoi.
7. Les boissons à volonté, un droit de naissance
Entrez dans n’importe quel diner, fast-food ou restaurant américain et commandez un soda. Lorsque votre verre se vide, un serveur réapparaît comme par magie et le remplit à nouveau, sans un mot et sans frais supplémentaires. Vous pouvez recommencer. Et encore. Le verre est sans fond. Vous avez payé pour le premier, l’Amérique vous offre le reste par courtoisie.
Ce n’est la norme nulle part ailleurs. Dans la plupart des pays d’Europe, une boisson gazeuse coûte à peu près le même prix qu’une bière, est servie dans une petite bouteille et se termine quand elle est vide. Si vous en voulez une autre, vous payez à nouveau. Le concept de recharges illimitées semble à de nombreux visiteurs internationaux soit extraordinairement généreux, soit profondément américain, selon leur point de vue. D’un point de vue pratique, c’est aussi un moteur important de la consommation de sucre, un point que l’American Heart Association a souligné à plusieurs reprises dans ses recommandations diététiques.
Le modèle de la recharge gratuite est en grande partie un produit de l’économie des boissons à la fontaine, où le coût du sirop et de la carbonatation est suffisamment bas pour que les restaurants puissent absorber les recharges sans grande perte financière. Mais cette pratique est devenue si ancrée dans les attentes des Américains au restaurant que certains voyageurs ont été vus en train de se disputer avec le personnel d’un café européen pour savoir pourquoi leur verre n’était pas magiquement rempli à nouveau. Le contexte culturel, semble-t-il, n’est pas servi avec le repas.
8. Les portions géantes et le
En lien avec les boissons à volonté, mais méritant sa propre catégorie : les portions dans les restaurants américains sont, selon les normes mondiales, gigantesques. Un plat de pâtes standard aux États-Unis serait considéré comme une portion pour deux dans la plupart des restaurants italiens. Un hamburger est servi avec une montagne de frites qui pourrait raisonnablement constituer un repas à part entière. Et lorsque vous ne pouvez pas finir, le serveur vous apporte une boîte pour que vous puissiez l’emporter – une pratique qui, en elle-même, déconcerte les visiteurs étrangers.
Des voyageurs ont remarqué que les États-Unis sont le seul endroit qu’ils ont visité où les restes sont nonchalamment emballés et vous sont donnés à la fin du repas. Le « doggie bag » – la fiction polie selon laquelle vous emportez les restes pour votre chien – est une institution typiquement américaine. En France, jusqu’à très récemment, demander à emporter les restes de son repas aurait été considéré comme embarrassant. Au Japon, le concept même de laisser de la nourriture dans son assiette a ses propres implications sociales.
Dans de nombreuses cultures, la nourriture est honorée et partagée en famille ou entre amis, impliquant souvent une pause dans le travail pour manger à la maison. En revanche, aux États-Unis, il est courant de manger à son bureau ou en marchant, ce qui reflète une approche plus axée sur la commodité que sur la sacralisation des repas. La relation américaine à la nourriture est, pour le dire gentiment, fonctionnelle. La quantité est visible. La rapidité est valorisée. Et s’il reste quelque chose dans l’assiette, ça finit dans une boîte.
9. Le patriotisme extrême, une activité quotidienne
Des drapeaux sur le porche des maisons. Des vêtements aux motifs du drapeau. Des images du drapeau sur les assiettes, les serviettes, les gobelets et les carrosseries de camions. Dans de nombreux pays, arborer son drapeau national en dehors d’un grand événement sportif ou d’une fête nationale serait interprété comme une déclaration politique forte. Aux États-Unis, c’est juste un mardi.
Le patriotisme américain n’est pas seulement ressenti, il est affiché, porté et proclamé de manière régulière. Et cela peut être perçu très différemment par les visiteurs de pays où de telles manifestations de fierté nationale ont un poids historique. L’Allemagne, par exemple, a passé des décennies à gérer la relation complexe entre la fierté nationale et son histoire du XXe siècle. De nombreux Européens ne portent les symboles nationaux que pendant la Coupe du Monde, et avec une certaine nervosité. Les Américains les mettent sur leurs tasses à café.
Même lorsque le conseil municipal de Saint Louis Park, au Minnesota, une communauté historiquement progressiste, a tenté de cesser de réciter le serment d’allégeance avant ses réunions pour être plus accueillant envers les nouveaux résidents d’origines diverses, la réaction a été si forte que le serment a été réintégré le mois suivant. Cela suggère que l’affichage patriotique est profondément enraciné dans la psyché américaine, traversant les lignes politiques d’une manière qui surprend les observateurs extérieurs.
