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05/08/2013

Travail et égalité: la matrice libérale

1.jpgMais qu'est-ce qui fait courir le monde vers le libéralisme, le travail, la volonté de pouvoir, d'argent? Corentin de Salle donnait quelques incitants, quelques données historique de ce qui, pour lui, constitue le libéralisme (interview). L'histoire de l'économie, avec l'aide d'Alternatives Économiques, cela devient une opération à plusieurs volets. Les commentaires sur Internet semble parfois perdre quelques réalités de notre monde qui ne danse pas uniquement sur le pied gauche ou droit, social ou libéral, prêt à en perdre l'équilibre. 


Les questions du journaliste tournaient autour du mot libéralisme. 

D'abord, la définition de Wikipedia: "Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain".  
- Le libéralisme devrait-il être assimilé à un ensemble de recettes minimalistes destinées à assurer la vitalité de cette force sauvage qu’est le marché? 
- Non, répondait Corentin de Salle, juriste, philosophe et chercheur au Centre Jean Gol, fondateur de l'Institut Hayek. La tradition libérale est bien plus complexe et plus riche. Il développait ses idées dans un ouvrage qui retrace l’histoire de la pensée libérale en deux tomes "La tradition de la liberté". L'idée que le libéralisme est l’idéologie dominante est erronée parce que le libéralisme n’est pas une idéologie mais une doctrine. Une idéologie est un système théorique, dogmatique, fermé et figé tandis qu'une doctrine est empirique, argumentée, ouverte et évolutive dont la souplesse explique sa pérennité. Dans le champ intellectuel actuel, le libéralisme est probablement la doctrine la plus contestée et la moins défendue. Le libéralisme est souvent accusé de générer des inégalités sociales.".
 
En cherchant plus loin, on découvre que Corentin de la Salle  voit le capitalisme comme premier bienfait de l'humanité, comme un libéralisme chimiquement pur, mais c'était en 2004. Cela fait déjà un temps et la crise est passée depuis. Tout évolue, même les idéologies se transforment en fonction des événements.

Une petite remontée dans l'histoire s'impose jusqu'aux fondateurs ou à ceux qui en ont le nom. Et "Alternatives Economiques" va m'y aider. 

Adam Smith et Friedrich von Hayek sont souvent pris comme les précurseurs.

Adam Smith est considéré comme le symbole de ce libéralisme économique radical alors qu'il se définissait bien plus comme moraliste et philosophe. 

Malgré les similitudes frappantes entre son monde et celui d’aujourd’hui, il devrait se retourner dans sa tombe de se voir étiqueté comme on le fait aujourd'hui. 

En tant que fils de douanier, Adam Smith baignait dans une culture de service public. Il affirmait qu’il ne fallait pas confondre les rôles entre public et privé. Il dénonçait les collusions entre le monde économique et le monde politique. 

Au XVIIIe siècle, le commerce colonial était aux mains d’entreprises dominantes, de "compagnies exclusives" qui bénéficiaient de monopoles sur les flux de marchandises entre les colonies et la métropole.  

Pour lui, l’État doit, avant tout, remplir, une fonction régulatrice.

Fondateur de la discipline économique comme on le voit dans son livre "Recherches sur la nature et les causes de la richesses des nations", il s'est vu associé, par les néolibéralistes, à la parabole de la main invisible et ce qu'il en est advenu, alors que toute sa vie, Adam Smith a œuvré à la réduction des inégalités.

"Théorie des sentiments moraux" reste son livre de prédilection. "Considérations sur la formation des langues" associe l'évolution de la pensée et du savoir à la transmission par les langues dans le but de progrès. 

Ce n'est que sa "Théorie des sentiments moraux" qui exprime le désir de sympathie pour adoucir les actions guidées par l'intérêt personnel qui fait croire à un libéralisme plus dur, alors que sa pensée innocente est subordonnée de manière implicite à celle que l'homme est naturellement altruiste et vertueux. Deux Adam Smith opposés et complémentaires pour que cela puisse fonctionner.

Comme professeur de philosophie morale, il voulait prouver que le désir d’enrichissement illimité est socialement bénéfique parce qu'il part du principe qu’une personne qui acquiert une richesse illimitée, ne peut en consommer qu’une partie au cours de sa vie. Ce qui donne comme conséquence que cette personne finira par réinjecter le reste dans l’économie, générant ainsi de l’emploi et de la richesse pour tous les autres.

Son idée de libéralisme aurait ainsi créé la classe moyenne.

Dans le concept globalisé de sympathie, d'altruisme et d'intérêt personnel, réside le paradoxe d'Adam Smith.

La contradiction se retrouve dans "Richesses des nations" qui analyse le fonctionnement capitaliste. La trilogie du capital, de l'accumulation et de la croissance par le travail orchestrée par la monnaie comme valeur d'usage et d'échange.

