16/06/2012
Le monétarisme vaudou
On vient de voir que les chiffres font un malheur dans le monde du numérique. Pour vivre en société, il faut apprendre à compter avec l'économie en arrière plan de tous ce qui constitue une vie d'échanges entre les hommes. L'expansion de la base monétaire sans précédent depuis ces dernières années inquiète. Tout n'est plus qu'argent. Appeler un vaudou, un exorciste pour vaincre ce veau d'or ou plus simplement, vaincre le monétarisme en redonnant les pouvoirs de créer l'argent à ceux qui en les droits pour le bien de tous. C'est toute la question.
Le monétarisme pousse à penser que l'État est nuisible comme intermédiaire suivant le courant de l'économiste Milton Friedman. Le message est de laisser faire le marché puisque l'inflation et le chômage vont de pair temporairement.
En Europe, en deux mois, la BCE a injecté 500 milliards d'euros sous forme de LTRO. Après la Grèce, elle devra agrandir la note avec la facture de l'Espagne. Le weekend dernier la note globale s'élevait entre une fourchette de 40 et 100 milliards d'euros.C'est ce qu'on peut appeler avoir une bonne fourchette...
Fin de rally ou simplement un recul pour mieux sauter? Il faut garder le souffle devant les montants avant l'échéance suivante qui suivront les élections législatives en Grèce.
Depuis 2008, on serait passé de 1,3 trillions à 3 trillions d'euros, ce qui équivaudrait au PIB d'un pays comme la France, 5ème pays monétaire dans le monde.
L'achat d'obligation souveraines pour 300 milliards pour donner une source de liquidité aux banques.
Les banques ont acheté des obligations de leurs pays en échange, avec des échéances à courtes durées.
Il fallait rétablir la confiance et cela a marché ... temporairement. Le 8 mars dernier n'était pas seulement le jour de la femme, c'était aussi un autre jour J pour la Grèce avant un autre jour pour trouver le système K, puisque le système "D" n'avait pas fonctionné. Demain, 17 juin, rebelotte, on arrive au système "S" de "Stop ou Encore".
Les obligations ESM sont planifiés comme une source d'investissements à plus long terme et arriver à des obligations sans risques pour faire retomber le soufflé de la crise.
La pensée positive selon la méthode Coué? Petite touche par petite touche.
La restructuration des dettes budgétaires ne pouvaient que se passer sans certaines contraintes, sans larmes ni grincements de dents.
Un pays ne peut en principe pas faire faillite, mais il peut se retrouver plusieurs années en arrière sans beaucoup de chance de rattraper son retard. La dévaluation de sa monnaie en est la conséquence logique. Dans une confédération de pays comme l'est l'Europe, avec une monnaie unique, les choses se corsent entre partenaires. Soutenir l'ensemble des membres ou couler ensemble.
Dire qu'il n'y a pas de limite serait suranné face à l'insolvabilité. Au risque de se saborder, il faut garder le "cap à l'Européenne", puisque à l'extérieur ou dans les marchés, ils n'attendent que le moment où l'Europe se casserait la pipe pour racheter au plus bas prix ce qui pourrait l'être. Une 'affaire de Pirée' reste encore en mémoire.
Une Europe à deux vitesses? C'est le vœux de l'Allemagne.
L'Euro2012 qui pourrait être un espace de foot, c'est aussi de la politique économique. Des destins croisés qui se rencontrent entre une Pologne en bonne santé économique et une Ukraine qui donne une image rétrograde.
Aux États-Unis, le pli est pris depuis longtemps. Tant que le dollar reste comme monnaie principale d'échange et se retrouvent dans toutes les banques du monde comme monnaie de référence, grâce à une sorte d'habitude.
Si on ne comprend pas pourquoi l'argent n'est plus en pièces d'or, qu'il est passé au papier et puis en virtuel, c'est parce que l'alchimie du vaudou n'a pas fonctionné.
Les conseilleurs arrivent et poussent à le faire pour rester à flot. La Quotidienne d'Agora sous la plume de Alexandre Benazzouz, sortait, vendredi dernier, un article qui commençait par: "Les banques sont vulnérables, oubliez les stress tests !
De l'incertitude au bank run
Bankia est sur le point de représenter le sauvetage financier le plus cher de l'histoire espagnole. La quatrième banque du pays doit recevoir 23,5 milliards d'euros de fonds publics. La semaine dernière, la Banque centrale portugaise avertissait que "trois des quatre plus importantes banques du pays devraient recourir à une aide publique". Lisbonne prévoit donc d'injecter 6,6 milliards d'euros dans trois banques, les banques privées BCP et BPI et la banque publique CGD. Elles ne sont pas les seules dans la tourmente. Ces dernières semaines, l'agence de notation Moody's a dégradé une vingtaine de banques espagnoles et italiennes. Fitch, quant à elle, a abaissé au premier trimestre 2012 la note de 57 banques ; 30 d'entre elles sont en Europe de l'Ouest. Après la Grèce, faire chavirer le Portugal, l'Espagne et peut-être même l'Italie, ce ne serait pas la même histoire...
L'article avait été écrit avant l'annonce de la dégradation de trois crans de l'Espagne.
La présidente du Brésil, Dilma Roussef, critiquait, lors d'une visite chez Obama, les politiques d'expansions monétaires des pays développés qui font peser un risque sur la croissance des pays émergents.
