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13/11/2020

Les vieux ne parlent plus

0.PNGEn cette période d'élections américaines va voir Joe Biden, comme président le plus âgé de l'histoire. Le livre de Vincent Engel, "Les vieux ne parlent plus" me semble une opportunité bien choisie de parler d'eux.
E
n fiction futuriste, la post-face cadre le livre "Les pandémies avaient d'abord décimé les vieux. C'était triste, bien sûr, mais comme toute... le décompte pouvait être rentable. Sauf que les virus ne se laissent pas commander par des logiques politiques. Et puis, après la régression effroyable qui avait suivi la première grande pandémie, les gens s'étaient dit qu'à l'avenir, ils préféraient sans doute sacrifier les vieux que leurs revenus personnels"... Le titre du livre provient évidemment de la première phrase de la chanson de Brel "Les vieux".


Brel utilise un terme péjoratif pour évoquer « les vieux » sans complaisance. · Ce poème est une description des vieillards, de leurs occupations et de leur mode de vie. Brel insiste de manière récurrente sur la présence de la « pendule d'argent » dans le salon, emblème de la fuite du temps. C'était en 1963 et la situation a bien changé. On ne parle plus de vieux, mais de seniors qui ont les caractéristiques physiques et moraux d'une personne âgée. La retraite est repoussée de plus en plus avant dans le temps et les 65 ans vont devenir 67 ans avant de pouvoir la prendre. Aujourd'hui, c'est aussi le Covid qui a cloisonné les "vieux" parmi les gens les plus fragiles. J'avais envie de dire le jour d'aujourd'hui et bien je ne peux pas. C'est un pléonasme et une expression détestée par les internautes de Facebook dit Bernard de orthogaffe.


...

Postface du livre "Les vieux ne parlent plus"

"Avec 30 % de plus de 60 ans et une population active réduite à la portion congrue, le gouvernement décide d'établir une politique, volontariste mais discrète, de gestion des seniors. C'est ainsi que naissent les VSA, Villages de Santé pour Aînés où, moyennant la gestion par L'Etat de l'ensemble de leurs biens, les pensionnaires voient leurs besoins quotidiens pris en charge. Mais qu'adviendra-t-il d'eux lorsque leur patrimoine ne suffira plus à financer leurs soins ? Inspirateur de ces structures et de leur cadre légal, Maître Alexandre Geoffroy est chargé d'en assurer la promotion. Mais entre ses activités douteuses d'avocat spécialisé dans la gestion de patrimoine et sa volonté de prendre soin de sa vieille mère dans les meilleures conditions, le grand écart devient vite intenable. Bientôt, le piège se referme..".

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Résumé et interprétation du livre par ses lecteurs

