Confiance en l'argent dans le temps et dans l'espace? (08/11/2021)

0.PNG.jpgSamedi 16 octobre, je me suis rendu au Musée de la Banque nationale de Belgique.

Ce n'était plus dans la Banque Nationale, elle-même, comme cela avait été le cas en 2012 quand je m'y étais rendu aussi et que j'écrivais un article avec le titre "Monétarisme vaudou" en ajoutant quelques points sur l'économie de l'époque.

Changement d'époque, changement de mœurs.

La visite du périple historique s'est accompagné de récits audios dans les oreilles permet de suivre les étapes.

Une occasion de retourner en arrière dans quelques billets anciens qui dénoncent ce qui semble arriver aujourd'hui et une réponse multiple à la question qui se trouve à la fin du titre.

Désolé d'avoir des redites en près de 17 ans d'existence sur "Réflexions du Miroir" tout comme dans les expositions d'ailleurs...

Mais quand on écrit un journal, on remarque que rien n'arrive par hasard et que l'histoire se répète avec des variantes comme les virus.

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L'exposition de la BNB

Au rez-de-chaussée

Le présent de la BNB et son rôle dans l'administration de la Belgique remise dans son contexte historique..

D'entrée de jeu, il est mentionné : "En matière économique, les bons choix qu'il s'agisse d'épargner, d'emprunter, d'investir, d'acheter ou de vendre, il faut être assuré que l'argent garde sa valeur, que chacun respecte les obligations avec des échanges sans heurts, en toute sécurité avec la fiabilité des chiffres et des informations dans la stabilité qui génère la confiance".

Un cadre contient la maxime: "La confiance est comme un château de sable, aussi difficile à construire que facile à détruire"

Aujourd'hui, comment fait-on pour identifier et vérifier un billet de banque?

Dans l'infrarouge, au recto du billet avec la visibilité du nombre vert émeraude avec le grand chiffre reprenant la valeur faciale, à droite, le motif principal et la bande argentée. L'ensemble apparaît alors dans des nuances de gris tandis que le reste disparaît sous l'effet des rayons.

   Au 19ème siècle, les billets de banque représentent plutôt des allégories et des figures mythologiques.  

Ensuite, le billet devient une œuvre d'art qui doit devenir une carte de visite pour le pays d'émission. Des thèmes représentant le travail, l'épargne, la prospérité, le progrès, la nature et le patrimoine exprimés par la liberté des artistes créateurs qui n'est pourtant jamais été complète.

La qualité de la contrefaçon nazie des billets de 20 livres pour déstabiliser l'économie britannique a trompé plusieurs fois, les plus audacieux des testeurs.

Entre 1994 et 1998, paraissent les derniers billets en francs belges avec des artistes belges mis à l'honneur. Le problème des monnaies s'est déplacé au niveau européen.

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Au premier étage,

L'histoire de l'argent débute en Mésopotamie et en Grèce avec le Tétradrachme

Il y a environ 3500 ans A.C. en Mésopotamie, les matières premières et de céréales sont initialement échangées par le troc se transforme en échanges contre des tablettes d'argile, suivies par des transferts "compte à compte" avec des grains d'orge "siglos" ou "sicle" mais sans l'utilisation de pièces. 

Au 5ème siècle AC, les Perses frappent les premières monnaies qui prennent le même nom de "sicle".  

A l'époque impériale romaine, la monnaie en pièces d'argent ne cesse de se déprécier. Pour payer le solde des soldats, les empereurs commencent par réduire la teneur en métal du Denier. Du coup, les marchands augmentent leurs prix et diminuent d'autant le pouvoir d'achat de leurs clients. Au 3ème siècle, l'hyperinflation pousse Dioclétien à lancer le nouveau "Denarius argenteus" inférieur au Denier pour plafonner les prix. Retour au payement des biens en nature, c'est-à-dire "service contre service".

Au Moyen-Age, peu de monnaies sont en circulation dans les campagnes. Les échanges se basent dans une économie de marché de "donnant-donnant". Le Triens ne sert que pour les échanges de haut de gamme mais pas pour les petites sommes. Dans son empire, fort de celui-ci, Charlemagne impose le Denier comme monnaie unique. A sa mort, c'est l'éclatement de l'empire et le retour de monnaies locales ou de moyens simplistes de l'échange.

