2026, sortie de la bifurcation ? (01/01/2026)
Back to the futur. Il est parfois intéressant de faire un retour en arrière dans le temps. en cette fin d'année 2025 avec celle de 2019.
Ce rollback se présentait le billet avec le titre "2019, entre radicalisme et exorcisme". reprenant les événements de cette année-là résumés par l'intermédiaire du VIF.
Pourquoi 2019 ?
Parce que tellement de choses ont changé en 6 ans.
Le principe de bifurcation des dates pourrait changer les tendances de 2025.
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Fin décembre 2025 dans le Vif et ailleurs
1. Donald Trump Retour fracassant à la Maison Blanche qui monopolisé l'attention pensant toute l'année 2025. Conservateur, dans une offensive protectionniste, des expulsions massive d'immigrés au mépris des droits fondamentaux, crise climatique à répétition, intimidations des médias, succession de chocs politique, militaires et sociaux à l'échelle mondiale ont été les événement qui ont marqué 2025.
Donald Trump, personnalité la plus médiatisée en France en 2025
Comme un sauveur de l'humanité, Donald Trump2 est arrivé à coup de rapports de force, d'apologie de l'argent dans une sorte de démocrature. Il a mis le doute dans les esprits au sujet de l'utilité de la démocratie dont je parlais dans "Similitudes entre autoritarismes face à la démocratie" et dans ses documentaires.
Bref, Trump a mis un coup de canif dans tout ce qui est considéré comme trop démocratique ou trop wook.
Planète Trump parle de l'Europe pour cible de la National Security Strategy américaine
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Création IA sur l'image de Donald Trump--->
Cela n'avait pas échappé au cactus
Le mécontentement est quasiment général.
C'est quasiment une loi universelle : l'humain déteste les changements qui font peur.
Les dogmes croulent sous les contradictions et les incohérences reflétés par l'antisémitisme.
Dans des HS, ARTE posait la question :
"Trump est-il un faiseur de paix ou créateur du désordre mondial ?

Donald Trump a marqué le plus cette année 2025 dans le monde.
Si on laissait faire Donald Trump, le monde entier deviendrait américain avec son nom sur la photo.
2. En Belgique, le nouveau gouvernement oblige à aller en arrière toute. Forcer les sans-emplois à en trouver sous peine de ne plus recevoir d'allocations de remplacement dès l'année prochaine. Une année de bravo au 1er ministre nationaliste qui voulait mettre fin à la Belgique au départ, à la fin d'une course contre la montre avec une moyenne d'une manifestation chaque jour de l'année. "La Belgique ne fait pas exception à la détérioration de la liberté de sa presse en tant que témoin et acteur", écrivait Anne-Sophie Bailly dans son édito de Le Vif. 11.700 entreprises ont mis la clé sous le paillasson.
3. Dans le monde En Italie, s'il fait en général plus ensoleillé que chez nous, l'année 2025 n'a pas été plus calme pour autant avec Trump en arrière garde
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En Espagne, la politique va à contre courant
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En Argentine, en trois aspects différents

4. Année de l'IA avec des joies, des peines ... et de grands bouleversements....
Révolution IA, vérités et légendes
L'Intelligence artificielle et les chiffres dont je parlais la semaine passée par eux-mêmes, n'engendrent pas le techno-fascisme et l'autoritarisme que nous connaissons.
5. La littérature se renouvelle en permanence alors que les textes originaux disparaissent des rayons des librairies. On lit mais souvent sur Internet à l'aide de son Smartphone à condition qu'il y ait des images et des vidéos en plus de textes courts. Plus de femmes écrivains que d'hommes. Celles-ci détiennent quelques clés de l'avenir en exprimant le mal-être de la société, avec la solitude comme témoin. Les lecteurs ne lisent plus avec les yeux d'hier. Les jeunes lisent mais cela ne peut pas être trop long.
6. Récits de vie Le fric est partout. Le marketing pousse à se renouveler en permanence avec des réductions de prix, sans se rendre compte qu'il rend ses clients fous. Les athlètes sportifs, les chanteurs et d'autres métiers publiques sont exposés de plus en plus à des difficultés à gérer leur vie privée. Les jeunes se comparent à eux et pensent avoir raté leur vie de ne pas être comme eux. Cela fait évidement toujours mal au moral. Le passé et les patrimoines personnels se perdent dans des souvenirs qui s'effacent trop vite face à l'actualité.
7. Les guerres. En Ukraine, sans issue, elle reste dans l'attente d'une expansion à l'Europe entière. L'appel à l'engagement au service militaire reçoit dès lors un échos chez les jeunes.
A Gaza trêve fragile entre vrai abandon et fausses promesses. Au Moyen-Orient, Gaza est redevenu l'un des parangons de l'injustice et se cherche des alliés pour faire sa reconstruction alors que le Hamas reste toujours en embuscade.
8. L'écologie, est en panne et passe au second plan. Plus de plan vert. Trump considère que le réchauffement climatique est une arnaque.
Pour comprendre, il faut se rappeler avec quelles briques, l'actualité s'est construite insidieusement. Une fin du mois, proche sans moyen pour résister. Un manque de ressources personnelles et communes. L'apocalypse bien plus lointaine préoccupe.
Donald Trump a été élu grâce à l'Amérique profonde des évangélistes.
9. Société Les forces de l'ordre ne font plus confiance alors les citoyens se font justice eux-mêmes.
10. Loisirs En manque de concentration, lire un livre ensemble dans une messe silencieuse pour l'analyser et ensuite en discuter, ne se fait plus comme par exemple lors d'un arpentage. Il faut des vidéos qui défilent initialement en images fixes pour être choisies mais que l'on swape à la moindre intervention extérieure.
11. Economie. 3ème année de hausse après une année mouvementé à Wall Street une petite baisse. Un bon cru pour le Bel 20 qui termine son année record sur un saut de puce.
12. Portraits et récits de vies Contestations sociales, interview de Monique Dagnaud et santé mentale . Titre "Les femmes détiennent les clés de l'avenir". Dans deux livres de Monique Dagnaud raconte ce passage des jeunes générations qui passent de Y à Z.
En 2021, elle mentionnait une génération surdiplômée, arrivée dans le secteur des emplois. Environ un jeune sur cinq de la génération Y sortait du système scolaire avec un master ou un diplôme de « grande école ». Faire partie de ces 20 % était la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière dans le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, de tous les influenceurs culturels. Ils se partageaient entre tentation du pouvoir, du confort et de la contestation du système.
En 2025, changement de stratégie, les jeunes se retrouvent dans une "Génération reset qui veut tout changer".
Les trentenaires millénials des générations Z sont entrés dans la connaissance grâce aux outils numériques, portant un autre projet radical. Ils dénoncent le capitalisme libéral, mettent en cause le patriarcat, font l'apologie d’une sexualité « fluide », d’un autre rapport au vivant. Imprégnés de culture woke, ces trentenaires, dont le leadership est clairement exercé par des jeunes femmes, appellent à une réinitialisation, en faisant table rase des représentations et valeurs qui dominent encore la société.
Cela a créé une désillusion face aux gouvernements extérieurs, sans vision positive, sans confiance en l'avenir. Le temps s'est raccourci entre éventualités de travail et de vacances réorientés dans un "last minute" à faire souvent un trekking pour se changer les idées. Les avatars artificiels du numérique comblent ce manque de vision à long terme sans tentatives rationnelles de la construction de leur avenir contre une vieille élite considérée comme corrompue. En burn-out, ils sont perdus sur leur Smartphone pendant plusieurs heures par jour. La dépression, une maladie invisible, prend le pas sur le travail, sur les passions intimes. Crevés, influencés, ils travaillent, économisent quand ils le peuvent pour rester à l'abri entre le court circuit perpétuel de la vie publique et la vie privée comme dans la Petite maison (plutôt close) dans la prairie sans état d'âme.
Par opposition à une vie trop trépidante, la vie privé semble prendre plus d'importance que la vie publique. Les jeunes veulent fonder une famille. Travailler pour assurer l'essentiel et la bouffe mais pas pour assumer un travail sous la forme d'une passion. Bardés de diplômes, ils pensent tout changer avec des idées neuves alors qu'ils ne se changent pas eux-mêmes fondamentalement.
Quand ils postulent une emploi en fonction de leurs études, sans expérience suffisante, ils restent sur le carreau en cherchant la porte de sortie d'une vie sans couleurs.
13. Prophéties. Comme toujours en cette fin d'année, de nouvelles interprétations des prédictions de Nostradamus font état d'une prévision d'une année 2026 turbulente, caractérisée par un "grand essaim d'abeilles", des références au "sang", une escalade du conflit Est-Ouest et la montée en puissance d'un leader que certains lecteurs associent au président américain Donald Trump, surnommé "King Donald" par les interprètes. Bien que ses prophéties soient notoirement énigmatiques, de nouvelles lectures suggèrent à la fois des événements inquiétants et la possibilité d'un renouveau éventuel. L'un des versets les plus discutés mentionne l'émergence de l'obscurité de la nuit que les analystes interprètent comme un symbole d'acteurs politiques influents comme Donald Trump ou Vladimir Poutine. Allusion à de nouvelles négociations au Moyen-Orient menées par Trump et à des tournants géopolitiques à l'avantage de la Russie dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine. SVP. sortons des prophéties.
14. Année Vadot, dont j'ai repris les dessins tout au long de l'année.
15. Incertitudes
Face à l'incertitude, il faut avoir confiance en soi et un minimum de goût du risque de s'opposer aux crédos en l'outrepassant les idées négatives des autres, sinon on n'ose plus rien dire ou penser soi-même. Le libre arbitre dans la post-vérité passe par là.
Rappel de la pub d'une banque qui passe en préalable à chaque clic sur les sites d'informations, "Aujourd'hui, il faut avoir la capacité d'écouter ce que tout le monde demande et ensuite, faire ce que personne n'attend avec capacité d'entreprendre"
Explorer les différents thèmes de risque, prendre des décisions difficiles, offrir des perspectives sur les choix des personnages dans des situations de plus en plus en plus complexes auxquelles il faut s'adapter.
Le Vif termine par un questionnaire en posant 10 questions au niveau Belgique, International, Société, sport, culture et Lifestyle.
Le 28 décembre dernier à 20h30 sur La Trois vous invitait, depuis votre canapé dans "2025 en questions". Une soirée quiz de souvenirs tout frais à la fois conviviale, drôle et de mauvaise foi assumée, replongée dans les moments marquants de l’année. Sans se prendre trop au sérieux, aux commandes, des journalistes donneront le tempo, et sur le plateau, les équipes sont en grande forme : ça chambre, ça doute, ça argumente, ça s’emballe pour ouvrir 2026.
Toutes fins d'année, on récapitule les épisodes de l'année écoulée par l'échos des célébrités dans les médias.
Liste à laquelle il faut donc ajouter Chris Rea à 74 ans, Georgette Lemaire à 82 ans, Pierre Merens à 85 ans, Jean-François Kahn à 86 ans, Angelo Rinaldi à 85 ans, Alfred Brendel à 94 ans, Dick Cheney à 84 ans, Roger Laboureur à 90 ans et...
Brigitte Bardot à 91 ans, symbole du cinéma d'une époque révolue
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2025, une année aux grands adieux dans la culture de la musique
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Quelques billets de 2025 que j'ai préféré écrire :
- Un Geek après l'heure
- Maitriser l'art d'écrire
- Faut-il faire des compromis pour avoir la paix ?
- Rire pour résister...
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16. Comment faire un couple au XXIème siècle ? d'après Kathleen Tamisier
Quand la mode change, n'est plus sera-ce tous ensemble ou seuls au monde ?
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2019 : l'année où les jeunes se sont levés.
Le Vif de fin 2019 avait un titre très encourageant : "2019, l'année où les jeunes se sont relevés" avec Greta Thunberg en page de garde. Les régions belges ont éclipsé le Fédéral bloqué. Le pouvoir changeait de main avec une Première MR et Bruxelles naissait. L'année de la femme sans parité. Big Bang scientifiques. Des psychopathes sortent de l'ombre. Les banques écrèment leurs effectifs et les autres suivent. L'économie et les budgets en rade. Poutine, maitre du Moyen-Orient. Trump est affaibli. Daech ne signe pas son idéologie mortifère. Le Brexit s'installe. Révolte des peuples. Kabila partage le pouvoir. Guerres. Fin du PPE-socialiste à l'Europe. Résistance à Xi-Jinping à Hong Kong. Revanche du Joker qui devient une icône et une arme politiqu. Le lifestyle se met au vert.
En préface de mon billet : "Une année pendant laquelle il faut exorciser les événements malheureux de la mémoire alors que le radicalisme éclate de partout dans un monde où des mouvements idéologiques ne parviennent pas à se réconcilier, c'est ce que me donne l'idée générale de cette année charnière 2019 entre la montée de populismes, d'un réveil climatique et de la mobilisation dans de nombreux pays du monde pour plus de liberté. Les jeunes se sont levés pendant que les femmes ont pris plus de pouvoir par le féminisme quand ce n'est pas le nouveau mot "féminicide" l'enraille. Une année où "Trump", "Poutine", "Johnson", "Bolsonaro" ont frappé les esprits pour faire bouger quelques lignes à l'avantage de leurs initiateurs. Une année pendant laquelle j'ai ressenti des sentiments mitigés de la révolution des peuples associée à la dureté dans les réseaux sociaux et quand j'ai tenté de rapprocher l'actualité dans des articles ou en arrière-plan par courriels".
On disait que "Les cyberattaques ont triplé leur nombre et leur efficacité n'a pu être réduite qu'avec des efforts considérables et toujours insuffisants.".
Les fermetures des grandes surfaces....
Le VIF divisait les événements de 2019 en 8 chapitres:
- En Belgique : marquée pas de élections générales. plusieurs présidences des partis francophones ont quitté l'avant-scène politique nationale. Ecolo est central.
- Dans la société année de la femme dans la visibilité . Les psychopathes sont parmi nous.
- En économie. Année de l'écrémage. e-Banking force à repenser ls services bancaires. Match nul Chine/USA
- Dans le monde stratégie américaine erratique. Poutine gagne en mélangeant puissance, diplomatie et vision. Divorce UK - Union européenne. Révolte des peuples.
- Dans le sport. Foot sale au-dessus des lois.
- Dans la culture. Revanche du Joker. Anarchie sur les écrans.
- Dans le lifestyle. La création se met au vert entre greenwashing et changement du système. Fin d'un monde de mode Lagerfeld.
- Dans les images de Nicolas Vadot. Des affaires courantes. Une cathédrale qui brûle. Une adolescente écolo fâchée
Une nouvelle décennie 2020 s'ouvrait avec des souhaits en prime.
Rien ne présumait ce qui allait arriver dès les débuts de 2020 : la pandémie de Covid-19, appelée la maladie à coronavirus 2019, provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Elle était déjà apparue le à Wuhan, dans la province du Hubei, mais en Europe, aucun avertissement n'a été donné avant de se propager dans le monde de 2020 à 2022 en faisant plus de 7 millions de de morts..
En cette fin d'année 2025, au Théâtre des Galeries, plus de "Revue de 2025".
La pièce "Le Prénom" l'a remplacé alors qu'elle était déjà à l'affiche en 2013 avec Stéphane De Groodt.
En cette fin d'année 2019, pas de Covid, pas de guerre Russie-Ukraine, pas de drones dans le ciel, d'Intelligence trop Artificielle et un premier mandat de Donald Trump était en route dont l'Europe ne s'est pas méfié.
"Si tu déclines, clive et ça ira... enfin, peut-être ", écrivais-je en 2019.
On pouvait se rendre compte que beaucoup de choses pouvaient changer mais pas sous cette forme, avec cette ampleur et pas dans plusieurs domaines.
A l'époque, je terminais par évoquer le Théâtre des Galeries avec la Revue de 2019.
J'avais enregistré plusieurs sketches avec lesquelles je me suis marré une nouvelle fois en les réécoutant. Podcasts avec beaucoup d'intérêt historiques en souriant plusieurs fois.
EN 2020, le théâtre fut fermé. Le covid a tout cassé.
Erreur, depuis lors, je n'y suis plus retourné après des années d'abonnements.
De très petites choses comme un virus, peuvent engendrer de grands effets inattendus.
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Conférence de Marc Halévy
A la fin de ce billet de 2019, il y a une vidéo de Marc Halévy qui avait constaté une zone de turbulence qui nous arrivait en suivant un principe de bifurcation entre 1975 et 2025
J'ai récouté ce qu'il disait lors de sa conférence en prenant des notes.
Dans une méthode d'historien par des cycles de paradigmes, il nous disait cela juste avant 2020 que nous étions dans une zone de turbulences à la bifurcation de deux paradigmes, de deux cycles avec cinq défis.
Chacun se souvient du Covid qui arriva dès 2020 avec des turbulences physiques, des processus de plus en plus complexes par rapport avec la vie d'avant dans des sous-systèmes de régulation pour arriver à la pérennité du pouvoir dans le dénis des réalités au détriment du social, dans un conflit majeur avec des règles périmées, des ressources nécessaires en augmentation par nécessité. Désormais, il faudra faire moins mais mieux en communiquant en commun. Sans l'hyperconsommation. Avec des technologies numériques à diviser en ludiques et productives pour ne pas en devenir les esclaves. Une arborescence linéaire et des interaction en réseau dans une émergence collaborative avec la créativité comme ressource immatérielle, dans une logique économique de pénurie virtualisée par les valeurs d'usage. Le bon marché qui devient toujours plus cher. Réussir sa Vie, c'est en soi et autour de soi, que cela se passe en se libérant de l'extériorité du monde pour créer la pérennité de l'optimisme par une raison de plus d'être optimiste. .
Il finissait par dire "qu'il faudrait mordre sur sa chique en attendant d'en sortir en réinventant une vie responsable pour l'avenir et en comprenant les finalités du vivant avec , par l'écologie; les technologies, la sociologie, l'économie et l'éthologie.
Tous les 550 ans, d'après lui, on réinvente le monde et les politiques,
On tourne une page de l'histoire et on oublie les institutions ancestrales pour, en principe, les améliorer.
Aujourd'hui, à l'âge de 72 ans, son dernier opus a pour titre "La sagesse maçonnique existe-t-elle ?". Il y propose une réflexion profonde, en explorant des thèmes tels que l'éthique, l'initiation et la finalité de l'être humain. Il souligne que la vie maçonnique est un processus initiatique vers une finalité transcendante, et redéfinit la notion de sacralité comme un langage symbolique et un accès à un sens profond avec la sagesse des civilisations historiques, comme celle du "Décalogue hébraïque," à l'origine de la fraternité initiatique. La sagesse est une maîtrise progressive des outils maçonniques et des principes qu'ils incarnent, en transcendant les civilisations modernes par un retour d'une culture woke mais avec moins d'excès. "Woke de là".
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Réflexions du Miroir
Beaucoup de choses à dire à la fin de cette année et de ce billet.
J'ai été étonné de constater à quel point ses constatations de Marc Halévy dans sa conférence se sont révélées exactes.
J'aime les prédictions surtout quand elles sont positives. On ne peut plus rien changer au passé. On vit au présent. Pour bien faire, il faut préparer son futur quand cela va bien en investissant pour le futur. Aujourd'hui, tout devient technologiquement contrôlé, avec la vie privée qui s'échappe sur les réseaux sociaux. Automatiquement gérée, la vie pourrait devenir plus surveillé, avec un régime policier d'un "Etat fort" pour corriger toutes "les erreurs des particuliers".
BB l'icone de ces années-là. A l'époque, je préférais CC qui est aussi morte, il y a peu de temps. Cette dernière était aussi libre mais ne mettait pas ses charmes en exergue pour réussir sa carrière en faisant fantasmer les mâles
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Ce lundi, on présentait sur ARTE en hommage à BB, ARTE passait "La Vérité". A la base est un procès, son « meilleur film, dans lequel, elle ne montre pas ses fesses et qui a été pour elle, un cauchemar de tourner pour Clouzot, mais un film qui a été nommé aux Oscar. Ce procès s'achève (et, avec lui, le film) quand on annonce au président que la prévenue s'est suicidée dans sa cellule.
En vie, les autres dénigrent nos actes. Mort, à titre posthume, on oublie tout et on envoie des hommages aux morts au sujet des bons points, puisque le mort ne peut plus contester et râler pour y répondre.
En 2020, le Covid s'est donc déclaré sans prévenir, j'ai tout de suite écrit "les vérités n'existent pas " en parlant d'un autre film avec le même titre. Les vérités dépendent de tellement de paramètres très personnels et d'interprétations qui ne le sont pas moins. Bref, on proclame 'vérité' ce qui sert nos besoins.
Cette année, j'ai parlé "des super riches et la société"
Les tops 10 : Dixième Suisse (2,4%), Autriche, Italie, Japon, Royaume-Unis, France, Canada, Allemagne, Chine et Premier: Etats-Unis (35,9%)
Revenons à aujourd'hui avec une vue sur le futur.
Depuis l'arrivée de Trump II, les Etats Unis ne sont plus ce qu'ils étaient.
Les voitures chinoises BYD ont dépassé la vente des voitures électriques de Tesla
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Rivale des Etats-Unis, la Chine est plus en avance dans quelques domaines avec son leader charismatique Xi Jinping comme ange gardien. Il connait tout, règle tout sans interventions de quiconque.
Mais attention à notre futur occidentalisé qui pourrait avoir une tendance et choisir les nouvelles directives chinoises si nous ne prenons pas garde de ce qu'est la démocratie avec le droit de pouvoir dire tout haut ce qu'on pense tout bas.
Si vous aimez la manière de vivre chinoise, tant mieux pour vous, vous serez sécurisé,...
Si par contre, libéral, vous aimez la liberté, ce sera tant pis pour vous.
Les réseaux sociaux dans la virtualité d'Internet vous permettrons de prendre une méthodologie autoritaire ou solidaire selon votre tempérament.
Psyché.
L'ambiance est délétère. Les gens se découragent et ne se supportent plus entre eux.
Une différence d'appréciation d'un événement et c'est la colère qui se réveille dans une bagarre verbale dans la virtualité si ce n'est pas pire physiquement dans la réalité de la rue.
Cela me fait penser à un autre texte de Dominique Watrin :"Comment rendre sa colère utile et sympathique pour éviter de devoir calmer ses nerfs, ce serait vraiment dommage ?"
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Pasquale Nardone révélait que les maladies psychique ont une origine génétique
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Cela m'a fait penser à ces articles de 2008 "C'est fou, de 2012 Troublé par la personnalité? et à Nicolas Cage avec le documentaire de ARTE titré "Nicolas Cage, le savant fou d'Hollywood.
"De ses expérimentations d’acteur à la lisière de la folie, qui l’ont imposé au sommet, à sa chute brutale, avant l’ultime renaissance, portrait de Nicolas Cage, neveu discret de Francis Ford Coppola et comédien excessif, créateur d’un monstre qui a failli le dévorer. "La frontière est mince, dit-il, entre un acteur et un schizophrène." Familier dès l’enfance du trouble mental pour avoir grandi auprès d’une mère bipolaire souvent internée, Nicolas Cage ne cessera de l’explorer dans ses rôles, alternant accès de violence, exubérance drolatique et abîmes de détresse. Né Nicolas Coppola en 1964, il change de nom pour échapper à l’ombre de son oncle, figure tutélaire et maître d’Hollywood. Après des débuts médiocres, l’apprenti comédien, qui se choisit des modèles – le Jack Nicholson de Shining, le Marlon Brando d’Apocalypse Now ou encore le comique Jerry Lewis –, crève l’écran en 1984 en soldat défiguré de retour du Viêtnam dans Birdy d’Alan Parker, avant le jubilatoire Arizona Junior des frères Coen où, en malfrat loser, il se retrouve cerné par une légion de bébés hors de contrôle. Dès lors, l’acteur cultive son "individualité", nourrie d’outrances, pour la défendre au sommet, sapé d’une inoubliable veste à motif peau de serpent dans Sailor et Lula (1990) de David Lynch. Expérimentant sans relâche, enchaînant blockbusters et films indépendants, l’excessif et baroque Nicolas Cage puise dans l’expressionnisme allemand pour Embrasse-moi, vampire – et avale un cafard au passage –, joue ivre mort dans une scène de Leaving Las Vegas pour se dissoudre dans son personnage d’alcoolique (qui lui vaut un Oscar), défie Travolta dans Volte-face de John Woo et "manque de perdre pied" avec Adaptation de Spike Jonze. Mais son étoile pâlit. Critiquée pour ses frasques, entre île privée et squelette de dinosaure acheté illégalement, la star adulée voit sa notoriété décliner. Boudé par Hollywood, moqué par les cinéphiles sur Internet, l’acteur dévoré par le monstre qu’il a créé ne devra sa résurrection qu’en incarnant, en 2022, avec Un talent en or massif, sa caricature pour mieux s’en détacher. "L’art de la démesure". Retraçant sa carrière en archives et vignettes BD façon DC Comics, son personnalité éclaire la nature d’un comédien déjanté qui a utilisé ses films comme des laboratoires pour sa foisonnante créativité, avant que ses débordements ne manquent de détruire sa légende. Analysant son parcours avec une touchante lucidité, Nicolas Cage, qui a toujours pris des risques, a mêlé génie et démesure héritée du muet, parfois jusqu’au grotesque assumé. Objet d’un bashing acharné et cruel sans équivalent à Hollywood, celui qui se rêvait "en Klaus Kinski californien" en tournant Bad Lieutenant – Escale à La Nouvelle-Orléans en 2009 sous la direction de Werner Herzog, a annoncé souhaiter s’éloigner des plateaux. Il n'a pas renoncé à sa passion pour le cinéma. Nommé ambassadeur de bonne volonté des Nations unies contre la criminalité et les drogues, il visite la prison de Shimo-la-Tewa à Mombasa qui abrite la plupart des pirates remis aux autorités kényanes par les forces internationales. 132 films à son actif depuis 1982. Dans les années 2010, 36 films. Dans les années 2020, 20 films dont Lord of War 2 prévu en 2026, 20 ans après Lord of War.
Il est intéressant de comparer la personnalité perturbée de Nicolas Cage totalement opposée à la personnalité tranquille de Tom Hanks. Ce dernier représente l'Amérique populaire à visage humain, connu pour ses rôles comiques et dramatiques. Il est connu par les films "Splash", "Philadelphia", "Forrest Gump", "Apollo 13", "Il faut sauver le soldat Ryan", "Toy Story" et "La Ligne verte". Depuis 1980, 60 films....
Les seniors, en opposition avec leurs ainés, se retrouvent parfois mal pris face aux jeunes.
Les seniors, avec leur expérience d'une vie sous le chapeau, ont toujours la cote en restant dans leurs propres circuits.
Pasquale Nardone a lu que d'après des analyses, le cerveau serait arrivé à son sommet à 60 ans
Si on cherche bien on remarque que les solidarités intergénérationnelles ne sont plus des leurres avec une lente remontée du respect.
Au jour d'aujourd'hui, ils parlent en se connectant virtuellement sur Internet pour parler aux followers.
Le 28' de lundi parlait de Michel Perrot qui à l'âge de 97 ans répondait avec toute sa tête en parlant des débuts du temps des femmes avec la question "Le combat féministe est-il une impasse ?". Rien à voir avec BB, donc
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Conclusions
Papy, continue de boomer, écrivais-je en 2006.
Papy, invitez toujours les jeunes au resto de classe supérieure et n'oubliez pas de payer l'addition, ce qui est possible si jamais vous perdez la mémoire.
Les grands-parents tiennent à revoir leurs enfants pour se retrouver dans l'ambiance de leur jeunesse.
Parfois, cela grince un peu comme dans cette historiette "Les voyages forment la jeunesse et le jeûne".
Quand inversera-t-on les rôles ?
Mais, simplement, quand ils deviendront seniors à leur tour.
A tout âge, tant qu'on a la tête et les jambes, tout va bien comme je le répète quand on me souhaite "bonne année".
Rétrospective détaillée de 2025
2025 a vu la confirmation de la force des croyances politiques et religieuses comme seul moyen d'arriver à ses fins comme si ces croyances étaient devenues des sauveuses de l'humanité. Dans les cheveux des comètes, de plus en plus d'influencés ont signé leur allégeance envers des autorités fortes, d'esprit d'extrême droite avec la corruption qui se cache derrière les relations entre maîtres et vassaux dans un management par holacratie avec l'opportunisme gagnant du Mage du Kremlin. Poutine a servi de catalyseur en accordant les nostalgies par les violons de l'automne (suivant Paul Verlaine) aux objectifs de faiseur de paix de Trump pour s'imposer.
Reste-t-il du bonheur ?
La conclusion de ce billet est : "le bonheur tranquille, ce n'est pas le bonheur".
Le bonheur n'a rien à voir avec la dystopie du "Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley. Cela c'est être drogué.
J'ai eu beaucoup de chance à passer de passion à passion.
La science, la photo et le cinéma 8mm, les concepts du numérique qui n'ont jamais été considérés comme un travail et l'écriture de mon site depuis bientôt 21 ans en y ajoutant l'imagination de la fiction.