Pour lui, le travail est divisé en ce qui est productif ou stérile. Chaque travailleur étant à la base d'une petite partie simple et répétitive du produit fini dans lequel il n'aura aucune chance de développer son intelligence. Les dépenses devraient être financées par un impôt équitable, progressif et sans fiscalité excessive.

La différence entre libéralisme et capitalisme reste sensible, même si les deux entités se juxtaposent à certains moments.

La parabole de la main invisible, définie par les stoïciens, dépasse les bonnes intentions en suivant la liberté naturelle et l'évolution naturelle, découverte par Darwin. 

Adam Smith a fourni ainsi toutes les armes à ses futurs adorateurs et détracteurs.   

Au XVIIIe siècle, la France comptait pourtant bon nombre de penseurs authentiquement libéraux. La logique jacobiniste l’a emporté sur toutes les autres tendances en France. Napoléon créa les grandes écoles et les cadres de l’État français, parmi les élites oligarchiques qui ont placé l’intérêt de l’État avant tout le reste. À cela s’ajoute, la nostalgie du gaullisme qui n’avait jamais été très ouvert à la mondialisation.

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La contradiction vient par l'autoritarisme de l'argent comme but final.

Ce qu'il a habilement mis sous silence, c'est l'esclavagisme sur lequel était construit cette effervescence que pouvait apporter le capitalisme flamboyant de l'époque.

Un autre penseur dit libéral, Friedrich von Hayek s’inspire des "Lumières écossaises". C’est un courant de pensée qui se base sur l’évaluation normative du libéralisme, structuré par des normes et des institutions ayant pour thèse que, lorsqu’un comportement est économiquement utile, il finit toujours par se généraliser. Le Parlement finit ensuite par l’adopter sous la forme d’une loi. C'est quand le comportement devient automatique  avec des règles qui ne viennent que du sommet et non de la base que les problèmes se posent. Mais, Hayek a toujours cultivé une grande modestie par rapport à la complexité des phénomènes sociaux.

Il est également auréolé par des contradictions. Non conformiste libéral, ami de Keynes, il s'est opposé à lui jusqu'à la mort de ce dernier. Son interventionnisme l'a fait accuser de totalitarisme. Ce n'est qu'en 1974, que son prix Nobel le fera ressortir réellement de l'ombre.

Par après, il se radicalise comme principal théoricien du néolibéralisme tout en restant dissident des libéraux. D'après lui, l'économie ne peut être autonome sinon elle devient un danger pour la société sous la seule emprise des mathématiques.

0.jpg"L'ordre sensoriel" et le "Scientisme et science sociale" sont deux livres clé de sa pensée. La société est trop complexe pour permettre à la seule raison de comprendre ce qui la dépasse.

Il a l'idée de compartimenter la connaissance en disciplines distinctes pour parvenir à plus d'expertise tout en perdant, ainsi, la vision globale des processus.

Le prix des choses reste un des signaux de la santé d'une entreprise humaine.

Dans "La présomption finale", il attribue l'erreur du socialisme à une volonté de régression sous la forme d'une société tribale dans laquelle le plus fort est seul gagnant.

Pour lui, un taux d'intérêt trop bas est un autre signal qui fait augmenter la production par rapport aux biens de consommation et stimule artificiellement la production. Ces "ordres spontanés" lui font penser à la progression de la stabilité vers le chaos.

Méfiant vis-à-vis de la démocratie tyrannique de la majorité sur la minorité, il préfère une gouvernance autoritaire et une économie libre.

On se retrouva ainsi, avec Adam Smith, moins libéral qu'il n'y parait et Friedrich Haeck, comme porte-drapeau du néo-libéralisme, alors qu'il est resté un philosophe hétérodoxe de cette doctrine. 

Deux situations paradoxales...

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Le libertarianisme, lui, dépasse l'objectif du libéralisme et se retrouve dans le idées du "Tea Party", anti-étatique, prôné par Milton Friedman, prix Nobel de l'économie 1976.

Celui-ci a été le véritable ennemi de la conception de Keynes et le véritable moteur idéologique de Margaret Tatcher et Ronald Reagan dans les années 80.

Cette doctrine-là a été génératrice des crises dont on subit encore les effets secondaires aujourd'hui par le creusement du grand écart entre riches et pauvres en laissant l'automatisme des marchés autorégulés.  

Pour lui, la liberté économique ne pouvait se réaliser qu'avec la liberté politique totale des marchés... Son néoliberalisme radical ne préconise pas de salaire minimum. La sécurité sociale est un impôt négatif sur le revenu et une entrave pour le travail. Ses écrits comme "Méthodologie de l'économie positive et naturelle" prônent le côté positif des choses. L'inflation est l'ennemi numéro un. Il peut détrôner ses avoirs et ruiner la consommation reliée aux revenus permanents.

Friedman était donc complètement dans l'ère des automatismes, du numérique, des robots. Faire tourner la machine avec des programmes en binaire. Fini le cousu en fil blanc de la sentimentalité, de l'humanisme... 
La machine est un bienfait mais doit rester un outil et pas un chef d'orchestre. 

