L'immortalité pour objectif final (19/04/2019)

0.JPGBillet qui avait été pensé, il y a quelques semaines et qui a eu un dénouement inattendu. Il avait débuté lors de l'annonce qu'à la Grande Halle de la Villette de Paris accueillait la fantastique exposition "Toutankhamon, le trésor du Pharaon".  On y remonte le temps avec le concours du Grand Égyptien Museum, celui du Ministère des Antiquités Égyptiennes et du Musée du Louvre. Cette exposition se veut immersive, réunissant plus de 150 objets originaux tirés directement du tombeau de Toutankhamon. L'expo célèbre ainsi le centenaire de la découverte du tombeau royal dans la Vallée des rois par Howard Carter en 1922.
L'exposition revenait de Los Angeles et repartira pour Londres après septembre pour enfin, sans plus jamais ressortir, regagner Le Caire au nouveau Egyptian Museum qui présentera 100.000 œuvres avec une taille double du musée du Louvre.
La fête chrétienne de Pâques commémore la résurrection de Jésus.
La Pâques  juive célèbre la marche du désert du Sinaï par le peuple juif qui s'est défait de ses chaînes pour rejoindre la terre promise après un désagréable séjour comme esclaves en Égypte.
Tout s'intègre dans ces histoires avec l'immortalité comme point de ralliement sacré.

La presse lui a consacré une pléiade de nouveaux articles et dossiers:

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Toutankhamon, 11ème souverain de la 18ème dynastie était monté sur le trône à l'âge de 9 ans jusqu'à sa mort à 19 ans..

La malédiction de la momie de Toutânkhamon

3.JPGAu moins 27 mors suspectes ont suivi la découverte de la momie de Toutankhamon.

Lord Carnavon a été le premier de cette liste et il n'a même pas vu les découverte qu'avaient faites Howard Carter.

George Jay Gould d'une pneumonie, Audrey Herbert, Arthur C.Mace, Aubrey Herbett, Lee Stack, Hugues Evelyn-White qui s'est pendu, Archibald Douglas Reed suivirent jusqu'en 1967 avec Mohamet Mehri...4.JPG

Arthur Conan Doyle, adepte du spiritisme, est l'un des premiers à propager cette « malédiction du pharaon » provoquée selon lui par les sorts magiques jetés par les prêtres égyptien pour protéger la sépulture des pharaons. Agatha Christie s'en est inspiré dès 1923 pour écrire "L'Aventure du tombeau égyptien".

Une sorte de revanche contre Horward Carter, le découvreur  et Lord Carnavon, financier du projet, qui avaient accordé l'exclusivité de la découverte du tombeau au journal "The Times".

Mais les mythes ne meurent jamais définitivement.

La fête de la mort pour les Égyptiens antiques.

Lors de la « belle fête d'Opet », une des plus somptueuses de l’Égypte pharaonique, se déroulait de l’Amon-Rê de Karnak, un peu comme la fête de Pacques de l'époque chrétienne. Amon, accompagné de son épouse Mout et de leur fils Khonsou, étaient célébrés en procession à Louxor, tous les ans au mois de Paophi, 2e mois de la saison des inondations, akhet.

0.JPGLe livre des morts en papyrus raconte tous les épisodes que le défunt égyptien devait parcourir dans son voyage à bord de la barque du dieu soleil en traversant le royaume d'Osiris.

Le cortège funéraire marchait vers la nécropole et le défunt momifié arrivait ainsi dans le monde de l'au-delà. La momie descendait dans le tombeau et vers la Douât. Le nouvel arrivant désirait évidemment éviter les corvées de ce monde souterrain qu'il chargeait aux oushebtis. Pour échapper au serpent Apophis, symbole du chaos primitif, il devait chercher les bonnes grâces de l'Oudjat, l'œil d'Horus pour être libre de ses mouvements à entrer et sortir de l'Occident. Sa piété envers le maître de l'univers s'exprimait par des hymnes et des louanges. Le défunt proclamait alors sa renaissance et son pouvoir sur les éléments de l'univers ainsi que sur tous ses ennemis potentiels après avoir témoigné de la légèreté de son cœur en sa faveur devant les juges divins.

La mort a fait vivre tout un village d'artisans pour ces 65 tombes dont 25 étaient dédiées à des pharaons.

La mort pour un Égyptien antique était le moment le plus important de son existence mort qu'il fallait préparer dès l'intronisation comme le (re)montre cette vidéo.

