Tous nos vieux du bonheur
08/03/2026
Comment réagit la population à la situation actuelle ?
Chacun à sa façon repousse les limites imposées par la société mais avec des résultats souvent totalement opposés.
Les hommes passent et trépassent. Les idées et les idéologies restent de génération en génération dans les hautes sphères avides de pouvoir avec des suiveurs qui se complaisent sans liberté.
Les acquis par leurs expériences mettent plus de temps qu'une génération pour se stabiliser et faire partie de l'inné dans la génération suivante.
Les fantasmes des nouveautés de la modernité font peur.
Est-ce dire qu'on n'apprend rien de nouveau ?
Que ce qui est inné est immuable ?
Que le conservatisme de ces empereurs dirigeront le monde, dont je parlais la semaine dernière, auront toujours le dernier mot ?
Les besoins créent toujours les nouvelles lois.
Si on ne peut les satisfaire, on doit réajuster ces besoins d'une manière ou une autre.
J'ai déjà répondu dans le billet "Résister" au sujet de mon côté apolitique.
Tout y passe. Tout y lasse. Tout y casse.
...
L'actualité
A cause de la guerre en Iran, nous avons un nouveau bottleneck, un goulot d'étranglement : le détroit d'Ormuz et comme conséquence les réserves de pétrole.
« On peut protéger le détroit d’Ormuz des attaques de missiles, des attaques navales, on peut le déminer… mais il est extrêmement compliqué de se prémunir des attaques de drones. Or, on estime que les Iraniens ont aujourd’hui des dizaines de milliers de drones, qu’ils peuvent facilement cacher un peu partout sur leur territoire. », Arnaud Ruyssen dans les clés.
Les Européens coincés entre l'Est et l'Ouest, entre la gauche et la droite
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C'est amusant de constater que les Etats-Unis lèvent "temporairement" les sanctions sur le pétrole russe.
L'énergie est vitale pour les économies.
Il faut réduire la consommation.
Les politiques de gauche ou de droite doivent s'y adapter pour ne pas mourir.
Nous "vivons au-dessus de nos moyens", écrivais-je, il y a déjà 3 ans.
En Iran, Mojtaba Khamenei, à 56 ans, il succède à son père Ali comme guide suprême de l'Iran et qui,
désigné comme successeur de son père en tant que guide suprême de l'Iran, a déjà été blessé et qui est dit pire que son père bien qu'il signe son arrêt de mort dans une course relais avec le bâton de la vieillesse dans les mains avides de pouvoir. Les fanatiques du régime des Ayatollah suivent aveuglément leur guide suprême. Cela devient presque ridicule dans un jeu de souris qui dansent autour des souvenirs du Chah.
Revivons-nous une période orwellienne comme il semble être le cas dans ce podcast
.
J'avais fait une comparaison entre "Orwell et Huxley qui avaient prévenu la situation " ?
La philosophie a pris le pas sur la psychologie de mes contacts. Je remarque que si les contacts humains commencent souvent bien, mais avec l'usure du temps, ils font dérailler le train dans une collision ou une collusion de propos bancals. Très vite, on comprend que la connerie humaine n'a pas beaucoup de limites. Les meilleurs et les plus durables des amis sont ceux qui naissent alors qu'on ne s'y attend pas et qu'ils sont opposés à ses propres opinions comme celle que je raconte dans "Hommage à un ancien ami".
Elle est pourtant l'outil de la lutte contre la radicalisation avec la curiosité intellectuelle qui peut faire basculer le radicalisé dans une résistance créative.
"Je me sens un extraterrestre parmi les autres", écrit Fabrice Midal après son best-seller "Foutez-vous la paix" pour se libérer des mécanismes inconscients qui nous entravent à redécouvrir nos forces et nos atouts.
Dominique De Villepin, 72 ans, donne sa vision européenne de la situation de guerre au Moyen-Orient
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Trump veut que la guerre au Moyen Prient se termine rapidement.
En Iran, elle peut continuer autant de temps qu'ils le veulent.
Il a reconnu avoir sous-estimé la capacité de la résistance de leurs ennemis 28' Les États-Unis ont-ils sous-estimé l’Iran ? .
Si on voit cette situation dans le langage des échecs, cela voudrait dire qu'il y a moins de gagnants et de perdants mais plus de Pat.
C'est comme Poutine qui pensait terminer la guerre contre l'Ukraine.
L'inflation va reprendre ses couleurs.
Les Clés donnent la vision américaine de la guerre de Trump en Iran
..
L'Europe joue son rôle intermédiaire entre l'Occidentalisme et l'Orientalisme.
Cuba dont je reparle récemment dans mon hommage à Alain est à la dérive
.
Pour en parler, je préfère la version du Cactus avec une question sans réponse "dans quel monde vit-on
?
Poutine, attentiste, compte les points de chaque côté en voyant les bénéfices à réaliser de la situation.
Si je vieillis à la même vitesse que d'autres, ce n'est pas pour garder la même rentabilité pendant ma retraite que dans mon passé au travail.
La volonté des peuples est d'avoir la paix mais prise dans la tourmente voulue par l'orgueil de leurs dirigeants, suivent comme de petits chiens.
Je le mentionne dès le début de ce billet pour qu'on ne dévie pas mes propos autrement en les interprétant: je veux la "pax romana" qui désigne une période de paix et de stabilité relative dans l'Empire romain, débutant sous Auguste et s'étendant sur plus de deux siècles.
Qu'est-ce qui a bouleversé le monde entier pour chacun d'entre nous, pendant plusieurs années ?
Les guerres ? Non, elles n'ont rien changé. Elles recommencent sans cesse et personne n'en tire de leçons.
La chronologie de la pandémie de Covid-19 de 2019 à 2023, tout le monde entier s'en souvient et ce sont les plus faibles qui ont été les plus touchés mais pas uniquement.
Aujourd'hui, grâce à la science, les vaccins contre le Covid deviendront plus universels contre les cancers.
En attendant, les Covid longs attendent les progrès patiemment..
Sur Réflexions du Miroir, il n'y a pas eu de relâche pendant ces années sans négativisme.
Il y a longtemps, j'écris "pessimiste, je me soigné".
Des séquelles de cette période résistent encore au temps dans les mémoires avec le Covid Long.
Le pétrole est redevenu la pièce maitresse avant l'électricité.
Pétrole, une histoire de pouvoir (1/2) - Essor et chute
L’apparition de l’or noir fut en son temps une révolution miraculeuse : les lampes à pétrole éclairaient les demeures comme jamais auparavant, les usines employant des machines à moteur décuplaient soudainement leur productivité... Grâce au pétrole, la croissance économique a bondi et la fortune de certains, comme John D. Rockefeller, premier milliardaire de l’histoire, a atteint des sommes record. La médaille, bien sûr, a son revers, notamment l’influence du pétrole sur le cours des deux guerres mondiales.
Marquant le commencement de la dépendance occidentale, le premier choc pétrolier, exposé dans le second épisode du documentaire d’Andreas Sawall, prend rétrospectivement le goût amer d’une occasion manquée :
la recherche sur les énergies renouvelables, prometteuse mais sous-investie, aurait pu constituer une porte de sortie. Physiciens, historiens et journalistes prennent la parole dans ce documentaire riche en anecdotes, qui retrace l’avènement du pétrole en tant que matière première indissociable de notre mode de vie. Alors que les États-Unis se sont imposés comme premier producteur mondial, il semble peu probable que l’Occident délaisse cette ressource – indispensable aux produits cosmétiques, pharmaceutiques et électroniques – dont nous sommes devenus plus que dépendants. Trump espère finir la guerre très rapidement. Le pouvoir iranien répond "on arrête la guerre quand on veut". C'est dire que cela peut durer longtemps dans une guerre psychologique..
Le sujet du 28 minutes "faut-il tout miser sur le nucléaire ?
".
Fucking ways are operating.
"In God, we trust", isn't it ?
Les clés présentent le Retour à Fukushima : enquête sur la décontamination nucléaire. Comment gérer l’après-catastrophe ? - Le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami provoque la fusion de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. Quinze ans plus tard, le Japon rouvre progressivement des zones évacuées et encourage le retour des habitants dans des territoires dits « décontaminés ». Mais que signifie réellement vivre après une catastrophe nucléaire ?
Mais, là non plus, rien n'a changé. On s'habitue, c'est tout.
Les Japonais ont éliminé une couche de terre radioactive. Comme les problèmes d'énergie n'ont fait qu'augmenter, le nucléaire a repris les poils de la bête pour la consommation au meilleur prix.
En mars 2011, j'ai apporté dans "Le Soleil sur Terre" une réaction futuriste pour y répondre.
Tant que l'on garde l'esprit critique, l'espoir n'est pas perdu.
Ce weekend, le salon BEDEX des armements a lieu au Heysel..
La guerre au Moyen Orient aura probablement des impacts à Bruxelles.
En ce vendredi 13, on croise les doigts.
Sur le sol de la ville, originaires des 190 nationalités, parlant 110 langues différentes, plusieurs proviennent du Moyen Orient. L'impact de la guerre en Iran est possible.
...
Les réactions des seniors par l'âgisme
Commençons par les seniors qui prouvent que la vieillesse peut rimer avec audace et créativité. Logement, loisirs, sexualité... 
Donald Trump, 79 ans. Vladimir Poutine, 73 ans. Xi Jinping, 72 ans...
Des retraités en puissance qui ne pensent qu'à poursuivre leur puissance à la trace de leur passé.
A cet âge, les gens de la population seraient retraités depuis longtemps.
Retraité, je viens de relever le nombre de mes kilomètres en voiture pour l'envoyer à l'assurance. Mon contrat d'assurance est basé sur 4000 kilomètres par an. J'en ai eu 3700. J'ai été remboursé.
L'avantage d'habiter à Bruxelles et d'avoir tout à proximité.
Dimanche, j'ai appris que trois amies se moquent des convenances et osent aujourd'hui se mettre à nu pour financer leur équipe de foot
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Quelle bonne idée... géniale même, moi qui pensais que les vieux étaient tous négatifs.
Quand on est poil, on n'a plus rien à cacher.
Logement, loisirs, sexualité, cette génération de seniors bouscule les codes et invente d'autres façons de vivre leur vieillesse. Anne-Marie et Michel ont créé une colocation pour les retraités. Karine a fondé une équipe de foot pour des femmes de plus de 50 ans. Francis Carrier, un militant de 70 ans, se bat pour le droit à la sexualité pour tous.
Bref, tous nos vieux de bonheur
Que signifie être modèle à poil dans une école d’art pour la personne qui pose ?
Qu’est-ce que cela implique psychiquement de se mettre à nu sans fard dans la confiance du regard de l’autre ?
C'est du naturisme sans avoir besoin de soleil. C'est tout.