Un regret de ne pas avoir étudié la musique sur un instrument comme le piano. La musique comme les chiffres est universelle. J'aime les musique sans pouvoir lire une portée de notes et encore moins d'en écrire.
Mais j'écoute ce que vous allez écouter en cette occasion sur la famille des Strauss.
L'Heure H a remis dans le cadre historique "Strauss et le triomphe du “Beau Danube Bleu" (clic) "que l'on verra, écoutera ou dansera.
"Chaque 1er janvier, le Concert du Nouvel An à Vienne rappelle au monde que les Strauss ont fait de la valse la carte de visite de l’Autriche. Pourtant, tout commence dans la misère d’une taverne au bord d’un Danube sale, où Johann Strauss père découvre le violon avant de devenir le « Napoléon de la valse ». Tandis qu’il enflamme les bals… et les cœurs, son fils Johann, poussé par une mère humiliée, se forme en secret pour le détrôner, jusqu’à transformer leur rivalité en véritable guerre musicale. Sur fond de révolution de 1848, marches impériales et valses des barricades s’affrontent, avant que le fils n’hérite finalement de l’orchestre et du titre de « roi de la valse ». C’est presque par hasard, pour un chœur masculin en mal de moral après la défaite de Sadowa, qu’il compose en 1867 une nouvelle valse sur des paroles ridicules : « Au Beau Danube Bleu ». Créée lors d’un concert de carnaval de cinq heures, l’œuvre séduit d’emblée avant de conquérir Paris, Londres puis l’Amérique, où Strauss dirige des orchestres géants sous les ovations. Devenu hymne officieux de l’Autriche, le « Beau Danube Bleu » dépasse les salles de bal pour entrer au cinéma, jusqu’à tourner dans l’espace dans 2001 : l’Odyssée de l’espace de Kubrick. L’Heure H raconte comment, des rives boueuses du fleuve aux écrans du monde entier, une simple valse est devenue l’une des mélodies les plus célèbres et universelles de l’histoire du père et du fils en arrière plan.
Podcast : 

Généalogie de Johann STRAUSS - Geneastar
Je n'ai pas vu le temps passer en 2025.
Au début de l'année 2011, j'avais écrit "Communication cherche contenu"
La science à l'ère de la post-vérité m'inquiète
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Je n'ai pas de boule de cristal. Je ne vais pas faire de pronostiques. Je laisse aux médias de s'en charger pour 2026.
D'après l'image de la présentation de Marc Halévy et si on croit la bifurcation des dates, on devrait sortir de cette zone de turbulence en 2026.
Restons Bob au volant. Ailleurs, boire avec modération est permis.
Avec l'alcool et les drogues, le 31 décembre pourrait filtrer les réalités et ses vérités d'interprétations multiples.
Je ne peux que terminer de billet par le cactus du 31 décembre qui apporte peut-être parfois un peu mon propre sentiment rabat joie d'enfoiré converti en allusion
.
Le soir du réveillon du 31 décembre, ce fut avec mon épouse et moi, bien au chaud, côte à côte, devant la télé à Paris devant l'Arc de Triomphe.
A Bruxelles, ce fit la même fête devant l'Atomium.
Les éveillons sont des périodes privilégiées pendant lesquels le bonheur se partagent.
La question reste : comment rendre ce bonheur plus pérenne ?
Et si on revenait à la musique du film du Roi Lion ?
"Can You Feel the Love Tonight"
Dans le passé, je personnalisais mes vœux.
Aujourd'hui, ce sera "Bonne année tout de même".

Les vœux de nouvel an sont pour moi, dans un package que l'on se refile en vrac de main en main sans plus réfléchir à des personnes que l'on ne connait que superficiellement.
Sur les cartes postales devenues rares, tout y est imprimé, il n'y a plus qu'à signer comme le signataire d'objectifs à atteindre parfois après avoir les avoir lu en diagonale.
Plus question de personnaliser ses vœux.
En 2021, j'avais écrit "Une année qui ne pourrait être pire?" lors du passage à l'an neuf de 2021.
...
Drame au réveillon de Nouvel an : 2026 commence mal en Suisse. Il a suffi d'une bougie incandescente placées sur des bouteilles de champagne trop près du plafond. Ce fut l'incendie avec 4à morts et 116 blessés.
- Hommages, compassions et soutiens
- Identification des victimes achevée ce lundi..
- Chercher les responsabilités.
- Un jour de deuil vendredi prochain.
Allusion
...
27/12/2025 : Ce samedi matin, j'ai voulu tester ma force physique avec le froid. Le ciel était d'un bleu vif mais la température atteignait à peine -0,2°C. J'ai pris mon vélo chaudement habillé, des gants qui auraient empêché le froid de mes mains. Après une trentaine de kilomètres, de retour, j'étais frigorifié. Je ne pouvais même plus téléphoner. Il a fallu un bain très chaud pour me remettre de mes émotions.
28/12/2025 : Ce dimanche matin: Pour sa 12ᵉ édition, l’École de Photographie et des Techniques Visuelles Agnès Varda – Section Photographie – présente l’exposition collective de ses étudiants en fin de cycle à l’Espace Vanderborght.
Dix étudiants diplômants dévoileront chacun deux projets photographiques devant un jury composé de professionnels du secteur. Ces travaux constituent l’aboutissement de leur parcours et témoignent de l’émergence de nouvelles voix artistiques aux regards et aux esthétiques singuliers. Qu’il s’agisse de questionner le monde, d’interroger son identité ou d’explorer la matière photographique, les lauréats parviennent chaque année à séduire le public bruxellois.
Clic sur l'image ci-dessous pour voir une sélection des photos
4/1/2026 : Invasion et ingérence au Venezuela et capture de son Nicolas Mazuro pas les Etats Unis






























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Introduction : la grande mascarade
Le champion autoproclamé des valeurs familiales
Donald Trump se présente comme le gardien des valeurs familiales américaines. Le protecteur des foyers. L’homme qui défend la famille traditionnelle contre tous les dangers. Pourtant, en cette fin d’année 2025, alors que nous tournons la page sur douze mois de son second mandat, un constat s’impose avec la brutalité d’un coup de massue. Des millions de familles américaines se retrouvent dans le désarroi le plus total. Pas à cause d’une catastrophe naturelle. Pas à cause d’une crise économique imprévisible. Non, à cause des politiques délibérées de celui qui prétendait les protéger. Les chiffres sont là, implacables, têtus. Plus de soixante-six mille personnes détenues dans les centres de rétention en novembre dernier, un record absolu dans l’histoire du pays. Des milliers de familles séparées, déchirées, brisées. Des enfants qui pleurent leurs parents disparus du jour au lendemain. Des mères qui ne savent plus comment nourrir leurs petits. Et pendant ce temps, Trump continue de clamer haut et fort qu’il défend les familles américaines.
La réalité sur le terrain raconte une tout autre histoire. Prenez Yaoska, trente-deux ans, enceinte de cinq mois, qui vit désormais seule avec ses deux enfants dans un motel miteux de Miami. Son mari a été déporté au Nicaragua après trois mois de détention au centre de Krome, l’un des plus anciens et des plus tristement célèbres centres de détention du pays. Ils avaient suivi toutes les règles, respecté toutes les procédures, demandé l’asile comme la loi le permet. Mais ça n’a pas suffi. Les agents fédéraux l’ont arrêté devant ses enfants lors d’un simple rendez-vous administratif. Maintenant, les petits ne mangent plus correctement, tombent malades à répétition, se réveillent la nuit en appelant leur père. Yaoska cherche du travail, mais personne ne la rappelle. Elle a peur au Nicaragua, mais elle a peur ici aussi. Voilà la réalité des politiques familiales de Trump. Voilà ce que signifie vraiment être « pro-famille » dans l’Amérique de 2025.
Je regarde ces histoires et quelque chose se brise en moi. Comment peut-on prétendre défendre les familles tout en les détruisant méthodiquement? Comment peut-on se dire protecteur des enfants tout en les arrachant à leurs parents? Il y a une violence dans cette hypocrisie qui me révolte profondément. Ces familles ne sont pas des statistiques. Ce sont des êtres humains qui ont tout risqué pour offrir une vie meilleure à leurs enfants. Et nous les broyons.
Les promesses trahies
Revenons en arrière. Pendant sa campagne, Trump avait promis de renforcer les familles américaines. Il parlait de créer des emplois, d’améliorer l’accès aux soins, de soutenir les parents. Il se présentait comme l’antidote aux politiques progressistes qui, selon lui, détruisaient le tissu familial traditionnel. Les électeurs l’ont cru. Beaucoup ont voté pour lui en pensant qu’il protégerait leurs familles, leurs valeurs, leur mode de vie. Mais qu’ont-ils obtenu en retour? Une politique migratoire d’une cruauté sans précédent qui sépare les familles à statut mixte. Un crédit d’impôt pour enfants qui exclut dix-neuf millions d’enfants parce que leurs parents ne gagnent pas assez d’argent. Un gel brutal des fonds fédéraux pour la garde d’enfants qui laisse des milliers de familles sans solution. Et pendant ce temps, les plus riches bénéficient de réductions d’impôts massives.
Le bilan est accablant. Après un an de ce second mandat, les promesses se sont transformées en cauchemar pour des millions de familles. Les chiffres ne mentent pas. En novembre dernier, le gouvernement fédéral détenait en moyenne plus de soixante-six mille personnes dans ses centres de rétention, le nombre le plus élevé jamais enregistré. Ce n’est pas une politique de contrôle des frontières. C’est une machine à broyer les familles. Les agents fédéraux et leurs partenaires locaux arrêtent des dizaines de milliers de demandeurs d’asile et de migrants. Ces personnes sont déplacées à répétition d’un centre à l’autre, puis expulsées, ou maintenues dans des conditions déplorables pendant des semaines ou des mois avant de demander à rentrer chez elles. Mais le plus terrible, c’est que contrairement au premier mandat où les séparations se faisaient à la frontière, maintenant les parents sont arrêtés à l’intérieur même des États-Unis et séparés de leurs familles pendant des détentions prolongées.
Cette trahison me laisse sans voix. On vote pour quelqu’un qui promet de protéger les familles, et on se retrouve avec des politiques qui les détruisent. Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette inversion totale des valeurs. Et le pire, c’est que tout cela est fait au nom de la famille, au nom de la protection des Américains. Mais quels Américains exactement? Certainement pas ces enfants citoyens qui voient leurs parents déportés. Certainement pas ces familles qui n’ont plus accès aux services de garde.
Section 2 : l'effondrement des sondages et la réalité du terrain
Les chiffres qui font trembler Washington
Les données de l’institut Brookings sont sans appel et dessinent un tableau catastrophique pour Donald Trump et son parti. Quand Trump a commencé son second mandat en janvier 2025, il bénéficiait d’un soutien large et diversifié. Plus de la moitié de tous les Américains approuvaient sa présidence, tandis que seulement quarante-quatre pour cent désapprouvaient — un chiffre significativement inférieur aux quarante-huit pour cent qui avaient voté pour Kamala Harris. Les enquêtes post-électorales confirmaient que de larges segments d’Hispaniques, de jeunes adultes et d’indépendants s’étaient ralliés à sa cause, suggérant qu’un réalignement structurel de la politique américaine pourrait être en cours. C’était il y a moins d’un an. Aujourd’hui, le paysage est méconnaissable.
L’approbation de la présidence de Trump a chuté de huit points, atteignant quarante-deux virgule quatre pour cent, tandis que la désapprobation a grimpé de dix points pour atteindre cinquante-quatre virgule neuf pour cent. Le déclin semble s’accélérer — près de la moitié de cet écart d’approbation de douze points s’est ouvert depuis la mi-octobre seulement. Plus inquiétant encore pour les stratèges républicains, les groupes qui s’étaient déplacés vers Trump lors de l’élection de 2024 — en particulier les Hispaniques, les indépendants et les jeunes adultes — expriment maintenant leur déception face à sa performance. Seulement quinze pour cent des indépendants, dix-neuf pour cent des jeunes adultes et vingt-neuf pour cent des Hispaniques déclarent qu’ils voteront pour des candidats républicains en 2026. Ces chiffres sont dévastateurs. Ils représentent un effondrement complet du soutien parmi les électeurs swing qui avaient permis la victoire de Trump.
Le vote générique bascule vers les démocrates
Le vote générique pour le Congrès raconte la même histoire avec une clarté brutale. En 2024, les candidats républicains à la Chambre des représentants avaient reçu quarante-neuf virgule huit pour cent des votes exprimés, contre quarante-sept virgule deux pour cent pour les candidats démocrates — une avance de deux virgule six points. Aujourd’hui, quand on demande aux électeurs quel parti ils soutiendront aux élections de mi-mandat de 2026, les démocrates détiennent un avantage de cinq virgule trois pour cent. Ce chiffre représente un basculement de près de huit points vers les démocrates, ce qui est significatif parce que vingt et un républicains de la Chambre ont remporté leurs sièges en 2024 avec des marges inférieures à huit points. Ces sièges sont maintenant en danger mortel.
Le problème est à la fois structurel et quantitatif pour les républicains. Sur ces vingt et un sièges menacés, un seul est situé dans le Sud, et il s’agit d’un siège swing contesté en Virginie. Mais le caucus républicain de la Chambre est dominé par des membres de districts sûrs du Sud qui répondent aux électeurs de base du parti, et les politiques de l’administration ont été dirigées davantage vers ces électeurs que vers les groupes swing dont le mouvement vers Trump en 2024 avait fait la différence entre la victoire et la défaite. C’est un cercle vicieux : pour satisfaire la base trumpiste du Sud, les républicains aliènent les électeurs modérés du Nord et de l’Ouest dont ils ont besoin pour conserver leurs sièges. Et ils le savent. D’où les démissions en masse.
Huit points de basculement. Huit. En moins d’un an. Je ne sais pas si vous réalisez ce que ça signifie concrètement. C’est un raz-de-marée électoral qui se prépare. Une vague bleue qui pourrait tout emporter sur son passage. Et les républicains le voient venir. Ils le sentent. C’est pour ça qu’ils fuient. Parce qu’ils savent que 2026 sera un massacre. Et plutôt que de se battre, plutôt que d’essayer de changer de cap, ils préfèrent abandonner le navire et laisser les autres se noyer.
Section 3 : les raisons profondes de l'échec trumpiste
Un président déconnecté des priorités américaines
William Galston, chercheur senior à la Brookings Institution, identifie trois raisons principales expliquant le déclin politique de Trump. La première est fondamentale : le président ne s’est pas concentré sur ce que les Américains considèrent comme les questions les plus importantes auxquelles le pays est confronté. Cinquante pour cent des Américains choisissent l’une de ces trois questions — l’inflation et les prix élevés, l’emploi et l’économie, ou les soins de santé — comme leur principale préoccupation. En revanche, seulement vingt et un pour cent au total sélectionnent l’une des questions — l’immigration, la criminalité, les impôts et les dépenses gouvernementales, ou la politique étrangère — auxquelles Trump a consacré la majeure partie de son énergie et de son attention. Trump obtient des notes relativement élevées pour sa gestion de ce que la plupart des Américains considèrent comme des questions moins importantes, mais des notes beaucoup plus basses pour sa gestion des questions les plus importantes.
La plupart des Américains ont une vision sombre de l’économie, et c’est là que Trump perd la bataille de l’opinion publique. Soixante-quatorze pour cent évaluent les conditions économiques actuelles comme passables ou médiocres, seulement vingt-trois pour cent pensent que les choses s’améliorent, et seulement quatorze pour cent disent qu’ils sont mieux lotis qu’il y a un an. Alors que davantage d’Américains choisissent l’inflation et les prix élevés comme leur principale préoccupation, soixante et onze pour cent disent que les prix ont augmenté depuis que Trump a pris ses fonctions, et quarante-trois pour cent disent qu’ils sont beaucoup plus élevés qu’ils ne l’étaient. La tentative du président de blâmer son prédécesseur pour l’état actuel de l’économie ne fonctionne pas. Par une marge de plus de deux contre un, les électeurs tiennent Trump plutôt que Biden responsable de ce qu’ils vivent actuellement. C’est un échec politique majeur.
Des méthodes jugées excessives par la majorité
La deuxième raison identifiée par Galston est tout aussi problématique pour Trump : indépendamment du fait que les Américains soient d’accord ou non avec les objectifs du président, les majorités croient qu’il est allé trop loin dans leur poursuite. Les domaines clés où les gens considèrent les mesures comme excessives incluent les coupes dans les agences fédérales, la réduction du financement des universités et des centres de recherche, la réduction du soutien aux programmes fédéraux de soins de santé comme Medicare, Medicaid et Obamacare, l’expansion des tarifs douaniers, et l’augmentation du financement pour l’ICE, l’agence d’immigration. Même quand les Américains approuvent les objectifs de Trump, ils sont sceptiques quant aux moyens qu’il utilise pour les atteindre.
Par exemple, malgré les notes relativement élevées que Trump reçoit pour sa gestion de l’immigration, soixante-trois pour cent des Américains s’opposent à l’arrestation d’immigrants illégaux qui vivent aux États-Unis sans casier judiciaire, soixante et un pour cent croient que, quel que soit le statut légal des immigrants, ils ont le droit de contester les ordres d’expulsion du gouvernement devant les tribunaux, et cinquante-huit pour cent disent que les agents de l’ICE ne devraient pas dissimuler leur identité avec des masques et des véhicules non marqués. C’est un rejet clair non pas des objectifs, mais des méthodes brutales employées pour les atteindre. Les Américains veulent de l’ordre, pas de l’autoritarisme. Ils veulent de la sécurité, pas de la répression aveugle.
Trump a toujours eu ce problème. Il ne sait pas où s’arrêter. Il ne comprend pas la nuance, la mesure, l’équilibre. Pour lui, c’est tout ou rien. Soit on construit un mur géant, soit on laisse les frontières ouvertes. Soit on coupe massivement dans les budgets, soit on dépense sans compter. Il n’y a pas de juste milieu dans son univers mental. Et les Américains, eux, vivent dans le monde réel. Un monde où les solutions extrêmes créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.
Section 4 : le prix politique des actions controversées
L’utilisation du pouvoir pour des gains personnels
À ces trois explications principales du déclin politique de Trump, on pourrait ajouter un pot-pourri d’actions et de déclarations que la plupart des Américains n’aiment pas. Par exemple, cinquante-quatre pour cent croient que le président utilise son bureau pour un gain personnel, et soixante-dix pour cent rejettent sa mention récurrente de servir un troisième mandat. Ces chiffres révèlent quelque chose de fondamental : les Américains ne font plus confiance à Trump. Ils le voient comme quelqu’un qui abuse de son pouvoir, qui se place au-dessus des lois, qui considère la présidence comme un outil pour servir ses propres intérêts plutôt que ceux du pays. Cette perception est toxique pour un président, et elle contamine tout son parti par association.
Les républicains ont des raisons de s’inquiéter que le déclin politique du président affectera leur performance lors des élections de mi-mandat de l’année prochaine. Les données sont claires et implacables. Si le président essaie de prêter davantage attention aux préoccupations de ces groupes d’ici novembre prochain, le mécontentement au sein de la base de son parti pourrait croître. Mais s’il reste sur sa trajectoire actuelle avec les dirigeants du parti, il sera difficile pour les républicains de récupérer le terrain qu’ils ont perdu à temps pour les élections de mi-mandat de novembre prochain. C’est un dilemme impossible : satisfaire la base trumpiste signifie perdre les modérés, mais courtiser les modérés signifie aliéner la base. Les républicains sont coincés dans un piège de leur propre fabrication.
Les élections spéciales comme signal d’alarme
Les élections spéciales qui se sont déroulées depuis le début du second mandat de Trump racontent une histoire encore plus alarmante pour les républicains. Les démocrates surperforment systématiquement, avec un basculement moyen vers leur parti qui dépasse largement les huit points observés dans les sondages génériques — en fait, bien au-delà de la dizaine de points dans de nombreux cas. Ces élections spéciales sont souvent considérées comme des indicateurs précoces des tendances électorales à venir, et ce qu’elles montrent actuellement est catastrophique pour le GOP. Les républicains ont évité un cauchemar au Tennessee lors d’une élection spéciale récente, mais leur image électorale reste effrayante selon les analystes de CNN.
Les démocrates ont également surperformé lors de l’élection générale de novembre dans des États comme le New Jersey et la Virginie, qui ont organisé des élections pour le poste de gouverneur. En moyenne, les démocrates obtiennent treize points de plus que la performance de Kamala Harris lors de l’élection de 2024. C’est un basculement massif qui suggère que quelque chose de fondamental a changé dans l’électorat américain depuis l’élection de Trump. Les électeurs qui lui avaient donné une chance en 2024 sont maintenant profondément déçus et prêts à sanctionner son parti. Et contrairement à ce que certains républicains espèrent, ce n’est pas une tendance temporaire qui va s’inverser miraculeusement. C’est une vague de fond qui ne fait que commencer.
Treize points. Treize. Je ne peux pas m’empêcher de revenir sur ces chiffres parce qu’ils sont tout simplement stupéfiants. C’est le genre de basculement qu’on voit une fois par génération. Le genre de vague qui redéfinit complètement le paysage politique pour des années. Et les républicains le savent. C’est pour ça qu’ils fuient en masse. Parce qu’ils ne veulent pas être associés au désastre qui arrive. Ils veulent pouvoir dire plus tard : moi, j’avais quitté le navire avant qu’il ne coule.
Section 5 : la frustration croissante au sein du Congrès
Le dysfonctionnement institutionnel comme moteur des départs
Beaucoup de départs planifiés sont de véritables retraites impliquant des membres plus âgés et plus expérimentés. Par exemple, le démocrate Jerry Nadler, âgé de soixante-dix-huit ans, prend sa retraite après trente-quatre ans de service, suite à une pression croissante de la part de challengers émergents et d’un consensus croissant parmi les démocrates qu’il est temps pour les politiciens plus âgés de céder la place. Nancy Pelosi, l’ancienne présidente de la Chambre qui aura quatre-vingt-six ans en mars, prend également sa retraite. Ces départs reflètent un changement générationnel naturel dans la politique américaine, mais ils révèlent aussi quelque chose de plus profond : une lassitude face au dysfonctionnement de Washington.
Parfois, les membres du Congrès partent pour les mêmes raisons que d’autres travailleurs pourraient quitter n’importe quel emploi. Comme beaucoup d’Américains, les membres du Congrès peuvent trouver quelque chose de plus attrayant ailleurs. Les membres retraités sont des recrues attractives pour les cabinets de lobbying et les entreprises, grâce à leurs connaissances d’initiés et à leurs connexions au sein de l’institution. Ces entreprises offrent généralement des salaires beaucoup plus élevés que ce à quoi les membres sont habitués au Congrès, ce qui peut expliquer pourquoi plus de la moitié de tous les anciens membres vivants sont des lobbyistes d’une certaine forme. Le Congrès est devenu une antichambre pour des carrières lucratives dans le secteur privé, et de moins en moins une vocation de service public.
L’ambition politique redirigée
D’autres membres restent ambitieux pour des fonctions électives et décident d’utiliser leur position au Congrès comme tremplin pour un autre poste. Les membres de la Chambre se retirent régulièrement pour se présenter à un siège au Sénat, comme, dans ce cycle, la démocrate Haley Stevens du Michigan. D’autres se présentent à des postes exécutifs, y compris celui de gouverneur, comme la républicaine Nancy Mace de Caroline du Sud. Ces départs sont stratégiques et reflètent une ambition politique normale. Mais ce qui est anormal, c’est le nombre de républicains qui partent simplement parce qu’ils sont frustrés par le travail et incapables d’accomplir quoi que ce soit. Spécifiquement, de nombreux membres qui prennent leur retraite citent le dysfonctionnement croissant au sein de leur propre parti, ou au Congrès dans son ensemble, comme raison de leur départ.
Dans une déclaration annonçant son départ en juin, le sénateur Thom Tillis, républicain de Caroline du Nord, a médité sur le fait qu’entre passer six autres années à naviguer dans le théâtre politique et l’impasse partisane à Washington ou passer ce temps avec sa famille, ce n’était pas un choix difficile de quitter le Sénat. Cette déclaration est révélatrice. Elle montre que même les républicains les plus établis en ont assez du cirque trumpiste. Ils en ont assez de devoir défendre l’indéfendable, de devoir prétendre que tout va bien quand tout s’effondre autour d’eux. Ils veulent retrouver leur dignité, et la seule façon de le faire est de partir.
Thom Tillis a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Le Congrès est devenu un théâtre. Un spectacle grotesque où la politique réelle a été remplacée par des performances pour les caméras et les réseaux sociaux. Où les décisions importantes sont prises non pas en fonction de l’intérêt national, mais en fonction de ce qui plaira à la base trumpiste. C’est épuisant. C’est dégradant. Et de plus en plus de républicains réalisent qu’ils ne veulent plus faire partie de cette mascarade.
Section 6 : le redécoupage électoral et ses conséquences
Le Texas comme laboratoire du chaos républicain
Le redécoupage des circonscriptions qui a accompagné le processus de redistricting à mi-décennie dans plusieurs États cette année a bouleversé les priorités des membres du Congrès. Des districts inconnus peuvent pousser les titulaires à une retraite anticipée en rompant leur connexion avec des circonscriptions bien établies. Au Texas, six républicains et trois démocrates — près d’un quart de toute la délégation de la Chambre de l’État — prennent soit leur retraite, soit se présentent à d’autres postes, en partie à cause du nouveau gerrymandering de cet État pour 2026. Le Texas, ce bastion républicain, est devenu un champ de bataille interne où les républicains se battent entre eux pour des sièges redessinés, pendant que les démocrates observent le chaos avec un mélange d’incrédulité et d’espoir.
Le redécoupage électoral est une arme à double tranchant pour les républicains. D’un côté, il leur permet de sécuriser certains sièges en concentrant les électeurs républicains dans des districts spécifiques. De l’autre, il crée une instabilité massive et force les titulaires à reconstruire leurs bases électorales à partir de zéro. Dans un environnement politique normal, ce serait gérable. Mais dans le contexte actuel, où Trump est profondément impopulaire et où une vague démocrate se profile, le redécoupage devient un facteur aggravant qui accélère l’effondrement républicain. Les membres qui auraient pu survivre dans leurs anciens districts se retrouvent dans des territoires inconnus où ils doivent tout recommencer, et beaucoup décident simplement que ça ne vaut pas la peine.
La politique thermostique et le retour de bâton
Toutes les décisions concernant la retraite et la réélection sont filtrées à travers le prisme des considérations électorales et partisanes. Un phénomène appelé politique thermostatique prédit que les partis actuellement au pouvoir, en particulier à la Maison Blanche, ont tendance à faire face à un retour de bâton de la part des électeurs lors de l’élection suivante. En d’autres termes, le parti du président perd presque toujours des sièges lors des élections de mi-mandat. C’est une loi quasi-universelle de la politique américaine, et elle s’applique avec une force particulière quand le président est impopulaire. En 2006 et 2018, par exemple, les membres républicains du Congrès ont été alourdis par les réputations des présidents républicains impopulaires George W. Bush et Trump. Les républicains ont eu un succès sans doute encore plus grand lors des élections de mi-mandat pendant la présidence de Barack Obama.
Actuellement, 2026 ressemble à un environnement national médiocre pour les républicains. Trump reste très impopulaire selon les sondages, et les démocrates ouvrent une avance constante dans la question du bulletin générique, qui demande aux répondants quel parti ils ont l’intention de soutenir lors des élections de mi-mandat de 2026 sans référence à des candidats individuels. Les démocrates surperforment déjà dans les élections spéciales, ainsi que lors de l’élection générale de novembre dans des États comme le New Jersey et la Virginie, qui ont organisé des élections pour le poste de gouverneur. En conséquence, même les républicains dans des districts considérés comme sûrs pour leur parti peuvent se voir en danger potentiel suffisant pour abandonner le combat à l’avance. C’est un calcul rationnel mais dévastateur pour le parti.
La politique thermostatique. Un terme technique pour décrire quelque chose de très simple : les électeurs punissent le parti au pouvoir quand ils sont mécontents. Et en ce moment, les Américains sont très, très mécontents. Ils voient leurs factures augmenter, leur pouvoir d’achat diminuer, leurs espoirs s’évaporer. Et ils savent qui blâmer. Pas Biden. Pas les démocrates. Trump. Et par extension, tous les républicains qui l’ont soutenu, qui ont fermé les yeux sur ses excès, qui ont préféré leur carrière à leur conscience.
Section 7 : la révolte silencieuse contre Mike Johnson
Un leadership contesté de l’intérieur
Un dernier aspect unique de ce cycle électoral avec des conséquences majeures n’est pas électoral mais institutionnel. Les conservateurs de la Chambre se révoltent discrètement contre le style de leadership du président Mike Johnson. Que les membres soient suffisamment frustrés non seulement pour prendre leur retraite mais pour démissionner à l’avance, laissant leurs sièges temporairement vacants, est un signe notable de dysfonctionnement à la Chambre des représentants américaine. Le choix de Johnson de diriger en suivant le président va à l’encontre de deux cents ans de présidents de la Chambre construisant le pouvoir du bureau. C’est une abdication de responsabilité qui a transformé la Chambre en simple chambre d’enregistrement des caprices présidentiels.