C'est peut-être dire qu'on allait vers la mort avec une certaine joie pour gagner la paix et la vie éternelle.

Leur vie et leur mort physique n'étaient qu'un passage avant d'aller dans l'au-delà le cœur léger.

Il fallait mourir pour renaître dans un autre monde avec ce qui lui servait dans sa vie terrestre...

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Portraits de famille:

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Son père, le pharaon Akhenaton

0.JPGAppelé "Roi hérétique", Akhenaton a été le seul pharaon à oser s'attaquer au clergé d'Amon et par ce fait, a apporté l’un des plus déconcertants moments dans l'histoire égyptienne. 0.JPG

A la quatrième année de son règne, dans une véritable révolution politique et religieuse, il changea son nom Amenhotep IV en Akhenaton pour refléter sa dévotion envers un seul dieu soleil, le dieu Aton.

Sa loyauté envers lui ne suffira pas. Il demandera bientôt à toute l’Égypte de l’adopter et d’abandonner le vieux panthéon de dieux d'Amon. Ce changement a eu des effets dans la philosophie religieuse, dans le style d’expression artistique et dans la création d’une nouvelle capitale Ajetatón à Amarna avec le mépris ruineux de la politique étrangère.

Père du jeune TUT, il lui avait donné le nom de Toutankhaton dédié à Aton.

Nom que celui-ci fut forcé de rechanger en Toutânkamon pour vénérer à nouveau l'un des principaux dieux de Thèbes, Amon.

Ses efforts s’avéreraient finalement vains car son culte solaire et lui-même ont été oubliés dans les années qui suivirent sa mort.

La vie et la mort sont une source de mystères inépuisables pour les humains.

A la suite d'un "éveil à une  passion égyptologique", en 2011, je parlais des "3000 ans d'énigmes égyptiennes"

En 2016, une suite lors d'une incursion dans la "Philosophie de l’Égypte antique".

Dans ce billet, il était mentionné les recherches de l'égyptologue Nicholas Reeves qui avait cru découvrir la tombe de Néfertiti à cause des fissures dans la chambre de Toutankhamon.

Ce fut peine perdue, l'espace était résolument vide.

Plus on cache quelque chose, plus on attire la curiosité sur ce que le premier souhaite cacher et le second espère découvrir ensuite dans la nimbée d'une aura de mystères.


 

La vie après la mort physique

Selon la version chrétienne

5.JPGLa vie après la mort a plusieurs dénominations: l' « après-vie », « existence post-mortem », « outre-tombe », « vie dans l'au-delà », « Vie éternelle » par l'hypothèse de la survivance de l'esprit, de l'âme ou de la conscience d'un être vivant après la mort. Les concepts d'esprit et de conscience font l'objet de controverses et la position scientifique majoritaire est qu'il n'existe pas de preuve de l'existence d'une vie après la mort.

Dans le monde païen il était fréquent de considérer l’avenir comme une simple réplique du passé. Le cosmos existait depuis toujours à l’intérieur des grandes mutations cycliques. Mais, selon le mythe de l’éternel retour, tout ce qui s’est produit dans le passé se reproduirait dans le futur en se sortant de la matière à se séparer de la chair.

Face à la réalité de la mort, la doctrine chrétienne dit qu'un Dieu unique a créé l’homme pour qu’il soit heureux sur la terre et plus tard, dans le ciel selon l’Évangile, en se sacrifiant pour les hommes. La « bonne nouvelle », depuis l’Annonce faite à la Vierge Marie jusqu’à la Résurrection du Seigneur parcourt cette vision. Le Nouveau Testament parle de différentes façons d’un renouveau pour l’humanité. Prédication et libérateur d'un ministère public, Jésus Christ a annoncé l’accomplissement des temps et la venue du Royaume de Dieu par la repentance et par la croyance en l’Évangile, sans abolir, mais en ordonnant aux disciples d’accomplir fidèlement les commandements que Moïse avait communiqués au peuple de la part de Dieu.
 Doctrine développée déjà dans l’Ancien Testament, tels que la droiture d’intention, le pardon ou la nécessité d’aimer tous les hommes sans restriction, en particulier les pauvres et les pécheurs, adressée de façon radicale et péremptoire non seulement à un peuple, mais à tous les hommes avec le caractère inconditionnel du don du Seigneur et de sa charité envers l’humanité avec sa mort sur la Croix, librement acceptée, sacrifice unique et définitif.
La force salvifique, introduite par l’Incarnation de son Fils et par sa Résurrection fêtée à Pâques, prouve que l'homme n'est plus soumis à la loi du péché et de la mort avec le regard vers l’avenir dans l'espérance et l'optimisme pour transmettre la foi en une mort qui ne serait qu’une rupture brutale et donc un non-sens.