Pour raison de stabilité, le besoin de numéraire s'impose avec une monnaie conçue en or. Progressivement, l'or devient la monnaie refuge et de référence.

Au 17ème siècle, la Suède est le premier pays à émettre du papier-monnaie pour résoudre le problème des pièces de monnaie qui ne convient pas pour le payement de grosses sommes.     

Le Vierlander, le Florin et le Franc se construisent tous en monnaies frappées. Le Franc de Napoléon, basé sur le système décimal, permet d'établir un cadastre des biens immobiliers comme base de réforme fiscale alors que les billets en papier-monnaie s'effondrent. 

Dès 1851 en Belgique, la Banque nationale devient centrale dans l'Etat en possédant la moitié de la richesse en actions et l'autre moitié dans une société anonyme. Cette séparation n'est pas fortuite mais un indice de ce qui va suivre.

Inflations et déflations commencent à rythmer la monnaie en alternance entre les guerres mondiales. La monnaie-papier s'écrase. Il faut des millions de DM pour payer un pain. La famine s'installe et la confiance en la monnaie n'existe plus. Le phénomène se déroule actuellement au Venezuela.

Une stagflation se crée suite au blocage des salaires que les marchés noirs accentuent les problèmes par le lien entre l'offre et la demande.

L'Etat-providence rétablit la situation par un "miracle-belge" avec l'opération Gutt. Stabilité retrouvée, le Belge commence à épargner et à s'enrichir.

En 1973, crise pétrolière et 1982, la dévaluation du franc belge engage une nouvelle procédure de construction d'une monnaie unique européenne mais l'exposition s'arrête là. 

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Photos de l'exposition (lien)

J'ai été attiré par l'exposition parce qu'elle était présentée par un lingot d'or et pas par des monnaies qui elles, étaient déjà présentées avec leur histoire en 2012.

C'était donc pour moi, un bis.

Avant d'arriver à aujourd'hui, un petit tour rétro par la ruée vers l'or
podcast.

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Entretiens de deux économistes

 

Deux entretiens apportent leurs idées que j'ai compressées ci-après.

Georges Ugeux

- Jusqu'en 2003, vous avez été l'ancien patron de la Bourse de New York. Depuis 2009, vous avez évolué en écrivant "La Trahison de la finance", "Wall Street à l'assaut de la démocratie". En 2022, vous comptez publier un livre sur l'économie destiné aux adolescents. Aujourd'hui, vous  analysez comment les marchés financiers ont le culte de l'actionnaire avec l'attitude pusillanime des gouvernements accroissant les inégalités sociales. Avez-vous viré votre cuti?", lui demande l'interviewer. 