Cela pourrait également avoir un impact majeur sur la politique, étant donné à quel point la majorité républicaine à la chambre basse est déjà mince. Quel que soit le résultat des élections de mi-mandat en novembre, ces départs comptent clairement à Washington et offrent des signaux importants sur le chaos au Congrès. Chaque démission anticipée réduit encore plus la marge de manœuvre déjà minuscule de Johnson, le forçant à négocier avec des démocrates qu’il préférerait ignorer. C’est un cercle vicieux : plus Johnson est faible, plus les républicains sont tentés de partir, et plus ils partent, plus Johnson devient faible. Le parti est en train de s’autodétruire sous nos yeux.
L’implosion programmée d’une majorité fragile
La majorité républicaine à la Chambre est si étroite qu’elle peut être paralysée par une poignée de dissidents. Et avec les départs qui s’accumulent, cette majorité devient de plus en plus théorique. Dans la pratique, Johnson doit constamment faire des compromis, constamment négocier, constamment marchander pour obtenir les votes dont il a besoin. C’est épuisant pour lui, frustrant pour ses membres, et inefficace pour le pays. Les Américains regardent ce spectacle et se demandent comment le parti qui prétendait vouloir gouverner efficacement en est arrivé à cette paralysie totale. La réponse est simple : le trumpisme a détruit toute capacité de gouvernance normale au sein du Parti républicain.
Les républicains qui restent sont de plus en plus divisés entre ceux qui veulent continuer à suivre Trump aveuglément et ceux qui commencent à réaliser que cette stratégie les mène droit dans le mur. Mais aucun des deux camps n’a le courage de provoquer une confrontation ouverte. Alors ils continuent dans cette danse macabre, prétendant que tout va bien pendant que le navire coule lentement. C’est pathétique à regarder, et c’est encore plus pathétique à vivre pour les Américains qui méritent mieux que ce cirque politique. Le dysfonctionnement n’est plus une anomalie — c’est devenu la norme, et personne ne semble savoir comment en sortir.
Mike Johnson est le symbole parfait de ce qu’est devenu le Parti républicain : un homme sans colonne vertébrale, sans vision, sans courage. Un homme qui a accepté le poste le plus puissant de la Chambre des représentants et qui l’a immédiatement transformé en position de suiveur. Il ne dirige pas. Il obéit. Il ne propose pas. Il exécute. C’est tragique. Et c’est exactement ce que Trump voulait : des laquais, pas des leaders.
Section 8 : la rébellion intellectuelle de Paul Krugman
Un prix Nobel qui ose défier le consensus
Paul Krugman, économiste lauréat du prix Nobel, croit qu’une rébellion du GOP pourrait se préparer contre Donald Trump. Écrivant dans un article sur son Substack, l’économiste primé estime qu’il pourrait y avoir une poussée contre Trump dans la nouvelle année, avec certains républicains non-MAGA faisant face à la corruption extrême et au sectarisme dans le parti. Krugman pense qu’il pourrait y avoir une implosion en préparation pour les fidèles du MAGA très bientôt. Je ne sais pas quelle forme prendrait leur défection, écrit Krugman. Cela impliquerait-il un effort sérieux pour reprendre le contrôle du GOP aux extrémistes ? Cela impliquerait-il que les républicains élus coopèrent avec les démocrates ? Cela signifierait-il quitter complètement le GOP ?
L’Amérique n’a pas vu émerger un nouveau parti politique majeur depuis, eh bien, la montée du Parti républicain dans les années 1850, mais cela ne signifie pas que cela ne peut plus jamais se reproduire. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est imprudent de supposer que les républicains non-MAGA resteront dociles indéfiniment face à une corruption et un sectarisme de plus en plus extrêmes au sommet de leur parti. Et leur rébellion ne peut pas arriver assez tôt. Pour le moment, les victoires électorales des démocrates sont notre seul espoir de sauver la démocratie américaine, ajoute-t-il. Mais à long terme, nous avons besoin de deux partis politiques décents et sains d’esprit. C’est une vision audacieuse, mais elle reflète une réalité que beaucoup refusent encore d’admettre.
La Heritage Foundation comme catalyseur du changement
La rébellion possible pourrait venir du renommage de la Heritage Foundation, que Krugman dit avoir franchi des lignes qui pourraient défier les modérés du Parti républicain. Il s’avère que même dans une institution fondamentalement corrompue comme Heritage, il y a des lignes que vous ne pouvez pas franchir, écrit Krugman. Soudain, Heritage connaît un exode massif de personnel. Dans la dernière vague de départs, plus d’une douzaine de membres du personnel sont partis pour rejoindre une organisation dirigée par l’ancien vice-président Mike Pence. Heritage perd essentiellement tous ceux qui sont même marginalement compétents ou qui ont une quelconque réputation à protéger. Mon intuition est qu’il y a longtemps eu beaucoup de gens à Heritage qui étaient privément dégoûtés par ce que l’organisation était devenue.
Je n’ai jamais dit qu’ils étaient stupides. Mais ils manquaient du courage de partir jusqu’à ce qu’ils voient leurs collègues sauter du navire. Puis il y a eu une ruée massive vers la sortie. Cette analyse de Krugman est fascinante parce qu’elle suggère que le trumpisme pourrait finalement s’effondrer non pas à cause d’une défaite électorale, mais à cause d’une implosion interne. Quand même les institutions les plus loyales commencent à se vider de leurs talents, quand même les plus fervents supporters commencent à douter, c’est le signe que quelque chose de fondamental est en train de se briser. Et une fois que ce processus commence, il est très difficile de l’arrêter. La question n’est plus de savoir si le trumpisme va s’effondrer, mais quand et comment.
Krugman a raison sur un point crucial : nous avons besoin de deux partis sains d’esprit. Pas d’un parti démocrate et d’un culte de la personnalité. Pas d’un parti qui croit en la démocratie et d’un autre qui croit en un homme. Deux partis qui peuvent débattre, négocier, comprometre. Deux partis qui placent le pays avant leur leader. Deux partis qui comprennent que la politique est l’art du possible, pas l’art de l’impossible. Mais pour arriver là, le Parti républicain doit d’abord mourir dans sa forme actuelle. Et cette mort est en cours.
Section 9 : les groupes démographiques qui abandonnent Trump
L’effondrement du soutien hispanique
Les Hispaniques, qui avaient été l’une des grandes surprises de l’élection de 2024 en se déplaçant massivement vers Trump, sont maintenant en train de l’abandonner tout aussi massivement. Seulement vingt-neuf pour cent d’entre eux déclarent qu’ils voteront pour des candidats républicains en 2026. C’est un effondrement spectaculaire qui reflète une déception profonde face aux politiques de Trump. Les Hispaniques avaient cru aux promesses économiques de Trump, à sa rhétorique sur l’emploi et la prospérité. Mais ce qu’ils ont obtenu à la place, ce sont des raids de l’ICE dans leurs communautés, une rhétorique anti-immigration de plus en plus agressive, et une économie qui ne s’améliore pas pour eux. Ils se sentent trahis, et ils sont prêts à le montrer dans les urnes.
Cette perte du soutien hispanique est particulièrement dévastatrice pour les républicains parce qu’elle représentait l’une de leurs grandes espérances pour l’avenir. Les stratèges républicains avaient longtemps rêvé de faire des percées significatives parmi les électeurs hispaniques, et 2024 semblait être le début de cette percée. Mais Trump a réussi l’exploit de transformer ce qui aurait pu être un réalignement durable en un feu de paille qui s’est éteint en moins d’un an. Les Hispaniques ne sont pas stupides. Ils voient que les politiques de Trump ne les aident pas, qu’elles ciblent souvent leurs communautés, et qu’elles sont motivées par des préjugés plutôt que par des principes. Et ils tirent les conclusions qui s’imposent.
Les jeunes adultes et les indépendants tournent le dos
Les jeunes adultes et les indépendants racontent une histoire similaire. Seulement dix-neuf pour cent des jeunes adultes et quinze pour cent des indépendants disent qu’ils voteront républicain en 2026. Ces chiffres sont catastrophiques parce que ces deux groupes sont essentiels pour gagner des élections dans l’Amérique moderne. Les jeunes adultes représentent l’avenir de l’électorat, et les indépendants représentent les électeurs swing qui décident des élections serrées. Perdre les deux en même temps, c’est perdre toute capacité de construire une coalition électorale gagnante. C’est exactement ce qui est en train d’arriver aux républicains sous Trump.
Les jeunes adultes sont particulièrement déçus par Trump parce qu’ils avaient espéré qu’il apporterait un changement réel à Washington. Au lieu de cela, ils ont obtenu plus de la même chose : des politiciens qui se soucient davantage de leur propre pouvoir que du bien-être des citoyens, des décisions prises pour des raisons partisanes plutôt que pour l’intérêt national, et une rhétorique divisive qui empoisonne le débat public. Les jeunes veulent de l’authenticité, de la transparence, de l’honnêteté. Trump leur offre le contraire. Et ils le rejettent massivement. Quant aux indépendants, ils sont fatigués du cirque trumpiste. Ils veulent un gouvernement qui fonctionne, pas un spectacle permanent. Et ils sont prêts à voter démocrate pour l’obtenir.
Regardez ces chiffres. Vraiment, prenez le temps de les absorber. Quinze pour cent des indépendants. Dix-neuf pour cent des jeunes adultes. Vingt-neuf pour cent des Hispaniques. Ce sont les groupes qui avaient donné à Trump sa victoire en 2024. Et maintenant, ils le rejettent en masse. C’est un désaveu complet, total, absolu. Et c’est mérité. Parce que Trump les a trahis. Il leur avait promis le changement, et il leur a donné le chaos. Il leur avait promis la prospérité, et il leur a donné l’incertitude. Il leur avait promis l’espoir, et il leur a donné la peur.
Section 10 : les démocrates face à leur propre incertitude
Une opportunité historique mais pas garantie
Malgré les pertes massives qui se profilent pour le Parti républicain avant les élections de mi-mandat de l’année prochaine, ce n’est pas une victoire garantie pour les démocrates. Amanda Marcotte met en garde : c’est définitivement une bonne nouvelle, mais le gros problème est que les démocrates sont également perdus et incertains quant à leur avenir. Cette observation est cruciale parce qu’elle rappelle que gagner par défaut n’est pas la même chose que gagner parce qu’on a convaincu les électeurs. Les démocrates ont une opportunité historique devant eux, mais ils doivent encore prouver qu’ils peuvent offrir une vision positive pour l’avenir, pas seulement être le parti qui n’est pas Trump.
Mais je pense que 2026 pourrait montrer des possibilités prometteuses pour les démocrates, continue Marcotte. L’élection de Zohran Mamdani à New York — qui prendra ses fonctions plus tard cette semaine — montre qu’il pourrait vraiment y avoir un chemin vers l’avant qui énergisera les électeurs et créera un véritable espoir pour l’avenir, mais seulement s’ils sont prêts à le prendre. C’est le défi pour les démocrates : ils doivent être audacieux, ils doivent être visionnaires, ils doivent offrir quelque chose de plus que simplement ne pas être Trump. Parce que si tout ce qu’ils offrent, c’est un retour au statu quo d’avant Trump, ils risquent de décevoir les électeurs qui attendent un véritable changement.
Le besoin d’une vision positive
Les démocrates doivent comprendre que les Américains ne votent pas seulement contre quelque chose — ils veulent voter pour quelque chose. Ils veulent croire en un avenir meilleur, en des politiques qui amélioreront concrètement leur vie, en des leaders qui les inspirent plutôt que de simplement les décevoir moins que l’alternative. C’est un défi énorme, surtout dans un contexte où le cynisme politique est à son comble et où la confiance dans les institutions est au plus bas. Mais c’est aussi une opportunité unique de redéfinir ce que signifie être démocrate au vingt-et-unième siècle.
L’exemple de Zohran Mamdani est instructif. Il représente une nouvelle génération de démocrates qui ne se contentent pas de critiquer les républicains — ils proposent des solutions concrètes aux problèmes réels des Américains. Ils parlent de justice économique, de soins de santé universels, d’action climatique, d’éducation accessible. Ils offrent une vision d’une Amérique plus juste, plus équitable, plus durable. Et les électeurs répondent positivement à cette vision. C’est ce genre de leadership dont les démocrates ont besoin pour transformer l’opportunité de 2026 en victoire durable. Pas juste gagner une élection, mais gagner le cœur et l’esprit des Américains pour les années à venir.
Les démocrates ont une chance en or. Une opportunité qui ne se présente qu’une fois par génération. Mais ils peuvent encore tout gâcher s’ils ne comprennent pas ce moment. Les Américains ne veulent pas juste que Trump parte. Ils veulent quelque chose de mieux. Ils veulent de l’espoir. Ils veulent du changement réel. Ils veulent croire que la politique peut encore améliorer leur vie. Si les démocrates se contentent d’être le parti anti-Trump, ils gagneront peut-être en 2026, mais ils perdront l’avenir. Parce que tôt ou tard, les Américains se lasseront de voter contre quelque chose et voudront voter pour quelque chose.
Section 11 : les implications à long terme pour la démocratie américaine
Un système bipartisan en crise existentielle
La crise actuelle du Parti républicain soulève des questions fondamentales sur l’avenir du système bipartisan américain. Comme le souligne Paul Krugman, pour le moment, les victoires électorales des démocrates sont notre seul espoir de sauver la démocratie américaine, mais à long terme, nous avons besoin de deux partis politiques décents et sains d’esprit. Cette observation touche au cœur du problème : une démocratie saine nécessite une opposition constructive, pas un culte de la personnalité. Elle nécessite des partis capables de gouverner de manière responsable quand ils sont au pouvoir, et de critiquer de manière constructive quand ils sont dans l’opposition. Le Parti républicain actuel ne remplit aucune de ces fonctions.
La transformation du GOP en culte de la personnalité autour de Trump a détruit sa capacité à fonctionner comme un parti politique normal. Il ne peut plus débattre de politiques de manière rationnelle, il ne peut plus comprometre avec l’opposition, il ne peut plus même contrôler ses propres membres. Tout est subordonné à la loyauté envers Trump, et cette loyauté est devenue le seul critère qui compte. Les compétences, l’expérience, l’intégrité — tout cela est secondaire par rapport à la question de savoir si vous êtes suffisamment loyal envers le leader. C’est une recette pour le désastre, et nous voyons maintenant ce désastre se dérouler en temps réel.
La possibilité d’un réalignement politique majeur
Krugman soulève la possibilité fascinante qu’un nouveau parti politique majeur pourrait émerger des cendres du GOP actuel. L’Amérique n’a pas vu émerger un nouveau parti politique majeur depuis la montée du Parti républicain dans les années 1850, mais cela ne signifie pas que cela ne peut plus jamais se reproduire. L’histoire montre que les systèmes de partis peuvent se réaligner radicalement quand les circonstances l’exigent. Le Parti républicain lui-même est né de l’effondrement du Parti Whig face à la question de l’esclavage. Peut-être sommes-nous à un moment similaire de l’histoire américaine, où un parti politique majeur s’effondre et est remplacé par quelque chose de nouveau.
Ce réalignement pourrait prendre plusieurs formes. Il pourrait impliquer une scission ouverte du Parti républicain, avec les modérés formant un nouveau parti centriste. Il pourrait impliquer une prise de contrôle du GOP par les forces anti-Trump, reléguant le trumpisme aux marges de la politique américaine. Ou il pourrait impliquer une transformation plus graduelle, où le parti évolue lentement après le départ de Trump de la scène politique. Quelle que soit la forme que cela prenne, une chose est claire : le statu quo actuel n’est pas durable. Le Parti républicain tel qu’il existe aujourd’hui ne peut pas continuer indéfiniment. Quelque chose doit céder, et ce quelque chose cédera probablement bientôt.
Nous sommes peut-être en train de vivre un moment historique. Le genre de moment dont les historiens parleront dans cent ans comme d’un tournant décisif dans l’histoire américaine. L’effondrement d’un parti politique majeur. La naissance possible d’un nouveau système de partis. C’est terrifiant et excitant à la fois. Terrifiant parce que personne ne sait vraiment ce qui va se passer ensuite. Excitant parce que ça pourrait être l’occasion de construire quelque chose de meilleur. Mais pour que ça arrive, il faut d’abord que le vieux système meure complètement. Et cette mort est douloureuse à regarder.
Conclusion : l'attente morbide et l'espoir fragile
Un parti en phase terminale
Le Parti républicain de 2025 est un parti en phase terminale. Il attend passivement que son leader meure ou abandonne, incapable de se libérer de son emprise, incapable de tracer un chemin vers l’avenir. Les démissions et retraites massives de ses membres élus ne sont pas des anomalies — ce sont les symptômes d’une maladie profonde qui ronge le parti de l’intérieur. Quarante-trois membres de la Chambre et dix sénateurs qui ne se représenteront pas, c’est un record qui en dit long sur l’état de décomposition avancée du GOP. Ces hommes et ces femmes ne fuient pas seulement une défaite électorale probable — ils fuient un parti qu’ils ne reconnaissent plus, un parti qui a trahi ses propres principes, un parti qui est devenu l’ombre de ce qu’il était censé représenter.
Les chiffres sont implacables et dessinent un tableau catastrophique pour novembre 2026. Un basculement de huit points vers les démocrates dans le vote générique. Treize points de surperformance démocrate dans les élections spéciales. Seulement quinze pour cent des indépendants, dix-neuf pour cent des jeunes adultes et vingt-neuf pour cent des Hispaniques prêts à voter républicain. Ce ne sont pas des statistiques — ce sont des sentences de mort politique. Le Parti républicain tel qu’il existe aujourd’hui ne survivra pas à 2026 dans sa forme actuelle. Soit il se transformera radicalement, soit il s’effondrera complètement. Et à en juger par les actions de ses propres membres, l’effondrement semble être l’option la plus probable.
L’urgence d’un renouveau démocratique
Mais l’effondrement du Parti républicain n’est pas une fin en soi. C’est une opportunité — une opportunité pour les démocrates de prouver qu’ils peuvent gouverner de manière responsable, qu’ils peuvent offrir une vision positive pour l’avenir, qu’ils peuvent restaurer la confiance des Américains dans leurs institutions politiques. Cette opportunité vient avec une responsabilité énorme. Les démocrates ne peuvent pas se contenter de gagner par défaut. Ils doivent gagner en offrant quelque chose de mieux, quelque chose qui inspire, quelque chose qui donne de l’espoir. L’élection de Zohran Mamdani à New York montre que c’est possible, que les Américains sont prêts à soutenir des leaders qui proposent des solutions concrètes plutôt que de simplement critiquer l’opposition.
Paul Krugman a raison quand il dit que nous avons besoin de deux partis politiques décents et sains d’esprit. Une démocratie ne peut pas fonctionner avec un seul parti viable et un culte de la personnalité. Elle a besoin de débat, de compromis, d’opposition constructive. Mais pour arriver là, le Parti républicain doit d’abord traverser sa crise existentielle actuelle. Il doit se débarrasser du trumpisme, retrouver ses principes fondamentaux, reconstruire sa crédibilité. C’est un processus qui prendra des années, peut-être des décennies. En attendant, les démocrates ont la responsabilité de gouverner seuls, de montrer que la démocratie peut encore fonctionner, que la politique peut encore améliorer la vie des gens. C’est un défi immense, mais c’est aussi une opportunité historique qu’ils ne peuvent pas se permettre de gâcher.
Nous voilà donc. À la fin de 2025, regardant vers 2026 avec un mélange d’appréhension et d’espoir. Le Parti républicain agonise, attendant passivement que son leader disparaisse. Les démocrates ont devant eux une opportunité qu’ils n’ont pas eue depuis des générations. Et les Américains, eux, attendent. Ils attendent de voir si leurs leaders seront à la hauteur du moment. Ils attendent de voir si la politique peut encore être un outil de progrès plutôt qu’un spectacle de cirque. Ils attendent de voir si la démocratie américaine peut survivre à cette crise. Je ne sais pas ce qui va se passer. Personne ne le sait. Mais je sais une chose : nous sommes à un tournant. Et les choix que nous faisons maintenant détermineront l’avenir de ce pays pour les décennies à venir. Alors choisissons bien. Parce que nous n’aurons peut-être pas de seconde chance.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-r%C3%A9publicains-attendent-la-mort-de-trump-pendant-que-leur-parti-s-effondre/ar-AA1ToqlC?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6956423517044955a752c840fac9ed15&ei=8
Écrit par : Allusion | 01/01/2026
Introduction : la grande mascarade
Le champion autoproclamé des valeurs familiales
Donald Trump se présente comme le gardien des valeurs familiales américaines. Le protecteur des foyers. L’homme qui défend la famille traditionnelle contre tous les dangers. Pourtant, en cette fin d’année 2025, alors que nous tournons la page sur douze mois de son second mandat, un constat s’impose avec la brutalité d’un coup de massue. Des millions de familles américaines se retrouvent dans le désarroi le plus total. Pas à cause d’une catastrophe naturelle. Pas à cause d’une crise économique imprévisible. Non, à cause des politiques délibérées de celui qui prétendait les protéger. Les chiffres sont là, implacables, têtus. Plus de soixante-six mille personnes détenues dans les centres de rétention en novembre dernier, un record absolu dans l’histoire du pays. Des milliers de familles séparées, déchirées, brisées. Des enfants qui pleurent leurs parents disparus du jour au lendemain. Des mères qui ne savent plus comment nourrir leurs petits. Et pendant ce temps, Trump continue de clamer haut et fort qu’il défend les familles américaines.
La réalité sur le terrain raconte une tout autre histoire. Prenez Yaoska, trente-deux ans, enceinte de cinq mois, qui vit désormais seule avec ses deux enfants dans un motel miteux de Miami. Son mari a été déporté au Nicaragua après trois mois de détention au centre de Krome, l’un des plus anciens et des plus tristement célèbres centres de détention du pays. Ils avaient suivi toutes les règles, respecté toutes les procédures, demandé l’asile comme la loi le permet. Mais ça n’a pas suffi. Les agents fédéraux l’ont arrêté devant ses enfants lors d’un simple rendez-vous administratif. Maintenant, les petits ne mangent plus correctement, tombent malades à répétition, se réveillent la nuit en appelant leur père. Yaoska cherche du travail, mais personne ne la rappelle. Elle a peur au Nicaragua, mais elle a peur ici aussi. Voilà la réalité des politiques familiales de Trump. Voilà ce que signifie vraiment être « pro-famille » dans l’Amérique de 2025.
Je regarde ces histoires et quelque chose se brise en moi. Comment peut-on prétendre défendre les familles tout en les détruisant méthodiquement? Comment peut-on se dire protecteur des enfants tout en les arrachant à leurs parents? Il y a une violence dans cette hypocrisie qui me révolte profondément. Ces familles ne sont pas des statistiques. Ce sont des êtres humains qui ont tout risqué pour offrir une vie meilleure à leurs enfants. Et nous les broyons.
Les promesses trahies
Revenons en arrière. Pendant sa campagne, Trump avait promis de renforcer les familles américaines. Il parlait de créer des emplois, d’améliorer l’accès aux soins, de soutenir les parents. Il se présentait comme l’antidote aux politiques progressistes qui, selon lui, détruisaient le tissu familial traditionnel. Les électeurs l’ont cru. Beaucoup ont voté pour lui en pensant qu’il protégerait leurs familles, leurs valeurs, leur mode de vie. Mais qu’ont-ils obtenu en retour? Une politique migratoire d’une cruauté sans précédent qui sépare les familles à statut mixte. Un crédit d’impôt pour enfants qui exclut dix-neuf millions d’enfants parce que leurs parents ne gagnent pas assez d’argent. Un gel brutal des fonds fédéraux pour la garde d’enfants qui laisse des milliers de familles sans solution. Et pendant ce temps, les plus riches bénéficient de réductions d’impôts massives.
Le bilan est accablant. Après un an de ce second mandat, les promesses se sont transformées en cauchemar pour des millions de familles. Les chiffres ne mentent pas. En novembre dernier, le gouvernement fédéral détenait en moyenne plus de soixante-six mille personnes dans ses centres de rétention, le nombre le plus élevé jamais enregistré. Ce n’est pas une politique de contrôle des frontières. C’est une machine à broyer les familles. Les agents fédéraux et leurs partenaires locaux arrêtent des dizaines de milliers de demandeurs d’asile et de migrants. Ces personnes sont déplacées à répétition d’un centre à l’autre, puis expulsées, ou maintenues dans des conditions déplorables pendant des semaines ou des mois avant de demander à rentrer chez elles. Mais le plus terrible, c’est que contrairement au premier mandat où les séparations se faisaient à la frontière, maintenant les parents sont arrêtés à l’intérieur même des États-Unis et séparés de leurs familles pendant des détentions prolongées.
Cette trahison me laisse sans voix. On vote pour quelqu’un qui promet de protéger les familles, et on se retrouve avec des politiques qui les détruisent. Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette inversion totale des valeurs. Et le pire, c’est que tout cela est fait au nom de la famille, au nom de la protection des Américains. Mais quels Américains exactement? Certainement pas ces enfants citoyens qui voient leurs parents déportés. Certainement pas ces familles qui n’ont plus accès aux services de garde.
Section 2 : L'effondrement de l'emploi manufacturier
La débâcle du « Liberation Day »
La fabrication américaine, traditionnellement considérée comme une voie vers la classe moyenne pour les travailleurs sans diplôme universitaire, a décliné sous la direction du président Trump, en particulier après l’annonce par l’administration en avril 2025 du « Liberation Day » avec des tarifs douaniers emblématiques sur presque tous les pays. Depuis janvier 2025, 49 000 emplois manufacturiers ont été perdus, et 58 000 ont été perdus d’avril à septembre. Malgré l’objectif déclaré de l’administration de relancer la fabrication américaine en imposant des tarifs douaniers, les fabricants américains peinent à faire face à la hausse des coûts. Le déclin de la fabrication ne montre aucun signe de ralentissement. Une estimation privée des pertes d’emplois d’ADP Research a révélé que 18 000 emplois manufacturiers supplémentaires ont été perdus rien qu’en novembre. À Lexington, Nebraska, l’annonce par Tyson Foods de la fermeture d’une usine employant environ un tiers de la population de la ville illustre parfaitement cette catastrophe. Alors que les résidents paniquent face aux retombées économiques pour toute la ville, MS Now a trouvé un supporter de Trump sur le bord d’une route demandant de l’argent.
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait des commentaires du président Trump sur le « canular de l’accessibilité », il a déclaré : « Je crois en tout ce que Donald Trump fait. » Pendant près d’une décennie, nous nous sommes habitués à ce type d’interviews piège avec les électeurs MAGA. Et la réponse par défaut était de nous dire d’attendre et de voir et de laisser Trump gérer les choses comme il le souhaite. L’idée que le président avait été retenu lors de son premier mandat par les Démocrates, les Républicains, la Cour suprême, les experts travaillant au gouvernement et même la Constitution embêtante était la façon dont MAGA déplaçait les poteaux de but. Ouais, il pourrait faire ce qu’il veut quand nous lui donnons un pouvoir presque illimité. Et Trump a obtenu cela en janvier dernier. Non seulement il a prouvé que ses détracteurs avaient tort avec un comeback politique pour les âges, mais il a également mené les Républicains au contrôle des deux chambres du Congrès, hérité d’une Cour suprême très sympathique et conservatrice, et d’un Cabinet plein de gens qui ne peuvent pas lui dire non.
Liberation Day. Quel nom ironique. Libération de quoi exactement ? Des emplois ? De la sécurité économique ? De l’espoir ? Ces tarifs douaniers qui devaient sauver l’industrie américaine ont fait exactement le contraire. 58 000 emplois manufacturiers évaporés depuis avril. Et Trump continue de clamer victoire. Il continue de promettre que demain sera meilleur. Que l’année prochaine sera différente. Mais combien de demains faudra-t-il avant que ses électeurs réalisent qu’il n’y a pas de lendemain meilleur avec lui ?
Les tarifs douaniers qui tuent l’emploi
Les tarifs douaniers de Trump ont augmenté à des niveaux jamais vus depuis près d’un siècle, avec pour résultat que les consommateurs américains paient maintenant des prix plus élevés pour les biens importés et que les fabricants américains luttent avec des coûts plus élevés, qui dans de nombreux cas finissent par être répercutés sur le consommateur. Le Yale Budget Lab estime que les tarifs douaniers coûteront en moyenne 1 700 dollars par an à chaque ménage. En plus des tendances de prix existantes, les chercheurs ont estimé que, depuis le début des annonces de tarifs douaniers en mars jusqu’en novembre, les prix ont augmenté de 9,2 pour cent supplémentaires pour le café, le thé et le cacao, de 5,5 pour cent pour les fruits, de 5,6 pour cent pour les gros appareils électroménagers, de 6,2 pour cent pour la viande et de 2 pour cent pour les produits pharmaceutiques par rapport à la tendance des prix établie avant l’imposition des tarifs douaniers, d’octobre 2024 à mars 2025. Ces hausses de prix touchent directement les familles de la classe ouvrière qui dépensent une plus grande partie de leur revenu pour les produits de première nécessité.
