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12/04/2019

Guerre et paix des intelligences (2-2)

0.JPGLa semaine dernière, nous étions arrivés à la moitié du livre du Dr Alexandre "La guerre des intelligences".

L'école, la politique de hier et d'aujourd'hui arrivés à leur finalité respective, semblaient encore loin de répondre aux besoins voulus par la conjecture, c'est-à-dire l'assertion pour laquelle on ne connaît pas encore de démonstration, mais que l'on croit fortement être vraie, en l'absence de contre-exemple.

Faut-il, comme le propose la Silicon Valley, implanter des circuits intégrés dans le cerveau des enfants pour éviter leur marginalisation face à l'Intelligence Artificielle?

Laurent Alexandre nous appelle à prendre conscience du changement de civilisation que cela implique.


Première métamorphose de l'école : l'ère "EDTECHS"

Durant le Moyen Age, toute l'Europe était centrée autour du christianisme avec la transmission du savoir avant tout une affaire religieuse: trivium lié à la langue et quadrivium lié aux nombres dans un cours ex cathedra.

Personnaliser l'enseignement par le développement MOOC équivalaut à un ancien jeu de ping-pong et

au World of Warcraft par un apprentissage adaptatif avec des outils capables d'adapter les exercices aux difficultés d'un élève et de contrôler son assimilation.

Dès 2020, la métamorphose sera progressive vers une plus grande individualisation de l'enseignement grâce à une utilisation des technologies numériques dopées à l'IA.

La pédagogie Montessori deviendra la somme du smartphone, du professeur "coach" charismatique, formé par TED pratiquant sur la plateforme de l'internet des objets.   

2035-2060: École transhumaniste de la neuro-éducation à la neuro-augmentation 

L'école de l'IA sera eugéniste, biologique et darwinienne par la génétique électronique ou comme cyborg par l'implant intracérébral Neuralink intégré à chaque génération.

La piste génétique est trop lente pour la période de transition face à une IA qui galope.

Le recours à la technologie électronique s'imposera en mariant l'ordinateur au cerveau.

En 2060, l'école rendra tous les enfants intelligents dans la progression du principe d'égalité.

La généralisation des technologies d'amélioration de l'intelligence ne fera même pas débat même pas au motif du principe de précaution.

Pour le dire de façon abrupte, la solidarité ne sera qu'un mécanisme d'atténuation des conséquences de la différence de performance neuronale.

1er scénario: par un grand bond en arrière conservateur

2nd scénario: la course à l'intelligence entrainant une surenchère eugéniste et neuro-technologique dans une société de l'identité choisie

0.JPG3ème scénario: une neuro-dictature selon le pape du transhumanisme, Ray Kurzweil manipulée par les GAFA du privé ou par BATX contrôlé par le pouvoir chinois imprégné de culture autoritaire.

La neuro-éducation pourrait créer une IA uniquement lisible par elle-même et un croyant fidèle parfait avec un cerveau

qui aurait la liberté de pensée, de ses souvenirs et de ses convictions à la portée d'une manipulation.

2060-2080: L'humanité à l'école des Dieux en danger de mort.

La Singularité sera le moment où l'intelligence des machines dépassera celle des hommes

Laurence Devillers dit de se prémunir contre les cerveaux de silicium pour éviter d'être trop influençable par le raisonnement heuristique.

Les métiers techniques réservés à l'IA et à l'humanisme généreront des activités nécessitant empathie et gestion des émotions avec le piège mortel de la bienveillance.

Une alliance internationale pour dompter l'IA? 

Une hybridation partielle avec les machines sera indispensable pour rester dans la course, conscients de la nécessité de conserver le contrôle de l'IA en définissant une stratégie pour qu'elle ne nous échappe pas en inculquant des règles morales, pour ne pas imploser après l'invention du transistor.

Les fantasmes de toute-puissance, peurs archaïques, angoisses de castration, anthropomorphisme se chevauchent autour de l'IA

La trilogie "Corps, esprit et hasard" remplace "Liberté, égalité et fraternité"  

Il pourrait devenir possible de télécharger l'autonomisation de notre cerveau dans la 'noosphère' après la géosphère inanimée et la biosphère biologique rendant l'apprentissage comme un simple transfert d'informations jusqu'au paradigme de l'Homme-Dieu qui peut tout faire comme créer du vivant et se recréer lui-même jusqu'à penser qu'il pourrait exister un 'moi' en dehors du corps.
Le film Matrix mettait en scène un monde dans lequel les machines ont asservi les humains pour s'en servir de piles à énergie.