Au jugement dernier, justes et pécheurs qui auront fait le bien, seront à "l’heure où ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l’appel de la voix du Fils de l’Homme, ressusciteront au paradis tandis que ceux qui auront fait le mal, seront damnés au purgatoire ou en enfer.

Le magazine Religion.JPG"Le Monde des religions" avait le titre "Aux frontières de la conscience":

Des visions divines se retrouvent parfois aux portes de la mort vision émergeant d'un coma. avancé pour ceux qui décrivent la présence d'un être de lumière qu'ils identifient d'une figure divine dans un amour incommensurable. S'agit-il d'une preuve de l'existence d'un paradis ou d'ultime réaction neurologique? Des parents, des époux, des infirmiers, des médecins qui accompagnent des mourants seraient même témoins des mêmes phénomènes. La conscience reste peu étudiée alors qu'elle est omniprésente dans la littérature spirituelle hindouiste dans laquelle les substances psychédéliques et les molécules hallucinogènes sont connues depuis très longtemps par les chamanes pour donner une dimension mystique en s'opposant à la culture cartésienne. Bibliographie (clic)

Selon la version de l'islam

La vie dans le barzakh où les âmes seront regroupées.

L’âme se détache du corps par l’intermédiaire d'un ange de la mort. L’âme doit attendre la fin du monde. Les martyrs sont projetés dans le temps, mais, selon le coran le martyr ne meurt jamais, il va directement au paradis. Le martyr est celui qui est mort pour une cause, jugée noble ou sacrée, à un moment donné de l'histoire.

La fin du monde, elle, est cosmique, soudaine et générale.

Dans le coran et les paroles du prophète, tous les messagers antérieurs à Mohammed auront parlé de ce jour apocalyptique où tout doit disparaître.

Selon le judaïsme

Traditionnellement, les défunts rejoignent le royaume des morts, le Shéol, et y demeurent comme des ombres.

Les méchants n'ont pour châtiment que la souffrance et le malheur dans leur existence sur Terre, la stérilité ou la mort prématurée, la rétribution du juste et la résurrection à une vie nouvelle des morts réconciliés à Dieu.

L'homme possède le corps physique et plusieurs âmes: esprit, souffle, anima, âme, vie et union.

Selon le confucianisme, taoïsme, bouddhisme

Le bien-être zen est une lecture de la réalité originelle vidée de concepts préalables en passe-muraille de l'inconscient.

Tous les habitants de l’archipel nippon viennent des dieux vivants existant dans tous les êtres animés et dans tous les objets qui entourent l’être humain. La vie et l’au-delà se fusionnent en un simple continuum.

Les êtres vivants se répartissent en Six Destinées, selon les actes dont ils éprouvent la rétribution et des vies antérieures : habitants des enfers, animaux, trépassés, titans, dieux et hommes. Entre les destinées successives, les êtres sont dans une existence intermédiaire. Ils s'exercent moins en loi des causes et par une rétribution des actes mais comme un processus automatique, une transmigration due aux actes du corps, de la parole ou de l'esprit suite à un effet naturel avec toutes actions appuyées sur une volition qui produit ses effets. L'être transmigre n'est plus vraiment une personne, mais un agrégat, une continuité phénoménale aux éléments changeants, sans soi permanent qui se produit par l'enchaînement de la transmigration due aux racines du mal que sont le désir, la haine et l'ignorance. Le saint, libéré des divers liens, n'a plus de renaissance.

L'aspirant taoïste est décrit comme un « homme accompli » qui au terme d'exercices spirituels et physiques, subit une mutation, étant léger au point de pouvoir s'élever dans les nuages pour y chevaucher les dragons sans forme ni corps pour « nourrir le principe vital »  par les pratiques gymniques, diététiques et respiratoires.

La relation avec la nature et l’idée de changement continu, de l’impermanence des choses sont essentielles.

Comprendre l'esprit japonais se retrouve très bien dans cette situation contée par Cyndia Izarelli:podcast

 

Selon les télévangélistes

La télévangéliste, Paula White, a fondé une « méga-church » de 20.000 fidèles grâce à laquelle elle a fait fortune. En tant que coach privée de la famille présidentielle de Trump et conseillère à la Maison-Blanche pour les affaires religieuses, a signé un pacte avec lui.