L’administration a augmenté les tarifs douaniers à des niveaux jamais vus depuis près d’un siècle, avec pour résultat que les consommateurs américains paient maintenant des prix plus élevés pour les biens importés et que les fabricants américains luttent avec des coûts plus élevés, qui dans de nombreux cas finissent par être répercutés sur le consommateur. Les prix des biens de base tels que la nourriture et les appareils électroménagers ont tous augmenté en raison des tarifs douaniers. Le Yale Budget Lab estime que les tarifs douaniers coûteront en moyenne 1 700 dollars par an à chaque ménage. Sur le dessus des tendances de prix existantes, les chercheurs ont estimé que, depuis le début des annonces de tarifs douaniers en mars jusqu’en novembre, les prix ont augmenté de 9,2 pour cent supplémentaires pour le café, le thé et le cacao, de 5,5 pour cent pour les fruits, de 5,6 pour cent pour les gros appareils électroménagers, de 6,2 pour cent pour la viande et de 2 pour cent pour les produits pharmaceutiques par rapport à la tendance des prix établie avant l’imposition des tarifs douaniers, d’octobre 2024 à mars 2025.
1.700 dollars par an. Pour une famille qui gagne 40 000 dollars, c’est énorme. C’est un mois de loyer. C’est les courses pour trois mois. C’est la différence entre joindre les deux bouts et sombrer. Et Trump appelle ça une victoire. Il appelle ça America First. Mais pour qui exactement ? Certainement pas pour ceux qui l’ont élu. Certainement pas pour ceux qui croyaient en ses promesses. Non, America First, c’est pour les riches. Pour ses amis. Pour sa famille. Les autres peuvent attendre.
Section 3 : La stagnation des salaires et l'inflation galopante
Des salaires qui ne suivent plus
Bien que le président Trump ait hérité d’une économie avec des niveaux élevés de croissance des salaires réels de la classe ouvrière en janvier, la croissance des salaires a ralenti cette année pour les travailleurs sans diplôme universitaire. En janvier 2025, les salaires réels pour tous les travailleurs augmentaient à un taux annuel de 2,1 pour cent. Mais la croissance des salaires a ralenti pour la classe ouvrière depuis janvier, la croissance des salaires ayant chuté de 0,5 point de pourcentage pour les travailleurs ayant un diplôme d’études secondaires ou moins et de 0,7 point de pourcentage pour les travailleurs ayant des diplômes d’associé jusqu’en septembre. La croissance des salaires réels a diminué parce que les salaires des travailleurs n’augmentent pas aussi rapidement alors que l’inflation reste élevée. Même si la croissance des salaires a ralenti, l’administration Trump revendique un « effet Trump » produisant des salaires plus élevés pour les travailleurs américains. Dans les apparitions dans la presse, les responsables de l’administration citent fréquemment des chiffres salariaux qui ne reconnaissent pas que la croissance a diminué ou parfois ne tiennent pas compte de l’inflation.
Les données tout au long de 2025 sur l’emploi, la croissance des salaires et les coûts de la vie tels que l’électricité et les biens ménagers racontent une histoire de lutte de la classe ouvrière : la perte de 361 000 emplois autrefois occupés par des personnes de la classe ouvrière et la perte de 58 000 emplois manufacturiers depuis l’annonce des tarifs douaniers du « Liberation Day », le ralentissement de la croissance des salaires, des factures d’électricité plus élevées et la hausse des prix de la nourriture et d’autres produits essentiels. Depuis que l’administration Trump a pris ses fonctions en janvier, 361 000 travailleurs de moins sans diplôme universitaire ont des emplois. Bien que plus de 750 000 emplois aient été créés pour les travailleurs ayant des diplômes universitaires jusqu’à présent en 2025, la classe ouvrière dans son ensemble a perdu des centaines de milliers d’emplois, et les travailleurs les moins éduqués ont supporté le poids des diminutions d’emploi. L’économie croît-elle et le marché boursier est-il en hausse ? Oui, mais qui dépense l’argent et investit ? Les riches. Les dix pour cent les plus riches des Américains font avancer cette économie. Tous les autres réduisent leurs dépenses.
La croissance des salaires ralentit. L’inflation reste élevée. Et Trump parle d’un « effet Trump » sur les salaires. Quel effet exactement ? L’effet de voir son pouvoir d’achat diminuer ? L’effet de travailler plus pour gagner moins ? L’effet de voir ses rêves s’éloigner un peu plus chaque mois ? Cet « effet Trump », c’est celui de la désillusion. De la trahison. De la promesse brisée. Et pourtant, ils continuent d’attendre. De croire. De se dire que demain sera différent.
L’électricité qui plombe les budgets
Même si l’emploi et la croissance des salaires pour les personnes de la classe ouvrière ont diminué, les coûts de la vie tels que les prix de l’électricité et de la nourriture augmentent. De janvier à août 2025, le dernier mois avec des données disponibles, les prix réels que les consommateurs paient pour l’électricité pour leurs maisons ont augmenté de plus de 9 pour cent. Bien que la moyenne nationale du prix de l’électricité résidentielle ait tendance à être plus élevée en été qu’en hiver, les prix d’août 2025 sont encore 3,1 pour cent plus élevés que les prix d’août 2024 après avoir pris en compte l’inflation, et les analystes ont prévu une augmentation annuelle moyenne de 100 dollars pour les factures d’électricité seules pour les ménages américains en 2025. L’U.S. Energy Information Administration prédit que les prix réels l’année prochaine seront encore plus élevés. Ces hausses de prix touchent directement les familles de la classe ouvrière qui dépensent une plus grande partie de leur revenu pour les produits de première nécessité comme l’électricité.
Les prix des biens de base tels que la nourriture et les appareils électroménagers ont tous augmenté en raison des tarifs douaniers. L’administration a augmenté les tarifs douaniers à des niveaux jamais vus depuis près d’un siècle, avec pour résultat que les consommateurs américains paient maintenant des prix plus élevés pour les biens importés et que les fabricants américains luttent avec des coûts plus élevés, qui dans de nombreux cas finissent par être répercutés sur le consommateur. Le Yale Budget Lab estime que les tarifs douaniers coûteront en moyenne 1 700 dollars par an à chaque ménage. En plus des tendances de prix existantes, les chercheurs ont estimé que, depuis le début des annonces de tarifs douaniers en mars jusqu’en novembre, les prix ont augmenté de 9,2 pour cent supplémentaires pour le café, le thé et le cacao, de 5,5 pour cent pour les fruits, de 5,6 pour cent pour les gros appareils électroménagers, de 6,2 pour cent pour la viande et de 2 pour cent pour les produits pharmaceutiques par rapport à la tendance des prix établie avant l’imposition des tarifs douaniers, d’octobre 2024 à mars 2025.
9 pour cent d’augmentation sur l’électricité. 100 dollars de plus par an. Pour certains, c’est rien. Pour d’autres, c’est tout. C’est le choix entre chauffer sa maison ou nourrir ses enfants. Entre payer la facture d’électricité ou acheter des médicaments. Et Trump ? Il parle de croissance économique. De marché boursier en hausse. De victoire. Mais pour qui cette victoire ? Pas pour ceux qui comptent chaque dollar. Pas pour ceux qui se demandent comment ils vont payer la prochaine facture.
Section 4 : Les guerres que personne ne voulait
America First devient America Everywhere
Il est temps pour les électeurs MAGA de la classe moyenne et ouvrière de voir qu’America First a mis les électeurs MAGA en dernier. Les électeurs MAGA voulaient mettre fin aux guerres éternelles. Les actions militaires cette année au Venezuela, au Nigeria, en Syrie et au Yémen disent le contraire. Les électeurs MAGA voulaient cesser d’envoyer de l’aide aux pays étrangers et essaient maintenant d’expliquer pourquoi Israël, l’Argentine et même l’Ukraine reçoivent des milliards. Le renflouement de l’Argentine était particulièrement odieux car il a finalement nui aux agriculteurs américains, entraînant le besoin de 12 milliards de dollars d’aide gouvernementale. Ces 12 milliards de dollars, soit dit en passant, ne couvrent même pas les pertes subies par les agriculteurs à cause de Trump. Les électeurs MAGA ont voté pour Trump pour se débarrasser de l’Affordable Care Act seulement pour découvrir qu’une fois de plus, Trump n’a pas de plan de soins de santé. Ou peut-être que le plan depuis le début était de laisser les primes monter en flèche pour les électeurs MAGA afin que sa famille et ses amis puissent s’enrichir.
Le président Trump et la Maison-Blanche vantent l’« effet Trump » sur l’économie et affirment que les travailleurs se portent bien sous sa direction. Mais les faits montrent clairement que la classe ouvrière souffre sous l’administration Trump, et sans création d’emplois, forte croissance des salaires ou protections robustes des travailleurs, les actions de l’administration laisseront la classe ouvrière sans défense face à de plus grandes augmentations des coûts de la vie. Les électeurs MAGA avaient raison de s’en prendre aux membres du Congrès pour s’être enrichis en tant que fonctionnaires. Mais drainer le marais a été très lucratif pour la famille Trump, à hauteur de 3 milliards de dollars. Il n’y a qu’un nombre limité de façons dont vous pouvez vous faire avoir avant de devoir admettre que vous avez été dupé. Je sais, l’alternative était pire, n’est-ce pas ? Quand je regarde les prix des produits alimentaires, je me dis qu’au moins je n’ai pas à écouter le rire de Kamala Harris. Mais les électeurs MAGA avaient une très bonne alternative. Bon sang, ils avaient deux bonnes alternatives.
Venezuela. Nigeria. Syrie. Yémen. Des frappes militaires partout. Des milliards envoyés à l’étranger. Et les électeurs MAGA qui voulaient mettre fin aux guerres éternelles ? Ils regardent, impuissants, leur champion faire exactement le contraire de ce qu’il avait promis. America First était un mensonge. Un slogan vide. Une promesse creuse. Et pendant que Trump envoie des milliards à l’Argentine, pendant qu’il finance des guerres que personne ne veut, ses électeurs attendent toujours leur tour. Un tour qui ne viendra jamais.
Le renflouement qui trahit les agriculteurs
Le renflouement de l’Argentine était particulièrement odieux car il a finalement nui aux agriculteurs américains, entraînant le besoin de 12 milliards de dollars d’aide gouvernementale. Ces 12 milliards de dollars, soit dit en passant, ne couvrent même pas les pertes subies par les agriculteurs à cause de Trump. Les électeurs MAGA ont voté pour Trump pour se débarrasser de l’Affordable Care Act seulement pour découvrir qu’une fois de plus, Trump n’a pas de plan de soins de santé. Ou peut-être que le plan depuis le début était de laisser les primes monter en flèche pour les électeurs MAGA afin que sa famille et ses amis puissent s’enrichir. Les électeurs MAGA avaient raison de s’en prendre aux membres du Congrès pour s’être enrichis en tant que fonctionnaires. Mais drainer le marais a été très lucratif pour la famille Trump, à hauteur de 3 milliards de dollars. Il n’y a qu’un nombre limité de façons dont vous pouvez vous faire avoir avant de devoir admettre que vous avez été dupé.
Le gouverneur de Floride Ron DeSantis et l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley auraient tous deux été bien meilleurs pour les électeurs MAGA d’un kilomètre, et pourtant Trump a prévalu parce qu’il excellait dans le trolling. La mauvaise nouvelle pour les électeurs MAGA est que le fait que Trump agisse comme un clown ne met pas d’argent dans votre portefeuille, ne nourrit pas votre famille et ne vous offre pas de sécurité. La pire nouvelle est que le pire pourrait encore venir. Tous les yeux sont maintenant concentrés sur la seule chose sur laquelle Trump peut accrocher son chapeau MAGA, le marché boursier. Y a-t-il une bulle comme certains experts parient qu’elle existe ? Y aura-t-il un ralentissement indépendamment de l’existence d’une bulle de l’IA ? Les effets à long terme des tarifs douaniers affecteront-ils les résultats de l’Amérique corporative en 2026 ? Si c’est le cas, alors la foule « attendez et voyez » ne pourra plus se permettre d’attendre et de voir.
20 milliards pour l’Argentine. 12 milliards pour compenser les pertes des agriculteurs causées par ses propres politiques. Et pendant ce temps, les électeurs MAGA qui ont cru en lui ? Ils attendent toujours. Ils attendent que les prix baissent. Ils attendent que les emplois reviennent. Ils attendent que Trump tienne ses promesses. Mais Trump ne tient jamais ses promesses. Pas pour eux en tout cas. Pour sa famille, pour ses amis, pour les riches ? Toujours. Mais pour ceux qui l’ont porté au pouvoir ? Jamais.
Section 5 : L'attaque contre les syndicats et les travailleurs
Le démantèlement des protections ouvrières
À l’avenir, les problèmes économiques auxquels sont confrontées les familles de la classe ouvrière pourraient s’aggraver en raison des attaques de l’administration contre les lois du travail et de l’emploi. Les politiques visant à promouvoir les syndicats et à augmenter les normes de salaire minimum, ainsi que les agences fédérales et les juges qui appliquent les règles au nom des travailleurs et du public, aideraient tous la classe ouvrière à joindre les deux bouts, mais les actions de l’administration ont affaibli chacune de ces protections de manière significative. Les syndicats augmentent les revenus à vie pour les travailleurs sans diplôme universitaire de 1,5 million de dollars et augmentent la richesse des ménages pour une famille typique avec un diplôme d’études secondaires et aucune expérience universitaire de 90 pour cent. Les syndicats peuvent également négocier des contrats qui atténuent les effets des licenciements et garantissent que les salaires augmentent plus rapidement que l’inflation.
Malgré les avantages des syndicats pour les personnes de la classe ouvrière, l’administration Trump a attaqué sans relâche les syndicats. Par le biais de décrets, le président Trump a éliminé les droits de négociation collective pour plus d’1 million de travailleurs fédéraux, de loin la plus grande action unique de destruction syndicale dans l’histoire américaine selon les mots d’un historien du travail, et a pris des mesures pour affaiblir l’agence fédérale responsable de garantir que les travailleurs du secteur privé ont le droit de s’organiser. Les législateurs du Congrès ont signalé leur désir de freiner cet excès de destruction syndicale : les représentants Jared Golden et Brian Fitzpatrick ont présenté le Protect America’s Workforce Act bipartisan, qui annulerait les attaques de l’administration contre les syndicats fédéraux. L’administration Trump a également attaqué le salaire minimum, l’une des protections les plus fondamentales dont disposent les travailleurs américains. L’administration Trump a proposé une règle qui éliminerait les protections du salaire minimum pour jusqu’à 3,7 millions de travailleurs domestiques, qui travaillent dans les maisons des gens pour fournir des soins et une assistance aux enfants et permettre aux Américains vieillissants et aux personnes handicapées de vivre de manière indépendante dans leurs communautés locales.
1 million de travailleurs fédéraux ont perdu leurs droits de négociation collective. 3,7 millions de travailleurs domestiques pourraient perdre leurs protections de salaire minimum. Et Trump appelle ça drainer le marais. Il appelle ça mettre les travailleurs américains en premier. Mais c’est exactement le contraire. C’est affaiblir ceux qui ont le moins. C’est enrichir ceux qui ont le plus. C’est trahir ceux qui ont cru. Et le plus terrible, c’est que ça continue. Que ça empire. Que personne ne semble pouvoir l’arrêter.
Des juges anti-travailleurs nommés à vie
L’administration a affaibli d’autres agences qui protègent également les travailleurs. Elle a remplacé les principaux dirigeants pro-travailleurs des agences fédérales, notamment au National Labor Relations Board, au Department of Labor et à l’Equal Employment Opportunity Commission, par d’anciens avocats du côté de la direction et des personnes nommées ayant un historique anti-syndical. Ces agences ont également réduit les protections et l’application de la lutte contre la discrimination et réduit les pénalités pour les violations de la sécurité au travail, ce qui signifie que les travailleurs ne peuvent plus compter sur les agences fédérales pour appliquer vigoureusement les lois du travail qui les protègent contre la discrimination, la sécurité et les violations des salaires et des heures. Un président pro-travailleurs pourrait nommer des juges fédéraux ayant un historique de défense des travailleurs pour donner aux travailleurs une audience plus équitable devant les tribunaux. Mais au lieu de nommer des juges pro-travailleurs au banc fédéral, l’administration Trump a choisi plusieurs personnes nommées judiciaires qui ont agi pour éliminer ou affaiblir les protections pour les travailleurs.
Parmi les personnes nommées par le président Trump au pouvoir judiciaire fédéral figure Edmund LaCour, qui a travaillé pour arrêter les augmentations du salaire minimum en représentant l’International Franchise Association dans son effort pour accorder aux restaurants de restauration rapide et autres franchises une exemption de trois ans pour augmenter les salaires selon le salaire minimum de 15 dollars de Seattle. En tant que procureur général de l’Alabama, LaCour a réussi à défendre une loi qui bloquait l’augmentation du salaire local de Birmingham. Alors qu’elle travaillait au bureau du procureur général du Missouri, Maria Lanahan a défendu la loi de 2018 de l’État qui désignait la plupart des employés de l’État comme étant « à volonté », éliminant les protections contre le licenciement injuste et les principes du système de mérite pour les travailleurs du secteur public. De même, Stephen Chad Meredith a réussi à défendre la loi du Kentucky sur le « droit au travail », qui a miné le droit des travailleurs du secteur privé de former, de rejoindre et de maintenir des syndicats. Whitney Hermandorfer a représenté le Tennessee dans un mémoire juridique soutenant Starbucks dans une affaire qui a rendu beaucoup plus difficile pour le NLRB d’empêcher les entreprises de représailles contre les travailleurs pendant les campagnes syndicales.
Des juges nommés à vie. Des juges qui passeront les prochaines décennies à affaiblir les droits des travailleurs. À bloquer les augmentations de salaire minimum. À détruire les syndicats. Et Trump les nomme un par un. Méthodiquement. Systématiquement. Construisant un système judiciaire qui servira les riches et les puissants pendant des générations. Pendant que ses électeurs attendent toujours que leur tour arrive. Un tour qui ne viendra jamais. Parce que le système est truqué. Et Trump l’a truqué encore plus.
Section 6 : Les alternatives ignorées
DeSantis et Haley, les chemins non empruntés
Je sais, l’alternative était pire, n’est-ce pas ? Quand je regarde les prix des produits alimentaires, je me dis qu’au moins je n’ai pas à écouter le rire de Kamala Harris. Mais les électeurs MAGA avaient une très bonne alternative. Bon sang, ils avaient deux bonnes alternatives. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis et l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley auraient tous deux été bien meilleurs pour les électeurs MAGA d’un kilomètre, et pourtant Trump a prévalu parce qu’il excellait dans le trolling. La mauvaise nouvelle pour les électeurs MAGA est que le fait que Trump agisse comme un clown ne met pas d’argent dans votre portefeuille, ne nourrit pas votre famille et ne vous offre pas de sécurité. La pire nouvelle est que le pire pourrait encore venir. Tous les yeux sont maintenant concentrés sur la seule chose sur laquelle Trump peut accrocher son chapeau MAGA, le marché boursier. Y a-t-il une bulle comme certains experts parient qu’elle existe ? Y aura-t-il un ralentissement indépendamment de l’existence d’une bulle de l’IA ? Les effets à long terme des tarifs douaniers affecteront-ils les résultats de l’Amérique corporative en 2026 ?
Au lieu d’accuser les critiques de Trump d’être dérangés, il est temps que les électeurs MAGA fassent un peu d’introspection. À moins que vous ne fassiez partie des dix pour cent qui font avancer l’économie, qu’est-ce que vous pourriez bien attendre qu’il se passe qui ne s’est pas déjà passé ? Trump vous a dit qu’il vous plumerait. Attendre et voir s’il ne le fera pas en 2026 est l’incarnation du Trump Derangement Syndrome. Le travailleur américain avait besoin d’un champion en 2025, mais plutôt que de tenir sa promesse d’un « âge d’or » pour la classe ouvrière et la fabrication américaine, l’administration Trump a laissé les travailleurs lutter pour trouver des emplois et mal préparés à faire face aux coûts croissants. Les attaques de l’administration Trump contre les syndicats et le salaire minimum, le licenciement de dirigeants pro-travailleurs dans les agences fédérales et la nomination de personnes ayant des antécédents d’opposition aux politiques pro-travailleurs aggraveront probablement les choses pour les travailleurs américains à l’avenir.
DeSantis. Haley. Deux alternatives qui auraient pu changer la donne. Deux chemins non empruntés. Mais non. Les électeurs MAGA ont choisi le trolling. Ils ont choisi le spectacle. Ils ont choisi Trump. Et maintenant ils paient le prix. Maintenant ils découvrent que le trolling ne paie pas les factures. Que le spectacle ne nourrit pas les familles. Que Trump ne tient pas ses promesses. Mais il est trop tard. Le mal est fait. Et il continuera pendant des années.
Le syndrome de la dérangement inversé
Au lieu d’accuser les critiques de Trump d’être dérangés, il est temps que les électeurs MAGA fassent un peu d’introspection. À moins que vous ne fassiez partie des dix pour cent qui font avancer l’économie, qu’est-ce que vous pourriez bien attendre qu’il se passe qui ne s’est pas déjà passé ? Trump vous a dit qu’il vous plumerait. Attendre et voir s’il ne le fera pas en 2026 est l’incarnation du Trump Derangement Syndrome. Ce qui était censé être une année phare pour le mouvement MAGA a plutôt vu les électeurs Trump de la classe moyenne et ouvrière nous dire d’« attendre et voir » pendant que leur monde s’effondre. Rien ne résume mieux cela que les nouvelles de Lexington, Nebraska, alors qu’un autre grand conglomérat d’entreprises, Tyson Foods, a annoncé la fermeture d’une usine qui emploie environ un tiers de la population de la ville. Alors que les résidents paniquent face aux retombées économiques pour toute la ville, MS Now a trouvé un supporter de Trump sur le bord d’une route demandant de l’argent. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait des commentaires du président Trump sur le « canular de l’accessibilité », il a déclaré : « Je crois en tout ce que Donald Trump fait. »
Pendant près d’une décennie, nous nous sommes habitués à ce type d’interviews piège avec les électeurs MAGA. Et la réponse par défaut était de nous dire d’attendre et de voir et de laisser Trump gérer les choses comme il le souhaite. L’idée que le président avait été retenu lors de son premier mandat par les Démocrates, les Républicains, la Cour suprême, les experts travaillant au gouvernement et même la Constitution embêtante était la façon dont MAGA déplaçait les poteaux de but. Ouais, il pourrait faire ce qu’il veut quand nous lui donnons un pouvoir presque illimité. Et Trump a obtenu cela en janvier dernier. Non seulement il a prouvé que ses détracteurs avaient tort avec un comeback politique pour les âges, mais il a également mené les Républicains au contrôle des deux chambres du Congrès, hérité d’une Cour suprême très sympathique et conservatrice, et d’un Cabinet plein de gens qui ne peuvent pas lui dire non. C’était littéralement le rêve des électeurs MAGA devenu réalité. Mais maintenant, nous devons attendre jusqu’en 2026 pour voir les bénéfices pour les électeurs MAGA de la classe moyenne et ouvrière ?
Trump Derangement Syndrome. Ils l’utilisaient pour décrire ceux qui critiquaient Trump. Mais maintenant, c’est eux qui en souffrent. Eux qui continuent de croire malgré toutes les preuves du contraire. Eux qui continuent d’attendre malgré toutes les trahisons. Eux qui continuent d’espérer malgré toutes les déceptions. C’est ça le vrai Trump Derangement Syndrome. Croire en quelqu’un qui vous a prouvé encore et encore qu’il ne mérite pas votre confiance. Attendre quelque chose qui ne viendra jamais. Espérer un miracle qui n’arrivera pas.
Section 7 : L'enrichissement de la famille Trump
Drainer le marais pour mieux le remplir
Les électeurs MAGA avaient raison de s’en prendre aux membres du Congrès pour s’être enrichis en tant que fonctionnaires. Mais drainer le marais a été très lucratif pour la famille Trump, à hauteur de 3 milliards de dollars. Il n’y a qu’un nombre limité de façons dont vous pouvez vous faire avoir avant de devoir admettre que vous avez été dupé. Je sais, l’alternative était pire, n’est-ce pas ? Quand je regarde les prix des produits alimentaires, je me dis qu’au moins je n’ai pas à écouter le rire de Kamala Harris. Mais les électeurs MAGA avaient une très bonne alternative. Bon sang, ils avaient deux bonnes alternatives. Le gouverneur de Floride Ron DeSantis et l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley auraient tous deux été bien meilleurs pour les électeurs MAGA d’un kilomètre, et pourtant Trump a prévalu parce qu’il excellait dans le trolling. La mauvaise nouvelle pour les électeurs MAGA est que le fait que Trump agisse comme un clown ne met pas d’argent dans votre portefeuille, ne nourrit pas votre famille et ne vous offre pas de sécurité.
La pire nouvelle est que le pire pourrait encore venir. Tous les yeux sont maintenant concentrés sur la seule chose sur laquelle Trump peut accrocher son chapeau MAGA, le marché boursier. Y a-t-il une bulle comme certains experts parient qu’elle existe ? Y aura-t-il un ralentissement indépendamment de l’existence d’une bulle de l’IA ? Les effets à long terme des tarifs douaniers affecteront-ils les résultats de l’Amérique corporative en 2026 ? Si c’est le cas, alors la foule « attendez et voyez » ne pourra plus se permettre d’attendre et de voir. Au lieu d’accuser les critiques de Trump d’être dérangés, il est temps que les électeurs MAGA fassent un peu d’introspection. À moins que vous ne fassiez partie des dix pour cent qui font avancer l’économie, qu’est-ce que vous pourriez bien attendre qu’il se passe qui ne s’est pas déjà passé ? Trump vous a dit qu’il vous plumerait. Attendre et voir s’il ne le fera pas en 2026 est l’incarnation du Trump Derangement Syndrome.
3 milliards de dollars. C’est ce que la famille Trump a gagné pendant que ses électeurs perdaient tout. 3 milliards pendant que 361 000 personnes perdaient leur emploi. 3 milliards pendant que les prix de l’électricité grimpaient de 9 pour cent. 3 milliards pendant que les familles ouvrières se demandaient comment joindre les deux bouts. Drainer le marais ? Non. Le remplir. Le remplir avec l’argent de ceux qui ont cru. De ceux qui ont voté. De ceux qui ont espéré. Et maintenant ils découvrent la vérité. Mais il est trop tard.
Les promesses brisées de l’Obamacare
Les électeurs MAGA ont voté pour Trump pour se débarrasser de l’Affordable Care Act seulement pour découvrir qu’une fois de plus, Trump n’a pas de plan de soins de santé. Ou peut-être que le plan depuis le début était de laisser les primes monter en flèche pour les électeurs MAGA afin que sa famille et ses amis puissent s’enrichir. Les électeurs MAGA avaient raison de s’en prendre aux membres du Congrès pour s’être enrichis en tant que fonctionnaires. Mais drainer le marais a été très lucratif pour la famille Trump, à hauteur de 3 milliards de dollars. Il n’y a qu’un nombre limité de façons dont vous pouvez vous faire avoir avant de devoir admettre que vous avez été dupé. Je sais, l’alternative était pire, n’est-ce pas ? Quand je regarde les prix des produits alimentaires, je me dis qu’au moins je n’ai pas à écouter le rire de Kamala Harris. Mais les électeurs MAGA avaient une très bonne alternative. Bon sang, ils avaient deux bonnes alternatives.
Le gouverneur de Floride Ron DeSantis et l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley auraient tous deux été bien meilleurs pour les électeurs MAGA d’un kilomètre, et pourtant Trump a prévalu parce qu’il excellait dans le trolling. La mauvaise nouvelle pour les électeurs MAGA est que le fait que Trump agisse comme un clown ne met pas d’argent dans votre portefeuille, ne nourrit pas votre famille et ne vous offre pas de sécurité. La pire nouvelle est que le pire pourrait encore venir. Tous les yeux sont maintenant concentrés sur la seule chose sur laquelle Trump peut accrocher son chapeau MAGA, le marché boursier. Y a-t-il une bulle comme certains experts parient qu’elle existe ? Y aura-t-il un ralentissement indépendamment de l’existence d’une bulle de l’IA ? Les effets à long terme des tarifs douaniers affecteront-ils les résultats de l’Amérique corporative en 2026 ? Si c’est le cas, alors la foule « attendez et voyez » ne pourra plus se permettre d’attendre et de voir.
Pas de plan de soins de santé. Encore. Après toutes ces années. Après toutes ces promesses. Pas de plan. Juste des primes qui montent. Juste des familles qui souffrent. Juste des électeurs qui découvrent qu’ils ont été dupés. Encore une fois. Et ils continuent d’attendre. De croire. De se dire que cette fois sera différente. Mais ça ne sera jamais différent. Pas avec Trump. Jamais avec Trump.