Augmenter le nombre de billets en circulation, leur fait perdre leur valeur par rapport aux autres monnaies.
Alors, la question reste: comment faire autrement?
On cherche toujours autant de milliards comme au début comme si l'on était en montée sur une pente savonneuse. Qu'on appelle cela "morphine monétaire" ou "monétarisme vaudou", c'est toujours fait du même tabac mais avec une autre odeur.
Le casse tête existe au sommet et à la base des citoyens. Aller de plus en plus vite dans les décisions ou dire courage fuyons !
Rendre l'argent de moins en moins cher. La baisse des taux d'intérêts des comptes à terme. Alors, que l'inflation est de 3%, le taux d'intérêts sur un terme d'un an, le banques ont fait chuter de 0,75% auquel on ajoute une prime de fidélité de 0,25%. Les banques ont peut-être oublié de changer les taux auxquels, elles prêtent leurs précieuses réserves monétaires. Je vous le laisse découvrir lors de votre prochain découvert.
Perte de capital programmée, donc. Pour celui qui détient quelques économies, la tendance est donc de consommer tout de suite ou de chercher à trouver une forme plus rentable de placement et repasser insensiblement à la spéculation, aux placements à risques et se lancer dans les actions en devises pas nécessairement européenne. Le mot d'ordre, désolidarisons, il en restera toujours quelque chose. Se passer de l'argent, échanger un bien contre un autre.
La réponse à la relance de l'économie, est-elle sous ce lien qui met en opposition les deux systèmes utilisés et qui dit:
"Qui, de la Fed ou de la BCE, a fait le plus pour relancer l’économie ?
La Réserve Fédérale des États-Unis a effectué deux opérations de ce que l’on appelle « quantitative easing ». Dans le quantitative easing, la banque centrale rachète d’importants montants d’obligations souveraines avec les fonds qu’elle a obtenus des dépôts reçus des banques pour baisser les taux d’intérêt de long terme. La Fed fait de la « transformation » : elle utilise des actifs de court terme pour financer des titres de long terme. Et grâce au différentiel de taux entre les deux types d’échéance, elle peut encaisser une marge d’environ 2% sans avoir à supporter un « risque de crédit ». Son risque, c’est que son coût de financement dépasse ce rendement, mais comme c’est elle qui fixe les taux d’intérêt de base de court terme, il y a très peu de chances qu’elle choisisse de miner sa marge de manœuvre en les augmentant. Ah, oui, j'oubliais, la FED, chante et danse aussi: "Let's Twist again". Maintenant, il y a aussi le chartalisme avec tractations en horizontales ou verticales.
La BCE a mené deux programmes de « LTRO » (Long-Term Refinancing Operation), injectant plus de 1.000 milliards d’euros de prêts à 3 ans au taux de 1% pour les banques de la zone euro. Désormais, le bilan de la BCE totalise 2.800 milliards d’euros, presque 30% du PIB de la zone euro, alors que le bilan de la Fed ne représente que 20% du PIB des États-Unis. La BCE fait du credit easing : elle reçoit des dépôts des banques (principalement d’Allemagne et des Pays Bas) qu’elle rémunère 0,25%, et elle s’en sert pour octroyer des prêts à 1% à des banques des pays du Sud de l’Europe (principalement Italie et Espagne). Le problème, c’est qu’au passage, elle assume le risque de crédit. Or, le bénéfice sur le différentiel de taux de 0,75% qu’elle encaisse dans l’opération (7,5 milliards d’euros annuels) ne lui permettrait guère de supporter la défaillance d’un emprunteur (La BCE a prêté 130 milliards d’euros à la Grèce).
On a d’abord pensé que c’était la Fed qui avait le plus contribué à la relance de l’économie, parce qu’elle a plus développé son bilan que ne l’avait fait la BCE.
Dans les années 30, pour réagir à l'hyperinflation et à la dépression, les USA ont acheté massivement des obligations. L'Allemagne s'y est opposée obnubilée par l'hyperinflations jugeant que la dépression était secondaire. Le FMI a été enfanté dans la douleur. La BCE, non. Elle donne du mou. Elle gagne du temps. Les réformes politiques ne sont pas pour demain.
Selon l'OCDE, concilier l'effort budgétaire et la croissance n'est pas incompatible.
La Belgique économiserait 9% de son PIB (33,7 milliards) en agissant de la sorte. Améliorer l'efficacité dans une austérité durable? L'organisme préconise un endettement de 50% du PIB maximum. 2012 est une année charnière dans l'alimentaire.
Selon l'OMC, la crise de la dette, le tsunami du Japon le printemps arabe, les inondations en Thaïlande ont ralenti considérablement le commerce mondial. L'Asie reste le leader avec l'Inde (16%), la Chine (9%), tandis que l'Afrique reste en déclin de 8%. Mais jusque quand? 
La zone euro condamnée à stagner pour réparer les erreurs du passé? A regarder les pays d'Europe, il n'y aurait que la Finlande, la France, la Slovénie et Chypre (en vert) qui échapperaient à la récession. L'Allemagne et l'Autriche qui en sont en recul de de PIB sur un trimestre (en orange) et les autres en récession (rouge). Même Madame Angela Merkel a fait volte face et mis l'austérité en stand-by pour ressortir les vieux atouts de la relance quand il a été remarqué que l'austérité enfonçait plus qu'elle ne redressait. Ce n'est plus très, mais trop chère austérité.