Un petit résumé, sélectionné par les lecteurs, s'impose : "Maître Alexandre Geoffrey a des clients en tant que "Exécuteur de vie". Les vieux lui confient la gestion de leurs comptes, de leur personne, de leur cadre de vie. En échange, il leur garantit des soins de santé adaptés à leurs revenus et à leur état pour leur apporter une qualité de vie digne et décente. Initiateur d'un logiciel de gestion des individus selon une application basée sur des aptitudes restantes et/ou diminuantes de ces vieux, lui permet d'évaluer quotidiennement la qualité de vie de chacun de ses clients. Le gouvernement, avec son aide, décide de mettre en place une politique volontariste de gestion des seniors avec la naissance de la "Douce Maison", un "Village de Santé pour Aînés" (VSA), moyennant la gestion de leurs biens par l'État. 
Au début du livre, Maître Geoffroy est invité dans l'émission télé de la célèbre Lise Charcot pour mettre en avant ce qu'il a aidé à mettre en place. Face à lui Pierre Rambaud, défenseur des droits humains et président de la défense des personnes âgées, dénonce ce plan en parlant de "suicides des aînés".  La démocratie deviendrait-elle une dictature douce ? La politique des vieux sera-t-elle "géri-active" en planifiant leur fin en même temps que celle de leurs revenus ? Beaucoup trop de vieux, pas assez de jeunes, alors oser dire que la surpopulation est à l'origine de la pollution, que la seule vrai solution écologique serait d'arrêter de procréer, fait partie des tabous. D'après le roman, il existe deux façons de terminer son existence, soit, volontairement, aller dans un établissement public qui prend tout en charge ou confier ses biens et sa fortune à un avocat qui s'occupe de procurer du bien être en fin de vie.  Il s'agit d'un roman d'anticipation dans lequel notre futur y est dépeint. Pour le moins chez les vieux, dont je fais partie. En 1948, un Simenon, décrit un couple de 53 et 55 ans comme étant un couple de vieux! Alors ? Les retraités d'aujourd'hui seraient-ils des super vieux, hors d'âge comme le cognac ou l'armagnac comme Boomer, etc. Le sort réservé à cette population varie selon que l'on soit en occident ou en moyen ou extrême orient. Des marques de tendresse et de respect existent fort heureusement toujours, mais pour combien de temps? Bien que romanesque, ce qui est proposé amène à réfléchir sur ce sujet qui s'il n'affleure point encore est, quand même, souligné et sous-jacent.
Les thématiques du vieillissement de la population et de l'enjeu économique des retraites associé sont diablement actuelles. Le protagoniste phare de Maître Alexandre Geoffrey, larron en col blanc est happé dans une spirale infernale. Son code immoral peut répugner de prime abord, mais au fur et à mesure que l'intrigue dévoile ses sombres desseins, on peut découvrir un attachement pour lui dans ce redoutable thriller politique tristement réaliste dont la fin aérienne, aux teintes métaphoriques très prononcées, laisse coi. Il tire bien son épingle du jeu bien qu'il en fait les frais avec sa situation au plus mal et ses amis haut placés qui lui tournent le dos pour conflit d'intérêts dans sa fonction entre privilèges, confiance, ambiguïté en manque de transparence (explication). Nous sommes dans un monde où un excès de vitesse est punissable de prison, où les campagnes sont désertées, qui a subi des pandémies et où les vieux sont de plus en plus nombreux, la population active est réduite et la régression économique, l'Europe se détricote, les nationalistes sont de plus en plus présents, la dette publique est gigantesque, les pandémies et les virus incontrôlés, cela amènerait-il à sacrifier les vieux quand le budget disponible sera dépassé? ". 

Ce thriller politique de 200 pages. Vite lu...Vite oublié?, Pas si sûr !

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Extraits 

p57: Maître Alexandre Geoffrey n'était pas du genre à lire les journaux pour s'occuper ou se donner de la prestance. Il n'avait aucune honte à donner l'impression de s'ennuyer, les yeux rivés sur le parc, particulièrement beau en ce printemps ensoleillé. Personne ne pouvait suivre sa pensée vagabonde et lui-même la laissait cavalcader à sa guise, glissant du dîner de la veille dont il ne se rappelait pour ce qui était des plats, sinon que le vin qu'il avait apporté était de loin supérieur au champagne qu'elle lui avait servi à l'apéritif... Il ne couchait pas avec des incultes...

p67: La Douce Maison était un ancien hôtel de maître des quartiers chics de la ville sur 1300 mètres carrés et quatre étages, une dizaine de chambres très confortables accueillaient quinze pensionnaires en plus des salles communes et de soin. Un parc de deux hectares, une piscine. Trois médecins spécialisés et deux généralistes, aidés par une équipe d'une vingtaine de personnes. Des activités variées étaient organisées tous les jours, dont aquarelle, gymnastique, musique, club de lecture et les menus étaient élaborés par un chef renommé... Elle est installée dans un trou perdu pour dissuader les familles de rendre trop souvent des visites mais avec en compensation pour les pensionnaires, un cadre de fin de vie idyllique avec des légumes de jardin, de la viande de chasse ou d'éleveurs voisins qui, comparés à la nourriture en ville suffisait d'habitude à leur rendre courage.  

p116: Rambaud était un fou. Le dernier représentant d'une espèce inadaptée à l'humanité nouvelle dont il se prétendait pourtant le défenseur... dans une sinistre logique de l'extinction d'un monde révolu..