- Avec du recul, les expériences et avec l'âge, j'ai adapté mes idées aux nouvelles conjonctures. L'économie des marchés financiers s'est désolidarisée de l'économie réelle ou plutôt, la première anticipe l'évolution sur la dernière qui réagit avec effet retard. L'argent est stocké en Bourse dans l'attente de jours meilleurs après la pandémie. Il devient une dette pour la société alors que celle-ci ne trouve rien de tangible en correspondance avec la vie réelle sinon de manière transactionnelle. 75% de l'emprunt des sociétés a pu ainsi être diminué au niveau de 10% des recettes de l'Etat. Le déséquilibre s'est accru avec les taux d'intérêts planchers poussant les capitaux là où ils sont restés les meilleurs pour l'investisseur. Les Etats européens n'ont que les banques centrales de la BCE pour se couvrir.  Calibrer les échanges entre emprunteurs et épargnants en injectant les potentiels des marchés, c'est le rôle des banques centrales qui sans cela creuserait d'autant l'écart entre riches et pauvres avec la complicité de la politique. Les gouvernements sont sans moyens et ne peuvent rien faire puisqu'ils sont dépendant l'un de l'autre. L'Etat n'emprunte plus pour investir dans l'avenir mais pour réduire les trous créés par les soutiens à la pandémie et aux crises souvent climatiques comme en juillet. Les entreprises voyant le prix de leurs actions en surchauffe, les rachètent pour maintenir la stabilité de leurs cours. La proposition de relier les stocks options aux cours de Bourse et à leur financement et pas aux performances des entreprises sans tuer les marchés, serait inutile et pourrait devenir suicidaire. Uniformiser les taxations à l'échelle mondiale pour éviter les concurrences entre pays serait un premier pas dans la bonne direction. Ce qu'il faut réaliser c'est augmenter les taux d'intérêt, petit à petit, sans craindre une récession. Si les dividendes n'augmentent pas, cela peut être dû à un vue en court-termisme. Il est manifeste que licencier est nécessaire quand l'entreprise va dans la direction du crash boursier. Le problème c'est que les finances publiques sont entre les mains de politiciens propulsés dans un grand bain dans lequel ils ne savent pas nager au bord de la piscine. Les politiciens ne sont pas des citoyens normaux comme les autres. Ils se doivent d'avoir acquis des connaissances en économie et en tant d'autres choses que leurs seules prérogatives. Quand on dispose de la connaissance et de la liberté d'action, parler relève du devoir. Le mouvement pour le climat porté par les jeunes est un investissement utile mais à plus long terme dans les ESG (Environnement Social & Gouvernance) et dans un capitalisme plus solidaire.  Quand le budget des Etats sera consacré exclusivement au remboursement des intérêts de la dette, il y aura une révolution. Pour un particulier, capitaliser et investir pour sa retraite quand c'est possible, est naturel et nécessaire. Est-ce cela se plonger dans le capitalisme d'une production qui se veut en permanence manipulée par le prix minimum en se foutant de ce qui se passe en arrière-plan? Pour arriver à ce prix minimum, c'est pousser à la production par une quantité maximale produite souvent à l'étranger. La transition énergétique peut attendre mais pas trop longtemps. Quand on voit le film documentaire de Yann Arthus-Bertrand  "Legacy. Notre héritage", nous avons beaucoup à faire et à imaginer pour rectifier notre marche en avant. 0.jpgLes magnifiques images du début du film sont devenues plus angoissantes dans la deuxième partie.  Le « how dare you » de la petit Greta Thunberg est un changement de paradigme et de mentalité. Ce sera dur à envisager et à supporter. Ce n’est seulement pas à coup de Cop seules qu’on arrivera. C’est à chacun qu’il faudra se résoudre à changer ses habitudes et comprendre ce que veut dire le changement climatique dans lequel il faut faire plus avec moins. La Bourse, aux dernières nouvelles économiques, les marchés boursiers ont encore progressé. La plupart des indices ont déjà corrigé les pertes de 2020, récupérées par le soutien des solides résultats d'entreprises. Les craintes de stagflation semblent s'atténuer quelque peu. La saison des résultats aux États-Unis ressemble à la revanche de la ‘vieille’ économie. Intel doit augmenter sa production, ce qui pèsera sur les marges. La plateforme de médias sociaux Snap a vu la croissance de ses revenus publicitaires en ligne ralentir considérablement. Les entreprises font moins de publicité car elles ne peuvent pas servir les consommateurs en raison des pénuries. Les matières premières, l'énergie et les produits agricoles deviennent rapidement de plus en plus chers en raison des perturbations causées par le Covid-19". 

 

Guillaume Pitron

Dans la foulée, Guillaume Pitron rappelle que "la génération climat remet en question les modes de consommation qui sont aussi gourmands en énergie numérique. Les jeunes adorent l'économie verte. Certains pensent à des processus de recyclage, de la réparation, de la relocalisation des réseaux à l'échelle des communautés d'usagers dans "people planet profit" par une optimisation capable de contrebalancer par une fiscalité calibrée en fonction de la pollution produite. Un internet moins libre et moins ouvert, un accès payant privilégient les fonctions sociales les plus importantes qui sont devenues souvent galvaudées, reliées aux idées bénéfices sans suite. Amazon et l'eCommerce ont trompé les consommateurs en laissant l'entreprise livrer les marchandises nécessaires à l'utilisation du matériel nécessaire à l'utilisation d'Internet avec une odeur de beurre rance, un bruit de la stridence des serveurs, de couleur verte des données, une texture, un gout de sel des câbles sous-marins et de poivre des dérives des infos déviées de leurs objectifs avec pertes et profits. Tout cela plonge dans une pénurie de transporteurs physiques et de livreurs de matériel augmentant la pollution sur les routes".
L'enfer du numérique:podcast

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Que conclure après ces deux témoignages?

0.jpgAvec le recul et beaucoup de commentaires, on s'aperçoit que tout se tient par la barbichette en valsant autour de l'argent, qu'il soit réel ou fictif ou sous forme de dettes. 