Les individus sont maintenus dans une sorte de coma artificiel dans lequel il est permis de rêver à une existence toujours plus séduisante que l'existence réelle.


Une réalité virtuelle capable de reproduire ce que l'on voit, de sentir les odeurs et d'avoir l'impression du toucher avec un casque sur la tête, la réalité n'y aurait plus d'intérêt.

Partager des aventures peut emporter le spectateur dans une autre vie,

simplement par une pilule qui donnerait le souvenir d'avoir vécu l'histoire comme dans le film "Total Recall" et dans une espèce de Sim City permanent.

La puissante peur de la mort des géants du numérique n'est conjurée que dans la foi des technologies NBIC et de l'IA, censées accélérer la mort de la mort.

Notre esprit individuel secret est notre dernier refuge d'intimité alors que branchés à nos réseaux de communication permanente, nous rend transparent au reste du monde.

Un monde prévisible serait fondamentalement un monde de l'ennui ou on pourrait tout mais en ne voulant plus rien.

Le risque est essentiel à la vie même soumis à la menace du moindre effort età  la volonté de maximiser son plaisir

Démiurge sage pour maîtriser l'IA

L'intelligence n'est pas comme une fréquence sonore ou une longueur d'onde classée de la plus forte à la plus faible.

Elle est logico-mathématique, spatiale, interpersonnelle, corporelle, linguistique, musicale et naturaliste.

Éthiciens des intelligences sera un des métiers les plus passionnants du futur avec un rôle politique majeur.

La fin du livre parle de quinze scénarios, de sept basculements possibles avec le fil rouge d'une démocratisation de l'intelligence biologique.

En postface du livre, le Dr Alexandre envoie une lettre à ses enfants

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Le nombre de pas entre les paradis artificiels et les intelligences artificielles diminue mais ces pas ne sont pas nuls.

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Conclusions personnelles

J'aime particulièrement les deux pages du livre qui suivent.

Elles montrent qu'au sommet des "IA minders", il existe une différence d'approche de ce phénomène IA

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 Quand on raconte l'histoire d'apprenti sorcier, il vaut mieux ne pas s'étendre sur la tendresse des propos par un fil étroit presque insensible aux usages quotidiens, à force de détricoter le passé, de chercher comment re-tricoter le futur pour que tout le monde y trouve son compte.

"Les stratégies différentes des intelligences" et "Le manichéisme entre passé et avenir" s'entrechoqueront toujours entre anciens et nouveaux.

"La transformation numérique est d'abord un enjeu stratégique"

La complexité mathématique est entrée en collision avec la complexité parfois beaucoup plus complexe encore de l'humain condamné à aller de l'avant sans pouvoir se retourner vers son passé.

J'ai fait partie des contributeurs du numérique pendant 40 ans à son élaboration.

Oui, il faudra rester curieux et réapprendre à apprendre par renforcement pour garder la créativité. 

Le Dr Alexandre partageait son livre suivant "L'IA va-t-elle aussi tuer la démocratie?" avec le politicien Jean-François Copé qui dit en préambule.

"À l’origine on pensait qu’Internet deviendrait le principal outil de la promotion de la démocratie, au contraire le web est devenu un outil majeur de désinformation et de contrôle policier, allié des régimes les plus autoritaires. Le pouvoir est désormais tout entier dans une poignée de mains : Washington avec ses GAFA, le parti communiste chinois avec ses BATX. Le capitalisme cognitif comme économie de la connaissance, de l’IA et du big data va modifier radicalement la hiérarchie des nations. L’Europe est en péril, la France ne réagit pas, le politique est coupable !

Jean François Copé répond aux inquiétudes et anathèmes du Dr Alexandre en affirmant que la politique doit devenir plus importante que jamais pour réguler notre pouvoir démiurgique sur la nature et nous-même et pour décider de l’avenir de l’Humanité. Des initiatives précises sont à prendre aux niveaux  des manipulations génétiques, des sélection embryonnaire, de l'IA, de la fusion neurone–transistor... Il faut sauver la politique pour sauver l’homme."..

La présentation de Mark Hunyadi parle de points importants retrouvés dans ce lien.

Avec le titre innocent "Je ne vais pas dire ce que j'en pense" puisqu'il y a travaillé, Paul Jorion avait présenté un des débats du Dr Alexandre

173 commentaires suivaient de lecteurs dans un ton souvent négatif, hostile, injurieux, le qualifiant de cynique, de professoral, de narcissique, de provocateur, d’orgueilleux en diffusant des aberrations et des bêtises crasse.

