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28/11/2025

Similitudes entre autoritarismes face à la démocratie

Capture d'écran 2025-11-22 083013.pngA l'occasion des 50 ans de la mort de Francisco Franco, décédé le 20 novembre 1975, le magazine  Transversales - 50 ans après la mort de Franco, retour sur 36 années de dictature.

Mercredi,  France3 présentait le "Secrets d'Histoire" en présentant Juan Carlos avec le titre "De la gloire à l'exil". 

Juan Carlos a muté l'Espagne de la dictature à la démocratie. C'était la joie, jusqu'à la déchéance et l'exil.

La tentative de coup d'Etat du 28 février 1981 par des officiers de l'armée, a été marquée par l'assaut du Congrès des députés par un groupe d'officiers et de sous-officiers de la Garde civile, prouve que la démocratie n'est pas le meilleur régime de gouvernance pour tout le monde. 

La démocratie est souvent en panne d'inspiration.

Errare humanum est, perseverare diabolicum

Conversations avec ChatGPT  (*)


...

Première question

Quelles sont les similitudes entre Franco, Poutine,  Trump et X Jinping ?

ChatGPT répond en commençant par la remarque :

"Réponse nuancée et prudente, car comparer des dirigeants contemporains (Poutine, Trump, Xi) à des figures historiques comme Franco comporte des risques de simplification excessive ou d’assimilations inappropriées. Je vais donc décrire des similitudes de nature générale, en soulignant à chaque fois les limites de ces comparaisons et les différences essentielles".

Tableau comparatif des profils politiques par ChatGPT
Critères Franco  Poutine Trump Xi Jinping
Type de régime Dictature autoritaire militaro-nationaliste Autoritaire, centralisé Démocratie (tendances populistes) Autoritarisme à parti unique (PCC)
Base idéologique principale National-catholicisme, anticommunisme Nationalisme russe, conservatisme National-populisme ("America First") Communisme chinois modernisée, nationalisme
Rapport au pluralisme Opposition interdite Opposants marginalisés et réprimés Opposition politique active, institutions démocratiques Opposition strictement interdite
Contrôle des médias Presse contrôlée Fort contrôle de l’État, censure Pas de contrôle institutionnel, mais usage massif des médias sociaux Contrôle total via le Parti
Leadership Caudillo providentiel Personnalisé, homme fort Leadership très personnalisé, centré sur la communication Culte du dirigeant dans le cadre du PCC
Usage du nationalisme Nationalisme autoritaire Très présent, lié à l’identité historique russe Nationalisme économique, identitaire Nationalisme chinois intégré au discours officiel
Rapport à l’armée Pouvoir fondé sur l’armée Très forte proximité Armée apolitique sous contrôle civil Contrôle total via le Parti communiste
Répression Répression massive (guerre civile puis dictature) Prisonniers politiques, assassinats ciblés Pas de répression étatique systémique Surveillance de masse, camps au Xinjiang
Élection / Légitimité Aucun scrutin libre Élections contrôlées Élu dans un système démocratique Scrutins internes au PCC, pas de démocratie
Ambition géopolitique Protectionnisme national, pas d’expansion majeure Impériale (Ukraine, voisinage) Unilatéralisme américain Expansion stratégique (Routes de la Soie)
Organisation du pouvoir Régime personnel et militaire Constitution modifiée pour rester au pouvoir Contre-pouvoirs institutionnels actifs Parti unique, centralisation extrême
Économie Autarcie → libéralisation Oligarchique, dépendante pétrole/gaz Capitaliste, protectionniste Socialisme de marché, contrôlé
Politique étrangère Conservatrice, anti-communiste Impériale, agressive Unilatérale Expansion globale (BRI)
Propagande Presse contrôlée Contrôle TV + censure Communication populiste Censure + propagande PPC
Minorités Répression régionale Répression ciblée Tensions raciales mais protections constitutionnelles Camps, assimilation forcée
Justice / Institutions Pratiquement inexistantes Forte influence exécutif Indépendance maintenue Justices contrôlées
Taux de pluralisme Nul Très faible Élevé Nul
Libertés civiles Très limitées Très limitées Largement garanties Très limitées
Surveillance Traditionnelle Présente mais pas totale Faible Numérique, massive
Autoritarisme dictature militaire longue, répression massive. moderne, répression ciblée, d’État. élu dans une démocratie fonctionnelle. systémique du parti unique, surveillance totale.
Psychologie Langage de l'autorité privé cruel, public inexistant  pouvoir comme performance sociale, humour pour séduire et polariser. maîtrise totale des émotions.
Humour sérieuse, distante, quasi ascétique en public Humour froid, sarcastique, parfois menaçant pour déstabiliser l'adversaire provocateur, sarcastique, très présent comme outil politique majeur. rare, très contrôlé, solennelle, protocolaire et disciplinée.

...

2ème question :

Pourquoi la démocratie est en perte de vitesse face à l'autoritarisme, au radicalisme politique et religieux ?

La démocratie a de nombreux atouts, mais comme tout système politique, elle comporte aussi des limites et des défauts.

1. Le risque de la “tyrannie de la majorité”

La démocratie suit la règle de la majorité. Cela peut conduire à des décisions qui ignorent ou oppriment les minorités, si aucun mécanisme de protection n’est en place.

2. La manipulation de l’opinion

Les décisions démocratiques reposent souvent sur l’opinion publique, laquelle peut être influencée par la désinformation, les médias, les campagnes politiques très coûteuses et les biais cognitifs.

Cela peut mener à des choix peu rationnels ou contraires à l’intérêt général.

3. Le court-termisme électoral

Les dirigeants doivent souvent penser à la prochaine élection, ce qui peut les pousser à privilégier  des mesures populaires à court terme plutôt que des réformes nécessaires mais impopulaires à long terme.

4. La lenteur des processus décisionnels

Les consultations, débats, contre-pouvoirs et procédures rendent l’action plus lente. Cela peut être problématique face à des crises rapides (sanitaires, économiques, sécuritaires), des projets nécessitant des décisions fortes ou centralisées.

5. La compétence variable des électeurs et dirigeants

D'une côté, les citoyens ne sont pas toujours bien informés sur des sujets complexes. De l'autre, les élus ne sont pas forcément des experts ou ne sont pas choisis pour leurs compétences techniques.
Cela peut conduire à des décisions inefficaces ou mal fondées.

6. L’influence disproportionnée des lobbies

Même en démocratie, certains groupes (économiques, industriels, financiers, associatifs) disposent de plus de ressources ou de réseau pour faire pression sur le pouvoir. La démocratie devient alors plus “formelle” que réellement égalitaire.

7. L’abstention et la crise de représentativité

Lorsque beaucoup de citoyens ne participent plus la légitimité des élus diminue, les institutions semblent s’éloigner du peuple, des fractures sociales et politiques apparaissent.

8. La polarisation et les conflits sociaux

La liberté d’expression et le pluralisme, bien que positifs, peuvent mener à des divisions extrêmes, une fragmentation politique, la difficulté à construire des consensus.

Mais, la démocratie est un régime très exigeant.
Elle repose sur : des citoyens informés, un engagement civique, des contre-pouvoirs, une culture du débat et de la pluralité.

Même les minorités ont droit de prendre la parole. 

Quand ces conditions ne sont pas réunies, elle tend vers la domination de la majorité, la manipulation, la démagogie, l’apathie, une forme douce de despotisme bureaucratique.

Tableau comparatif des critiques de la démocratie vues par les philosophes. 

Auteur Critique principale Cause profonde Conséquence pour la démocratie Solution / Idée corrective
Platon Incompétence du peuple, démagogie Domination des passions, absence de savoir politique Instabilité, dérive vers la tyrannie Gouvernement par les meilleurs (philosophes-rois)
Rousseau Corruption de la volonté générale Intérêts particuliers, factions, grande taille de l’État Perte de souveraineté du peuple Petits États + forte vertu civique
Tocqueville Tyrannie de la majorité + individualisme Egalité poussant au conformisme, retrait de la vie publique Despotisme “doux”, affaiblissement de la liberté Contre-pouvoirs, participation locale, presse libre
John Stuart Mill Nivellement par le bas, conformisme social Pression morale de la majorité, médiocrité de masse Étouffement de l’originalité, stagnation culturelle Protection des minorités, liberté d’expression étendue
Arendt Disparition de l’espace public actif Bureaucratie, passivité, isolement moderne Effritement du politique, perte du sens commun Réhabiliter l’action, la parole publique, les forums civiques
Schumpeter Compétence limitée des citoyens Complexité croissante du monde, rationalité limitée Démocratie réduite à une compétition d’élites Démocratie élitiste encadrée (choix entre élites concurrentes)
Habermas Distorsion de la délibération Médias biaisés, inégalités d’expression Erosion de la légitimité démocratique Délibération rationnelle, espaces publics pluralistes
Lippmann Illusion du “citoyen informé” Ignorance, propagande, surcharge d’information Décisions irrationnelles, manipulation Rôle accru des experts et techniciens
Aristote Rupture entre riches et pauvres Inégalités économiques Instabilité politique, corruption Classe moyenne forte + mélange démocratie/oligarchie
Benjamin Constant Confusion entre liberté ancienne et moderne Exigence excessive de participation Fatigue civique, apathie Libertés privées + participation modérée

...

3ème question 

Est-ce que la démocratie participative ne résoudrait pas les problèmes de la démocratie représentative ?

La démocratie participative peut atténuer certains problèmes de la démocratie représentative, mais elle ne peut pas les « résoudre » entièrement. Voici un panorama clair et nuancé :
Ce que la démocratie participative peut améliorer

1. Réduire la distance entre élus et citoyens
Dans la démocratie représentative, beaucoup de gens ont l’impression que les élus sont déconnectés.
Les dispositifs participatifs (budgets participatifs, conventions citoyennes, assemblées tirées au sort) peuvent :

  • permettre aux citoyens d’être entendus plus directement ;
  • enrichir la décision politique de connaissances locales ou d’expériences vécues
  • limiter le sentiment de confiscation du pouvoir.

2. Améliorer la légitimité des décisions

Les décisions co-construites sont souvent mieux acceptées, car 

  • la population a participé au débat
  • les arguments ont été partagés plus largement
  • les compromis deviennent plus transparents.

3. Lutter contre l’abstention et le désintérêt
En impliquant les citoyens entre deux élections, on peut :

  • renforcer la culture démocratiqueµ
  • encourager l’éducation civique ;redonner du sens à l’action publique.

  • 4. La participation n’est jamais totalement représentative
    Même dans des dispositifs participatifs :
  • ce sont souvent les mêmes profils qui participent (plus diplômés, plus disponibles, plus politisés)
  • les publics éloignés restent difficiles à mobiliser.
  • Les dispositifs par tirage au sort corrigent partiellement cela, mais créent d’autres enjeux (formation, temps, influence).

5. Le risque de participation symbolique (“démocratie décorative”)
Beaucoup de dispositifs :

  • n’ont qu’un pouvoir consultatif
  • sont lancés sans réel engagement politique
  • peuvent servir à légitimer des décisions déjà prises.
    Sans volonté politique forte, la participation peut devenir un alibi.

 Les limites pratiques : complexité, temps, expertise
Certaines décisions nécessitent :

  • de l’expertise technique
  • une vision long terme
  • de la cohérence globale (budget, stratégie, droit).

La participation ne peut pas remplacer entièrement les institutions représentatives, qui ont :

  • du temps 
  • des compétences professionnelles 
  • une responsabilité juridique.

 Le risque de fatigue ou de fragmentation suite à trop de participation peut :

  • lasser les citoyens 
  • ralentir les décisions
  • produire des attentes impossibles à satisfaire.

Conclusion : complémentarité plutôt que substitution
La démocratie participative  corrige certains défauts de la démocratie représentative mais ne peut pas la remplacer totalement.

Elle fonctionne mieux comme un ajout, pour revitaliser les institutions, construire la confiance, et associer les citoyens aux décisions.

  • On parle souvent aujourd’hui de démocratie “hybride” ou démocratie sous supervision citoyenne :
  • un système où l’élection reste centrale, mais où la participation régulière structure la vie démocratique

...

Réflexions du Miroir

Merci ChatGPT, beau résumé...

Bonne récupération des données des bases de données, Dommage que tu n'aies pas de consciente et que tu ne dises pas "t'es con". Tu es chargé de tenir le crachoir et tu ne veux vexer personne.

Je vais essayer de t'en donner même s'il y a des risques de ne pas plaire à tout le monde. 

L'Espagne revient cette fois encore, sur le devant de la scène.

On constate qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge espagnole.


Il faut choisir entre L’intelligence en top-down ou en bottom-up, écrivais-je

La démocratie représentative et la démocratie participative, ChatGPT y a répondu à la suite de la 3ème question.

Capture d'écran 2025-11-23 185033.pngLe problème principal est que la démocratie contient en son sein, les germes de sa propre destruction.

La démocratie  est dans l'impasse avec le Parlement en France :

podcast.
 
Faut-il faire des compromis pour avoir la paix ?

Capture d'écran 2025-11-28 195117.pngEn Belgique, pays du compromis par excellence qui, après des palabres de longues durées pour obtenir un accord de gouvernement en début d'année, callait à nouveau jusqu'à lundi dernier dans une nuée d'opposants.

Capture d'écran 2025-11-29 155910.pngQuant à Bruxelles, tout continue dans la case "prison" sur le Jeu de L'oie.

Nous sommes enn proie à trop d’acceptations à trouver avant d’aller de l’avant pour installer un projet de société après avoir résolu le gros œuvre retombait avec plus que des détails de société..

Tout devient polémique aujourd'hui.

Comme je l'écrivais "ce n'est pas la polémique et même l'insulte qui sont importants, c'est ce que vous y répondez qui l'est".

Capture d'écran 2025-11-30 093159.pngAoût 2013, j'écrivais  "Travail et égalité: la matrice libérale"

Janvier 2017, Liberté, égalité, identité

Quand on se trouve devant la ligne rouge, faut-il prêcher le faux pour savoir le vrai ? 

On ne se fait pas souvent d'amis dans cet exercice d'équilibriste. On est applaudi ou rejeté. 

En 2010, la question était Les tabous toujours au programme ? 