Le G20 a décidé que la taxe minimale dans le monde sera de 15% ... pour 2024.0.jpg

Les objectifs de la COP, 26ème du nom, sont clairs
podcast.

Prévisible, une telle situation?

Bien sûr et même nécessaire quand on sait que la Terre a des dimensions bien finies. 

En 2006, Al Gore avait été à la base du film "La vérité qui dérange".

En 2015,  c'était le titre "COP21, non peut-être" qui rappelait à l'ordre comme un disque rayé.

Aujourd'hui, Greta Thunberg qualifie déjà la COP26 d'"échec"

Cette fois, les différentes nations à Glasgow engrangent quelques ténus résultats comme l'arrêt de la déforestation, la neutralité carbone et la diminution de la diffusion de méthane mais... avec une échéance maximum au-delà des 10 ans minimum. "Le temps presse", clament les jeunes.

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L'argent au début du 21ème siècle

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Rien de réellement possible sans argent et encore moins dans le futur de la transformation.

Après la titrisation des épargnes et actifs financiers comme les créances sous forme de papier en actions ou obligations émis sur le marché des capitaux, la dématérialisation des titres supprime la représentation physique des titres ou du registre des actionnaires de l'entreprise et une inscription en compte sous format électronique remplace. 

Dématérialiser veut dire que l'argent devient progressivement virtuel.

Les transferts de poche en poche sont souvent convertis en système transactionnel avec les banques en intermédiaires.

Les centimes sont arrondis ou s'effacent discrètement derrière des unités qui veulent encore dire quelque chose "potentiellement parlant".

Après plus de 20 ans d'utilisation de l'euro, s'il n'a pas réellement augmenté en potentiel par rapport à l'ancienne monnaie belge et monnaies étrangères, l'euro a minimalisé les anciens montants sur une échelle plus basse en se rapprochant du dollar américain qui valait fixé à 50FB avant la décision de Richard Nixon qui rendit l'argent fluctuant entre monnaies. Les fluctuations de cours se poursuivent depuis que l'argent monnaie n'a plus de repère, de référence fixe, relié à l'or ou à d'autres matières premières. 

L'euro unitaire est devenu depuis l'avènement de l'euro, la pièce qui équivalait à une tune de 5FB de l'époque. Je me souviens d'un voyage en Floride en 1981 et quand j'avais donné 0.50$,de pourboire, la réponse donnée "that's not for me". Les Etats Unis ont toujours précédé les raisonnements des européens. Hier, c'était la vingtième commémoration du crash financier de la Sabena qui, il y a dix ans déjà, m'avait fait écrire son histoire par son slogan, "Avec la Sabena vous y seriez déjà".

Aujourd'hui, c'est la réouverture des lignes aériennes avec les Etats Unis après 18 mois podcast.

L'avion tellement décrié  pour sa libération de CO2 dans l'atmosphère, par les écologistes qui poussent à utiliser le train, mais qui ne se posent pas la question de savoir comment éviter l'avion pour atteindre des îles et d'autres continents.    

L'euro a créé une dévaluation de fait par rapport aux biens de consommation qui se répercute depuis sur les salaires qui rétribuent le travailleur sur de plus courtes périodes et en dégageant à la rigueur, des aides structurelles pour les plus démunis sans travail.

0.jpgDans quelques pays scandinaves, la monnaie en dur disparaît.

Tout d'abord, la facilité qu'apporte les cartes bancaires par l'utilisation d'argent virtuel stocké en banque, ne voit plus ni la couleur des billets ni le poids des pièces de monnaie. Les cartes de crédit, elles, repoussent les paiements globalement à la fin de chaque mois. C'est presque un miracle de pouvoir payer en ne pensant plus au paiement futur.

Récemment, les Gilets jaunes se rebellent et veulent maintenir l'argent de poche pour payer les frais sans passer sous le contrôle transactionnel en laissant une tracer.

Pour ça, il y a eu un temps avec des petites sommes payées à l'avance et enregistrés sur une carte "Pronto". Elle n'existe plus.

Une émission de "C'est vous qui le dites" du 19 octobre podcast

Mais, encore une fois, cela va à contresens avec la marche du temps.

Pour survivre, il faut s'adapter à son époque et pas à une autre plus ancienne.

Le seul véritable avantage des seniors sur les juniors, c'est d'avoir emmagasiné plus d'expérience et de souvenirs pour comprendre.  