10. "Comment ça va ?", une salutation et non une question
Posez cette question aux États-Unis et la réponse attendue est « Bien, merci, et vous ? ». L’échange dure une seconde et demie. Il ne signifie rien. C’est l’équivalent verbal d’une porte qu’on vous ouvre. Posez-la dans de nombreux autres pays, et vous venez de solliciter un compte-rendu complet de la vie, de la santé et de l’état émotionnel de votre interlocuteur.
Pour les Américains, « How are you? » est simplement l’équivalent conversationnel d’une poignée de main. C’est une salutation, et franchement, une salutation peu sincère. Pour le reste du monde, c’est soit une question existentielle, soit un piège. Les Russes, en particulier, ont noté la confusion que cela provoque. Un collègue russe se souvient d’un vol de neuf heures vers New York à côté d’un Américain. Ce dernier a commencé à poser des questions très personnelles : était-ce son premier voyage, que laissait-il derrière lui en Russie, avait-il déjà été séparé de ses enfants aussi longtemps ? L’Américain partageait également des informations personnelles en retour. Ce qui semblait être une chaleur normale pour l’un était perçu comme un interrogatoire et une confession pour l’autre.
La conversation légère à l’américaine a tendance à être agréable et révélatrice. Les Américains s’ouvrent rapidement. Ils ne trouvent pas étrange de parler de leur week-end avec un inconnu. Ils adorent les questions et sont mal à l’aise lorsque leur interlocuteur ne leur en pose pas en retour. Ce schéma déconcerte les personnes issues de cultures à faible divulgation, qui interprètent l’absence de distance sociale comme de mauvaises manières plutôt que de la convivialité.
Une question de perspective, pas de jugement
Aucune de ces habitudes n’est une raison d’avoir honte, et cette liste n’est pas conçue pour vous faire grincer des dents. Chaque culture a des pratiques qui déroutent les étrangers. Les Britanniques font la queue avec une intensité qui frise la dévotion religieuse. Les Japonais ont des chaussons spécifiques pour les toilettes. Les Français ont des opinions très arrêtées sur le déjeuner qui sont, honnêtement, non négociables.
L’utilité de cette liste réside dans la perspective qu’elle offre. Quand on comprend que le pourboire a une histoire complexe, ancrée dans l’exploitation de la main-d’œuvre après la Guerre de Sécession, ou que le serment d’allégeance a été littéralement écrit pour un magazine pour enfants en 1892 afin de vendre des drapeaux aux écoles, ou encore que près de 1,84 trillion de dollars de dette étudiante est considéré comme normal par un pays et scandaleux par tous les autres, les choses apparaissent différemment. Pas forcément mauvaises. Juste dignes d’être examinées.
La chose la plus précieuse que nous puissions faire avec nos habitudes culturelles est de les exposer à la lumière de temps en temps et de nous demander : est-ce que cela a encore du sens ? Prenez le pourboire. Ou le « doggie bag ». Ou l’idée que « Comment ça va ? » ne nécessite pas de vraie réponse. Chacune de ces habitudes avait un sens à un moment donné de l’histoire américaine, dans un contexte économique ou social particulier. Certaines sont encore pertinentes. D’autres se sont simplement fossilisées en conventions, perpétuées par l’habitude plutôt que par l’intention. Le reste du monde, observant de l’extérieur de l’aquarium, peut parfois voir l’eau plus clairement que les poissons. Ce n’est pas une critique. C’est juste un rappel utile que la normalité est une cible mouvante – et que la remettre en question, même doucement, est la manière dont les choses finissent par s’améliorer.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/10-habitudes-am%C3%A9ricaines-que-le-reste-du-monde-trouve-%C3%A9tranges/ar-AA22UbtD?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6a06f62b74254851b1d8e63bd2784e52&ei=1
Écrit par : allusion | 15/05/2026
Mardi 12 mai 2026, Gong Li et Jane Fonda ont officiellement déclaré la 79e édition du Festival de Cannes ouverte. Depuis, de nombreuses personnalités montent chaque soir les marches du Palais des Festivals. Ce jeudi, c'était d'ailleurs au tour de l'équipe du film Histoires parallèles de fouler le tapis rouge pour présenter le long-métrage au public cannois.