Un seul commentateur, un certain Julien Alexandre, avait tenté de résister à la vague de protestations en faisant comprendre "Le seul problème, c’est que l’on relaie une attaque sur un discours que Dr Alexandre ne tenait pas".

"Il faut calmer encore et toujours son cerveau reptilien et revenir aux sources même si ce n'est pas facile", écrivait le commentateur, Arnaud.

Ce livre "La Guerre des intelligences" tente de le prouver.

Effrayer son auditoire pour se faire comprendre et influencer, c'est souvent par la provocation voir le buzz, que cela devient plus efficace aujourd'hui.

Avec le neuro-cinéma, on peut piloter un scénario de cinéma par son subconscient selon les humeurs ou les regards des spectateurs parfois sans même qu’ils s’en rendent compte !

1.JPGUn S&V avait déjà signalé les avantages qui existaient en mixant des cellules vivantes à des microprocesseurs.

Dans son dernier exemplaire, l'article "les robots mous débarquent", apporte une nouvelle couche, plus souples et plus extensibles pour gagner en degré de liberté et de mouvements tout en s'inspirant de la nature.

Il ne faut pas négliger l'effet miroir dont il est question dans "Neurones de l'autre côté du miroir".

Mais, extrapoler son présent sur un futur lointain n'est pas une sécurité d'avoir des interlocuteurs en finale pour confirmer ou infirmer les prévisions.

 

Comment arriver à transformer la guerre des intelligences en paix des intelligences?

Personne n'a la science infuse entre l’humilité intellectuelle et l’acquisition de connaissances.

Les personnes capables d’admettre leurs erreurs et leurs méconnaissances de certains sujets seraient donc, à terme, bien plus cultivées que les personnes présomptueuses.

Être le témoin de la rapidité de l'évolution du numérique oblige à s’inquiéter des dégâts collatéraux.

 La vision plus réaliste de Joël De Rosney me semble plus proche de la réalité quand elle va "Au delà du Transhumanisme, vers l'intelligence augmentée" en parlant d'hyper-humanisme et non pas par l'égoïste, la narcissique et l'élitiste du transhumanisme. 


La "Symphonie du vivant", la nouvelle révolution appelée 'épigénétique', son dernier livre parle des comportements quotidiens et du style de vie à adopter... et pas des risques du traficotage des cellules et des embryonspodcast.

Même si dans le même temps, le Stentrode, implanté dans la veine jugulaire, pourrait permettre aux personnes paralysées de communiquer par la pensée.

Les technologies créent autant de problèmes qu'elles en résolvent, mais ce ne seront pas des solutions minimalistes.     

L'intelligence émotionnelle typique à l'espèce humaine est très importante comme le souligne cet enregistrement bien qu'il détonne avec celui du numérique..

Bien sûr que le paradigme numérique est une religion ou une philosophie comme les autres.

On y croit ou non. On s'y converti quand cela corrobore ses convictions et on s'en retire quand on remarque que cela ne correspond plus à elles.

Papy-boomers et même baby-boomers ont peut-être été sacrifiés sur l'autel d'une évolution trop rapide pour eux mis en relief dans mon anecdote humoristique de la semaine précédente.

1.JPG..  

"Les entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à quitter la Silicon Valley".

1.JPGNicolas Vadot m'avait signalé que dans Le Point, "un des pontes chinois de l’AI, docteur Folamour, pourrait nous précipiter vers l’abîme avec leurs rêves de surpuissance, d’immortalité et de négation de l’être humain. Ce seront les génocidaires du XXIème siècle"

Il voulait parler du taïwanais, Dr. Kai_Fu Lee de "Sinovation Ventures" qui allait plus loin Oracle, en prédisant la fin de la Silicon Valley.

0.JPG"Avec le règlement sur la protection des données, l'Europe s'est tiré une balle dans le pied dans la course à l'IA. A très court terme, l'IA exacerbe les inégalités entre les pays mais d'ici à 2050, le monde sera unifié et connecté", disait-il.

Reste la curiosité pragmatique, constructive et positive par la comparaison de ce qui existe et par la recherche de ce qu'on ne cherche pas avec l'outil du web et de ses hyperliens  pour se (r)assurer que l'esprit humain  a plus de tendances à l'interprétation du réel et à dévier de ses objectifs par ses émotions.