On parle de "triangle des menaces" qui se construirait par le dévoiement de la monnaie devenue virtuelle qui se poursuivrait par le besoin d'énergie, la démographie déséquilibrée par la pyramide des âges et l'endettement cumulé de ce que les États se sont engagés à verser à leur population.
Le plus fort est que la seule solution qui s'offrirait, serait monétaire avec de tels facteurs déflationnistes que les gouvernements tenteront de contrer à n'importe quel prix en utilisant l'arme monétaire.
Soutenir le crédit ou mourir en buvant la tasse ensemble.
La dépression, on y pense mais il faut d'abord passer au test de la récession avec l'austérité comme bagage et la relance en porte-bagage.
La déstructuration des monnaies passe par la désolidarisation d'avec la production des produits à fournir en échange.
Le yen explose et l'hyperinflation est en chemin. Normal, les exportations se voient ralenties quand le prix des exportations se retrouvent trop élevés à cause des pertes de change.
L'animal mondial est blessé, mais avec quelques sparadraps et une expérience connue de courage, cela ira, se dit-on. Un coup de barre et sa repart, comme disait la pub d'une marque de chocolat.
Le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité financière disposent à eux deux d'une capacité de prêt de 700 milliards d'euros :
- 213,3 milliards ont déjà été utilisés pour sauver la Grèce et le Portugal
- 100 milliards ont été promis à l'Espagne pour ses banques
Conclusion, il reste donc 386,7 milliards d'euros.
Or les besoins en refinancement de l'Espagne et de l'Italie pour les deux prochaines années s'élèvent à 620 milliards d'euros.
Et comme le chien de l'expérience de Pavlov, la simple mention des liquidités supplémentaires fait saliver les marchés d'avance. Pavlov dresse toujours à la perfection les marchés.
"Les placements durables subissent une chute historique", lit-on dans le même temps.
Si rien ne dure, si le fond des caisses se crée, c'est que tout s'est déplacé et se consommera quelque part... C'est mathématique... Bis repetita placent.
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C'est alors qu'une idée m'est venue. Pourquoi pas visiter le Musée de la Banque nationale de Belgique à Bruxelles? Un aimable accueil à la réception m'avait permis d'apporter quelques précisions sur les activités de la Banque Nationale. Une documentation donnait des idées sur les activités de la BNB. La seule lecture des titres suffisait pour constater comment cela marchait.
La Banque nationale contribue à la mise en œuvre de la politique de l'Eurosystème et à la surveillance du système financier.- Émission de monnaie et seigneuriage (revenu que l'émetteur tire de l'émission, rétrocédé à l’État frais déduits). L'objectif principal de la politique monétaire est le maintien des prix avec un rapport annuel sur l'évolution. Gestion de la Centrale des bilans et Centrale des crédits aux entreprises avec depuis 2009, la mesure de l'impact de la crise sur l'octroi des crédits aux entreprises. La politique monétaire est décentralisée est confiée aux banques centrales nationales avec des instruments qui ont des facilités permanentes, des opération "open market" et des réserves obligatoires.
- Un contrôle macroprudentiel contribue à la stabilité dans un Comité de surveillance bancaire.
- L'évolution va vers un modèle à deux piliers (Twin Peaks). L'institution d'un Comité Européen du Risque Systémique s'accompagne de la surveillance des services financiers par des autorités au niveau bancaire, assurance et pensions professionnelles, des marchés financiers et valeur mobilières.
- A terme, la Banque assurera l'ensemble du contrôle prudentiel en Belgique, comprenant les paiements, les compensations et le règlement de titres de la dette publique.
- Le projet SEPA assurera une circulation standardisée des virements et paiement par carte.
Les projets, cela ne manque, apparemment, pas. On se demande pourquoi cela n'arrange rien en définitive. Il y a des pics, des Peaks, tellement prudentiel que le macroprudentiel des systèmes mènent aux hics des systèmes que cela ne m'étonnerait pas. S'il y a des "seigneuriage", c'est qu'il doit y avoir "servages".
Alors, il y a les monnaies de remplacement, les monnaies dites de "singe" avec leur reconnaissance comme leur utilisation très locale comme les RES, les WIR... puisque le porte-monnaie électronique comme PROTON risque de disparaitre.
Je ne sais pourquoi, mais tout cela me rappelle une vidéo d'un cartoon, qui à l'époque, était plaçé, au cinéma, entre les actualités et le film. Le sourire et le rire aux lèvres, à la vue dy "Coyote" qui tentait d'attraper Bip Bip, ce "Road runner" et qui mordait la poussière au fond du ravin à chaque tentative.
La première séquence était presque caricaturale: Coyote fonçait derrière Bip Bip, le dépassait sans le voir, arrivait au bord de la falaise et, pris dans son élan, continuait à courir, avec le vide sous ses pas, avant de s'effondrer au bas de la montagne. Remontée et à bout de souffle, Bip Bip lui faisait retourner, d'un coup de bec, à l'endroit qu'il n'aurait jamais dû quitter: le fond du gouffre.