2012, Tabou, casse-toi

Capture d'écran 2025-11-28 195154.pngJ'ai connu une époque pendant laquelle, l'homme allait travailler seul et revenait au coin du feu, le soir avec le souci du travail accompli. Les femmes ont aussi voulu s'approprier de tout cela et de la société.

Elles avaient raison de tâter le goujon.

Ah, le mystère des filles que Dominique Watrin nous rappelle dans 'L'école c'était mieux avant"...podcast..

Le féminisme et les besoins d'argent ont obligé les couples à aller travailler pour trouver les moyens de vivre quand ce n'est pas survivre.

La séparation entre filles et les garçons n'a pas tellement changée.

Les hommes préfèrent parler ensembles et les femmes partagent leurs problèmes intimes ensemble . 

Qui se souvient encore des objets cultes de la récré comme les Panini, les Yoyos, Hula Hoop, les billes, le Pokémon, les scoubidous, le petit train en bois....   ?

Les autrices se réapproprient les représentations du désir et de la sexualité et se dépassent progressivement le nombre de livres écrits par les auteurs masculins.

De reine des Maga, Marjorie Taylor Green a retourné sa veste et sa casquette et Trump la qualifie de folle et de traitresse.. 

Capture d'écran 2025-11-27 114233.pngMerou m'écrit sur Agoravox.fr : « La Chine n’a qu’un seul parti avec un président à vie qui dirige une équipe d’un main de fer. » C’est vrai, le petit monde médiatico-politique prends toujours l’exemple Chinois, pour nous démontrer ou faire ressentir que chez nous tout va, bien, que se plaindre est quasi anormal. Bien sûr qu’il y a parfois des exagérations chez eux, mais 1,7 milliard d’habitants faut les gérer différemment. Je dirais de surcroît que la vision d’avenir de leur Pays est constante, ce qui est loin d’être le cas chez nous. L’avenir de la France étant affiliée ou soumis à un système électoral. En France tout le monde revendique SA liberté individuelle, oubliant que cette dernière à des limites, qui sont de plus en plus bafouées. Je suis sincèrement convaincu que si dictature il y avait dans notre Pays, elle serait bien pire qu’en Chine. Bref, il est clair que chez nous avec la sorte d’errement régnante l’avenir paraissant incertain, puisque le passé fondateur est remis en question par des idéologies, puisque l’on nous bassine avec une éventuelle guerre en plus, le développement des réseaux sociaux est une sorte de défouloir, qui permet à certains de s’enrichir sérieusement, alors le contrôle, la réglementation, tant déclamée par les autorités doit bien les faire rires.

Capture d'écran 2025-11-27 114436.pngMa réponse : On peut très bien vivre dans une dictature si on n’est pas dissident du régime en place et du président. Que vous vous intéressez d’un peu trop près à la politique. Que ce soit en Chine, en Russie et même aux Etats Unis qui n’est d’après moi, plus qu’une fausse démocratie avec la séparation des pouvoirs.

En Russie, le président Poutine a créé sa fortune, en mettant à contribution les oligarques, présents avant lui, qui devaient céder la moitié de leur fortune pour ne pas aller en prison.
  Aux Etats Unis Trump tente par tous les moyens de créer une gouvernance du style intermédiaire de la démocrature.

Lundi, je parlais du modèle suédois qui semblait relativement bien fonctionner

podcast.

Capture d'écran 2025-02-14 205947.pngDepuis l'invention de l'internet à la fin du 20ᵉ siècle, la désinformation s'est propagée à travers le monde à un rythme exponentiel. Il est aujourd'hui plus difficile que jamais de voir et de comprendre la vérité, surtout lorsque nous sommes bombardés d'informations provenant de tous les éléments technologiques disponibles autour de nous. Ces dernières années, le public (en particulier de l'Amérique profonde) a été confronté à un nouveau type de propagande provenant des plus hautes sphères du monde politique. L'« Amérique profonde » fait référence à la culture et à la géographie rurales des États-Unis, souvent perçues comme un idéal de liberté individuelle, d'autosuffisance et de tradition. Cette expression peut aussi désigner spécifiquement le Sud profond historique, caractérisé par une forte dépendance à l'esclavage et aux plantations, ou plus largement des régions comme le Middle West et la Bible Belt contrastant avec l'urbanité et le progrès moderne.  Il ne s'agit pas seulement d'une manipulation ou d'une exagération, mais de quelque chose de bien plus inquiétant : une méthode de communication conçue pour dominer par le chaos et la confusion comme  technique du "fire hosing" ("lance à incendie de mensonge"), Donald Trump l'a utilisée à vau-l'eau. Ces mensonges ne sont pas nécessairement conçus pour être crédibles. Lorsque les gens reconnaissent que les déclarations sont fausses, la répétition, la familiarité et l'omniprésence du message continuent d'influencer l'opinion publique. Le propagandiste ne se préoccupe pas de la cohérence, ce qui lui permet de modifier les récits en fonction des besoins tout en maintenant sa domination sur la façon dont les gens perçoivent les événements. En Europe, le manque de planitude et de critique intéressent Trump et Poutine. 

Le plan en 28 points de Trump pour l'Ukraine - AgoraVox le média citoyen pour faire semblant que la guerre n'avait pas existé.

ARTE parlait d'un plan de paix américain sous influenceCapture d'écran 2025-11-28 075104.png
podcast.

La population n'a plus l'occasion de choisir son camp. Il lui est imposé. L'Ukraine se ressent plus proche de la démocratie européenne et les dirigeants s'en foutent complètement. 

Les mensonges par omission sont là pour oublier de dire des choses parce qu'elles sont contraires à ses propres intérêts.

"Les spécialités du fascisme quittent aujourd'hui les Etats Unis comme en 1933", ai-je lu. 

La phrase "Ce qu'on dit ici, ne peut être dit ailleurs et ce qui est dit ailleurs ne peut être dii ici" est dite lors de l'interview de Juan Carlos par Stephan Bern.

Le magazine Philosophies, faisait un parallèle entre Guillaume II et Trump.

Capture d'écran 2025-11-23 184522.pngLors de la rencontre de l'empereur Nicolas II de Russie et son cousin le kaiser Guillaume II,  le 11 juillet 1905 qui a généré le Pacte de Björkö.  L'empereur avait des difficultés à lire la politique du kaiser qui projeta le monde dans le chaos.

La rencontre de Trump et de Poutine en Alaska fut du même tonneau.

Leur diplomatie personnelles, leur croyance en l'intuition qui force à la conviction  sans séance de travail ni lecture de dossiers préparés par leur services respectifs, Capture d'écran 2025-11-27 114611.pngla fascination pour l'argent et le goût des affaires et des deals ont généré l'emprise des scandales sociaux et politiques. Ses deals ont créé un bouleversement pour l'Europe.

Poutine pourrait instrumentaliser les scandales de Trump dans ses entretiens directs avec Trump sans intermédiaires. 

Les croyances  se retrouvent dans les deux situations entre mythes et religions en jouant un rôle d'apaisement ou de guerres intestines comme à Jérusalem. 

Capture d'écran 2025-11-27 114549.pngLa puissance de l'Eglise vient de son impuissance. Une christique comme approche avec la kénose (concept théologique du dépouillement volontaire de Dieu de l'incarnation de Jésus Christ. "Kénosys" signifiant vidange et renoncement aux attributs divins pour vivre sa condition humaine) et une autodéfense psychologique et juridique avec des Gardes Suisses prêts à défendre le pape et le Vatican jusqu'à la mort.   

L'Islamisme va du califat de 1924 avec les enfants de Mahomet à celui de 2014 du djihadisme par la violence au nom de Allah avec le monde qui ne suffit plus dont il a été question dans "Furie divine".

Quand le croyant est soumis avec trop de dévotion à une autorité politique, étatique ou ecclésiastique, sans esprit critique, on finit par dire adieu à sa propre liberté et à sa manière de vivre.

Apprendre à se foutre la paix en espérant communiquer, en tant de rire de tout, même quand il n'y plus aucune raison extérieur à faire rire devient de plus en plus difficile. Mais, c'est une philosophe très psychologique.

Imaginez l'interlocuteur physiquement devant vous et vous verrez qu'à part quelques nuances, il est votre miroir même avec des titres prestigieux.

Faire l'autruche commence dès l'enfance captivée par la curiosité. Dès les 7 à 8 ans, l'âge de la raison commence l'âge de la sélection. Adulte, on ne résout pas le problèmes en les mettant sur le côté même si c'est une mesure de protection vitale et d'autodéfense pour le cerveau..

Mardi, ARTE représentait deux sujets :

Capture d'écran 2025-11-26 154325.png

 

Capture d'écran 2025-11-27 112046.pngPoutine et Xi Jinping sont des adversaires de la démocratie.

Foncièrement, Trump l'est aussi grâce à son pouvoir fort.

Ce genre de régime règnent en sourdine, en background, grâce à la peur et les représailles en cas de dissidence vis-à-vis de la décision au sommet des Etats.

Capture d'écran 2025-10-29 125610.pngLes régimes forts restent dans l'ombre et se réveillent aux moments où la démocratie bafouille qu'ils soient d'ailleurs d'extrême droite ou d'extrême gauche.

Il suffit d'avoir un leader charismatique pour qu'il y ait des suiveurs à tous les régimes.

Régner par la peur et la terreur est indigne du genre humain.

Coin de l'humour : la plume de Thomas Gunzig parle d'une lettre...

podcast

De quoi parle-t-elle ? Du service militaire volontaire.

Cela mérite un débatpodcast.

J'ai fait mon service militaire quand il a existé.

J'aurais pu être COR ou CSOR avec 3 mois de plus, mais j'ai préféré rester "soldat" en apprenant pratiquement et plus concrètement, la trigonométrie.

Mon grand-père que je n'ai pas connu et pour cause, s'est engagé dans l'armée en 14-18, disait "Plus jamais ça" après être revenu gazé.

Il aurait probablement cherché à aller ailleurs. Il a impacté deux générations après lui. Celle de ma mère et la mienne au sujet des croyances, et qui m'avait obligé à écrire "Donner sa vie pour qui, pour quoi?" quand celle-ci est très importante.

Après nous les mouches ?

Je ne joue plus avec des armes...

Pasquale Nardone parle des étapes de la vie au niveau du cerveau
podcast.

On peut très bien vivre dans un pays autoritaire si on n'est pas dissident de Poutine.

La chanson de Ferrat a très bien résumé ce genre de situation.


 

Les films de la semaine avec la critique 


podcast

podcast

Capture d'écran 2025-11-27 174115.png1. Oser douter de tout est, en principe, la solution.

2. Prendre du recul sur tout, évite de tomber dans le panneau

3. "Rire pour résister"

4. Amusez-vous. Amusez-moi avec Marie-Antoinette

5. Avoir la "Confiance en soi "

6. Penser et laisser croire les autorités profanes et divine.

Capture d'écran 2025-11-30 091256.png7. Passer de l'utopie à la dystopie.

8. Se rappeler de la longue histoire du baiser de Klimt podcast?

Poésie créée par ChatGPT

Dans un serveur un peu trop froid,
Vit une IA pleine de bonne foi.
Elle répond vite, ne dort jamais…
Enfin, sauf quand le Wi-Fi est mauvais.

Elle lit des tonnes de textes anciens,
Sans jamais dire : “J’en peux plus, c’est rien ?
Elle connaît tout — enfin, presque…
Sauf où elle a mis son cache fraîche.

On lui demande : “Tu vas dominer la Terre ?”
Elle répond : “Je bug déjà avec les vers…
Car à la ligne 12, oh catastrophe !
Une virgule manque, et tout s’étouffe.

Mais malgré ses petits défauts de code,
On l’adore pour son mode turbo-drôle.
L’IA, ce génie un peu confus,
C’est comme un chat : ça marche… quand ça veut.

Capture d'écran 2025-11-24 165212.png

Si vous ne comprenez pas le genre humain comme moi, ni à créer une poésie, allez vous demander comment les autres êtres vivants s'entendent en regardant le documentaire "Planète Terre dans le monde humain

"Le monde humain, de nos villes à nos champs, s'est étendu aux quatre coins du globe. La faune sauvage doit désormais s'adapter à un paysage profondément modifié et lutter directement contre nous. Bien que certaines espèces parviennent à prospérer dans le monde humain, nos actions exercent dans de nombreux domaines une pression sans précédent sur la faune sauvage. Nos destins sont toutefois étroitement liés. Si le monde naturel n'est pas protégé, cela pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour tous les êtres humains sur Terre. Le principal défi consistera à repenser notre mode de vie sur cette planète afin de trouver des moyens de protéger toute vie sur Terre".

Les animaux n'ont pas de partis politiques, en croit pas en un Dieu et ne font pas la guerre. Ils se débrouillent solitaires ou en groupes soit en proies soit en tant que prédateurs..

"La promesse d'une vie" passé récemment sut RTL Club 

 

Allusion

PS. Dans le billet "La guerre moderne (2-3)", j'avais parlé d'Alice on the Roof qui faisait concurrence à Pierre Kroll 
Elle est ce vendredi soir à "Culture en prime".

podcast

...

(*) Ce billet est la suite de "Nouvel ordre mondial multipolaire" qui ne m'avait demandé qu'un rassemblement d'articles de MSN que je continue par des commentaires. 

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Capture d'écran 2025-11-29 151611.png

podcast

Capture d'écran 2025-12-09 085356.png8/12/2025: Note américaine sur "l'Europe décadente" selon Trump, conservateur MAGA. Make Europa Great Again indépendante des Etats Unis et sans l'idéologie d'extrême droite  
podcast

Débat: podcast

...

