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27/10/2021

Tout dire pour ne rien conclure?

0.jpgAprès avoir rappelé que Georges Brassens aurait atteint ses cent ans le 22 octobre sur Agoravox. 

J'ai relu les commentaires qui ont suivi mon article sur Agoravox.fr. Il me faut peut-être y revenir d'une manière un peu plus parodique. 

En signant Allusion, je n'ai plus l'habitude de parodier les auteurs des articles si je l'ai jamais fait quand j'ai commencé avec la signature "L'enfoiré".

Mais, cette fois, je vais faire une exception pour la bonne cause de l'humour argulentum ad hominem ou plutôt "argumentum ad feminae".

En espérant que cela soit et reste sans rancune pour l'intéressée.


...

Ce 29 octobre, il y a exactement 40 ans que Brassens a quitté la piste aux étoiles à l'âge de 60 ans. Le documentaire "Brassens par Brassens" retrace les événements de sa vie, réalisé avec ses propres films de vie. Avec l'un de ses premiers salaires, il s'offre une caméra 16 mm et filme ses parents, ses amis, ses amours : un univers qui lui a inspiré certaines de ses plus belles chansons.


Brassens, pudique, sensible et simple, n'aimait que ses amis proches mais rejetait toutes les relations mondaines en se réfugiant dans son blockhaus sous sa maison de campagne. Des femmes ont croisé sa vie, mais il n'aurait pas imaginé les épouser. Il a connu une montée progressive en grâce auprès du public avant d'en recevoir les retombées plus décevantes.

Personnellement,  pendant ma jeunesse, j'ai aussi commencé par filmer la vie autour de moi en films 8mm, puis en Super8 mais sans le son. J'aurais pu transformer ses films en numérique.

Mais, lors d'un déménagement après le décès de ma mère, tout a disparu dans la poubelle de l'histoire. Aujourd'hui, je ne fais plus que de la photo numérique pour ne plus avoir à jeter des souvenirs trop intimistes. 

Mais, comme je le disais en chapeau, ce n'est pas le sujet de ce billet.

Qui est venu commenter mon article le plus souvent sur Agoravox.fr?

Quel auteur a écrit le plus de commentaires ?

Ne cherchez pas, je les ai comptés, il y en a environ 70 commentaires sur le total de 139 par notre chère "Mélusine ou la Robe de Saphir".

0.jpgCette signature vient probablement du livre du même nom.

Le résumé de son auteur Franz Hellens: "Sous une nuit étoilée, en plein Sahara, surgit soudain une cathédrale en pierres translucides dont le narrateur entreprend l'ascension en compagnie d'une femme légère comme l'air et vêtue d'une robe diaphane : Mélusine. Il s'efforce de suivre les traces de cette fée jusqu'au cœur de la vie moderne, où leurs pas croiseront ceux de Charlot et de Merlin".

Un des commentaires sur Babelio dit "Un des romans les plus étranges de ma bibliothèque, évidemment du fantastique belge".

Belge, je connais le surréalisme mais pas l'étrangeté.

Aucune photographie de celle dont je vais parler pour permettre d'y associer l'idée  "légère comme l'air et vêtue d'une robe diaphane".   

Pourtant, je vais devoir la remercier encore plus que tous les autres commentateurs, d'avoir pris tant de temps pour avoir complémenté mon billet puisque le nombre de commentaires fait monter la sauce des "Trompettes de la Renommée" comme le chante Georges Brassens.

Ai-je été le seul gâté par ses commentaires ? 

Pas du tout. Elle saupoudre partout ses commentaires.

Commentaires envoyés, plus de 28.300 depuis le début et le compteur continue à tourner à une vitesse incontrôlable.

Aucun article publié. 

Son but : D'après son "à propos", "Pour poser mon grain de sable dans les "Siècles à venir" selon René Char.

Son lien : Un clic sur le nom pour avoir un peu plus d'éclaircissement et la réponse vient  "Cette page n'existe pas ! Vous allez être redirigé sur la page d'accueil".

Alors,  je l'avoue, je l'ai testée. Je lui donnais des réponses pour lui faire sortir les dernières pensées encore chaudes pour comprendre quels étaient ses ressorts.