Dans l'évolution, l'homme a bénéficié de quelques neurones de plus et plus de facilités pour communiquer avec ses semblables.

Attendre que les machines installent leur suprématie dans la démocratie pourrait ne pas être un risque, si elles-mêmes s’auto-régulaient avec des principes réduisant les complexités parfois imaginaires des hommes tout en gardant une éthique, une morale en relation avec les trois principes d'Asimov.

0.JPGLe seul paradoxe de ces principes se produit au moment où l'alternative se pose à choisir entre tuer et aimer. 

Le film "Bienvenue à Gattaca" parle d'un monde futuriste dans lequel on peut choisir le génotype des enfants. 1.JPG

Le film présente une société de Gattaca hautement technologique qui pratique l'eugénisme à grande échelle.

Les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants ayant le moins de défauts et le plus d'avantages possibles pour les entreprises et employeurs en recourant à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés. Les personnes conçues ainsi de manière naturelle se retrouvent, de facto, reléguées à des tâches subalternes.

Le roman de Franck Thillier "Gattaca" a pour préambule:

"L'origine de la violence est là où le génome humain détermine son avenir: l'extinction".

L'homme ne sait pas nécessairement où il va, mais il y va, souvent sans évaluer l'impact et sans savoir comment y aller.

L'intelligence artificielle a déjà fait couler beaucoup d'encre et de salive et c'est loin d'être terminé. 

0.JPGLes films de science fiction, souvent dystopiques, nous ont déjà présenté de nombreux problèmes potentiels dans notre futur.

Sujet "tarte à la crème", l'IA est un outil de pointe, partagé entre techno-phobie et potentiel à la réinvention du monde et enjeu du siècle.

Je suis retourné au livre de Luc De Braandere "Homo Informatix"0.JPG.

D'après lui, le l'homo informatix" a été créé sur "trois socles: les mathématiques, la logique et l'informatique, ...une histoire peuplée de chiffres, de raisonnements et d'ordinateurs.... mais avant tout humaine et qu'aucun algorithme ne peut écrire".

Le fameux QI est souvent surévalué dans ses potentiels et devient un "Quotient Immature".

"Les tests d'intelligences sont un peu comme si on voulait estimer la valeur du'une maison en se basant sur le contenu du frigo. Depuis Howard Gardner, plus personne ne conteste la pluralité des intelligences et la nécessité de les combiner. Entre fascination et inquiétude, l'ordinateur ne rendra pas plus libre en aidant à chercher une information mais en ne disant pas laquelle chercher", écrit-il.

"Les intelligences sont multiples avec le bonheur d'être différent" écrivait Josef Sshovaneck

L'Intelligence Artificielle sera-t-elle une sur-intelligence naturelle ou une bombe à retardement ou encore un simple mythe de la singularité convertible en histoires d'"Algorithm & blues"?3.JPG

Nous avons à progresser par lents tâtonnements, génération après génération, nous adaptant à un environnement sans cesse changeant.

 

Et l'humour, bordel... l'IA en a-t-elle?

Alors j'ai cherché les sketchs parlant d l'IA avec humour.

Dr Alexandre assistait à celui de l'humoriste, Roman Frayssinet et n'avait apparemment pas trouvé la paix de l'esprit...


Les maths et la logique n'ont une existence qu'aiguisées par les statistiques.

Et comme toujours, elles sont toujours statistiquement vôtre, puisqu'on les fait dire ce qu'on veut.

C'est pour cela que je retrouve, sans même chercher avec GOOGLE, la bande de Walid qui laisse une conclusion intelligente: "Partout où l'homme passe, il les laisse des traces alors si vous voulez laisser une trace, faites en sorte qu'on aie envie de la suivrepodcast".

Je ne sais pourquoi, mais depuis le 1er avril, j'ai les neurones en drones et le nerf vague qui divague à tenter de trouver les liens intelligents entre l'intelligence, le cerveau et le microbiote. C'est un autre Laurent, Laurent Gerra, qui m'a donné une solution bien naturelle, chez les Taloches, "Pète un coup":podcast.

Alors que ce soir, j'ai les synapses fatigués que je fais un burn-out avec tous ces fléaux modernes à force de ruminationspodcast.
...

0.JPG

 
... rendez-vous à la semaine prochaine... dans cette exploration des possibles futurs naturels ou artificiels sous un autre angle très pascal.