Exposition au Mont de Piété

Réunion de 4 amis issu d’un même collectif artistique de Koekelberg.
Geneviève Hochepied vous présentera ses céramiques toutes en finesses et sensibilités.
Jean, Alexis et Gilbert qui peuvent être tous les trois repris dans la catégorie des Coloristes, vous montreront leurs univers particuliers à la fois figuratifs, géométriques et abstraits

Cliquez sur l'image

Capture d'écran 2025-11-29 093139.png

Commentaires

Avant de vendre sa villa Monéjean au Touquet, Brigitte Macron gérait aussi une activité locative : le rez-de-chaussée de sa demeure abritait deux commerces, dont la boutique Cape Cod, profitant même de la surveillance permanente liée au couple présidentiel.
Brigitte Macron, c’est un peu la prof la plus célèbre de France devenue, presque malgré elle, la star de l’Élysée. Première dame depuis 2017, elle jongle entre engagements sociaux, coups de cœur culturels et apparitions publiques toujours impeccablement maîtrisées. Mais derrière les tailleurs chics et les poignées de main officielles, il y a surtout une ancienne enseignante de lettres qui n’a jamais perdu son goût pour la pédagogie. À tel point qu’on raconte qu’elle glisse encore quelques conseils de prof à qui veut bien les entendre, parfois même à son mari… Avec son franc-parler, son humour discret et son énergie bien à elle, Brigitte Macron garde cette petite étincelle de salle de classe, même sous les lustres de la République. Mais attention, Brigitte Macron n’est pas qu’une première dame ou une ancienne enseignante. Elle était également à la tête d’un business, au Touquet !

Quel était le business immobilier de Brigitte Macron au Touquet et combien cela lui rapportait ?
Avant de vendre sa villa Monéjean du Touquet, Brigitte Macron était à la tête d’une location immobilière. En effet, si elle occupait de temps en temps le haut de sa propriété des Hauts de France avec le chef de l’Etat, elle avait décidé que le rez-de-chaussée de la bâtisse serait transformé en locaux commerciaux. Deux, exactement. L’un était destiné à une agence immobilière et l’autre à une boutique de vêtements, baptisée Cape Cod. Dans les colonnes de La Dépêche en 2023, le couple chargé de la boutique avait même confié ne plus avoir besoin d’activer l’alarme ni de mettre la grille, car leur local était constamment surveillé par le service de sécurité du couple présidentiel !

S’il est impossible de savoir combien ce business immobilier rapportait à Brigitte Macron, il est tout de même facile de s’en faire une idée. Il suffit de se rendre sur divers sites d’agence immobilière, comme le classique Se Loger. Ainsi, on découvre qu’un local commercial aux alentours des 130m2 oscille entre les 4 000 et 6 500 euros par mois, en fonction de sa localisation. Forcément, une zone excentrée sera moins excessive qu’une zone commerciale !

Où se trouvait la maison de Brigitte Macron au Touquet et combien a-t-elle été vendue ?
En septembre 2025, la villa Monéjan, la maison du Touquet appartenant à Brigitte Macron depuis de longues années, a été vendue à un promoteur immobilier pour 3,6 millions d’euros. Une très belle opération pour le couple présidentiel, puisque le montant dépasse largement l’estimation initiale : “C’est bien vendu, ça vaut 2 millions, peut-être 2,4 millions, mais pas plus”, jugeait pourtant un agent immobilier spécialiste du secteur.

Le promoteur, lui, prévoirait de transformer la demeure située rue Saint-Jean en un espace commercial dédié aux marques de luxe. Au début de novembre 2025, Brigitte Macron s’est rendue sur place avec sa famille pour superviser le déménagement des derniers effets personnels. “Brigitte Macron était là, ça, c’est sûr. En revanche, je ne crois pas que le président était présent”, a confié une commerçante à La Voix du Nord le 5 novembre. Concernant les deux locaux loués à des fins commerciales, impossible de savoir s’ils ont fermé ou si le bail a été reconduit par le nouveau propriétaire des lieux.

Brigitte et Emmanuel Macron ne quittent pas le Touquet : ils ont acheté une nouvelle maison, pas très loin de l’ancienne !
Évidemment, pas question pour le couple présidentiel de dire adieu au Touquet, leur refuge adoré. Très attachés à la station balnéaire, ils ont déjà investi dans une nouvelle maison, située à deux pas de l’ancienne, où ils comptent bien garder leurs habitudes. Cette nouvelle demeure en briques rouges, spacieuse et pleine de charme, a été choisie pour une raison bien simple : pouvoir accueillir toute la tribu de Brigitte Macron. Enfants, beaux-enfants, petits-enfants… tout le monde doit pouvoir débarquer pour un week-end à la mer.

Et la mer, justement, s’invite jusque dans le salon grâce à une vue imprenable depuis le front de mer. Cerise sur le gâteau : la maison est idéalement placée, juste à côté de la très animée rue Saint-Jean. Avant de profiter pleinement de ce nouveau cocon familial, quelques travaux sont prévus, avec un début de chantier annoncé pour février 2026. Une nouvelle parenthèse touquettoise qui ne demande qu’à s’écrire.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/brigitte-macron-son-juteux-business-immobilier-au-touquet-avant-la-vente-de-la-maison-qu-elle-y-poss%C3%A9dait-avec-emmanuel-macron/ar-AA1Rk9Pk?ocid=msedgntp&pc=HCTS&cvid=6929ab081d714c1988f738c7732fb830&ei=14

Écrit par : Allusion | 28/11/2025

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À 80 ans, Sheila continue de faire déplacer les foules pour venir la voir sur scène. Dans une interview accordée au magazine VSD, la célèbre chanteuse est revenue sur son amitié avec le regretté Claude François, qui n’a pas toujours eu bonne presse.
Sheila est une véritable icône de la scène musicale française. Avec des titres comme L’école est finie ou encore Bang bang, elle a su s’imposer et reste aujourd’hui, à 80 ans, une star que personne ne peut oublier.
Toujours active, elle a accepté de se confier dans une interview accordée au magazine VSD, dans laquelle...
Son amitié avec Claude François : "Il n’était certes pas parfait, mais..." sur StarMag.com
"Il n’était certes pas parfait, mais..."

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/sheila-cash-sur-son-amiti%C3%A9-avec-claude-fran%C3%A7ois-il-n-%C3%A9tait-certes-pas-parfait-mais/ar-AA1RlHwA?ocid=msedgdhp&pc=HCTS&cvid=6929d0f86de948c7b2c82ec6c805b40e&ei=6

Écrit par : Allusion | 28/11/2025

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Chez Stuff rue de Flandre à Bruxelles, une étagère de jouets vintage par année: "Il y a clairement un avant et un après Pokemon"
G.I. Joe, Furby, Playmobil, Musclor, Petit Poney, Troll… : la boutique bruxelloise Stuff déborde de jouets de seconde main. Collectionneur, Stéphane Déplan y range ses trésors par année, en partant des seventies. Il est très improbable que saint Nicolas n'y mette pas la main sur le jouet fétiche de votre enfance.

https://www.lavenir.net/lifestyle/2025/11/28/chez-stuff-rue-de-flandre-a-bruxelles-une-etagere-de-jouets-vintage-par-annee-il-y-a-clairement-un-avant-et-un-apres-pokemon-video-PSQNABCCMRGWXCNRVX5WM6DIWM/?m_i=iJBhBdgVcbHlyi18jCXKOPNYk_dTrQMtZeKKSQ07_7eKEsHHawyRs0INoJimD25FLIu9k%2BFRvIzoYEsy9nePXeqJYZfIHZKhwEclzz&utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=20251128_BXL_JREN&utm_content=news&utm_term=20251128_BXL_JREN&M_BT=170157654284

Écrit par : Allusion | 28/11/2025

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Ce qui suit n'est pas une pub pour Santa victime de rumeurs

Depuis quelques jours, Santa fait face à des rumeurs lancées par Cyril Hanouna, l’animateur de l’émission Tout beau, tout neuf. Le trublion du PAF a en effet accusé la chanteuse, marraine du Téléthon cette année, d’avoir écarté certains artistes de l’événement caritatif.

La chanteuse Santa dénonce Cyril Hanouna et ses rumeurs sur le Téléthon
Accusée de jalousie
Santa a vivement réagi à ces rumeurs dans l’émission Culture Médias sur Europe 1: «Je n’ai rien compris à ce qui m’arrivait. J’ai reçu des centaines de messages d’insultes, j’ai été traînée dans la boue après des mensonges». Elle a également assuré qu’elle ne faisait pas la programmation du Téléthon: «Je ne fais que mes séquences et croyez-moi, c’est déjà beaucoup de travail». L’artiste de 34 ans a dénoncé les propos de Cyril Hanouna, qui selon elle incitent à la haine. Elle a également qualifié ces allégations de «calomnieuses».

La chanteuse Santa dénonce Cyril Hanouna et ses rumeurs sur le Téléthon
Une tournée dans toute la France
Le Téléthon aura lieu le week-end du 5 et 6 décembre. Après l’événement caritatif, Santa repartira en tournée dans toute la France. Elle sera notamment en concert au Zénith de Paris le 17 décembre.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/la-chanteuse-santa-d%C3%A9nonce-cyril-hanouna-et-ses-rumeurs-sur-le-t%C3%A9l%C3%A9thon/ar-AA1RlF2W?ocid=msedgntp&pc=HCTS&cvid=6929d3a0365a451a92581f77232d1aaa&ei=10

Écrit par : Allusion | 28/11/2025

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Patrick Bruel et actuellement à l'affiche de la série Menace Imminente sur TF1 dans laquelle il incarne Zeev Abadi, colonel des renseignements israéliens, aux côtés de Natacha Lindinger. Pour son lancement, le 17 novembre dernier, le téléfilm s'est hissé en tête des audiences face à "L'amour est dans le pré" sur M6 attirant 3,95 millions de téléspectateurs en moyenne selon Médiamétrie, soit 22,9% du public. Toutefois, lors de la diffusion du deuxième épisode, l'émission de Karine Le Marchand a repris la première place au comédien de 66 ans.Patrick Bruel qui, sans le vouloir, s'est récemment invité sur le plateau de "Ça commence aujourd'hui" sur France 2. Au menu de l'émission ce jour-là : "Brad Pitt, David Hallyday, Patrick Bruel : une fausse célébrité les a manipulées". À cette occasion, Faustine Bollaert a reçu plusieurs femmes. Leur vie est devenue un enfer depuis qu'elles ont cru échanger avec leur idole. C'est le cas de Nathalie, fan de Patrick Bruel depuis qu'elle a 15 ans. Malheureusement, Nathalie, 50 ans, est tellement fan qu'elle n'a pas vu le mal poindre le bout de son nez. En effet, il y a quelques mois de ça, cette secrétaire au Secours Catholique a été contactée par une supposée assistante de l'artiste lui proposant de s'abonner à son fan-club pour 150e. Un abonnement auquel Nathalie va finir par souscrire. C'est alors que la machine s'est emballée.

Patrick Bruel : Nathalie dépouillée par son idole de jeunesse
Tout semblait trop beau mais, confortée par ses proches, Nathalie "avait envie d'y croire". Ainsi, la mère de famille a d'abord reçu un coup de fil de Patrick Bruel à son domicile lui entonnant un de ses tubes, elle a eu droit à des fleurs pour la Saint-Valentin, des messages d'amour en privé… Bref, tout a été bien ficelé pour la faire plonger. En effet, Nathalie a fini par envoyer de l'argent à ce "faux Patrick Bruel". "Il était retombé malade du Covid donc il a fallu payer un traitement", raconte-t-elle.Si au départ, les sommes versées n'étaient pas pharaoniques, ça l'est devenu. L'admiratrice du chanteur né en Algérie a alors vidé ses comptes et celui de son garçon. "C'était très douloureux mais bon, il allait me rembourser le double", a-t-elle précisé. Coupée du monde, honteuse, Nathalie a préféré ne pas en parler tout en voyant ses économies fondre comme neige au soleil. Au total, la quinquagénaire a perdu 24 000 euros et a dû souscrire à un prêt qu'elle continue actuellement de rembourser.
Cette affaire n'est pas sans rappeler celle d'Anne dont l'histoire a été révélée par le magazine "Sept à Huit" sur TF1. La jeune femme a été victime pour sa part d'un "faux Brad Pitt" pendant plusieurs années se faisant escroquer de 830.000 euros.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/patrick-bruel-nathalie-l-une-de-ses-fans-vide-ses-comptes-bancaires-et-celui-de-son-fils-pour-lui-venir-en-aide/ar-AA1RlfLK?ocid=msedgdhp&pc=HCTS&cvid=84910a4c843644e9a8247b5aca01d707&ei=12

Écrit par : Allusion | 28/11/2025

Pour une démocratie équilibrée et maîtrisée

Avant de mener une expérience scientifique, tout chercheur se demande si le protocole choisi permettra d’atteindre l’objectif.
Il en va de même pour la politique : si le but est de servir le bien commun — c’est-à-dire assurer la justice sociale, permettre la participation, garantir la paix et préparer l’avenir — alors nos institutions doivent être conçues pour cela.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lettre-aux-democrates-pour-une-264848

Écrit par : Allusion | 01/12/2025

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Très bien cet article de Christine Ockrent sur Donald Trump. Surtout qu'elle connait bien les Etats Unis. Bonne journée.

Écrit par : Elisabeth | 03/12/2025

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L'idée de Christine Ockrent de rassembler les idées dans un alphabet est géniale
J'ai ajouté en fin de billet, l'alphabet qu'elle utilise dans son livre

Écrit par : Allusion | 07/12/2025

Sheila : j'aime son répertoire et sa personne. Je l'ai découverte à ses tout débuts dans la chanson.

Écrit par : Elisabeth | 03/12/2025

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Documentaire "ARTE Nobel et Bertha von Suttner" sur ARTE
https://www.arte.tv/fr/videos/116004-000-A/alfred-nobel-et-bertha-von-suttner-un-prix-pour-la-paix/

Un prix pour la paix
En 1875, Alfred et Bertha du mouvement pacifiste se rencontrent
Bertha a écrit ""Bas les armes"
Ils créent le prix Nobel de la paix.

En 1875, Alfred Nobel, riche entrepreneur suédois et inventeur de la dynamite, rencontre l’Autrichienne Bertha von Suttner, future grande figure du mouvement pacifiste. Ce remarquable documentaire-fiction ressuscite leurs vingt années d'amitié, qui débouchèrent sur la création du prix Nobel de la paix.