Cette expérience singulière et parfois transformatrice, c'est ce qui a suivit David Maye a trouvé chez une femme de 80 ans qui, en posant pour être dessinée, retrouve son corps et le réhabilite pour elle-même comme un corps vivant Extrait : 
Ce mardi, Tendance Première a lancé une question: "Comment lutter contre la solitude des personnes âgées ?"
Il y a tellement de manières de répondre à la solitude.
Elle n'est pas nécessairement un mal. J'aime la solitude pour lire et écrire.
Je n'aime pas être dérangé pendant ces moments de recueillement.
Oui, un soir, lors d'un arpentage, j'ai lu un livre avec chacun(e) un morceau d'un livre à commenter. Mais, dès le lendemain, seul, j'ai écrit un compte rendu de la soirée dans ce billet l'arpentage du numérique et l'ai fait parvenir à celle qui a dirigé la soirée. Pas reçu de réponse donc, pas de reproches, pas de dérangement à devoir y répondre.
Comme l'écrit De Kersauson dans "Ocean's songs" : "Seul, je purge mon esprit. Ce n'est pas une satisfaction de soi-même ou un dédain pour les autres. Seul, je fais une copie au net de ma vie. La solitude me permet de faire passer avec une vertigineuse rapidité images, idées, rêves fous, hypothèses cinglées, parfois fécondes pour remonter le film de ma vie".
Il écrivait cela au sujet de ses sorties en mer.
Sur le plancher des vaches, c'est aussi le cas.
Le matin, je me promène. Je rode. Je parle aux gens. J'écoute la radio avec le Shokz à conduction osseuse. J'observe. Sur un carnet qui ne me quitte jamais, je note mes questions et mes réponses qui ne finissent pas de se bousculer dans mon esprit...
L'après-midi, je récolte les idées écrites le matin, j'enregistre des podcasts, je visionne des vidéos, je sélectionne des images que je pousse dans mon journal.
Je purge mon esprit en faisant une copie au net de ma matinée en m'inspirant de la vue de la nature par la fenêtre ou assis sur ma terrasse. Parfois, même à ce moment, une idée neuve vient s'y ajouter. Il me faut l'écrire avant que l'image qu'elle provoque ne s'efface de ma mémoire.
Dans ces moments-là, je ne me suis jamais senti seul devant une page blanche en me demandant ce que j'allais écrire. Si les élucubrations de mon imagination me font sourire, c'est déjà un bon signe.
"Maitriser l'art d'écrire" demande un certain exercice.
L'ivresse du pouvoir en acteur discret mais parfois déterminant, l'alcool a souvent influencé le cours de l'Histoire et des volontés de l'écrire.
Michel Craplet explore ces relations parfois surprenantes entre ivresse et pouvoir
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Ouf, à 98% du temps, je ne bois que de l'eau, donc il ne me faut pas chercher l'inspiration dans l'alcool.
Je marche, je cours, je vélotte seul et je suis en couple.
Aucune envie de me mesurer à d'autres.
Est-ce grave docteur ?
Mon épouse, comme Yin, est chargée de remettre mes idées Yang sur les rails de la réalité depuis 54 ans.
Dans "Vieillir en douce" en octobre 2012, Pascal Bruckner apporte sa conclusion "je ne crois pas à la sagesse" dans son livre "Une brève éternité" et la question "S'agit-il de vivre plus longtemps, ou plus intensément ? Le défi de la longévité n'est-il pas d'arbitrer entre la fatigue et la ferveur, la grâce du renouveau et la disgrâce du renoncement ?"
Pascal Bruckner avec aujourd'hui, 77 bâtons au compteur, neuf mois de moins que le mien, ne me rattrapera jamais sinon à la limite du temps infini.
En 2020, le billet "Les vieux ne parlent plus" parle des EHPAD.
Devenus une fiction sans fin, elle se retrouve dans une suite de deux films Maison de retraite et Maison de retraite 2. Depuis, une série télévisée "Maison de retraite" a suivi par Claude Zidi Jr., Kev Adams. avec le même humour, diffusée en France à partir du sur TF1.
J'ai en partie vu les deux épisodes de la saisons 1 présentés sur RTL le 11 mars prochain du 5ème et du 6ème épisodes.
Épisode 5 Mamie blues : Jules renoue avec sa grand-mère Nicole qu'il n'a pas vu depuis 10 ans, suite à la mort de son grand-père. C'est le coup de foudre entre Albert et Nicole, mais nos anciens sont suspicieux. Nicole serait-elle une veuve noire? Albert est-il en danger ?
Épisode 6 La crise de la double quarantaine: Découvrant qu'ils ont été victimes d'un attentat, Adèle et Albert refusent de se laisser intimider. Ils vont résister et faire du camping.
Avec un peu d'imagination, on peut tout inventer dans des tragi-comédies de la vieillesse.
Je termine "les vieux ne parlent plus" par la question "James Bond 007 aurait-il trouver l'immortalité?" avec ses titres
- "On ne vit que deux fois"
- "Vivre et laisser mourir"
- "Meurs un autre jour"
- "Mourir peut attendre"
En juillet 2020, la "Rencontre du quatrième âge" a lieu avec des robots.
J'ai la chance d'avoir passé de passion en passion dans la vie.
Tout jeune, je commence par le cinéma 8mm avec une caméra d'un, deux, trois objectifs avant de passer au zoom puis ce fut la photo à l'extérieur et dans mon labos comme je le raconte dans "Anatomie des photos de vacances".
J'abandonne tout cela lorsque le numérique supplante les films argentiques. Cela me donne un pincement au cœur en vendant tout le matériel de mon labo. Mais, je suis l'évolution à la trace ou je la précède mais je ne l'arrête pas.
Pendant 40 ans, la création des concepts du numérique dans une startup me passionne. J'ai compris qu'il faut inventer plutôt qu'utiliser ce que d'autres ont créé.
En 1990, dans une multinationale américaine, je suis nommé manager entre le marteau et l'enclume. J'ai compris que ma solitude et ma mécréance s'accordent avec le management et au fait de rejeter tous mes préjugés personnels et toutes convictions. Des cours de management reçus, je ne peux qu'en conclure que plusieurs d'entre eux étaient théoriques et pas assez pratiques.
La technicité n'est plus seule.
Pour me déforcer, j'ai engagé uniquement des jeunes Flamands alors que je suis francophone.
A la retraite, le numérique mute à son tour par la lecture et l'écriture dont je n'ai jamais eu le temps d'y consacrer beaucoup de temps auparavant.
"Avec le temps tout s'en va", chante Léo Ferré plutôt sinistre.
Je préfère la chanson "Tout s'en va" de Charles Aznavour.
Elle est plus joyeuse et plus dubitative.
Les seniors rendent le temps au temps par la résilience.
"La liberté, c'est la possibilité d'être et non l'obligation d'être. Nous avons besoin de 24 heures de liberté par jour", dit Magritte
Est-ce que le vieil âge de quelqu'un est-il dépendant de la famille dont il est issu ?
Oui, en partie, mais pas uniquement. Le fait d’atteindre un âge très avancé dépend de plusieurs facteurs, dont la famille (la génétique), mais aussi le mode de vie et l’environnement.
1. La génétique (la famille)
- Les gènes jouent un rôle réel. Si plusieurs membres d’une famille vivent très longtemps (90–100 ans), il y a plus de chances que leurs descendants aient aussi une prédisposition à la longévité. Des études estiment que la génétique expliquerait environ 20 à 30 % de la longévité.
2. Le mode de vie est souvent le facteur le plus important :
. alimentation équilibrée
. activité physique régulière
. ne pas fumer
. consommation modérée d’alcool
. sommeil suffisant car bien dormir, c'est tout un art de dormir pour respecter l'horloge biologique.
Ces habitudes peuvent augmenter ou diminuer fortement l’espérance de vie, même avec une bonne génétique.
3. L’environnement et les conditions de vie
. accès aux soins de santé
. niveau de stress
. qualité de l’air
. conditions socio-économiques
. relations sociales
4. Le hasard et les maladies
Certaines maladies, accidents ou événements imprévus jouent aussi un rôle.
Conclusion :
La famille influence la longévité, mais elle ne la détermine pas entièrement. On peut avoir une famille très longévive et vivre moins longtemps si le mode de vie est mauvais. Une phrase simple pour résumer : "Les gènes chargent le pistolet, mais le mode de vie appuie sur la gâchette", répond ChatGPT
Ok, compris.
Il y a les maladies physiques et psychiques avec d'autres manières de répondre aux maladies psychosolmatiques.
...
Une nième page du livre de la vie se tourne.
Quelle était encore la précédente ?
J'ai déjà oublié.
Quelle sera la suivante ?
On verra... "We zullen zien", comme dit notre ministre président de Bruxelles.
Ma première constatation, il faut d'abord garder la tête froide et les jambes alertes.
Et pour couronner le tout, veiller à sa santé entre les deux.
Comme je l'ai souvent répété "On ne tente de faire bien qu'avec ce qu'on aime faire, mais jamais quand d'autres ou soi-même imposent des actes rituels et habituels".
C'est clair, je suis un intello pure souche.
Mercredi, la plume de Thomas Gunzig explique avec quoi on peut jouer et jongler en permanence : les mots
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Avec l'écoute de la musique, je cherche ni à surprendre ni à émouvoir. Je vise à apaiser mes angoisses. Je stimule ma productivité en utilisant la modernité par l'Intelligence Artificielle avec du son pour remplir le silence tout en l'exploitant avec ma logique particulière.
Les seniors belges ont parfois le moral dans les chaussettes mais se considèrent comme les plus heureux avec la peur de l'avenir pour les générations suivantes
Les crèches sont à bout de souffle : "On ne cherche pas spécialement le bonheur de l’enfant, on n’a pas le temps".
"La femme pianote sur son ordinateur, relis ses listes, rature, passe des coups de fil".
Les crèches sont probablement moins rentables que les investissements dans les maisons de repos.
Knockin'on Heaven's Door...
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Histoire de la musique d'ascenseur
La vie précédente, c'était dans l'ascenseur, que les aventures se produisaient
En période de guerre, la musique fait oublier la guerre.
Il est vrai que, ces derniers temps, j'écoute plus souvent Radio Nostalgie.
C'est ainsi que je constate le mieux que j'ai vieilli et que je ne suis plus tout à fait dans le coup de l'actualité.
Est-ce grave de vieillir, Docteur ?
On est toujours le vieux d'un plus jeune et le jeune d'un plus vieux.
J'ai constaté qu'avec mon Smartphone, il est possible de se greffer sur des chaînes Nostalgie spécifiques aux années 60, 70, 80, 90...
Les chansons sont devenues des emblèmes de chaque décennie.
D'après Google, j'ai trouvé....