 

Eriofne,

 

18/4/2019: Intelligence et éducation vont de pair, L'ENA, l’Éducation Nationale de l'Administration est mise en cause. Alors POUR ou CONTRE l'ENA podcastpodcast

25/4/2019: le philosophe Marcus Gabriel dit que l'homme a encore des ressourcespodcast

 

Commentaires

Et tous ces gens hyper-intelligents blablatant de l'IA n'ont jamais entendu parler de BABEL

Écrit par : Arthur | 13/04/2019

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Mais oui, les gens babellent

Étymologie du verbe "Babeler": De Babel, ville biblique dans laquelle Dieu confondit le langage pour que les habitants ne s’entendent plus.

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2019

L’avènement des « superjobs » : pourquoi l’automatisation ne vous apportera… que plus de travail

Beaucoup d’études ont été publiées concernant l’avenir du travail, dans un contexte d’automatisation croissante. Un grand nombre d’entre elles se sont penchées sur le nombre d’emplois appelés à disparaître en conséquence. Mais dans un rapport, Deloitte a examiné un autre aspect : la firme s’est demandé quelle serait la nature des emplois créés par l’IA et la robotique, et s’ils étaient susceptibles de compenser ceux qui auront été perdus en raison de l’automatisation.
Certains experts s’attendent à la création de tout nouveaux métiers, tels que des « prévisionnistes de cyber-catastrophes ». Mais selon Deloitte, une tendance émergente semble indiquer que l’on concentrera plusieurs emplois en un seul. En clair : on demandera aux salarié d’effectuer des tâches qui étaient auparavant effectuées par deux ou trois personnes ayant des compétences très différentes.

Les superjobs
Dans son rapport « 2019 Global Human Capital Trends« , Deloitte qualifie ces emplois concentrés de « superjobs ». Sa co-auteure, Erica Volini, qui dirige le département de capital humain chez Deloitte USA, précise que ces emplois futurs combineront « des activités et des responsabilités professionnelles qui, traditionnellement, n’étaient jamais réunies ».
Et elle ajoute que cette tendance est déjà observable, et cite 3 cas d’espèces :
Dans une grande banque dont elle a tu le nom, les conseillers en investissement commencent aussi à intervenir en tant que coachs de carrière. Cette évolution de leur emploi est liée à la constatation selon laquelle les compétences de chacun sont un actif, aussi important pour leur richesse future que leurs investissements financiers.
Dans un hôpital de la ville de Cleveland, on a fusionné en quelque sorte les postes de médecins et d’infirmiers. Désormais, on attend de ses médecins non seulement qu’ils apportent leur expertise médicale, mais aussi qu’ils prodiguent des soins au chevet des malades.
Dans les usines, Volini entrevoit un la création potentiel d’un nouveau métier, consistant à mettre l’automatisation en place, et à collaborer avec des développeurs de logiciels pour former les robots qui exécuteront les tâches en question.

Une réduction de la main d’œuvre au travail
L’un des corollaires de cette évolution, c’est qu’elle aura pour effet de réduire le nombre de créations d’emplois. On peut s’attendre à ce que les entreprises, trop heureuses de faire fondre leurs frais de personnel, l’embrassent joyeusement pour réduire drastiquement leurs effectifs.
Mais ces super-jobs ne seront pas les seuls emplois occupés par des humains. On verra aussi apparaître un grand nombre d’emplois de services, d’emplois requérant peu de compétences, et de « micro-tâches ».
Ces dernières se rapportent à des emplois requérant certes des compétences techniques moyennes, mais pourtant peu rémunérés et pour la plupart, peu gratifiants.
On peut citer par exemple les postes de « concierges numériques », qui seront chargés de faire le tri dans les données numériques pour éliminer celles qui sont dépourvues de la moindre valeur. Pour les illustrer, on peut par exemple songer aux postes de modérateurs de contenus chez Facebook, YouTube ou Google, par exemple. Même si l’intelligence artificielle est appelée à progresser, il faudra toujours des humains pour effectuer ces travaux de tri.
Mme Volini prédit que dans 10 ans, 20 à 30 % des emplois seront des « super-jobs », 10 à 20 % des emplois à bas salaires et peu qualifiés, et 60 à 70 % des emplois « hybrides » qui exigeront des compétences techniques et humaines intermédiaires.

https://fr.express.live/superjobs-automatisation-contenu-postes/

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2019

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Et si l’intelligence artificielle finissait entre les mains de quelqu’un comme Kim Jong-un?