- Vous êtes fantastique, vous avez le truc, lui avait dit Trump.

- C'est la présence de Dieu, avait répondu Paula White en pensant qu'il avait faim du Seigneur et que Jésus lui avait murmuré dans son cœur, "montre-lui qui je suis"...

Religions dans le monde

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 Selon le transhumanisme

0.JPGLa volonté de vivre pour toujours est profonde chez l’homme, comme le montrent les philosophes, les littérateurs, les artistes, les poètes.

Le transhumaniste aspire à perdurer tel qu'il est dans sa vie physique. Pour cela il est prêt à tout faire pour effacer la mort et qu'on se souvient de lui vivant.

Ce désir se manifeste de multiples manières : dans les projets humains, dans la volonté d’avoir des enfants, dans le désir d’influer sur la vie d’autres personnes, d’être reconnu, de rester dans la mémoire des gens jusqu'à marquer sa présence dans une époque donnée dans le dictionnaire.

La peur de la mort et la tension vers l’éternité font oublier que tout être vivant se doit de mourir pour faire vivre une génération suivante, différente et meilleure dans une aventure entre cyborgs, techno-utopistes hackers et tout ceux qui veulent résoudre le modeste problème de la mort.

La trilogie don parle Dr Alexandre est donc "Corps, esprit et hasard".

Rien d'étonnant que le transhumanisme ait fait fantasmer les Américains en passant par la science fiction.

Selon la science fiction

Religion2.JPGLa sortie du 8ème et dernier épisode de la série "Game of Thrones" génère une nouvelle fois un engouement sans précédent avec des investissement colossaux. Cette série navigue avec les risques compris dans la  mission des réalisateur quand la pression est aussi intense et l’attente est immense dans la crainte de déceptions à la fin du chemin quand la puissance réside dans les mythes, que l'émerveillement est devenu surnaturel et que la découverte se charge de trouver un ailleurs.

Le succès de cette série est dû à l'intelligence des scénarios qui cette fois ont été créés grâce à l'Intelligence artificielle et à l'intrication des personnages dans un grand jeu d'échecs sans règles de vie prédéfinies dans laquelle tout se découvre au fur et à mesure dans la recherche de solutions à des situations inextricables sans plus pouvoir déchiffrer qu'un ensemble de particularités qui s'entrechoquent.

Tout est ouvert en sortant puisé par des modèles d'algorithmes. Ceux-ci n'hésitent pas de sacrifier ses personnages phares et secondaires sans favoritisme. Le récit est ainsi inédit dans un suspence obéissant à sa propre logique interne et non à celle de la fiction où le spectateur sait d'avance que le héros va s'en sortir.

Et quand cela rapporte, cela ne fait qu'ajouter l'utile à l'agréablepodcast.

Tout a un prix, même l'immortalité... en dehors de la "convention" de la vie... en ralentissant le temps dans un jour sans fin qui n'évolue plus...

"Le mythe de l'éternel retour avec lequel Nietzsche mettait dans l'embarras avec la vie semblable à une ombre, sans poids, morte d'avance dans une splendeur qui ne signifie rien" comme commence le livre de Kundera "L'insoutenable légèreté de l'âme".

... ou par la "Transcendance", dans laquelle un scientifique motivé par sa curiosité concernant la nature de l'univers, prédit qu'un ordinateur créera une singularité technologique et qui, victime d'une une série d'attaques contre l'IA, veut faire survivre son cerveau à la mort de son corps, pour continuer à développer ses capacités et ses connaissances, en reliant son intelligence à l'ordinateur via Internet.

Tant qu'on est dans la science fiction, pourquoi ne pas imaginer naître vieux et rajeunir indéfiniment pour remonter le temps comme dans l’Étrange Histoire de Benjamin Button?


 

Selon la Science

La science ne s'appuie que sur des preuves et non sur des croyances alors elle se pose la question si cette transcendance est possible et si on pouvait devenir immortel comme les transhumanistes l'imaginent...
podcastpodcastpodcast

Il y aurait aussi le moyen de partir dans l'espace à la vitesse de la lumière et de revenir plus jeune grâce au paradoxe des jumeaux et à la relativité restreinte d'Einstein.