Un de mes commentaires a été: "Quand allez-vous écrire votre vie d’un trait dans un eBook comme je l’ai fait il y a longtemps ?  Une biographie ne s’écrit jamais sur un site comme Agoravox et encore moins par bribes dans des commentaires mais dans un journal personnel".

Sa réponse m'a surpris. "Je préfère rester dans l’ombre,.... ce fut mon métier. Femme de l’ombre. Je compte sur la mémoire akashique d’internet. Comme je suis en synchronicité avec l’actualité. C’est bizarre. Mais je me suis toujours trouvée là où quelque d’important se passait.... Entre mes quatre murs, je suis plus tranquille. Nabum d’ailleurs, s’inspire de mes écrits. Lui ne craint pas de sortir. C’est un homme. Vous savez bien qu’il y a une épidémie de viol dans le quartier de la Bastoche.... Vu le combat que je mène... Je n’ai pas la KALACH de ZEmmour. smiley). ce qui m’intéresse comme je l’ai dit en 2017 (je fus tisserande et descend d’une famille de tisserands et Forgerons comme les DOGONS...) Je tisse des liens entre les personnes sur Agora... Comme ATHENA... Rassembler ce qui est opposé.....Trame et chaîne. Annick de Souzenelle explique très bien".

Annick de Souzenelle, que je ne connaissais pas, est un écrivain d'ouvrages de spiritualité. Il faudra donc que je passe un peu de temps pour mieux la connaître. 

...

Une impression très nette en ressort

Pour résumer ce qui suit, Mélusine ou la Robe de Saphir fait ressentir une prétention hors norme dans un réseau social tel que Agroravox et qui a déplu beaucoup de commentateurs.

Elle a tout connu et eu des contacts avec une série de célébrités dont Audrey Hepburn liée à des anecdotes.

Elle n'est pas comme tout le monde en citoyenne lambda qui agace le bon peuple.

Je suis resté au niveau "chansons" pour essayer de comprendre ce qui motive lors de ses passages sur le réseau social Agoravox, vu les nombreux commentaires assez intimistes de Mélusine ou la Robe de Saphir.

En 1954, Boris Vian chante "Je suis snob"

J'suis snob
J'suis snob
C'est vraiment l'seul défaut que j'gobe
Ça demande des mois d'turbin
C'est une vie de galérien
Mais quand je sors avec Hildegarde
C'est toujours moi qu'on regarde (suite)

...

En 1959, Charles Trenet chante "J'ai des relations mondaines"

J'ai des relations mondaines,
J'ai des relations.
J'connais la baronne du Maine,
Son fils Absalon.
J'vais les voir chez eux un'fois par s'maine
Dans leur vieux salon
Où tout un gratin s'démène, s'promène
En large et en long.

J'y côtoie des gens illustres,
Membres de l'Institut,
Rassemblés autour d'un lustre
Ils me disent « Tu » !
Par un jeu savant d'miroirs et d'glaces,
Dans leurs beaux atours,
On les voit d'profil, de dos et d'face,
Croquant des p'tits fours. (suite) 

...

En 1988, Souchon chante "Dandy" dans "Ultra Moderne Solitude"

Elle danse les yeux fermés
Toutes les nuits dans des fêtes
Elle danse de tout son cœur
En fumant des cigarettes
Dandy elle est dandy
Elle affecte une nonchalance dandy

Comme elle trouve que la vie
Elle est triste à dormir
Elle danse là toutes les nuits
A sa bouche un beau sourire
Dandy elle est dandy
Elle affecte une négligence dandy (suite)

D'autres chansons existent probablement, mais il faut chercher les raisons plus profondément.

...

La raison principale ne serait-elle pas la solitude?

Un thème qui apporte une sensation d'être mal dans sa peau à une série de chanteurs.

Moustaki chante "Ma solitude"

Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude,
Je m'en suis fait presque une amie, une douce habitude.
Elle ne me quitte pas d'un pas, fidèle comme une ombre.
Elle m'a suivi ça et là, aux quatre coins du monde.
Non, je ne suis jamais seul avec ma solitude. (suite)

Cette chanson reprise en 1967, par Serge Reggiani, mais il en prend ensuite le contrepied avec "Ma liberté"


Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'as aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune (suite)

...