Virginie Efira : son pire souvenir au Festival de Cannes
Quelques heures avant l'événement, Isabelle Huppert, Virginie Efira et Adam Bessa se sont prêtés au jeu de La Boîte à questions sur Canal+. L'occasion pour les comédiens d'évoquer leur première montée des marches, mais aussi leur pire souvenir sur la Croisette.
"Moi, mes premiers Cannes, je crois que je suis en train de poser sur la montée des marches et j'entends : 'Sophie Marceau ! Sophie Marceau !' Genre : 'Dégage, il y a Sophie Marceau derrière'", s'est notamment souvenue la compagne de Niels Schneider avant de revenir sur sa première participation au Festival : "C'était un peu gênant. J'étais à Bruxelles, dans la rue, et là, il y a un gars avec ma copine qui voulait faire du cinéma. C'était un film avec des sports de combat plutôt que des scènes réelles. Puis avec toute la bande de ce film-là qui ne s'est jamais fait, on est partis chercher des financements à Cannes. On était dans un camping à côté, j'essayais de rentrer dans des soirées et j'étais virée de partout... même des soirées où personnes ne voudrait rentrer".
Adam Bessa recadré par un photographe
Outre les révélations de Virginie Efira, Adam Bessa s'est aussi rappelé son "premier Festival
". Tandis qu'il prenait la pose devant les photographes, l'un d'eux se serait montré particulièrement désagréable. "Il y en a un qui me prenait en photo et il y en a un qui dit : 'Vas'y pourquoi tu le prends en photo ? Il n'est même pas connu, dégage'." Une remarque qu'il doit désormais regretter...
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/cannes-2026-d%C3%A9gage-il-y-a-sophie-marceau-derri%C3%A8re-virginie-efira-sauvagement-vir%C3%A9e-par-un-photographe-en-pleine-mont%C3%A9e-des-marches/ar-AA23fxJY?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6a06f93ca81e4d35a37160431d19df31&ei=7
Écrit par : allusion | 15/05/2026
Avant son voyage en Chine, Donald Trump a fait face à des attentes démesurées, qu'il a lui-même largement alimentées.
Mais la réalité d'une relation complexe et difficile l'a rattrapé.
Et cela inclut le fait que la Chine a l'avantage en ce moment.
Du point de vue des États-Unis, le résultat immédiat de son sommet avec le président chinois Xi Jinping a été maigre : pas de grande percée, mais une simple stabilisation des relations et un effort général pour empêcher la rivalité entre les superpuissances de devenir encore plus incontrôlable.
"On n'a pas l'impression que beaucoup de choses ont été accomplies. Trump n'a rien accompli sur le plan économique pour lui-même, pas plus qu'il n'a fait quoi que ce soit pour le reste du monde", a déclaré Helmut Brandstätter, un membre libéral du Parlement européen originaire d'Autriche qui entretient de bonnes relations avec les diplomates chinois.
Lors de la préparation du sommet, Donald Trump a donné l'impression qu'avec son large entourage de grands PDG américains, il ramènerait à la maison d'importants contrats pour l'économie américaine. Mais cela n'a pas été le cas.
Les investisseurs américains ont donc été déçus et les actions du constructeur ont chuté de 4 % à Wall Street.
Le commentaire du président américain était du style Trump : Xi "va commander 200 jets... 200 gros".
Une importante commande de Boeing était l'une des nombreuses transactions commerciales attendues à l'issue de ces pourparlers très suivis. Pourtant, lorsque Donald Trump a quitté la Chine vendredi, il s'agissait du seul accord majeur annoncé.
La dernière grosse commande du pays à Boeing remonte au voyage de ce dernier à Pékin en novembre 2017, lorsque la Chine a accepté d'acheter 300 avions Boeing.
Les relations entre les deux pays se sont ensuite dégradées et les commandes de Boeing en provenance de Chine se sont taries.
Selon les autorités américaines, les deux parties ont convenu de vendre des produits agricoles, mais peu de détails étaient disponibles, et aucun signe d'une avancée sur la vente de puces Nvidia à la Chine, malgré l'ajout de dernière minute du PDG Jensen Huang au voyage.
Sur une note positive, les deux parties ont convenu d'œuvrer à la préservation et à l'extension de la fragile "trêve commerciale" conclue après la guerre tarifaire de l'année dernière.
Elles ont discuté des mécanismes permettant de gérer les futurs différends tarifaires et les contrôles à l'exportation plutôt que de laisser les tensions s'intensifier immédiatement.
Selon Ling Chen, professeur associée à l'École des hautes études internationales (SAIS) de l'université Johns Hopkins, les dirigeants européens qui observaient nerveusement le sommet devraient être soulagés par les résultats décevants, car rien n'a été dit qui puisse mettre l'Union européenne sur la touche sur le plan économique.