p139: Le gouvernement avait choisi cette région pour implanter le 2ème VSA. Alexandre avait pris cela pour une aubaine avec la mission de superviser l'installation...   

p167: A la UneEt si Maitre Geoffroy n'était pas le chevalier blanc? Immense et magnifique, il aura passé plus de temps sur les plateaux de télé que dans les prétoires. Il ne plaide pas, il gère... si cela permet au gouvernement d'imposer sa politique et d'amener nos concitoyens à confier la charge et les soins de nos aînés à cet avocat indélicat... dans une tutelle obtenue dans des conditions suspectes...

p178: Geoffroy n'avait pas de copains. Les gens de son âge avaient appris, par la force des choses et de la solitude, à ne rien attendre des autres.

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Conclusions personnelles

Je suis  arrivé au dernières pages du livre aujourd'hui, un vendredi 13, un jour où la chance est sensée être à portée au lotto. Plusieurs lecteurs ont été surpris de la fin du livre qui après avoir placé Maître Geoffroy dans une situation judiciaire délicate se retrouve dans l'épilogue avec la dernière phrase "Devant lui, l'horizon est d'un bleu paradisiaque".... et j'ai compris, tout devait aller mieux.

Ce vendredi matin, Vincent Engel, auteur du livre, 57 ans... en parlait à la radio (podcast)

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Agisme ou jeunisme?

2.PNGToujours le même antagonisme: l'expérience des "vieux" contre la nouveauté des "jeunes".
En 2006, j'écrivais "Papy continue à boomer". Il était question de petits vieux qui peuvent encore jouir de la vie et de leurs réserves financières pour se permettre de continuer une vie active heureuse. C'est vrai, dans un restaurant d'un certain niveau, que voit-on le plus souvent? Une réunion de famille avec le patriarche que les enfants ont invité pour fêter son anniversaire et il n'est pas rare que celui qui paye l'addition n'est pas ceux que l'on pense.
Mon billet "
Vieillir en douce", cela peut être un peu ça en "savourant l'instant". En pleine première vague de la pandémie, j'écrivais "Aimer son âge" pour résister à la décrépitude du temps et pour adoucir cette période difficile. Je prolongeais l'idée à "Faire du neuf avec du vieux" en deux épisodes (1 & 2).

Un jour peut être très long ou très court selon la "perception du temps" de chacun. 

Si avant, il fallait tout réaliser dans l'heure puisque "time is money", à la retraite, il s'agit plutôt de procrastiner.
Le Covid a ajouté un frein à la liberté de sortir et de vivre sa vie pour les jeunes et pour les vieux quand ils sont désœuvrés. Plus de sorties éloignées, plus de café, plus de restaurants, plus de salon de thé ouverts en chemin, et donc plus moyen de libérer sa vessie avec la prostate de l'homme et l'incontinence urinaire de trois femmes sur quatre. 
En politique, parler des jeunes et des vieux, c'est remarquer que les situations sont différentes de pays à pays. Le travailleur américain délègue son futur par l'intermédiaire d'une pension de retraite capitalisée en Bourse. En Floride, où les retraités se rencontrent en grand nombre rien d'étonnant à cet Etat d'être en ballotage entre républicains et démocrates. Tant que la Bourse dans laquelle, ils ont leurs épargnes et actions fonctionnent bien, tout va bien. Sinon, ils doivent se retourner en service comme garçon de café.. 
Q
ue ce soit Joe Biden ou Donald Trump, ce sont des vieux et des retraités dans le monde du travail. 
M
ais qu'est-ce qui poussent les jeunes à voter pour des vieux?. 
U
ne peur de la nouveauté et du progrès ou une envie de conservatisme?