Section 8 : Le coût réel de l'America First
Une économie pour les riches uniquement
Personne ne s’attendait vraiment à ce que les prix baissent dès le premier jour, mais à ce stade, le coût de la nourriture, des vêtements, des transports et des assurances a continué d’augmenter tout au long de l’année 2025. L’économie croît-elle et le marché boursier est-il en hausse ? Oui, mais qui dépense l’argent et investit ? Les riches. Les dix pour cent les plus riches des Américains font avancer cette économie. Tous les autres réduisent leurs dépenses. Il est temps pour les électeurs MAGA de la classe moyenne et ouvrière de voir qu’America First a mis les électeurs MAGA en dernier. Les électeurs MAGA voulaient mettre fin aux guerres éternelles. Les actions militaires cette année au Venezuela, au Nigeria, en Syrie et au Yémen disent le contraire. Les électeurs MAGA voulaient cesser d’envoyer de l’aide aux pays étrangers et essaient maintenant d’expliquer pourquoi Israël, l’Argentine et même l’Ukraine reçoivent des milliards. Le renflouement de l’Argentine était particulièrement odieux car il a finalement nui aux agriculteurs américains, entraînant le besoin de 12 milliards de dollars d’aide gouvernementale.
Ces 12 milliards de dollars, soit dit en passant, ne couvrent même pas les pertes subies par les agriculteurs à cause de Trump. Les électeurs MAGA ont voté pour Trump pour se débarrasser de l’Affordable Care Act seulement pour découvrir qu’une fois de plus, Trump n’a pas de plan de soins de santé. Ou peut-être que le plan depuis le début était de laisser les primes monter en flèche pour les électeurs MAGA afin que sa famille et ses amis puissent s’enrichir. Les électeurs MAGA avaient raison de s’en prendre aux membres du Congrès pour s’être enrichis en tant que fonctionnaires. Mais drainer le marais a été très lucratif pour la famille Trump, à hauteur de 3 milliards de dollars. Il n’y a qu’un nombre limité de façons dont vous pouvez vous faire avoir avant de devoir admettre que vous avez été dupé. Je sais, l’alternative était pire, n’est-ce pas ? Quand je regarde les prix des produits alimentaires, je me dis qu’au moins je n’ai pas à écouter le rire de Kamala Harris.
Une économie pour les riches. C’est ça l’America First de Trump. Les dix pour cent les plus riches prospèrent. Le marché boursier grimpe. Les milliardaires s’enrichissent. Et les autres ? Ils réduisent leurs dépenses. Ils comptent chaque dollar. Ils se demandent comment ils vont payer la prochaine facture. C’est ça l’America First. Une Amérique où seuls les riches comptent. Où seuls les puissants prospèrent. Où les électeurs MAGA sont en dernier.
La bulle qui menace d’éclater
La mauvaise nouvelle pour les électeurs MAGA est que le fait que Trump agisse comme un clown ne met pas d’argent dans votre portefeuille, ne nourrit pas votre famille et ne vous offre pas de sécurité. La pire nouvelle est que le pire pourrait encore venir. Tous les yeux sont maintenant concentrés sur la seule chose sur laquelle Trump peut accrocher son chapeau MAGA, le marché boursier. Y a-t-il une bulle comme certains experts parient qu’elle existe ? Y aura-t-il un ralentissement indépendamment de l’existence d’une bulle de l’IA ? Les effets à long terme des tarifs douaniers affecteront-ils les résultats de l’Amérique corporative en 2026 ? Si c’est le cas, alors la foule « attendez et voyez » ne pourra plus se permettre d’attendre et de voir. Au lieu d’accuser les critiques de Trump d’être dérangés, il est temps que les électeurs MAGA fassent un peu d’introspection. À moins que vous ne fassiez partie des dix pour cent qui font avancer l’économie, qu’est-ce que vous pourriez bien attendre qu’il se passe qui ne s’est pas déjà passé ?
Trump vous a dit qu’il vous plumerait. Attendre et voir s’il ne le fera pas en 2026 est l’incarnation du Trump Derangement Syndrome. Le travailleur américain avait besoin d’un champion en 2025, mais plutôt que de tenir sa promesse d’un « âge d’or » pour la classe ouvrière et la fabrication américaine, l’administration Trump a laissé les travailleurs lutter pour trouver des emplois et mal préparés à faire face aux coûts croissants. Les attaques de l’administration Trump contre les syndicats et le salaire minimum, le licenciement de dirigeants pro-travailleurs dans les agences fédérales et la nomination de personnes ayant des antécédents d’opposition aux politiques pro-travailleurs aggraveront probablement les choses pour les travailleurs américains à l’avenir. Le président Trump parle bien pour les travailleurs, mais les résultats de sa première année de retour au pouvoir ont été assez médiocres. L’administration a promis de relancer la fabrication en imposant des tarifs douaniers, mais a plutôt livré un « Liberation Day » qui a inauguré une perte de 58 000 emplois manufacturiers américains et augmenté les prix des biens ménagers de base.
Une bulle qui menace d’éclater. C’est tout ce qui reste à Trump. Le marché boursier. Sa dernière carte. Son dernier argument. Mais que se passera-t-il quand cette bulle éclatera ? Que se passera-t-il quand les effets des tarifs douaniers frapperont vraiment ? Que se passera-t-il quand la récession arrivera ? Les électeurs MAGA ne pourront plus attendre. Ils ne pourront plus espérer. Ils devront enfin faire face à la réalité. Trump les a trahis. Et il continuera de les trahir.
Section 9 : Les données qui ne mentent pas
361.000 emplois perdus, une réalité brutale
Depuis que l’administration Trump a pris ses fonctions en janvier, 361 000 travailleurs de moins sans diplôme universitaire ont des emplois. Bien que plus de 750 000 emplois aient été créés pour les travailleurs ayant des diplômes universitaires jusqu’à présent en 2025, la classe ouvrière dans son ensemble a perdu des centaines de milliers d’emplois, et les travailleurs les moins éduqués ont supporté le poids des diminutions d’emploi. La fabrication américaine, traditionnellement considérée comme une voie vers la classe moyenne pour les travailleurs sans diplôme universitaire, a décliné sous la direction du président Trump, en particulier après l’annonce par l’administration en avril 2025 du « Liberation Day » avec des tarifs douaniers emblématiques sur presque tous les pays. Depuis janvier 2025, 49 000 emplois manufacturiers ont été perdus, et 58 000 ont été perdus d’avril à septembre. Malgré l’objectif déclaré de l’administration de relancer la fabrication américaine en imposant des tarifs douaniers, les fabricants américains peinent à faire face à la hausse des coûts.
Le déclin de la fabrication ne montre aucun signe de ralentissement. Une estimation privée des pertes d’emplois d’ADP Research a révélé que 18 000 emplois manufacturiers supplémentaires ont été perdus rien qu’en novembre. Bien que le président Trump ait hérité d’une économie avec des niveaux élevés de croissance des salaires réels de la classe ouvrière en janvier, la croissance des salaires a ralenti cette année pour les travailleurs sans diplôme universitaire. En janvier 2025, les salaires réels pour tous les travailleurs augmentaient à un taux annuel de 2,1 pour cent. Mais la croissance des salaires a ralenti pour la classe ouvrière depuis janvier, la croissance des salaires ayant chuté de 0,5 point de pourcentage pour les travailleurs ayant un diplôme d’études secondaires ou moins et de 0,7 point de pourcentage pour les travailleurs ayant des diplômes d’associé jusqu’en septembre. La croissance des salaires réels a diminué parce que les salaires des travailleurs n’augmentent pas aussi rapidement alors que l’inflation reste élevée.
Les chiffres ne mentent pas. 361 000 emplois perdus. 58 000 emplois manufacturiers évaporés. La croissance des salaires qui ralentit. L’inflation qui reste élevée. Ce sont des faits. Des réalités. Des vérités que personne ne peut nier. Et pourtant, Trump continue de mentir. De promettre. De dire que tout va bien. Que l’économie est forte. Que les travailleurs prospèrent. Mais les chiffres disent le contraire. Les chiffres disent la vérité. Et la vérité, c’est que Trump a trahi ses électeurs.
Les prix qui explosent, les salaires qui stagnent
Même si l’emploi et la croissance des salaires pour les personnes de la classe ouvrière ont diminué, les coûts de la vie tels que les prix de l’électricité et de la nourriture augmentent. De janvier à août 2025, le dernier mois avec des données disponibles, les prix réels que les consommateurs paient pour l’électricité pour leurs maisons ont augmenté de plus de 9 pour cent. Bien que la moyenne nationale du prix de l’électricité résidentielle ait tendance à être plus élevée en été qu’en hiver, les prix d’août 2025 sont encore 3,1 pour cent plus élevés que les prix d’août 2024 après avoir pris en compte l’inflation, et les analystes ont prévu une augmentation annuelle moyenne de 100 dollars pour les factures d’électricité seules pour les ménages américains en 2025. L’U.S. Energy Information Administration prédit que les prix réels l’année prochaine seront encore plus élevés. Les prix des biens de base tels que la nourriture et les appareils électroménagers ont tous augmenté en raison des tarifs douaniers.
L’administration a augmenté les tarifs douaniers à des niveaux jamais vus depuis près d’un siècle, avec pour résultat que les consommateurs américains paient maintenant des prix plus élevés pour les biens importés et que les fabricants américains luttent avec des coûts plus élevés, qui dans de nombreux cas finissent par être répercutés sur le consommateur. Le Yale Budget Lab estime que les tarifs douaniers coûteront en moyenne 1 700 dollars par an à chaque ménage. En plus des tendances de prix existantes, les chercheurs ont estimé que, depuis le début des annonces de tarifs douaniers en mars jusqu’en novembre, les prix ont augmenté de 9,2 pour cent supplémentaires pour le café, le thé et le cacao, de 5,5 pour cent pour les fruits, de 5,6 pour cent pour les gros appareils électroménagers, de 6,2 pour cent pour la viande et de 2 pour cent pour les produits pharmaceutiques par rapport à la tendance des prix établie avant l’imposition des tarifs douaniers, d’octobre 2024 à mars 2025.
Les prix explosent. Les salaires stagnent. C’est l’équation de la misère. L’équation de la trahison. L’équation de l’America First de Trump. Chaque mois, les familles ouvrières voient leur pouvoir d’achat diminuer. Chaque mois, elles doivent faire des choix impossibles. Payer l’électricité ou acheter de la nourriture ? Payer le loyer ou acheter des médicaments ? Ce sont les choix que Trump impose à ceux qui l’ont élu. Ce sont les conséquences de ses politiques. Et il appelle ça une victoire.
Section 10 : L'héritage toxique pour l'avenir
Des décennies de recul pour les travailleurs
À l’avenir, les problèmes économiques auxquels sont confrontées les familles de la classe ouvrière pourraient s’aggraver en raison des attaques de l’administration contre les lois du travail et de l’emploi. Les politiques visant à promouvoir les syndicats et à augmenter les normes de salaire minimum, ainsi que les agences fédérales et les juges qui appliquent les règles au nom des travailleurs et du public, aideraient tous la classe ouvrière à joindre les deux bouts, mais les actions de l’administration ont affaibli chacune de ces protections de manière significative. Les syndicats augmentent les revenus à vie pour les travailleurs sans diplôme universitaire de 1,5 million de dollars et augmentent la richesse des ménages pour une famille typique avec un diplôme d’études secondaires et aucune expérience universitaire de 90 pour cent. Les syndicats peuvent également négocier des contrats qui atténuent les effets des licenciements et garantissent que les salaires augmentent plus rapidement que l’inflation. Malgré les avantages des syndicats pour les personnes de la classe ouvrière, l’administration Trump a attaqué sans relâche les syndicats.
Par le biais de décrets, le président Trump a éliminé les droits de négociation collective pour plus d’1 million de travailleurs fédéraux, de loin la plus grande action unique de destruction syndicale dans l’histoire américaine selon les mots d’un historien du travail, et a pris des mesures pour affaiblir l’agence fédérale responsable de garantir que les travailleurs du secteur privé ont le droit de s’organiser. Les législateurs du Congrès ont signalé leur désir de freiner cet excès de destruction syndicale : les représentants Jared Golden et Brian Fitzpatrick ont présenté le Protect America’s Workforce Act bipartisan, qui annulerait les attaques de l’administration contre les syndicats fédéraux. L’administration Trump a également attaqué le salaire minimum, l’une des protections les plus fondamentales dont disposent les travailleurs américains. L’administration Trump a proposé une règle qui éliminerait les protections du salaire minimum pour jusqu’à 3,7 millions de travailleurs domestiques, qui travaillent dans les maisons des gens pour fournir des soins et une assistance aux enfants et permettre aux Américains vieillissants et aux personnes handicapées de vivre de manière indépendante dans leurs communautés locales.
L’héritage de Trump ne sera pas seulement une année terrible. Ce sera des décennies de recul. Des décennies où les travailleurs auront moins de droits. Moins de protections. Moins de pouvoir. Les juges qu’il a nommés serviront pendant des décennies. Les lois qu’il a affaiblies prendront des années à restaurer. Les syndicats qu’il a détruits mettront des générations à se reconstruire. C’est ça son héritage. Pas la grandeur. Pas la prospérité. Mais la destruction. La trahison. L’abandon de ceux qui ont cru en lui.
Un système judiciaire truqué pour des générations
L’administration a affaibli d’autres agences qui protègent également les travailleurs. Elle a remplacé les principaux dirigeants pro-travailleurs des agences fédérales, notamment au National Labor Relations Board, au Department of Labor et à l’Equal Employment Opportunity Commission, par d’anciens avocats du côté de la direction et des personnes nommées ayant un historique anti-syndical. Ces agences ont également réduit les protections et l’application de la lutte contre la discrimination et réduit les pénalités pour les violations de la sécurité au travail, ce qui signifie que les travailleurs ne peuvent plus compter sur les agences fédérales pour appliquer vigoureusement les lois du travail qui les protègent contre la discrimination, la sécurité et les violations des salaires et des heures. Un président pro-travailleurs pourrait nommer des juges fédéraux ayant un historique de défense des travailleurs pour donner aux travailleurs une audience plus équitable devant les tribunaux. Mais au lieu de nommer des juges pro-travailleurs au banc fédéral, l’administration Trump a choisi plusieurs personnes nommées judiciaires qui ont agi pour éliminer ou affaiblir les protections pour les travailleurs.
Parmi les personnes nommées par le président Trump au pouvoir judiciaire fédéral figure Edmund LaCour, qui a travaillé pour arrêter les augmentations du salaire minimum en représentant l’International Franchise Association dans son effort pour accorder aux restaurants de restauration rapide et autres franchises une exemption de trois ans pour augmenter les salaires selon le salaire minimum de 15 dollars de Seattle. En tant que procureur général de l’Alabama, LaCour a réussi à défendre une loi qui bloquait l’augmentation du salaire local de Birmingham. Alors qu’elle travaillait au bureau du procureur général du Missouri, Maria Lanahan a défendu la loi de 2018 de l’État qui désignait la plupart des employés de l’État comme étant « à volonté », éliminant les protections contre le licenciement injuste et les principes du système de mérite pour les travailleurs du secteur public. De même, Stephen Chad Meredith a réussi à défendre la loi du Kentucky sur le « droit au travail », qui a miné le droit des travailleurs du secteur privé de former, de rejoindre et de maintenir des syndicats.
Un système judiciaire truqué. Pour des générations. C’est peut-être l’héritage le plus toxique de Trump. Ces juges qu’il a nommés serviront pendant trente, quarante ans. Ils bloqueront les augmentations de salaire minimum. Ils affaibliront les syndicats. Ils protégeront les entreprises contre les travailleurs. Et il n’y aura rien à faire. Rien. Parce que les juges sont nommés à vie. Parce que le système est truqué. Parce que Trump a gagné. Et les travailleurs ont perdu. Pour des générations.
Section 11 : Le réveil qui tarde à venir
Combien de temps encore avant la prise de conscience ?
Au lieu d’accuser les critiques de Trump d’être dérangés, il est temps que les électeurs MAGA fassent un peu d’introspection. À moins que vous ne fassiez partie des dix pour cent qui font avancer l’économie, qu’est-ce que vous pourriez bien attendre qu’il se passe qui ne s’est pas déjà passé ? Trump vous a dit qu’il vous plumerait. Attendre et voir s’il ne le fera pas en 2026 est l’incarnation du Trump Derangement Syndrome. Le travailleur américain avait besoin d’un champion en 2025, mais plutôt que de tenir sa promesse d’un « âge d’or » pour la classe ouvrière et la fabrication américaine, l’administration Trump a laissé les travailleurs lutter pour trouver des emplois et mal préparés à faire face aux coûts croissants. Les attaques de l’administration Trump contre les syndicats et le salaire minimum, le licenciement de dirigeants pro-travailleurs dans les agences fédérales et la nomination de personnes ayant des antécédents d’opposition aux politiques pro-travailleurs aggraveront probablement les choses pour les travailleurs américains à l’avenir.
Le président Trump parle bien pour les travailleurs, mais les résultats de sa première année de retour au pouvoir ont été assez médiocres. L’administration a promis de relancer la fabrication en imposant des tarifs douaniers, mais a plutôt livré un « Liberation Day » qui a inauguré une perte de 58 000 emplois manufacturiers américains et augmenté les prix des biens ménagers de base. Ce qui était censé être une année phare pour le mouvement MAGA a plutôt vu les électeurs Trump de la classe moyenne et ouvrière nous dire d' »attendre et voir » pendant que leur monde s’effondre. Rien ne résume mieux cela que les nouvelles de Lexington, Nebraska, alors qu’un autre grand conglomérat d’entreprises, Tyson Foods, a annoncé la fermeture d’une usine qui emploie environ un tiers de la population de la ville. Alors que les résidents paniquent face aux retombées économiques pour toute la ville, MS Now a trouvé un supporter de Trump sur le bord d’une route demandant de l’argent. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait des commentaires du président Trump sur le « canular de l’accessibilité », il a déclaré : « Je crois en tout ce que Donald Trump fait. »
Combien de temps encore ? Combien de trahisons faudra-t-il ? Combien d’emplois perdus ? Combien de promesses brisées ? Combien de mensonges avant que les électeurs MAGA réalisent qu’ils ont été dupés ? Cet homme au bord de la route à Lexington, qui a perdu son emploi mais continue de croire en Trump, il résume tout. La foi aveugle. L’espoir désespéré. L’attente sans fin. Mais à un moment donné, il faudra bien se réveiller. À un moment donné, il faudra bien faire face à la réalité. Trump ne tiendra jamais ses promesses. Jamais.
La responsabilité des électeurs face à leurs choix
Pendant près d’une décennie, nous nous sommes habitués à ce type d’interviews piège avec les électeurs MAGA. Et la réponse par défaut était de nous dire d’attendre et de voir et de laisser Trump gérer les choses comme il le souhaite. L’idée que le président avait été retenu lors de son premier mandat par les Démocrates, les Républicains, la Cour suprême, les experts travaillant au gouvernement et même la Constitution embêtante était la façon dont MAGA déplaçait les poteaux de but. Ouais, il pourrait faire ce qu’il veut quand nous lui donnons un pouvoir presque illimité. Et Trump a obtenu cela en janvier dernier. Non seulement il a prouvé que ses détracteurs avaient tort avec un comeback politique pour les âges, mais il a également mené les Républicains au contrôle des deux chambres du Congrès, hérité d’une Cour suprême très sympathique et conservatrice, et d’un Cabinet plein de gens qui ne peuvent pas lui dire non. C’était littéralement le rêve des électeurs MAGA devenu réalité.
Mais maintenant, nous devons attendre jusqu’en 2026 pour voir les bénéfices pour les électeurs MAGA de la classe moyenne et ouvrière ? Personne ne s’attendait vraiment à ce que les prix baissent dès le premier jour, mais à ce stade, le coût de la nourriture, des vêtements, des transports et des assurances a continué d’augmenter tout au long de l’année 2025. L’économie croît-elle et le marché boursier est-il en hausse ? Oui, mais qui dépense l’argent et investit ? Les riches. Les dix pour cent les plus riches des Américains font avancer cette économie. Tous les autres réduisent leurs dépenses. Il est temps pour les électeurs MAGA de la classe moyenne et ouvrière de voir qu’America First a mis les électeurs MAGA en dernier. Les électeurs MAGA voulaient mettre fin aux guerres éternelles. Les actions militaires cette année au Venezuela, au Nigeria, en Syrie et au Yémen disent le contraire. Les électeurs MAGA voulaient cesser d’envoyer de l’aide aux pays étrangers et essaient maintenant d’expliquer pourquoi Israël, l’Argentine et même l’Ukraine reçoivent des milliards.
La responsabilité. C’est un mot difficile. Un mot que personne ne veut entendre. Mais il faut bien le dire. Les électeurs MAGA ont une responsabilité dans ce qui arrive. Ils ont choisi Trump. Encore et encore. Malgré tous les signes. Malgré toutes les preuves. Malgré toutes les trahisons du premier mandat. Ils ont choisi de croire. De faire confiance. D’espérer. Et maintenant ils paient le prix. Mais la question reste : vont-ils enfin assumer cette responsabilité ? Vont-ils enfin reconnaître leur erreur ? Ou vont-ils continuer d’attendre ? De croire ? D’espérer ?
Conclusion : L'année où le rêve MAGA est mort
Un bilan accablant pour 2025
Le président Trump a promis d’être un « champion pour le travailleur américain », mais les actions de son administration préparent les travailleurs sans diplôme universitaire à l’échec. La première année de la seconde administration Trump a entraîné des pertes d’emplois, un ralentissement de la croissance des salaires et une hausse des coûts pour les Américains de la classe ouvrière par rapport au début de 2025. Avec un marché du travail difficile, des salaires qui n’augmentent pas assez rapidement, et des syndicats et normes du travail affaiblis, les familles ouvrières ont plus de mal à faire face à la hausse des coûts des produits essentiels, notamment l’électricité, la nourriture et les appareils électroménagers. Dans le même temps, l’administration démantèle les syndicats, réduit le salaire minimum, affaiblit les agences qui protègent les travailleurs et installe des juges anti-travailleurs dans le système judiciaire, ce qui aggravera probablement les difficultés de la classe ouvrière à l’avenir. Les données les plus récentes sur l’emploi et les coûts de la vie depuis le début du second mandat du président Trump montrent que même après avoir pris en compte l’inflation, l’emploi global pour les travailleurs sans diplôme universitaire a chuté de 361 000 emplois de janvier à septembre 2025.
Le travailleur américain avait besoin d’un champion en 2025, mais plutôt que de tenir sa promesse d’un « âge d’or » pour la classe ouvrière et la fabrication américaine, l’administration Trump a laissé les travailleurs lutter pour trouver des emplois et mal préparés à faire face aux coûts croissants. Les attaque
Écrit par : Allusion | 01/01/2026
Un repli stratégique… ou forcé ?
Ça y est, il a fini par lâcher du lest. Mercredi, Donald Trump a annoncé qu’il retirait la Garde nationale de Chicago, de Portland et de Los Angeles. On sentait le vent tourner depuis quelques jours, surtout avec la série de claques juridiques que son administration a reçues récemment sur la légalité de tout ce déploiement.
Bien sûr, fidèle à son habitude sur son réseau Truth Social, le président ne présente pas ça comme une défaite, loin de là. Selon lui, la criminalité a été « considérablement réduite » dans ces villes. C’est sa version des faits. Il en a même profité pour lancer un avertissement, un peu menaçant si vous voulez mon avis : « Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte, lorsque la criminalité recommencera à augmenter – ce n’est qu’une question de temps! » a-t-il écrit. Comme s’il attendait juste que ça dérape à nouveau pour dire « je vous l’avais bien dit ».
En réalité, ces dernières semaines, la pression était devenue intenable. La Cour suprême avait bloqué le déploiement à Chicago, et des juges fédéraux avaient fait pareil pour Los Angeles et Portland. Disons que ça commençait à faire beaucoup.
Bras de fer juridique et vieille loi de 1878
Pour bien comprendre, il faut revenir un peu en arrière. Ça fait plusieurs mois que Donald Trump a envoyé ces troupes dans des villes dirigées par des démocrates — il y avait aussi Memphis dans le lot — officiellement pour lutter contre le crime et donner un coup de main à la police de l’immigration. Sauf que voilà, les démocrates n’ont jamais avalé la pilule. Ils ont tout de suite crié à la manœuvre autoritaire, accusant le président d’outrepasser ses pouvoirs. Faut dire que la Garde nationale, c’est particulier : elle est normalement sous la double tutelle du président et du gouverneur local.
Trump, lui, n’y est pas allé de main morte mercredi en traitant ces maires et gouverneurs démocrates de gens « très incompétents ». Il a dit qu’il avait du mal à croire qu’ils veuillent leur départ vu les « progrès considérables » réalisés. Enfin… c’est ce qu’il prétend.
Mais le coup de grâce est tombé le 23 décembre. La Cour suprême a jugé que le gouvernement n’avait pas donné de base légale valable pour justifier la présence des soldats à Chicago. Aux États-Unis, on ne rigole pas avec ça : le déploiement n’est autorisé que dans des circonstances exceptionnelles. Ils ont ressorti le Posse Comitatus Act, une vieille loi de 1878 — oui, ça date pas d’hier — qui interdit formellement d’utiliser des militaires pour des opérations de maintien de l’ordre classique.
La Californie et Newsom : la fin d’une « tactique d’intimidation »
C’est surtout en Californie que ça a chauffé. À la mi-décembre, l’administration Trump avait bien annoncé un retrait partiel, mais c’était… comment dire… un peu de la poudre aux yeux, car une présence « résiduelle » était maintenue. Le bras de fer judiciaire continuait de plus belle. Un juge avait ordonné, toujours à la mi-décembre, de rendre le contrôle de la Garde nationale au gouverneur démocrate, Gavin Newsom.
L’équipe de Trump avait fait appel, évidemment. Mais après la décision de la Cour suprême, leurs chances de gagner sont devenues quasi nulles. Du coup, mercredi matin, quelques heures avant le message de Trump, ils ont esquissé une première reculade en renonçant à demander le contrôle des troupes pendant l’appel.
Gavin Newsom, qui ne porte pas Trump dans son cœur — c’est un euphémisme, vu qu’il se positionne pour 2028 — n’a pas mâché ses mots. Pour lui, cette admission de Trump et des « membres occultes » de son Cabinet marque la fin d’une « tactique d’intimidation illégale ». C’est fort comme langage, non ?
Conclusion : Des « pions politiques » et une démocratie qui tient bon
La réaction la plus cinglante est peut-être venue de Rob Bonta, le procureur général de la Californie. Il a lâché une phrase qui résume bien le sentiment des opposants : « Pendant six mois, les troupes de la Garde nationale de Californie ont été utilisées comme des pions politiques par un président qui veut devenir roi. » Vouloir devenir roi… l’image est parlante.
Il a rappelé un principe de base des fondateurs du pays : la séparation stricte entre les affaires militaires et civiles. L’armée doit rester apolitique, c’est la base. Même si Bonta estime que l’état de droit reste menacé, il s’est réjoui de voir que, pour cette fois au moins, les institutions démocratiques ont tenu bon face à la pression. On peut souffler un peu, je suppose.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/donald-trump-fait-marche-arri%C3%A8re-la-garde-nationale-quitte-chicago-portland-et-los-angeles/ar-AA1ToIog
Écrit par : Allusion | 01/01/2026
C’est le genre de nouvelle qui vous fait renverser votre café le matin, n’est-ce pas ? Imaginez un peu la scène : en pleine nuit, des explosions ont secoué Caracas, la capitale du Venezuela. Au départ, c’était flou, juste des rapports signalant de la fumée et du feu dans le ciel sud-américain. On se demandait ce qui se passait.
Mais voilà que quelques heures plus tard, la confirmation est tombée, et elle ne vient pas de n’importe qui. C’est le président Trump lui-même qui a vendu la mèche. Selon lui, il ne s’agit pas juste de quelques frappes isolées, mais d’une opération militaire complète qui a carrément renversé le pouvoir en place. Il affirme avoir retiré le président Nicolas Maduro de ses fonctions. C’est brutal, soudain, et ça change tout dans la région.
L’opération Delta Force et les déclarations sur Truth Social
Donald Trump n’a pas perdu de temps pour revendiquer l’action. Dans son tout premier message sur Truth Social depuis que les bruits de bottes ont commencé ce samedi 3 janvier, il a été très clair. Il a confirmé l’attaque militaire et a lâché cette bombe : ils ont exfiltré le dirigeant du pays.
Voici ce qu’il a écrit, et je cite pour être précis : « Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une frappe à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui a été, avec sa femme, capturé et transporté hors du pays. » Vous imaginez ? Cilia Flores, son épouse, a aussi été emmenée par l’équipe des forces spéciales. On croit comprendre que c’est la fameuse Delta Force qui a été utilisée pour cette extraction. C’est du jamais vu, une action sans précédent contre un chef d’État en Amérique du Sud.