- Les années 1960 marquées par une explosion de tubes musicaux qui marquent les esprits et influencent les générations suivantes. "Like a Rolling Stone" de Bob Dylan, "Good Vibrations" des Beach Boys, "Respect" d'Aretha Franklin, "I Can't Help Myself" des Four Tops. Leur mélodie accrocheuse et leur message engageant, contribuent à façonner la musique pop et à établir des standards dans le domaine de la production musicale.
- Les années 1970 marquées par "Let it be" des Beatles. "Laisse-moi t’aimer" de Mike Brant.
- Les années 1980 marquées par une explosion de tubes emblématiques qui ont marqué les esprits et les charts. "Stomp!" de The Brothers Johnson, "Je ne suis pas mort, je dors!" de Michel Sardou, "Marche à l'ombre" de Renaud, "And The Beat Goes On" de The Whispers, "Another Brick In The Wall" de Pink Floyd, "One Step Beyond" de Madness, "Amoureux Solitaires" de Lio, "Everybody's Got To Learn Sometime" de Les Korgis
- Les années 1990 marquées par "Wannabe" de The Spice Girls, "I Want It That Way" de The Spice Girls, "Nothing Compares To You" de Sinéad O’Connor, "Vogue" de Madonna,"Sacrifice" d'Elton John.
- Les années 2000 marquées par la pop, le R&B, le hip-hop, l’électro et le rock avec Britney Spears, Justin Timberlake, Katy Perry et Lady Gaga, tandis que l’électro et la house se sont popularisées grâce à David Guetta, Daft Punk et Bob Sinclar.
- Les années 2010 marquées par des artistes emblématiques comme Adele, Katy Perry, et Bruno Mars, ainsi que des genres variés allant de la pop au R&B.
- La première moitié des années 2020 marquées par une diversité musicale exceptionnelle, mêlant pop, hip-hop, K-pop, électro et collaborations internationales mémorables.
Là, je suis complètement largué et déconnecté.
Aujourd'hui, ce sont les DJs, les Discs Jokey qui en profitent.
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La Science et le Savoir
Presque tous les weekends, j'écoute Pasquale Nardone qui ramène sa science.
En 2021, il parle de la manière dont on évalue l'intelligence souvent confrontée à des interprétations douteuses
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En 2025, L'intelligence s'est cristallisée à 60 ans
Le 7 février 2026, il parlait des tests sur les seniors qui vivent très bien en gardant le physique bien en forme
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Il soulève l'étude contradictoire au sujet des cellules anti-âge polyamines qu'il appelle A1 (pour évider les noms scientifiques trop complexes) et qui répond à cette idée en opposant les cellules cancéreuses A2 qui profitent de la même occasion pour contrecarrer les effets des A1
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La ménopause des femmes et la maladie d'Alzheimer est liée d'après les recherches et les analyses racontées par Pasquale Nardone
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L'andropause chez les hommes se caractérise par la diminution progressive du taux de testostérone chez l'homme. Elle peut entraîner divers symptômes tels que des troubles de la libido, de l'érection, de la fatigue, une augmentation de la masse grasse et une perte musculaire. Dans ce cas, le viagra corrige le problème par le Sildénafil, dès 1996. Cela n'a pas empêché la diminution d'efficacité du sperme pour la procréation et de la natalité dans le monde.
Les transhumanistes espèrent allonger la vie en prenant des dizaine de médocs par jour pour parvenir à surmonter l'âgisme.
En 2016, je pose la question "Le transhumanisme seulement pour vivre plus longtemps? .
Dans le S&V de mars, dès les premières pages, je note quelques articles :
- "La réalité est plus préoccupante. Nos IA n'ont pas besoin d'un sursaut d'intelligence pour mentir, tromper, tricher, surestimer, prétendre suivre nos valeurs et désobéir, gravés dans leur codes et renforcés par leur entraînement. Il ne reste que l'esprit critique pour données erronées et algorithmes biaisés puisque le Big Data redessine notre réalité et notre humanité. Il est crucial de développer des solutions souveraines et efficaces à grande échelle du type ChangeNow. Pour garder le contrôle, il y a des outils d'évaluation, des garde-fous dans les requêtes humaines, une batterie de tests comme Machiavelli et Mask ou de stopper le système en obligeant une validation humaine. Apollo Reasearch et OpenAI ont déjà testé la méthode de l'interprétabilité en analysant en direct l'activité des réseaux de neurones de la bécane alors qu'elle prend une décision. OpenAI est concurrencé par Claude opus 4.1 est dit sans limite. Garder un coup d'avance, c'est la règle de la prudence et de la modernité.
- Les jeux de rôle permettent de développer des stratégies, de renforcer l'esprit d'équipe, de se confronter à l'échec.
- En Chine, l'appli Demumu pose la question "Êtes-vous mort" et envoie une alerte en mail à des contacts d'urgence en cas de non-réponse.
- A l'âge du bronze, le BrusselsTown Ring en Irlande, a engendré le pro-urbain en Europe. Des ossements découverts au Maroc ont jouée un rôle important dans l'émergence du Neandertal, du Denisova et du Sapiens.
- En médecine, les œstrogènes augmentent le signal douloureux envoyé au cerveau, rendant la femme plus sensible aux intestins.
- Pendant les épidémies de grippe le vaccin n'est pas efficace à 100% mais c'est le moyen le plus efficace pour protéger les plus fragiles.
- En politique, la participation des électeurs ne cesse de baisser. Le scrutin uninominal, le panachage, la proportionnelle, le référendum, le scrutin indirect, la pétition, le tirage au sort, le jugement d'un candidat. Pour garder la démocratie dépendante du pays où elle est pratiquée...
- Les scientifiques doivent défendre la science face aux politiques.
- Dans le numérique, il existe trois relations entre les données. ONE by ONE, ONE by MANY qui fonctionne bien. La relation MANY to MANY ne fonctionne que via des interfaces.
- De la naissance au grand âge, il y a cinq configurations du cerveau.
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La culture à la télé de cette semaine
Mercredi, le film "The Fabelmans" sur Tipik.
Synopsys : En 1952, pour la première au cinéma, le jeune Sammy assiste à la projection du fil "Sous le plus grand chapiteau du monde" dont une scène implique un accident de train. Il tombe sur le charme du 7ème art et développe sa fibre artistique en filmant sa famille...
Steven Spielberg s'inspire de la propre jeunesse du cinéaste et a participé à la rédaction du scénario.
Clic sur l'image suivante pour regarder le film complètement
Lundi, le film "Les Miens" sur la .3.
Synopsys: Moussa toujours été doux, altruiste et présent pour sa famille. A l'opposé de son frère Ryad, présentateur télé à la grande notoriété qui se voit reprocher son égoïsme par son entourage. Un jour, Moussa chute et se cogne violemment la tête. Il souffre d'un traumatisme crânien, Méconnaissable, il parle désormais sans filtre et balance à ses proches leurs quatre vérités. Il finit ainsi par se brouiller avec tout le monde, sauf avec Ryad qui le comprend et se reconnaît en lui-même. Après plusieurs semaines de convalescence, la famille retrouve un nouvel équilibre en dansant.
En France, premier tour d'élections municipales.
Souvent une ou deux listes.
Les gens ont compris que ce n'est pas les partis des politiciens qui sont importants mais ce qu'on peut en recevoir en retour de leur vote.
Les polémiques ne finissent jamais sur tout et sur rien.
Le carnaval à Stavelot a été une réussite avec la culture, voilà le soleil en prime.
Je ne suis plus membre de Facebook mais je le suis depuis toujours sur LinkedIn. La novlangue managériale j'ai connu même si le moteur de recherche Kagi s'en moque
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Bruno Salmone, l'acteur de "Fait pas ci, fait pas ça" vient de nous quitté à l'âge de 55 ans.
Je rappelle Jacques Dutronc pour lui rendre hommage.
Ce soir, "Le Jardin extraordinaire" présente la Patagonie avec le puma et le condor dans un équilibre fragile.
Rien à voir avec le film "Les Trois Jours du Condor", pourtant cela m'y a fait pensé plus métaphore que pour en faire une comparaison.
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Pourquoi pas plusieurs vies comme le raconte L'Heure H ?
"Escroc, espion, moine : les mille vies d’Ignaz Trebitsch-Lincoln"
Né en 1879 en Hongrie, Ignaz Trebitsch-Lincoln passe sa vie à changer d’identité comme de costume. Juif devenu protestant, missionnaire, député britannique, escroc, espion puis moine bouddhiste, il traverse les continents au gré des opportunités. Élu au Parlement en 1910, il est rapidement déchu pour fraude et se lance dans l’espionnage pendant la Première Guerre mondiale. Aventurier sans patrie, il participe au putsch de Kapp en 1920 et rencontre même Hitler. Traqué en Europe, il se réfugie en Chine où il devient abbé sous le nom de Chao Kung. Toujours attiré par le pouvoir, il flirte encore avec les réseaux nazis en Extrême-Orient. Il meurt à Shanghai en 1943, laissant derrière lui une existence faite de mensonges, de métamorphoses et d’ambitions démesurées. Une vie si romanesque qu’elle semble inventée.

N'est-ce pas la meilleure façon de conclure et d'apporter une suite éprise de liberté du billet "Résister"
Pour info, un extrait de ce billet a été envoyé sur agoravox.
Petite réflexion que j'y ai mise
Commentaires qui suivent sont assez explicites.
Allusion
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16/3/2026: Oscars : "Une bataille après l’autre" triomphe avec six statuettes, Michael B. Jordan sacré meilleur acteur Le film "Une bataille après l’autre" de Paul Thomas Anderson a largement dominé la 98e cérémonie des Oscars dimanche soir à Los Angeles. Le long-métrage est reparti avec six récompenses, dont l’Oscar du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson, une première dans sa carrière.
27/3/2026 : La .5 présente le film "Lhomme du train"
Un homme au passé mystérieux arrive dans une petite ville et fait la connaissance d'un professeur à la retraite qui lui propose de l'héberger. Alors que tout les sépare, ils sympathisent et se rendent compte que chacun aurait voulu vivre la vie de l'autre.












9 commentaires
La guerre du ciel : comment les États-Unis, Israël et l’Iran s’affrontent à coups de drones et de missiles, et pour combien de temps encore
https://www.rtbf.be/article/11692885
Vers la fin des piqûres annuelles ?
Alors que la méfiance envers les vaccins persiste, alimentée par une désinformation tenace, la recherche scientifique, elle, ne s’arrête jamais. Dans les laboratoires, des chercheurs s’efforcent de mettre au point de nouvelles immunisations pour nous protéger des menaces actuelles, mais aussi futures. L’objectif ultime, que beaucoup considèrent comme le « Saint Graal » de l’immunologie, est la création d’un vaccin universel.