L’intelligence artificielle (IA) est définie comme « la capacité d’un système à interpréter correctement des données externes, à en tirer des enseignements, et à utiliser ces derniers pour atteindre des objectifs et réaliser des tâches spécifiques grâce à une adaptation flexible. » Une définition compliquée pour nous dire que les ordinateurs sont devenus plus intelligents que les humains.
Cela peut avoir d’énormes conséquences. Dans son livre ’21 questions for the 21st century‘, le penseur-philosophe israélien Yuval Noah Harari souligne les dangers de l’IA… Quand elle tombe entre les mains de régimes totalitaires, tels que celui de Kim Jong-un en Corée du Nord:
«À l’avenir, le régime exigera que chaque Nord-Coréen porte un bracelet biométrique. Il surveillera tout ce que cette personne fait et dit, ainsi que sa tension artérielle et son activité cérébrale.
Grâce à une compréhension sans cesse croissante du cerveau humain et à l’énorme pouvoir de l’apprentissage automatique (l’examen automatisé des modèles et des relations dans de grandes quantités de données), le régime nord-coréen pourra découvrir ce que chaque citoyen pense à chaque instant.

Se réveiller au goulag
Imaginez un Nord-Coréen en train de regarder une photo de Kim Jong-un. Les capteurs biométriques détectent sa colère. (Par exemple, au travers d’une augmentation de la pression artérielle et d’une augmentation de l’activité de l’amygdale). Dans ce cas, cette personne se réveillera le lendemain matin dans un camp de prisonniers. »
L’introduction de l’intelligence artificielle a donc non seulement des conséquences sur l’environnement de travail, qui est de plus en plus automatisé, mais elle a également des implications majeures et inquiétantes pour notre processus politique, écrit l’Israélien. « Imaginez un avenir dans lequel les gouvernements devront attendre que des algorithmes leur donne le feu vert pour leur budget ou leur réforme fiscale. »
Surtout quand ces mêmes politiciens ne comprennent rien à l’IA. À propos, combien de nos représentants élus pourraient vous expliquer exactement ce qu’est l’IA aujourd’hui ?. Et quelles conséquences ses applications pourraient avoir sur le plan social ?
Et pourtant, peu de politiciens ont placé cette perturbation technologique au sommet de leurs priorités. Lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, ni Donald Trump ni Hillary Clinton n’ont discuté des conséquences de l’automatisation sur les pertes d’emplois. La portée de la technologie ne s’est retrouvée à l’ordre du jour que récemment dans le contexte du scandale du courrier électronique de Clinton. Ou en ce qui concerne l’impact présumé des médias sociaux sur les résultats des élections.

https://fr.express.live/intelligence-artificielle-dictateur-controle/

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2019

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Et si on devenait meilleur en s’inspirant des autres ?
C’est le mot que nous avons tous à la bouche : l’innovation. Tout va aujourd’hui très vite : une fois sortie, une nouvelle idée est déjà dépassée par la suivante ! Le risque, c’est de se retrouver tétanisé par ce système et à terme, ne plus s’améliorer… Et si la solution venait des autres ?

Innover dans un monde qui change...

https://www.linkedin.com/pulse/et-si-devenait-meilleur-en-sinspirant-des-autres-remy-venesi/?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-3-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=13ZnUgoMGYB8I1

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2019

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Imaginer le futur pour agir au présent : le pouvoir de la science-fiction

Le progrès technologique est devenu exponentiel et gageons que la fin annoncée de la fameuse loi dite de Moore n'y changera rien. Il s'agit d'un changement majeur dans nos modes de pensée et d'adoption des technologies jusque dans notre rapport au temps : le futur précède désormais le présent.
Puisqu'on ignore ce que les technologies rendront possibles à cinq ans tant leur développement est rapide et non linéaire, rien ne sert d'imaginer le futur à partir du présent. Il faut faire l'inverse: imaginer des futurs possibles et désirables et décider, à partir d'eux, ce que doivent être les priorités pour le présent. Dans ces circonstances, plus que jamais, l'imaginaire représente le plus grand des pouvoirs. Dans un monde où le futur n'est pas prévisible ni prédictible, c'est celui ou celle qui en dessine les contours qui a une longueur d'avance. ....

https://www.linkedin.com/pulse/imaginer-le-futur-pour-agir-au-pr%C3%A9sent-pouvoir-de-la-bou%C3%A9e/?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-10-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=3YxS5y8W7XBoI1

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2019

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Musk : « La fusion du cerveau humain à l’ordinateur est pour bientôt »

Neuralink, une startup créée par Elon Musk, serait sur le point d’annoncer la création d’une interface permettant de connecter le cerveau humain aux ordinateurs. C’est ce qu’affirme un tweet du milliardaire américain d’origine sud-africaine, sans préciser aucun autre détail.
Créée en 2016 avec l’ambition de développer des équipements pour améliorer le cerveau humain. Néanmoins, ses activités sont demeurées très discrètes, et l’on en sait très peu sur leur teneur exacte.