Progresser, rester positif et ne pas dégraisser le revenu. Défalquer des frais généraux mais y ajouter les frais particuliers, via le monétarisme, l'écartement entre le marché tout puissant et le normatif liée à l'individu.

Le chômage est considéré par lui, comme secondaire et inhérent aux processus naturels qui doit pouvoir s'équilibrer par les lois du marché par son pouvoir discrétionnaire et flexible. L'équilibre est à trouver entre le PIB d'un pays et le jeu des taux d'intérêts monétaires. Rester souple et léger, jeune et beau. Chômer, c'est perdre cette élasticité accordée aux articulations qui sans cela s’ankyloseraient. 

On parle toujours de PIB et pas de "Bonheur Intérieur Brut", eu égard au rapport de Stiglitz.

0.jpgFut-il un lampiste, un lanceur d'alertes, comme Snowden, mais plus officiellement désigné pour le faire? 

Ce ne sont pas ceux qui crient au scandale contre le libéralisme qui sont des anti-libéraux par leurs actes. 

Alors, il y a ce qu'on en dit aujourd'hui sur le forum citoyen d'Agoravox...

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Des articles qui mènent à la confusion dans une danse d’Echternach entre commentateurs, pro ou contre libéraux comme dans "Au secours, Keynes revient" alors que "Keynes, étudié par Gilles Dostaler dans le contexte de l’époque après une biographie de Roy Harrod en tant qu’ami et collaborateur dit Keynes se définit en 1938 comme un immoraliste qui, donc, ne veut imposer aucune norme morale, mais en fonction d’une éthique personnelle. 

En 1920, l’économie n’arrive qu’en dernière place après les questions sexuelles qu’il considérait comme moyenâgeuses et finir à la chambre des lords, riche, fasciné par les statistiques sans pouvoir pour autant prédire l’avenir et croire au progrès dont les capacités ne sont réservées qu’à une élite technocratique capable de retourner les rapports de force politiques. Il a été l’ami de von Hayek. Il a construit sa légende avec plusieurs livres destinés à la postérité.". 

0.jpgDes BRICS vaguement patraques? L'Inde a reçu son big bang, avec la libéralisation poussée de l'économie. Le Brésil tente de freiner l'inflation. La Chine ralentit sa course à la croissance pour contrer les créances douteuses. La Russie peine avec la bureaucratie et son interventionnisme d'Etat. 

Quant à la chute de Détroit, le Motown, elle serait due à la prépondérance des subvention pour les gros poissons et un manque de respect pour les PME et les TPE. 

Une valse à mille temps, de paradoxe en paradoxe, de décisions mal appropriées en rapport avec le réel des situations?

Pas vraiment si l'on se met dans l'environnement ad hoc et l'époque idoine.

Être libéral, au sens américain du terme, c'est équivalent à être de gauche et progressiste, au sens européen.

De là, vient, peut-être, toutes les confusions dues à l'interprétation des mots que l'on donne aujourd'hui sur Internet.  

"La fable de l'assistanat qui vise l'Etat providence"...

"Pourquoi devez-vous toujours payer plus d'impôts et que la pauvreté continue d'augmenter?

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Est-il libéral, anti-social, de pousser les constatations suivantes? "A long terme, les transferts d’argent d’un secteur efficace et productif vers un secteur moins efficace seraient vouées à l’échec. Le bureaucrate dépenserait l’argent des autres et ignorerait qu’il y a une limite, ce qui le conduit à abuser des dépenses. Les États-providence promettent un système de santé généreux dans lequel la hausse du salaire minimum, l’argent apparaît de façon magique avec la contrepartie que cela ne peut être financé que par de l’emprunt ou une augmentation des impôts. L’interventionnisme dans un cercle vicieux ne peut pas conduire à un système d’organisation sociale permanent qui restreint la production et n’améliore pas la situation des plus pauvres en absorbant les surplus économiques pour tenter de résoudre les problèmes toujours grandissants. Surenchère des mesures qui aboutit à l’effondrement du système global pour devenir des économies centralisées avec une police d’Etat, et des privations de libertés. Les gens sont-ils assez intelligents pour comprendre les avantages du marché libre? Une nation qui est devenue accro aux rêves va presque infailliblement élire des politiciens qui lui promettent des avantages gratuits, même si ces avantages n'apparaissent jamais.".

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Constatation ou interprétation? 

Pendant cela, les déficits des gouvernements sont colossaux. Ce n'est pas une question d'austérité, mais d'attribution des moyens pour qu'ils deviennent plus efficaces et les plus profitables pour tous.

