19/03/2011
Le Soleil sur Terre
Une suite logique à la "grande peur de 2012", gérer une nouvelle crise. L'énergie est toujours fournie à 80% par de l'énergie fossile. Le Science et Vie de mars, revenait avec l'énergie du Soleil. Celle qu'on pourrait reproduire sur Terre par la fusion nucléaire. Les énergies renouvelables commencent à répondre progressivement aux besoins énergétiques. Progressivement... C'est alors que l'"accident" est arrivé au Japon...
Le nucléaire conventionnel a subi un grand coup de semonce, ce 11 mars 2011. La catastrophe de Fukushima pourrait avoir d'autres retombées que seulement radioactives. Même l'Empereur est sorti de sa réserve pour marquer son désarrois. Le mot "apocalypse" était lancé. Il faut, donc, gérer le désastre et ensuite essayer qu'il ne se reproduise plus.
En Belgique, pour 2015, il faudra revoir la reconduction des contrats du nucléaire. Un moratoire pour geler le débat nucléaire pendant des stress-tests des centrales.
A la liste des centrales nucléaires du territoire s'ajoute les 34 réacteurs à proximité. Le "nucléaire" n'a pas de frontières. Il touche l'Europe entière, vu que les retombées ne s'arrêtent pas aux frontières et que l'électricité est produite en réseau à travers l'Europe.
L'électricité reste l'énergie non polluante lors de son utilisation mais pas pendant sa production.
La fission nucléaire, qui cassent les éléments lourds tel que l'Uranium et libère des neutrons énergétique, a été choisie parce qu'elle était la technique la plus simple. Seulement, quatre ans ont été nécessaires pour commencer la production en 1938.
L'exploitation du nucléaire actuelle est bon marchée mais sale avec le risque potentiel d'explosion radioactive et par les déchets radioactifs dus à la production qui n'ont toujours pas trouvé de solution. Le monde a toujours besoin de plus d'énergie. Le prix du pétrole atteint des records. Le déficit va augmenter vu que les besoins énergétiques sont appelés à augmenter dans le futur.
Nous sommes partis pour le quatrième choc pétrolier. 200 dollars le baril n'est pas un scénario catastrophique. Acceptable pour le consommateur, mais jusqu'où? Tout est toujours une question de relation de prix-performance.
Le nucléaire tel que nous le connaissons connaît un coup sévère après cette catastrophe liée au nucléaire au Japon.
Elevée au niveau 5 entre Tchernobyl en 1986 (7) et de Three Miles Island en 1979 (4). Pas de victime pour ce dernier mais une panique énorme. Le film "Le syndrome chinois" arrivait "just in time". La Pennsylvanie tire encore 36% de son énergie du nucléaire et celle-ci y est pour 20% pour l'ensemble des Etats-Unis. Le TMI1 vient d'être prolongé jusqu'en 2034.
L'écologie et le durable apportent d'autres alternatives mais, comme toujours, changer de système prend du temps pour prendre les décisions et encore plus pour en apprécier les meilleures filières et le meilleur rendement. Pour restituer l'énergie d'une centrale, il faudrait 150 kilomètres de panneaux solaires ou 2500 éoliennes... avec du vent.
Pour le 20ème anniversaire, j'en parlais aussi avec "Tcherno bile ou boom?".
Les polémiques passionnelles entre pro et antinucléaire ne datent pas d'hier mais se réveillent à des moments stratégiques comme ceux que nous vivons actuellement. Entre le lobby du nucléaire et celui des écologistes, la guerre reprend de plus belle. Les enjeux sont loin de se limiter à la seule énergie nucléaire. Dire que le risque zéro n'existe pas, peut être pris avec rage ou rire de dépis. Toutes les entreprises humaines ont des effets secondaires parfois très bien cachés. Gérer le désastre actuel et puis revoir tout cela calmement...
Il faut "consommer mieux au lieu de produire plus". Isoler les maisons. Produire son électricité dans la proximité, non polluantes. Des toits avec des panneaux solaires... Absolument. Restera-t-il de l'énergie disponible après avoir réduit de manière drastique la consommation? Qu'en sera-t-il quand l'Afrique se réveillera et qu'elle se retrouvera dans le peloton des BRIC avec plus de besoins énergétiques, que le réchauffement climatique imposera toujours plus d'énergie en refroidissement et autres?
La décroissance est souvent présentée comme une approche de raison. Elle est aussi, quelque part, un constat d'échec pour toute l'histoire humaine. Revenir en arrière n'est pas aussi simple. Pouvoir consommer de l'énergie en cas de besoin reste vital. L'énergie fait partie de la vie, dès qu'on a appris à connaître les avantages du feu et les dégâts des éclairs.
Le mot "énergie" rassemble à lui seule, 120 millions d'articles avec le moteur de recherche de Google.
Coïncidence, le Science et Vie de mars rappelait une alternative: "Le Soleil sur Terre" par la fusion nucléaire.
Un film de Jacques Bedel soutenait la thèse sans cacher les difficultés mais donnait les avis de personnes enthousiastes.
Le préambule du film était: "Alors que les réserves de combustibles fossiles de la planète se tarissent, notre consommation n énergie ne fait qu'augmenter. Les énergies renouvelables à elles seules ne suffiront pas à couvrir nos besoins. De l'énergie nucléaire, nous ne connaissons que la fission, ses dangers, ses déchets. Il existe une alternative plus puissante, plus propre, sûre et illimitée: la fusion nucléaire. Elle est hélas incroyablement difficile à maîtriser, et depuis près d'un siècle, la fusion se fait désirer. Par-delà les barrières politiques, des scientifiques du monde entier unissent leurs efforts pour tenter de nous ouvrir les portes de la fusion. Un défi pour le 21ème siècle".".
La fusion nucléaire s'est produite à la naissance des étoiles dans des réactions astrophysiques en chaîne. Elle produit lumière et chaleur en convertissant des isotopes de l'hydrogène, atomes légers, en héliums plus lourds, après avoir supprimé les répulsions électromagnétiques des atomes entre eux. Sans danger car fragile, pas de risques d'emballement ni de prolifération, car cette réaction est extrêmement instable. Le moindre dérèglement et c'est la panne après quelques secondes d'autonomie de carburant. Le but est, ici, d'entretenir la réaction, alors que pour la fission, il s'agit de la contenir. Énergie propre, illimitée, qui pourrait tirer l'équivalent de 300 litres de pétrole d'un litre d'eau de mer. Un rêve qui changerait la face du monde.
Si le soleil peut le faire, pourquoi pas l'homme à plus petite échelle?
Le problème réside dans le gigantisme qu'il faut assurer pour atteindre ce moment de fusion des atomes de deutérieum trouvé en masse dans la mer et de tritium radioactif et artificiel. Mais, une températures inexplorées de 150 millions de degrés, rien, que pour vaincre cette formidable barrière électrostatique qui repoussent les atomes entre eux. Trois facteurs interviennent pour constituer un bon ménage rentable: la température, la densité et le temps. La soleil réalise le "miracle" avec "seulement" 20 millions de degrés en son sein et une gravité extrême pour comprimer la matière appelé, critère de Lawson en perdant 4 millions de tonnes de matière par seconde pour donner l'énergie de la lumière.
Rappel historique:
En 1920, Arthur Eddington émettait l'idée que l'énergie du soleil proviendrait de la fusion d'atomes d'hydrogène.
En 1934, la mécanique quantique vient en aide. Ernest Rutherford, Wernerd Heisenberg et Niels Bohr songent à son exploitation future. Lise Meitner impliqua les deux chimistes Otto Hahn et Fritz Strassmann dans le "projet uranium", un programme de recherche qui allait mener, quatre ans plus tard, à la découverte de la fission nucléaire.
Mais, fin 1942, Enrico Fermi réalise la première réaction en chaîne contrôlée de fission.
En 1958, Américains, Britanniques et Soviétiques décident d'unir leurs connaissances avec le réacteur soviétique Tokamak T-3 pour obtenir un plasma à 10 millions de degrés.
En 1985, poussés par un capitalisme conquérant, Mikhaël Gorbatchev et Ronald Reagan lancent le projet « International Thermonuclear Exprimental Reactor », dit ITER. Il ne verra le jour que plus de 25 ans après.