En 1971, c'est au tour de Barbara avec "La solitude"

...

En 1970, Gilbert Bécaud casse l'idée de la solitude avec optimisme dans "La solitude, ça n'existe pas"

Chez moi, il n'y a plus que moi
Et pourtant ça ne me fait pas peur
La radio, la télé sont là
Pour me donner le temps et l'heure
J'ai ma chaise au Café du Nord
J'ai mes compagnons de flipper
Et quand il fait trop froid dehors
Je vais chez les Petites Sœurs des Cœurs
La solitude, bah, ça n'existe pas (suite)

...

Un de mes vieux billets de 2011 parle de cette putain de solitude de plus en plus réelle comme pourrait l'être un "mal du siècle".

Un paragraphe a pour titre "Le solitaire de choix" avec, en référence, le livre "Ocean's songs" de Olivier de Kersauson qui en navigateur solitaire, écrivait dans l'épilogue cette série de pensée :

0.jpg"La médiocrité de l'autre a pu me désarçonner plus d'une fois. Mais elle ne me surprend plus ; je connais la mienne. Il est admis qu'on meurt seul. Mais pourquoi la solitude ne serait-elle que les deux extrémités de cette histoire ? Je trouve que c'est bien de vivre seul, et tout le temps. J'ai compris que je mourrai seul. C'est un geste d'amour de tenir la main de celui qui se débat dans les affres de la mort. Je ne me fais pas d'illusion : je finirai seul. Je suis accroché à ma solitude. Cela ne signifie pas que je suis complètement fermé à l'amitié, mais c'est mon plaisir d'être seul comme c'est mon plaisir de naviguer. La solitude n'est pas forcément réconfortante mais elle me ramène à mes actes et me conduit à être en perpétuelle négociation avec moi-même. Je ne suis jamais fatigué de la solitude et c'est souvent une corvée d'en sortir. Être seul me permet des débordements avec moi-même et de me sentir grisé par le silence. Je peux rester assis sur un banc sous les châtaigniers trois heures en correspondance avec moi-même. Aucune fatigue et une jubilation intellectuelle au bout du compte. Seul, je brûle d'activités. J'évapore de la pensée en paroles. Un atelier de fumigation à moi tout seul. La solitude me permet de faire passer avec une vertigineuse rapidité images, idées, rêves fous, hypothèses cinglées, parfois fécondes. Et ainsi de remonter le film de ma vie. Je peux rester ainsi une demi-journée à la lisière de mes rêves et de mes souffrances. Je suis ramené à moi-même. Que vais-je entreprendre demain ? Quel sera mon prochain rêve ? Je suis seul avec ma conscience. Tous les deux, nous formons un vieux couple de jumeaux un peu acariâtres qui s'engueulent, boudent et prennent toute la couverture. Seul, je purge mon esprit. Ce n'est pas une satisfaction de soi-même ou un dédain pour les autres. Seul, je fais une copie au net de ma vie.".


...

Une réflexion reçue récemment dans un mail pour exprimer le problème de la solitude d'une autre manière : "J’apprécie la solitude et j’aime aussi partager certaines choses avec quelqu’un. Seul tout le temps n’est pas agréable et être tout le temps à deux est étouffant. L’idéal est le mi-temps à deux".

...

C'est une évidence que pour trouver son alter ego, il faut user de séduction en se présentant avec ses meilleurs atours physiques et moraux pour toucher ceux qui y sont sensibles.

Le Web est devenu une véritable agence matrimoniale comme je le spécifie dans "Parole d'homme".

Ce billet était un billet en réponse au sexisme.

0.jpgQuand on sait qu'aujourd'hui les couples se séparent après une période moyenne de sept années, cela craint pour les deux et aussi pour les enfants qu'ils ont générés dans l'intervalle. 