Les bénéfices des entreprises privées, sont pointés du doigt comme la pire des attitudes. Réaliser une marge positive est devenu une obligation vitale puisqu'elle n''est pas subsidiée par l'Etat. Les bénéfices constituent le "cash flow" d'une entreprise après avoir rétribué investisseurs et actionnaires. Les pertes, les déficits trop répétées et c'est la faillite qui se retrouve en bout de course quand aucun organisme prêteur ne se présente plus pour renflouer. Les concepts de bénéfices et de profits ne sont pas totalement identiques. Le 2ème étant plus proche de l'idée du capitalisme. 

0.jpgEn attendant, voilà qu'en Belgique, on devrait trouver 3,5 milliards de plus sous le sabot d'un cheval. Alors, les plus pessimistes préparent leur nouvelle arche de Noé, au cas où. Les optimistes se congratulent d'avoir touché quelques picaillons pour la prime de vacances avec la rappe à fromage. Les réalistes se creusent la cervelle devant l'absurdité des décisions politiques.

Plaider pour des pensions de base de 1000 euros pour tous... La dernière du jour... Définir un plancher sans positionner le plafond... mais l'idée ne convainc pas vraiment. 

Les économistes-conseilleurs ont joué et jouent aux pythies et soufflent à l'oreille d'un cheval qui ne la tend pas du bon côté.

Le "système" plane au dessus d'un nid de coucous qui tentent de se refaire une virginité "Le jour d'après" dans lequel tout à coup, il est dit que "L'effondrement économique imminent est incompatible avec les théories libérales fondées sur la notion d'équilibre macroéconomique. Les connaissances récentes dans le domaine de la théorie du chaos font craindre un cataclysme financier qui pourrait bien signifier la fin de notre civilisation.".

0.jpgLa "fin de notre civilisation", rien que ça! Comme si plus rien n'était à changer, à renouveler ou à rénover. Les nouveaux acteurs de l'économie qui ne sont pas encore arrivés, seraient-ils exclus d'une telle tentative? Pour le commun des mortels, perdu dans ses pensées, ces aspects-là lui passent par dessus la tête.

Les gains économiques d’un grand «accord de libre-échange» seraient faibles, voire insignifiants avec un objectif réel simplement géopolitique… 

"Le monde n'a pas besoin de superman", une phrase qui était prononcée dans le film "Superman returns" apparu récemment sur nos télés. Parfois, un bon père de famille pourrait mieux faire office d'économiste. Mais c'est le genre de film "Rambo" qui a la cote.

Quand tout le monde mange la même tarte à la crème dont les quartiers deviennent de plus en plus petits, c'est toujours finir par constater que, comme dans la nature, ce sont les plus gros qui mangent en premier et les suivants qui grignotent ce qui reste. Réagir, c'est rogner leurs ongles, mais c'est bien sûr. Le scénario est tellement connu qu'il faudrait le passer en boucle que cela ne changerait rien.

L'argent, la bouffe et le sexe mènent le monde. Pas sûr que pour tous, ce soit dans le même ordre de préséance. Pas sûr de la marche à suivre pour y remédier autrement qu'avec une vision universelle.

Alors de chaque côté du ring, on parle de fiscalité, d'impôts, de solidarité, de manières pour éviter les impôts, mais pas de manière d'éviter la solidarité.

La solidarité, c'est évidemment très bien, très chic et très généreux. C'est ce qui distingue les hommes des animaux. La question reste: Est-ce dans un instinct de survie ou suite au syndrome de l'iceberg ou du Titanic? Ces fameux reperts perdus et le "Jugement dernier" qui tarabustent. Dernier pour qui et pourquoi serait-il "le dernier"?

0.jpgRéformer la Sécu et l'impôt des sociétés, des idées lancées par le professeur Autienne qui se résument par de la parafiscalité. Du donnant-donnant avec un système de bonus-malus qui récompense les bons élèves entrepreneurs et pénaliser les mauvais par l'intermédiaire des cotisations variables prélevées sur les salaires pour financer la Sécu. L’œuf de Colomb à la sauce économique.

Daniel Cohen, lui, disait "Nous avons surestimé la capacité d'adaptation des institutions et celle des êtres humains à corriger leurs erreurs". 

Ah, oui, j'oubliais, il y a les institutions, le gadget du contre-pouvoir. Qui dit mieux? Qui va miser?

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Trop d'impôts en Belgique? Cette année, le Belge travaille jusqu’au 8 août pour ses impôts et la Belgique est une championne de la taxation sur le travail. De ce fait, elle est aussi championne des dépenses sociales des états providences avec 30,7% du PIB à la troisième place après la France. Le socialiste Vande Lanotte déclarait, à la presse, que le Belge ne travaille que deux mois par an pour l'Etat, ce qui lui convenait parfaitement. 

Qui a raison, qui a tort dans ce cirque de déclarations?

Lanternes rouges, la Bulgarie et la Roumanie seraient les pays qui paient le moins d'impôts.... Normal, pays dit "pauvres".