Jamais en panne d'idées, Coyote parvenait toujours à trouver un autre subterfuge. Le scénario changeait de séquences, tout simplement, et Coyote tentait une autre option sortant de son sac à malices, sans plus réfléchir.
Dans les cartoons, des alternatives, ça existent toujours, même sans se faire mal, si ce n'est aux zygomatiques. 
En dehors, on cartonne aussi avec des alternatives, chacune à son tour, au petit bonheur la chance et quelqu'un en Bourse, d'un air inspiré, rappelle que les arbres ne montent jamais au ciel. Et oui, cela ne s'appelle pas aussi "la chute d'Icare"?
Pour celui qui a un peu passé la limite du Bac, défier les lois de la gravité et trouver le bout du précipice sans parachutes imperméable, dorés ou argentés, c'est comme se retrouver avec des ailes quand il faut nager.
Si Coyote se fait roulé et retombe toujours sur Terre, c'est qu'il y a autre chose qu'une morale à l'histoire. Sale pesanteur... C'est, donc, encore Newton et sa pomme qui est en cause.
Mais, c'est vrai, j'oubliais, nous sommes en période de foot, c'est l'Euro2012.
Là, je sens qu'on va devenir hybride et qui sait, pourquoi pas, amphibie.
Photos de l'exposition à la Banque Nationale, en un lien et un clic
L'enfoiré,
Mise à jour 28 juin 2012: Des banques plus risquées qu'annoncé. Une étude de la CEPS commandé par les Verts euopénes repris dans un article de l'Echo dans lequel on rappelle les différents types de banques (parmi 74) qu'il faut les catégoriser. Les status changent dans le temps, ce qui rend l'analyse difficile. La plupart des banques restent vulnérables à cause de la maigreur de leurs fonds propres souvent limités à 4,5% sinon moins.
- banques d'investissements (Barclays, BNP Paribas, Deutsche Bank, Société Générale...) fonds souvent spéculatifs et fonds propres assez laxistes
- banques de détail focalisées (ABN AMRO, National Bank of Greece, HSBC...) bonne résistance car diversifiées.
- banques de détail diversifié (Crédit Agricole...)
- banques de gros (ING, Rabobank, Dexia...) Celles-ci dépendent trop des investissements à court terme.
- « Il faut mépriser l'argent, surtout la petite monnaie. », François Cavanna
- « Si vous voulez éviter des blessures, enlevez la monnaie de vos poches avant de danser la lambada. », Anonyme
- « Dans le monde entier, il existe un moyen infaillible de reconnaître un chauffeur de taxi : c'est quelqu'un qui n'a jamais de monnaie. », Umberto Eco
21:40 Publié dans Actualité, Amérique, Economie, Europe, Histoire | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note








Commentaires
Pourquoi les plans de sauvetage successifs aggravent la crise de l'euro
Dans The Telegraph, Andrew Lilico, un économiste du cabinet de consultance Europe Economics, s’étonne que les dirigeants de l’Europe continuent de porter secours aux pays de la zone euro, les uns après les autres. Ce week-end, on a appris que les banques espagnoles allaient recevoir un prêt d’urgence de 100 milliards d’euros. Lilico estime que ces plans de secours sont néfastes, parce qu’ils détruisent le fonctionnement du capitalisme et consistent en un mécanisme « immoral » pour protéger les riches qui auraient dû perdre de l’argent.
Il explique qu'à partir du moment où l’on fait intervenir les fonds d’urgence de l’Europe pour prêter de l’argent à un pays, les créanciers du secteur privé de ce pays ne sont plus prioritaires dans l’ordre de remboursement de ces créances. Les bailouts ne réduisent pas les dettes du pays pour autant, et ils ne font que permettre que le défaut, lorsqu’il survient, n’affecte qu’une proportion plus faible de la dette, celle des créanciers privés qui ne seront pas remboursés avec l’argent du plan de sauvetage. Du coup, le pourcentage des pertes de ceux qui les subissent est plus élevé. Le plan de sauvetage ne fait donc que protéger une certaine catégorie de créanciers des pertes tout en augmentant celles que les autres catégories de créanciers vont enregistrer.
La conséquence, c’est qu’une fois qu’un pays a bénéficié d’un plan de sauvetage, il perd son accès aux marchés financiers pour son financement. En effet, plus aucun créancier privé ne veut lui prêter de l’argent, parce qu’il s’exposerait à un plus grand risque de créances irrécouvrables. En fait de rassurer les investisseurs et de permettre une détente des taux d’intérêt sur les obligations souveraines du pays bénéficiaire, le plan de sauvetage a exactement l’effet inverse : il dissuade les investisseurs d’acquérir des obligations de ce pays, ce qui fait grimper les rémunérations qui y sont associées. C’est ainsi que Lilico explique la hausse des taux d’intérêt sur les obligations espagnoles à laquelle nous avons assisté au cours des derniers jours.
Et plus il y a de plans d’urgence, plus cet effet se cumule, et plus la situation s’aggrave. Avec le plan de secours de la Grèce, les dirigeants européens ont imposé des pertes plus grandes pour les créanciers privés détenteurs de dette grecque. Avec le plan de secours de l’Espagne, les eurocrates ont fait baisser la valeur des obligations espagnoles, ce qui a diminué la valeur du portefeuille des investisseurs portugais, français et italiens qui avaient investis dans ces obligations. Et comme les gouvernements français et italien doivent participer à ces plans de sauvetage, ils doivent eux-mêmes emprunter pour financer ces prêts, ce qui réduit leur souveraineté, et augmente les difficultés de leurs banques.