Protégerait-il contre toutes les menaces microbiennes imaginables ? Probablement pas. Mais son application à large spectre, capable de cibler simultanément une multitude de virus, de bactéries et même d’allergènes, pourrait transformer radicalement la santé publique. Une seule injection pour se prémunir contre de multiples maux, voilà la promesse. Une nouvelle étude met justement en lumière des avancées significatives dans cette direction, avec l’espoir de simplifier un jour notre calendrier vaccinal.
La limite des vaccins traditionnels
Pour comprendre cette avancée, il faut d’abord saisir le fonctionnement classique d’un vaccin. La plupart des immunisations actuelles reposent sur ce qu’on appelle la spécificité antigénique. Prenons l’exemple du vaccin contre le SARS-CoV-2 : il imite un composant spécifique du virus pour entraîner notre corps à reconnaître et à combattre les infections futures. Cette méthode est extraordinairement efficace… jusqu’à ce que l’agent pathogène mute.
Le problème est là. Si le pathogène se transforme, le vaccin, conçu pour une cible précise, perd de son efficacité. C’est la raison pour laquelle les vaccins contre des maladies comme la grippe ou le COVID-19 doivent être mis à jour si régulièrement. Une course sans fin s’engage entre le virus et la science. Bali Pulendran, de l’université de Stanford et auteur principal de l’étude, résume cette situation.
« Cela a été le paradigme de la vaccinologie au cours des 230 dernières années », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse. « Il est de plus en plus clair que de nombreux pathogènes sont capables de muter rapidement. Comme le léopard proverbial qui change ses taches, un virus peut changer les antigènes à sa surface. »
Une nouvelle stratégie : réveiller nos défenses innées
Face à ce défi, Bali Pulendran et son équipe ont décidé de changer radicalement d’approche. Au lieu de courir après les antigènes, ils se sont penchés sur la communication entre les cellules immunitaires de notre corps durant une infection. Notre organisme possède en réalité deux lignes de défense : le système immunitaire inné et le système immunitaire adaptatif.
Le système inné est notre équipe d’intervention rapide. Il inclut nos barrières physiques comme la peau et le mucus, ainsi que certaines cellules immunitaires (cellules dendritiques, neutrophiles, macrophages). Sa force est sa réactivité, mais sa faiblesse est qu’il est non spécifique et ne reste actif que quelques jours. C’est là qu’intervient le système adaptatif. Plus lent à démarrer, il est capable de développer une défense sur mesure contre un agresseur précis.
L’idée des chercheurs ? Utiliser le système adaptatif pour forcer le système inné à rester sur le qui-vive beaucoup plus longtemps. Une étude de 2023, publiée dans la revue Nature Immunology par la même équipe, avait déjà posé les bases de cette théorie. Ils avaient découvert que le vaccin contre la tuberculose (le BCG) pouvait induire les deux réponses immunitaires. Fait crucial : les cellules T de la réponse adaptative recrutaient les cellules innées dans les poumons, les maintenant actives pendant des mois.
Des résultats spectaculaires chez la souris
Forts de ces découvertes, les scientifiques ont développé un nouveau vaccin, baptisé GLA-3M-052-LS+OVA. Dans une étude publiée en novembre 2025, ils rapportent que ce vaccin a conféré à des souris une protection significative contre un éventail étonnamment large d’agresseurs : des coronavirus comme le SARS-CoV-2, des bactéries redoutables comme le staphylocoque doré (*Staphylococcus aureus*) et l’*Acinetobacter baumannii*, et même des allergènes courants comme les acariens.
Les résultats sont frappants. Pulendran décrit l’effet du vaccin comme un « double coup dur » contre l’infection. Chez les souris testées, la réponse innée prolongée a permis de réduire la quantité de virus dans les poumons d’un facteur 700. Le vaccin a également réussi à supprimer une réponse immunitaire connue sous le nom de Th2, qui est directement liée à l’asthme allergique. Résultat : lorsque les souris ont été exposées à la poussière, leurs voies respiratoires ont été dégagées du mucus.
« Ces cellules T fournissaient un signal essentiel pour maintenir l’activation du système inné, qui dure généralement quelques jours ou une semaine, mais dans ce cas, elle pouvait durer trois mois », explique Pulendran. « Imaginez recevoir un spray nasal pendant les mois d’automne qui vous protège de tous les virus respiratoires, y compris le COVID-19, la grippe, le virus respiratoire syncytial et le rhume, ainsi que de la pneumonie bactérienne et des allergènes du début du printemps. »
Prochaine étape : les essais sur l’homme
Pour l’instant, ces succès ont été observés uniquement chez les souris. La prochaine étape, décisive, consiste à lancer les essais de phase 1 chez l’humain pour vérifier la sécurité et l’efficacité de cette nouvelle approche. Le chemin est encore long, mais l’horizon est dégagé.
Les chercheurs espèrent que ce vaccin universel pourrait être mis à la disposition du public d’ici cinq à sept ans. S’il tient ses promesses, il offrirait non seulement un traitement efficace contre les nouveaux virus respiratoires qui ne manqueront pas d’émerger, mais il pourrait aussi grandement simplifier le rituel annuel, et pas toujours apprécié, de la vaccination saisonnière.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-scientifiques-sont-sur-le-point-de-mettre-au-point-le-premier-vaccin-universel/ar-AA1XLzBD?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69b50e7400254673bbad6c780dcd701a&ei=13
Pierre Perret, un « vieux croûton » : ce commentaire d’une fan en concert qui ne lui donne plus « envie de remonter sur scène »
À 91 ans, Pierre Perret garde un souvenir amer d’un commentaire entendu lors d’un concert. La faute à une fan, qui a lancé une remarque qu'il a bien du mal à digérer. Depuis, l’interprète du Zizi se montre très hésitant à l’idée de remonter sur scène.
2026 est une année plus que difficile pour Pierre Perret. À 91 ans, le chanteur traverse une période particulièrement douloureuse depuis la disparition de sa femme Rebecca, morte en janvier à l’âge de 88 ans après une chute dans les escaliers d’un hôtel parisien. Celle qui partageait sa vie depuis plus de soixante ans était non seulement son épouse, mais aussi sa manager et sa plus proche collaboratrice. Dans l’émission Sept à huit sur TF1, l’interprète de La Cage aux oiseaux a confié vivre des nuits difficiles depuis ce drame, évoquant avec émotion leur longue histoire d’amour, commencée dans les années 1960.
Malgré la tristesse, l’artiste tente de poursuivre ses projets et de garder le lien avec son public. Sur le réseau social X, il s’est adressé à ses fans, qu’il appelle affectueusement ses “loulous”, pour leur annoncer la sortie de plusieurs projets auxquels sa femme avait participé. Il a notamment évoqué la publication du livre Mémé Anna, consacré à ses souvenirs d’enfance, ainsi que deux CD-livres intitulés Les Enfants et Mes Femmes, dont la sélection des chansons avait été faite par Rebecca quelques mois avant sa disparition. Dans ce message touchant, Pierre Perret a également confié que le soutien de ses admirateurs l’aidait à tenir et à continuer d’écrire. Une manière pour lui de rester debout malgré l’épreuve… et de continuer à faire ce qu’il maîtrise le mieux : faire sourire son public.
“Le vieux bouge encore” : Pierre Perret marqué par un commentaire d’une fan en plein concert
En revanche, Pierre Perret ne compte pas remonter sur scène, comme il l’a expliqué au Parisien ce samedi 14 mars. Avouant avoir “trop de respect pour le public”, l’interprète du Zizi avoue avoir peur qu'il "voie un vieux croûton qui tire ses dernières cartouches”. En effet, il garde en mémoire une mauvaise expérience, vécue lors d’un précédent concert. “Une femme, au premier rang, a glissé à son mari un peu fort ‘Il bouge encore bien hein ?’. Intérieurement, j’ai pris un sacré coup dans les bretelles. Oui, le vieux bouge encore”, a déclaré Pierre Perret. Une remarque qui l’a visiblement marqué et qui explique aujourd’hui sa prudence à l’idée de remonter sur scène. Malgré l’amour indéfectible de son public, Pierre Perret préfère désormais se consacrer à l’écriture et à ses projets, laissant derrière lui une carrière scénique qui aura marqué plusieurs générations de spectateurs.
Comment Rebecca, la femme de Pierre Perret, l’a convaincu à sortir son tube Le Zizi ?
L’épouse de Pierre Perret a longtemps occupé une place déterminante dans la carrière du chanteur. C’est notamment elle qui l’a encouragé à enregistrer certaines chansons qu’il jugeait trop audacieuses ou décalées, à l’image du célèbre titre Le Zizi. Sorti en 1975, ce morceau deviendra finalement l’un de ses plus grands succès, avec plus de 600 000 exemplaires vendus dès l’année de sa sortie.
Invité sur le plateau de l’émission C à vous le jeudi 12 mars, Pierre Perret est revenu avec humour sur la genèse de cette chanson. Après l’avoir écrite, il doutait en effet de pouvoir la chanter publiquement, craignant que son ton irrévérencieux ne lui ferme certaines portes. “Une fois que la chanson a été faite, je me suis dit que c’était impossible de la chanter parce que je me ferais virer de partout”, a-t-il raconté. Mais sa femme ne voyait pas les choses de la même manière. “C’est elle qui m’a dit : “Écoute, si tu ne la chantes pas, on divorce.”” Une anecdote qui a surpris l’animatrice Anne-Élisabeth Lemoine, qui s’est amusée à réagir : “Ah oui, carrément !”
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/pierre-perret-un-vieux-cro%C3%BBton-ce-commentaire-d-une-fan-en-concert-qui-ne-lui-donne-plus-envie-de-remonter-sur-sc%C3%A8ne/ar-AA1YBW5K?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69b5581e903948d0a15829d8cfd00ec5&ei=15
Je suis désolé de le dire.
A 91 ans, c'est le moment de faire autre chose que d'aller sur scène
Une vie n'est pas uniquement construite par des fans
Introduction : l’audace absolue d’un homme qui redéfinit la réalité
Le culot comme doctrine politique
Il y a des moments en politique où l’audace dépasse tellement les bornes du raisonnable qu’elle en devient presque stupéfiante. Donald Trump a atteint un nouveau sommet de cette audace particulière en demandant aux Américains de le remercier pour la baisse de leur facture de gaz — une baisse qui, dans les faits, résulte en grande partie des dynamiques économiques qu’il a lui-même perturbées, des politiques qu’il a lui-même imposées, et des tensions géopolitiques qu’il a lui-même alimentées. Ce n’est pas de la politique. C’est de la prestidigitation à l’échelle nationale. C’est transformer la cause du problème en héros de la solution, puis demander des applaudissements pour la performance.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a transformé la communication présidentielle en quelque chose d’inédit dans l’histoire politique américaine moderne : une opération permanente de réécriture de la réalité, où les conséquences de ses propres décisions sont réinterprétées comme des victoires personnelles, où les problèmes qu’il crée deviennent les preuves de sa grandeur, et où la population est invitée — voire sommée — de l’en remercier. La facture énergétique des ménages américains est devenue le dernier théâtre de cette performance. Et il faut la décrypter avec la précision qu’elle mérite.