Je me souviens d'un de mes chefs hollandais qui, dans les années 80, me disait "la vie est mal faite. Les jeunes devraient avoir beaucoup d'argent pour s'installer et les vieux qui ont de l'argent, ne parviennent souvent plus à le dépenser suite à des défauts dus à la vieillesse et la perte de mobilité".

J'ignore quel est son état aujourd'hui. Sur Facebook, il en existe un mais est-ce le bon?

Il s'appelait Cees Rood et il s'amuserait à lire ce que j'écris aujourd'hui.

Aujourd'hui, nous sommes à l'ère du Covid et de la pensée "climat".

Les gouvernements sont plutôt pour cette virtualisation des monnaies puisqu'ainsi ils peuvent contrôler les transactions en suivant leurs traces, éviter les dessous de tables, l'argent noir et ainsi se servir de quelques taxes au passage.

Le Covid a poussé implicitement à fermer l'accès aux banques et à utiliser les paiements électroniques. Dans les magasins, beaucoup de caisses n'acceptent même plus l'argent en monnaies. Jusqu'à une certaine somme, il n'est plus nécessaire d'entrer un code en mot de passe en paiement. Les jours des caissières sont comptés. Le "do it yourself" a pris les devants à tous les niveaux des échanges. 

Certains commerces de détail, de services à la clientèle ne se bousculent plus après le ralentissement de l'activité après 2020 et son Covid confinant. Ils ne retrouvent plus l'affluence éventuelle qui se produisait encore jusqu'en 2019.

Le Covid a mis entre parenthèses beaucoup d'activités humaines et avec elles, mis les hommes confinés en jachère ou en reclassement dans de nouveaux secteurs d'activité. 

Il est vrai que l'année 2020 a ralenti de 3 semaines sur le jour du dépassement.     

Les magasins préfèrent aussi ne plus avoir à comptabiliser les billets et les pièces, en fin de journée, les montants déjà ajoutés en transactionnel.

Les Belges disent un "oui franc et massif" à la taxation des plus riches.

4.jpgLes super-riches, comme Jeff Bezos qui polluent et plombent les efforts climatiques, ont vu leurs bénéfices s'envoler alors qu'ils contribuent largement à la pollution et au réchauffement climatique que la moitié de la population humaine. Ils ont eu les moyens de changer leurs habitudes. Ils n’ont tout simplement pas l’air d’en avoir envie.

Imaginons que tout soit différent.

Que reste-t-il de positif à réaliser pour tous avec une telle manne ainsi constituée? Qui serait en charge de l'orienter et de la manager?

Sommes-nous réellement entrer dans "le paradigme du partage"?

Le partage de ce qui reste disponible, évidemment.

Manager pourrait entrer dans une zone de perte de liberté et de turbulences à ne plus pouvoir faire ce qu'on a envie et ce qu'on rêve.

Les activités ne sont que régulées par un rapport entre le prix et les performances.

Des prix trop hauts déséquilibrent la balance fonctionnelle. Des prix trop bas obligent à se poser la question du pourquoi ils sont arrivés à ces prix planchers. 

Au niveau international, les bitcoins, initialement considérés comme risqués et ennemis par les banques au départ, ont pris du champ vers une utilisation plus stabilisée. On vient d'apprendre que le Salvador utilise le bitcoin comme monnaie officiellepodcast.

La confiance en l'agent dans le temps et l'espace est liée à la confiance des hommes en eux-mêmes puisque ce n'est qu'eux qui dans le monde du vivant ont inventé seuls l'argent pour se donner du pouvoir d'achat.

0.pngLes jeunes qui sortent du cocon familial pour se retrouver dans le monde du travail, doivent trouver leur propre chemin entre malaise, inquiétude et méconnaissance financière alors que l'argent et les questions matérielles deviennent subitement une question centrale dans leur autonomie du quotidien en tant qu'adulte. Le problème, c'est qu'il y a une inadéquation entre la demande et l'offre des postes de travail à pourvoir
podcast.

Former une famille, c'est un choix entre louer ou acheter une maison avec des dimensions liées à l'importance du désir de constituer une famille alors que les jeunes, dans le fond, détestent l'argent tout en adorant les potentiels qu'il donne.

Un quiz s'impose sur l'argent et les banquespodcast.

Leur choix reste entre recevoir un bon salaire ou un travail qu'ils aiment en fonction du sens qu'il peut apporter. Une seule manière de sortir de l'impossibilité de trouver une habitation à un prix "jeune", c'est la cohabitation.