0.jpgLa semaine dernière, la Belgique était condamnée pour non-respect des droits sociaux des adultes handicapéspar le Comité européen des droits sociaux, l'organe quasi-judiciaire du Conseil de l'Europe.  On disait l'Europe libérale, pourtant. "L'impôt des sociétés doit baisser fortement, pour arriver aux alentour de 20%", dit De Gucht, commissaire européen au commerce. 
Faire toujours mieux, en tout, et même dans le social? Clichés ou réalités?
 
Et les chiffres que disent-ils?

Les impôts des personnes physiques s'élèvent à 113 milliards et ceux des société à 57 milliards d'euros. Au total, cela fait 197 milliards d'impôts. Le patrimoine moyen d'un ménage belge dépasse 400.000 euros, moitié-moitié en immobilier et en financier, mais avec 11% de dettes. La fortune belge globale atteint 1.916 milliards d'euros. Ce qui fait qu'elle arrive à la cinquième place des classes moyennes les plus riches du monde. après l'Australie, le Luxembourg, le Japon et l'Italie. 
0.jpgPopulation riche et Etat pauvre, alors?

Les dépenses publiques atteindront 53,6 % du PIB en 2013 en tenant compte des suite de la crise bancaire. L'enseignement, la sécurité sociale, les infrastructures sont à ce prix vu que les standards de vie et de confort sont parmi les plus élevés. Tacler les sociétés qui ne paient pas (ou presque) d'impôts et relâcher la bride de l'austérité, font parties des prérogatives. Élémentaire, mon cher Einstein...

Ondes sismiques entre deux plaques  systémiques, tectoniques, avec subductions qui confrontent les exigences des marchés et le modèle d'endettements collectifs dans une étatisation accrue? Favoriser l'entrepreneuriat tout en reconnaissant le rôle de l'Etat pour répartir les effets de l'ajustement économique au travers de filets de sécurité sociale qu'il crée lui-même?

Équilibres fragiles et toujours temporaires entre être compétitif par rapport à la concurrence et en conservant, une ponction fiscale équitable. 

Existe-t-il un juste profit? Les "Green blooded capitalists" (capitalistes au sang vert) est une réponse par la responsabilité sociale des entreprises et le but de passer le cap du profit pour le profit dans l'intérêt général.

La révolution digitale donne ce pouvoir aux citoyens de sortir de la seule révolution industrielle. C'est par le goût du risque sécurisé et par les moyens d'investir qui devrait sortir les mains de privilégiées. 

Que reste-t-il de Karl Marx? Dans le monde, rien ou pas grand chose... 

Le travail en 2020?,  pas une sinécure.

Des question fusent sur le forum.

Peut-on entreprendre quand on est de gauche?  Qui sont les assistés? 

Une lutte d'influence n'a pas besoin de justificatifs pour exister. Sur les forums, des articles et des articles partisans pour le dire et le répéter sans compromis alors que l'un dépend du bon vouloir de l'autre avec la grogne qui se retrouve de chaque côté du ring. Poser la question de liens permettrait de se faire une idée plus précise et non-partisane, mais cela reste sans réponse. 

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"Les allocation n'ont jamais sorti quelqu'un de la pauvreté. En revanche, un job décroché avec une bonne formation, oui", disait Peter De Keyser pour soutenir son livre "Parlons croissance, parlons bonheur". Plaidoyer pour : "plus d'optimisme, plus de risque, plus d'individualisme et moins de collectivisme. Sans responsabilité, cela équivaut à être antimoral dans ses effets. L'Etat doit être le régulateur, garant d'une justice efficace. Réduire les inégalités par l'instruction et redistribuer les richesses par une allocation universelle distribuée chez les travailleurs et les sans-emploi. La croissance est un moyen pas un but.". 

Un vrai. un pur de l'économie libérale. Peter De Keyser. Pas de problème. Mais, il faudrait ajouter quelques différences d'approche, du moins quand les neurones n'ont pas pu s'affirmer comme cela a été le cas pour lui.

Ce qui distingue le vrai entrepreneur des autres est pourtant facile à décrire. La compétence n'est pas nécessairement la seule, il lui faut comprendre ce que veut dire déléguer pour motiver ses "collaborateurs" et non ses "employés".

La semaine dernière, le Vif-Express publiait une interview de Bruno Colmant, l'ancien grand manitou de la Bourse. Il sortait des poèmes sous le titre de "La mélancolie d'une charmille" comme pour reposer les armes.

- L'économie est un Rubik's sans solution finale et la poésie, un exutoire. La monnaie n'existe que par l'adhésion collective comme une divinité qui n'existe que le temps d'avoir des adeptes. Keynes, un rêveur sous le thème général d'une lancinante chanson de geste. Aujourd'hui, le futur s'est rétréci dans l'anticipation, enrobée d'histoires en burn-out-civilisationnel.

Rétréci, comme le salaire, comme les dividendes, comme les émoluments, comme les dotations... Cela me rappelle une anticipation que j'avais appelé "Tous à un dollar?".