Désormais, il semble difficile de refuser un plan de secours à l’Italie, alors que l’Espagne vient de bénéficier d’une aide d’urgence. Mais s’il est accordé, il augmentera le risque que l’Italie fasse défaut, selon le même schéma, en accélérant l’effet de dominos qui pourrait entrainer une cascade de défauts de la part des pays créanciers officiels de ces sauvetages, et cette perspective pourrait conduire des pays comme la Finlande ou la slovaquie, voire l’Allemagne, à envisager leur retrait de la zone euro.
« Et ainsi, il s’avèrerait que ce sont les plans de sauvetage qui ont détruit l’euro. Ne pas porter secours à un pays n’a jamais été une menace pour l’euro », conclut-il.
Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=pourquoi-les-plans-de-sauvetage-successifs-aggravent-la-crise-de-leuro&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=
Écrit par : L'enfoiré | 16/06/2012
Répondre à ce commentaireBon article.
Merkel est excessive voire même hystérique, les Européens en on marre d’entendre dire que « les Allemands payent pour eux » c’est totalement faux mais c’est encore plus malhonnête de le faire croire. (Merkel est malhonnête !)
L’Allemagne a tendance à oublier que sa croissance est en très grande partie imputable à l’Europe et ses réglementations intracommunautaire en l’état : Si l’Europe était à deux vitesses, si l’Allemagne n’était plus Européenne elle n’aurai plus tant de croissance loin s’en faut !
Si le gouvernement Merkel veut un cours d’économie, de politique ou même de géopolitique internationale je suis à leur disposition pour leur remettre la tête sur les épaules et non dans les fesses.
« A force de péter plus haut que son cul on finit par avoir une bouche qui sent les excréments » (message au gouvernement Allemand)
L’histoire nous l’enseigne, l’Allemagne a toujours été malade de jalousie envers la France, mes nombreuses randonnées me donnent l’occasion de pouvoir documenter cette allégation de façon photographiée. Vieille maladie mentale certainement …
La crise, la planète finance, c’est du vent !
En moins de 24 heures je suis capable de prouver aux marchés qu’ils ne sont absolument rien et de faire couler bon nombre de marchés mégalomanes et prétentieux. Que les marchés n’oublient jamais qu’en un seul texte législatif la France peut les priver de 1600 milliards d’Euros en moins de 24 heures. 1600 milliards d’euros c’est la somme exacte de l’épargne des Français dans l’assurance vie que je pourrais en toute légalité rendre obligatoirement publique. 1600 milliards d’euros c’est exactement la dette de la France.
De là les rapports de force des marchés et de l’Allemagne sont juste de l’intox, un enfant de trois ans est capable de comprendre que si en plus nationaliser l’assurance vie la France décide de nationaliser l’épargne … Laissez moi rire !
Écrit par : Sun Tzu | 18/06/2012
Répondre à ce commentaireNationaliser l'épargne?
Tu veux vraiment rire, mais je ne suis pas sûr que ce serait le cas pour tout le monde.
Écrit par : L'enfoiré | 24/06/2012
Comment expliquer la crise de leadership des politiciens d'aujourd'hui?
Comment expliquer l’incapacité des politiciens d’aujourd’hui à inspirer les citoyens et à recueillir l’adhésion nécessaire pour faire face aux défis d’aujourd’hui ? C’est la question que se pose Thomas L. Friedman dans le New York Times. Il envisage une réponse duale à cette question : ce serait pour partie une question de génération, mais aussi de technologie.
Friedman rappelle qu’en 1965, le co-fondateur d’Intel, Gordon Moore, avait énoncé la loi éponyme : « Le nombre de microprocesseurs sur une puce double tous les 18 à 24 mois ». Mais lorsque l’on fait le tour du monde des crises politiques qui secouent certaines parties du globe, que ce soit aux Etats Unis, en Europe ou au Moyen Orient, on peut se demander s’il n’y a pas là une illustration alternative de la loi de Moore : la qualité du pouvoir politique d’un dirigeant décroit de moitié chaque fois que 100 nouveaux millions d’utilisateurs se connectent à Facebook et Twitter. En effet, les réseaux sociaux ont changé la nature des échanges entre les leaders politiques et les citoyens, explique-t-il. Alors qu’auparavant, l’interaction était à sens unique (le leader s’adressant aux citoyens), de plus en plus souvent, désormais, il s’agit d’un véritable échange dans les deux sens. Il en découle une plus grande transparence, plus d’innovation, mais les politiciens courent aussi le risque d’en devenir prisonniers, et d’adopter le « popularisme ». Celui-ci se définit par la tentation de se définir au gré des sondages, des billets de blogueurs influents, et de se conformer à la tendance dominante pour flatter un électorat plus vaste. Ce faisant, les politiciens perdent leur leadership, ils ne jouent plus leur rôle de leader, celui de mener vers des solutions possibles, mais ils deviennent des suiveurs.