"Les femmes travaillent gratuitement et .. l'écart salarial augmente" est-il dit.

Il augmente aussi bien pour les hommes.

Le Danemark est le pays le plus heureux au travail grâce à la souplesse de ses pratiques par la flexicurité. Un modèle à étudier dans les détails. 

Pour le retraité pensionné, la banque peut aussi avoir du plomb dans l'aile.

Dernièrement j'écrivais "Un terrible sentiment que tout se déglingue". Les seniors ne peuvent plus suivre le rythme de l'évolution que l'on présente comme des progrès. La confiance dans l'argent s'étiole et les plus vieux comptent encore en FB avec l'impression d'être ainsi quarante fois plus riches. 

Le présent du retraité avec une vie qui s'allonge dans le temps,  avec des retraits automatiques de la pension par une série d'assurances vieillesses.

Le présent du jeune, c'est apprendre à gagner sa vie, de façon durable pour sa propre retraite dans un avenir tellement plus proche qu'on le penserait.

Ce sont le 2ème pilier en épargne forcée et le 3ème pilier pour épargner soi-même qui permettront de la conserver un revenu espéré pour les futurs "vieux", arrivés eux-mêmes à la pension.0.jpg 

Si pour les jeunes, le cash n'a définitivement plus la cote, comme on le lit et le dit, ce n'était pas le cas avec des parents qui sortaient de la seconde guerre. Les loisirs disponibles n'étaient pas un ensemble de loisirs entourés de copains d'aujourd'hui chez les jeunes.

A l'époque, seules quelques booms pouvaient donner cette impression de communauté d'aujourd'hui, organisées alors dans les caves des parents. Ma mère avait parfois le sourire, mais surtout le sou_rare.

0.jpgSelon un sondage parmi les jeunes de moins de 35 ans, ils épargnent un peu sur un compte d'épargne, en Bourse ou dans l'immobilier dont ils rêvent acquérir lors de cette création de leur famille.

Suite au Covid, comme les banques ne rencontrent plus leurs clients en face à face autrement que sur rendez-vous, les jeunes ne s'adressent plus que rarement à leur banquier s'il reste du temps disponible entre les loisirs et un samedi pluvieux.

Seulement 10% d'entre eux font aveuglément confiance aux banques. Comme les banques ne sont pas des entreprises philanthropiques, elles se rendent compte qu'Internet qui a permis de tout faire sans elles, réduisent leur personnel et augmentent le tarif de leurs prestations en frais fixes pour la maintenance des comptes auprès de leurs clients.

La mondialisation est accusée de tous les maux. Est-elle condamnée?

Selon des économistes, la mondialisation n’est pas morte et demeure indispensable à la prospérité. Un déclin structurel du commerce mondial aurait des effets néfastes. La démographie, la durabilité et la numérisation vont redistribuer les cartes du commerce mondial dans un monde que l'on a découvert infini.

En 2014, j'écrivais "Pourquoi les riches triomphent" après la lecture du livre avec le même titre de Jean-Louis Servan-Schreiber.

0.jpgLe dernier magazine Oblik répondait à la même question en titrant "Un pognon de dingue" et donnant 50 raisons pour lesquelles les riches gagnent à tous les coups.

Généralement, les crises bénéficient toujours aux plus riches. En Russie, l'augmentation a été de 34%, en Suède 29%, en Inde 19%, aux Etats Unis, en France 17% et en Chine 15%.

En 2018, plus de 50.000 euros séparent les plus riches des plus pauvres.

En cause, l'hérédité dans les grandes familles et un peu de diplômes. Travailler ne suffit plus. Il y a plus de cadres que d'ouvriers. Tout est bon pour arriver à des titres de plus en plus gonflants de prestige. Il est certain qu'il existe des cadres qui se retrouvent dans des tubes aux responsabilités très limitées jusqu'à la gestion des chiottes d'une entreprise ou du service de tables pour parler du vin aux invités.   

Que dit-on après tous les discours et les lectures?

Y a plus qu'à..., non?

N'importe quelle voie de l'avenir coûtera beaucoup de moyens et d'argent et en plus, un changement drastique des habitudes.

Tous les interlocuteurs prêchent pour leur propre paroisse.

Ce n'est pas le changement de nom de Facebook en Meta qui changera le climat.