Mais, dans le même temps, la taxe boursière de 88 millions d'euros rapporte 30% de plus ce dernier semestre. 

Si tu donnes un coup de froid à un homme mélancolique, il se réveillera une fois. Si tu lui apprends à nager et à se réchauffer en sortant de l'eau, il apprendra à surnager et aura chaud toute sa vie.

0.jpgJe ne sais pas pourquoi, mais cette citation transformée m'a sauvé du coup de gong. 

L'enfoiré,

 

"Histoire de l'économie physique"

Fin de l’histoire et légitimité du droit dans l’œuvre de F. A. Von Hayek... Une réponse?

 

Citations: 

  • « Être libéral, c’est non seulement accepter les opinions divergentes, mais admettre que ce sont peut-être nos adversaires qui ont raison ! », Irving Berlin
  • « Il est toujours plus facile de sortir un euro d'un million de concitoyens que de sortir un million d'euro d'un seul », Anonyme
  • « Les libéraux peuvent comprendre tout sauf les gens qui ne les comprennent pas », Lenny Bruce
  • « Le libéralisme est du socialisme sans l'assistanat qui va autour.", Sapanhine
 

0.jpgMise à jour 08 août 2013
: Le top dix des métiers les plus dangereux.
Le BLS (Bureau des Statistiques des Professions) vient d'établir ce rapport.
  1. Policier au Mexique
  2. Chauffeur en Afrique
  3. Bucheron
  4. Pêcheur
  5. Démineur
  6. Journaliste en Syrie
  7. Officier de sécurité en Irak
  8. Mineur en Chine
  9. Pilote de ligne en Russie
  10. Conducteur de bus à Guatemal City 
 
0.jpgMise à jour 16 août 2013: Au niveau politique, en moyenne, un élu belge cumule plus de six mandats. Les élus provinciaux sont les plus gourmands. Les champions du cumul atteignent 56, voir 59 mandats.
Un total de 51.613 mandats sont répartis entre 6781 mandataires élus.  
 
1.jpgMise à jour 20 août 2013: Qu'est-ce qu'on va faire en France en 2025? Une réponse que Vadot caricature.
 
Aux Etats-Unis, un graphique
 
 
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Mise à jour 15 novembre 2016: Georges-Louis Bouchez était l'invité pour raconter les 170 ans du parti libéral belge et à la suite d'un Congrès doctrinal qui a fixé de nouvelles bases "Pour un libéralisme engagé".podcast

Repris avec humour par Guillermo Guiz: podcast

 

Mise à jour 16 décembre 2016: Extrait du Monde Diplomatique:

Hayek ou le bolchevisme néolibéral

« Néolibéralisme » : le terme a été si souvent utilisé qu’il n’évoque 
plus aux yeux du public que l’appellation semi-savante 
de « pensée de marché ». Comme toutes les idéologies dominantes, celle-ci fait oublier ses origines pour se prétendre éternelle, naturelle. Or, à ses débuts, le néolibéralisme était en fait un courant 
d’après-guerre marginal, qu’un petit groupe d’évangélistes s’employa ensuite à populariser.

«Un économiste qui est seulement un économiste, explique Friedrich von Hayek en 1956, est susceptible d’être un fléau si ce n’est un réel danger. » Né en 1899 dans une famille de la noblesse viennoise, Hayek incarne le néolibéralisme* tout comme John Maynard Keynes personnifie l’interventionnisme. Tous deux partagent une approche pluridisciplinaire de l’économie, une croyance en la toute-puissance des idées et un mépris aristocratique pour les peuples. Ils s’affrontent, et leurs thèses évoluent en opposition de phase : hégémonique au début du XXe siècle, le libéralisme est marginalisé dans le monde occidental en 1944 au profit de l’approche keynésienne.

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Couverture du 45-tours « Ghost Town », du groupe The Specials, 1981.
Dès son premier mandat, Margaret Thatcher braque les musiciens en avançant l’heure de fermeture des pubs et des clubs à 2 heures du matin. « Cette ville devient une ville fantôme, tous les clubs ont fermé. (…) Les groupes ne joueront plus, trop de bagarres sur la piste de danse »,chante le groupe de ska The Specials, dans son tube Ghost Town.
Aux États-Unis, les idées de Hayek influencent directement les politiques antisociales de l’acteur devenu président Ronald Reagan. Face à cette offensive, Jesse Jackson, candidat noir malheureux aux primaires démocrates de 1984 et 1988, fait campagne pour une couverture sociale universelle et une hausse d’impôts pour les riches. Des mesures que le candidat démocrate victorieux n’osera pas reprendre à son compte

Cette année-là, Hayek affirme dans un pamphlet à succès, La Route de la servitude, que toute politique fondée sur la justice sociale et l’interventionnisme mène au nazisme ou au communisme. Pour lui, la société – il déteste ce mot – ne s’articule pas autour des classes sociales ni l’économie autour des grands agrégats* (l’offre, la demande), mais repose sur la rationalité des comportements individuels, qui s’harmonisent dans l’« ordre spontané » du marché*. 