Le président a précisé que cette destitution était considérée comme une affaire criminelle pour la justice américaine. Il a ajouté : « Cette opération a été menée conjointement avec les forces de l’ordre américaines. Détails à suivre. Il y aura une conférence de presse aujourd’hui à 11h00, à Mar-a-Lago. » D’ailleurs, le gouvernement vénézuélien a dénoncé ces attaques, qui auraient aussi touché les régions de Miranda, Aragua et La Guaira durant la nuit.
De chauffeur de bus à la cible numéro un : le contexte pétrolier
Faisons un petit retour en arrière pour comprendre qui est cet homme. Nicolas Maduro, 63 ans, n’a pas toujours été dans les palais présidentiels. Il a commencé sa vie comme simple chauffeur de bus, vous vous rendez compte ? Il a gravi les échelons du pouvoir politique dans ce pays socialiste grâce au mouvement syndical, pour finalement remplacer l’influent révolutionnaire Hugo Chavez à la tête de la nation.
Il a pris ses fonctions en 2013, juste après la victoire électorale de Chavez qui est mort peu après. Depuis, Maduro est largement vu par beaucoup comme un dictateur qui a bloqué toute élection équitable selon les organisations internationales. Les États-Unis essaient depuis longtemps de le faire tomber, à coups de sanctions économiques et d’actions secrètes.
Mais pourquoi un tel acharnement ? Eh bien, n’oublions pas que cet État socialiste est assis sur les plus grandes réserves de pétrole brut vérifiées au monde. Et ce n’est pas tout. Le pays regorge de minéraux de terres rares, y compris cet élément crucial qu’est le lithium — vous savez, ce qui alimente nos batteries, nos puces et tous nos appareils. Le président Trump a d’ailleurs affirmé qu’une grande partie de ces ressources nationalisées avait été « volée » aux intérêts commerciaux américains par les socialistes au pouvoir. C’est souvent une histoire de gros sous, au fond.
Conclusion : Réactions en chaîne et tensions aux frontières
Évidemment, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Le gouvernement vénézuélien a publié une déclaration disant qu’il « rejette, répudie et dénonce devant la communauté internationale l’agression militaire extrêmement grave perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique ».
Et ils ont des alliés. Le président cubain, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié l’attaque américaine de « terrorisme d’État ». Dans sa déclaration, il a dit : « Cuba dénonce et exige d’urgence la réaction de la communauté internationale contre l’attaque criminelle des États-Unis contre le Venezuela. » Il parle même de leur « Zone de Paix » (#ZonaDePaz) qui serait brutalement agressée.
Pendant ce temps, c’est l’incertitude totale sur le terrain. L’agence AFP a rapporté que les ressources militaires colombiennes ont été mobilisées autour de sa frontière avec le Venezuela. Toute la région retient son souffle en attendant de voir ce qui va se passer ensuite. C’est une situation explosive, c’est le moins qu’on puisse dire.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trump-annonce-avoir-captur%C3%A9-le-pr%C3%A9sident-v%C3%A9n%C3%A9zu%C3%A9lien-et-son-%C3%A9pouse-apr%C3%A8s-des-frappes-sur-caracas/ar-AA1TuZ9A?ocid=msedgdhp&pc=EDGEDSE&cvid=6958fb7597084f4f8d6eb89d5b26eaed&ei=9
Écrit par : Allusion | 03/01/2026
Le Nouvel An tourne au cauchemar en Suisse : des dizaines de morts dans une explosion, selon la police
Vers 1 h 30 locales, « un incendie d’origine indéterminée s’est produit dans le bar Le Constellation à Crans-Montana », fréquenté par de nombreux touristes, explique dans un communiqué la police du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse.
Écrit par : Allusion | 01/01/2026
Selon un rapport de renseignement du ministère britannique de la Défense daté du 23 décembre, Moscou a subi un taux de pertes humaines constamment élevé depuis le lancement de son invasion de l'Ukraine en 2022, ce qui inclut probablement plus de 400.000 morts et blessés en 2024 et 2025. Cependant, la majorité de ces pertes proviendraient des populations ethniques les plus pauvres de Russie.
Dans une récente mise à jour sur la guerre, le ministère britannique de la Défense a indiqué que la Russie avait enregistré une augmentation de ses pertes quotidiennes de troupes en septembre. La perte quotidienne moyenne a atteint 1 271 soldats, ce qui représente une augmentation par rapport au record déjà historique de mai 2024.Début décembre, Mediazona, média d'investigation indépendant russophone, et le service Russie de la BBC ont publié de nouvelles données sur le nombre de soldats russes tués au combat, données qu'ils ont pu vérifier. Sur les 153. 171 soldats morts, les pertes proportionnellement les plus importantes proviendraient des régions les plus reculées et économiquement défavorisées de Russie Des fêtes pour tous les goûtsCarrefour Belgique·Sponsorisé Selon l'évaluation des données réalisée par United24, les régions présentant certains des taux de mobilisation les plus élevés, telles que le Daghestan, l'Ossétie du Nord, la Tchétchénie et le Bachkortostan (toutes situées dans la région du Caucase du Nord), ainsi que la Bouriatie, la Yakoutie et la Touva (toutes situées dans l'Extrême-Orient russe), ont subi de lourdes pertes.Des régions plus importantes comme Krasnodar, le kraï de Stavropol, Sverdlovsk, Tcheliabinsk, Samara et Rostov ont également enregistré des pertes considérables. Cependant, des régions clés comme Moscou et Saint-Pétersbourg ont connu des pertes proportionnellement moins importantes. Le 24 décembre, Mediazona a rapporté pouvoir confirmer que 156.161 militaires russes avaient été tués dans la guerre contre l'Ukraine. Un rapport révèle le plan du Kremlin pour gérer le nombre élevé de victimes russesLa mobilisation disproportionnée alimente le broyeur à viandeSelon Mediazona, les chercheurs attribuent cet écart aux chiffres de la mobilisation. Le fait que les régions russes ethniquement et économiquement défavorisées aient subi des pertes plus importantes que les autres régions n'est pas un hasard, d'après le ministère britannique de la Défense ; il s'agit d'une stratégie délibérée du Kremlin visant à obtenir des incitations financières pour reconstituer ses forces sans impacter les régions russes plus stratégiques sur le plan politique. Créez Votre Livre Photo A4 Portrait - 21x28 cm - CEWECEWE BE·Sponsorisé « En concentrant ses efforts de recrutement de manière disproportionnée sur les régions pauvres, souvent majoritairement peuplées de minorités ethniques, l'appareil d'État russe tire mieux parti des incitations financières, tout en limitant l'impact sur les populations urbaines russes qui disposent d'un plus grand pouvoir politique », a expliqué le ministère britannique de la Défense. Un rapport révèle le plan du Kremlin pour gérer le nombre élevé de victimes russesLa situation pourrait empirer pour les forces russes en 2026Selon une évaluation du ministère de la Défense, les hauts dirigeants russes et Vladimir Poutine seraient « quasiment » disposés à tolérer un taux de pertes élevé et continu dans la guerre contre l'Ukraine, à condition que ce taux n'affecte pas « négativement le soutien de l'opinion publique ou des élites à la guerre, et que ces pertes puissent être compensées ». Cela pourrait signifier que si la paix n'est pas conclue rapidement, 2026 pourrait être une nouvelle année de pertes russes extrêmement lourdes
Écrit par : Allusion | 01/01/2026
C’est le genre de nouvelle qui glace le sang, surtout quand elle tombe un jour censé être festif. On apprend que Victoria Jones, la fille du célèbre acteur hollywoodien Tommy Lee Jones, a été retrouvée morte dans un hôtel le jour de l’An. C’est terriblement triste de commencer l’année ainsi, vous ne trouvez pas ?
Selon les informations qui nous parviennent, notamment via un rapport de TMZ, la jeune femme aurait été découverte inconsciente dans un hôtel de San Francisco ce fameux 1er janvier. Il semblerait qu’elle ait souffert d’une urgence médicale soudaine.
Les détails sont encore un peu flous, mais le service d’incendie de San Francisco a confirmé l’incident. Apparemment, les ambulanciers ont été appelés en urgence au très chic hôtel Fairmont. L’appel a été enregistré précisément à 2h52 du matin. Une fois sur place, ils ont fait une évaluation de la situation, mais malheureusement, cela a conduit à déclarer le décès de la personne sur les lieux, comme l’a rapporté le magazine People. C’est un drame absolu pour la famille.
Les détails de l’intervention policière et l’enquête
La police n’a pas tardé à communiquer, même si certains détails techniques peuvent sembler un peu froids dans de telles circonstances. Un porte-parole des forces de l’ordre a déclaré à MailOnline : « Le 1/1/26 à environ 3h14 du matin, les officiers de la police de San Francisco ont répondu à un hôtel situé dans le bloc 900 de Mason Street concernant le signalement d’une personne décédée ». Oui, vous avez bien lu la date citée dans le rapport, c’est ce qui est écrit noir sur blanc.
Le communiqué continue en expliquant que sur place, les officiers ont rencontré les médecins. Ces derniers avaient déjà déclaré le décès de la femme adulte. Ensuite, le médecin légiste est arrivé pour mener son enquête. C’est la procédure habituelle, j’imagine.
Pour l’instant, une enquête est en cours sur la mort de cette jeune femme de 34 ans. La cause exacte du décès doit encore être déterminée par le médecin légiste du comté. Cela dit, d’après NBC Bay Area, même si on ne sait pas encore exactement ce qui s’est passé, aucun acte criminel n’est suspecté, ce qui est déjà ça. La police demande d’ailleurs de l’aide : si quelqu’un a des informations, il faut contacter le SFPD au 415-575-4444 ou envoyer un SMS à TIP411 en commençant le message par SFPD.
Qui était Victoria Jones ? Retour sur sa vie et sa carrière
Mais qui était-elle vraiment, au-delà d’être une « fille de » ? Née Victoria Kafka Jones le 3 septembre 1991, elle était le deuxième enfant et la plus jeune de Tommy Lee Jones et de sa seconde épouse, Kimberlea Cloughley. Elle avait aussi un grand frère, Austin, qui a aujourd’hui 42 ans.
Victoria avait attrapé le virus du jeu d’acteur, tout comme son père. Elle s’était d’ailleurs construit une petite carrière d’enfant actrice au début des années 2000. Vous l’avez peut-être aperçue sans le savoir ? Elle a eu des petits rôles, notamment dans un épisode de la série One Tree Hill (Les Frères Scott) et dans le western de 2006, The Three Burials of Melquiades Estrada (Trois enterrements).
Son rôle le plus marquant reste sans doute son apparition en 2002 dans Men in Black II, où elle jouait aux côtés de son illustre papa. Même si elle s’est éloignée des plateaux par la suite, on la voyait souvent accompagner son père lors d’événements tapis rouge et de nombreux festivals de cinéma au fil des ans. Ils avaient l’air proches.
Conclusion : Un père fier et une famille en deuil
Il est touchant de se rappeler comment Tommy Lee Jones parlait de sa fille. Dans une interview accordée au New Yorker en 2006, il ne tarissait pas d’éloges sur ses talents. Il disait : « C’est une bonne actrice, elle a sa carte de la Sag, elle parle un espagnol impeccable ». C’est mignon, cette fierté paternelle, non ?
Il avait même raconté une anecdote sur l’origine de ce bilinguisme : « Quand elle était bébé, j’ai dit à Leticia, sa nourrice, de lui parler en espagnol ». C’est un détail intime qui rend sa disparition encore plus poignante aujourd’hui.
Pour l’heure, le groupe LADbible a indiqué avoir contacté la police de San Francisco, le bureau du médecin légiste, les pompiers ainsi que les représentants de Tommy Lee Jones pour obtenir des commentaires. On attend d’en savoir plus, mais la douleur de la famille doit être immense.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/trag%C3%A9die-au-nouvel-an-la-fille-de-tommy-lee-jones-retrouv%C3%A9e-sans-vie/ar-AA1TrRVA?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=6957f883230c4c0a8f2fdcb1bbc5ad0f&ei=14
Écrit par : Allusion | 02/01/2026
Alors que l’hommage à Brigitte Bardot se poursuit, la Fondation qui porte son nom tire la sonnette d’alarme. Elle dénonce la multiplication de fausses collectes de fonds et d’utilisations frauduleuses de l’image de BB, et annonce que des poursuites judiciaires vont être engagées.
Icône du cinéma français et figure emblématique de la protection animale, Brigitte Bardot s’est éteinte le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans. Connue dans le monde entier sous le surnom de “BB”, elle laisse un héritage artistique et militant qui a marqué plusieurs générations. Retirée de la vie médiatique depuis les années 1970, elle était restée très présente dans l’esprit du public grâce à sa fondation, fondée en 1986 pour la défense des animaux.
Ses obsèques auront lieu à Saint-Tropez, où elle résidait depuis de longues années. Une cérémonie religieuse intime se tiendra le 7 janvier à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, suivie de l’inhumation au cimetière marin, face à La Madrague. Fidèle à ses dernières volontés, l’hommage se déroulera dans la simplicité, sans faste, avec des fleurs champêtres, tandis que le public pourra se recueillir grâce à une retransmission sur écrans géants installés dans la cité tropézienne.
La Fondation Brigitte Bardot annonce que des poursuites judiciaires vont être engagées
Alors que le monde du cinéma pleure toujours sa BB, certains petits malins ont profité de sa disparition pour tenter de se remplir les poches. C’est ce que dénonce la Fondation Brigitte Bardot, expliquant que des publications se présentant comme des collectes de fonds au profit de l’association commencent à voir le jour un peu partout. “La Fondation Brigitte Bardot alerte sur la propagation sur Internet et les réseaux sociaux d'offres à la vente de photographies, montages assistés par intelligence artificielle, supports en tout genre reproduisant l'image de Brigitte Bardot, seule ou avec des animaux et/ou dans des situations fabriquées de toutes pièces. Des poursuites judiciaires seront engagées à l'encontre de toute personne qui se prêtera à ces prétendues collectes de fonds illégales”, a annoncé la Fondation. Et de préciser : “Il est demandé à chacun de respecter la mémoire de la défunte et surtout d'être attentif à ne pas se faire piéger par ces vulgaires et minables opérations de récupération”.
Que vont devenir les animaux de Brigitte Bardot de la Garrigue, son sanctuaire de dix hectares qu’elle possédait à Saint-Tropez ?
Après avoir tourné le dos au cinéma, Brigitte Bardot a dédié son existence à la cause animale, notamment à travers la fondation qu’elle a créée en 1986. Parmi les symboles forts de son engagement figure la Garrigue, un sanctuaire de plus de dix hectares niché sur les hauteurs de Saint-Tropez, acquis en 1979. Pensé comme une ferme-refuge, ce lieu accueillait des animaux sauvés de l’abattoir ou de situations de maltraitance, leur offrant une retraite paisible.
Depuis la disparition de BB, l’avenir de la Garrigue suscite toutefois de nombreuses interrogations. Des dissensions internes ont entraîné le transfert d’une grande partie des animaux vers d’autres structures, ne laissant sur place qu’un nombre très limité de pensionnaires, selon le gérant du site. De son côté, la Fondation Brigitte Bardot rappelle qu’elle n’est pas propriétaire du terrain, ce qui complique toute prise de décision. Si le temps est encore au deuil, la question du devenir du sanctuaire et de ses derniers animaux devra bientôt trouver une réponse.
https://www.google.com/search?q=lanque+en+chine&oq=lanque+en+chine&gs_lcrp=EgRlZGdlKgYIABBFGDkyBggAEEUYOTIJCAEQABgNGIAEMgkIAhAAGA0YgAQyCAgDEAAYDRgeMggIBBAAGA0YHjIKCAUQABgFGA0YHjIKCAYQABgFGA0YHjIKCAcQABgFGA0YHjIKCAgQABgFGA0YHtIBCDUxNDBqMGoxqAIAsAIA&sourceid=chrome&ie=UTF-8
Écrit par : Allusion | 03/01/2026
Avec l'incendie du Bar à Crans Montana en Suisse, et le Trump qui fait la guerre au Venezuela, Brigitte Bardot passe au second plan. Bon week end, le 1er de l'année.
Écrit par : elisabeth | 03/01/2026
Groenland dans le viseur de Trump après l’attaque du Venezuela
Une image qui parle d’elle-même
Le 4 janvier 2026, une simple publication sur le réseau social X, anciennement Twitter, a suffi pour déclencher une onde de choc diplomatique traversant l’Atlantique. Katie Miller, épouse de Stephen Miller, l’influent conseiller du président américain Donald Trump, a partagé une image du Groenland entièrement recouvert des couleurs du drapeau américain. Au-dessus de cette représentation provocatrice, un mot seul, en lettres capitales: « SOON », annonçant implicitement une future absorption de ce territoire danois autonome. Ce geste, apparemment anodin dans sa forme, cache en réalité une profondeur symbolique et politique dévastatrice qui réveille des tensions endormies depuis des décennies entre Washington et Copenhague. L’image montre cette immense île arctique, terre de glace et de roches, transformée en un territoire américain virtuel, comme si le destin du Groenland était déjà scellé par la volonté de l’administration Trump.
Le contexte de cette publication ajoute encore à son caractère explosif. Ce tweet a été publié quelques heures seulement après une opération militaire américaine dramatique au Venezuela, qui a abouti à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse, désormais détenus par les autorités américaines à New York. Dans ce climat d’agressivité accrue de la politique étrangère américaine, le message de Katie Miller prend une résonance particulière. Il suggère une stratégie de domination territoriale qui dépasse largement le cadre du simple commentaire politique. Le Groenland, avec ses immenses ressources naturelles et sa position stratégique dans l’Arctique, devient ainsi l’objet de désirs expansionnistes que Washington n’a jamais vraiment dissimulés, mais que ce geste publie désormais en lettres de feu.
Je suis frappé par l’audace presque insultante de ce geste. Une image, un mot, et voilà que des siècles d’histoire et de relations diplomatiques semblent réduits à néant par la simple arrogance d’un entourage présidentiel qui considère que tout lui est dû. Ce qui me choque le plus, c’est cette conviction tranquille que le monde entier doit se plier à la vision américaine, sans même prendre la peine de masquer ces ambitions derrière des justifications diplomatiques. C’est brutal, c’est décomplexé, et c’est terrifiant.
Les réactions immédiates de Copenhague et Nuuk
La réponse du Danemark ne s’est pas fait attendre. Dès le lendemain, le 5 janvier 2026, l’ambassadeur danois aux États-Unis, Jesper Moeller Soerensen, a réagi publiquement sur X en publiant un message ferme rappelant que son pays s’attend à un « plein respect pour l’intégrité territoriale » du royaume danois. Cette réponse, bien que diplomatiquement formulée, porte en elle une irritation évidente et une détermination inébranlable. L’ambassadeur a accompagné sa déclaration d’un lien vers l’image incriminée, signalant clairement que la publication n’était pas passée inaperçue et que Copenhague entendait défendre sa souveraineté avec force. Il a profité de cette occasion pour rappeler que le Danemark est un allié de l’OTAN qui a considérablement renforcé la sécurité arctique en coopération avec Washington, une allusion subtile mais nette aux obligations mutuelles qui lient les deux nations.
Côté groenlandais, la réaction a été tout aussi directe. Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a qualifié la publication de « irrespectueuse » dans un tweet également publié sur X. Il a souligné que « les relations entre les nations et les peuples se construisent sur le respect mutuel et le droit international, non sur des gestes symboliques qui méconnaissent notre statut et nos droits ». Cependant, Nielsen a tenu à apaiser les craintes en affirmant qu’il n’y a « ni raison de paniquer ni de s’inquiéter », ajoutant fermement que « notre pays n’est pas à vendre, et notre avenir ne se décide pas par des publications sur les réseaux sociaux ». Cette déclaration témoigne de la volonté du Groenland de ne pas céder à la provocation tout en affirmant avec force son droit à l’autodétermination. Elle révèle aussi une certaine fatigue face à ces tentatives répétées de Washington de s’approprier symboliquement, sinon réellement, ce territoire insulaire qui fait partie intégrante du Royaume du Danemark.
Ce qui me révolte dans cette affaire, c’est la légèreté avec laquelle certains considèrent que des nations entières peuvent être mises aux enchères, symboliquement ou non, comme s’il s’agissait d’un terrain de jeu pour ambitions personnelles. Le Groenland n’est pas une marchandise, ce n’est pas un territoire sans âme ni peuple. Il y a des vies, des cultures, une histoire qui ne se résume pas à sa position géostratégique ou à ses ressources. Je ressens une colère profonde face à cette arrogance qui permet de suggérer que tout est achetable, que tout peut être approprié par la simple force de la volonté.
Section 1 : Le contexte historique de l'intérêt américain pour le Groenland
Une fascination ancienne pour le territoire arctique
L’intérêt américain pour le Groenland ne date pas de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Dès 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient établi une présence militaire sur l’île, occupant le territoire pour contrer une potentielle invasion allemande. Cette occupation, bien que techniquement illégale au regard du droit international, avait été tolérée par le Danemark alors occupé par l’Allemagne nazie. Après la guerre, les États-Unis ont maintenu une présence militaire permanente, notamment avec la base aérienne de Thulé, aujourd’hui connue sous le nom de Pituffik Space Base. Cette base, située dans le nord-ouest du Groenland, est l’une des installations militaires les plus septentrionales au monde et joue un rôle crucial dans la surveillance de l’Arctique et la détection de missiles. La base abrite également un radar avancé qui fait partie du système de défense antimissile américain, témoignant de l’importance stratégique que Washington accorde à cette région.
La guerre froide a renforcé cette importance stratégique. Le Groenland, avec sa position centrale dans l’Arctique, offrait un point d’observation idéal pour surveiller les activités soviétiques dans la région. Les États-Unis ont ainsi investi massivement dans l’infrastructure militaire sur l’île, construisant des bases de radar, des stations de communication et des installations de stockage. Cette présence militaire américaine a longtemps été acceptée, voire bienvenue, par le Danemark et le Groenland comme une protection contre l’Union soviétique. Cependant, avec la fin de la guerre froide et l’émergence de nouvelles menaces, cette relation a commencé à évoluer. Les Groenlandais ont progressivement demandé plus de contrôle sur leur territoire et moins de dépendance militaire envers les États-Unis, créant des tensions qui n’ont fait que s’accentuer avec le temps. L’arrivée de Donald Trump au pouvoir a exacerbé ces tensions, transformant ce qui était autrefois un partenariat militaire en une relation potentiellement conflictuelle.
L’histoire a ceci de fascinant qu’elle nous montre comment les mêmes alliances peuvent basculer du jour au lendemain. Ce qui était hier une protection contre un ennemi commun devient aujourd’hui une source de tension et d’incertitude. Je trouve particulièrement ironique que les mêmes installations militaires qui ont servi à protéger le monde libre pendant la guerre froide soient aujourd’hui au cœur d’un conflit potentiel entre alliés. C’est comme si les fondations mêmes de notre ordre international étaient en train de se fissurer sous nos yeux. Et je ne peux m’empêcher de penser que cette histoire n’est pas finie, que les prochaines années nous réservent probablement encore bien des surprises dans cette région du monde qui, autrefois marginale, est devenue centrale pour la géopolitique du XXIe siècle.
Les tentatives d’achat sous l’administration Trump
L’intérêt manifesté par Donald Trump pour le Groenland lors de son premier mandat avait surpris le monde entier. En août 2019, le Wall Street Journal avait révélé que le président américain avait demandé à ses conseillers d’étudier la possibilité d’acheter le Groenland au Danemark. Cette proposition avait été accueillie avec incrédulité et moquerie à Copenhague. La Première ministre danoise de l’époque, Mette Frederiksen, avait qualifié l’idée d’absurde, un terme qui avait irrité profondément Trump. Le président américain avait en réaction annulé un voyage prévu au Danemark, une décision sans précédent qui avait témoigné de la gravité de l’incident diplomatique. Ce qui avait semblé être une anomalie ou une déclaration intempestive s’est révélé être, avec le recul, le premier signe d’une stratégie plus large et plus déterminée de l’administration Trump envers l’Arctique.
Après sa réélection en 2025, Trump a rapidement renouvelé ses ambitions pour le Groenland. En mai 2025, son administration a commencé à explorer la possibilité d’établir un Compact de Libre Association avec le territoire, un accord qui aurait permis aux États-Unis de fournir des services essentiels, une protection militaire et un commerce accru en franchise de droits au Groenland, tout en laissant techniquement l’île indépendante. En décembre 2025, Trump a nommé Jeff Landry, le gouverneur républicain de la Louisiane, comme envoyé spécial américain au Groenland, avec pour mission déclarée de faire du Groenland une partie des États-Unis. Cette nomination a provoqué une nouvelle vague d’indignation au Danemark, avec le Premier ministre Mette Frederiksen qui a averti que son pays ne cherchait pas le conflit mais que personne ne devait douter que nous resterons fermes sur ce qui est juste et faux. Les sondages ont montré que les Groenlandais s’opposent massivement à devenir une partie des États-Unis, mais cela ne semble pas avoir dissuadé l’administration Trump de poursuivre ses objectifs.
Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette façon de traiter les nations et les territoires comme s’ils étaient des marchandises sur un marché. Le Groenland n’est pas une propriété à vendre ou à acheter, c’est un territoire avec un peuple qui a ses propres aspirations et son propre destin. Et voir un président américain expliquer que le Danemark y était il y a 300 ans avec un bateau, mais que nous y étions aussi avec des bateaux comme si cela justifiait une revendication territoriale, c’est proprement ahurissant. C’est comme si on revenait à l’époque de la colonisation, où la force et la présence permettaient de justifier n’importe quelle appropriation. Je suis vraiment scandalisé par cette logique impérialiste qui semble avoir fait son retour au plus haut niveau de la politique internationale. Et ce qui me terrifie le plus, c’est que cela semble être accepté, voire normalisé, par une partie de l’opinion publique américaine. Où sommes-nous allés nous fourvoyer ?
Section 2 : Les motivations stratégiques américaines
L’importance géopolitique de l’Arctique
L’Arctique est devenu l’un des théâtres les plus importants de la compétition géopolitique mondiale. Le réchauffement climatique, qui progresse deux fois plus vite dans cette région que dans le reste du monde, a entraîné la fonte de la glace arctique, ouvrant de nouvelles routes maritimes et rendant accessibles d’immenses ressources naturelles précédemment inexploitées. La route maritime du Nord, qui longe la côte russe, pourrait devenir une alternative majeure aux routes traditionnelles via le canal de Suez, réduisant considérablement les temps et les coûts de transport entre l’Asie et l’Europe. Selon certaines estimations, cette route pourrait être navigable en été dès 2035, transformant la géographie économique mondiale. Les ressources minérales de l’Arctique sont également phénoménales : on estime que la région contient environ 13 % des réserves mondiales de pétrole non découvertes et 30 % des réserves de gaz, sans parler des minéraux critiques essentiels aux technologies modernes comme les terres rares, le lithium ou le cobalt.
Le Groenland, avec sa position stratégique au cœur de l’Arctique, est au centre de cette nouvelle compétition. L’île possède d’immenses réserves de terres rares, de lithium et d’uranium, des minéraux essentiels pour l’électronique, les véhicules électriques et les défenses antimissiles. Plus important encore, le Groenland contrôle le détroit de Davis, une voie maritime cruciale entre l’Atlantique et l’Arctique. Qui contrôle le Groenland contrôle donc l’accès à une grande partie de l’Arctique et, par extension, influence le commerce et la sécurité maritime dans cette région. Les États-Unis ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’intéresser à cette région. La Chine a investi massivement dans l’Arctique, baptisant son initiative la Route de la soie polaire, et a cherché à développer des relations économiques avec le Groenland, notamment à travers des projets miniers. La Russie, quant à elle, a réactivé d’anciennes bases militaires soviétiques dans l’Arctique et renforcé sa présence navale dans la région. Dans ce contexte, le contrôle du Groenland devient un enjeu majeur pour les États-Unis, qui cherchent à contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans l’Arctique.
Je suis frappé par la rapidité avec laquelle l’Arctique est passé d’une région marginale à un centre de compétition géopolitique majeure. Il y a à peine dix ans, personne ne parlait vraiment de l’importance stratégique de cette région. Aujourd’hui, elle est au cœur des préoccupations des grandes puissances. Et ce qui me fascine et m’inquiète à la fois, c’est que cette compétition se déroule en grande partie en dehors du cadre institutionnel traditionnel. Il n’y a pas vraiment de traité international régulant l’exploitation des ressources de l’Arctique ou la navigation dans ses eaux. C’est comme un far west où chacun essaie de marquer son territoire avant que les règles ne soient établies. Et dans cette course, le Groenland est devenu une pièce maîtresse du puzzle stratégique. J’ai vraiment l’impression d’assister à la redéfinition de la géographie mondiale sous nos yeux, avec toutes les opportunités mais aussi tous les dangers que cela comporte.