 

Conclusions

Du livre "La clé de Salomon" de José Rodrigues Dos Santos, j'avais écrit "La clé de psi ψ" qui parlait de la physique quantique. Le livre commençait par le spiritisme d'une "Near Death Experience" de la mère du personnage principal, historien qui ne voyait pas plus l'intérêt que moi pour la suite de l'histoire quand j'avais lu son livre.

- Le réel n'existe pas en dehors de l'esprit. Nous sommes ce que esprit conçoit. J'ai le sentiment qu'il s'agit légendes et de supercheries qui exploitent la crédulité des gens. Qui ne souhaiterait pas pouvoir vivre après la mort? Les gens sont facilement influençables parce qu'ils croient ce qu'ils veulent croire. L’Âme-Esprit, c'est de la sagesse hermétique ou une affaire reliée à une connaissance occulte", y dira toujours l'historien.

Lire, analyser, traduire, déchiffrer les symboles et construire un résumé de ce qui est lu, est affaire de pacience et d'apprentissage. 

Dans le roman plus ancien "Codex 632. Le secret de Christophe Colomb" du même auteur, un professeur raconte à ses élèves que "Pourquoi les hiéroglyphes sont restés un grand mystères pendant plusieurs siècles? Les Égyptiens antiques auraient fait une crise d'amnésie à cause de l’Église chrétienne qui voulait les couper de leur passé païen et leur faire oublier leurs nombreux dieux. Ce n'est qu'au 16ème siècle que le pape Sixte V l'a ravivé, influencé par le livre Hypromachia Poliphili de Francesco Colonna". Je ne l'ai pas encore lu et j'y reviendrai si besoin mais j'en conclus que toute croyance referme les vannes du savoir et de la conscience à tout ce qui ne confirme pas ses convictions....

L'article "Mythologie : Jésus, Alexandre, Toutankhamon, Mercure… ont le même papa" a pour conclusion: "CQFD ! Jésus, Alexandre le Grand, Mercure… sont donc bien frères, car ils ont le même père... non pas biologique, mais mythologique ! Quant à Toutankhamon et aux autres pharaons, la science vient de démontrer que Dieu n'existe pas, fût-il le grand et le puissant Rê ! Rê qui rappelons-le, sera vite remplacé par des mythes tels que : Zeus, Jupiter, Jésus, Brahma, Allah et plusieurs dizaines d'autres dont les noms m'échappent, car beaucoup trop nombreux."

Les ressemblances entre les religions sont flagrantes par plusieurs aspects dans les cultures occidentales.

La trilogie du Père, du Fils et Saint Esprit de la religion chrétienne se retrouve dans la religion égyptienne avec Amon-Rê, son épouse Mout et leur fils Khonsou mais aussi sous la forme d'Osiris (dieu de la mort), d' Isis, son épouse et d'Horus, son fils qui est représenté par le pharaon lui-même en prenant le nom d'Horus vivant.

La respect à faire le bien donne l'accès à la vie éternelle sous le contrôle de la déesse Nout , maîtresse de tous les astres.

Le mal est représenté par le dieu Seth en relation avec la mort d'Osiris.

Toujours le nombre "3", un nombre magique dans la numérologie....

Croyances et mystifications avec le ciel pour horizon créent les mythes les plus tenaces.

Akhenaton visait peut-être trop haut avec Aton, le dieu soleil.

Le panthéon d'Amon avait été choisi en représentant les dieux par des têtes d'animaux plus concrètes.

A la Toussaint, le "point mort" se poursuit toujours par l'après point mort" pour le rentabiliser.

Le scientifique Albert Einstein disait même que "Le hasard, c'est Dieu qui se balade incognito".

Les asiatiques ne suivent pas les mêmes voies de la pensée concernant la vie et la mort que les occidentaux.

Ils sont plus pétris de philosophies que de religions.

Les mots "Nature" et "Vie" sont les plus importants pour eux.

La Nature est immortelle puisqu'elle renait dès que l'homme arrête de la détruire.

Avec l'âge, ne faut-il pas se presser doucement avec la perception du temps relative à l'âge qu'on a et dépendante de ce qu'on trouve pour le composer?

"Un voleur trouvera le Graal plus vite qu'un sacristain" dit un proverbe suédois.

"L'éternité, c'est long surtout vers la fin", a dit Woody Allen ou Kafka.

Peu importe l'auteur quand une petite voix répond "La vie, c'est court, surtout au début".

 

Comment terminer ce billet emprunt de religions et de spiritisme pour mettre tout le monde d'accord?