Les détracteurs s'appuient sur les investissements nécessaires. Est-ce que cela en vaut bien la peine? Les écologistes sont les premiers à vouloir pousser les autres moyens de production et réduire les besoins en électricités. Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba allait jusqu'à dire que le projet est une arnaque, relançant les anti-ITER non avares de critiques. Quelle alternative et quel projet de vie sont-ils prêts à proposer? Qu'est-ce qu'ils sont prêts à payer pour obtenir de l'énergie? Tout le monde, dans le fond de lui, sait qu'il faut abolir les risques nucléaires. Alors, la question reste "Stop ou encore"?
Les développements expérimentaux par la fusion nucléaire.
Trois techniques de fusion sont testées dans le monde, actuellement, pour restituer l'énergie du soleil en miniature. Le but à atteindre, produire beaucoup plus d'énergie qu'il ne faut en consommer au départ et cela dans pendant un temps court. Toujours expérimental et prouver que cela peut fonctionner et non pas passer à la production d'énergie.
1. Par décharge électrique pour fusionner la matière.
Projet Z-Machine, à Albuquerque dans les laboratoires américains de Sandia. Compression d'une bille de gaz à l'aide de champs électromagnétiques. Toujours 20 x trop faible. Onde de choc lors de l'implosion qu'il faudrait répéter grâce à 5000 modules devraient constituer une véritable centrale.
2. Par confinement inertiel
Projet du laser MegaJoule à partir de l'eau de mer, localisé à Bordeaux. Combustible illimité. Fusion par confinement inertiel. 240 lasers de haute intensité pour comprimer une cible avec un mélange de deutérium et de tritium. Relié par l'optique vers la chambre d'expérience pour toucher une cible au 100 milliardième de seconde.
En Provence, à Caradach, c'est le projet ITER et un nouveau Tokamak en construction qui confinerait le plasma dans une enceinte magnétique à une température de 100 millions de degrés se construit depuis 2002. Une version précédente, le Tore Supra, atteint 20 millions de degré, non suffisants pour atteindre la fusion. Le coût porté de 5 à 15 milliards d'euros de budget pousse le démarrage vers 2019. Les USA, la Chine, Le Japon, la Corée du Sud font partie du projet. 150 million de degrés pour vaincre la répulsion et de puissants champs magnétiques autour de quelques grammes d'atomes de deutérium et de tritium pour les faire forcer à s'unir en hélium.
Fusion de noyaux légers, deutérium et le tritium, isotopes de l'hydrogène, en atomes plus lourds libère, l'hélium, libérant des particules ultra-énergétique. L’hélium 4 n'est pas radioactif. La réaction, utilisée émet des neutrons qui peuvent transformer les noyaux qui les capturent en isotopes. Fusion des isotope explosives à maîtriser et qu'il faudra répéter comme pour un moteur diesel pour atteindre la rentabilité industrielle que l'on voit vers 2070.
L'hydrogène est la molécule la plus simple de l'Univers. Il est explosif au contact de l'air pour former de l'eau (H2O). Ce qui veut dire que les précautions sont à prendre avec de l'hydrogène. Le film montrait d'ailleurs ce genre de précaution pour le moindre test d'un seul impact des particules. Le seul risque, à l'extrême, est de contaminer, pendant une centaine d'année, par du tritium, l'environnement immédiat, mais sans former un nuage radioactif comme ce fut le cas au Japon.
Gigantisme à l'appui. Chaque aimant pèse un Boeing 747 qu'il faut déplacer par des robots. Le plasma est le 4ème état de la matière. Dans une casserole à bouillon d'électrons, il reste très fragile avec ses noyaux qui s’éteignent au moindre raté de "cuisson".
Après ITER, si c'est Ok, vers 2020, ce serait le tour de DEMO avant de passer le relais au PROTO vers 2033.
En attendant, certains pensent au réacteur hybride fission-fusion, projet baptisé LIFE dans une nouvelle génération de surgénérateurs. Beaucoup de pays plus pauvre n'auraient pas même l'idée de pousser cette voie. Pour eux, même le nucléaire de fission n'est souvent qu'une vision abstraite.
Le nucléaire n'est pas au niveau chimique, même s'il joue avec les mêmes éléments. La chimie essaye de réunir les atomes ou des molécules pour en faire d'autres molécules. Elle utilise les ions plus ou moins instables électriquement, par ce que l'on appelle la valence des éléments.
La fameuse équation d'Einstein, E=MC2 est toujours de rigueur. Elle donne une idée des relations de la matière avec son potentiel énergétique. L'électromagnétisme reste la base des réactions chimiques ou nucléaires. La matière cherche à trouver le plus de stabilité possible. La radioactivité naturelle exprime ce manque de stabilité. Le magma et les éruptions des volcans sont les résultantes de cette instabilité qui existe au centre de la Terre.
La fusion aneutronique est une autre réaction de fusion nucléaire. Les neutrons libérés reste inférieure au seuil de 1% de l’énergie totale. Elle serait à même de réduire considérablement les inconvénients associés au rayonnement neutronique (rayonnements ionisants) et donc le besoin d’écrans de protection ou d’équipements de télémanipulation et les problèmes de sûreté. Réduction des coûts grâce à une conversion directe en électricité. Solution qui serait meilleure si elle n'était pas encore beaucoup plus difficiles que celles nécessaires au cycle classique du deutérium-tritium. La fusion aneutronique peut être produite de façon continue, mais sa viabilité économique reste tout autant à prouver.
( Formule: 2D+3He-> 4He +3,6 MeV) + p+ (14,7 MeV).
Tout est toujours dans la balance entre le prix et la performance, entre risques et moyens à mettre en œuvre... "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", disait justement Lavoisier. Riche, le côté "monétaire" n'avait pas frisé son esprit.
Que dire comme conclusions?
Modérer les enthousiasmes et réactiver les attentismes pour donner un espoir à l'humanité? L'énergie verte, durable, est à la mode.
L'éconologie, comme je l'avais appelé, est une bonne solution, mais reste encore à améliorer son efficacité et sa discrétion.
Vivre en équilibre avec des réactions nucléaires qui peuvent être dangereuses n'est qu'une solution intermédiaire. Une nouvelle génération de surgénérateurs avec la version hybride fusion-fission plus rapide à mettre en œuvre reste à analyser. Mais, cela n'élimine pas les déchets nucléaires.
L'amour interdit contre nature sur Terre, cette fusion, tellement énergétique, avec le Soleil qui continue à nous narguer dans le ciel par son efficacité, sa débauche d'énergie reste tentant.
Qui sera au mariage de cette fusion si elle prend jour? Probablement les générations suivantes.
"Tout comme nous avons rencontré des difficultés inattendues, de bonnes surprises peuvent surgir", dit Guy Laval, le spécialiste de la fusion nucléaire et auteur de "L'énergie bleue".
Idéal de société ou utopie? D'énormes moyens nécessaires pour un résultat distant et incertain, voilà le problème principal. Les recherches dans la fusion nucléaire est typiquement un projet qui se situe au niveau mondial. Plus de nationalités, mais une volonté unique d'aboutir coûte que coûte.
Prévenir est toujours mieux et moins cher que guérir.
Quand on parle nucléaire, il faudra surtout préciser lequel et dissocier les deux approches.
L'homme a eu l'habitude d'élever des Tours de Babel sans jamais les achever ni en s'assurant qu'elles étaient les meilleurs choix et donc, avec beaucoup d'énergie perdue. Une vue plus philosophique peut-elle s'en détacher?
Nous sommes des poussières d'étoiles et la curiosité humaine est sans fin. De bons stress-tests fission ou fusion seront toujours nécessaires pour rectifier et consolider les connaissances.
Au delà de la fusion, c'est la crise de l'énergie qui est le véritable enjeu.
Le Japon n'avait pas besoin de ce rappel à l'ordre alors qu'il est en phase de semi-récession. Il connaissait depuis toujours les problèmes telluriques en son sous-sol.
Pour y répondre, la discipline faisait partie de la culture. Le Japon avait tout prévu, peut-être plus de 95% des cas. Les autres pour-cents ont été déterminants pour faire la différence. Après une semaine d'enfer, la situation reste instable, bien loin du Soleil sur Terre. Un cortège de camions tentent de refroidir le réacteur 3 endommagé. Relancer l'électricité pour les pompes de refroidissement. 