Une déclaration qui mérite d’être disséquée
Le mécanisme est toujours le même avec Trump : affirmer d’abord, documenter jamais. Déclarer la victoire avant même que la bataille soit terminée — ou parfois, avant même qu’elle commence. Cette fois, le terrain de jeu est celui de l’énergie, des prix du pétrole, des tarifs douaniers, de l’Iran, de la guerre, et de l’inflation. Des sujets qui touchent directement, concrètement, douloureusement chaque famille américaine chaque mois. Des sujets qui ne tolèrent pas la démagogie. Des sujets qui exigent de la rigueur.
Ce qui me frappe, dans cette posture de Trump, ce n’est pas l’arrogance en soi — on y est habitué. C’est la logique implicite qu’elle révèle : si vous souffrez, c’est votre faute de ne pas avoir assez cru. Si les prix baissent une semaine, c’est sa victoire personnelle. Ce glissement entre responsabilité réelle et récit de victoire est la marque de fabrique d’un régime narratif qui mérite d’être nommé clairement : c’est de la manipulation.
Les prix de l'énergie aux États-Unis : la réalité que Trump ne raconte pas
Ce que les chiffres disent vraiment
Pour comprendre la manipulation en cours, il faut partir des faits bruts. Les prix du gaz naturel aux États-Unis ont effectivement connu des fluctuations importantes depuis le début de 2025. Mais ces fluctuations ne sont pas nées d’un décret présidentiel magique. Elles résultent d’une combinaison de facteurs : les conditions météorologiques qui ont influencé la demande saisonnière, les dynamiques des marchés internationaux du pétrole brut, les décisions de l’OPEP+, et — ironie cruelle — les conséquences économiques des propres politiques commerciales de Trump qui ont ralenti certains secteurs industriels, réduisant mécaniquement la demande en énergie.
Les économistes qui suivent de près ces dynamiques sont unanimes sur un point essentiel : aucun président américain ne contrôle directement les prix du pétrole ou du gaz naturel. Les marchés de l’énergie sont mondiaux, interconnectés, soumis à des forces géopolitiques et économiques que même la plus grande puissance du monde ne peut pas piloter par décret. Ce que peut faire un président, en revanche, c’est créer des conditions qui amplifient l’instabilité, qui perturbent les chaînes d’approvisionnement, qui génèrent de l’incertitude pour les investisseurs. Et ça, Trump y excelle.
La mémoire courte comme stratégie politique
Il y a dix-huit mois, les ménages américains se débattaient avec une inflation énergétique que les économistes rattachaient directement aux perturbations créées par les guerres tarifaires de la première administration Trump, aux tensions commerciales avec la Chine, aux incertitudes sur les sanctions contre l’Iran. Ces réalités ne se sont pas évaporées avec l’élection. Elles ont évolué, s’adaptant au nouveau contexte géopolitique. Mais leur origine — les décisions erratiques d’une politique commerciale improvisée — reste documentée, vérifiable, incontestable pour quiconque prend la peine de lire les rapports des institutions économiques internationales.
La stratégie de Trump repose sur un calcul cynique mais lucide : la plupart des gens ne font pas le lien entre une décision politique d’aujourd’hui et une facture d’énergie dans six mois. Ce délai entre la cause et l’effet est son meilleur allié. Il sème le chaos en janvier, il récolte les applaudissements en juillet pour une légère accalmie. Et personne n’est censé faire le lien.
Les tarifs douaniers et l'énergie : quand Trump se tire une balle dans le pied
L’équation que personne ne veut calculer
Les tarifs douaniers de Trump — cette arme favorite qu’il brandit comme un trophée de sa doctrine économique — ont des effets directs et documentés sur les prix de l’énergie. Ce lien n’est pas une théorie gauchiste. C’est de la microéconomie de base. Lorsque vous imposez des droits de douane massifs sur les équipements de production d’énergie — les panneaux solaires, les éoliennes, les composants électroniques qui alimentent les infrastructures énergétiques — vous augmentez le coût de production de l’énergie sur le territoire américain. Vous rendez l’indépendance énergétique plus chère à atteindre, pas moins.
Lorsque vous imposez des tarifs sur l’acier et l’aluminium, vous augmentez les coûts de construction des pipelines, des raffineries, des installations de gaz naturel liquéfié. Ces coûts ne disparaissent pas dans un trou noir économique. Ils sont répercutés. Sur les compagnies énergétiques. Sur les distributeurs. Sur les consommateurs. Sur la facture mensuelle de monsieur et madame tout-le-monde. La logique est implacable, documentée par des dizaines d’études économiques, confirmée par les propres données du Département de l’Énergie américain. Mais Trump préfère parler de remerciements.
Le paradoxe de la « drill, baby, drill » et des prix à la pompe
L’un des slogans les plus répétés par Trump depuis son retour est ce fameux « drill, baby, drill » — forer, forer, forer. Augmenter la production pétrolière américaine à tout prix. Libérer les contraintes environnementales. Ouvrir de nouveaux territoires à l’exploitation. La théorie est simple : plus de production = plus d’offre = prix plus bas. La réalité est considérablement plus nuancée. Les compagnies pétrolières américaines ne produisent pas nécessairement plus parce qu’un président leur dit de le faire. Elles produisent en fonction de la rentabilité, des cours mondiaux du pétrole, et de leurs obligations envers leurs actionnaires. Une augmentation de production qui ferait chuter les prix en dessous d’un certain seuil serait économiquement suicidaire pour ces mêmes compagnies que Trump cherche à séduire.
Le « drill, baby, drill » est un slogan, pas une politique énergétique. C’est de la communication conçue pour donner l’impression d’une action, d’une maîtrise, d’un contrôle. Dans les salles de marché de Houston ou de Dallas, les analystes énergétiques sourient poliment quand ils entendent ça. Ils savent que les marchés de l’énergie n’obéissent pas aux tweets présidentiels.
L'Iran, les sanctions, et le pétrole mondial : le jeu dangereux de Trump
Quand la géopolitique s’invite dans votre facture
L’une des variables les plus explosives dans l’équation énergétique actuelle, c’est l’Iran. Depuis son retour au pouvoir, Trump a réactivé sa stratégie de « pression maximale » contre Téhéran — des sanctions économiques renforcées, des menaces militaires, une rhétorique belliciste qui a fait monter d’un cran la tension dans la région du Golfe Persique. Cette région représente une part considérable de la production pétrolière mondiale. Chaque fois que la tension monte dans le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, les marchés réagissent immédiatement. Les prix montent. La volatilité s’amplifie.
Il existe une contradiction fondamentale et non résolue dans la politique énergétique de Trump : d’un côté, il veut des prix de l’énergie bas pour les consommateurs américains. De l’autre, il mène une politique de confrontation avec l’Iran qui est structurellement inflationniste pour les prix du pétrole. Ces deux objectifs sont en tension permanente. Et ce n’est pas une tension abstraite. C’est une tension qui se mesure en centimes de dollar par gallon d’essence, multipliés par 330 millions d’Américains, multipliés par 365 jours. La somme est vertigineuse.
La guerre comme risque énergétique systémique
Les analystes en risques géopolitiques qui suivent le dossier iranien sont formels : la probabilité d’une confrontation militaire dans le Golfe Persique a augmenté depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche. Pas de manière catastrophique, mais de manière mesurable. Et les marchés de l’énergie intègrent ce risque dans leurs prix. C’est mécanique. C’est rationnel. C’est inévitable. Lorsque le secrétaire d’État américain hausse le ton contre Téhéran, lorsque des exercices militaires américains se déroulent à proximité des côtes iraniennes, lorsque les sanctions menacent de couper des centaines de milliers de barils de pétrole iranien des marchés mondiaux, les traders du pétrole prennent note. Et leur prise de note se répercute directement sur les prix que vous payez à la pompe.
Trump joue aux échecs avec le pétrole mondial, mais il demande aux Américains de le remercier quand une pièce tombe par accident à la bonne place. Ce qui me trouble profondément, c’est que cette stratégie fonctionne. Parce que le lien entre la politique étrangère et la facture d’énergie est invisible pour la plupart des gens. Et c’est exactement sur cette invisibilité que repose tout le récit trumpien.
L'inflation américaine : une blessure en partie auto-infligée
Le retour des vieilles recettes qui brûlent
L’inflation est peut-être le sujet économique le plus douloureux pour les ménages américains depuis 2021. Et c’est aussi celui sur lequel Trump a le plus manœuvré politiquement. Durant sa campagne, il a martelé sans relâche que l’inflation sous Biden était le résultat d’une mauvaise gestion démocrate. Il a promis de la faire baisser dès son arrivée au pouvoir. La réalité est, une fois de plus, considérablement plus complexe. Les tarifs douaniers massifs qu’il a réimposés — sur les produits chinois, sur les biens européens, sur une gamme étendue d’importations — sont inflationnistes par définition. Ce n’est pas une opinion. C’est de l’économie élémentaire, confirmée par la Réserve fédérale américaine, par le Fonds monétaire international, par des centaines d’économistes de toutes les tendances politiques.
Lorsque vous taxez les importations, vous augmentez le coût des biens importés. Ces coûts supplémentaires sont répercutés sur les consommateurs américains. Point. La question n’est pas de savoir si les tarifs créent de l’inflation. La question est de savoir dans quelle mesure, sur quelle durée, et quels secteurs sont les plus touchés. Les estimations varient, mais elles convergent toutes sur une direction : les tarifs Trump ajoutent des centaines de dollars par an à la facture moyenne d’une famille américaine. Dire ensuite que cette famille devrait remercier Trump pour la légère baisse d’un prix gazier relève d’une ironie qui serait presque comique si les enjeux n’étaient pas si graves.
La Fed dans les griffes de la politique
Un autre élément crucial dans ce tableau d’ensemble : les relations de Trump avec la Réserve fédérale. Trump a répété à plusieurs reprises sa conviction que la Fed devrait baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie. Mais dans un contexte où les tarifs douaniers alimentent déjà des pressions inflationnistes, une baisse des taux serait potentiellement désastreuse. Elle risquerait d’amplifier l’inflation plutôt que de la contenir. La Fed, institution indépendante par design, résiste à ces pressions. Mais la simple existence de ces pressions — les déclarations publiques de Trump contre la politique monétaire — crée de l’incertitude sur les marchés financiers, ce qui se répercute, en cascade, sur les conditions économiques générales, incluant les prix de l’énergie.
Ce qui est fascinant — et accablant — dans l’économie trumpienne, c’est qu’elle est construite sur des contradictions volontaires. Il veut des taux bas ET moins d’inflation. Il veut des tarifs hauts ET des prix bas. Il veut une confrontation avec l’Iran ET un pétrole pas cher. Ces contradictions ne sont pas des erreurs de calcul. Elles sont le carburant d’un récit où lui seul peut naviguer le chaos qu’il a lui-même créé.