La concurrence avec la Chine et la Russie
La présence de navires chinois et russes autour du Groenland est une préoccupation majeure pour les États-Unis. Lors d’une récente interview accordée à The Atlantic, Donald Trump a déclaré que le Groenland était entouré de navires russes et chinois, justifiant ainsi l’importance stratégique de l’île pour la défense américaine. Cette déclaration, bien que probablement exagérée, reflète une réalité géopolitique inquiétante pour Washington. La Chine a en effet cherché à étendre son influence économique dans le Groenland, notamment à travers des projets d’exploitation minière. En 2020, une entreprise chinoise avait proposé d’investir dans une mine d’uranium au Groenland, un projet qui avait finalement été rejeté par le gouvernement groenlandais sous la pression du Danemark et des États-Unis. La Chine a également investi dans des infrastructures, notamment la construction d’un aéroport à Nuuk, la capitale du Groenland, financée en partie par des fonds chinois.
La Russie, quant à elle, a considérablement renforcé sa présence militaire dans l’Arctique depuis 2014. Moscou a réactivé d’anciennes bases soviétiques, construit de nouvelles installations militaires et augmenté ses patrouilles navales et aériennes dans la région. La Russie a également développé de nouveaux systèmes d’armes spécifiquement conçus pour l’Arctique, notamment des sous-marins nucléaires capables de lancer des missiles depuis la glace et des avions de patrouille maritime à long rayon d’action. Cette montée en puissance russe dans l’Arctique est particulièrement préoccupante pour les États-Unis et l’OTAN, car elle représente une menace potentielle pour les communications et le commerce maritime entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Dans ce contexte, le contrôle du Groenland, avec ses bases militaires existantes et sa position géographique privilégiée, devient un atout majeur pour contrebalancer l’influence russe et chinoise dans la région. C’est cette logique de compétition géopolitique qui semble motiver, au moins en partie, les ambitions américaines pour le Groenland.
Ce qui me frappe dans cette histoire, c’est la manière dont l’Arctique est devenu un champ de bataille silencieux pour la domination mondiale. On parle peu de cette région dans les médias, et pourtant, c’est là que se joue une partie considérable de l’avenir géopolitique du monde. Et ce qui m’inquiète le plus, c’est que cette compétition se déroule dans un contexte de manque criant de cadre réglementaire international. Il n’y a pas vraiment de règles établies pour régir l’exploitation des ressources ou la navigation dans l’Arctique. C’est comme une course effrénée où chacun essaie de prendre l’avantage sans se soucier des conséquences à long terme. Et je ne peux m’empêcher de penser que cette situation ne peut pas durer. Soit nous arriverons à établir des règles communes, soit nous risquons de voir des conflits émerger dans cette région qui, jusqu’à présent, a été relativement épargnée par les affrontements militaires. L’avenir de l’Arctique dépendra largement de notre capacité à coopérer plutôt qu’à nous affronter.
Section 3 : Les réactions danoises et groenlandaises
La fermeté du Premier ministre danois
Dans son discours du Nouvel An prononcé le 1er janvier 2026, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a adopté une position de fermeté inhabituelle face aux pressions américaines. Déclarant que jamais auparavant nous n’avons augmenté notre force militaire de manière aussi significative, aussi rapidement, elle a annoncé un renforcement substantiel des capacités de défense du Royaume du Danemark, avec un accent particulier sur l’Arctique et le Groenland. Dans l’année écoulée, nous avons dû faire attention à beaucoup de choses. Menaces. Pressions. Langage dérogatoire. De notre plus proche allié de toujours, a-t-elle déclaré, faisant référence aux États-Unis. À propos de vouloir prendre le contrôle d’un autre pays, d’un autre peuple. Comme si c’était quelque chose qu’on pouvait acheter et posséder. Ces mots, durs et sans équivoque, marquent une rupture significative dans les relations entre le Danemark et les États-Unis, traditionnellement allies depuis la Seconde Guerre mondiale.
La position de Mette Frederiksen a été renforcée par celle du Roi Frederik X, qui dans son propre discours du Nouvel An a mis l’accent sur la force et la fierté des Groenlandais dans ce moment turbulent. Le monarque a souligné l’importance de rester unis dans le Royaume du Danemark, en Europe et dans l’OTAN, citant notamment un nouveau programme d’entraînement arctique à Kangerlussuaq, au Groenland, comme exemple du renforcement de la défense danoise. Ces déclarations conjointes du gouvernement et de la monarchie danoises témoignent d’une unité rare face à la menace potentielle représentée par les ambitions américaines. Le Danemark a également indiqué qu’il était prêt à défendre le Groenland par tous les moyens nécessaires, une position qui, compte tenu du statut du Danemark comme membre de l’OTAN, pourrait avoir des implications significatives si les États-Unis tentaient une action militaire contre l’île.
Je suis profondément touché par la détermination du Danemark face à cette pression. C’est un petit pays qui pourrait facilement céder face à une superpuissance comme les États-Unis, et pourtant, il choisit de défendre ses principes et son souveraineté. Il y a quelque chose de noble et d’inspirant dans cette attitude de fermeté face à l’intimidation. Je réalise en écrivant ces lignes que c’est peut-être là que réside la véritable force des petites nations : leur capacité à rester fidèles à leurs valeurs et à leur identité, même face aux pressions les plus fortes. Et je me dis que le monde aurait bien besoin de plus de ce genre de courage moral à l’heure actuelle. C’est comme une leçon de dignité qui nous est donnée par un pays que nous considérons souvent comme modeste et effacé, mais qui démontre aujourd’hui une force de caractère remarquable.
L’opposition massive de la population groenlandaise
Les sondages réalisés au Groenland montrent une opposition écrasante à l’idée de devenir une partie des États-Unis. En décembre 2025, un sondage commandé par le gouvernement groenlandais a révélé que plus de 85 % des Groenlandais s’opposent à l’annexion par les États-Unis, un chiffre qui témoigne de l’attachement profond de la population à son autonomie et à son identité culturelle. Cette opposition transcende les clivages politiques et les générations, unifiant la population contre une perspective d’intégration américaine. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a été clair sur ce point, déclarant que les États-Unis ne prendront pas le contrôle du Groenland et que le peuple groenlandais déciderait lui-même de son avenir. Cette détermination est d’autant plus remarquable que le Groenland dépend largement du Danemark pour son budget et sa défense, ce qui pourrait théoriquement créer des pressions économiques favorables à l’intégration américaine.
L’identité groenlandaise, forgée par des siècles d’isolement géographique et une culture unique fondée sur la chasse et la pêche, est profondément attachée à l’autonomie et à l’indépendance vis-à-vis des puissances étrangères. Les Groenlandais ont obtenu un statut d’autonomie large en 1979, qui leur permet de gérer leurs propres affaires internes tout en restant partie intégrante du Royaume du Danemark. Ce statut a été renforcé au fil des ans, notamment avec le transfert de compétences en 2009 qui a donné au Groenland le contrôle de ses ressources naturelles. Pour beaucoup de Groenlandais, l’indépendance finale vis-à-vis du Danemark reste un objectif à long terme, mais cette indépendance est conçue comme une étape vers une plus grande autonomie, pas comme une transition vers l’intégration dans une autre entité politique. L’opposition à l’intégration américaine s’inscrit donc dans cette logique de préservation de l’identité groenlandaise et de lutte contre toute forme de domination étrangère.
Ce qui me touche particulièrement dans cette histoire, c’est cette voix d’un peuple qui refuse de devenir une pièce dans le grand jeu des puissances. Les Groenlandais ne sont pas nombreux, à peine 57 000 habitants, mais leur détermination à défendre leur identité et leur autonomie est un exemple pour le reste du monde. J’ai vraiment l’impression qu’ils nous rappellent une vérité fondamentale : la taille d’une nation ne détermine pas son droit à l’autodétermination. Et je suis frappé par la cohérence de leur position. Ils ne cherchent pas à changer de maître, ils veulent être leurs propres maîtres. C’est une aspiration noble et légitime qui mérite d’être respectée, pas ignorée ou contournée. Et je me dis que si le monde comprenait mieux cette vérité, nous aurions probablement beaucoup moins de conflits. Les Groenlandais nous donnent une leçon de dignité que nous ferions bien de méditer.
Section 4 : Les implications pour l'OTAN et les relations transatlantiques
Un précédent dangereux pour l’alliance atlantique
Le Danemark est membre fondateur de l’OTAN et a traditionnellement été l’un des alliés les plus fidèles des États-Unis en Europe. L’article 5 du traité de l’OTAN stipule qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous, créant ainsi un mécanisme de défense collective qui a été la pierre angulaire de l’alliance depuis sa création en 1949. Une action militaire américaine contre le Groenland, territoire du Royaume du Danemark, placerait l’OTAN dans une situation sans précédent. L’alliance se retrouverait en effet confrontée à la perspective de devoir défendre un membre contre une attaque menée par son propre leader, une situation que le traité de l’OTAN n’avait jamais envisagée. L’ancien ambassadeur des États-Unis au Danemark sous l’administration Obama, Rufus Gifford, a déclaré en janvier 2025 que l’alliance entière serait contrainte de répondre à toute action militaire contre le Groenland en raison de l’appartenance du Danemark.
Cette situation potentiellement explosive pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’OTAN et pour la sécurité européenne dans son ensemble. Si les États-Unis devaient mener une action militaire contre le Groenland, les autres membres de l’OTAN se trouveraient dans l’obligation de choisir entre leur engagement envers l’alliance et leur relation avec les États-Unis, leur principal partenaire de sécurité et leur allié le plus puissant. Cette division pourrait paralyser l’OTAN et affaiblir considérablement sa capacité à répondre aux autres menaces de sécurité, notamment l’agression russe en Europe de l’Est ou la montée en puissance de la Chine. Plus inquiétant encore, une telle action pourrait marquer la fin effective de l’OTAN en tant qu’alliance fonctionnelle, ou du moins sa transformation radicale en une organisation très différente de ce qu’elle a été depuis sa création. Les implications pour la sécurité européenne seraient profondes, potentiellement ouvrant la voie à une nouvelle ère de compétition militaire en Europe.
Je suis littéralement sidéré par l’absurdité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. L’OTAN a été créée pour défendre l’Europe contre une invasion soviétique, et aujourd’hui nous nous retrouvons avec la perspective qu’elle doive défendre un de ses membres contre une action militaire menée par le leader de l’alliance elle-même. C’est comme si un commandant en chef décidait d’attaquer sa propre unité. C’est proprement absurde, et pourtant, c’est la réalité vers laquelle nous semblons nous diriger. Je réalise avec effroi que nous sommes en train de démanteler, pièce par pièce, l’architecture de sécurité qui a garanti la paix en Europe depuis plus de 70 ans. Et le plus ironique, c’est que cela se fait au nom d’un intérêt national américain qui, à mon avis, est profondément myope. Le coût à long terme pour les relations transatlantiques et pour la sécurité globale risque d’être bien supérieur à tout bénéfice stratégique que les États-Unis pourraient tirer du contrôle du Groenland.
La fracture au sein de l’Occident
Les tensions autour du Groenland reflètent et exacerbent les fractures plus larges au sein de l’Occident. La relation transatlantique, fondée après la Seconde Guerre mondiale sur des valeurs communes et des intérêts partagés, a été soumise à rude épreuve ces dernières années. La décision des États-Unis sous l’administration Trump de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat, de remettre en question l’OTAN et de remettre en cause les alliances traditionnelles a créé des doutes profonds chez les alliés européens sur la fiabilité de l’engagement américain. L’intervention militaire au Venezuela et les menaces concernant le Groenland ne font qu’accentuer ces doutes. En Europe, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à une plus grande autonomie stratégique et une réduction de la dépendance vis-à-vis des États-Unis en matière de sécurité.
La réaction des pays européens à l’intervention au Venezuela illustre bien cette fracture. Alors que certains pays comme l’Argentine, dirigée par le président Javier Milei, ont salué la capture de Maduro comme d’excellentes nouvelles pour le monde libre, d’autres comme la Française et l’Allemagne ont exprimé leur préoccupation et ont insisté sur le respect du droit international. Cette divergence de perspectives reflète des visions différentes de l’ordre international et du rôle que les puissances occidentales devraient y jouer. D’un côté, une vision plus interventionniste qui considère que les puissances occidentales ont le devoir d’intervenir pour renverser les régimes autoritaires, même si cela signifie violer le droit international. De l’autre, une vision plus respectueuse de la souveraineté des États et du droit international, qui privilégie la diplomatie et la pression économique plutôt que l’intervention militaire. Cette fracture, si elle ne se résout pas, pourrait conduire à une fragmentation profonde de l’Occident et affaiblir sa capacité à promouvoir ses valeurs et ses intérêts dans le monde.
Je suis profondément attristé par cette fracture qui s’élargit au sein de l’Occident. Pendant des décennies, nous avons été unis par des valeurs communes et une vision partagée de l’ordre international. Aujourd’hui, ces valeurs et cette vision semblent s’effriter sous la pression des divergences politiques et des intérêts nationaux. Ce qui me frappe le plus, c’est que cette fracture ne se produit pas à cause d’une menace extérieure, mais à cause de nos propres divisions internes. C’est comme si nous étions en train de détruire de l’intérieur ce que nous avons construit ensemble. Et je me demande vraiment où cela nous mènera. Un Occident divisé est un Occident affaibli, incapable de faire face aux défis majeurs de notre temps, qu’il s’agisse du changement climatique, de la montée des autoritarismes ou de la compétition géopolitique avec la Chine. J’ai vraiment peur que nous soyons en train de gaspiller un héritage précieux sans comprendre pleinement les conséquences de nos divisions.
Section 5 : Les parallèles avec l'expansionnisme historique américain
Une tradition d’expansion territoriale
L’ambition américaine pour le Groenland s’inscrit dans une longue tradition d’expansion territoriale qui a façonné l’histoire des États-Unis. Dès leur indépendance en 1776, les États-Unis ont cherché à étendre leur territoire vers l’ouest, dans un processus connu sous le nom de Destinée manifeste. Cette doctrine, qui considérait que les États-Unis étaient destinés par la providence divine à s’étendre du l’Atlantique au Pacifique, a justifié l’annexion de vastes territoires, notamment la Louisiane, achetée à la France en 1803, le Texas, annexé en 1845, et la Californie et d’autres territoires du sud-ouest, acquis à l’issue de la guerre contre le Mexique en 1848. Au XIXe siècle, les États-Unis ont également étendu leur influence au-delà du continent nord-américain, acquérant l’Alaska à la Russie en 1867 et annexant Hawaï en 1898.
Le XXe siècle a vu cette expansionnisme prendre une forme différente, avec l’établissement de zones d’influence et de bases militaires à travers le monde plutôt que d’annexions directes. Cependant, la logique sous-jacente restait similaire : les États-Unis considéraient qu’ils avaient le droit et le devoir d’étendre leur influence pour promouvoir leurs intérêts et leurs valeurs. La doctrine Monroe, formulée en 1823, affirmait que les États-Unis considéreraient toute intervention européenne dans les Amériques comme un acte hostile, établissant de fait les Amériques comme une sphère d’influence américaine. Cette doctrine a été invoquée à maintes reprises pour justifier des interventions en Amérique latine, allant de l’expédition punitive au Panama en 1989 aux renversements de gouvernements au Guatemala en 1954 et au Chili en 1973. Dans ce contexte historique, l’intérêt pour le Groenland peut être vu comme la continuation d’une longue tradition d’expansion et de projection de puissance américaine, adaptée aux réalités géopolitiques du XXIe siècle.
Je suis fasciné par la continuité de cette logique expansionniste à travers l’histoire américaine. Ce qui change, ce sont les cibles et les méthodes, mais la logique sous-jacente reste la même : une conviction profonde que les États-Unis ont le droit et même le devoir d’étendre leur influence et leur contrôle là où leurs intérêts le dictent. C’est comme si le destin manifeste du XIXe siècle avait trouvé une nouvelle forme au XXIe siècle, moins axée sur l’annexion territoriale directe et plus sur le contrôle stratégique et l’influence. Et je me dis que cette continuité devrait nous alerter. L’histoire nous montre que l’expansionnisme, même quand il est justifié par de nobles idéaux, conduit souvent à des conséquences imprévues et souvent dévastatrices. Je crains que nous ne soyons en train de répéter les erreurs du passé, mais à une échelle et avec des conséquences potentiellement bien plus graves.
Le retour à une conception impériale des relations internationales
L’action militaire au Venezuela et les menaces concernant le Groenland marquent un retour à une conception impériale des relations internationales que beaucoup pensaient révolue après la fin de la guerre froide. Dans cette conception, les grandes puissances considèrent qu’elles ont le droit d’intervenir militairement dans d’autres pays pour protéger leurs intérêts ou promouvoir leurs valeurs, sans se soucier des contraintes du droit international ou de l’opinion mondiale. Cette conception s’était manifestée de manière particulièrement évidente lors de l’invasion de l’Irak en 2003, menée par les États-Unis et leurs alliés sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU et sur la base d’informations erronées sur les armes de destruction massive. Cette invasion avait provoqué une crise majeure de légitimité pour l’ordre international et avait affaibli considérablement les normes contre l’utilisation de la force pour résoudre les conflits internationaux.
L’intervention au Venezuela, bien que présentée comme une opération visant à capturer un dirigeant accusé de trafic de drogue, s’inscrit dans cette même logique impériale. Les États-Unis ont agi unilatéralement, sans chercher l’autorisation de l’ONU ou de l’OEA, et ont utilisé une force militaire disproportionnée pour atteindre leur objectif. Cette action a provoqué une onde de choc dans le monde entier, rappelant aux États les plus faibles que leur souveraineté pouvait être violée à tout moment par une puissance plus forte si celle-ci le décidait. Les menaces concernant le Groenland renforcent cette impression de retour à un monde où la loi du plus fort prévaut sur le droit international. Dans ce contexte, les petits États sont naturellement inquiets, se demandant s’ils pourraient être les prochaines cibles de l’impérialisme américain. Le message envoyé par l’action au Venezuela est clair : personne n’est à l’abri d’une intervention américaine si Washington décide que ses intérêts sont en jeu.
Je suis véritablement effrayé par ce que je vois se dérouler sous nos yeux. Après la fin de la guerre froide, beaucoup d’entre nous espéraient que nous étions entrés dans une nouvelle ère, une ère où le droit international et le multilatéralisme remplaceraient la loi du plus fort et l’impérialisme. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que nous sommes en train de reculer, de revenir à une époque que je pensais révolue. C’est comme si nous avions oublié les leçons douloureuses du XXe siècle, les millions de morts causés par les guerres impériales et les interventions coloniales. Et ce qui me désespère le plus, c’est la normalisation de cette logique impériale, l’acceptation tacite que c’est la façon dont le monde fonctionne. J’ai vraiment l’impression que nous sommes en train de trahir l’idéal d’un monde basé sur des règles communes et le respect mutuel. Et je me demande si nous pourrons revenir en arrière avant qu’il ne soit trop tard.
Section 6 : La dimension économique de la question groenlandaise
Les ressources naturelles du Groenland
Le sous-sol du Groenland recèle des richesses naturelles d’une importance stratégique majeure pour l’économie du XXIe siècle. Les estimations varient, mais on considère généralement que le Groenland possède certaines des plus importantes réserves mondiales de terres rares, ces éléments indispensables à la fabrication d’électronique de pointe, de véhicules électriques et d’armements modernes. Les terres rares sont particulièrement critiques parce que la Chine contrôle actuellement environ 80 % de la production mondiale, donnant à Pékin un levier potentiel sur l’économie mondiale en cas de conflit. Le Groenland possède également d’importantes réserves d’uranium, de lithium, de zinc, de plomb et de fer, sans parler des réserves potentielles de pétrole et de gaz offshore qui deviennent accessibles avec la fonte des glaces arctiques. L’accès à ces ressources représente un enjeu économique et stratégique majeur pour les États-Unis, cherchant à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine et d’autres pays pour ces matériaux critiques.
L’exploitation de ces ressources pose cependant des défis environnementaux et sociaux considérables. Le Groenland est l’une des dernières grandes régions sauvages de la planète, avec un écosystème fragile particulièrement vulnérable au changement climatique. L’exploitation minière à grande échelle pourrait avoir des conséquences irréversibles sur cet écosystème et sur le mode de vie des communautés inuites qui dépendent de la chasse et de la pêche pour leur subsistance. Les Groenlandais sont conscients de ces enjeux et ont montré une certaine réticence à l’égard de l’exploitation minière à grande échelle, comme en témoigne le rejet en 2021 d’un projet d’exploitation d’uranium et de terres rares à Kvanefjeld après une large mobilisation de la population. Cette réticence s’explique également par le souvenir de la colonisation danoise et de l’extraction des ressources pour le bénéfice de la métropole plutôt que pour celui des Groenlandais. L’exploitation des ressources du Groenland par les États-Unis pourrait donc se heurter à une résistance locale importante, qui pourrait être un facteur limitant majeur pour les ambitions américaines.
Je suis tiraillé entre deux sentiments contradictoires face à cette question des ressources groenlandaises. D’un côté, je comprends l’importance stratégique de ces ressources pour l’avenir économique et technologique. Les terres rares, le lithium, l’uranium, ce sont les matériaux qui vont façonner le XXIe siècle, et avoir un accès sécurisé à ces ressources est une préoccupation légitime pour n’importe quelle grande puissance. De l’autre, je suis horrifié à l’idée que nous puissions être prêts à sacrifier l’un des derniers écosystèmes sauvages de la planète et le mode de vie de peuples autochtones pour obtenir ces ressources. C’est comme si nous répétions les erreurs du passé, celles qui ont conduit à l’exploitation coloniale et à la destruction de cultures et d’environnements entiers. Je me dis vraiment que nous devrions être capables de faire mieux, de trouver un équilibre entre nos besoins économiques et le respect de l’environnement et des peuples autochtones. Mais je crains malheureusement que l’appât du gain et la logique de puissance ne l’emportent une fois de plus.
Le potentiel économique pour le Groenland
Malgré les défis environnementaux et sociaux, l’exploitation des ressources naturelles représente une opportunité économique majeure pour le Groenland. Avec une population de seulement 57 000 habitants et une économie largement dépendante de la pêche et des subventions danoises, le Groenland cherche des moyens de diversifier son économie et de réduire sa dépendance vis-à-vis du Danemark. L’exploitation minière pourrait apporter des revenus importants, des emplois et des investissements dans l’infrastructure, permettant potentiellement au Groenland de financer son indépendance économique et politique. Plusieurs projets miniers sont actuellement à l’étude, notamment pour l’extraction de rubis, de zinc et de plomb, ainsi que des projets potentiels pour l’exploitation des terres rares et de l’uranium.
Le Groenland pourrait également bénéficier de sa position stratégique dans l’Arctique pour développer des activités économiques liées à la navigation et au tourisme dans la région. La fonte des glaces arctiques ouvre de nouvelles routes commerciales qui pourraient faire du Groenland un hub important pour la navigation dans l’Arctique. De même, le tourisme arctique, en particulier le tourisme d’observation des glaciers et de la faune arctique, représente un potentiel de développement important. Cependant, ces opportunités économiques s’accompagnent de risques importants. Le développement économique rapide pourrait perturber les écosystèmes fragiles du Groenland et le mode de vie traditionnel des communautés inuites. De plus, une dépendance excessive vis-à-vis de l’exploitation des ressources pourrait créer une économie vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux des matières premières. Le défi pour le Groenland sera donc de trouver un équilibre entre le développement économique et la préservation de son environnement et de sa culture.
Je comprends parfaitement l’attrait que représente l’exploitation des ressources pour le Groenland. C’est un petit pays qui cherche à sortir de la dépendance économique et à construire son avenir. Et je trouve admirable cette aspiration à l’autonomie et à la prospérité. Mais en même temps, je crains que les conséquences à long terme de cette exploitation ne soient bien plus graves que les bénéfices à court terme. J’ai vu, dans d’autres parties du monde, comment l’exploitation des ressources a conduit à la destruction d’environnements entiers, à la corruption et à l’augmentation des inégalités. Et je me dis que le Groenland mérite mieux que cela. Il mérite de pouvoir choisir son propre chemin de développement, un chemin qui respecte son environnement et sa culture, plutôt que de devenir simplement une source de matières premières pour les grandes puissances. J’ai vraiment l’impression que le monde fait une croix sur ses principes dès qu’il s’agit de ressources économiques importantes.
Section 7 : La réaction de la communauté internationale
La condamnation des puissances émergentes
La condamnation de l’intervention américaine au Venezuela a été particulièrement ferme de la part des puissances émergentes qui cherchent à promouvoir un ordre international multipolaire fondé sur le respect de la souveraineté des États. La Chine, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a déclaré être profondément choquée et condamne fermement l’utilisation de la force par les États-Unis contre un pays souverain, dénonçant un comportement hégémonique qui viole gravement le droit international. Cette condamnation s’inscrit dans le contexte plus large de la rivalité sino-américaine et de l’effort chinois pour se présenter comme le défenseur du droit international et de la souveraineté des États face à ce qu’ils considèrent comme l’impérialisme américain. La Chine a également souligné que l’action américaine menaçait la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes, une préoccupation qui reflète les intérêts économiques croissants de Pékin dans la région.
La Russie, également préoccupée par la montée de l’influence américaine dans ce qu’elle considère traditionnellement comme sa sphère d’influence, a condamné un acte d’agression armée contre le Venezuela et a appelé à empêcher toute nouvelle escalade. Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que le Venezuela devait être garanti le droit de déterminer son propre destin sans aucune intervention militaire destructrice de l’extérieur. Cette condamnation s’inscrit dans le contexte de la tension croissante entre la Russie et les États-Unis en Europe de l’Est et ailleurs, et reflète la préoccupation de Moscou face à ce qu’il considère comme une tentative américaine d’étendre son influence aux dépens de la Russie. D’autres puissances émergentes comme l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont également exprimé leur préoccupation et ont appelé au respect du droit international et à une résolution pacifique du conflit.
Je suis frappé par l’ironie de la situation. Voici des pays comme la Chine et la Russie, qui ont eux-mêmes des dossiers contestables en matière de respect de la souveraineté des États, qui se présentent comme les défenseurs du droit international. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils ont raison sur le fond. L’action américaine au Venezuela viole effectivement les principes fondamentaux du droit international, et cette violation doit être condamnée, quelles que soient les motivations de ceux qui la condamnent. C’est comme si le monde se retrouvait dans une situation où personne n’a les mains assez propres pour pointer du doigt les violations du droit international, ce qui aboutit à une sorte d’impunité généralisée. Et je me demande vraiment comment nous pouvons sortir de cette impasse. Comment pouvons-nous restaurer un ordre international fondé sur des règles que tous respectent, quand les plus grandes puissances elles-mêmes violent ces règles quand cela les arrange ?
La division des démocraties occidentales
La réaction des démocraties occidentales à l’intervention américaine au Venezuela a été marquée par une division significative, reflétant des divergences profondes sur la conception de l’ordre international. Certains pays, comme l’Argentine et l’Équateur, ont salué l’action américaine comme une étape vers le rétablissement de la démocratie au Venezuela. Le président argentin Javier Milei a déclaré que la capture de Maduro représentait l’effondrement du régime d’un dictateur et constituait d’excellentes nouvelles pour le monde libre. Cette position reflète une vision interventionniste qui considère que la promotion de la démocratie peut justifier des actions qui violent par ailleurs le droit international.
D’autres pays occidentaux, comme la Française, l’Allemagne et l’Espagne, ont adopté une position plus nuancée, condamnant le recours à la force tout en reconnaissant les problèmes posés par le régime de Maduro. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot a déclaré que l’opération militaire qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro viole le principe de non-recours à la force qui sous-tend le droit international. L’Allemagne a indiqué qu’elle surveillait la situation au Venezuela de très près et suivait les derniers rapports avec une grande préoccupation, soulignant que son équipe de crise était en session et coordonnait étroitement avec nos partenaires. Cette division entre les démocraties occidentales reflète des conceptions différentes du rôle de la communauté internationale et des moyens légitimes pour promouvoir la démocratie et les droits humains. À terme, cette division pourrait affaiblir la capacité des démocraties à promouvoir leurs valeurs dans le monde et à répondre aux défis posés par les régimes autoritaires.
Cette division des démocraties occidentales me laisse perplexe et profondément préoccupé. Pendant des décennies, nous avons été unis par une vision commune de l’ordre international et de la promotion de la démocratie. Aujourd’hui, cette unité semble se fracturer sous la pression de divergences idéologiques et d’intérêts nationaux contradictoires. Ce qui me frappe le plus, c’est que cette division ne se produit pas sur une question mineure, mais sur un principe fondamental : celui du recours à la force militaire comme instrument de politique étrangère. Si nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur ce principe, alors je crains que nous ne puissions pas nous mettre d’accord sur grand-chose. Et le résultat, c’est un monde occidental affaibli, incapable de promouvoir efficacement ses valeurs et ses intérêts. J’ai vraiment l’impression que nous sommes en train de gaspiller un héritage précieux, celui d’une alliance de démocraties unies par des valeurs communes.