En outre, la technologie nous a dotés de gadgets qui nous permettent de communiquer rapidement, images à l’appui. Avec l’appareil photo de son smart-phone, chacun d’entre nous peut s’improviser journaliste, et même paparazzi. Désormais, la crainte pour les figures publiques d’être publicisées dans des postures embarrassantes peut être telle qu’il leur devient de plus en plus difficile de tenir des positions sensées mais risquées.
Les générations d’avant-guerre croyaient à l’épargne et à l’investissement pour le futur. Celles des baby boomers, qui nous a donné la majorité des politiciens actuels, a cru à l’emprunt et à la dépense immédiate. Les technologies d’aujourd’hui correspondent à ce besoin de gratification rapide, tandis que la situation économique que nous connaissons actuellement est de celles qui requièrent des solutions de long-terme. La mentalité des leaders d’aujourd’hui est donc inadéquate avec les défis qu’ils doivent surmonter. Presque tous doivent demander aux citoyens des pays qu’ils gouvernent de partager des fardeaux, et non plus seulement des bénéfices, mais aussi d’étudier plus longtemps et de travailler plus intelligemment pour rester dans le coup. Pour réussir, ils doivent démontrer du talent à commander, mais aussi la capacité de dire la vérité. Mais la plupart des politiciens pensent que dire la vérité les vulnérabilise.
« Ce qui compte le plus, lorsqu’on dit la vérité, c’est que l’on se lie avec le peuple », affirme Dov Seidman, l’auteur du livre « How », qui conseille les entreprises en matière de leadership. « Faire confiance aux gens en leur disant la vérité, c’est leur donner une base solide », explique-t-il. « Lorsque vous décidez de vous ancrer dans la vérité partagée, vous commencez à résoudre les problèmes ensemble. C’est le commencement d’un cheminement dans une meilleure direction ».
Ce n’est pourtant pas ce que nous avons vu aux Etats Unis, en Europe, ou dans le monde arabe, observe Friedman. Et Pourtant, le dirigeant politique qui choisirait de dire la vérité pourrait se gratifier de véritables suiveurs, et pas seulement d’amis virtuels.
Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=comment-expliquer-la-crise-de-leadership-des-politiciens-daujourdhui&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=
Écrit par : L'enfoiré | 26/06/2012
Répondre à ce commentaireDes banques plus risquées qu'annoncé. Une étude de la CEPS commandé par les Verts euopénes repris dans un article de l'Echo dans lequel on rappelle les différents types de banques (parmi 74) qu'il faut les catégoriser. Les status changent dans le temps, ce qui rend l'analyse difficile. La plupart des banques restent vulnérables à cause de la maigreur de leurs fonds propres souvent limités à 4,5% sinon moins.
- banques d'investissements (Barclays, BNP Paribas, Deutsche Bank, Société Générale...) fonds souvent spéculatifs et fonds propres assez laxistes
- banques de détail focalisées (ABN AMRO, National Bank of Greece, HSBC...) bonne résistance car diversifiées.
- banques de détail diversifié (Crédit Agricole...)
- banques de gros (ING, Rabobank, Dexia...) Celles-ci dépendent trop des investissement à court terme.
Écrit par : L'enfoiré | 28/06/2012
Répondre à ce commentaireUn peur d'humour sur ce qu'est une banque
http://vanrinsi.hautetfort.com/files/Caf%C3%A9%20serr%C3%A9%2006_10_11%20Gunzig%20et%20les%20banque.mp3
Écrit par : L'enfoiré | 28/06/2012
Répondre à ce commentaireLes planches à billets vont bientôt se remettre à ronfler
Les dommages collatéraux : une monnaie affaiblie, des importations notamment d'énergie en hausse.
La compétitivité, une fausse bonne idée. L'affaiblissement de la monnaie ne procure d'avantage compétitif que dans deux cas : soit le pays à monnaie faible vit du tourisme, soit il exporte des matières premières.
L'euthanasie du rentier est donc bien en route. Dans un premier temps les gouvernements faux-monnayeurs déclareront indexer les pensions des plus modestes sur l'inflation. Dans un deuxième temps, la situation s'aggravant et la retraite par répartition faisant peser le poids des inactifs sur des actifs de moins en moins nombreux, l'indexation décrochera.
Pour les Etats-Unis, dans le Wall Street Journal du lundi 18 juin. Recovery Slows as Global Threats Loom ("La relance ralentit tandis que des craintes globales surgissent").
Simone Wapler, rédactrice en chef de l'Investisseur
Écrit par : L'enfoiré | 29/06/2012
Répondre à ce commentaireUn billet qui en parle tout simplement:
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-adorateurs-de-l-urgence-119869
Écrit par : L'enfoiré | 12/07/2012
Répondre à ce commentaireUn lien et une vidéo qui devrait vous apprendre la substantifique moelle
http://www.youtube.com/embed/TLjq25_ayWM?rel=0
Écrit par : L'enfoiré | 22/07/2012
Répondre à ce commentaireAprès cinq ans, on analyse
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=7819849&eid=5017893
Écrit par : L'enfoiré | 10/08/2012
Répondre à ce commentaireLa crise financière a 5 ans! Où les investisseurs ont-ils gagné de l'argent, et où en ont-ils perdu?