0.jpgFacebook est devenu un corbeau, les communications se retrouve en porte à faux. L'avantage du numérique, sa créativité nécessaire. Le désavantage de l'avantage, rien n'a plus le temps d'être consolidé dans un temps suffisant.  

Quelques lecteurs ont compris que je ne vois pas les réseaux sociaux en odeur de sainteté.

Un débat tente de déterminer si ces organismes GAFAM gigantesques sont encore sous contrôlepodcastpodcast?

Un autre débat sur la COP définit ce qu'implique les problèmes de climat et la réalisation de changer de cappodcastpodcast.

Bill Gates doute d'arriver aux objectifs de la COP26 à 1,5°C. « Si nous voulons y parvenir, nous avons besoin de beaucoup d’argent et nous devons investir davantage dans les nouvelles innovations », a déclaré le milliardaire. 

Dans son entretien, Guillaume Pitron mettait en garde contre la pensée unique liée aux nouvelles technologies et à l'économie verte. 

Tout le monde a des avis partagés sur le "comment faire".

Je ne serai probablement pas là pour constater qui avait raison.0.jpg

Quand on parle d'argent, d'énergie, d'investissements et de confiance, on sait où on commence mais on est loin de savoir où cela débouche. 

En pleine actualité, on apprend que tous les biens essentiels comme la nourriture augmentent de prix et là, tout commence à coincer et il faut choisir entre manger et se chauffer. 

Face à l'inflation, à la hausse des prix et des dépenses, l'encours des comptes d'épargne a diminué de 1,5 milliard d'euros en un trimestre.

Le prix du pétrole augmente aussi mais en jouant au yoyo.

On a pu constater qu'en 2020, l'activité industrielle et commerciale a marqué une pause importante.

Le lien entre économie et écologie se produit plus facilement dans des moments de repos forcés de l'activité même si j'écrivais en 2008 "L'éconologie, rêve ou réalité?". 

0.jpgOn a vécu l'inflation dans les dernières années du 20ème siècle.

Après les clashes de la finance dans les années 2007 et suivantes, une stabilisation des taux d'intérêts s'est produite avec un goût de déflation

Aujourd'hui, le Covid et les problèmes liés au climat  vont dans le même sens du rationnement, de la rationalisation d'éléments qu'on ne voulait pas voir.

Le rejet des sceptiques se rejoignent aussi  podcast.

De toutes manières, nous voici entrés dans une nouvelle zone de turbulence en stagflation comme dans les années 70 mais réactualisée à un rythme forcé et urgent pour rattraper les retards de prises de décisions.

La situation de l'économie souffre peut-être simultanément d’une croissance économique soutenue et d'une croissance idéologique rapide des prix et de la productivité, de la compétitivité et de la performance mais avec moins d'acheteurs en bout de ligne.

0.jpgLe plus grand danger pour l'Occident, c'est de n'avoir qu'un seul fournisseur: la Chine.

L'Occident a considéré très longtemps que la Chine était l'usine du monde et qu'elle livrerait tout ce que l'Occident considère comme polluant et n'aimait pas produire en son sein. Intelligemment, elle a greffé ses méthodes de constructions et son modèle qui ne correspondent plus aux idées de solidarité et de démocratie occidentale.1.jpg

Elle a mis ses pions un peu partout en rachetant des entreprises, du terrain à bas prix et en jouant aux donateurs généreux en Afrique ou en infiltrant sa route de la soie. 

En occident, une démographie va ralentir et poussera probablement à inventer un chômage technique alternatif ou du mi-temps pour subsister et résister au tumulte des monnaies scripturales du yuan.

La meilleure énergie reste celle que l'on ne consomme pas ou que l'on produit par la force de ses propres forces physiques de ses jambes.

1.jpg<---Il n'est pas question de retourner à l'ancêtre direct de l'homme moderne comme le raconte l'image après un clic sur elle.

Les inventions des hommes ont poussé les inventions à aller de plus en plus vite pour atteindre un point à un autre dans l'espace et le temps.

Il suffirait de se rappeler quelques principes ajustés aux besoins réels et ensuite, de les appliquer après avoir pesé le pour et le contre dans la balance du temps.

Aujourd'hui, il y a une pénurie de matières premières et elle fait monter les prix.

En 2013, j'écrivais "Quand y en a plus, y en a encore. Enfin, presque...".