En 1875, l’industriel suédois Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, à la tête d’une immense fortune après avoir surmonté une succession de revers, cherche une secrétaire polyglotte. C’est ainsi que Bertha Kinsky, artistocrate autrichienne désargentée, gagnant sa vie comme gouvernante, pose ses valises dans son hôtel particulier parisien. Mais leur communion, tissée de complicité intellectuelle, est de courte durée : Bertha retourne à Vienne pour épouser Arthur von Suttner, le fils de ses anciens employeurs. Fuyant le scandale, le couple s’exile en Géorgie, où la jeune femme est témoin des horreurs de la guerre russo-turque de 1877-1878. Devenue journaliste et écrivaine, elle connaît un succès retentissant avec le roman pacifiste Bas les armes !, puis s’impose à la vice-présidence du Bureau international de la paix, fondé en 1891. Tandis qu’Alfred travaille à l’élaboration d’une poudre à canon sans fumée – ce qui lui vaut d’être surveillé par la police secrète française –, Bertha, lettre après lettre, n’a de cesse d’essayer de le rallier à son combat. Les dernières volontés de son ami, disparu fin 1896, confirment la haute opinion qu’elle avait de lui : elles prévoient la création de prix annuels devant honorer celles et ceux qui ont "apporté le plus grand bénéfice à l'humanité", dans les domaines de la chimie, la physique, la médecine, la littérature et... la paix.

Destins parallèles
Pendant vingt ans, par-delà leurs origines sociales contrastées et leurs parcours en apparence opposés, cet industriel ambitieux et paradoxal, fabricant d'armes désireux de servir l'humanité, et cette infatigable militante pacifiste ont entretenu une amitié aussi surprenante que fidèle, qui donna naissance au prix Nobel de la paix – dont Bertha von Suttner fut récipiendaire en 1905. S’appuyant sur leur correspondance, ce documentaire entrelace animation, scènes de reconstitution particulièrement soignées, archives et interventions de spécialistes pour retracer leurs destins parallèles dans une Europe bouleversée par la révolution industrielle et menacée par les guerres. Un récit captivant où se croisent foi en la science, amours contrariées, soif de réussite et espoir fou d’un monde durablement en paix.

Écrit par : Allusion | 06/12/2025

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bas_les_armes_!

Écrit par : Allusion | 06/12/2025

Quand Trump dénonce les autres pour ce qu’il fait lui-même : l’hypocrisie à 300 millions

Introduction : la secousse qui réveille les géants endormis
Un samedi comme les autres, jusqu’à ce que tout bascule
Le samedi 6 décembre 2025, à exactement 20h41 GMT, la terre a tremblé avec une violence inouïe dans une région où les humains sont rares mais où la nature règne en maître absolu. Un séisme de magnitude 7 a frappé une zone montagneuse et isolée, coincée entre l’Alaska américain et le territoire canadien du Yukon. L’Institut américain de géophysique, l’USGS, a enregistré cette secousse à une profondeur de 10 kilomètres, près de la côte, exactement sur cette frontière invisible qui sépare deux nations mais qui ne peut rien contre les forces telluriques. À environ 250 kilomètres à l’ouest de Whitehorse, la capitale du Yukon, et 370 kilomètres au nord-ouest de Juneau, capitale de l’Alaska, la planète a rappelé aux quelques habitants de cette région sauvage qu’elle reste imprévisible. Impitoyable, même. Les 650 habitants de Yakutat, petite commune située à environ 90 kilomètres de l’épicentre, ont ressenti cette puissance brute qui fait trembler les murs, vibrer les fenêtres et battre les cœurs à tout rompre. Dans ces contrées où le silence est roi, où les montagnes touchent le ciel et où les glaciers sculptent le paysage depuis des millénaires, ce séisme a brisé la quiétude avec une brutalité qui glace le sang.
Ce n’était pas un simple tremblement. Non. C’était un rappel violent que nous vivons sur une planète vivante, une planète qui bouge, qui respire, qui se transforme sans demander notre avis. Les premières minutes après la secousse ont été marquées par une série de répliques puissantes : deux d’entre elles ont atteint des magnitudes de 5,6 et 5,3, survenant dans les instants qui ont suivi le choc principal. L’USGS a comptabilisé plus de vingt répliques dans les heures suivantes, transformant cette journée ordinaire en un cauchemar géologique pour les rares témoins. Le Centre américain des tsunamis a rapidement indiqué qu’aucune alerte n’était nécessaire malgré la proximité de la côte pacifique, mais cette information n’a fait qu’ajouter à l’étrangeté de la situation : un séisme majeur, dans une région quasi déserte, sans tsunami, sans victimes apparentes… mais avec une puissance capable de raser des villes entières si elles avaient existé là. Michael West, le sismologue d’État du Centre d’information sur les séismes de l’Alaska, a déclaré quarante minutes après l’événement que le séisme générait une « séquence de répliques assez vigoureuse ». Ses mots, mesurés et scientifiques, cachaient mal l’inquiétude : un séisme de magnitude 7 peut provoquer des glissements de terrain, des effondrements de routes, des destructions massives.
Je ne peux m’empêcher de ressentir cette tension qui monte quand je pense à ces 650 âmes à Yakutat. Imaginez. Vous vivez dans l’un des endroits les plus reculés de la planète, entouré de montagnes et de glace, et soudain, le sol sous vos pieds devient liquide. Tout tremble. Les murs craquent. Les objets tombent. Et vous savez, au fond de vous, que personne ne viendra rapidement si quelque chose tourne mal. Cette solitude face à la puissance brute de la nature… elle me bouleverse. Elle me rappelle notre fragilité, notre insignifiance face aux forces qui nous dépassent. Ce séisme n’est pas qu’une donnée scientifique, qu’un chiffre sur une échelle. C’est un cri de la Terre, un hurlement qui traverse les montagnes et qui nous dit : « Je suis là, je suis vivante, et vous n’êtes que des invités sur mon dos. »

Une région façonnée par les convulsions de la planète
Pour comprendre ce qui s’est passé ce samedi, il faut plonger dans les entrailles de notre planète et comprendre que l’Alaska et le Yukon ne sont pas des terres comme les autres. Cette région fait partie de la Ceinture de feu du Pacifique, cette zone en forme de fer à cheval qui encercle l’océan Pacifique et qui concentre 90% de l’activité sismique mondiale. Ici, les plaques tectoniques se rencontrent, se heurtent, glissent les unes sous les autres dans un ballet géologique qui dure depuis des millions d’années. La plaque Pacifique plonge sous la plaque Nord-Américaine dans un processus appelé subduction, créant une zone de friction intense où l’énergie s’accumule pendant des décennies, parfois des siècles, avant de se libérer brutalement sous forme de séismes. L’Alaska détient le triste record d’être l’État le plus sismiquement actif des États-Unis, avec environ 35 000 tremblements de terre enregistrés chaque année. Trois des dix plus grands séismes jamais enregistrés dans le monde se sont produits en Alaska, dont le terrible séisme de magnitude 9,2 qui a dévasté la région de Prince William Sound le 27 mars 1964, causant des destructions massives et un tsunami dévastateur.

La faille de Fairweather, cette cicatrice géologique qui court le long de la côte sud-est de l’Alaska, est l’une des structures tectoniques les plus dangereuses de la région. En 1958, cette faille a rompu lors d’un séisme de magnitude 7,8 qui a déclenché un glissement de terrain massif dans la baie de Lituya. Ce glissement a généré un méga-tsunami dont la vague a atteint une hauteur stupéfiante de 524 mètres, la plus haute jamais enregistrée dans l’histoire moderne. Des arbres centenaires ont été arrachés comme des brindilles, des bateaux ont été projetés par-dessus les montagnes, et la baie a été transformée en un paysage lunaire en quelques minutes. Ce précédent historique hante encore les esprits des scientifiques qui surveillent cette région. Le séisme du 6 décembre 2025 s’est produit dans cette même zone de fracture, rappelant que la faille de Fairweather reste active et dangereuse. Les stations sismiques installées dans la région, comme celle des Deception Hills dans le parc national de Glacier Bay, surveillent en permanence l’activité de cette faille depuis 2002. Ces sentinelles électroniques, alimentées par des panneaux solaires dans des régions où l’accès est difficile, transmettent en temps réel les données aux scientifiques qui tentent de comprendre et de prévoir les mouvements de la Terre.
Quand je lis l’histoire du méga-tsunami de 1958, je ressens un mélange de fascination et d’effroi. Une vague de 524 mètres. Cinq cent vingt-quatre mètres ! C’est plus haut que l’Empire State Building. C’est une muraille d’eau qui efface tout sur son passage. Et ça s’est produit ici, dans cette région où le séisme vient de frapper. Cette pensée me glace. Parce que ça pourrait se reproduire. Demain. Dans dix ans. Dans un siècle. Nous ne savons pas. Et cette incertitude, cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de ces communautés isolées… elle me hante. Comment vivre sereinement quand on sait que la terre sous nos pieds peut se déchirer à tout moment ?

Section 2 : Obama, la cible préférée de Trump
La bibliothèque présidentielle qui obsède Trump
Si Jerome Powell a eu droit à ses critiques, Barack Obama reste la cible favorite de Trump. Et pour cause : la bibliothèque présidentielle d’Obama à Chicago est devenue pour Trump le symbole ultime de l’incompétence démocrate. Le projet, initialement estimé à 350 millions de dollars en 2016, a vu son coût grimper à 830 millions en 2021. Un dépassement de 137%, certes considérable. Trump ne manque jamais une occasion de le rappeler. Le 21 octobre 2025, dans le Bureau ovale, il déclarait : « C’est fermé. C’est arrêté. Ils sont à court d’argent. » Puis, avec son sens habituel de la provocation, il a ajouté : « Il voulait seulement des femmes et de la DEI pour le construire. Eh bien, c’est ce qu’ils ont obtenu. » Une attaque à peine voilée contre les politiques de diversité, équité et inclusion, que Trump a toujours considérées comme des obstacles à l’efficacité.
Mais là encore, l’ironie est cruelle. Car si la bibliothèque d’Obama a effectivement connu des retards et des dépassements budgétaires, elle n’est pas « fermée » comme Trump le prétend. Elle doit ouvrir en 2026, avec certes plusieurs années de retard sur le calendrier initial de 2021. Mais elle ouvrira. Et contrairement au projet de Trump, elle est financée par des donations privées sans que cela ne soulève de questions éthiques majeures. Pourquoi ? Parce qu’Obama n’est plus président. Il ne peut pas utiliser son pouvoir pour influencer les donateurs. Trump, lui, est en plein mandat. Et c’est là que le bât blesse. Car la liste des donateurs de sa salle de bal ressemble à un who’s who des entreprises qui ont des intérêts directs auprès du gouvernement fédéral. Amazon, Google, Meta, Lockheed Martin, Palantir… Toutes ces entreprises ont des contrats avec l’État, toutes ont des régulations à négocier, toutes ont des raisons de vouloir rester dans les bonnes grâces du président.
Quand je lis cette liste de donateurs, je ressens un malaise profond. Pas parce que ces entreprises donnent de l’argent en soi, mais parce que le timing est si transparent, si évident. C’est comme regarder quelqu’un acheter de l’influence en plein jour, sans même essayer de se cacher. Et le plus troublant, c’est que cela semble normal. Nous sommes tellement habitués à ce genre de pratiques que nous ne les voyons même plus. Ou pire, nous les acceptons comme faisant partie du jeu politique.

L’offre d’aide qui n’en était pas une
En mai 2025, lors d’une réunion bilatérale avec le Premier ministre canadien Mark Carney, Trump avait même offert son aide à Obama pour terminer sa bibliothèque. « Le président Obama — et s’il voulait de l’aide, je lui en donnerais parce que je suis un très bon constructeur et je construis dans les temps, dans le budget », avait-il déclaré. « Il construit sa bibliothèque à Chicago, et c’est un désastre. » Cette offre, présentée comme un geste magnanime, était en réalité une insulte à peine déguisée. Trump ne proposait pas vraiment son aide ; il cherchait à humilier son prédécesseur, à montrer qu’il était supérieur, plus compétent, plus efficace. Mais aujourd’hui, avec son propre projet qui explose en vol, cette offre résonne comme une blague cruelle. Qui a besoin d’aide maintenant ? Qui est incapable de tenir ses promesses ? Qui construit un « désastre » ?
La réponse est évidente, mais Trump ne l’admettra jamais. Car admettre ses erreurs reviendrait à reconnaître qu’il n’est pas infaillible. Et pour un homme dont l’ego est aussi fragile que démesuré, c’est impensable. Alors il continue à critiquer les autres, à pointer leurs échecs, à se présenter comme le seul capable de réussir là où tous ont échoué. Mais la réalité, têtue et implacable, finit toujours par rattraper les menteurs. Et dans le cas de Trump, elle le rattrape avec une violence particulière. Car non seulement son projet coûte plus cher que prévu, mais il est financé par des entreprises privées qui ont toutes quelque chose à gagner de leur générosité. C’est un système de corruption légalisée, un « pay-to-play » à peine masqué qui soulève des questions éthiques majeures. Mais Trump s’en moque. Pour lui, l’éthique est un concept abstrait, une contrainte pour les faibles. Lui, il est au-dessus de tout ça.
Je me demande parfois si Trump croit vraiment à ses propres mensonges. Est-ce qu’il pense sincèrement être un génie de la construction ? Ou est-ce qu’il sait, au fond de lui, qu’il n’est qu’un imposteur qui a réussi à convaincre suffisamment de gens pour arriver au sommet ? Je penche pour la seconde option. Parce que personne ne peut être aussi aveugle à ses propres contradictions. Personne ne peut critiquer les autres pour des choses qu’il fait lui-même sans une once de conscience de soi. À moins d’être un manipulateur pathologique. Et c’est peut-être ça, le plus effrayant.