Notre planète mondialisée a tout à apprendre de ses expériences et de ses échecs. Seul l'immobilisme peut friser l'obscurantisme.
L'enfoiré,
Article très complet sur le même sujet
Citations:
-
"C'est bon de ne pas regarder à la dépense de son énergie!", Jules Renard
-
"Tant d'énergie est dépensée pour que tout soit bien immobile.", Bernard Werber
-
"L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal", Louis Pawels
Le SV du mois de novembre parle du nucléaire sans Uranium. Des réacteurs au Thorium refroidis au sels fondus qui donnent de l'électricité par la transformation en liquide et produisant de l'U233 avec un rendement de 40%.
Avantages: Le cœur du réacteur ne peut s'emballer. Le risque d'explosion est écarté. Le travail se fait à pression ambiante. Le refroidissement en cas de panne est résolu. Les déchets ont une durée de vie 10.000 x plus courte. La prolifération est réduite.
Mise à jour février 2012: La fusion froide
Mise à jour 11 mars 2012: Un an après le tremblement de terre et le tsunami à Fukushima, rien n'a changé drastiquement. D'autres centrales sortent de terre.
Mise à jour 10 aout 2012: Des fissures dans les cuves de deux centrales belges détectée par l'organ
isme de contrôle.
Mise à jour 09/10/20012: La recherche nucléaire belge est mise à l'honneur. Cela ne concerne pas uniquement les déchets radioactifs. Le nucléaire est à l'honneur dans les productions du "durable". Le BR2 de Mol produit ce qui se trouve dans les circuits électroniques à l'usage des panneaux solaires, des éoliennes, des voitures hybrides et des tractions éléctriques. Les radio-isotopes soignent le cancer, les maladies cardio-vasculaires, la tuberculose. Dans le milieu agricole, le paludisme en rendant stériles, les mouches tsé-tsé.
08:20 Publié dans Actualité, Economie, Science | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note














Commentaires
Encore une fois, mon ami, article bien documenté et pondéré. Je me situe dans le groupe antinucléaire. Et je vous préviens. Décision irrationnelle. Le Canada est un vendeur de ces bibelots inoffensifs avec le Candu. Au Québec, mon pays, la tentative de la filière a lamentablement échoué. Il est vrai que nous avons l'hydro-électricité pour produire l'énergie électrique nécessaire. L'Ontario, province canadienne, a connu de sévères problèmes avec son réacteur. Le 17 mars, la centrale nucléaire de Pickering, à l'est de Toronto, rapportait une fuite de 73 000 litres d'eau déminéralisée. La Commission canadienne de sûreté nucléaire s'est faite rassurante. Ce scénario vous rappelle rien? Des audiences publiques débutent ce jour-même sur le projet de construction de deux nouveaux réacteurs à la centrale de Darlington, une municipalité située à quelque 80 km à l'est de Toronto.
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/February2011/23/c5341.html
Le groupe environnemental Greenpeace et l'Association des infirmières autorisées de l'Ontario ont demandé un moratoire sur l'énergie nucléaire dans la province, à la lumière de la catastrophe au Japon. Les coûts de construction d’une nouvelle centrale avec deux réacteurs s'élèveraient à plus de 20 milliards $. Le gouvernement de l'Ontario ne montre aucune volonté de reculer dans ce dossier ou de ralentir le processus qui devrait mener à la construction de ces deux nouveaux réacteurs.
Je ne vous cacherai pas mon exaspération face à ce vieux débat qui, pour les uns reposent sur des idées rétrogrades en voulant freiner le progrès, et les autres, pour qui les peurs et l'apocalypse prévisibles sont des arguments de faire-valoir. Les uns mentent, les autres tortillent la vérité. Et le peuple, lui? Il doit se contenter de hocher du bonnet entre les uns et les autres, incapables de se sentir en sécurité dans ce magmas de vérités-mensonges.
Pour 12 000 pages d'études en faveur du nucléaire, il s'en trouvera pour produire 24 000 pages à son encontre. Je ne suis pas un scientifique. Mais fallait-il une tragédie comme celle du Japon pour éveiller les consciences? Angela Merkel, femme généralement de plomb, s'est hautement ridiculisée avec ses volte-face depuis quelques jours. Le pouvoir n'est pas un exercice absolu. Il est délégué aux divers gouvernements par les populations.
Et dire que l'Iran entend se doter du nucléaire à des fins pacifiques. Il ne faut pas oublier une réalité : plus de 9000 kilomètres séparent la ville de Fukushima et Bruxelles. Votre ministre de l’Intérieur n’a-t-elle pas avoué que la situation au Japon allait influencer les argumentaires dans le cadre des débats sur la prolongation des centrales qui sont toujours ouverts? L'Autriche a parfaitement raison de craindre les installations nucléaires de ses voisins, même si elle n’en a pas sur son territoire.
Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), a défendu son agence à propos des récentes critiques à son endroit relativement à une lenteur et un manque de précision dans la diffusion d'informations sur le désastre nucléaire à Fukushima. Ces critiques sont basées, selon lui, sur un malentendu. Rien de moins. Le nucléaire devrait rester une option viable et importante pour de nombreux pays en tant que source d'énergie propre.
Pourquoi devenons cyniques face au nucléaire? Parce que nous en avons mare de ces bouffons qui amusent les cours royales et qui se moquent des petits peuples qui ne comprennent rien à rien.
Pierre R. Chantelois
Écrit par : Pierre R. Chantelois | 21/03/2011
Répondre à ce commentairePierre,
Mais tout le monde est antinucléaire depuis la bombe Hiroshima. Même Einstein a avoué qu'il a fait une erreur en réveillant les craintes aux États-Unis et que le projet Manhattan a commencé. Oppenheimer, le père de la bombe, y a perdu son "latin".
Un scientifique ne pense qu'à la science et pas à la guerre qui pourrait être déclenchée suite à ses révélation. Entre guerre et paix, il n'y a qu'un fil très mince.
En écrivant, cet article aujourd'hui, était eller à contre courant. J'ai dit le dossier de SV était une coïncidence qu'il aurait évité s'ils avaient eu une boule de cristal.
J'ai écouté ce dimanche Kiosque sur TV5Monde
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-15063-La-fin-pour-Kadhafi-.htm
Le journaliste Québécois, Christian Rious, expliquait très bien la situation au Canada.
Le premier accident nucléaire date de 1952 au Canada.
Le Canada est favorisé sur le plan de l'énergie, disait-il.
A l'Est, pas de problème, 80% est à l'hydraulique.
A l'Ouest, les sables bitumineux bien connus pour la pollution.
Au centre, il y a des centrales à 50%, avec un type de réacteur qui n'est pas vendable à cause de son manque de sécurité mais on laisse pourrir la situation. Pas de nouveaux développements.
La transparence est le problème de base. Des autorités indépendantes sont nécessaires, mais comme vous le savez, rien n'est jamais indépendant. Des sources d'énergie sans victimes sont rares.
La Chine développe son nucléaire, parce qu'elle prévoit toujours un besoin de plus d'énergie, malgré le renouvelable toujours en expansion. Les mines de charbons naturalisées, cela a baissé les catastrophes de ce côté.
Tchernobyl était une expérience qui simulait ce qu'il se produirait si... Un "stress-test" qui s'est tourné en catastrophe. Tester les extrêmes augmentent toujours les risques. Tchernobyl a-t-il été un bon et un mauvais test?
Le problème du nucléaire, c'est comme la finance, tant que tout marche et que l'on gagne, on se tait. Quand cela tourne mal, qu'il y a des cadavres, il y a les "corbeaux" qui arrivent.
Pourquoi le Japon basait son économie énergétique sur le nucléaire? Voilà, la question à se poser. Autres sources d'énergie disponibles. Peut-être pourront-ils espérer maintenant, récupérer la force prodigieuse du tsunami?
Sont très ingénieux les Japonais.
En Belgique, l'extinction des feux nucléaires est toujours prévue entre 2015 et 2025.
Olivier Deleuze, écologiste a été celui qui a forcé cela. La crise, avec Paul Magnette, y a vu une occasion d'obtenir des diminutions de prix en prolongeant l'utilisation des centrales. Je me souviens que les belles éoliennes face à la plage de Knocke ont été refusées par les autorités. On ne gâche pas la vue aussi facilement avec des engins qui ne sont pas naturels.