Aujourd'hui. ce mot "presque" prend une toute autre valeur.

On évalue certaines augmentations de prix à plus de 300%.  

En principe, jusqu'à maintenant, les "matières secondaires humaines" ne font pas défaut mais elles sont malheureusement dans des zones de l'espace bien précises. 

Le taux de chômage est soutenu, en effet, mais il contredit le carré magique de Kaldor qui est devenu un carré avec bien plus de quatre côtés qui se regardent en chien de faïence et en cherchant qui fera le premier pas ou le plus décisif.

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La dernière question: est-ce que dans l'évolution des espèces vivantes, l'homme a-t-il été créé pour travailler ou pour penser?

La conclusion: Si on peut avoir dans les chiffres et les sciences exactes, il faut rester suspicieux face à ce que les humains en font en faisant des erreurs de calcul des risques.

On est toujours le pauvre de quelqu'un et le riche de quelqu'un d'autre.

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...

Le coin de l'humour, du passé, du présent et du futur, sous forme de podcasts, de dessin, d'allégorie, de film et d'expression française

Un mardi, avant le congé de la Toussaint, le brouillon de GuiHome exprimait ses idées de jeune artiste

podcast.

Un cactus chante la vie chère au travers des vedettes de la chansonpodcast

Un autre cactus se lance dans des prospections en 2031 podcast

Le futur pourrait être très mitigé.

En juin 2007, je décrivais la vie en 2050 avec un peu d'imagination et un peu de pessimisme dans "Le bâton et plus beaucoup de carottes".

Qui sait, peut-être en ferais-je encore partie puisqu'on vit bien plus longtemps que hier.

La semaine dernière, L'Echo s'est fait la même réflexion avec un peu plus d'optimisme "24 heures de la vie d'une Belge" (lien).

Demain, en 2050, quand les jeunes de 30 ans d'aujourd'hui, en auront 60, leur  logement sera très probablement plus réduit mais mieux adapté à l'environnement et à l'espace résiduel.

Moins technologique avec un retour à plus humain en face à face sans smartphone comme intermédiaire.

Un environnement de cités plus convivial, plus aéré pour refroidir les trop grandes chaleurs. L'intelligence et les connaissances mises en commun.

Quant à l'argent et à la confiance qu'on aura avec lui, elle sera adoucie par des échanges entre des services donnés et des services reçus, plus de location temporaires de matériel en fonction des besoins immédiats.

Pour terminer ce billet, je n'ai eu qu'à reprendre les événements de ce dernier dimanche en soirée.

La psychologue Mélusine qui lit aussi dans les astres, m'a donné une manière d'envisager le futur sous le signe du verseau dans une sorte de nouvelle Jérusalem en ces mots: "Harmonie et compréhension, sympathie et confiance abondante, plus de mensonges et de dérisions, des rêves vivant de vision d'or, de révélation de de cristal mystique dans la vraie libération de l'esprit en ajoutant cette musique d'un autre temps... 


... ou par le Carré de Nicolas Vadot, apporte une autre version dessinée...

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... et ne pas oublier de rire dans une version picturale de "Amusez-vous, amusez-moi' au retour dans le  passé d'une révolution.

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Et si on ajoutait aussi une allégorie avec des extraits du dernier "Jardin extraordinaire" avec des animaux de nos forêts? Les commentaires expliquent que "les prédateurs profitent de leurs proies avec opportunisme tandis que leurs proies survivent en volant l'œuf du prédateur en épargnant au maximum l'énergie". La seule différence avec les hommes, pas d'argentpodcast.

Quant au film parodique de Koh-Lanta sur TF1, "Rendez-vous chez les Malawas" dans un autre espace temps, il montre que l'argent n'a plus cours et donne une leçon d'humilité tout en refroidissant l'ardeur de ceux qui pensent retourner trop loin en arrière dans le temps.

En 2008, il y a 13 ans, en pleine déconfiture, mourrait ma mère avec ses sous et ses rêves de grandeurs inachevés. 

Quant à Bernard, il nous apprend d'où vient l'expression "Bayer aux corneilles". Une expression qui une fois retraité, m'a permis d'écrire "Le pouvoir de l'inutile".


 

En rapport avec ce texte, il m'envoie


PS: Ce billet a été publié vendredi dernier en pré-version sur Agoravox.fr pour scanner les premières impressions. 

 

Allusion

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