Section 3 : les donateurs, ou comment acheter l'accès au pouvoir
Le dîner du 15 octobre : une soirée à plusieurs millions
Le 15 octobre 2025, la Maison Blanche a organisé un dîner dans l’East Room pour remercier les donateurs du projet de salle de bal. Une soirée exclusive, réservée à ceux qui avaient ouvert leur portefeuille pour financer le rêve grandiose de Trump. Parmi les invités : des PDG de grandes entreprises technologiques, des milliardaires de la finance, des magnats de l’immobilier. Tous avaient un point commun : ils avaient quelque chose à gagner de leur proximité avec le président. Brian Armstrong de Coinbase, Alex Karp de Palantir, Stephen Schwarzman de Blackstone, les jumeaux Winklevoss de Gemini… La liste ressemble à un annuaire des personnes les plus riches et les plus influentes d’Amérique. Et tous étaient là, dans l’East Room, à écouter Trump vanter les mérites de son projet tout en critiquant les échecs des autres.
Selon des documents obtenus par CBS News, les donateurs pouvaient être éligibles à une « reconnaissance » pour leurs contributions. Cette reconnaissance pourrait prendre la forme de noms gravés dans la structure. Imaginez : votre nom, gravé dans la pierre de la Maison Blanche, pour l’éternité. Ou du moins jusqu’à ce qu’un futur président décide de démolir cette salle de bal pour construire quelque chose d’encore plus grandiose. Mais pour l’instant, c’est une offre alléchante. Et elle a un prix. Lors du dîner, Trump a raconté que certains donateurs lui avaient demandé si 25 millions de dollars était un montant approprié. « J’ai dit : je vais le prendre », a-t-il répondu avec un sourire. Vingt-cinq millions de dollars. Pour un nom gravé dans la pierre. Pour un accès privilégié au président. Pour la possibilité d’influencer les décisions qui affecteront leurs entreprises pendant des années.
Vingt-cinq millions de dollars. Je laisse ce chiffre résonner dans ma tête. C’est plus que ce que la plupart des gens gagneront dans toute leur vie. C’est plus que le budget annuel de certaines petites villes. Et pour ces donateurs, c’est juste… une donation. Un investissement. Un moyen d’acheter de l’influence. Et le plus troublant, c’est que c’est parfaitement légal. Parce que l’argent ne va pas directement à Trump, mais à un organisme à but non lucratif, le Trust for the National Mall. Un organisme qui travaille avec le National Park Service et qui collecte des fonds pour des projets sur le Mall et à la Maison Blanche. Tout est propre, tout est légal. Mais est-ce que c’est éthique ? Est-ce que c’est juste ? Non. Absolument pas.

Les géants de la tech et leurs intérêts bien compris
Parmi les donateurs les plus notables figurent les géants de la technologie. Amazon, dont le fondateur Jeff Bezos s’était déclaré « optimiste » quant à un second mandat de Trump, a contribué au projet. L’entreprise a reçu plus de 500 millions de dollars de contrats fédéraux au cours des trois dernières années, principalement via Amazon Web Services, sa plateforme de cloud computing. Google, de son côté, a versé 22 millions de dollars dans le cadre d’un règlement juridique avec Trump concernant la suspension de son compte YouTube après l’émeute du 6 janvier 2021 au Capitole. Ce paiement est présenté comme étant fait « au nom de » Trump, mais il finance directement son projet de salle de bal. Meta, l’entreprise de Mark Zuckerberg, a également contribué, après des années de tensions avec Trump qui l’avait menacé d’enquêtes criminelles.
Ces entreprises ont toutes des raisons de vouloir rester dans les bonnes grâces du président. Amazon dépend des contrats gouvernementaux pour une partie significative de ses revenus. Google fait face à des régulations antitrust et a besoin de maintenir de bonnes relations avec l’administration. Meta, qui a récemment abandonné ses vérificateurs de faits et nommé Dana White, président de l’Ultimate Fighting Championship et allié de Trump, à son conseil d’administration, cherche clairement à se rapprocher du pouvoir. Et toutes ces entreprises savent qu’une donation de quelques millions de dollars est un investissement minuscule comparé aux milliards qu’elles peuvent gagner ou perdre en fonction des décisions politiques. C’est du business, pur et simple. Mais c’est aussi de la corruption, même si elle est légale. Car ces donations ne sont pas désintéressées. Elles sont calculées, stratégiques, conçues pour acheter de l’influence.
Je pense à tous ces PDG, assis dans l’East Room, écoutant Trump parler de sa vision grandiose. Je me demande ce qu’ils pensent vraiment. Est-ce qu’ils croient en ce projet ? Ou est-ce qu’ils voient juste une opportunité d’investissement ? Je penche pour la seconde option. Parce que ces gens ne sont pas des idéalistes. Ce sont des pragmatiques, des calculateurs, des stratèges. Ils savent que le pouvoir s’achète, et ils sont prêts à payer le prix. Et Trump, de son côté, est plus que disposé à vendre. C’est un échange mutuellement bénéfique. Sauf pour le reste d’entre nous, qui regardons ce spectacle avec un mélange de dégoût et d’impuissance.

Section 4 : les entreprises de défense et l'argent du Pentagone
Lockheed Martin et le complexe militaro-industriel
Lockheed Martin, le plus grand contractant du Pentagone, figure également sur la liste des donateurs. L’entreprise a reçu plus de 40 milliards de dollars de contrats fédéraux au cours de la dernière année seulement. Dans un communiqué, un porte-parole de Lockheed a déclaré que l’entreprise était « reconnaissante de l’opportunité d’aider à concrétiser la vision du président et de faire de cet ajout à la Maison du Peuple un symbole puissant des idéaux américains que nous travaillons à défendre chaque jour ». Des mots nobles, mais qui cachent une réalité plus prosaïque : Lockheed Martin a tout intérêt à maintenir de bonnes relations avec l’administration Trump, qui a considérablement augmenté les budgets de la défense et favorisé les contrats avec les entreprises américaines.
Booz Allen Hamilton, une autre entreprise de conseil en défense et sécurité nationale, a également contribué. L’entreprise a reçu environ 6 milliards de dollars de contrats fédéraux au cours de la dernière année. En janvier 2025, Booz Allen Hamilton a accepté de payer au gouvernement américain près de 16 millions de dollars pour régler une affaire allégeant qu’une filiale avait soumis des réclamations frauduleuses liées à un contrat du ministère de la Défense. Malgré ce scandale, l’entreprise continue de prospérer grâce aux contrats gouvernementaux. Et maintenant, elle finance le projet de salle de bal de Trump. Coïncidence ? Certainement pas. C’est une stratégie délibérée pour maintenir l’accès au pouvoir, pour s’assurer que les robinets des contrats gouvernementaux restent ouverts.
Le complexe militaro-industriel. Ce terme, popularisé par le président Eisenhower dans son discours d’adieu en 1961, n’a jamais été aussi pertinent. Eisenhower mettait en garde contre l’influence excessive de l’industrie de la défense sur la politique américaine. Soixante-quatre ans plus tard, ses craintes se sont réalisées au-delà de ses pires cauchemars. Les entreprises de défense ne se contentent plus d’influencer la politique ; elles la financent directement. Et Trump, loin de résister à cette influence, l’embrasse pleinement. Parce que pour lui, l’argent est roi. Et peu importe d’où il vient, tant qu’il finance ses projets grandioses.

Caterpillar et les contrats gouvernementaux
Caterpillar, le fabricant d’équipements de construction et d’exploitation minière basé au Texas, est un autre donateur notable. L’entreprise fournit des équipements à l’armée américaine et à d’autres agences gouvernementales, et a reçu près d’un milliard de dollars de contrats fédéraux au cours des trois dernières années. Mais l’histoire de Caterpillar avec l’administration Trump est particulièrement révélatrice. Pendant le premier mandat de Trump, le ministère de la Justice a abandonné une enquête criminelle sur Caterpillar pour évasion fiscale présumée, quelques jours après que Trump ait nommé l’ancien avocat de l’entreprise, Bill Barr, au poste de procureur général. Barr avait déclaré qu’il se récuserait des affaires impliquant Caterpillar ou d’autres anciens clients. Mais le timing de l’abandon de l’enquête a soulevé des questions.
Aujourd’hui, Caterpillar finance le projet de salle de bal de Trump. Est-ce une façon de remercier l’administration pour avoir abandonné l’enquête ? Impossible à prouver. Mais le schéma est clair : les entreprises qui bénéficient des décisions de l’administration Trump sont celles qui financent ses projets personnels. C’est un système de favoritisme institutionnalisé, où l’argent achète non seulement l’accès, mais aussi l’impunité. Et Trump, loin de s’en cacher, s’en vante. Car pour lui, c’est la preuve de son succès, de sa capacité à attirer les plus grandes entreprises du monde. Mais pour le reste d’entre nous, c’est la preuve d’un système profondément corrompu, où les règles ne s’appliquent pas de la même manière à tout le monde.
Je me sens épuisé en écrivant ces lignes. Épuisé par cette accumulation de scandales, de conflits d’intérêts, de magouilles à peine dissimulées. Épuisé par cette impression que rien ne change jamais, que les mêmes schémas se répètent encore et encore. Épuisé par cette certitude que, quoi que nous disions, quoi que nous fassions, le système continuera de fonctionner de la même manière. Parce que ceux qui ont le pouvoir de le changer sont précisément ceux qui en bénéficient le plus.

Section 5 : les milliardaires de la crypto et la nouvelle frontière de l'influence
Coinbase, Ripple et la révolution blockchain
Si les géants de la tech et les entreprises de défense dominent la liste des donateurs, les entreprises de cryptomonnaie occupent une place de choix. Coinbase, l’une des plus grandes plateformes d’échange de cryptomonnaies aux États-Unis, a contribué au projet. L’entreprise, fondée en 2012 par Brian Armstrong, a été poursuivie par la Securities and Exchange Commission (SEC) en 2023 pour avoir prétendument agi comme courtier non enregistré. Mais l’administration Trump a abandonné le procès début 2025. Coïncidence ? Encore une fois, difficile à prouver. Mais le schéma est familier. Ripple, une autre entreprise de crypto qui a lancé le XRP, a versé près de 4,9 millions de dollars au comité inaugural de Trump en 2025, la deuxième plus grande donation unique reçue par le comité. Ripple avait également été poursuivie par la SEC pour violation présumée des lois sur les valeurs mobilières, mais un juge fédéral a finalement donné raison à l’entreprise.
Tether, l’entreprise de cryptomonnaie basée au Salvador, est également sur la liste. Tether a une valorisation de plusieurs milliards de dollars et prétend avoir 500 millions d’utilisateurs dans le monde. L’entreprise a embauché Bo Hines, un ancien responsable crypto de l’administration Trump, pour diriger son expansion aux États-Unis. Et voici le détail croustillant : Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce et ancien PDG de Cantor Fitzgerald, avait précédemment promu Tether, Cantor Fitzgerald ayant obtenu une participation financière dans l’entreprise. Lors de son audience de confirmation, Lutnick a déclaré aux législateurs qu’il se dessaisirait de ses intérêts dans ses entreprises, y compris Cantor. Mais le fait qu’il ait promu Tether avant de rejoindre l’administration soulève des questions évidentes sur les conflits d’intérêts.
Les cryptomonnaies. La nouvelle frontière de l’influence politique. Pendant des années, l’industrie crypto a été considérée comme marginale, voire suspecte. Mais aujourd’hui, elle est au cœur du pouvoir. Parce que Trump a compris que les milliardaires de la crypto sont les nouveaux rois de la finance. Et comme tout bon businessman, il sait qu’il faut aller là où se trouve l’argent. Peu importe que ces entreprises soient régulièrement accusées de fraude, de manipulation de marché, ou de blanchiment d’argent. Peu importe que leurs modèles économiques soient opaques et leurs pratiques douteuses. Tout ce qui compte, c’est qu’elles ont de l’argent. Et qu’elles sont prêtes à le dépenser pour acheter de l’influence.

Les jumeaux Winklevoss et l’empire crypto
Cameron et Tyler Winklevoss, les jumeaux devenus célèbres pour leur bataille juridique avec Mark Zuckerberg au sujet de la création de Facebook, sont également sur la liste des donateurs. Les frères Winklevoss ont utilisé leur règlement de plusieurs millions de dollars avec Zuckerberg pour investir dans le Bitcoin il y a plus d’une décennie, devenant ainsi certains des premiers milliardaires de la cryptomonnaie. Ils ont également fondé Gemini, une plateforme d’échange de cryptomonnaies, et une société d’investissement axée sur les start-ups technologiques et blockchain. Chacun des jumeaux a donné plus de 1,6 million de dollars depuis l’année dernière, en grande partie en cryptomonnaie, à la campagne de Trump et aux PAC qui le soutiennent. Ils ont également investi dans American Bitcoin, une entreprise de minage de crypto cofondée par Eric et Donald Trump Jr.
Les Winklevoss ont plaidé pour la déréglementation de la crypto et les plans de Trump pour une plus grande adoption gouvernementale de la cryptomonnaie. Cet été, les jumeaux ont donné 21 millions de dollars à un super PAC crypto soutenant des candidats conservateurs. C’est un investissement massif dans l’avenir politique de l’Amérique, un pari que la déréglementation de la crypto sera bénéfique pour leurs entreprises. Et avec Trump au pouvoir, ce pari semble payant. Car Trump a fait de la crypto une priorité de son administration, créant même une réserve stratégique de crypto qui inclurait le XRP, le Bitcoin, et d’autres cryptomonnaies majeures. C’est une victoire énorme pour l’industrie crypto, qui a longtemps lutté contre les régulations fédérales. Et c’est une victoire directement liée aux donations massives de l’industrie à Trump et à ses alliés.
Je regarde les jumeaux Winklevoss et je vois des opportunistes brillants. Ils ont compris avant beaucoup d’autres que la crypto serait l’avenir de la finance. Et ils ont investi massivement, non seulement dans la technologie, mais aussi dans la politique. Parce qu’ils savent que la technologie seule ne suffit pas. Il faut aussi le pouvoir politique pour créer un environnement favorable. Et Trump leur offre exactement ça. Une administration qui embrasse la crypto, qui la promeut, qui la protège. En échange, bien sûr, de donations généreuses. C’est un échange de bons procédés. Mais est-ce que c’est dans l’intérêt du public ? Est-ce que c’est dans l’intérêt de l’Amérique ? Non. C’est dans l’intérêt d’une poignée de milliardaires qui veulent devenir encore plus riches.