L'âge des centrales, les habitudes que l'on glisse dans des flowchart, des workflows, sont toujours à revoir. Les volontés de diminutions de prix au raz des pâquerettes, de rationalisation par tellement de moyens comme la sous-traitance, on commence à connaitre dans tous les domaines. Le nucléaire est sur la même vague. La sécurité a un prix très élevé. On va les reconnaitre sur les factures des assurances.
Quant à l'Autriche, c'est ça: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Autriche
L'Autriche importe une grande partie de son énergie (plus des 2/3 en 2000). Ce qui veut dire qu'elle se met le nœud coulant du lasso autour du cou dépendant d'un ailleurs.
L'énergie nucléaire ne connait pas les frontières des États. Tout le monde dans l'hémisphère nord va recevoir sa part de radioactivité, mais tellement dilué qu'elle sera confondue avec les rayons cosmiques et du Soleil. Pour nous, la bouffée sera pour mercredi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rayon_cosmique
Je me souviens de Tchernobyl. Il faisait très beau. Tout le monde était au soleil.
Le Soleil fait ce qu'il peut. Il donne de la chaleur, des rayons UV qui, pris en trop d'abondance, produisent des cancers, mais qui sont bienfaiteurs en hiver par la luminothérapie.
Être hybride, comme en tout. Être quelque part, opportuniste et retourner sa veste quand il faut, n'est ce pas aussi du pragmatisme?
Show must go on... of course...
Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2011
Elisabeth Filhol La Centrale Pol 2010.
La vie des ouvriers intérimaires qui font l’entretien des centrales nucléaires en France.
" « Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle. Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre. »
Le nucléaire en France, ce sont 58 réacteurs répartis sur 19 centrales. Le secteur emploie 40 000 personnes. La moitié a le statut d'agent EDF, les autres sont salariés d'entreprises sous-traitantes. Ils vivent en caravane ou à l'hôtel, se déplacent d'un site à l'autre au gré des chantiers de maintenance, unis par des lien forts de solidarité, mais usés au fil des mois par la précarité et le stress au travail dans un environnement complexe où la menace est impalpable.[…]
http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-84682-342-5
Écrit par : Adélia | 22/03/2011
Répondre à ce commentaireAdélia,
Pour le nucléaire, comme pour les voitures, je suis pour l'hybride, temporairement.
Tout est à prendre en fonction des configurations du terrain.
Les éoliennes, cela ne marche que s'il y a du vent. Le rendement est loin d'être assuré.
J'ai dans mes copains virtuels, un écologiste de tout bon cru.
Ah, il a sorti jusqu'ici 4 articles sur son aversion du nucléaire. Des centaines de réactions en commentaires.
J'ai une phrase qui va très bien avec cela : "On ne parle pas de corde dans une maison de pendu, par respect au pendu, on attend au moins le lendemain".
Dans cet article, je ne prends pas position. Je reste dans l'objectivité en précisant les points positifs, sans oublier les négatifs.
Bonne journée
Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2011
Guy
Le danger en cas de crash d'une centrale c'est 40 000 ans, ce n'est pas rien je comprends les inquiétudes .
D'un autre côté nous sommes ravis (en France) d'avoir de l'électricité à "pas cher".
Une autre considération est que les énergies alternatives ne pousseront pas du jour au lendemain, ni nous ne démantèlerons "en toute sécurité" les centrales existantes en moins de 40 ans.
Pour ma part je ne réclame pas de révolution mais seulement qu'on arrête de nous prendre pour des cons .
1/ Le prix de l'électricité en France, qui malgré nos centrales et notre exportation électrique (surplus offre et demande), est prévu à la hausse de 5% par an. Là je dis clairement NON d'autant que les investissements sont rentabilisés depuis très longtemps .
2/ L'ambition de créer de l'énergie avec des pistes nouvelles, j'en ai quelques unes dans la manche d'ailleurs je me demandes comment il se peut d'être passés à côté sauf à en avoir la volonté explicite ...
3/ La sécurisation des sites existants. Le souci c'est le refroidissement : Obligation de créer des réserves d'eau "de secours" pouvant être transportée par simple gravité . (d'ailleurs je ne comprends pas que les centrales aient été construites à la surface du sol et non sous la surface)
D'ailleurs le "débat à chaud" m'ennuie profondément, je coupe tous les médias qui en parlent en ce moment .
Aurait-on calculé le nombre de victimes du nucléaire ces derniers 50 ans et comparé ce chiffre au nombre des victimes des accidents de la route ???
Sun Tzu
(allez je retourne travailler, j'étais juste de passage)
Écrit par : Sun Tzu | 22/03/2011
Répondre à ce commentaireBertrand,
Le danger est bien réel. Le Japon est là pour nous le rappeler.
Comme tu le sais, je ne me base que sur les chiffres.
Notre passé "glorieux", nos succès se sont basés sur le pétrole au niveau global. Les charbonnages ont été fermés l'un après l'autre. L'industrie nucléaire était bon marché parce que l'extraction de l'uranium se fait classiquement à ciel ouvert. Les faibles concentrations en uranium des minerais extraits rendent son transport économiquement non rentable, et imposent un traitement de concentration sur place. On extrait typiquement d'une tonne de ce minerai environ 500 g de "yellowcake". 34 % provient du Canada, le pays le plus important en matière de production d'uranium. Pays qui se veut une énergie propre. Curieux, non?
Le prix a atteint un minimum historique de 7 US$/lb en 2001 pour remonter à 113 US$/lb en 2007.
Fluctuations dues au va-et-vient des opinions politiques.
- l'énergie nucléaire, peu productrice de gaz à effet de serre.
- consommation mondiale en énergies fossiles (gaz et pétrole) tire les prix vers le haut
- reste une source toujours plus attractive économiquement face aux autres sources.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Extraction_de_l%27uranium
Un article me dit:
La Belgique, pour écolo, peut se passer d'une prolongation nucléaire en 2015. Il avance des chiffres:
23.000 GWh nécessaires. En 2010, les réacteurs nucléaires ont produit 14.129 GWh en 2010. Une progression de la demande d'électricité oscille entre 3652 GWh et 7926GWh.
Quelle belle précision, pourrait-on conclure.
Entre temps, le parti voudrait forcer la main
en ne soutenant pas le budget, en disant qu'il faut investir dans l'isolation. Un peu tard d'y penser. C'est à la construction qu'il faut prévoir cela en priorité. Après, c'est très cher.
Je suppose qu'un autre article expliquera comment les énergies alternatives vont permettre de combler les besoins.
J'ai complété dans l'article la partie concernant ce qui s'est passé à Three Miles Island. Après 1979, ils n'ont plus construit la moindre centrale nucléaire pendant 30 ans. Des règles plus strictes instaurées. L'année dernière Obama a délivré les premiers permis pour la construction de nouveaux réacteurs.
Comparer avec les victimes de la route, je ne le ferai pas. La route peut encore changer complètement la donne si on y mettait le prix.
Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2011
Guy
Précisions : Ce matin, les informations propagandistes nationales Françaises diffusaient un message : "L’électricité prendra +30% d'ici 2015 à hauteur de 5% par an, ce afin de contrôler la sécurité de nos centrales nucléaires et solutionner les milliers de soucis accumulés ces 40 dernières années" ....
On peut en conclure :
1- On nous prend pour des cons ouvertement, l'augmentation du prix de l'électricité selon cet échéancier a été proposée BIEN avant la catastrophe du Japon .
2- Vous sembliez croire que la sureté nucléaire était assurée ET SUIVIE par des organisme indépendants montés par l'état "ERREUR 407", les informations viennent de vous dire le contraire et de préciser que non seulement, ce n'était pas contrôlé comme il se doit mais qu'en plus une foule de défaillances connues et non résolue existent et persistent depuis plusieurs années !!!
3- Hier cette augmentation était justifiée par la création d'énergies renouvelables, aujourd'hui c'est pour "assurer enfin la sécurité" .