A la suite de l'article "Walking Dead à la Maison Blanche", je commentais en disant que j'aurais préféré le jeune outsider démocrate, Pete Buttigieg, qui, avec sa formation en béton prenait une avance avec 26,8% dans l'Iowa.
S
on auteur répondait: "il est possible que les jeunes en question n’aient pas vraiment le choix, les réseaux d’influence et les compromissions pouvant toujours servir à obliger l’élu à appliquer les consignes venues ’d’en haut, décident peut-être à leur place" suivit d'autres commentaires encore plus virulents.
Chez nous, o
n pourrait conclure que les jeunes auraient à leur décharge les seniors alors que le premier pilier de pensions de retraite n'est qu'une restitution d'une épargne dans une solidarité intergénérationnelle. Non, les vieux ne leur ont volé leur jeunesse. C'est aux jeunes de reprendre le flambeau de la course relais de la vie et de prouver qu'ils feront mieux.
L
a vie est pourtant fondamentalement courte. Si l'on verse un euro dans une tirelire tous les jours d'une vie moyenne (exemple: 80 ans de 360 jours), on n'atteint même pas la fortune de 28.800 euros. 
P
our garder le moral, il vaut mieux ne pas compter, garder la forme physique et intellectuelle jusqu'à la fin.

La chanson de Jacques Dutronc "Qui se soucie de nous?" me vient à l'esprit.

...

L'EHPAD, le Home ou la maison de retraite

J'en ai suffisamment parlé dans ce billet "Épargnez pour la retraite et vous serez considéré" avec la "pension à point". Je n'y reviendrai qu'à mots couverts et énergiques. On ne parle plus d'hospice... C'est vieux jeu.

Si on ne veut pas finir ses jours dans un mouroir, il vaut mieux avoir un certain matelas financier en réserve pour l'assumer. Et en ville, plus qu'ailleurs. Avoir un vieux parent chez les enfants n'est quasiment plus possible dans la vie active actuelle à moins d'avoir une maison dans laquelle un étage serait réservé aux parents âgés et pour les enfants, d'avoir un poste qui laisse des disponibilité dans la vie privée.

Le sketch de Muriel Robin "La maison de retraite" est enjouée à ce sujet.

En 1973, le réalisateur belge Benoit Lamy sortait son premier long-métrage, "Home Sweet Home" qui raconte avec humour la révolte des pensionnaires d'une maison de repos. 

Le CPAS et
 Garantie de Revenu des Personnes Agées (GRAPA) sont présents mais avec 770 euros pour pouvoir accéder, cela n'assure pas de pouvoir accéder sur la première marche.
M
ais il y a autre chose que la maison de repos qui se retrouve dans deux manières de voir la crise du virus avec l'âge et la solitude en dépendant de la personnalité et des occupationspodcast.

0.PNGQuelle est la philosophie de chacun pour effacer l'ambiance morose? A 73 balais, qui adore la solitude, j'ai questionné deux copains:
1. Mon homonyme, ancien égyptologue, qui subit les affres du  syndrome de Guillain- Barré, une autre maladie lié aux virus, cloué dans un fauteuil roulant, me donnait sa manière de penser et de réagir:

- J'ai une envie d'écrire un nouvel eBook qui aurait pour titre "Le vieux ne meurt jamais". J'ai pensé ce matin qu'il pourrait avoir comme squelette ta propre vie mais romancé et en finale terminer par une histoire d'amitié ou même d'amour. Serais-tu intéressé pour y participer? 

- Non, c'est sans rancœur ni regret de dire que mes 12 ans de confinement dans ma chambre, l'ennui m'est inconnu. Je continue à faire des recherches et crois avoir assez de boulot jusqu'à la "fin" au moment où la formation des égyptologues dépassera mes compétences techniques. Dès qu'on pose une question: "Ah çà, il faut un projet spécial et des crédits. Ce que je vois, c'est le naufrage des formations en Belgique ou l'hyperspécialisation souvent acquise à l'étranger. Le Covid sera le coup de grâce du secondaire en se contentant de se centrer sur l'essentiel". J'ai aimé enseigner. Aujourd'hui, à 22 ans, je ferais autre chose. S'auto-censurer non merci. - Ah vous êtes platiste? C'est un point de vue ! - Oh le monde est gouverné par des illuminés de Bavière? Secret: ces gars sont sur les billets d'1 $ Sapristi. On ne nous dit pas tout. - Ah bon! Je croyais".