Section 8 : Les scénarios futurs possibles
L’option diplomatique et économique
Malgré la rhétorique belliqueuse de l’administration Trump, il existe encore une possibilité de résolution diplomatique de la question du Groenland. Les États-Unis pourraient chercher à approfondir leur coopération avec le Groenland et le Danemark dans des domaines comme la défense, la recherche scientifique et le développement économique, sans chercher à modifier le statut politique de l’île. Cette approche permettrait aux États-Unis de sécuriser leurs intérêts stratégiques dans l’Arctique tout en respectant la souveraineté danoise et groenlandaise. Le modèle du Compact de Libre Association, que l’administration Trump a exploré en mai 2025, pourrait être développé dans ce sens, offrant au Groenland une coopération accrue avec les États-Unis dans des domaines comme la défense et le commerce, tout en préservant son autonomie politique.
Cette approche diplomatique et économique pourrait être combinée avec des mesures de renforcement de la confiance, comme la transparence sur les activités militaires dans l’Arctique, la participation à des forums de dialogue régionaux comme le Conseil de l’Arctique, et le développement de mécanismes de gestion des différends. Le Danemark et le Groenland ont déjà montré leur volonté de coopérer avec les États-Unis sur des questions de défense et de sécurité, comme en témoigne la présence continue de bases américaines sur l’île. Une approche fondée sur le partenariat plutôt que sur la confrontation pourrait permettre de répondre aux préoccupations de sécurité américaines tout en respectant les aspirations du peuple groenlandais à l’autonomie. Cependant, cette option nécessiterait un changement radical dans l’approche de l’administration Trump et une reconnaissance explicite que les intérêts stratégiques américains peuvent être servis sans violer la souveraineté des autres États.
Je garde un espoir modeste mais réel que la diplomatie finira par l’emporter sur la confrontation. Il me semble que la rationalité devrait finir par prévaloir, que les États-Unis finiront par comprendre que leurs intérêts stratégiques peuvent être mieux servis par la coopération que par la confrontation. Mais en même temps, je suis conscient de la faiblesse de cet espoir face à la rhétorique impérialiste de l’administration actuelle. C’est comme si nous étions à un carrefour, avec deux chemins possibles : celui de la coopération et du respect mutuel, ou celui de la confrontation et de la loi du plus fort. Et je crains malheureusement que la voie choisie ne soit pas celle que je préférerais. J’ai vraiment l’impression que nous sommes à un moment crucial de l’histoire, un moment où les choix que nous ferons aujourd’hui auront des conséquences pour les générations à venir.
L’option militaire et ses conséquences
L’option militaire, bien qu’elle semble extrême, ne peut être complètement exclue compte tenu de la rhétorique de l’administration Trump et de sa démonstration récente de volonté d’utiliser la force militaire au Venezuela. Une intervention militaire américaine contre le Groenland pourrait prendre plusieurs formes, allant d’une action coercitive limitée visant à forcer le Danemark et le Groenland à accepter un accord politique, à une invasion directe de l’île pour en prendre le contrôle. Une telle action aurait des conséquences géopolitiques massives et imprévisibles. Le Danemark, en tant que membre de l’OTAN, pourrait invoquer l’article 5 du traité, obligeant les autres membres de l’alliance à répondre à l’attaque américaine. Cela placerait l’OTAN dans une situation sans précédent et pourrait conduire à la désintégration effective de l’alliance.
Sur le plan régional, une intervention américaine contre le Groenland pourrait provoquer une réaction de la Russie et de la Chine, qui verraient probablement dans cette action une menace directe pour leurs propres intérêts dans l’Arctique. Moscou pourrait renforcer encore sa présence militaire dans la région, tandis que Pékin pourrait chercher à étendre son influence économique et politique pour contrer l’hégémonie américaine. Sur le plan international, une telle action confirmerait les craintes des petits États concernant l’impérialisme américain et pourrait conduire à une polarisation accrue du système international, avec les pays cherchant protection auprès de la Chine ou de la Russie pour éviter de devenir les prochaines cibles de l’impérialisme américain. Enfin, sur le plan humain, une occupation militaire du Groenland se heurterait presque certainement à une résistance farouche de la population groenlandaise, transformant l’île en un théâtre d’insurrection et de conflit prolongé.
L’option militaire me terrifie vraiment. Pas seulement parce qu’elle violerait le droit international et la souveraineté danoise, mais parce qu’elle ouvrirait une boîte de Pandore dont il serait presque impossible de refermer. Une fois que nous aurons franchi la ligne rouge de l’utilisation de la force militaire contre un allié de l’OTAN, rien ne sera plus jamais comme avant. L’OTAN telle que nous la connaissons disparaîtrait, peut-être pas formellement, mais dans l’esprit de ses membres. Et les conséquences pour la sécurité européenne seraient dévastatrices. J’ai vraiment l’impression que nous sommes en train de jouer avec le feu, que nous risquons de déclencher un conflit d’une ampleur que nous pouvons à peine imaginer. Et le plus effrayant, c’est que cela semble être accepté ou même encouragé par certains comme une option légitime. C’est comme si nous avions perdu toute capacité de jugement moral et stratégique.
Section 9 : Les leçons de l'histoire
Les parallèles avec la crise des missiles de Cuba
La crise actuelle autour du Groenland présente certains parallèles troublants avec la crise des missiles de Cuba en 1962, l’un des moments les plus dangereux de la guerre froide. À l’époque, l’Union soviétique avait décidé de déployer des missiles nucléaires à Cuba, à seulement 145 km des côtes américaines, en réponse au déploiement de missiles américains en Turquie, à proximité de l’Union soviétique. Le président John F. Kennedy avait réagi en imposant un blocus naval autour de Cuba et en exigeant le retrait des missiles soviétiques, menaçant d’une guerre nucléaire si Moscou ne capitulait pas. Après treize jours de tension extrême, un accord a finalement été trouvé : l’Union soviétique retirait ses missiles de Cuba en échange du retrait secret des missiles américains de Turquie et d’une promesse américaine de ne pas envahir Cuba.
La crise actuelle autour du Groenland présente des similitudes avec la crise de Cuba, notamment en ce qui concerne la question de la sécurité stratégique et le déploiement de forces militaires à proximité des territoires d’autres grandes puissances. Cependant, il y a aussi des différences importantes. En 1962, l’URSS et les États-Unis étaient parvenus à un compromis qui avait évité la guerre, en grande partie grâce à des canaux de diplomatie secrète et à une reconnaissance mutuelle des intérêts de sécurité de chaque partie. Aujourd’hui, la rhétorique de l’administration Trump semble exclure le compromis et insister sur la domination totale plutôt que sur la coexistence pacifique. De plus, la crise actuelle se déroule dans un contexte multipolaire plus complexe, avec plusieurs acteurs majeurs comme la Chine et la Russie qui ont leurs propres intérêts dans l’Arctique. Malgré ces différences, la crise de Cuba nous rappelle que même les situations les plus tendues peuvent être résolues par la diplomatie si les leaders ont la sagesse et le courage de chercher un compromis.
Je suis profondément préoccupé par les parallèles avec la crise des missiles de Cuba. C’était l’un des moments les plus dangereux de l’histoire de l’humanité, où nous avons été au bord de l’anéantissement nucléaire. Et aujourd’hui, j’ai l’impression que nous sommes en train de recreer les conditions d’une crise similaire, mais avec des acteurs supplémentaires et un contexte géopolitique encore plus complexe. Ce qui me frappe, c’est que nous semblons avoir oublié les leçons de cette crise. En 1962, des leaders comme Kennedy et Khrouchtchev avaient suffisamment de sagesse pour comprendre que la compromis était préférable à la destruction mutuelle. Aujourd’hui, j’ai l’impression que cette sagesse fait cruellement défaut. Et je me demande vraiment si nous aurons la chance d’éviter le pire cette fois-ci. L’histoire ne se répète pas toujours, mais elle rime souvent, et ces rimes sont souvent sinistres.
L’oubli des leçons de la guerre froide
La fin de la guerre froide avait été saluée comme la fin de l’histoire, marquant la victoire définitive de la démocratie libérale et de l’économie de marché sur le communisme. Dans ce contexte, beaucoup avaient cru que les leçons de cette période de confrontation bipolaire avaient été apprises pour de bon, et que le monde s’orientait vers un avenir de coopération et de multilatéralisme. Cependant, les événements récents suggèrent que ces leçons ont été largement oubliées ou ignorées. La montée des tensions entre les grandes puissances, le retour de la rhétorique impérialiste et l’affaiblissement des institutions internationales suggèrent que nous sommes en train de revivre, sous une forme différente, les dynamiques de la guerre froide.
L’une des leçons majeures de la guerre froide était l’importance de la diplomatie et du dialogue, même entre adversaires, pour éviter l’escalade et la guerre. Les dirigeants de l’époque avaient compris que malgré leurs différences idéologiques profondes, ils avaient un intérêt commun à éviter une confrontation nucléaire. Cette compréhension avait conduit à la création de mécanismes de communication et de gestion des crises, comme la ligne rouge entre Washington et Moscou, qui permettait aux deux superpuissances de communiquer directement en cas de crise. Aujourd’hui, ces mécanismes semblent avoir été abandonnés ou négligés, et la rhétorique des dirigeants suggère une volonté de confrontation plutôt que de dialogue. Une autre leçon de la guerre froide était l’importance de respecter les sphères d’influence des autres grandes puissances pour éviter des conflits inutiles. L’administration Trump semble avoir rejeté cette leçon, cherchant à étendre l’influence américaine même dans des régions considérées traditionnellement comme relevant de la sphère d’influence d’autres puissances.
Je suis vraiment attristé par cet oubli des leçons de la guerre froide. Nous avions appris, à travers des décennies de tension et le risque permanent d’anéantissement nucléaire, que la diplomatie et le dialogue étaient essentiels pour maintenir la paix. Nous avions compris que même nos pires ennemis avaient des intérêts légitimes qu’il fallait respecter pour éviter la catastrophe. Aujourd’hui, j’ai l’impression que toute cette sagesse a été jetée aux orties, remplacée par une arrogance et une confiance en soi qui me semblent totalement déconnectées de la réalité. Je me demande vraiment si nous sommes en train de refaire les mêmes erreurs, en pensant que cette fois-ci sera différent. Mais l’histoire nous appelle à la prudence. Les erreurs du passé ont des conséquences, et celles que nous sommes en train de commettre pourraient être encore plus graves que celles de la guerre froide. J’ai vraiment l’impression que nous sommes en train de jouer avec le feu sans comprendre que nous pourrions tous nous brûler.
Section 10 : La responsabilité des médias et de l'opinion publique
La couverture médiatique de la crise
La couverture médiatique de la crise autour du Groenland et de l’intervention au Venezuela a joué un rôle crucial dans la formation de l’opinion publique et la légitimation des actions de l’administration Trump
À l’étranger, la couverture a été généralement plus critique, avec de nombreux médias soulignant les violations du droit international et les dangers de l’impérialisme américain. Les médias européens, en particulier, ont mis l’accent sur les implications pour l’OTAN et les relations transatlantiques, ainsi que sur les parallèles avec les interventions américaines passées en Amérique latine. Les médias russes et chinois, quant à eux, ont utilisé l’intervention pour critiquer l’hypocrisie américaine et se présenter comme les défenseurs de la souveraineté des États. Cette couverture divergente a contribué à polariser l’opinion publique, avec des perceptions très différentes de la crise selon les pays et les médias consultés. Cette polarisation rend plus difficile la recherche d’une solution commune et risque d’ancrer les positions antagonistes, rendant la diplomatie plus difficile.
Je suis profondément préoccupé par la façon dont les médias ont couvert cette crise. D’un côté, il y a ceux qui semblent avoir abandonné tout esprit critique pour devenir des amplificateurs de la propagande gouvernementale. De l’autre, il y a ceux qui, avec raison, critiquent les actions américaines mais risquent de tomber dans une forme d’anti-américanisme systématique qui nuance toute analyse nuancée. Ce qui me frappe, c’est l’absence de médias qui cherchent vraiment à comprendre les complexités de la situation et à présenter les différentes perspectives de manière équilibrée. J’ai vraiment l’impression que nous sommes entrés dans une ère de journalisme de guerre, où chaque camp a ses propres médias qui racontent une version de l’histoire conforme à leurs préjugés. Et le résultat, c’est une population de plus en plus polarisée et incapable de comprendre les points de vue de l’autre camp. C’est comme si nous étions en train de perdre la capacité de dialogue qui est essentielle à toute démocratie.
Le rôle de l’opinion publique américaine
L’opinion publique américaine joue un rôle crucial dans la détermination de la politique étrangère des États-Unis, et son soutien ou son opposition aux actions de l’administration peut influencer significativement le cours des événements. Les sondages réalisés après l’intervention au Venezuela suggèrent une division significative de l’opinion publique américaine sur cette question. Une partie importante de la population, en particulier parmi les partisans républicains, soutient l’action militaire comme un moyen nécessaire de renverser un régime autoritaire et de protéger les intérêts américains. Ces Américains voient souvent les États-Unis comme le leader du monde libre, avec une responsabilité d’intervenir contre les dictateurs et de promouvoir la démocratie, même si cela signifie violer le droit international.
Cependant, une autre partie importante de l’opinion publique américaine, en particulier parmi les démocrates et les indépendants, exprime des préoccupations concernant les conséquences de l’intervention pour l’ordre international et les relations américaines avec ses alliés. Ces Américains craignent que l’action au Venezuela ne crée un précédent dangereux qui pourrait être utilisé pa
Écrit par : Allusion | 05/01/2026
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a considérablement nui au secteur du tourisme américain. Cependant, la dernière mesure prise par son administration risque de dissuader encore davantage de personnes de se rendre aux États-Unis. Le 26 décembre, une politique du Département de la Sécurité intérieure est entrée en vigueur, imposant la prise de photos à tous les voyageurs arrivant aux États-Unis par voie terrestre, maritime ou aérienne.
La nouvelle politique a été dévoilée en octobre 2025, après la publication de ses détails complets au Journal officiel fédéral. Le département de la Sécurité intérieure a annoncé l'extension de son programme de reconnaissance faciale et de ses capacités de comparaison à tous les points d'entrée du pays. Le document précisait également que cette extension n'entrerait en vigueur que le 26 décembre et ajoutait que cette nouvelle politique était indispensable à la sécurité nationale.
Les États-Unis viennent de lancer leur dernière offensive contre les voyageurs
De nouvelles règles pour tous les voyageurs, même les Américains
D'après un reportage de Global News publié en octobre, cette nouvelle réglementation exige de toute personne entrant ou sortant des États-Unis d'être photographiée. Les passagers voyageant par avion seraient photographiés lors de l'enregistrement, tandis que ceux entrant sur le territoire par voie terrestre ou maritime seraient photographiés au passage de la frontière, à l'accostage ou au débarquement.
La photo et les données recueillies seront comparées aux informations d'identification et de passeport présentées aux agents frontaliers. Cette comparaison prendra en moyenne 3,42 secondes, et le gouvernement américain conservera les données collectées pendant 75 ans. Toutefois, les photos des citoyens américains ne seront conservées que pendant 12 heures, et ils pourront refuser la reconnaissance faciale, selon Global News.
Les États-Unis viennent de lancer leur dernière offensive contre les voyageurs
Une collecte d'empreintes digitales
D'autres données biométriques, comme les empreintes digitales relevées à l'entrée et à la sortie des États-Unis, seront également collectées auprès des voyageurs en provenance de certains pays. Les Canadiens et les visiteurs des autres pays exemptés de visa ne sont pas soumis à la collecte de données biométriques.
Selon le ministère de la Sécurité intérieure, ces nouvelles mesures de sécurité aux frontières seraient nécessaires pour répondre à des préoccupations sécuritaires telles que « les menaces terroristes, l’utilisation frauduleuse de documents de voyage légitimes, les étrangers qui restent aux États-Unis au-delà de la durée de leur séjour autorisé ou qui sont présents aux États-Unis sans y avoir été admis ».
Les États-Unis viennent de lancer leur dernière offensive contre les voyageurs
Les nouvelles règles pourraient nuire encore davantage aux voyages
Bien que le nouveau programme de reconnaissance faciale et les politiques de comparaison puissent être nécessaires à la sécurité nationale, il est peu probable qu'ils attirent davantage de visiteurs étrangers aux États-Unis à un moment où les voyageurs internationaux évitent les destinations américaines en réaction à une série de nouvelles politiques inquiétantes de l'administration Trump, notamment le projet d'exiger cinq ans d'historique des médias sociaux pour les voyageurs de certains pays.
En octobre, l'Association américaine du tourisme prévoyait que les voyages entrants aux États-Unis diminueraient de 6,3 %, passant de 72,4 millions en 2024 à 67,9 millions en 2025. Les voyages vers les États-Unis devraient chuter à seulement 85 % des niveaux de 2019, tandis que les dépenses liées au tourisme entrant devraient réduire de 3,2 % pour atteindre 179 milliards de dollars en 2025, soit une perte d'environ 5,7 milliards de dollars par rapport à 2024, selon CBC News.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/les-%C3%A9tats-unis-viennent-de-lancer-leur-derni%C3%A8re-offensive-contre-les-voyageurs/ar-AA1TBlT4?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=695bd36df25640c0a71a7e38191199e5&ei=8
Écrit par : Allusion | 05/01/2026
La loi du plus fort "prime clairement sur la justice ordinaire"
La position de Dmitri Medvedev sur la capture de Nicolás Maduro peut sembler ambivalente : tout en critiquant l'opération militaire américaine au Venezuela, il n'exclut pas que la Russie mène une action similaire pour enlever le chancelier allemand Friedrich Merz.
"L'équipe Trump agit de manière dure et cynique pour faire valoir les intérêts de son pays", a écrit dimanche l'ancien président russe sur X, en anglais.
"La destitution de Maduro n'avait rien à voir avec la drogue - seulement avec le pétrole, et ils le reconnaissent ouvertement. Lex fortissimum prime clairement sur la justice ordinaire, mais il n'est pas certain qu'ils puissent gouverner le Venezuela à distance".
Dans une interview accordée à l'agence de presse publique russe Tass, Dmitri Medvedev prend la défense de Nicolás Maduro, mais il affirme également que la Russie - comme les États-Unis - pourrait kidnapper d'autres chefs d'Etat et de gouvernement.
Le confident de Poutine ne cite nommément qu'un seul homme politique : le chancelier allemand Friedrich Merz. Celui-ci n'avait critiqué que prudemment l'opération militaire américaine au Venezuela.
"L'enlèvement du néonazi Merz pourrait être un excellent rebondissement dans cette série de carnavals", déclare Medvedev, qui qualifie le kidnapping du chancelier de scénario tout à fait réaliste. "Il y a même des raisons de le poursuivre en Allemagne, ce ne serait donc pas une perte, d'autant plus que les citoyens souffrent pour rien"
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/apr%C3%A8s-la-capture-de-nicol%C3%A1s-maduro-dmitri-medvedev-n-exclut-pas-que-la-russie-enl%C3%A8ve-friedrich-merz/ar-AA1TBb0Z?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=695be2c2da1144ac8f9c97fea2bd5829&ei=13
Écrit par : Allusion | 05/01/2026
Le regret le plus commun au crépuscule de la vie
Mais au-delà des conseils de prévention, le cœur du message de Julie McFadden, ce sont les paroles qu’elle recueille au chevet des mourants. En 2024, lors d’un passage sur le podcast Disruptors de Rob Moore, elle a partagé ce qu’elle entend le plus souvent. Et c’est une leçon d’humilité.
Le premier souhait, le regret qui revient souvent, c’est celui-ci : « J’aurais aimé ne pas passer autant de temps au travail ». Une plainte universelle, en quelque sorte. On le sait tous, mais c’est plus facile à dire qu’à faire quand les factures arrivent chaque mois, n’est-ce pas ? On se retrouve pris dans l’engrenage, et puis un jour, il est trop tard pour revenir en arrière.
Mais le deuxième regret est, selon Julie, encore plus fréquent. Et surtout, il concerne quelque chose sur lequel nous avons un peu plus de pouvoir, si on y pense à temps. Elle l’explique ainsi : « La principale chose que les gens disent, et que je n’entends pas beaucoup de monde mentionner, c’est : ‘J’aurais aimé apprécier ma santé’ ».
Ça paraît si simple, presque banal. Pourtant, c’est profond. « Quand on se sent bien, il est facile de tenir sa santé pour acquise », remarque Julie. On court partout, on se plaint d’une petite courbature, sans réaliser le privilège immense que c’est de simplement pouvoir respirer sans effort, marcher, vivre sans douleur chronique. C’est seulement quand la maladie frappe que ce souhait devient une obsession douloureuse.
Conclusion : Apprendre des derniers instants pour mieux vivre aujourd’hui
Cette sagesse collective, glanée au fil de centaines d’accompagnements, Julie a décidé de ne pas l’oublier. Elle en a fait une pratique personnelle, pour elle-même. Chaque soir, elle écrit ce qu’elle appelle une « liste de gratitude ». Ce n’est pas compliqué : elle note simplement les petites choses dont on s’aperçoit à peine quand tout va bien, mais qui sont en réalité tout.
« J’aime le fait que je puisse respirer, que je me promène, que je puisse sentir le soleil – des petites choses comme ça », confie-t-elle. Une manière concrète de ne pas tomber dans le piège du regret futur.
Au final, le message qui ressort de son témoignage est limpide, et peut-être un peu triste aussi. « Je pense que la plus grande chose que j’entends des gens [qui sont] en train de mourir est qu’ils auraient aimé apprécier à quel point ils se sentaient bien avant ». Une vérité universelle, murmurée dans les chambres des soins palliatifs, que Julie McFadden nous rapporte comme un cadeau. Pour nous inviter, aujourd’hui, à faire une pause. À être reconnaissant pour notre corps qui fonctionne, pour une journée sans douleur, pour un souffle facile. Parce que c’est probablement la leçon la plus précieuse que l’on puisse apprendre de ceux qui partent.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/selon-une-infirmi%C3%A8re-en-soins-palliatifs-les-personnes-en-fin-de-vie-expriment-souvent-la-m%C3%AAme-chose/ar-AA1TJRS2?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=695e61aa5f8d4b068ac8617768253995&ei=14
Écrit par : Allusion | 07/01/2026
Incendie à Crans-Montana : l’étau se resserre autour des propriétaires du bar
Alors que la Suisse se recueille pour les 40 jeunes victimes de l’incendie qui a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana dans la nuit du Nouvel An, le copropriétaire de l’établissement est placé en détention.
Vendredi, en milieu d’après-midi, une voiture de police quitte le tribunal de Sion, dans le canton du Valais. A son bord se trouve Jacques Moretti, 49 ans, copropriétaire du bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), ravagé lors de la nuit du Nouvel An par un incendie qui a fait 40 morts et 116 blessés. A l’issue de plus de six heures d’interrogatoire, l’homme est placé en détention sur décision de la procureure générale du canton, Béatrice Pilloud. Il devra être présenté dans les 48 heures à un tribunal des mesures de contrainte, qui statuera sur le maintien de sa détention.
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Écrit par : Allusion | 09/01/2026
Quand le temps file, comment retenir l’essentiel ?
On a souvent l’impression que c’est juste le cours normal des choses. Une clé égarée, un prénom qui reste sur le bout de la langue… Sous la surface de ce quotidien qui s’étire, le vieillissement fait son œuvre, parfois de manière un peu sournoise. C’est assez fou quand on y pense, mais même sans qu’on s’en aperçoive vraiment, dès l’âge de 45 ans, certaines de nos capacités flanchent légèrement. Je parle ici de la rapidité de traitement de l’information, de notre flexibilité intellectuelle ou simplement de la mémorisation pure et dure. Pour certains, ce lent glissement peut malheureusement mener vers la maladie d’Alzheimer, un fléau qui touche aujourd’hui plus d’un million de Français.
C’est une réalité qui fait peur, c’est humain. Mais comprendre comment préserver ce trésor qu’est notre mémoire devient un enjeu crucial, surtout passé le cap des 60 ans où les risques grimpent en flèche. Heureusement, tout n’est pas noir. Selon les informations relayées par Cap Retraite, une lueur d’espoir nous vient d’outre-Atlantique avec l’étude américaine U.S. POINTER. Menée très sérieusement par l’Alzheimer’s Association et publiée dans le prestigieux Journal of the American Medical Association (JAMA), cette recherche a suivi à la loupe plus de 2 000 participants. Des hommes et des femmes âgés de 60 à 79 ans, tous déjà exposés à un risque élevé de déclin cognitif. Ce qu’ils ont trouvé ? C’est ce qu’on va voir, mais ça change la donne.
Bouger et Manger : La mécanique et le carburant
Les chercheurs ne se sont pas contentés de théories fumeuses ; ils ont évalué l’impact de changements concrets, presque banals, dans la vie de tous les jours. Et les résultats sont là : appliquer ces gestes peut littéralement transformer la façon dont notre cerveau vieillit. On a souvent tendance à croire que c’est la loterie génétique qui décide de tout. Eh bien non, ou du moins, pas totalement. Environ 40 % des cas de démence pourraient être évités — ou au moins retardés — juste avec des choix de vie un peu plus malins. On sait que la sédentarité, la malbouffe, ou encore le stress chronique sont des ennemis redoutables. L’étude U.S. POINTER a identifié des routines précises pour contrer tout ça.
D’abord, il faut bouger. Mais attention, pas juste flâner. Pour soutenir efficacement la mémoire, il faut y mettre un peu du sien. Les participants qui ont vraiment vu des bénéfices pratiquaient entre 30 et 35 minutes d’activité modérée à soutenue (comme de la marche rapide, du vélo ou quelques longueurs à la piscine), et ce, quatre fois par semaine. C’est précis. À cela, ils ajoutaient deux séances axées sur le renforcement musculaire ou la souplesse. Pourquoi ça marche ? Parce que cette régularité booste l’oxygénation du cerveau et stimule la plasticité neuronale, tout en limitant l’accumulation de ces vilaines protéines toxiques liées à Alzheimer. Même monter les escaliers ou jardiner aide à protéger les synapses et favorise la neurogenèse.
Et puis, il y a l’assiette. On parle ici du régime MIND, un mélange intelligent entre les principes méditerranéens et le régime DASH. C’est quoi exactement ? C’est faire la part belle aux légumes verts, aux baies, aux noix, aux céréales complètes, à l’huile d’olive et au poisson. L’idée est de réduire drastiquement le sucre, les graisses saturées et tout ce qui est ultra-transformé pour limiter le stress oxydatif qui abîme nos neurones. Cuisiner maison, varier les plaisirs, jeter une poignée de fruits rouges dans son yaourt… c’est tout bête, mais ça préserve les membranes neuronales.
L’esprit vif, le cœur entouré et le corps surveillé
On dit souvent que le cerveau est comme un muscle, et franchement, l’image est bonne. Il faut le faire transpirer un peu. L’étude est formelle là-dessus : elle recommande au moins 30 minutes d’exercice intellectuel, trois fois par semaine. On ne parle pas forcément de maths compliquées, mais de puzzles, de jeux de mémoire, de lecture, ou même de se lancer dans l’apprentissage d’une langue ou d’un instrument de musique. C’est cette stimulation qui maintient la machine en route. Mais ce n’est pas tout. Nous sommes des animaux sociaux, ne l’oublions pas. L’isolement, c’est le pire ennemi du cerveau.
Les interactions sociales jouent un rôle qu’on sous-estime trop souvent. Participer à des discussions, rejoindre des clubs, faire du bénévolat ou des ateliers… tout ça stimule la planification et la flexibilité mentale. C’est un combo gagnant : ça ralentit la perte de mémoire tout en renforçant notre résilience émotionnelle. Enfin, il y a le volet médical, peut-être le moins fun, mais indispensable. Un suivi rigoureux est nécessaire : contrôler sa tension artérielle, son poids, bien suivre ses traitements. L’étude préconise même des bilans biologiques semestriels pour détecter le moindre déséquilibre avant qu’il ne fasse des dégâts.
Et n’oublions pas le stress chronique, ce poison lent qui aggrave le vieillissement cérébral. On peut le combattre par des choses simples : de la méditation, un peu de yoga, ou juste des exercices respiratoires quotidiens. Maintenir cet équilibre psychique, c’est aussi ça, protéger sa mémoire.
Conclusion : Ce n’est pas une fatalité
Au fond, ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que le déclin n’est pas une fatalité absolue gravée dans le marbre. Bien sûr, la génétique distribue les cartes, mais nous avons encore notre mot à dire sur la façon de jouer la manche. Ces quatre leviers — bouger, bien manger, stimuler son esprit et surveiller sa santé — sont à notre portée. Ce ne sont pas des montagnes infranchissables, juste de nouvelles habitudes à ancrer, petit à petit, pour une vie plus longue et surtout, plus lucide.
https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/alzheimer-l-%C3%A9tude-est-formelle-voici-les-4-habitudes-qui-sauvent-votre-m%C3%A9moire-apr%C3%A8s-60-ans/ar-AA1UoPyI?ocid=msedgntp&pc=EDGEDSE&cvid=696ba6a7cddd491d9ef370c23fba5bca&ei=12
Écrit par : Allusion | 17/01/2026