Le weekend dernier, j'avais pensé à l'histoire des œufs de Pâques en relation avec la chrétienté.podcast

Dans ce but, je suis retourné à la Grand-Place de Bruxelles et autour, où en période de Pâques, on y trouve plus d'œufs en chocolat que de pain.

Je pensais que dans ce cas, croyants et mécréants se retrouveraient par les papilles gustatives si ce n'était pas par l'intermédiaire de l'inventivité de Jannin et Liberski ...

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Puis, il y a eu ce lundi soir, qui a terni entièrement cette semaine sainte3.PNG à Paris.

Un des "Piliers de la Terre" comme l'écrivait Ken Follet, a brûlé. La forêt de Notre Dame de Paris et sa flèche sont parties en fumée.

Cette cathédrale, chef d’œuvre de l'architecture gothique, est un symbole dans le patrimoine de l'humanité indépendamment de la croyance chrétienne.

Elle a été construite au cœur de l’Île de la Cité à partir de 1163 et est restée un lieu de culte aussi prestigieux que prisé avec ses 5 messes quotidiennes, 7 jours sur 7.

2.PNGRéputée pour ses gargouilles, célébrée par Victor Hugo, elle figure parmi les monuments les plus visités au monde avec plus de 14 millions de visiteurs par an.

Solidarité, tristesse pour cette cathédrale historique disparue dont on s'était habitué à la voir par les Parisiens  podcast.

Les souvenirs sont revenus très vite....

 Le billet de Renaud Bouchard sur Agoravox "La Chrétienté en flammes : Notre Drame de Paris ou l’incendie dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris" et "Les secrets de Notre Dame de Paris" sont ressortis des mémoires…1.PNG

"Elle sera reconstruite et renaîtra plus belle encore en 5 ans", disait le président Macron alors que selon Frédéric Létoffé de la fédération du bâtiment spécialisée dans les monuments historiques, il faudra de 10 à 15 ans pour reconstruire la cathédrale.

Bérengère Viennot, athée jusqu'à la moelle (comme elle se définit) dit qu'il ne faut pas la reconstruire en arguant que "Nos projets d'infini ont pris feu, nous mettant face à notre propre imperfection et à notre finitude" (Article au complet**) (clic).
Henry Scott Holland écrivait "La mort n'est rien"
Brel ajoute "La mort cela n'est rien, mais vieillir"...

Après l'événement, les polémiques sont nées et rancœurs, (re)sentiments se retrouvent dans un autre billet "Grand bal des hypocrites autour des centres de Notre Dame":podcast

0.JPGVisions apocalyptique ou hallucinations se sont déjà produites au début de la guerre de 14-18 pour la cathédrale de Reimspodcast.

Notre Dame de Paris est-elle inscrite au Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 1991? Le temple d'Abou Simbel, lui, a été sauvé par l'UNESCO.

Une convention-cadre de mécénat a été conclue le , entre l'État, la Fondation Notre-Dame, l'organisme américain de type 501c3 Friends of Notre-Dame de Paris et la Fondation Avenir du patrimoine à Paris afin d'accélérer le rythme des travaux. Les financement privés ont été centralisés par la FAPP et l'État s'engageait, dans la limite de 4 millions par an, à augmenter sa subvention annuelle d'un euro supplémentaire pour chaque euro récolté par le mécénat privé.

C'est l’État français qui est son propre assureur.

L'éternité n'existe peut-être que sous forme de mots dans les livres de Hugo, de la Bible, de la Thora, de Coran, sous forme de musique, de hiéroglyphes mais pas dans la pierre.

Heureusement, il y a la bande à Walid pour relativiser les choses avec l'humourpodcast

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Pourquoi avons-nous des dieux?

Une réponse, peut-être, la semaine prochaine...

Pourquoi pas, en attendant, une autre question existentielle: 

Pâquestion de rater les cloches et bonne chasse aux œufs en chocolat

Eriofne,

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(*) Bibliographie: " A-t-on encore besoin d’une religion ?" de André Comte-Sponville

"Après" de Stephane Allix

"L'enfer est une fête" de Hervé Clerc

"Sagesse" de Michel Onfray

"Aphorisme" de Stéphane Barsacq

 

Bérengère Viennot
Notre-Dame de Paris au lendemain de l'incendie du 15 avril 2019. Photo prise depuis le Panthéon, le 16 avril 2019 | Ludovic Marin / AFP

 © Fournis par SLATE Notre-Dame de Paris au lendemain de l'incendie du 15 avril 2019. Photo prise depuis le Panthéon, le 16 avril 2019 | Ludovic Marin / AFP