"L'UE n'est pas marginalisée sur le plan économique, car elle est un partenaire économique important des États-Unis et de la Chine, d'autant plus que ces deux grandes puissances sont en concurrence sur le plan stratégique", a-t-elle ajouté.
"L'UE est également un marché essentiel pour les produits d'énergie verte de la Chine."
Si Trump et Xi ont stabilisé leurs relations économiques et commerciales, les divergences en matière de sécurité géopolitique ont été à peine effacées, du moins en public.
Lors d'un banquet en grande pompe, les deux dirigeants se sont mutuellement fait des éloges généreux.
Xi Jinping a qualifié la rencontre de "visite marquante", tandis que Donald Trump a parlé de "deux jours formidables" au cours desquels des "accords commerciaux fantastiques" ont été conclus.
Pourtant, les points communs semblent s'arrêter là.
Juste avant la dernière rencontre Trump-Xi, vendredi, le ministre chinois des Affaires étrangères a publié une déclaration sans détour soulignant sa frustration à l'égard de la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
"Ce conflit, qui n'aurait jamais dû se produire, n'a aucune raison de se poursuivre", a déclaré le ministère, ajoutant que la Chine soutenait les efforts visant à parvenir à un accord de paix dans une guerre qui a gravement affecté l'approvisionnement en énergie et l'économie mondiale.
Jeudi, Donald Trump a déclaré dans une interview accordée à Fox News que son homologue chinois avait proposé "d'aider" à rouvrir le détroit d'Ormuz et s'était engagé à ne pas envoyer d'équipement militaire à l'Iran, mais la partie chinoise n'a pas fait de commentaire depuis.
Avant le sommet, Donald Trump espérait que la Chine ferait pression sur son allié iranien pour qu'il trouve une solution au conflit, mais cela ne s'est pas concrétisé, peut-être pas encore.
"Il est tout à fait possible que les Chinois exercent une influence subtile sur les Iraniens dans les semaines à venir, mais celle-ci ne sera probablement pas très visible", a déclaré Ian Lesser, membre éminent du German Marshall Fund.
L'autre grande question géopolitique, au cœur de la politique chinoise, est Taïwan, un sujet que le compte rendu américain des pourparlers n'a pas du tout mentionné.
Pourtant, les Chinois ont publié un communiqué indiquant que Xi Jinping "a souligné au président Trump que la question de Taïwan est la plus importante dans les relations entre la Chine et les États-Unis" et qu'elle pourrait conduire à des heurts, voire à un conflit, si elle n'était pas traitée correctement.
Un avertissement sévère, voire sans précédent.
Taïwan, située à seulement 80 kilomètres des côtes chinoises, est depuis longtemps un point chaud dans les relations sino-américaines, Pékin refusant d'exclure le recours à la force militaire pour prendre le contrôle de l'île et les États-Unis étant tenus par la loi de lui fournir des moyens d'autodéfense.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui faisait partie de la délégation, a ensuite tenté de minimiser l'importance de l'avertissement chinois sur Taïwan.
L'armée chinoise poursuit sa démonstration de force autour de Taïwan
Le président de Taïwan s'engage à défendre la souveraineté de l'île après des exercices militaires chinois
"La politique américaine sur la question de Taïwan reste inchangée à ce jour", a-t-il déclaré à NBC News. Les Chinois "soulèvent toujours la question... nous clarifions toujours notre position et nous passons à autre chose", a-t-il ajouté.
Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Lin Chia-lung, a remercié Marco Rubio pour cette remarque vendredi.
D'autres ont comparé la position de Pékin sur Taïwan à une sorte de combat d'ombres.
"Lorsqu'il s'agit de Taïwan, la grande question est de savoir si Xi fera le pas ou non", a déclaré Helmut Brandstätter.
"Tant que les Chinois continueront à acheter des puces fabriquées à Taïwan, ils n'attaqueront pas", a-t-il ajouté. "En outre, les Taïwanais sont très bien équipés sur le plan militaire et seraient tout sauf une proie facile pour Pékin."
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-r%C3%A9sultats-d%C3%A9cevants-du-sommet-en-chine-ram%C3%A8nent-donald-trump-%C3%A0-la-r%C3%A9alit%C3%A9/ar-AA23hJdW?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6a0731a725d048b1bb4eea7b2c620223&ei=8
Écrit par : allusion | 15/05/2026