« Fusionner avec l’intelligence artificielle »
Sur son site internet, elle évoque une technologie basée sur une connexion reposant sur « une bande passante ultra-élevée » entre le cerveau et l’ordinateur. L’année dernière, Musk a expliqué lors d’un podcast de « The Joe Rogan Experience » que cette technologie permettrait aux humains de « fusionner efficacement avec l’intelligence artificielle ».
Précédemment, le concept de cette connexion avait été détaillé dans un article de la revue Nature Nanotechnology. Il évoquait l’injection d’un circuit flexible dans un cerveau vivant. « Nous essayons de brouiller la distinction entre les circuits électroniques et les circuits neuronaux », avait alors déclaré Charles Lieber, chercheur à Harvard, qui avait co-rédigé cette étude. « Nous devons marcher avant de pouvoir courir, mais nous pensons que nous pouvons vraiment révolutionner notre capacité d’interface avec le cerveau. »

L’IA risque « de transformer les humains en animaux domestiques »
Lors d’une conférence sur la technologie en 2016, Musk a averti que les humains finiraient par être traités comme des animaux domestiques par des machines disposant de l’IA. « Je n’aime pas l’idée de devenir un chat domestique (…) et je pense que la meilleure solution pourrait consister à ajouter une couche d’IA. »
Musk est en effet convaincu que la seule manière d’éviter que l’homme ne soit pas dominé par l’intelligence artificielle est de faire fusionner l’intelligence biologique avec les machines. Les connexions puissantes que l’homme pourrait parvenir à établir entre son cerveau et un équipement numérique devrait donc lui permettre d’échapper à son asservissement.
L’effet perturbateur de l’intelligence artificielle ne réside pas seulement dans sa capacité à effectuer des tâches spécifiques de manière plus efficace que les humains, mais concerne également la vitesse avec laquelle elle peut communiquer avec d’autres des appareils connectés. Les ordinateurs communiquent beaucoup plus vite entre eux que ne le font les humains, ce qui augmente la potentielle menace posée par leur supériorité en matière d’intelligence.
Selon Musk, une dentelle neuronale interagissant directement avec le cerveau permettrait aux utilisateurs de communiquer leurs pensées au travers d’ordinateurs avec davantage de bande passante et avec beaucoup moins de latence que ce qui est actuellement possible via des mécanismes de saisie d’informations tels que le clavier et la souris. C’est donc ce qu’il cherche à créer avec Neuralink : une symbiose entre l’intelligence humaine et la machine.

Des risques de piratage
Cependant, certains experts restent dubitatifs. Ils concèdent que cette technologie pourrait considérablement augmenter la puissance du cerveau humain, mais mettent en garde contre les risques de piratages. Des individus malveillants pourraient en effet utiliser l’intelligence artificielle pour contrôler et diriger les pensées, les décisions et les émotions des gens, disent-ils.
« Les développements technologiques ouvrent la voie à un monde où il est possible de décoder les processus mentaux des personnes », soulignent-ils. « Cela pourrait également créer l’occasion de manipuler directement les intentions, les émotions et les décisions de ces individus. »
«Les avantages cliniques et sociaux potentiels des diverses applications de la neurotechnologie sont très vastes. Mais pour en bénéficier, nous devons guider ces développements pour qu’ils respectent l’humanité, qu’ils la protègent, et garantissent qu’elle n’offre que ce qu’elle a de meilleur. «

https://fr.express.live/musk-neuralink-fusion-cerveau-ordinateur/

Écrit par : L'enfoiré | 25/04/2019

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Le philosophe Marcus Gabriel dit que l'homme a encore des ressources
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/3101640342.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 26/04/2019

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Un implant cérébral traduit des pensées en mots