Tout s'explique un peu plus loin dans le journal (ça vaut le coup d'être attentif) : "L'augmentation du prix de l'électricité est générale depuis l'obligation d'ouverture des marchés publics et de libre concurrence dans la zone Euro. TOUS les pays de la zone Euro ont vu une nette augmentation de l'électricité depuis l'ouverture à la concurrence. EDF doit laisser 30% du marché à ses concurrents"
1- Là nous apprenons que l'augmentation est la conséquence de l'abandon de 30% du marché, au lieu de gagner moins avec 30% de travail en moins, il s'agit de gagner autant avec 30% de travail en moins.
2- Autant dire que les 30% d'énergie restants seront soit revendus aux concurrents à tarif très attractifs pour satisfaire l'égo de technocrates Européens débiles qui ont décidé ce texte, soit revenus hors des frontières Françaises.
3- Donc un gros bénéfice sans rien foutre attends EDF ces prochaines années, je ne manquerai pas d'en reparler ces 5 prochaines années à la lueur des actions EDF .
4- La libre concurrence est une arnaque monumentale, une preuve de plus à stocker dans mes archives, la mafiocratie dans toute sa splendeur!
------------------
Autre chose les déficits publics :
Faisant des recherches je tombe sur un rapport de la cour des comptes :
"Depuis 2002 la France s'est enrichie hors de toute progression attendue pourtant les déficits persistent. Le souci réside en la répartition des richesses . Pour la période 2002-2010 la France a abandonné 90 MILLIARDS d'EUROS de recettes fiscales par an, ce au bénéfice des foyers les plus riches...."
Dominique De Villepin en avait parlé à la TV, j'avais du mal à y croire alors je suis allé sur le site des archives nationales pour retrouver le rapport de la cour des comptes .
De Villepin a pas mal édulcoré le contenu, la réalité est bien plus révoltante ...
Les catégories les plus riches se sont plus enrichies qu'elles ne l'ont jamais fait dans l’histoire, durant la même période les catégories les plus modestes se sont appauvries proportionnellement aussi rapidement que durant les crash de 1929 et le nombre de personnes constituant les catégories intermédiaires s'est réduit de 40% !!!
Les déficits publics n'existeraient pas sans une bonne dose de volonté politique à les entretenir artificiellement, ils sont leur alibi le meilleur pour masquer leur inertie et leur incompétence .
Nous sommes pas mal de citoyens à savoir nous servir d'une calculatrice, on ne peut faire une politique de rigueur dans les services publics qui bénéficient au plus grand nombre tout en faisant des cadeaux fiscaux aux plus fortunés d'entre-nous, tout en déclarant "vouloir arranger le déficit" .
Si j'arrête de dépenser pour l'utile afin de dépenser encore plus dans le futile je ne fais aucune économie, c'est aussi simple que cela .
La vérité est ailleurs ....
Quel joli tableau n'est-ce pas !
Écrit par : Sun Tzu | 23/03/2011
Répondre à ce commentaireBertrand,
"5% par an, jusque 2015 et on atteint +30%.", dis-tu. Manque 10%, dans la nature?
Erreur 407= Authentification de mandataire requise. Si je ne m'abuse.
Excellentes conclusions. En Belgique aussi, La privatisation de l'électricité a vu quelques sociétés qui se misent sur les rangs comme producteurs d'électricité. Tout est prévu pour le calcul. On peut même comparer.
http://www.mesfournisseurs.be/particuliers/electricite/comparatif
Le gâteau a été divisé, mais cela a le même goût à l'arrivé. Electrabel a cédé du terrain.
La société est parfois attaqué
http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/650855/la-creg-inflige-une-amende-a-electrabel.html
Le budget de la pub a augmenté pour conserver les clients. Réduire les coûts et quelques postes. Des licences d'exploitation vendues. Cela a dû se répercuter quelque part dans les comptes. Donc, le point 4.
Merci de rappeler que les problèmes ne sont pas uniquement locaux.
Le tableau, on pourrait le faire ensemble. :-)
Écrit par : L'enfoiré | 24/03/2011
Une augmentation d'un tiers du prix de l'électricité sur 5 ans, soit 30% = 3 justifications totalement différentes et incompatibles entre-elles .
1- L'ouverture du marché à la libre concurrence fait augmenter les prix. (argument qui permet de mettre au chômage tous les économistes néo-libéraux)
2- Le contrôle de la sécurité nucléaire fait augmenter les prix. (vous pensiez votre sécurité assurée on vient de vous dire le contraire, la sécurité il faut la payer. C'est une prise d'otage pure et simple !)
3- Le prix de l'électricité va augmenter de 30% en 5 ans pour développer des énergies renouvelables. (sauf que non, on vient de vous dire le contraire on ne développera pas les énergies renouvelables on va "sécuriser enfin" le nucléaire, la libre concurrence dit que c'est pas le moment d'abandonner la rentabilité )
------
A voir à partir de la 16ème minute tu vas te régaler :
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/bourdin-2012-dominique-de-villepin-1073744/
12 000 milliards de patrimoine en France.
Un pays riche n'a pas besoin d'autant de croissance qu'un pays en développement.
850€ par mois au minimum pour TOUS contre un service citoyen. (pourtant Villepin n'est pas un communiste que je sache)
Cout = 30 Milliards = 3 fois moins que ce que coûte la baisse de l'impôt sur le revenu depuis 2007 !!!!!!!!!!
Ou 500 000 plus riches contribuables augmenter de 20 à 35% les impôts des 500 000 Français les plus riches pour faire normalement vivre 50 millions de français.
(vu ce qu'ils se foutent dans les poches 1000 fois le SMIC, ce serait la moindre des choses et s'ils veulent aller vivre à l'étranger qu'ils le fassent !)
Écrit par : Sun Tzu | 23/03/2011
Répondre à ce commentaireRe-bonjour Bertrand,
J'ai vu la vidéo. Excellent.
Je ne vais pas trop m'étendre sur le sujet.
Nous en reparlerons dès samedi.
Je vais perdre mon sourire pour une fois, comme je le dirai en fin de billet.
Ne quitte pas....
Écrit par : L'enfoiré | 24/03/2011
Guy
En ce moment on dénigre les énergies fossiles et les gaz à effet de serre, OK.
Pourtant quand on compare le coût de se chauffer au gaz, bois, charbon ou électricité force est de constater que c'est l'électricité qui coûte le plus cher .
POLITIQUE, n'est-ce pas une volonté politique que d'inciter à consommer l'une ou l'autre des énergies ?
L'écologie on est très loin du compte, si on regarde l'intégralité de la chaine de fabrication des chauffages + leur utilisation , il est évident que le moins énergivore à fabriquer sont les chauffages électriques . (pas de corps de chauffe en fonte, pas de tubulure cuivre etc ...)
Tu vois à quel point leurs beaux discours sur le réchauffement climatique ne sont que des discours à fond perdu, s'ils s'attachaient vraiment au problème dors et déjà se chauffer à l'électricité serai moins cher qu'avec des systèmes combustibles . (l'impact écologique est des millions de fois plus grand que celui des voitures)
Écrit par : Sun Tzu | 24/03/2011
Répondre à ce commentaireBertrand,
Je vais essayer de parler objectivement.
Comme je l'ai dit plus haut, le pétrole nous a sauvé de plusieurs désastres. L'énergie est un besoin naturel. Pas de pétrole, que s'est-il passé en Haïti, on a déboisé le pays. Il n'est pas propre à l'utilisation. Les plastics en provenance du pétrole se répandent partout et se retrouvent dans les océans.
Jusqu'ici, si on parvient à faire des voitures électriques, ce n'est pas vrai pour les avions.
On peut dire, pourquoi voyager (j'en ai parlé et j'en parlerai encore plus tard)?
Pourquoi ne pas aller à pied là où on veut aller?
Vrai, mais il y a les mers, les océans à traverser. Il y a la rame.... mais bon... tout est une question de temps disponible.
Le gaz, c'est très beau, mais il reste un danger d'explosion.
Le bois, je viens d'en parler. Reboiser demande aussi du temps.
Le charbon à l'air libre, je crois qu'il n'y en a plus. Ce sont donc les mines et les coups de grisou.
L'électricité est chère à produire. Absolument. C'est le plus propre. C'est naturel. Elle a une histoire, longue.
Pour la produire, il y a beaucoup de moyens que l'on retrouve, d'ailleurs, dans d'autres voies énergétiques et qui sont loin d'être totalement propre.