Dans cette conception, l’État joue un rôle non pas de redistribution mais de producteur de services (sécurité, infrastructures, statistiques, revenu minimum) inadéquatement assurés par le marché. Lequel garantit la liberté par la dispersion des pouvoirs. «  C’est la soumission de l’homme aux forces impersonnelles du marché qui, dans le passé, a rendu possible le développement d’une civilisation qui sans cela n’aurait pu se développer ; c’est par cette soumission quotidienne que nous contribuons à construire quelque chose qui est plus grand que nous ne pouvons le comprendre. » Énoncés au moment où les gouvernements européens bâtissent les systèmes de protection sociale sous la pression populaire, ces principes apparaissent loufoques ou, aux yeux des libéraux, utopiques. 

Réunir un petit groupe d’individus convaincus, insensibles aux sirènes du compromis

Mais Hayek est opiniâtre. « D’ordinaire, note-t-il, des idées neuves ne commencent à exercer de l’influence sur l’action politique qu’une génération au moins après avoir été formulées pour la première fois. » Si leur mise en œuvre dépend d’un rapport de forces social et politique favorable, leur dissémination s’organise. En 1938, Hayek avait participé à Paris au colloque Walter Lippmann rassemblant des personnalités soucieuses de refonder la pensée libérale dans un contexte de faillite du libéralisme traditionnel et de succès du dirigisme. Après la guerre, il poursuit une stratégie de conquête intellectuelle qui rappelle celle des bolcheviks : réunir un petit groupe d’individus influents, triés sur le volet, insensibles aux sirènes du compromis et convaincus du succès à long terme d’idées pour le moment impensables. 

Influence dans les médias

Ce n’est pas un parti, mais une académie internationale, la Société du Mont-Pèlerin, que fonde Hayek en 1947. Puis un think tank britannique, l’Institute of Economic Affairs, créé en 1955 alors que, parti aux États-Unis, il enseigne à Chicago. « Notre but, explique-t-il, n’est pas de trouver une solution permettant de gagner un soutien de masse en faveur d’un programme politique donné, mais au contraire de nous assurer le soutien des meilleurs esprits. » 

En cela la tâche des néolibéraux s’avère moins ardue que celle des communistes : il ne s’agit pas de renverser l’ordre économique, qui repose toujours sur la propriété privée, mais d’en corriger l’inflexion sociale-démocrate. La feuille de route exposée par Hayek en 1960 dans La Constitution de la liberté, et résumée par l’économiste Gilles Dostaler, n’en reste pas moins ambitieuse pour l’époque :«  déréglementer, privatiser, réduire et simplifier les programmes de sécurité sociale, diminuer la protection contre le chômage, supprimer les programmes de subvention au logement et les contrôles des loyers, abolir les programmes de contrôle des prix et de la production dans l’agriculture, réduire le pouvoir syndical ». 

Ses idées infusent dans la presse, les universités, la haute fonction publique, le patronat. Au milieu des années 1970, l’essoufflement du compromis social d’après-guerre lui fournit un terrain favorable. Hayek reçoit le « prix Nobel » (lire « Quand une banque distribue des médailles ») d’économie en 1974 et, l’année suivante, une jeune dirigeante du Parti conservateur britannique nommée Margaret Thatcher brandit l’un de ses livres lors d’un débat en expliquant : « Ça, c’est ce que nous croyons. »

Pierre Rimbert

 

Commentaires

En tout premier lieu j'observe que les gouvernants et leurs séides*, sous quelque bannière qu'ils aient agitée, trahissent leurs engagements, leur propre doctrine politique, leurs idéaux; ils foulent aux pieds ceux qui leur ont permis l'accès au pouvoir, ils dilapident des sommes colossales pour jouer au "m'a tu vu", pétris de suffisance et de morgue, oubliant d'où ils viennent, se remplissant les poches avec avidité et ce le plus vite possible...

*(j'emploie ce mot pour montrer mon mépris à l'égard de tous les lèches bottes)

Écrit par : zelectron | 05/08/2013

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Article qui a pris son temps avant de paraître.
Temps pour rassembler les opinions de part et d'autres;
Les gouvernants ne sont que nos représentants temporaires.
Ils trahissent leurs doctrines et idéologies parce qu'ils font partie d'un système qui les dépassent.
Il y a les requins et les rémoras que tu appelles "lèche-bottes.
Les conférences du Bilderberg se déroulent tous les ans et pourraient en apprendre plus.
On les surnomme "Bal des vampires", tellement les secrets sont bien gardés dans un cadre privé d'amis, de connaissances et de familles politiques ou territoriales.
Et si on postulait pour y assister l'année prochaine?
:-)