2. A Nicolas Vadot, toujours parmi les "travailleurs" et dont les dessins apparaissent souvent sur cette antenne, je mandais: 

- As-tu peut-être entendu ton "collègue dessinateur" Soudron qui parlait à la Premièrepodcast

- Non, je n’écoute plus la Première, pour ma santé mentale…Le catastrophisme 24/7, non merci. Mais je viens d’écouter le lien sur l’ITV de Sondron (qui parlait masqué, à montais, ce que nous ne faisons pas sur LN24). Ce qu'’il dit est juste", me répondit-il.

0.PNG- Perso, je suis immunisé contre les risques de santé mentale et j'attends d'être totalement immunisé contre les virus. Les virus peuvent prendre différentes formes dans les réseaux sociaux qu'on appelle trumpisme, populisme... et d'autres mots qui se terminent par "-isme". Dans mon journal personnel, après La Première, je passe aux cactus de Vivacité comme antidote. (Exemples:
podcast& Lettre à Saint-Nicolaspodcast).
 On écrit une bafouille de quelques lignes sur un réseau social qui aurait le malheur d'aller à contre-courant du vent dominant et on reçoit une volée de bois vert par populisme. Mentalement et moralement forcé de répondre aux commentaires, j'en rigole avec des conneries dont j'ai le secret.  

Sans but à atteindre, pas de bonheur. Sand problèmes pour le simple plaisir de les résoudre, pas de bonheur, non plus...

Mardi dernier sur ARTE, un débat sur le confinement des personnes âgées et donc à risques podcast.
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a commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918 a eu lieu cette année dans des conditions particulières de solitude, loin de la foule.

Aujourd'hui, 13 novembre, c'était la commémoration du 5ème anniversaire de l'attaque djihadiste à Paris.

Fin 2015, après ces attentats, je demandais "Où en êtes-vous avec la mort".

0.PNGSuite aux fermetures des commerces, ceux-ci sont sous cloche financièrement, tout comme les retraités avec un droit passerelle. Les commerces attendent que le Covid s'éteigne de sa belle mort et parfois, c'est une belle passerelle en gagnant au change. Dix pourcents sont même des "walking death", des sociétés zombies. Les retraités, eux, avec une petite pension de retraite s'ils n'ont pas prévu d'y ajouter une épargne personnelle supplémentaire pour finir leurs jours avant la sortie de piste à perpette.


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James Bond 007 aurait-il trouver l'immortalité?
"Expériences humaines" se terminait par une référence à la mort de Sean Connery et au film de 1967 "On ne vit que deux fois" dans un des ses rôles de James Bond 007 en pleine force de la jeunesse..


Depuis, ce choix entre vivre et mourir est devenue le leitmotive si pas une obsession dans de nombreux film de James Bond 007, en y associant violence et humour.

 

 

0.PNGA cause de la pandémie, ce 25ème épisode de James Bond, n'est pas sorti en 2020.

Kevin Bertrand Collette, spécialiste des James Bond, titre le dernier chapitre de son nouveau livre : "Mourir peut attendre mais pas trop longtemps" 

0.PNGJe préfère le titre "Demain ne meurt jamais" ou peut-être "Les diamants sont éternels".

Tout est une question de psychologie et de philosophie avec le "Panache de l'escargot" qui serait de « regarder loin, humer de près, sentir en profondeur et explorer une dimension supérieure » dans un voyage nous menant à nous et aux autres sous couvert de papillons, de homards, de scorpions et de grenouilles, étrangement et délicieusement accouplés à Dostoïevski, Platon, Socrate ou Thoreau, savoureusement pimentés par Tarantino, Brian De Palma, David Hockney ou Louise Bourgeois, le tout savamment enrobé de protoxydepodcast.

Si les "Oiseaux se cachent pour mourir", les "seniors" sont toujours au grand jour.

Non, Monsieur Engel, les "vieux" pensent encore, mais autrement, parfois sur Internet, dans des eBooks et moins dans des livres papier. Ils se doivent d'évoluer, de se diversifier, de s'adapter comme les autres.