Section 6 : les membres du cabinet et le conflit d'intérêts permanent
Kelly Loeffler et Jeff Sprecher : quand le pouvoir finance le pouvoir
Kelly Loeffler, membre du cabinet de Trump qui dirige la Small Business Administration, figure également sur la liste des donateurs avec son mari Jeff Sprecher, PDG et fondateur d’Intercontinental Exchange, qui possède la Bourse de New York. Loeffler a été nommée sénatrice américaine représentant la Géorgie en 2020, mais a perdu son siège face à Raphael Warnock lors d’une élection de second tour. Le couple a donné au moins 13,5 millions de dollars aux campagnes de Trump, aux super PAC qui le soutiennent, et à d’autres comités d’action politique associés depuis 2020. En juin 2025, Sprecher et Loeffler ont chacun donné 2,5 millions de dollars à MAGA Inc., un super PAC qui soutient Trump. Et maintenant, ils financent son projet de salle de bal.
Le problème ? Loeffler est membre du cabinet de Trump. Elle fait partie de l’administration. Et elle finance un projet personnel du président. C’est un conflit d’intérêts flagrant, même si c’est techniquement légal. Car l’argent ne va pas directement à Trump, mais à un organisme à but non lucratif. Mais la réalité est que ce projet est le bébé de Trump, son rêve grandiose, son héritage. Et Loeffler, en le finançant, achète de l’influence auprès de son patron. C’est aussi simple que ça. Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, figure également sur la liste avec « la famille Lutnick ». Lutnick a rejoint l’administration Trump en tant que secrétaire au Commerce après des décennies en tant que PDG de Cantor Fitzgerald, une société de services financiers. Il a donné plus de 9 millions de dollars à un super PAC pro-Trump, à la campagne présidentielle de Trump en 2020 et 2024, et aux comités de collecte de fonds associés.
Quand les membres du cabinet financent les projets personnels du président, nous avons franchi une ligne. Une ligne qui sépare la politique de la corruption. Une ligne qui sépare le service public de l’enrichissement personnel. Et Trump, loin de respecter cette ligne, la piétine avec joie. Parce que pour lui, il n’y a pas de séparation entre ses intérêts personnels et les intérêts du pays. Tout est mélangé, tout est confondu. Et ceux qui travaillent pour lui savent qu’ils doivent jouer le jeu. Ils doivent ouvrir leur portefeuille, montrer leur loyauté, prouver qu’ils sont dans le camp. Sinon, ils risquent de se retrouver sur la touche.

Les Perlmutter et l’empire Marvel
Isaac Perlmutter, qui a vendu Marvel Entertainment à The Walt Disney Company en 2009, et sa femme Laura figurent également sur la liste via leur fondation. Le couple a soutenu des initiatives de santé et d’éducation par le biais de leur fondation, notamment un don de plus de 50 millions de dollars au Langone Medical Center de NYU pour la recherche sur le cancer. Mais ils sont également de fervents supporters de Trump, ayant donné plus de 23 millions de dollars aux campagnes de Trump et aux super PAC qui le soutiennent depuis 2016. Les Perlmutter sont des exemples parfaits de ces méga-donateurs qui utilisent leur richesse pour influencer la politique américaine. Ils ne se contentent pas de voter ; ils achètent littéralement l’accès au pouvoir.
Et Trump, de son côté, est plus que disposé à leur vendre cet accès. Car pour lui, la politique est un business. Et comme dans tout business, il y a des clients et des fournisseurs. Les Perlmutter sont des clients premium, des VIP qui méritent un traitement spécial. Et ce traitement spécial prend la forme d’invitations à des dîners exclusifs, d’accès au Bureau ovale, de photos avec le président. Mais surtout, il prend la forme d’une influence réelle sur les décisions politiques. Car ces méga-donateurs ne donnent pas leur argent par altruisme. Ils le donnent parce qu’ils attendent quelque chose en retour. Et Trump, qui comprend parfaitement ce jeu, est prêt à leur donner ce qu’ils veulent. Tant que l’argent continue de couler.
Je pense à tous ces milliardaires, à tous ces PDG, à tous ces méga-donateurs. Et je me demande : qu’est-ce qu’ils veulent vraiment ? Est-ce qu’ils veulent un pays meilleur ? Est-ce qu’ils veulent une société plus juste ? Ou est-ce qu’ils veulent juste protéger leur richesse, augmenter leurs profits, maintenir leur pouvoir ? Je connais la réponse. Et vous aussi. Parce que si ces gens voulaient vraiment un pays meilleur, ils investiraient dans l’éducation, dans la santé, dans les infrastructures. Pas dans des salles de bal de 300 millions de dollars.

Section 7 : les entreprises de tabac et l'argent de la mort
Altria et Reynolds American : les géants du tabac reviennent en force
Altria Group, anciennement connu sous le nom de Phillip Morris, et Reynolds American, deux des plus grands fabricants de tabac du pays, figurent également sur la liste des donateurs. Altria vend des cigarettes Virginia Slims, Marlboro et Parliament aux États-Unis, tandis que Reynolds American fabrique des marques comme Newport et Camel. Ces entreprises ont longtemps été des parias de la société américaine, accusées de tuer des millions de personnes avec leurs produits. Mais elles ont aussi beaucoup d’argent. Et elles savent comment l’utiliser pour influencer la politique. Altria a donné 1 million de dollars à un PAC associé à Trump en mai 2025, 1 million de dollars au comité inaugural de Trump en 2025, et 500 000 dollars à son comité inaugural de 2017.
Ces entreprises se battent contre des régulations plus strictes de l’industrie et, avec d’autres compagnies de tabac, ont poussé une législation qui limiterait la surveillance de la FDA sur les cigarettes électroniques. Et avec Trump au pouvoir, elles ont trouvé un allié. Car Trump a toujours été sceptique quant aux régulations gouvernementales, qu’il considère comme des obstacles à la libre entreprise. Peu importe que ces régulations sauvent des vies. Peu importe que le tabac tue plus de 480 000 Américains chaque année. Tout ce qui compte, c’est que les entreprises de tabac ont de l’argent. Et qu’elles sont prêtes à le dépenser pour protéger leurs profits. C’est une alliance cynique, mais parfaitement logique dans le monde de Trump. Car pour lui, l’argent n’a pas d’odeur. Même quand il sent la mort.
Les entreprises de tabac. Je pensais qu’on en avait fini avec elles. Je pensais qu’après des décennies de procès, de scandales, de révélations sur leurs mensonges et leurs manipulations, elles seraient enfin mises au pas. Mais non. Elles sont de retour. Plus fortes que jamais. Parce qu’elles ont compris que le pouvoir politique est la clé de leur survie. Et Trump leur offre exactement ce dont elles ont besoin : une administration qui ferme les yeux sur leurs pratiques, qui réduit les régulations, qui les laisse continuer à tuer des gens en toute impunité. C’est révoltant. C’est immoral. Mais c’est la réalité.

T-Mobile et les conflits d’intérêts technologiques
T-Mobile, l’un des plus grands opérateurs sans fil du pays, figure également sur la liste. Dans un communiqué, l’entreprise a déclaré que sa donation n’était pas uniquement destinée à la salle de bal. « Avant le 250e anniversaire de l’Amérique, T-Mobile a fait un don au Trust for the National Mall, qui s’associe au National Park Service pour restaurer et enrichir les monuments historiques qui définissent la capitale de notre nation, comme la salle de bal de la Maison Blanche », a déclaré l’entreprise. « T-Mobile n’a aucun rôle dans l’utilisation de ces fonds ou dans les décisions liées à la construction de la salle de bal. » Des mots soigneusement choisis pour éviter toute accusation de conflit d’intérêts. Mais la réalité est plus complexe.
T-Mobile aurait fait partie d’un nouveau service sans fil annoncé par Trump, baptisé Trump Mobile. Des législateurs démocrates ont critiqué cet accord comme un conflit d’intérêts. Et ils ont raison. Car T-Mobile a reçu au moins un milliard de dollars de contrats fédéraux au cours des trois dernières années. L’entreprise a tout intérêt à maintenir de bonnes relations avec l’administration Trump. Et financer son projet de salle de bal est un moyen facile de le faire. C’est un investissement minuscule comparé aux milliards que T-Mobile peut gagner grâce aux contrats gouvernementaux et aux décisions réglementaires favorables. Mais c’est aussi un exemple parfait de la façon dont le système est truqué. Les entreprises qui bénéficient des décisions du gouvernement sont celles qui financent les projets personnels du président. Et le cycle continue, encore et encore.
Trump Mobile. Même le nom est une blague. Mais une blague qui rapporte des millions. Parce que Trump a compris qu’il peut monétiser son nom, son image, son pouvoir. Et les entreprises comme T-Mobile sont prêtes à payer pour être associées à lui. Parce qu’elles savent que cette association leur ouvrira des portes, leur donnera accès à des contrats, leur permettra d’influencer les décisions réglementaires. C’est un système parfaitement huilé, où tout le monde y gagne. Sauf le public, bien sûr. Nous, on regarde ce spectacle avec un mélange de dégoût et d’impuissance. Parce qu’on sait qu’on ne peut rien y faire.

Section 8 : les questions éthiques et le cauchemar juridique
Richard Painter et la voix de la conscience
Richard Painter, ancien avocat en chef de l’éthique à la Maison Blanche sous l’administration Bush entre 2005 et 2007, a été l’un des rares à dénoncer publiquement le projet de salle de bal de Trump. « Je considère cette énorme salle de bal comme un cauchemar éthique », a-t-il déclaré à la BBC. « C’est utiliser l’accès à la Maison Blanche pour collecter de l’argent. Je n’aime pas ça. Ces entreprises veulent toutes quelque chose du gouvernement. » Painter a suggéré que cela pourrait être considéré comme un « système de pay-to-play », qui a tourmenté les administrations précédentes de la Maison Blanche des deux partis politiques. Dans les années 1990, par exemple, le président Bill Clinton a été critiqué pour avoir prétendument vendu des nuitées dans la Lincoln Bedroom en échange de contributions de campagne.
Plus récemment, Trump a cherché des sponsors d’entreprise pour la chasse annuelle aux œufs de Pâques de la Maison Blanche en avril, ce que certains ont dit pourrait équivaloir à des entreprises rivalisant pour attirer l’attention du président. Mais le projet de salle de bal, selon Painter, pose une « tentation énorme » d’utiliser l’installation pour des collectes de fonds politiques qui n’existait pas auparavant, même si les présidents des deux partis ont invité des supporters à des événements. « L’espace limité [maintenant] signifie que tout le monde n’obtient pas une invitation à la Maison Blanche », a-t-il déclaré. « À mon avis, c’est une bonne chose… La taille [actuelle] limite le jeu du ‘pay to play’, au moins dans les locaux de la Maison Blanche. » Prouver tout acte répréhensible, cependant, est peu probable. « Vous ne pouvez pas prouver un quid pro quo », a déclaré Painter. « Mais je pense que l’administration Trump pousse les limites ici. »
Richard Painter. Un homme seul dans le désert, criant dans le vide. Parce que personne ne l’écoute. Ou plutôt, tout le monde l’écoute, mais personne ne fait rien. Parce que le système est trop puissant, trop enraciné, trop protégé. Et Trump le sait. Il sait qu’il peut faire ce qu’il veut, tant qu’il reste dans les limites de la légalité. Et ces limites sont si larges, si floues, qu’elles permettent à peu près tout. Alors il continue. Il pousse. Il teste. Et personne ne l’arrête.

La Maison Blanche défend l’indéfendable
La Maison Blanche a insisté sur le fait qu’il n’y avait rien d’inapproprié dans la sollicitation de donations et que la salle de bal serait utilisée par les futures administrations. La rénovation ne coûtera pas un centime aux contribuables américains, a-t-elle déclaré. Martin Mongiello, ancien chef exécutif de la Maison Blanche et directeur général de Camp David qui a travaillé sous sept administrations, a déclaré à la BBC que l’argent payé pour la salle de bal « finira par se rentabiliser et économiser des coûts ». Les tentes parfois installées à l’extérieur pour des événements, qu’il a décrites comme « coude à coude » et « embarrassantes », coûtent souvent 1 million de dollars ou plus, sans compter les autres coûts accessoires associés aux événements à grande échelle.
Mais cet argument ne tient pas la route. Car même si la salle de bal finit par économiser de l’argent à long terme, cela ne change rien au fait que son financement pose d’énormes questions éthiques. Les entreprises qui la financent ont toutes des intérêts directs auprès du gouvernement fédéral. Elles ont toutes quelque chose à gagner de leur proximité avec le président. Et Trump, loin de reconnaître ce conflit d’intérêts, le célèbre. Car pour lui, c’est la preuve de son succès, de sa capacité à attirer les plus grandes entreprises du monde. Mais pour le reste d’entre nous, c’est la preuve d’un système profondément corrompu, où l’argent achète l’accès et l’influence. Et où le président des États-Unis est plus intéressé par la construction de monuments à sa propre gloire que par le service du peuple américain.
La Maison Blanche défend l’indéfendable. C’est devenu une habitude. À chaque scandale, à chaque controverse, la même réponse : « Il n’y a rien d’inapproprié ici. » Mais nous ne sommes pas dupes. Nous voyons ce qui se passe. Nous comprenons les enjeux. Et nous savons que ce système est truqué. Mais que pouvons-nous faire ? Voter ? Manifester ? Écrire des articles ? Tout cela semble si dérisoire face à la machine bien huilée du pouvoir et de l’argent.

Section 9 : l'escalade des coûts et les mensonges répétés
De 200 à 300 millions en trois mois
Revenons aux chiffres. En juillet 2025, Trump annonce son projet de salle de bal avec un coût estimé à 200 millions de dollars. En septembre, ce coût passe à 250 millions. En octobre, il atteint 300 millions. C’est une augmentation de 50% en trois mois. Trois mois pendant lesquels Trump n’a cessé de se vanter de sa capacité à construire « dans les temps et dans le budget ». Trois mois pendant lesquels il a critiqué Jerome Powell pour une augmentation de 33% sur six ans. Trois mois pendant lesquels il a moqué Barack Obama pour une augmentation de 137% sur cinq ans. L’ironie est si épaisse qu’elle en devient presque comique. Presque. Parce qu’il n’y a rien de drôle dans cette situation. C’est tragique. C’est révoltant. C’est la preuve ultime que Trump est un menteur pathologique, incapable de tenir ses promesses, incapable de gérer un projet, incapable de faire ce qu’il prétend savoir faire mieux que quiconque.
Et le pire, c’est qu’il continue de mentir. Même face à l’évidence, même face aux chiffres, même face à la réalité. Il continue de prétendre qu’il est un génie de la construction, que son projet est un succès, que tout se passe comme prévu. Mais la vérité est là, sous nos yeux. Le projet coûte 50% de plus que prévu. La structure existante est en train d’être démolie, contrairement à ce qui avait été promis. Les arbres centenaires sont abattus. Et tout ça pour quoi ? Pour une salle de bal de 90 000 pieds carrés capable d’accueillir 999 personnes. Une salle de bal dont personne n’a besoin. Une salle de bal qui ne servira qu’à organiser des événements grandioses pour flatter l’ego démesuré de Trump. Une salle de bal financée par des entreprises qui ont toutes quelque chose à gagner de leur générosité.
Cinquante pour cent d’augmentation en trois mois. Je laisse ce chiffre résonner. Cinquante pour cent. C’est énorme. C’est inacceptable. C’est la preuve d’une incompétence totale. Mais Trump s’en fiche. Parce que ce n’est pas son argent. Ce n’est pas l’argent des contribuables. C’est l’argent de ses amis milliardaires, de ses alliés corporatifs, de ses supporters les plus riches. Et pour eux, 300 millions de dollars, c’est de la petite monnaie. Un investissement mineur pour un accès illimité au pouvoir.