Donc, l'électricité est un produit fini et pas une source d'énergie en elle-même. Son stockage est le problème supplémentaire
La foudre, là, si on parvient à la capter, on fera un grand pas en avant.
Le charbon reste le 1er "fournisseur"
L'hydroélectrique par les barrages (problèmes déjà cités), la force marémotrice
Les centrales, on en a parlé, donc oublions.
Le gaz
Le pétrole
L'éolien, s'il y a du vent.
Le solaire ou les cellules photoélectriques.
La géothermie, là, où on peut capter l'énergie des volcans.
Être hybride et dépendant de la configuration de l'endroit...
Le pétrole
Le méthane est plus polluant que le CO2.
Écrit par : L'enfoiré | 24/03/2011
Guy
Bref passage dans mon emploi du temps .
Les énergies c'est l'arnaque du XXIème siècle, la nouvelle taille et gabelle remasterisés .
-La raréfaction du pétrole, laisse moi rire, on en parle mais personne ne l'a jamais vue il suffit de regarder le nombre de barils produits aujourd’hui et il y a 30 ans, le ratio offre/demande n'est pas bouleversé que je sache (malgré les conneries qui nous sont dites mais que les chiffres démentent, c'est trop de chinois ou je ne sais quoi) .
-Le bois et le charbon, pas écolo et très cher, peu rentable énergétiquement parlant quand on voit le nombre de joules qui partent dans le conduit de cheminée .
-L'électricité une arnaque grossissante, rendement calorifique trés très bon et peu de pertes mais le prix dès le départ est déconnecté du nombre de joules produits par les autres énergies ... Cela ne va pas s'améliorer .
-Le gaz encore indexé sur le pétrole alors que voici 20 ans que ça n'a plus aucun rapport en ce qui concerne l'exploitation. (ça fait un sacré bas de laine 20 ans de vol manifeste)
Pourtant quasi toutes ces énergies sont bien moins coûteuses à produire que par le passé, en regardant les données des "observatoires", honteusement moins cher à produire .
L'offre et la demande ? Mes fesses, le ratio offre/demande n'a pas explosé pourtant ça marche encore on fait payer d'avance (depuis 20 ans mini) une éventuelle pénurie .
Comment peut-on encore croire les conneries monumentales et repassées de nos politiques et nos lobbyistes ?
La folie parait-il est de refaire cent fois la même erreur, autant dire que nous sommes dans une société de fous, aliénés volontaires .
Nous avons à faire à de nouveaux terroristes les terroristes énergétiques, un jour peut-être il faudra penser à terroriser ces terroristes ha ha ha (facile vu la sensibilité de leurs installations)
Allez + 5% par an sur 5 ans histoire de faire 20% de bénef en plus pour l'électricité tout en apprenant que quand on nous disait qu'en France c'était super-contrôlé ben c'était faux, on commence à peine à faire les contrôles suite au Japon .( Si ton salaire prend 20% en 5 ans viens vite me voir, il n'a pas bougé depuis 20 ans pour la grande majorité des citoyens et le niveau de vie a baissé. La redistribution des richesses est une arnaque, le pouvoir d'achat ne fait que de baisser alors que la croissance positive est annuelle . Rien d'idéologique un simple constat ...)
+20% pour le Gaz alors qu'on apprend qu'il est honteusement indexé sur le cour du pétrole depuis 20 ans de TROP, "on vous a arnaqués comme des idiots mais on va continuer en commençant par augmenter le tarif"
(en même temps on enlève l'ISF histoire de faire plus de fric pour les boss de ces entreprises tout en les taxant moins, beaucoup moins)
RACKET, RACKET, RACKET !
Passé un stade faut plus discuter, il faut sortir le calibre et faire parler la poudre histoire de passer de statut "simple con" à "con mais dangereux"
Écrit par : Sun Tzu | 02/04/2011
Répondre à ce commentaireSalut Bertrand,
Je commencerai par un certain 1er avril dans un certain ailleurs "jorrionné" dont tu as reçu des nouvelles et qui a très mal tourné par l'incompréhension de quelques uns.
Si l'on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui, il faut aussi savoir qu'un jour de poisson d'avril ne s'arrête pas quand un interlocuteur le décide mais 23:59.
Si tu y vas jeter un coup d’œil parmi les commentaires, tu verras qu'il n'y a pas que l'atome qui fissionne ou fusionne. Comme partout, on en parle de cette putain d'énergie et cela avec des connaissances multiples.
Mais, dans le cas des opinions, il y a peut-être pour des raisons identiques plus de fissions que de fusions.
Nous sommes des poussières d'étoile, disait quelqu'un.
C'est dire que l'on peut parler de l'atome et l'homme avec les mêmes accents.
Mais revenons à nos moutons.
Que veut dire "pour 30 ans?".
En fonction de quoi, de qui? D'une estimation de l'instant "x", pas de celui de "x+30".
Tout est une question de prix pour produire du pétrole. Le prix en mer du Nord est plus cher à produire que l'autre. Jusqu'où aller trop loin? Voilà la question. L'accident dans le golf du Mexique, est peut-être un "trop loin".
Plus simple, encore, comme toujours, nous allons probablement arriver à un pic de la non-consommation d pétrole. Le cerveau humain a toujours évolué en fonction de la demande et parfois dans l'urgence.
Racket, absolument. Lobby contre lobby.
Quand je disais "revenons à nos moutons", cela avait un caractère plutôt "con" et "du vécu", non? :-)
Écrit par : L'enfoiré | 03/04/2011
Tokyo, un mois après, frappée par le Jishuku.
http://blogs.lecho.be/tokyo_en_direct_/?utm_source=?utm_source=picks&utm_medium=direct
Écrit par : L'enfoiré | 28/04/2011
Répondre à ce commentaireL'Allemagne vient de renoncer au nucléaire de le fission.
Et en Belgique?
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_matin-premiere-nucleaire-apres-l-allemagne-la-belgique?id=6202013&eid=5017893#audios
Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2011
Répondre à ce commentaireVotre site internet est extremement divertissant à voir. Je veux vous envoyer un j'aime de facebook, neanmoins je n'arrive pas à dénicher le bouton!
Écrit par : Léon Legros | 10/08/2011
Répondre à ce commentairePas de Facebook connecté
Écrit par : L'enfoiré | 10/08/2011
Article complémentaire
http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/la-fusion-thermonucleaire-l-96870
Écrit par : L'enfoiré | 15/09/2011
Répondre à ce commentaireLe SV du mois de novembre parle du nucléaire sans Uranium. Des réacteurs au Thorium refroidis au sels fondus qui donnent de l'électricité par la transformation en liquide et produisant de l'U233 avec un rendement de 40%.
Avantages: Le cœur du réacteur ne peut s'emballer. Le risque d'explosion est écarté. Le travail se fait à pression ambiante. Le refroidissement en cas de panne est résolu. Les déchets ont une durée de vie 10.000 x plus courte. La prolifération est réduite.
Écrit par : L'enfoiré | 03/11/2011
Répondre à ce commentaireComme tout le monde a droit de parole
www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/iter-chronique-d-une-faillite-103199
Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2011
Répondre à ce commentaireLa fusion froide en question
http://www.youtube.com/watch?v=Cu8H1JNJLa0
Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2012
Répondre à ce commentaireUn an depuis Fukushima
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_matin-premiere-fukushima-un-an-apres?id=7704463&eid=5017893
Les suites sont encore vivantes.
Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2012
Répondre à ce commentaireLes fusions froides, on en parle encore
http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/remous-autour-de-la-fusion-froide-120749
Écrit par : L'enfoiré | 05/08/2012
Répondre à ce commentaireDes fissures dans les cuves de deux centrales belges détectée par l'organisme de contrôle.
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_matin-premiere-le-nucleaire-belge-est-il-sur?id=7819842&eid=5017893
Problèmes d'approvisionnements en perspective
Écrit par : L'enfoiré | 13/08/2012
Répondre à ce commentaireCONSTRUIRE LE FUTUR
Souvent associé à la fission et à ses dangers, le nucléaire pourrait être exploité de façon plus sûre. Trois projets vont dans ce sens : les Tokamaks, les lasers et le Z-pinch.
http://videos.arte.tv/fr/videos/construire_le_futur-6854546.html
Écrit par : L'enfoiré | 15/08/2012
Répondre à ce commentaireLa recherche nucléaire belge est mise à l'honneur.