 

Allusion,

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Commémorations de l'attentat au Bataclanpodcast

Les pensions aujourd'hui:podcast

L'indice de masse corporelle pour expliquer sa santépodcast

18/1/2021: Interview de Bernard Pivotpodcast

Chapitres de son livre

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27/1/2021: #investigation parle des maisons de repospodcast

Commentaires

Depuis le jour ou tu as mentionné ce nouveau livre j’ai regardé et écouté plusieurs interviews de Vincent E. (Dont je connais Les récits depuis plusieurs années) .
Je n’ai pas encore lu ce que tu as écrit sur ce sujet, mais j’espère que tu as clairement indiqué que la cause principale est la financiarisation et la marchandisation de l’ensemble de la société y compris la nature et l’homme. Si ce que certains nomment la « modernité « a comme conséquence entre autre ce qui est décrit dans son livre, alors il est plus que temps de donner un fameux coup de ballet dans cette sois disant modernité.

Écrit par : Don Quichotte | 16/11/2020

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Et bien, non...
La financiarisation et la marchandisation de l'ensemble de la société y compris la nature et l'homme, n'en faisait pas partie.
J'ai capté les idées des lecteurs et cité quelques extraits représentatifs et il n'en est nulle mention.
J'ai podcasté l'invitation de son auteur et dont tu mentionnes la partie vidéo.
C'est pour cela que j'ai parfois demandé combien de temps on lit un de mes billets, est-ce 5 minutes ou une heure. Il y a du texte et toute une séries médias qui sont tout aussi importants et qui viennent s'y ajouter (podcasts vidéos, chansons...).
Le texte ne fait plus recette. Il se retrouve sur les réseaux sociaux, les tweets et dans les vidéos qui sont propagées pour faire le buzz.

Je ne connaissais pas Vincent Engel. C'est le sujet qui m'intéressait et pas ce qui se cache derrière la situation donnée.
J'ai décrit la différence entre une maison de repos banale dont Lamy avait fait un film "Home sweet home" qui m'a beaucoup amusé et qui n'a d'ailleurs pas beaucoup changé et une maison de repos qui se paye rubis sur ongle.
D'après ce que j'ai entendu ce matin sur Vivacité dans l'émission "C'est vous qui le dites" https://www.rtbf.be/vivacite/emissions/detail_c-est-vous-qui-le-dites?programId=25
Un des sujets: "Un rapport d'Amnesty International pointe le mauvais accompagnement des seniors dans les maisons de repos depuis la première vague. Les droits de nos aînés ont été bafoués selon l'association, des résidents ont été abandonnés. De son côté, la Fédération des Maisons de Repos explique que le taux d'occupation est actuellement bas et invite les gens à ne pas garder les seniors chez eux, où la qualité des soins n'est pas la même et présente un risque. En maison de repos, nos seniors ne sont pas traités comme ils le devraient ?"
Les vieux sont toujours considérés comme la dernière roue de la charrette.
Evidemment quand on n'a pas le sous, il ne faut pas penser pouvoir avoir un service de pointe.
Progressiste, jusqu'au bout des ongles, la modernité ne m'est pas une ennemie. Elle n'est pas la cause initiale mais ce sont ses dérives qui le sont.
Pas de coup de ballet, non. J'ai déjà écrit ce que je ferais si j'étais jeune aujourd'hui dans un billet "Et si c'était à refaire ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2006/09/27/et-si-c-etait-a-refaire.html )
Je suis très loin du consommateur bête et méchant; très loin du conservateur du passé.
Aucune conviction comme je l'ai dit, seulement observateur de l'évolution par la psychologie et la philosophie qui n'est jamais sur pause.
Maisde cela j'y reviens dès la semaine prochaine.

Écrit par : Allusion | 16/11/2020

Article de daadaar.be

Soutien du fédéral aux hôpitaux: une catastrophe pour les maisons de repos flamandes?