La rhétorique de la gratitude : un outil de pouvoir redoutable
Exiger des remerciements : ce que ça dit d’un dirigeant
Il faut s’arrêter un moment sur cette demande en apparence anodine : Trump qui demande aux Américains de le remercier pour leur facture de gaz. En surface, ça ressemble à de la vantardise ordinaire, à ce fanfaronnage dont il a le secret depuis des décennies. Mais en y regardant de plus près, cette injonction à la gratitude révèle quelque chose de plus profond et de plus troublant sur la nature du pouvoir tel que Trump le conçoit. Dans les régimes politiques sains, les dirigeants élus rendent des comptes à la population. C’est la population qui évalue, qui juge, qui remercie ou critique librement. Dans la vision trumpienne, ce rapport est inversé : c’est le dirigeant qui dit à la population ce qu’elle devrait ressentir, ce qu’elle devrait penser, ce pour quoi elle devrait être reconnaissante.
Cette inversion n’est pas accidentelle. Elle est systémique. Elle s’applique à l’économie, à la politique étrangère, à la sécurité nationale, aux droits civiques. Dans tous ces domaines, Trump adopte la même posture : je suis le seul à avoir sauvé la situation, vous devriez m’en être reconnaissants. Cette logique est caractéristique d’une forme de pouvoir qui ne se reconnaît pas de limites institutionnelles, qui ne s’accommode pas du doute ou de la critique, qui exige l’allégeance émotionnelle comme condition de la citoyenneté.
Quand le récit remplace la réalité
Le génie politique — si l’on peut appeler ça ainsi — de Trump est d’avoir compris quelque chose que beaucoup de politiciens établis n’ont jamais vraiment saisi : dans l’ère des réseaux sociaux et de l’information fragmentée, le récit l’emporte souvent sur la réalité. Si vous contrôlez le récit avec suffisamment d’assurance, suffisamment de répétition, suffisamment d’audace, vous pouvez réussir à faire croire à une partie substantielle de la population que la cause est l’effet et que l’effet est la cause. Que les problèmes que vous avez créés sont des problèmes hérités. Que les améliorations marginales sont des victoires historiques. Que les victimes de vos politiques devraient vous être reconnaissantes de ne pas avoir souffert davantage.
Je ne sous-estime pas l’intelligence des Américains qui votent Trump. Beaucoup savent très bien que ses récits sont embellies, sinon franchement falsifiés. Mais ils votent pour lui quand même, pour d’autres raisons — la culture, l’identité, la frustration envers une élite perçue comme condescendante. Ce qui est tragique, c’est que cette loyauté réelle et compréhensible est instrumentalisée par un homme qui n’en a rien à faire de leurs factures d’énergie concrètes.
Les victimes silencieuses : les ménages américains à faibles revenus
Ceux que Trump n’évoque jamais dans ses discours de victoire
Lorsque Trump parle de factures de gaz en baisse, il parle à une version abstraite de l’Américain moyen. Il ne parle pas des 30 millions d’Américains en situation de précarité énergétique — c’est-à-dire qui consacrent plus de 10% de leurs revenus à leurs besoins énergétiques. Pour ces familles, une variation de quelques dollars sur la facture mensuelle n’est pas un sujet de remerciement : c’est une question de survie. Pour elles, les tarifs douaniers sur les produits de consommation courante se traduisent par des choix impossibles : se chauffer ou se nourrir, payer le loyer ou l’électricité.
Ces ménages à faibles revenus sont systématiquement les premiers et les plus durement touchés par l’inflation. Ils consacrent une part proportionnellement beaucoup plus grande de leurs revenus à l’alimentation, à l’énergie, et aux biens de consommation de base — les secteurs les plus directement affectés par les tarifs Trump. Les économistes appellent ça l’effet régressif des tarifs douaniers : plus vous êtes pauvre, plus vous en supportez le poids proportionnel. Trump ne parle jamais de ça. Jamais. Ce silence n’est pas un oubli. C’est un choix.
Le Programme d’aide à l’énergie domestique menacé
Il y a une ironie particulièrement cruelle dans cette histoire de gratitude pour les factures de gaz. L’administration Trump, dans son élan de coupes budgétaires, a ciblé des programmes d’aide sociale qui incluent directement des aides à la facture énergétique pour les ménages les plus vulnérables. Le Low Income Home Energy Assistance Program (LIHEAP), qui aide des millions de familles américaines à payer leur chauffage en hiver et leur climatisation en été, a été dans la ligne de mire des coupes budgétaires impulsées par les alliés de Trump au Congrès. Pendant que Trump demande des remerciements pour des fluctuations de marché qu’il ne contrôle pas, ses politiques budgétaires menacent des aides concrètes qui, elles, font une différence réelle dans la vie des familles les plus précaires.
Le contraste est insoutenable. D’un côté, un président qui réclame des applaudissements pour une légère baisse passagère des prix du gaz. De l’autre, des familles qui attendent avec angoisse de savoir si elles pourront bénéficier d’une aide gouvernementale pour chauffer leur maison cet hiver. Ces deux réalités coexistent. Et la première est utilisée pour occulter la seconde.
La politique pétrolière de Trump et le changement climatique : une dette différée
Payer maintenant ou payer plus tard — et avec les intérêts
Il serait impossible de parler de la politique énergétique de Trump sans aborder l’éléphant dans la pièce : le changement climatique. En démantelant les régulations environnementales, en se retirant des accords climatiques internationaux, en encourageant l’expansion tous azimuts des énergies fossiles, l’administration Trump poursuit une politique qui peut effectivement, à court terme, maintenir les prix de l’énergie fossile à des niveaux relativement bas. C’est le calcul. C’est le pari. Mais le coût différé de ce pari est astronomique.
Les catastrophes climatiques — les ouragans plus intenses, les sécheresses prolongées, les inondations dévastatrices, les incendies de forêt qui dévastent des régions entières — ont un coût économique colossal. Un coût qui se répercute directement sur les assurances, sur les infrastructures, sur la productivité agricole, sur les prix alimentaires. Les économistes du climat sont unanimes : chaque dollar économisé aujourd’hui en refusant de transitionner vers les énergies renouvelables en coûtera dix, vingt, peut-être cent dans les décennies à venir. Trump vous demande de le remercier pour quelques centimes économisés aujourd’hui. Il ne vous dit pas combien vous paierez demain.
L’indépendance énergétique : mythe ou réalité ?
Un des grands récits de Trump est celui de l’indépendance énergétique américaine. L’idée que les États-Unis, en produisant suffisamment de pétrole et de gaz sur leur territoire, peuvent s’affranchir des aléas des marchés mondiaux et des crises géopolitiques. C’est un récit séduisant. C’est aussi, en grande partie, un mythe. Le pétrole est une commodité mondiale. Même si les États-Unis produisent suffisamment pour leurs besoins domestiques, le prix que paient les Américains à la pompe est déterminé par les prix mondiaux, pas par la production nationale. Les compagnies pétrolières américaines vendent leur production sur les marchés internationaux au prix mondial. Si ce prix monte, la facture américaine monte aussi — indépendamment du niveau de production nationale.
L’indépendance énergétique dont parle Trump est une indépendance pour les compagnies pétrolières américaines, pas pour les consommateurs américains. C’est une distinction fondamentale que le récit trumpien efface systématiquement. Les intérêts des grandes compagnies énergétiques et les intérêts des ménages ne sont pas identiques. Ils sont souvent opposés. Mais dans le monde de Trump, cette contradiction n’existe pas.
Le monde qui regarde : l'image internationale de Trump sur l'énergie
Quand les alliés ne savent plus quoi attendre
La politique énergétique de Trump ne se joue pas seulement sur le sol américain. Elle a des répercussions directes sur les relations des États-Unis avec leurs alliés et partenaires commerciaux. L’Europe, qui a entrepris un effort considérable pour réduire sa dépendance au gaz russe après l’invasion de l’Ukraine, s’était tournée vers les États-Unis comme fournisseur alternatif de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette relation est devenue stratégiquement cruciale pour la sécurité énergétique européenne. Or, les signaux contradictoires envoyés par l’administration Trump — parfois en faveur des exportations de GNL, parfois au service d’intérêts commerciaux plus étroits — ont créé une incertitude sur la fiabilité américaine comme partenaire énergétique à long terme.
Cette incertitude n’est pas anodine. Elle pousse les partenaires européens à diversifier leurs sources d’approvisionnement, à investir dans des alternatives, à réduire leur dépendance envers un fournisseur dont les politiques changent au gré des humeurs présidentielles. Ce qui peut sembler être un détail dans le débat américain sur les factures de gaz est en réalité un enjeu géostratégique majeur : la crédibilité des États-Unis comme puissance fiable dans l’architecture de la sécurité énergétique mondiale.
La Chine observe, calcule, et avance
Pendant que Trump concentre son attention sur sa propre image et ses remerciements imaginaires, la Chine poursuit méthodiquement sa stratégie dans le domaine énergétique. Pékin investit massivement dans les énergies renouvelables, dans les batteries, dans les véhicules électriques, dans les technologies de demain. La Chine est désormais le premier producteur mondial de panneaux solaires, d’éoliennes, de batteries lithium-ion. Elle construit une domination dans les technologies énergétiques du futur pendant que les États-Unis, sous la direction de Trump, continuent à subventionner le passé. Ce n’est pas une posture environnementale. C’est de la géopolitique économique à long terme. Et dans cette compétition-là, le retard américain se mesure en décennies, pas en trimestres.
Ce qui me hante dans cette histoire, c’est l’image d’un président américain qui regarde dans le rétroviseur pendant que ses concurrents stratégiques regardent par le pare-brise. Trump optimise pour le cycle électoral de deux ans. La Chine planifie sur trente ans. Ce décalage temporel est peut-être la vulnérabilité stratégique la plus grave que Trump inflige à son pays.
La presse, les faits, et la guerre contre la vérité énergétique
Démanteler les garde-fous de la réalité
L’une des dimensions les plus troublantes de l’ère Trump est sa guerre systématique contre les institutions et les médias qui documentent la réalité économique. Les journalistes qui pointent les contradictions de sa politique énergétique sont taxés de « fake news ». Les économistes qui chiffrent l’impact inflationniste de ses tarifs sont accusés de partialité politique. Les rapports des agences gouvernementales qui documentent les effets de ses politiques sur les ménages américains sont minimisés, ignorés, ou carrément contestés. Ce démantèlement méthodique des garde-fous informationnels est précisément ce qui permet à un récit aussi fragile que « remerciez-moi pour votre facture de gaz » de prospérer.