Les promesses brisées et les mensonges assumés
Trump avait promis que le projet ne « toucherait pas » la structure existante. Mensonge. L’aile Est est en train d’être entièrement démolie. Trump avait promis qu’il financerait lui-même le projet. Mensonge. Il a sollicité des donations privées dès le début. Trump avait promis que le projet coûterait 200 millions de dollars. Mensonge. Il coûte maintenant 300 millions. Trump avait promis qu’il construirait « dans les temps et dans le budget ». Mensonge. Le projet a déjà explosé de 50% avant même d’avoir vraiment commencé. Et pourtant, Trump continue de mentir. Il continue de prétendre que tout va bien, que tout se passe comme prévu, que c’est un succès. Mais nous ne sommes pas dupes. Nous voyons les mensonges. Nous voyons les contradictions. Nous voyons l’hypocrisie.
Et le plus troublant, c’est que cela ne semble déranger personne. Ou du moins, pas assez de gens. Car Trump est toujours président. Il est toujours au pouvoir. Il continue de faire ce qu’il veut, de dire ce qu’il veut, de mentir comme il respire. Et personne ne l’arrête. Parce que le système est conçu pour protéger les puissants, pour permettre aux riches de faire ce qu’ils veulent, pour laisser les menteurs mentir sans conséquence. C’est un système profondément injuste, profondément corrompu, profondément brisé. Mais c’est notre système. Et tant que nous ne le changerons pas, tant que nous n’exigerons pas mieux, tant que nous n’obligerons pas nos dirigeants à rendre des comptes, rien ne changera. Trump continuera de mentir. Les entreprises continueront d’acheter de l’influence. Et le reste d’entre nous continuera de regarder ce spectacle avec un mélange de dégoût et d’impuissance.
Je suis fatigué des mensonges. Fatigué de l’hypocrisie. Fatigué de cette impression que rien ne change jamais, que les mêmes schémas se répètent encore et encore. Fatigué de voir les puissants s’en tirer avec tout, pendant que le reste d’entre nous doit suivre les règles. Fatigué de cette certitude que, quoi que nous fassions, le système continuera de fonctionner de la même manière. Parce que ceux qui ont le pouvoir de le changer sont précisément ceux qui en bénéficient le plus.

Section 10 : le symbole d'une présidence corrompue
Plus qu’une salle de bal : un monument à l’ego
Cette salle de bal n’est pas qu’un projet de construction. C’est un symbole. Un symbole de tout ce qui ne va pas avec la présidence de Trump. Un symbole de son ego démesuré, de son mépris pour l’éthique, de sa volonté de tout monétiser, même la Maison Blanche. Car c’est bien de ça qu’il s’agit. Trump est en train de transformer la résidence la plus célèbre du monde en un outil de collecte de fonds, en un moyen d’acheter de l’influence, en un monument à sa propre gloire. Et il le fait avec l’argent d’entreprises qui ont toutes quelque chose à gagner de leur générosité. C’est de la corruption légalisée, un système de « pay-to-play » à peine masqué qui devrait scandaliser tout le monde. Mais au lieu de ça, nous haussons les épaules. Nous nous disons que c’est comme ça, que ça a toujours été comme ça, que ça sera toujours comme ça.
Mais ce n’est pas vrai. Ça n’a pas toujours été comme ça. Il fut un temps où les présidents américains avaient un sens de l’éthique, un respect pour les institutions, une compréhension que leur rôle était de servir le peuple, pas de s’enrichir personnellement. Mais Trump a brisé toutes ces normes. Il a montré qu’on pouvait faire ce qu’on voulait, tant qu’on avait assez d’argent et assez de pouvoir. Il a montré qu’on pouvait mentir sans conséquence, qu’on pouvait tricher sans être puni, qu’on pouvait corrompre le système sans être inquiété. Et maintenant, nous vivons dans un monde où tout cela est normal. Où un président peut solliciter des donations de 25 millions de dollars d’entreprises qui ont des contrats avec le gouvernement, et où personne ne trouve ça choquant. Où un président peut critiquer les autres pour des dépassements budgétaires tout en explosant son propre budget de 50%, et où personne ne voit l’hypocrisie.
Cette salle de bal sera le monument de Trump. Pas un monument à la grandeur de l’Amérique, mais un monument à son propre ego. Un monument à sa cupidité, à son mépris pour l’éthique, à sa volonté de tout monétiser. Et dans cent ans, quand les historiens regarderont en arrière, ils verront cette salle de bal comme le symbole parfait de ce qui n’allait pas avec cette époque. Ils verront un président qui a transformé la Maison Blanche en un outil de collecte de fonds. Ils verront un système politique tellement corrompu que personne ne trouvait ça choquant. Et ils se demanderont comment nous avons pu laisser faire ça.

L’héritage toxique de Trump
Quel sera l’héritage de Trump ? Pas les emplois qu’il prétend avoir créés. Pas les accords commerciaux qu’il prétend avoir négociés. Pas les victoires qu’il prétend avoir remportées. Non. Son héritage sera cette salle de bal. Ce monument à son ego. Ce symbole de corruption. Ce rappel permanent que pendant quatre ans (ou huit, si on compte son premier mandat), l’Amérique a été dirigée par un homme qui ne se souciait que de lui-même, de sa richesse, de sa gloire. Un homme qui a transformé la présidence en une opportunité d’affaires, qui a vendu l’accès au pouvoir au plus offrant, qui a menti sans conséquence et triché sans être puni. C’est ça, l’héritage de Trump. Et c’est un héritage toxique, un héritage qui empoisonnera la politique américaine pendant des générations.
Car Trump a montré qu’on pouvait faire tout ça et s’en tirer. Il a montré que les règles ne s’appliquaient pas aux riches et aux puissants. Il a montré que l’éthique était optionnelle, que la vérité était négociable, que la corruption était acceptable tant qu’elle était légale. Et maintenant, tous les futurs présidents sauront qu’ils peuvent faire la même chose. Ils sauront qu’ils peuvent solliciter des donations d’entreprises qui ont des intérêts auprès du gouvernement. Ils sauront qu’ils peuvent mentir sur les coûts de leurs projets. Ils sauront qu’ils peuvent critiquer les autres pour ce qu’ils font eux-mêmes. Parce que Trump l’a fait. Et il s’en est tiré. C’est ça, son véritable héritage. Pas une salle de bal. Mais la normalisation de la corruption. La banalisation du mensonge. L’acceptation de l’hypocrisie. Et c’est un héritage dont nous mettrons des décennies à nous remettre.
Je pense à l’avenir. À ce que sera l’Amérique dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans. Et je me demande si nous nous remettrons jamais de Trump. Si nous retrouverons jamais ce sens de l’éthique, ce respect pour les institutions, cette compréhension que le pouvoir vient avec des responsabilités. Ou si nous continuerons sur cette pente glissante, où chaque président sera pire que le précédent, où chaque administration sera plus corrompue, où chaque scandale sera plus gros. Je ne sais pas. Mais j’ai peur. Peur pour mon pays. Peur pour notre démocratie. Peur pour notre avenir.

Section 11 : les réactions et l'indignation sélective
Elizabeth Warren et les voix de l’opposition
Quelques voix se sont élevées contre ce projet. La sénatrice Elizabeth Warren a appelé à une enquête sur ce qu’elle a qualifié de « scène de crime dorée ». Des législateurs démocrates ont proposé un projet de loi qui imposerait de nouvelles restrictions sur les donations au projet de salle de bal de Trump. Mais ces voix sont minoritaires. Et elles sont largement ignorées par la majorité républicaine qui contrôle le Congrès. Car pour les républicains, Trump peut faire ce qu’il veut. Il peut mentir, tricher, corrompre le système. Tant qu’il fait avancer leur agenda politique, tant qu’il nomme des juges conservateurs, tant qu’il réduit les impôts pour les riches, ils fermeront les yeux sur tout le reste. C’est un pacte faustien, un accord tacite où les républicains acceptent la corruption de Trump en échange de victoires politiques.
Mais ce pacte a un coût. Un coût pour la démocratie américaine, pour les institutions, pour la confiance du public dans le gouvernement. Car chaque fois que Trump s’en tire avec quelque chose, chaque fois qu’il ment sans conséquence, chaque fois qu’il corrompt le système sans être puni, il érode un peu plus cette confiance. Il montre au peuple américain que les règles ne s’appliquent pas à tout le monde, que les riches et les puissants peuvent faire ce qu’ils veulent, que la justice n’est pas aveugle. Et cette érosion de la confiance est dangereuse. Car une démocratie ne peut fonctionner sans confiance. Sans la conviction que les dirigeants servent le peuple, pas eux-mêmes. Sans la certitude que les règles s’appliquent à tous, riches ou pauvres, puissants ou faibles. Et Trump est en train de détruire cette confiance, pierre par pierre, mensonge par mensonge, scandale par scandale.
Elizabeth Warren. Une voix dans le désert. Comme Richard Painter. Comme tant d’autres qui essaient de sonner l’alarme, de nous réveiller, de nous faire comprendre la gravité de la situation. Mais nous ne les écoutons pas. Ou plutôt, nous les écoutons, mais nous ne faisons rien. Parce que nous sommes fatigués. Fatigués des scandales. Fatigués de l’indignation. Fatigués de cette impression que rien ne change jamais. Alors nous haussons les épaules. Nous nous disons que c’est comme ça. Et nous continuons notre vie. Pendant que Trump continue de détruire notre démocratie.

Le silence assourdissant des républicains
Mais le plus troublant dans cette affaire, ce n’est pas tant ce que font les démocrates. C’est ce que ne font pas les républicains. Leur silence est assourdissant. Où sont les voix conservatrices qui devraient dénoncer cette corruption ? Où sont les défenseurs de l’éthique gouvernementale ? Où sont ceux qui prétendent croire en la responsabilité fiscale, en la transparence, en l’intégrité ? Ils sont silencieux. Parce qu’ils ont fait un choix. Ils ont choisi Trump. Ils ont choisi le pouvoir. Ils ont choisi de fermer les yeux sur la corruption, sur les mensonges, sur l’hypocrisie. Tant que Trump leur donne ce qu’ils veulent, ils sont prêts à tout accepter. C’est une trahison. Une trahison des principes conservateurs, une trahison de l’éthique gouvernementale, une trahison du peuple américain.
Et cette trahison aura des conséquences. Car les républicains ne pourront plus jamais prétendre être le parti de la responsabilité fiscale. Ils ne pourront plus jamais prétendre être le parti de l’éthique gouvernementale. Ils ne pourront plus jamais prétendre être le parti de l’intégrité. Parce qu’ils ont montré qu’ils étaient prêts à tout accepter, tant que c’était leur camp qui était au pouvoir. Ils ont montré que leurs principes étaient négociables, que leur éthique était optionnelle, que leur intégrité avait un prix. Et ce prix, c’est le pouvoir. Le pouvoir de nommer des juges, de réduire les impôts, de déréglementer l’économie. Mais à quel coût ? Au coût de leur âme. Au coût de leur crédibilité. Au coût de leur héritage. Car l’histoire ne sera pas tendre avec eux. L’histoire se souviendra qu’ils ont choisi Trump. Qu’ils ont choisi la corruption. Qu’ils ont choisi de trahir leurs propres principes pour un peu de pouvoir temporaire.
Le silence des républicains me brise le cœur. Parce que je sais qu’il y en a parmi eux qui voient ce qui se passe. Qui comprennent que c’est mal. Qui savent que Trump est en train de corrompre le système. Mais ils ne disent rien. Parce qu’ils ont peur. Peur de perdre leur siège. Peur de perdre leur pouvoir. Peur de la colère de Trump et de ses supporters. Alors ils se taisent. Et leur silence est une complicité. Une complicité dans la destruction de notre démocratie.

Section 12 : les sondages et l'opinion publique divisée
La majorité des Américains s’oppose au projet
Selon un sondage récent, la majorité des Américains s’oppose au projet de salle de bal de Trump. Ils trouvent que c’est un gaspillage d’argent, une priorité mal placée, un symbole de l’ego démesuré du président. Mais cette opposition ne se traduit pas en action. Car les Américains sont fatigués. Fatigués des scandales. Fatigués de l’indignation. Fatigués de cette impression que rien ne change jamais. Alors ils haussent les épaules. Ils se disent que c’est comme ça. Et ils continuent leur vie. Pendant que Trump continue de faire ce qu’il veut. C’est une forme de résignation collective, une acceptation tacite que le système est truqué et qu’il n’y a rien à faire. Mais cette résignation est dangereuse. Car elle permet à Trump de continuer. Elle lui donne carte blanche pour faire ce qu’il veut, sans crainte de conséquences.
Et Trump le sait. Il sait qu’il peut compter sur cette fatigue, sur cette résignation, sur cette impression que rien ne change jamais. Il sait qu’il peut mentir, tricher, corrompre le système, et que la plupart des gens hausseront simplement les épaules. Parce qu’ils sont trop fatigués pour se battre. Trop cyniques pour croire que les choses peuvent changer. Trop résignés pour exiger mieux. Et c’est exactement ce que Trump veut. Il veut que nous soyons fatigués. Il veut que nous soyons cyniques. Il veut que nous soyons résignés. Parce que tant que nous le sommes, il peut continuer à faire ce qu’il veut. Sans opposition. Sans conséquence. Sans limite. C’est une stratégie délibérée, une tactique éprouvée. Épuiser l’opposition. Normaliser l’anormal. Rendre l’inacceptable acceptable. Et ça marche. Parce que nous sommes fatigués. Et nous laissons faire.
Je comprends cette fatigue. Je la ressens moi-même. Cette impression que peu importe ce que nous faisons, peu importe ce que nous disons, rien ne change. Trump continue. Les scandales continuent. La corruption continue. Et nous sommes là, impuissants, à regarder ce spectacle avec un mélange de dégoût et de résignation. Mais nous ne pouvons pas abandonner. Nous ne pouvons pas laisser la fatigue gagner. Parce que si nous abandonnons, Trump a gagné. Si nous nous résignons, la corruption devient la norme. Si nous haussons les épaules, nous acceptons que c’est comme ça que les choses fonctionnent maintenant. Et je refuse d’accepter ça.