«Notre Drame», titre si magnifiquement le quotidien Libération du lendemain de l'incendie, qui affiche la flèche embrasée de notre cathédrale nationale vacillant et sur le point de succomber. Le drame de tous les Parisien·nes et de tous les Français·es, le mien, le vôtre aussi sans doute, celui de toutes celles et ceux qui aiment un tant soit peu l'art, le Moyen Âge, Esmeralda, Viollet-le-Duc, Jésus, Paris, l'argent des touristes, la messe, les selfies devant les vieilles pierres, les vitraux et les gargouilles, bref, c'est le drame de tout un chacun, c'est un drame consensuel.

Lundi soir, je suis montée au Sacré-Cœur, j'ai regardé et j'ai pleuré. Ancienne médiéviste, Parisienne viscérale, mes raisons à moi sont historiques, culturelles et personnelles et elles sont respectables, autant que les vôtres, quelles qu'elles soient. Depuis que les dernières braises sont éteintes, sur tous les médias j'entends ce cri unanime: reconstruisons!

Tout le monde est d'accord là-dessus et en premier lieu le président de la République dont il n'est pas question de penser qu'il puisse opportunément y trouver une aubaine pour unifier le pays en temps de crise sociale, bien entendu. Des fonds sont miraculeusement débloqués; le calvaire du financement des biens publics semble connaître un moratoire grâce, entre autres, au don des marchands du temple (avec de possibles déductions fiscales à la clé), grâce à notre père l'État et bientôt aux oboles des petites gens qui veulent, d'un seul élan, que Notre-Dame renaisse de ses cendres.

Je ne vais pas vous faire l'affront de raconter la splendeur de Notre-Dame; il suffit de lire Hugo (soit dit en passant, vous l'avez lu, vous, Hugo? Moi oui, il y a longtemps, et je me souviens avoir souffert au fil de pages entières d'interminables descriptions de gargouilles, avant de l'avoir refermé avec, paradoxalement, la sensation d'avoir reçu un merveilleux cadeau esthétique et littéraire. Vous qui, à en croire Amazon, avez sans doute acheté Notre-Dame de Paris aujourd'hui, armez-vous de patience, ne lâchez pas: parfois c'est chiant dans le détail, mais à la longue on en sort grandi. Bref).

Notre-Dame, œuvre religieuse, historique, littéraire, est –était– splendide, et on la pleure. Mais est-elle morte, ou est-ce une grande brûlée qui vivra quand même? Que faut-il lui souhaiter? Devant ce cri des fidèles et des athées, cette prière commune de résurrection, je me sens soudain seule dans un désert à penser: ne reconstruisons pas Notre-Dame.

Bien sûr, il ne s'agit pas de raser ce qu'il en reste. Il faut même consolider ce que les flammes de l'enfer ont épargné, faire en sorte qu'elle ne soit un danger pour personne et qu'on puisse la rouvrir au peuple de Paris et à tous les gens qui viennent la voir du monde entier. Mais la reconstruire? Non.

Ce ne sera qu'une reproduction

Ce monument religieux élevé à la gloire de Dieu à une époque où Il était le début et la fin de tout et l'explication de chaque phénomène obscur; naissance, maladie, mort, bubons, calvitie, caprices du climat et croisades en tout genre, est en 2019 avant tout un objet culturel et historique dont la beauté et la persistance à travers les siècles sont reconnues tant par les chrétien·nes qui viennent y faire des génuflexions que par les fidèles d'autres religions ou les athées épaté·es par tant de grâces. D'un point de vue strictement politique, depuis la séparation des Églises et de l'État en 1905, Notre-Dame ne peut être considérée que comme un monument historique au même titre que le Louvre ou le château de Versailles. Il est donc normal qu'un budget de reconstruction lui soit consacré. Or il ne s'agit plus seulement de budget national: nos milliardaires versent leur obole, la région ouvre les cordons de la bourse et les particuliers sont invités à contribuer dans le cadre d'une grande souscription nationale qui n'est pas sans rappeler celle qui finança le Sacré-Cœur (40 millions de francs à l'époque, pour une basilique dont l'érection devait, on le rappelle, laver les crimes de la France après la Commune).