Dans un écosystème médiatique sain, une telle affirmation serait immédiatement soumise à l’épreuve des faits, contextualisée, nuancée. Les causes réelles des fluctuations de prix seraient expliquées. Les effets des tarifs douaniers sur les revenus disponibles seraient quantifiés. La relation entre la politique iranienne et les prix pétroliers mondiaux serait exposée. Le public disposerait des éléments nécessaires pour évaluer la revendication présidentielle. Mais dans l’environnement informationnel actuel, fragmenté, polarisé, saturé de bruit et de désinformation, ce travail de mise en contexte atteint trop souvent trop peu de personnes trop tard.
Le fact-checking comme acte de résistance civique
C’est dans ce contexte que le travail de publications comme The Bulwark, qui a documenté et analysé les affirmations de Trump sur les prix de l’énergie, prend une importance particulière. Ce n’est pas du journalisme partisan. C’est du journalisme de réalité. C’est rappeler que les faits économiques existent indépendamment des déclarations présidentielles. Que les marchés de l’énergie obéissent à des lois économiques, pas à des tweets. Que les effets des politiques tarifaires se mesurent, se documentent, se vérifient. Dans une démocratie, la capacité des citoyens à distinguer entre le récit et la réalité est une condition de survie du système.
Je dis souvent que le rôle d’un analyste honnête n’est pas de déterminer pour qui voter, mais d’armer le lecteur avec les outils conceptuels pour démêler le vrai du faux par lui-même. Sur le dossier énergétique de Trump, l’outil le plus important est simple : suivre les prix, tracer les causes, et ne jamais accepter une revendication de victoire sans demander : par rapport à quoi ? par rapport à quand ? et pour qui ?
Ce que les Américains méritent vraiment : une politique énergétique honnête
La vision que Trump refuse d’avoir
Au-delà de la critique des affirmations mensongères ou trompeuses de Trump, il est légitime de poser la question positive : à quoi ressemblerait une politique énergétique américaine honnête et efficace ? Une politique qui ne soit pas construite sur des récits de gratitude, mais sur des résultats mesurables et durables ? Une telle politique commencerait par reconnaître la réalité : les marchés de l’énergie sont mondiaux et le président américain n’en est pas le patron. Elle poursuivrait une vraie indépendance énergétique — non pas en pompant davantage de pétrole fossile, mais en développant massivement les énergies renouvelables qui, elles, ne dépendent ni des caprices de l’OPEP, ni des tensions dans le Golfe Persique, ni des décisions de Moscou.
Une politique énergétique honnête reconnaîtrait que les tarifs douaniers sur les équipements d’énergie propre sont contre-productifs pour l’objectif de prix bas à long terme. Elle investirait dans l’efficacité énergétique des bâtiments et des transports, qui est la manière la plus directe et la plus durable de réduire les factures des ménages. Elle protégerait les programmes d’aide aux familles précaires plutôt que de les cibler pour des coupes budgétaires. Elle travaillerait avec les alliés plutôt que de les aliéner, pour construire une architecture de sécurité énergétique collective plus robuste face aux chocs géopolitiques.
Rendre des comptes plutôt que réclamer des applaudissements
Un président qui voudrait vraiment aider les Américains avec leurs factures d’énergie ne leur demanderait pas de le remercier. Il leur présenterait un bilan honnête : voici ce que mes politiques ont fait à votre coût de l’énergie, voici ce qui a fonctionné, voici ce qui n’a pas fonctionné, voici comment je compte corriger le tir. Ce niveau de responsabilité et d’honnêteté est précisément ce qui est absent de la communication trumpienne. Et son absence n’est pas accidentelle. Un dirigeant qui rend des comptes peut être évalué. Un dirigeant qui réclame des remerciements se place au-dessus de l’évaluation.
La demande de gratitude de Trump est, dans un sens, le révélateur le plus honnête de sa vision du rapport entre le peuple et le pouvoir. Dans cette vision, le peuple ne juge pas : il applaudit. Il ne questionne pas : il remercie. C’est une vision qui n’a rien à voir avec la démocratie telle qu’elle a été conçue. Et c’est cette vision-là, plus que n’importe quelle politique énergétique spécifique, qui devrait alarmer chaque citoyen attaché aux fondements de la République américaine.
Conclusion : la gratitude n'est pas due, la vérité si
Ce que cette histoire révèle sur notre époque
L’affaire de la facture de gaz et des remerciements exigés par Trump n’est pas une anecdote. C’est un symptôme. Un symptôme d’une époque où le récit politique s’est découplé de la réalité économique au point que certains dirigeants peuvent réclamer la paternité de phénomènes qu’ils n’ont pas causés — et parfois, qu’ils ont rendus pires — sans que cela ne coûte politiquement rien. Cette déconnexion est dangereuse. Elle l’est pour la qualité du débat démocratique. Elle l’est pour la capacité collective à prendre de bonnes décisions politiques. Elle l’est pour les millions de familles américaines qui vivent réellement les conséquences des politiques économiques, indépendamment du récit qui les accompagne.
Le vrai problème n’est pas Trump lui-même — il est ce qu’il est depuis quarante ans, et ceux qui le suivent le savent. Le vrai problème est systémique : comment une société maintient-elle le lien entre la réalité et la représentation politique ? Comment empêche-t-on que le récit l’emporte définitivement sur les faits ? Ces questions n’ont pas de réponse simple. Mais elles commencent toutes par le même premier pas : refuser de remercier quelqu’un pour une facture qu’il a lui-même contribué à gonfler.
Le dernier mot appartient aux faits
Les prix de l’énergie vont monter et baisser, indépendamment de qui est à la Maison-Blanche. Les marchés mondiaux suivront leurs propres logiques. Les tensions géopolitiques évolueront selon leurs propres dynamiques. Ce qui ne changera pas, en revanche, c’est la responsabilité des citoyens de distinguer entre ce qu’un dirigeant a réellement accompli et ce qu’il revendique avoir accompli. Entre les effets mesurables de ses politiques et les récits de grandeur qu’il construit autour d’elles. La démocratie américaine — comme toute démocratie — repose sur cette capacité critique. Pas sur la gratitude.
Je ne demande pas aux Américains de haïr Trump. Je leur demande quelque chose de plus difficile et de plus fondamental : de l’analyser. De mesurer ses politiques à l’aune de leurs effets réels sur leur vie réelle. De ne pas accepter les remerciements qu’on leur demande d’exprimer avant d’avoir vérifié si les raisons en sont légitimes. Cette exigence d’analyse critique n’est pas une posture politique. C’est une hygiène démocratique élémentaire.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/opinion-trump-veut-vos-remerciements-pour-votre-facture-de-gaz-voici-pourquoi-il-ne-les-m%C3%A9rite-pas/ar-AA1YDIin?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69b66867a9144d419a5452435156c723&ei=13
Entre déclarations et réalité, le détroit du doute
Lorsque Donald Trump affirme que les États-Unis ont « complètement anéanti » l’Iran, ses propos créent une onde de choc. Pourtant, sur le terrain, notamment dans le stratégique détroit d’Ormuz, la situation serait loin de refléter cette déclaration de victoire totale. C’est du moins l’analyse d’un spécialiste de la politique américaine qui décrypte un fossé grandissant entre le discours présidentiel et les faits.
Cet expert, c’est Guillaume Lavoie, membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand. Intervenant sur les ondes de LCN un samedi, il a offert un éclairage critique sur la posture de l’administration américaine. Selon lui, les affirmations du président ne correspondent tout simplement pas à la réalité tangible des événements.
La méthode « Trump 101 » : un triomphe en trompe-l’œil
Pour Guillaume Lavoie, la communication de Donald Trump relève d’une méthode bien rodée. « On a un Trump tonitruant qui célèbre une victoire absolue et en même temps, les résultats et la réalité ne sont pas du tout au niveau de ce qu’il déclare. C’est du Trump 101 », a-t-il lancé lors de son entrevue. Cette approche consiste à proclamer un succès retentissant, même lorsque la situation sur le terrain reste complexe et incertaine.
L’analyste souligne d’ailleurs un élément qu’il juge inédit. Comment un chef d’État peut-il à la fois revendiquer une victoire militaire écrasante et, simultanément, solliciter l’aide de ses alliés pour sécuriser la zone ? Cette contradiction apparente interroge sur la solidité de la position américaine et sur la véritable nature de cette supposée « victoire ».
L’erreur d’analyse : l’Iran n’est pas le Venezuela
Selon Guillaume Lavoie, le président américain aurait abordé le dossier iranien avec une grille de lecture simplifiée, calquée sur d’autres crises internationales. « Il voyait l’Iran comme un Venezuela 2.0. Je fais sauter la tête, je négocie avec le numéro 2 et on repart », explique l’expert pour illustrer cette stratégie de décapitation du pouvoir.
Mais cette comparaison a ses limites. « L’Iran, c’est une autre histoire, c’est un peuple avec une histoire millénaire », poursuit-il. Face à la pression extérieure, le régime en place pourrait même sortir renforcé. « Clairement, le régime est peut-être plus enraciné maintenant qu’il ne l’était, parce que pour le régime, l’objectif suprême, c’est de survivre », affirme l’analyste, soulignant la résilience d’une structure politique dont la priorité absolue est de perdurer.
La surprise stratégique et le spectre de l’inflation
La réaction de Téhéran semble avoir pris Washington de court. Guillaume Lavoie note que le président américain a été surpris par la capacité de l’Iran à riposter en déstabilisant ses voisins et, par ricochet, l’économie mondiale. Une surprise d’autant plus étonnante que les plans d’une confrontation ne datent pas d’hier. « Ce qui est surprenant ici, c’est que ça fait 47 ans qu’il y a un plan d’attaque potentielle contre l’Iran », rappelle l’expert.
Cette situation soulève une question fondamentale. L’état-major américain, que Lavoie qualifie de tout sauf amateur, a forcément étudié tous les scénarios possibles. « Est-ce que les avertissements ont été faits et qu’on a décidé de passer outre ? », s’interroge-t-il. Les conséquences d’une fermeture du détroit d’Ormuz pourraient en effet se retourner contre l’administration Trump, notamment sur le plan économique.
Guillaume Lavoie est très clair sur ce point : une telle crise créerait les conditions d’une forte hausse des prix. « Si moi je vous dis que vous voulez faire une recette parfaite pour l’inflation, faites augmenter les prix de l’aluminium, des engrais et du pétrole. Et ça, c’est absolument contraire à toute volonté d’être populaire politiquement. Alors, c’est un énorme problème pour le président Trump », conclut-il.
L’île de Kharg : un levier de pression à double tranchant
La menace de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes sur l’île de Kharg place Donald Trump dans une position particulièrement délicate, estime le membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand. Une telle action aurait des effets immédiats et drastiques sur l’économie iranienne, mais les répercussions ne s’arrêteraient pas là.