Bientôt, il y aura exactement cinq ans que la crise financière a éclaté. Les analystes de la Deutsche Bank ont calculé quelles étaient les classes d’actifs des marchés financiers qui avaient enregistré les meilleures et les pires performances. Le Globe and Mail canadien publie leur analyse :
Actifs Gagnants:
Maïs + 146%
Principalement en raison de la météo et plus particulièrement, de la sécheresse aux Etats-Unis. Le blé est aussi une valeur gagnante (+36%).
Or + 144%
L’or demeure une valeur refuge en tant de crise.
Argent + 121%
Idem.
Pétrole (Brent Crude) +63%
Obligations de sociétés américaines + 44%
Bons du Trésor américains + 38%
Actifs Perdants:
Indice Grec Athex - 87%
DJ Stoxx 600 Banks -70% (banques européennes)
Indice irlandais Irish Overall - 62%
Indice portugais Portugal General - 57%
Indice espagnol IBEX - 45%
Indice Shanghai Composite - 41%
Les espoirs fondés sur les économies émergentes se sont évanouis et elles sont elles aussi victimes de la crise.
DJ STOXX 600 -21%
Indice allemand Dax - 16%
Indice britannique FTSE 100 - 11%
Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-crise-financiere-a-5-ans-ou-les-investisseurs-ont-ils-gagne-de-largent-et-o-en-ont-ils-perdu&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=
Écrit par : L'enfoiré | 29/08/2012
Répondre à ce commentaireMerkel en visite en Chine pour rassurer sur l'avenir de l'euro
La chancelière allemande Angela Merkel est à Pékin pour calmer l'« inquiétude » du Premier ministre chinois sur la zone euro. Elle a d'ores et déjà obtenu de Wen Jiabao la promesse que la Chine continuerait d'investir en Europe.
Venue à la tête d'une importante délégation de ministres et d'hommes d'affaires, Mme Merkel a détaillé à son homologue chinois les politiques prises par l'Europe pour vaincre sa crise des dettes souveraines, en insistant sur la « volonté absolue » de consolider la monnaie unique.
« J'ai expliqué au Premier ministre Wen que de nombreuses réformes sont en cours (actuellement en Europe) et qu'il y a une volonté politique absolue de replacer l'euro parmi les monnaies fortes », a-t-elle souligné.
La Chine, dont la croissance connaît un net ralentissement et dont la bourse est à son plus bas niveau depuis trois ans et demi, subit les contrecoups des difficultés de l'Union européenne, premier marché pour les exportations chinoises.
« Le fait de l'avoir écoutée a regonflé ma confiance. Mais je dois dire en toute honnêteté que la mise en œuvre de ces mesures ne sera pas un long fleuve tranquille », a déclaré ensuite Wen Jiabao. « La crise de la dette européenne a récemment continué de s'aggraver, causant de fortes inquiétudes au sein de la communauté internationale. Franchement, je suis également inquiet », a-t-il confié dans une conférence de presse organisée au Grand palais du peuple, place Tiananmen, au coeur de la capitale chinoise.
« Il y a deux préoccupations principales : d'abord de savoir si la Grèce va quitter la zone euro. Ensuite de savoir si l'Italie et l'Espagne vont prendre des mesures de redressement complètes », a souligné le chef du gouvernement chinois.
L'Allemagne, un interlocuteur de confiance pour la Chine
L'Allemagne représente près de la moitié des exportations européennes vers la Chine. Et près d'un quart des exportations chinoises vers l'Union européenne ont pour destination l'Allemagne.
La Chine et l'Allemagne sont les deux premiers exportateurs mondiaux et comptent approfondir encore leurs relations commerciales.
Les échanges bilatéraux entre les deux puissances ont atteint 169 milliards de dollars en 2011, en hausse de 18,9 % par rapport à l'année précédente.
Il s'agit de la deuxième visite en Chine de Mme Merkel en 2012. Selon des analystes, Pékin considère que l'Allemagne a un rôle de plus en plus décisif à jouer dans la crise de la zone euro. Berlin s'impose donc comme l'interlocuteur incontournable pour en discuter.
Les dirigeants chinois « estiment qu'ils n'ont pas vraiment d'autre choix que de passer par l'Allemagne pour aborder l'Europe », a expliqué à Hans Kundnani, chercheur à l'European Council on Foreign Relations (ECFR).
Lors de sa précédente visite à Pékin en février, la chancelière allemande s'était déjà efforcée de convaincre ses hôtes de la solidité de l'euro et de la capacité de l'Europe à surmonter ses difficultés actuelles.
D'importants accords commerciaux déjà signés
Les groupes Volkswagen et EADS ont confirmé leur volonté d'implantation durable en Chine, en signant d'importants contrats en présence de la chancelière allemande et de son homologue chinois.
Un accord-cadre d'un montant d'1,6 milliards de dollars sur la prolongation de la chaîne d'assemblage d'Airbus à Tianjin a été signé, mais il n'a pas été précisé comment se répartissait ce montant entre les partenaires.
La co-entreprise de Tianjin arrive à expiration en 2016 et sa reconduction a été négociée ces derniers mois. Cette chaîne d'assemblage de monocouloirs A320 est actuellement la seule de l'avionneur en dehors de l'Europe, en attendant l'ouverture d'une chaîne en Alabama (Etats-Unis) en 2016.
Un autre accord-cadre, d'un montant de 12,5 millions de dollars, concernerait Eurocopter, qui ne précise pas quelle forme prendra cet investissement en Chine du premier fabricant mondial d'hélicoptères civils, filiale du géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS.