Sur Facebook, une ancienne commentatrice d'Agoravox modifie régulièrement sa photo écrit au dessus de l'une d'entre elles "Mᴀɪs ᴅᴀɴs ᴍᴀ Tᴇᴛᴇ ᴇᴛ ᴅᴀɴs ᴍᴏɴ Cᴏᴇᴜʀ, ᴊᴇ ɴ'ᴀɪ ᴘᴀs ᴇɴᴄᴏʀᴇ 20 ᴀɴs ...".

Je réponds "A mon avis, il faut trouver un gigolo de 19 ans... :-))".

L'âge peut être une torture de l'esprit.

Je lis ce billet à la une qui annonce un nouveau médicament anti-âge, sénolytique qui cible spécifiquement les cellules dysfonctionnelles et les élimine.

Pas question de parler de transhumanisme pour vivre plus longtemps mais pour se sentir mieux dans sa peau en bonne santé.  

Aujourd'hui, il est de bon ton d'être solidaire, mais avant de l'être, il s'agit d'être bien dans sa peau en tant que solitaire, sinon ce n'est qu'ajouter une couche de plus dans la morosité ambiante.    

Boris Cyrulnck parle d'Alzheimer et de la solitude

Le Covid et ses multiples recrudescences dont on subit actuellement une quatrième phase, réinstalle "sa loi pandémie". Le télétravail redevient presque obligatoire. Ce travail à distance est aimé par certains et détesté par d'autres.

Cette période de solitude à la maison a permis de réveiller des envies de changements de vie aux Etats Unis, comme il est raconté dans ce podcast
podcast.
Si la numérisation de la société déshumanise, elle reconstruit aussi.

Et, les refuge aux âmes esseulées ressortent sur les réseaux sociaux en se reconfinant

"Tout dire pour ne rien conclure" comme dit le titre, c'est perdre une partie du plaisir.

Cela me rappelle un billet de 2011: "Tout dire, tout écrire et puis en rire".  

Je pense que la psychologie a encore beaucoup de travail pour comprendre où est la limite entre solitude volontaire ou solitude subie.

La plume de Thomas Gunzig vient bien à propos en racontant sa transformation
podcast

Comme tout commence par des chansons, je ne peux que terminer de la même façon avec la douceur de Etienne Daho qui m'en donne l'occasion avec sa chanson "Le premier jour du reste de ta vie"


Ce billet est paru partiellement mardi sur Agoravox.fr avec le titre "J'ai des relations mondaines" et il a généré beaucoup de commentaires.

Comme signature, je choisis une nouvelle fois, Allusine

... n'est-ce pas le féminin de Allusion?

...

29/10/2021: Francis Huster était invité ce matin pour parler de Molière et aussi de la femme
podcast

Commentaires

La mère de Thomas Gunzig est l'amie de la mère de celle qui un temps fut mon amie, ou plutôt l'amie du même homme tant aimé... Des liens se tissent et se défont. Parfois se retrouvent quand la douleur de la perte d'un être cher nous éloignent. L'autre étant le rappel de cette absence. Trop douloureux....Olivier fut conçu hier. il incarnait la lumière, mais moi seule la voyait.... Une préservée ou rescapée qui rend au monde l'amour qui me fut donné...

Écrit par : Mélusine 888 | 27/10/2021

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Le voici en image
https://www.facebook.com/thomas.gunzig/posts/10159848236414571

Écrit par : Allusion | 27/10/2021

Je n'ai pas rencontré que le haut du panier. Ce que laisserait penser votre titre. :-)

Écrit par : Mélusine 888 | 28/10/2021

Répondre à ce commentaire

J'espère bien.
J'ai fait partie du système hiérarchique à niveaux multiples.
Plus on se rapproche du sommet, plus on manque d'air ou plus il devient vicié.

Écrit par : Allusion | 28/10/2021

Ecouté ce matin.
Francis Huster parle de Molière et des femmes

https://www.rtbf.be/auvio/detail_l-incontournable?id=2826563&fbclid=IwAR0D4n5oFhRvdFvVCUWXWOoXDkQkqP122K6Mdwm3zDRFMG4erJdVjAOIwpc

Écrit par : Allusion | 29/10/2021

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