Cela ne concerne pas uniquement les déchets radioactifs. Le nucléaire est à l'honneur dans les productions du "durable". Le BR2 de Mol produit ce qui se trouve dans les circuits électroniques à l'usage des panneaux solaires, des éoliennes, des voitures hybrides et des tractions électriques. Les radio-isotopes soignent le cancer, les maladies cardio-vasculaires, la tuberculose. Dans le milieu agricole, le paludisme en rendant stériles, les mouches tsé-tsé.
Écrit par : L'enfoiré | 10/10/2012
Répondre à ce commentaireLes Etats-Unis relancent leur activité nucléaire
Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits
Après l'accident de Three Miles Island en 1979, les Etats-Unis avaient gelé leur programme nucléaire. Ce gel a duré jusqu'en... 2012. Car l'autorité de sûreté américaine, la NRC (Nuclear Regulatory Commission) a autorisé en février dernier la construction de deux réacteurs de troisième génération AP1000 en Géorgie.
Comme le souligne Luis Echávarri, directeur général de l'Agence de l'énergie nucléaire à l'OCDE, "cette décision est importante car la NRC a une influence importante dans le monde entier". Surtout, ce choix permet de contrer l'idée que le boom du gaz de schiste, en rendant l'énergie moins chère, va réduire l'intérêt de Washington pour le nucléaire. Si ce raisonnement est vrai pour le charbon, les atouts du nucléaire, notamment en termes de durée de vie et de stabilité des prix, ne placent pas le nucléaire en situation de concurrence avec le gaz de schiste.
Ce ne seront bien évidemment pas les Etats-Unis, ni même l'ensemble des pays développés, qui relanceront la demande en énergie nucléaire. Si l'Allemagne et peut-être la Suisse et la Belgique peuvent s'en passer en ponctionnant les pays producteurs voisins (notamment la France), les pays émergents sont, eux, au pied du mur.
Ce n'est pas un hasard si, pendant que le Japon en est encore à refroidir ses réacteurs, cinq pays émergents viennent de donner le coup d'envoi cette année à la construction de leur premier réacteur. Ainsi le Vietnam, le Bangladesh, les Emirats arabes unis, la Turquie et la Biélorussie feront bientôt leur entrée dans le cercle de moins en moins fermé des Etats nucléaires. Et, en 2013, ce sera au tour de la Jordanie et de l'Arabie saoudite.
Le débat sur l'utilisation de l'énergie nucléaire sera finalement apparu comme une préoccupation de riches au regard des émergents. Car, plus encore que le Japon, ces pays n'ont pas le choix.
L'Arabie saoudite met 100 milliards de dollars sur la table pour construire une vingtaine de réacteurs !
"L'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres". Cette déclaration d'Ahmed Zaki Yamani, ancien ministre du Pétrole d'Arabie saoudite, révèle bien ce qui pousse les pays émergents à se doter de centrales nucléaires. Rester dans une situation de dépendance au pétrole apparaît comme un pari de plus en plus risqué alors que l'offre d'or noir se tarit.
Au Moyen-Orient, la consommation de pétrole a cru deux fois plus vite qu'en Asie sur les 10 dernières années. L'Arabie saoudite pourrait même devenir importatrice nette de pétrole d'ici 25 ans ! Or la tendance sur le marché pétrolier est à un renchérissement des prix, un accroissement des risques géopolitiques et à un discrédit de plus en plus fort du fait des problèmes environnementaux. La diversification apparaît ainsi comme un facteur de sécurité nationale.
C'est pourquoi Riyad a annoncé un investissement de 100 milliards de dollars pour construire 16 réacteurs nucléaires d'ici 2030. Cette problématique se retrouve dans la majorité des pays émergents.
La demande énergétique va doubler d'ici 2050
Selon les calculs de l'Agence internationale de l'énergie, la demande énergétique va doubler d'ici 2050.
Cette donnée rend la période très différente des périodes post Three Miles Island de 1979 (premier accident sérieux sur une centrale aux Etats-Unis) et de Tchernobyl. Alors que les coûts de l'énergie sont déjà hauts par rapport aux années 1980, ils pourraient encore monter compte tenu de la demande à venir.
Jacques Percebois, directeur du Centre de Recherche en Economie et Droit de l'Energie (CREDEN) à Montpellier et auteur du rapport Energie 2050, explique bien cette absence d'alternative : "Les pays n'ont pas les moyens de remplacer l'énergie nucléaire immédiatement. Il n'y a que le consommateur allemand qui, par conviction, presque par religion, acceptera d'accroître significativement le prix de l'électricité".
Comme l'explique Mohamed El Baradei, ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "tous les grands pays émergents, avec des populations croissantes et des difficultés de développement, doivent s'en remettre à l'énergie nucléaire. Ils n'ont pas le choix. Certains n'ont même pas d'énergies fossiles comme la Chine ; et même s'ils en avaient, ils auraient d'énormes problèmes liés à la question du changement climatique".
Chine : 14 réacteurs en service, 40 à 50 d'ici 2020, 150 en 2050...
Selon El Baradei, c'est essentiellement l'Asie qui va tirer la demande en nucléaire. 60% des nouvelles centrales en 2030 seront construites dans cette région, et bien évidemment en Chine. Car les faibles ressources en pétrole du pays, la difficulté à exploiter ses ressources en gaz de schiste, et sa consommation énergétique frénétique entraînent actuellement le pays dans une situation de pénurie chronique d'énergie.
Selon le Conseil de l'électricité de Chine (CEC), il manquerait 30 à 40 millions de kilowatts (kW) au pays. Et la consommation d'électricité ne va pas ralentir. Elle devrait encore augmenter de 10 millions de kW l'année prochaine. Ainsi, l'énergie nucléaire permettrait d'une part de répondre à l'augmentation de la demande par une production stable et abordable, tout en préservant les objectifs environnementaux du gouvernement. Ces conditions expliquent que la plupart des experts s'attendent à ce que le pays lève aussi le moratoire sur les nouveaux projets de centrales.
Et, compte tenu de la taille de la population, c'est bien Pékin qui sera le fer de lance de l'industrie nucléaire. Si le pays possède déjà un parc de 14 réacteurs nucléaires en service, il prévoit d'en construire 40 à 50 d'ici 2020.
Il disposera alors d'une capacité de production de 70 millions de kW en 2020. A plus long terme, la Chine vise les 400 millions de watts en 2050, avec la construction de 150 réacteurs. A titre de comparaison la France, grande nation productrice de nucléaire, ne produit "que" 63 millions de kWh.
Pour financier son énorme programme, le géant du nucléaire chinois, China National Nuclear Power, a l'intention de s'introduire sur la Bourse de Shanghai. L'introduction devrait notamment servir à financer la construction de cinq centrales, pour 27 milliards de dollars.
Les industriels confirment l'embellie
Cette stabilité est d'ailleurs confirmée par les bons résultats des industriels du secteur :
pour Sergueï Kirienko, président de l'Agence fédérale russe de l'énergie atomique (Rosatom), un des quatre ou cinq constructeurs mondiaux de centrales, "il y avait un risque que la demande mondiale s'effondre après Fukushima. La concurrence est devenue beaucoup plus difficile... mais nous avons doublé notre carnet de commandes" ;
de même, Olivier Wantz, Directeur du Business Group Mines d'Areva, a expliqué en juin dernier que le coût de l'après Fukushima était "assez faible : environ 400 millions d'euros d'annulations de commandes sur un total de 43 milliards". D'ailleurs, Areva a bondi de 8% en Bourse en juillet dernier alors que le constructeur a relevé ses perspectives de croissance sur l'année ;
les raisons de cette bonne santé sont données par Philippe Crouzet, P-DG de Vallourec, "les raisons qui avaient poussé à avoir du nucléaire avant Fukushima n'ont pas disparu après Fukushima". Le problème, c'est qu'on ne sait pas s'il y aura assez d'uranium pour les faire fonctionner.
Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2012
Répondre à ce commentaireToshimitsu Motegi, nouveau ministre japonais de l’Industrie, souhaite remettre en service les réacteurs « sûrs ». Il s’est également prononcé pour une révision de l’objectif « zéro nucléaire ».