Volkswagen, premier constructeur automobile européen, a de son côté conclu un accord de 290 millions de dollars pour construire un centre de production et de formation à Tianjin, ville portuaire industrielle moderne dans le nord de la Chine.
En 2011, Volkswagen a vendu 2,26 millions de voitures en Chine, qui est devenu son premier marché d'exportation. Enfin l'équipementier chinois en télécommunications ZTE a signé avec le groupe allemand IET Holding un contrat de 1,3 milliard de dollars dans le secteur des fibres optiques.
Les dossiers de la Syrie et de l'Iran aussi à l'agenda
Son sixième déplacement en Chine pourrait également permettre à la chancelière de parler de la Syrie et de l'Iran, dossiers difficiles entre la Chine et l'Occident.
Selon un responsable allemand, le sujet sensible des droits de l'Homme fait également partie du menu des discussions d'Angela Merkel à Pékin, notamment la situation dans les régions tibétaines théâtres d'une vague sans précédent d'immolations par le feu pour protester contre la tutelle de la Chine.
Autre sujet, les journalistes allemands exerçant en Chine, qui dénoncent des entraves de plus en plus régulières à l'exercice de leur métier, ont appelé Angela Merkel à évoquer le sujet avec ses interlocuteurs chinois.
http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-08-30/merkel-en-visite-en-chine-pour-rassurer-sur-l-avenir-de-l-euro-934901.php
Écrit par : L'enfoiré | 30/08/2012
Répondre à ce commentaireLes fonts vautours
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=7832483&eid=5017893
Écrit par : L'enfoiré | 04/09/2012
Répondre à ce commentairehttp://en.wikipedia.org/wiki/Lottery_Bond
Écrit par : L'enfoiré | 04/09/2012
Répondre à ce commentaireLA GRANDE POMPE À PHYNANCES
Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)... : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.
http://videos.arte.tv/fr/videos/la-grande-pompe-a-phynances--6965918.html
LE BAL DES VAUTOURS
Le second volet montre comment, à travers l'éclatement de la bulle immobilière et la crise des subprimes des années 2000, le "piège à pauvres" s'est refermé. Il décortique les rouages de la "machine à dette" et expose avec clarté les logiques boursières qui ont mené à la crise mondiale actuelle. Dénonçant l'impunité des "banksters" et leur emprise sur la classe politique occidentale (aux États-Unis, on parle même d'un "gouvernement Goldman Sachs"), les réalisateurs concluent leur enquête sur un chiffre éloquent : les principaux dirigeants financiers mondiaux totalisent 95 milliards de dollars de salaire alors qu'ils ont accumulé 1 000 milliards de perte...
http://videos.arte.tv/fr/videos/le-bal-des-vautours--6965924.html
Écrit par : L'enfoiré | 03/10/2012
Répondre à ce commentaireLe Robin des banques, le grec Petros Markaris vient de sortir "Liquidation à la grecque"
Roman policier humoristique noir qui dit que la Grèce a été la fossoyeuse d'elle-même.
http://www.amazon.fr/Liquidations-%C3%A0-grecque-Petros-Markaris/dp/2021053512
Écrit par : L'enfoiré | 26/11/2012
Répondre à ce commentaireLes eurodéputés rejettent le projet de budget européen
À une large majorité, le parlement européen a rejeté le budget 2014-2020 tel que ficellé par les chefs d’Etat européen début février.
506 fois « non ». Ce mercredi, le Parlement européen a fait connaître son désaccord sur le projet de budget de l’UE pour la période 2014-2020 adopté par les chefs d’Etats de l’UE. Les eurodéputés exigent des modifications d’ici juillet, quand ils devront voter ou non le budget. La résolution marquant la défiance a été adoptée par 506 voix contre 161 et 23 abstentions, selon le décompte officiel. « Le parlement européen rejette cet accord sous sa forme actuelle parce qu’il ne reflète pas les priorités et les préoccupations qu’il a exprimées », souligne la résolution. « Le Parlement européen estime que cet accord, qui liera les mains de l’Union pour les sept prochaines années, ne peut être accepté sans que soient remplies certaines conditions essentielles », précise la résolution déposée par cinq groupes politiques, dont les conservateurs (PPE), les socialistes (S&D) et les libéraux (ALDE).
Réunis en sommet le 8 février, les dirigeants européens étaient laborieusement parvenus à un compromis fixant le plafond autorisé pour les crédits d’engagement (plafond autorisé) à 960 milliards d’euros et celui des crédits de paiements (dépenses effectives) à 908,4 milliards d’euros. Les parlementaires veulent davantage de flexibilité au sein du budget entre les lignes budgétaires et d’une année sur l’autre. Ils exigent la possibilité de réviser le budget en cours d’exercice et appellent à la mise en place de ressources propres pour l’UE, actuellement financée à près de 80 % par les contributions des Etats membres.
http://www.lesoir.be/207253/article/actualite/monde/2013-03-13/eurod%C3%A9put%C3%A9s-rejettent-projet-budget-europ%C3%A9en
Écrit par : L'enfoire | 13/03/2013
Répondre à ce commentaireVoilà le Tallent...
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_expresso?id=8015469&eid=5017893
Écrit par : L'enfoire | 11/06/2013
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