Le secteur des soins de santé flamand crie à la discrimination. Alors que le gouvernement fédéral dégage des centaines de millions afin d’offrir de meilleurs salaires et du renfort au personnel hospitalier, la concertation coince en Flandre. « Si cela continue comme ça, nous risquons d’assister à un exode du personnel des centres d’hébergement et de soins », avertit Zorgnet-Icuro, la plus grande organisation sectorielle des soins de santé en Flandre.
Les négociations portant sur les « solides efforts » promis par le gouvernement flamand sont toujours en cours, mais pourraient s’avérer vaines au vu des fonds supplémentaires alloués aux hôpitaux. Reste que les besoins des centres d’hébergement et de soins sont tout aussi grands.
En début d’année, Het Nieuwsblad s’était penché de près sur la situation du secteur, qui lançait déjà des appels à l’aide : les moyens financiers disponibles ne permettent pas d’engager suffisamment de personnel afin de fournir les soins nécessaires à des résidents en situation de grande dépendance. Le personnel doit souvent se plier en quatre afin d’accomplir sa mission, ce qui donne parfois lieu à des dérives inhumaines, le tout pour un salaire qui augmente à peine au fil des ans. Au même moment, le coronavirus ne faisait l’objet que d’un bref article dans la rubrique d’actualité internationale.
Nulle part ailleurs le virus n’a causé autant de ravages que dans les centres d’hébergement et de soins. Selon les chiffres officiels, 5.932 décès sur les 13.561 recensés proviennent des maisons de repos. Or ces chiffres, qui ne tiennent pas compte des personnes transférées vers un hôpital, font office de cache-misère aux yeux des survivants et du personnel soignant.
Si la Flandre ne parvient pas à aligner ses efforts sur ceux consentis en faveur des hôpitaux, toutes les fameuses promesses du gouvernement Jambon laisseront un goût pour le moins amer. Les soins aux personnes âgées basculeront dans une lutte concurrentielle perdue d’avance. Pourquoi une infirmière ou un aide-soignant iraient-ils encore chercher du boulot dans un centre de soins de jour alors qu’ils seraient mieux payés et davantage encadrés en hôpital ?
Les conséquences se sentent à plein nez. Une pénurie de personnel pour des résidents en situation de profonde dépendance. La même chose en pire, donc, et ce après la plus grande crise des soins de santé de ces cent dernières années. Cherchez l’erreur.

Écrit par : Allusion | 16/11/2020

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Michel Robin, la subtilité vaincue par le covid-19
... comme le disait Éric Ruf, il acceptait sa vieillesse de cette manière : « J’assume mon âge, même si je ne réalise pas que j’aurai 90 ans. (…) J’ai du mal à me projeter au-delà de 95 ans. Il me semble que, alors, je serai peut-être quand même vieux. »

Au cinéma, de "Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?" de William Kleini en 1966 jusqu'à "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet en 2004, en passant par "L'Hôtel de la plage" de Michel Lang en 1978, "La Chèvre" de Francis Veber en 1981, "Stan the Flasher" de Serge Gainsbourg en 1990 et "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" de Jean-Pierre Jeunet en 2001 ; "L'Invitation" de Claude Goretta"
"Les Enquêtes du commissaire Maigret" et "Fraggle Rock" "Boulevard du Palais" à la télé.

"Les Petites Fugues" "La Traversée de l'hiver"

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/michel-robin-la-subtilite-vaincue-228818

Écrit par : Robert Bibeau | 20/11/2020

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Bernard Pivot "Mais la vie continue"

Jadis, il était toujours pressé, il régnait sur le monde de la culture et il se sentait invincible. Aujourd'hui, à la retraite, c'est plus calme : les défaillances du corps, les anxiétés de l'âme, la peur de perdre ses vieux amis qui forment une bande de joyeux octogénaires. Une autre vie commence. Avec le plaisir de pouvoir enfin prendre son temps et le perdre.
À travers ce narrateur qui lui ressemble comme deux gouttes de vieux bourgogne, Bernard Pivot raconte le grand âge à sa façon. Curiosité, lucidité, humour, c'est bien lui.
Et c'est bien sa manière de proposer une petite leçon de gouvernance individuelle où chacun trouvera quelques recettes pour vieillir heureux.

https://www.babelio.com/livres/Pivot--mais-la-vie-continue/1276732

Écrit par : Allusion | 18/01/2021

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Le magazine #Investigation parle des maisons de repos

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/1388288198.mp3

Écrit par : Allusion | 28/01/2021

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