Reconstruire la cathédrale, symbole religieux et très catholique, avec l'argent de l'État, des puissants et du peuple? On me dit dans l'oreillette (et on ne manquera pas de me crier sur les réseaux sociaux) que je n'y suis pas, ce n'est pas cette Notre-Dame-là que nous voulons rebâtir mais le chef-d'œuvre d'architecture, le refuge de Quasimodo, les combats de la Libération, l'histoire de l'île de la Cité qui doit se perpétuer et ne pas changer d'un iota par la faute d'une malheureuse étincelle. J'entends et une partie instinctive de moi approuve cette démarche; mais non, ce n'est pas une bonne idée. Ce monument-là a brûlé. Il n'existe plus. Et ce qu'on reconstruira, à l'identique ou, plus probablement, avec des variantes de matériaux modernes et plus sécurisés, ce ne sera qu'une reproduction, un peu à la manière de la grotte de Lascaux dont seule la copie est visitable par le commun des mortels.

Une cathédrale est bâtie pour l'éternité. Et voilà qu'en France, la cathédrale de toutes les cathédrales s'effondre, ou presque. Voilà qu'elle nous abandonne, qu'elle nous lâche, après plus de huit siècles d'existence et de rénovations à la gloire de notre génie. La cathédrale est éternelle, or ce sont des humains qui l'ont dressée vers le ciel –et quels humains! Nos ancêtres du Moyen Âge, qui n'avaient que leur force et leur intelligence pour sculpter et construire! Au prix de combien de larmes, de vies, de sang! (C'est le moment ou jamais de (re)lire le merveilleux Les Piliers de la Terre, de Ken Follett, et d'y suivre la construction d'une cathédrale en Angleterre) Donc nous, les êtres humains qui avons construit cette œuvre, par elle nous le devenons aussi. La cathédrale est le miroir de notre éternité; elle était là quand nous sommes né·es, elle sera là quand nous mourrons et en elle, nous vivrons encore.

Cet incendie est aussi un épisode de notre histoire

Le feu du 15 avril nous met devant cet insupportable fait accompli: il n'y a pas d'éternité. Même pas, et surtout pas, celle qui a été fabriquée par et pour l'humanité. Nos projets d'infini ont pris feu, nous mettant face à notre propre imperfection et à notre finitude. C'est ça, qui est insoutenable. Nous sommes en deuil car nous avons perdu une amie chère, et nous en traversons une des premières étapes: le déni. Pourquoi reconstruire Notre-Dame? Parce qu'elle était la beauté, le symbole de l'aspiration de l'être humain à se dépasser et à créer des œuvres superbes au service d'idées plus grandes que lui, ou parce que c'est, simplement, un témoin de notre histoire commune?

Mais nous savons encore créer la beauté, nous savons mieux que jamais fabriquer des monuments qui se dressent vers un ciel où tant d'entre nous cherchent des réponses. Nous possédons encore des témoins de notre histoire, surtout dans et autour de l'île de la Cité. Ce qui nous est insupportable, c'est la disparition, devant nos yeux impuissants, de la certitude que nous sommes immortel·les. C'est pour cela que tous et toutes, nous voulons reconstruire Notre-Dame, comme si elle n'était jamais tombée, comme si l'incendie ne s'était jamais produit. C'est une des rares manières qu'il nous reste de réparer ce qui s'abîme. Nous qui sommes si impuissant·es à réparer la Terre qui se dégrade sous nos pieds, nous voulons au moins apporter à nos âmes paniquées la consolation de nous dire que nous sommes tout de même capables de créer une forme d'éternité.

Que faire alors de la dépouille de Notre-Dame? Consolider la structure, qui est encore debout, la protéger d'un nouveau toit, rouvrir le lieu en le conservant tel qu'il est devenu et en faire un memento mori du XXIe siècle, pourquoi pas? Comme nous visitons les vestiges de châteaux forts, visitons les ruines de Notre-Dame en prenant conscience qu'avec elle, c'est une partie de notre civilisation qui est partie en fumée, que ce malheureux incendie est aussi un épisode de notre histoire, une page qui se tourne et qu'il faut l'assumer, avec ses cicatrices et ses pertes, faute d'assumer le reste.

Et les sous, qu'en ferions-nous? J'ai beau être athée jusqu'à la moelle, je suis très tentée de crier au miracle en voyant que Notre-Dame a réussi à dégoter une somme si folle dans un pays officiellement si fauché. Près d'un milliard d'euros, tombés en vingt-quatre heures de l'escarcelle des plus fortuné·es... Serait-il compliqué de réorienter une telle offrande pour lui trouver un usage bénéficiant au plus grand nombre?

 

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