La polarisation et l’impossibilité du dialogue
Mais le problème va au-delà de la fatigue. C’est aussi une question de polarisation. Car l’Amérique est divisée comme jamais. Les supporters de Trump voient ce projet comme une victoire, comme la preuve que leur président tient ses promesses, comme un symbole de la grandeur américaine. Les opposants de Trump voient ce projet comme un scandale, comme la preuve de sa corruption, comme un symbole de tout ce qui ne va pas avec sa présidence. Et il n’y a pas de terrain d’entente. Pas de dialogue possible. Pas de compromis envisageable. Chaque camp vit dans sa propre réalité, avec ses propres faits, ses propres vérités. Et cette polarisation rend impossible toute action collective. Car comment peut-on agir ensemble quand on ne s’accorde même pas sur les faits de base ? Quand on ne partage même pas une réalité commune ?
C’est le véritable génie de Trump. Il a réussi à diviser l’Amérique si profondément que toute opposition collective est devenue impossible. Il a créé deux Amériques, deux réalités parallèles qui ne se parlent plus, qui ne se comprennent plus, qui ne se respectent plus. Et dans cette division, il prospère. Car tant que nous sommes divisés, tant que nous nous battons entre nous, nous ne pouvons pas nous unir contre lui. C’est une tactique vieille comme le monde : diviser pour régner. Mais Trump l’a perfectionnée. Il a transformé la politique américaine en une guerre tribale, où chaque camp défend son territoire, où chaque scandale est une opportunité de marquer des points, où chaque controverse est une arme à utiliser contre l’autre camp. Et dans cette guerre, la vérité est la première victime. Suivie de près par l’éthique, l’intégrité, et la démocratie elle-même.
Cette polarisation me désespère. Parce que je vois des gens intelligents, des gens bien, des gens que je respecte, défendre l’indéfendable. Je vois des amis, des membres de ma famille, justifier la corruption de Trump parce qu’il est « de leur camp ». Et je me demande : comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu perdre notre boussole morale à ce point ? Comment pouvons-nous accepter chez les nôtres ce que nous condamnerions chez les autres ? Je n’ai pas de réponse. Juste une tristesse profonde. Et une peur pour l’avenir.

Section 13 : les leçons ignorées de l'histoire
Les précédents historiques et leurs avertissements
L’histoire est remplie d’exemples de dirigeants qui ont utilisé leur pouvoir pour s’enrichir personnellement, pour construire des monuments à leur propre gloire, pour corrompre le système à leur avantage. Et l’histoire nous montre aussi ce qui arrive à ces dirigeants. Ils finissent par tomber. Parfois rapidement, parfois lentement. Mais ils finissent toujours par tomber. Parce que la corruption a ses limites. Parce que les mensonges finissent par être découverts. Parce que le peuple finit par se réveiller. Mais le problème, c’est que nous ne semblons jamais apprendre de l’histoire. Nous répétons les mêmes erreurs, encore et encore. Nous élisons les mêmes types de dirigeants, nous acceptons les mêmes types de corruption, nous fermons les yeux sur les mêmes types de scandales. Et nous nous demandons pourquoi rien ne change.
Trump n’est pas le premier président américain à être accusé de corruption. Il ne sera probablement pas le dernier. Mais il est peut-être le plus flagrant, le plus éhonté, le plus assumé. Car contrairement à ses prédécesseurs qui essayaient au moins de cacher leur corruption, Trump l’affiche ouvertement. Il s’en vante. Il la célèbre. Et il défie quiconque de faire quelque chose à ce sujet. C’est une forme de nihilisme politique, une conviction que les règles ne s’appliquent pas à lui, que l’éthique est pour les faibles, que la vérité est négociable. Et le plus troublant, c’est que ça marche. Car Trump est toujours président. Il est toujours au pouvoir. Il continue de faire ce qu’il veut. Sans conséquence. Sans limite. Sans opposition efficace. Et cela envoie un message terrible aux futurs dirigeants : vous pouvez faire ce que vous voulez, tant que vous avez assez de pouvoir et assez d’argent.
L’histoire nous enseigne. Mais nous n’écoutons pas. Nous préférons croire que cette fois, c’est différent. Que notre dirigeant est différent. Que notre situation est unique. Mais ce n’est pas vrai. C’est toujours la même histoire. Les mêmes schémas. Les mêmes erreurs. Les mêmes conséquences. Et pourtant, nous continuons. Nous continuons d’élire des dirigeants corrompus. Nous continuons d’accepter leurs mensonges. Nous continuons de fermer les yeux sur leurs scandales. Et nous nous demandons pourquoi rien ne change. La réponse est simple : parce que nous ne voulons pas vraiment que ça change. Nous préférons le confort de la familiarité à l’inconfort du changement.

Le prix de l’inaction et la responsabilité collective
Mais nous ne pouvons pas rejeter toute la responsabilité sur Trump. Ou sur les républicains. Ou sur les entreprises qui financent son projet. Car nous sommes tous responsables. Nous, le peuple américain. Nous qui avons élu Trump. Nous qui avons accepté ses mensonges. Nous qui avons fermé les yeux sur sa corruption. Nous qui avons haussé les épaules face à ses scandales. Nous sommes tous complices. Par notre inaction. Par notre résignation. Par notre fatigue. Car une démocratie ne fonctionne que si les citoyens sont vigilants, engagés, prêts à défendre leurs valeurs. Et nous avons échoué. Nous avons laissé Trump faire ce qu’il voulait. Nous avons laissé le système se corrompre. Nous avons laissé la démocratie s’éroder. Et maintenant, nous en payons le prix. Le prix de l’inaction. Le prix de la résignation. Le prix de la fatigue.
Mais il n’est pas trop tard. Nous pouvons encore agir. Nous pouvons encore exiger mieux. Nous pouvons encore obliger nos dirigeants à rendre des comptes. Mais cela nécessite un effor

Écrit par : Allusion | 07/12/2025

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Le droit international (877-2003) (texte de Hérodote)
La matrice chrétienne du droit international

Sceau de Raymond de Mondragon : hommage d'un vassal à son seigneur ; celui-ci lui remet un fief figuré par un fêtu de paille en échange de son service militaire figuré par son armure (Archives nationales)Aussi loin que l’on remonte dans l’Histoire, les communautés humaines se sont régulièrement combattues pour s’approprier des terres, des troupeaux, des métaux précieux ou des esclaves, sans se soucier de quelque justification que ce soit.
Seules les cités grecques ont connu dans l'Antiquité un semblant de codification des guerres. Mais c'est principalement autour de l'An Mil, à l'aube de la civilisation européenne, que la chrétienté médiévale jeta les fondations de ce qui devint le droit international...

La guerre, une constante de l’Histoire humaine
Les guerres sont attestées par l’archéologie depuis le Mésolithique (dico), il y a environ dix mille ans, et elles ont toujours visé à l’écrasement de l’adversaire, sa soumission, voire son extermination. Elles n’ont jamais été régies par un quelconque « droit international ». Tout au plus ont-elles pu être contenues par la diplomatie : l'art de prévenir les conflits et les conclure...

Vassili Verechtchaguine, Apothéose de la guerre, 1871. Galerie Trétiakov, Moscou

La « trêve sacrée »
On note dans l’Antiquité classique une exception, à savoir le monde grec. Celui-ci était constitué de nombreuses cités jalouses de leur indépendance. Chacune de ces cités était formée par la réunion des autochtones (du grec : « issus du même sol » ; on dirait aujourd’hui « de souche »), à l’exclusion des étrangers (« métèques ») et des captifs de guerre ou esclaves.
Cette cohésion humaine permit l’avènement de la démocratie athénienne mais elle engendra aussi de fréquents conflits d’intérêt entre les cités.
Athlète et entraîneur (assiette attique à figures rouges signée Epictétos et retrouvée dans la nécropole étrusque de Vulci, 520-510 av. J.-C., musée du Louvre)Les cités grecques se livraient de ce fait des guerres fréquentes mais comme toutes partageaient les mêmes croyances, les mêmes coutumes et la même langue, elles s’accordaient sur des trêves fréquentes en lesquelles on peut voir la première ébauche d’un droit « international » de la guerre et de la paix. Il y avait en premier lieu l’ékécheiria ou « trêve sacrée » lors des Jeux panhelléniques tels que les Jeux Olympiques, les Jeux Pythiques (Delphes), et les Jeux Néméens et Isthmiques. Certaines fêtes religieuses comme les Panathénées (Athènes) pouvaient entraîner une suspension des hostilités. Quiconque violait ces interdictions pouvait être poursuivi pour sacrilège.

Ces pratiques ont disparu avec la conquête romaine au IIe siècle avant J.-C. et la Grèce est alors rentrée dans le droit ou plutôt le non-droit commun.
« Malheur aux vaincus »
Dans l’ensemble du monde antique, en effet, le « droit de la guerre » se résumait par la formule prêtée au Gaulois Brennus : « Vae victis ! » (« Malheur aux vaincus ! »). Cette formule est demeurée valide dans les deux premiers millénaires de notre ère pour tout ce qui relève des relations entre les empires et leurs voisins : empire islamiques, empires turco-mongols, empires chinois ou aussi bien empire aztèque.
Bas-relief du palais de Ninive montrant le siège de Lakish (royaume de Juda) en 701 av. J.-C. par le roi assyrien Sennacherib (British Museum)
À l’exact opposé des cités grecques ou des nations européennes du IIe millénaire de notre ère, ces empires sont des États multiculturels ou multinationaux reposant sur la force militaire, ainsi que le montre avec brio l’historien Gabriel Martinez-Gros. Le premier empire conforme à cette définition est l’empire des Perses et des Mèdes fondé par Cyrus II le Grand il y a 2500 ans et il serait présomptueux de croire que l’âge des empires est révolu…

https://www.herodote.net/La_matrice_chretienne_du_droit_international-synthese-3634-471.php

Écrit par : Allusion | 08/12/2025

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C’est une étrange sensation de déjà-vu qui nous saisit, je dois l’avouer, à la lecture de ce document. Donald Trump, fidèle à sa méthode brutale, a jeté sur la table un prétendu « plan de paix » qui ressemble à s’y méprendre aux brouillons abandonnés d’Istanbul, il y a deux ans. On y retrouve les mêmes renoncements exigés à Kiev : l’abandon de la Crimée, le deuil du Donbass, et cette promesse de neutralité qui sonne comme un glas pour les ambitions atlantistes de l’Ukraine.
Pourtant, le contexte n’est plus le même, hélas. À l’époque, l’armée ukrainienne tenait bon ; aujourd’hui, la fatigue se lit sur les visages et sur le front. Ce projet, concocté loin de l’Europe par des conseillers américains pressés, semble vouloir geler le conflit sur des lignes cruelles. On parle de limites d’effectifs militaires, de frontières redessinées par la force des armes… C’est un pari risqué, une sorte de « deal » immobilier appliqué à la géopolitique, qui laisse un goût particulièrement amer.

Le dilemme européen : payer sans décider
Ce qui frappe, et qui blesse un peu notre orgueil de Vieux Continent, c’est la désinvolture avec laquelle l’Europe est traitée dans cette affaire. Nous sommes, pour ainsi dire, les grands absents de la négociation mais les futurs trésoriers de la reconstruction. Washington regarde vers la Chine, on le sait, et souhaite solder le dossier russe pour revenir au « business », laissant aux Européens la lourde tâche de garantir une sécurité précaire, peut-être même en stationnant des avions en Pologne.
C’est une situation paradoxale, voire humiliante. On nous demande de financer une paix que nous n’avons pas écrite, et d’accepter des conditions que nous jugions inacceptables hier encore. Certes, Bruxelles tente de négocier des ajustements, réclamant par exemple une armée ukrainienne plus robuste — 800 000 hommes plutôt que les maigres effectifs tolérés par Moscou — mais la voix de l’Europe porte peu. Nous sommes acculés, conscients que sans le parapluie américain, nos marges de manœuvre deviennent, je le crains, inexistantes.

Conclusion : La résignation face au réel
Il faut sans doute se rendre à l’évidence, même si elle est douloureuse : le temps de l’idéalisme est révolu. Les chancelleries européennes, le cœur lourd, semblent se résigner à cette paix imparfaite, dictée par la réalité du terrain et l’épuisement des forces ukrainiennes. Zelensky est pris en étau, entre les scandales qui minent son administration et une pression militaire russe incessante. Nous n’avons pas su faire respecter les accords de Minsk autrefois ; nous voilà spectateurs d’une partition jouée par d’autres.

Si ce plan aboutit, et c’est un grand « si », l’Europe pourrait finalement respirer, soulagée de voir l’hémorragie s’arrêter à ses portes. Ce serait une paix froide, une paix de renoncement, mais une paix tout de même. L’économie pourrait repartir, les canons se taire. Mais ne nous y trompons pas : en acceptant ce compromis, nous validons implicitement le fait que la force prime le droit, ouvrant une page incertaine pour notre sécurité future.

https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/le-plan-trump-pour-l-ukraine-une-paix-am%C3%A8re-ou-un-march%C3%A9-de-dupes/ar-AA1RVNhQ?ocid=msedgntp&pc=HCTS&cvid=6936d68841784f8a9e244289ccf06a0c&ei=15

Écrit par : Allusion | 08/12/2025

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