Le nouveau ministre japonais de l’Industrie, Toshimitsu Motegi, a déclaré jeudi que le gouvernement allait relancer les réacteurs atomiques jugés sûrs. Il s’est également prononcé pour une révision de l’objectif « zéro nucléaire » prévu par les précédents dirigeants nippons. Parallèlement, il a promis que les énergies renouvelables seraient utilisées au maximum et que les économies de ressources naturelles seraient poursuivies autant que possible.
« Les réacteurs ne redémarreront pas tant que leur sécurité ne sera pas assurée par l’autorité indépendante de régulation, sur la base de connaissances scientifiques », a expliqué le ministre du nouveau gouvernement de droite lors d’une conférence de presse. « En revanche, à partir du moment où celle-ci juge un réacteur sûr, le gouvernement en tiendra compte et décidera alors de le relancer en prenant ses responsabilités », a-t-il ajouté.
De la même façon, sur la poursuite de la construction de réacteurs, la décision sera prise en fonction des études de sûreté diligentées par des spécialistes.
« Naturel de revenir sur l’objectif d’abandonner le nucléaire »
Le précédent gouvernement de centre-gauche, conduit par Yoshihiko Noda, avait fait part de sa volonté de réduire à néant l’usage de l’énergie nucléaire au cours des années 2030, une perspective qui n’est pas celle du nouveau gouvernement.
Le Parti Libéral-Démocrate (PLD) de Shinzo Abe juge que le Japon peut difficilement se passer de l’énergie nucléaire pour des raisons économiques. « Il est tout à fait naturel de revenir sur l’objectif d’abandonner l’énergie nucléaire », a réagi Yasuchika Hasegawa, numéro un d’une organisation patronale, Keizai Doyukai. Selon lui, il est en effet prématuré de décider de se passer de centrale atomique, « pour des questions de compétitivité et parce qu’on ne sait pas à partir de quand on pourra garantir un approvisionnement suffisant grâce aux énergies renouvelables ».
« Il était un peu dangereux de fixer la fin de l’emploi de l’énergie nucléaire », a renchéri le patron de la Chambre du Commerce et de l’Industrie Nippone, Tadashi Okamura. Et de juger que les engagements du PLD de se donner plusieurs années pour définir le bon bouquet énergétique à horizon 2030-2040 est la plus sage.
Le PLD, formation de droite, a remporté une très large victoire aux élections législatives anticipées du 16 décembre, en dépit de l’aversion de la population nippone pour l’énergie atomique depuis l’accident survenu à la centrale de Fukushima à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.
Les entrepreneurs soutiennent en revanche souvent la nécessité de redémarrer des réacteurs sous réserve de normes sévères de sécurité.
La nouvelle Autorité de régulation indépendante, établie en septembre, est en train de travailler sur un durcissement des règles de construction et d’exploitation.
http://www.lesoir.be/145077/article/actualite/monde/2012-12-27/japon-nouveau-gouvernement-pr%C3%AAt-%C3%A0-relancer-r%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires
Écrit par : L'enfoiré | 27/12/2012
Répondre à ce commentaireMARIE CURIE, AU-DELÀ DU MYTHE
De sa naissance à Varsovie en 1867 jusqu'à son entrée au Panthéon en 1995, la vie et l'oeuvre de Marie Curie ont valeur de légende scientifique. Arrivée à Paris en 1891, Maria Sklodowska s'inscrit à la Sorbonne où ses brillants résultats ne tardent pas à la faire remarquer. Pierre Curie, qui affirmait que "les femmes de génie sont rares", tombe sous son charme et la convainc de poursuivre ses travaux en France. En 1903, leurs découvertes communes sur les radiations sont récompensées par l'obtention du prix Nobel de physique (partagé avec Henri Becquerel). Le couple sort de l'anonymat, mais la fatalité les rattrape : en 1906, Pierre meurt dans un accident de la circulation. Anéantie par cette perte, la scientifique se réfugie dans la recherche, avec le succès que l'on sait : elle reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium en 1911. Cent ans plus tard, celle qui a révolutionné notre conception du monde et de la matière incarne toujours un modèle.
http://videos.arte.tv/fr/videos/marie-curie-au-dela-du-mythe--7285684.html
Écrit par : L'enfoiré | 05/02/2013
Répondre à ce commentaireDeux ans après le tsunami, le Japon commémore ses milliers de morts
Cela fait deux ans jour pour jour qu’un tsunami meurtrier frappait le Japon, avec des conséquences terribles, dont l’accident nucléaire de Fukushima.
Les Japonais commémorent aujourd’hui les deux ans du tsunami. Tête baissée, yeux fermés, mains jointes, ils ont observé lundi une minute de silence à 14h46 (6h46 heure belge).
Le vendredi 11 mars 2011 à 14h46 locales (6h46 heure belge), le pays était secoué par un terrible séisme de magnitude 9 sous l’océan Pacifique, à quelques dizaines de kilomètres de la côte nord-est de la grande île de Honshu.
Moins d’une heure après, une vague gigantesque dépassant 20 mètres de haut par endroits s’est abattue sur le littoral de la région du Tohoku (nord-est), emportant toute vie sur son passage, détruisant ports, maisons, écoles et usines et entraînant un accident nucléaire majeur à Fukushima.
Des milliers de morts
Cette catastrophe dans le nord-est du pays a fait 15.881 morts et 2.668 disparus, auxquels s’ajoutent 2.554 personnes décédées à cause de la dégradation de leurs conditions de vie, selon les tout derniers bilans officiels disponibles lundi.
Deux ans après le raz-de-marée, des plongeurs continuent de rechercher des corps au large d’Ishinomaki, dans des fonds marins encombrés des monceaux de détritus charriés par la déferlante. La police de la préfecture sinistrée de Miyagi désespère de retrouver encore des corps de disparus, sans lesquels les familles ont du mal à faire leur deuil.
À la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), où quatre des six réacteurs ont été saccagés par le tsunami, la situation est stabilisée mais il faudra 40 ans pour démanteler les installations ravagées.
Les effets de la radioactivité
La population, elle, s’inquiète des effets de la radioactivité sur la santé, malgré les études rassurantes des autorités.
Le périmètre de sécurité autour de la centrale reste de vigueur, mais certains endroits commencent à rouvrir.
L’association de défense de l’environnement Greenpeace a accusé le pouvoir nippon de ne pas soutenir suffisamment les réfugiés qui ont quitté la région à cause des radiations. « Les familles et les communautés se brisent, certaines sont ruinées, les divorces et les troubles mentaux augmentent », a-t-elle souligné, en échos aux inquiétudes de médecins sur place.
Des manifestations ont eu lieu ce week-end au Japon pour exiger l’abandon de l’énergie nucléaire. Le gouvernement, lui, veut relancer les réacteurs jugés sûrs après de nouveaux tests de sécurité. Seuls deux des 50 unités du pays sont actuellement exploitées.
http://www.lesoir.be/205737/article/actualite/monde/2013-03-11/deux-ans-apr%C3%A8s-tsunami-japon-comm%C3%A9more-ses-milliers-morts
Écrit par : L'enfoire | 11/03/2013
Répondre à ce commentaireUne vidéo sur Fukushima, 2 ans après
Pendant deux ans, le réalisateur a suivi des habitants et des familles de la ville de Minamisoma, située à 20 km de la centrale nucleaire de Fukushima Daichi. entre révolte et résignation, ils se posent la question :déménager ou rester sur place, vivre avec la contamination et la peur de l'avenir ? Ce récit est vécu de l'intérieur de la société japonaise, avec des références à la culture traditionnelle.A travers quelques parcours parallèles : une famille décide de quitter le site et déménage / une autre, dont le père travaillait dans une centrale lors de l'accident, s'est reconvertie dans un commerce floral devenu très rentable grâce aux nombreux enterrements et commémorations / un ancien garde forestier assiste à la métamorphose du paysage (on rase des forêts et des montagnes) et questionne le rapport traditionnel à la nature, bouleversé par la catastrophe.
http://www.rtbf.be/latrois/revoir/detail_welcome-to-fukushima?uid=193875583668&idshedule=d59a0205695b639c70a7d2e377e417a3&catchupId=12-TCQCP405-000-PR-1&serieId=
Écrit par : L'enfoire | 12/03/2013
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