Il est désormais possible de traduire directement les pensées humaines en mots grâce aux technologies numériques, indique une étude menée par des scientifiques de l’Université de Californie. Selon cette nouvelle étude, l’activité électrique dans le cerveau peut être décodée et utilisée pour synthétiser la parole.
Il s’agit d’une technologie qui pourrait redonner la parole aux personnes souffrant de graves troubles du langage.
Durant leurs expériences, les scientifiques ont demandé à des sujets de lire plusieurs centaines de phrases à voix haute. Ils ont ensuite enregistré les signaux du cerveau grâce à des électrodes. « L’étude ne cherchait pas à transformer des pensées abstraites, mais bien à comprendre les instructions concrètes envoyées par le cerveau aux muscles du visage et à déterminer, à partir de cela, quels mots ces mouvements formeraient », expliquent les scientifiques.
Potentiel
« La technologie en est encore à ses débuts », souligne Edward Chang, directeur de recherche, neuroscientifique à l’Université de Californie. « Mais pour la première fois, cette étude démontre que nous pouvons générer des phrases parlées entières basées sur l’activité cérébrale d’un individu. Grâce à cette technologie, nous devrions être en mesure de construire un dispositif cliniquement viable chez les patients souffrant de perte de la parole. »
Dans un premier temps, une électrode est implantée dans le cerveau pour enregistrer les commandes électriques qui contrôlent l’organe de la parole. L’analyse audio directe permet de déterminer les muscles et les mouvements impliqués lors de l’acte de parole. Ces mouvements sont incorporés dans une sorte de modèle virtuel du système vocal de la personne. Les chercheurs cartographient ensuite l’activité cérébrale dans le modèle virtuel à l’aide d’un système d’apprentissage automatique.
« Le discours de synthèse qui en résulte, même s’il n’est pas totalement clair, est certainement intelligible. Avec une configuration correcte, on aboutit à la production de 150 mots par minute pour personne qui est incapable de parler. »
« Nous avons encore du chemin à faire pour imiter parfaitement le langage parlé », soulignent les chercheurs. Néanmoins, les niveaux de précision atteints constituent une amélioration incroyable de la communication en temps réel par rapport à ce qui est actuellement possible.
« La collecte de ces données d’enregistrement du cerveau et de la parole pourrait se faire de manière préventive dans les cas où un accident vasculaire cérébral ou une dégénérescence est considéré comme un risque », précisent les scientifiques.

Lecture cérébrale
« Divers troubles neurologiques peuvent endommager ou détruire le langage d’un patient », expliquent les chercheurs. « De nombreux patients utilisent actuellement des applications utilisant les mouvements de la tête ou des yeux pour former des lettres. Cependant, cela nécessite un travail particulièrement intensif. «
Dans la prochaine phase de l’étude, les scientifiques espèrent également trouver une solution pour les personnes qui n’ont jamais été en mesure de communiquer verbalement. Ils souhaitent également améliorer de manière significative la qualité de leur technologie.
Les chercheurs soulignent enfin que leurs systèmes ne sont pas assimilables à une lecture de l’esprit. Il s’agit d’une lecture cérébrale, précisent-ils. L’étude n’a surveillé que les régions du cerveau qui orchestrent les mouvements de l’appareil vocal lors d’un discours conscient.

https://fr.express.live/un-implant-cerebral-traduit-des-pensees-en-mots/

Écrit par : L'enfoiré | 30/04/2019

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Episode 1 de la série "Intelligence artificielle, la révolution" de Marie Vancutsem, réalisée par Jonathan Rémy : Et si bientôt, les machines dominaient le monde?

Mars 2016, Séoul.
Lee Sedol est le meilleur joueur de GO, un jeu de plateau d'origine chinoise, de son époque.
Pendant cinq jours, il affronte Alpha Go, une intelligence artificielle développée par Deep Mind, une filiale de Google, sous les yeux de millions de téléspectateurs médusés.
La machine remporte 4 parties sur les cinq, sa victoire est écrasante. Depuis, Alpha Zéro, la nouvelle version d'Alpha Go, a fait son apparition. C'était l'année passée.
Elle bat tous les meilleurs programmes d'échecs, de go et d'échecs japonais existant, et surtout, elle a appris seule, en quelques heures seulement, en jouant des millions de parties contre elle-même.
Les chiffres, la vitesse, la vertigineuse capacité de calcul. C'est le côté spectaculaire de l'IA. Et soyons franc, ça file un petit frisson glacé le long de l'échine.
Mais au fond, posons-nous la question...Battre l'humain au jeu de go, est-ce battre l'humain tout court?

http://rtbf-pod.l3.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/r/r9oiYkEZpr.mp3

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_et-si-bientot-les-machines-dominaient-le-monde?id=10263920

Écrit par : L'enfoiré | 05/07/2019

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