L’expert détaille la logique derrière cette menace : « Si vous faites exploser ça, il est vrai que vous allez contrôler ou tuer le robinet qui permet à l’Iran d’exporter plus de 90 % de son pétrole. C’est la logique vénézuélienne. » L’objectif serait donc d’asphyxier financièrement le régime de Téhéran en coupant sa principale source de revenus.
Toutefois, cette stratégie comporte un risque majeur, car le marché de l’énergie est mondialisé. Guillaume Lavoie apporte une nuance capitale qui change toute la perspective : « Sauf que le pétrole iranien, ça compte à l’échelle mondiale. » Frapper ce point névralgique ne déstabiliserait pas seulement l’Iran, mais pourrait provoquer une onde de choc sur l’ensemble des marchés mondiaux, avec des conséquences imprévisibles.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-et-l-iran-pourquoi-sa-victoire-absolue-cache-une-r%C3%A9alit%C3%A9-bien-plus-complexe/ar-AA1YEQqB?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69b7b3563e374167b8170d5d668c0aec&ei=8
Le vieillissement : un processus qui n’a rien de linéaire
Le passage du temps peut sembler constant, mais le vieillissement du corps humain est loin d’être un long fleuve tranquille. Plutôt qu’une dégradation progressive et régulière, notre organisme traverse des phases distinctes : la croissance rapide de l’enfance, un long plateau au début de l’âge adulte, puis une accélération notable au fil des décennies.
Une étude récente a justement mis le doigt sur un point de bascule, un moment charnière où ce processus prend soudain de la vitesse. Ce tournant se situerait aux alentours de 50 ans. Passé cet âge, la trajectoire de vieillissement de nos tissus et de nos organes s’incline plus fortement que durant les décennies précédentes. Et parmi les premiers touchés, on trouve nos vaisseaux sanguins.
Au cœur des protéines : la clé de notre horloge biologique
C’est en analysant les protéines présentes dans le corps humain à différents âges que des chercheurs ont fait cette découverte. L’équipe, menée par des scientifiques de l’Académie chinoise des sciences, explique sa démarche dans un article publié en 2025 : « Sur la base des changements protéiques associés au vieillissement, nous avons développé des horloges protéomiques spécifiques aux tissus et caractérisé les trajectoires de vieillissement au niveau des organes. »
Leurs conclusions sont sans équivoque. « L’analyse temporelle a révélé un point d’inflexion du vieillissement autour de 50 ans, les vaisseaux sanguins étant un tissu qui vieillit tôt et qui est particulièrement sensible au vieillissement », précisent-ils. Si l’être humain bénéficie d’une espérance de vie remarquablement longue par rapport à la plupart des mammifères, ce n’est pas sans contrepartie. Le déclin des fonctions organiques augmente le risque de maladies chroniques à mesure que les années s’accumulent.
Jusqu’à présent, la science manquait d’une vision claire des schémas de vieillissement pour chaque organe individuellement. Cette recherche visait à combler ce vide. « Nos découvertes jettent les bases d’une compréhension systémique du vieillissement humain à travers le prisme des protéines », écrivent les chercheurs.
Une méthodologie d’une ampleur inédite
Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont collecté des échantillons de tissus provenant de 76 donneurs d’organes, âgés de 14 à 68 ans, tous décédés des suites d’un traumatisme crânien accidentel. Des échantillons sanguins ont également été obtenus. Au total, 516 échantillons provenant de 13 tissus différents ont été analysés, couvrant sept des grands systèmes de l’organisme.
Ces systèmes incluaient le cardiovasculaire (cœur et aorte), le digestif (foie, pancréas et intestin), l’immunitaire (rate et ganglion lymphatique), l’endocrinien (glande surrénale et tissu adipeux blanc), le respiratoire (poumon), le tégumentaire (peau) et le musculo-squelettique (muscle). À partir de cette collection, l’équipe a pu établir un catalogue détaillé des protéines présentes dans chaque système, en observant attentivement comment leurs niveaux évoluaient avec l’âge des donneurs.
« Nous avons identifié des protéines enrichies et améliorées dans certains tissus », notent les auteurs, « ainsi que celles communes à tous les tissus, qui sont vitales pour les fonctions biologiques de base. »
Le grand virage : que se passe-t-il entre 45 et 55 ans ?
En comparant leurs résultats à une base de données sur les maladies et leurs gènes associés, les chercheurs ont constaté que l’expression de 48 protéines liées à des pathologies augmentait avec l’âge. Parmi celles-ci figuraient des protéines impliquées dans des maladies cardiovasculaires, la fibrose tissulaire, la stéatose hépatique (communément appelée maladie du foie gras) et les tumeurs liées au foie.
Les changements les plus spectaculaires se sont produits dans la tranche d’âge de 45 à 55 ans. C’est à ce moment que de nombreux tissus subissent un remodelage protéomique important. L’aorte, la principale artère du corps, a montré les modifications les plus marquées, démontrant sa forte vulnérabilité au vieillissement. La rate a également affiché un changement soutenu, tout comme le pancréas, cet organe abdominal essentiel qui produit les enzymes et les hormones nécessaires à la digestion et à l’absorption des nutriments.
La preuve par l’expérimentation sur des souris
Pour valider leurs observations, les scientifiques ont mené une expérience complémentaire. Ils ont isolé une protéine associée au vieillissement dans les aortes de souris, puis l’ont injectée à de jeunes souris pour en observer les effets. Les résultats ont été probants.
Les animaux ayant reçu cette protéine ont montré une performance physique réduite, une diminution de la force de préhension, une endurance plus faible, ainsi qu’un équilibre et une coordination moindres par rapport aux souris non traitées. De plus, ils présentaient des marqueurs évidents de vieillissement vasculaire. Cette expérience renforce l’idée que certaines protéines jouent un rôle direct dans l’accélération du vieillissement.
Ce lien entre force physique et vieillissement est d’ailleurs un sujet de recherche actif. La force musculaire, et en particulier la force de préhension manuelle, a un impact sur notre capacité à gérer les maladies et les blessures liées à l’âge. Une recherche finlandaise de 2024 suggère même que des facteurs génétiques influençant la force musculaire pourraient jouer un rôle dans le vieillissement en bonne santé.
D’autres pics de vieillissement identifiés par la science
Cette étude n’est pas la première à suggérer que le vieillissement se produit par étapes. Des travaux antérieurs menés par une équipe américaine avaient déjà identifié deux autres pics de vieillissement, l’un se produisant autour de 44 ans et l’autre vers 60 ans.
Dans cette étude américaine, le premier pic (vers 44 ans) montrait des changements dans les molécules liées au métabolisme des lipides, de la caféine et de l’alcool, ainsi qu’aux maladies cardiovasculaires et aux dysfonctionnements de la peau et des muscles. Le second pic (vers 60 ans) était, quant à lui, associé au métabolisme des glucides et de la caféine, aux maladies cardiovasculaires, à la peau et aux muscles, à la régulation immunitaire et à la fonction rénale.
Ces différentes découvertes convergent vers une même conclusion : le vieillissement humain est un processus complexe, qui avance par paliers et qui implique différents systèmes de l’organisme à des moments distincts.
Vers des interventions ciblées pour mieux vieillir
Comprendre comment le vieillissement affecte des parties spécifiques du corps à des moments précis pourrait révolutionner la médecine préventive. Ces connaissances pourraient permettre de développer des interventions médicales ciblées pour rendre ce processus naturel plus facile à vivre et pour retarder l’apparition de maladies liées à l’âge.
Les auteurs de l’étude publiée dans la revue *Cell* sont optimistes quant aux perspectives ouvertes par leurs travaux. « Notre étude est sur le point de construire un atlas protéomique multi-tissulaire complet couvrant 50 ans de l’ensemble du processus de vieillissement humain, élucidant les mécanismes derrière le déséquilibre de la protéostase dans les organes âgés et révélant des schémas de vieillissement à la fois universels et spécifiques aux tissus », concluent-ils.
« Ces informations pourraient faciliter le développement d’interventions ciblées pour le vieillissement et les maladies liées à l’âge, ouvrant la voie à l’amélioration de la santé des personnes âgées. »
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/cette-%C3%A9tude-r%C3%A9v%C3%A8le-le-moment-exact-o%C3%B9-le-vieillissement-du-corps-s-acc%C3%A9l%C3%A8re/ar-AA1Z7op8?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=69bfb3a53adc46ada2e4512e66004335&ei=13
TF1 propose le final de Maison de retraite, la série avec les deux derniers épisodes ce lundi 23 mars 2026 en prime time. Pour rappel, cette série est la suite des deux films Maison de retraite et Maison de retraite 2 avec Kev Adams. À l’issue de ces deux premières semaines de diffusion, le succès a été au rendez-vous pour cette production, permettant à la chaîne de s’imposer leader des audiences.
Dans Maison de retraite, la série , Chantal Ladesou reprend son rôle de la Colonelle qu’elle avait dans le film Maison de retraite 2 . Dans une interview accordée à Télé 7 Jours, la comédienne est revenue sur les différences entre le film et la série et ce qui l’a poussée à accepter de rejouer son personnage de militaire à la retraite.
« Ils sont à un âge avancé, mais… » : Chantal Ladesou cash sur ses camarades de jeu
Chantal Ladesou avoue : « C’est très long à faire une série, plus long qu’un film. On a tourné au printemps dans le très joli château de Malmaison (92). Fort heureusement, mes camarades de jeu, Michel Jonasz, Daniel Prévost, Firmine Richard, Liliane Rovère et Enrico Macias étaient tellement drôles, que je n’ai pas vu le temps passer ».
Celle qui reprendra son rôle d’enquêtrice dans la prochaine saison de Mask Singer sur TF1 ajoute sur ses camarades de jeu : « Ils sont à un âge avancé, mais lorsqu’ils ne dorment pas entre les prises, ils sont très fêtards, ont un bon coup de fourchette et sont très agréables à vivre. (Rires) »
« J’ai un côté casse-cou » : Chantal Ladesou s’est totalement lâchée sur le tournage de Maison de retraite, la série
Par ailleurs, sur le tournage de la série, Chantal Ladesou s’est montrée incontrôlable. La comédienne avoue s’être totalement lâchée pendant le tournage et dévoile la raison : « Mon personnage est cloué dans un fauteuil roulant ».
Chantal Ladesou poursuit son explication : « Aussi dès que j’entendais ‘moteur’, je fonçais à toute berzingue, au mépris de toute prudence. J’ai atterri dans le potager. J’ai un côté casse-cou. Après tout, je joue une militaire à la retraite ».
Le final de Maison de retraite, la série est à retrouver ce lundi 23 mars 2026 en prime time sur TF1.
Olympiades Inter-Homes dans une compétition des seniors
https://auvio.rtbf.be/media/journal-televise-sujet-par-sujet-olympiades-inter-homes-competition-de-seniors-3454613
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