Écrit par : L'enfoiré | 05/08/2013

Selon le FMI, il n'y aura pas d'inversion de la courbe du chômage en France pendant le mandat de François Hollande

« Etant donné la relance toujours hésitante de l’économie, le gouvernement devrait assouplir le rythme de l’ajustement », a estimé le Fonds Monétaire International (FMI), à propos de la France, dans son rapport annuel sur la situation économique du pays. Il exhorte le gouvernement de François Hollande à ralentir le durcissement de la pression fiscale l’année prochaine pour éviter une rechute économique, alors que le président français avait indiqué que l’on constatait le retour de la croissance.
D'après le FMI, le taux de chômage (selon les critères du Bureau International du Travail) devrait dépasser 11,6% en 2014 et il ne devrait pas baisser en deçà de 10,6% pendant le mandat de François Hollande. « Si c’est ce sombre scénario qui se déploie, ce sera un véritable coup de massue politique pour M. Hollande. Il a demandé à la nation de le juger sur les résultats de ses efforts pour « inverser la courbe du chômage », estime Ambrose Evans-Pritchard dans le Daily Telegraph.
Le FMI invite le gouvernement français à réduire les dépenses publiques pour baisser le déficit, plutôt que de créer de nouvelles taxes, qui « sont parmi les plus élevées sur le plan international et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois ».
En revanche, l'Organisation a félicité le président français pour ses réformes visant à réduire les cotisations sur les salaires et à donner plus de flexibilité aux entreprises pour adapter leur main d’œuvre et leur masse salariale, mais elle estime que ces changements ne permettront pas d’enrayer l’érosion de la compétitivité des entreprises. Depuis 1999, les salaires ont augmenté de 53% en France, alors qu’ils n’ont crû que de 35% en Allemagne. Cependant, l’Organisation indique que la nouveauté, c’est que la France est en train de perdre du terrain contre l’Italie et l’Espagne, et que cela pourrait entrainer des pertes de parts de marché. Les pays de l’Europe du sud, englués dans des crises très graves, ont entamé une « dévaluation interne » qui a conduit à une baisse des salaires induite par les taux de chômage dramatiques qu’ils connaissent, mais qui a favorisé leurs exportations, et ils constatent une amélioration du solde de leur balance commerciale.
« De janvier 1999 à Avril 2013, la production française a baissé de 11,4% alors que la production allemande a augmenté de 32%. Nous voyons une érosion régulière de la capacité de production française. La profitabilité est tellement faible qu’il n’y a pas d’incitation à investir. C’est très inquiétant », observe Eric Dor, de l’école de commerce de Lille, l’IESEG.
La dette publique française atteindra 95% du PIB l’année prochaine, mais elle pourrait grimper à près de 100% en cas d’absence de la reprise dans la zone euro, une hypothèse que le FMI juge très probable.
Dans un article du Point, l’essayiste libéral Nicolas Baverez, qui a été auditeur à la Cour des Comptes, surnomme Hollande « le Gamelin de la guerre économique », en référence au Général Gamelin, le général français qui commandait l’armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui est à l’origine de sa débâcle. « À l'égal de Maurice Gamelin, François Hollande fait partie des hommes qui font plus de mal à leur pays par leur incapacité que nombre d'ambitieux. Son inaptitude à l'action et à la décision dans le monde réel promet non seulement notre économie à la faillite mais menace la République qu'il place à la merci du Front national et l'euro qu'il met dans les mains des marchés financiers ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=selon-le-fmi-il-ny-aura-pas-dinversion-de-la-courbe-du-chomage-en-france-pendant-le-mandat-de-franois-hollande&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_camp

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2013

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Le FMI se rend à l'évidence, un "hollande" pétri de ses certitudes socialistes ne peut pas gagner cette bataille qui le dépasse de mille coudées, c'est un fait !

Écrit par : zelectron | 06/08/2013

'Les investisseurs étrangers commencent à déserter la Chine'

Les manufactures étrangères commencent à quitter la Chine, pour d’autres pays d’Asie du Sud-Est, le Mexique, et même les Etats-Unis, affirme le site The Epoch Times. Cependant, le ministère du Commerce chinois réfute cette information, estimant que seulement quelques usines étrangères auraient quitté le pays, tout en admettant que depuis 2011, il constate une chute des créations d’entreprises étrangères de l’ordre de 9,18%, et qu’il a simplifié le processus d’agrément pour les investisseurs étrangers pour enrayer cette tendance.
Les médias étrangers ont déjà évoqué ce phénomène, à l’instar de The Economist, qui a publié un article en mars 2012 intitulé « The End of Cheap China » (la fin de la Chine bon marché).
« L’avantage en terme de coût manufacturier de la Chine s’est énormément érodé sur les dernières années », a indiqué Steve Maurer, qui dirige la firme de consultance AlixPartners, à CNBC. Il cite l’augmentation des coûts salariaux, l’appréciation du yuan, et les coûts d’expédition comme des facteurs qui ont amoindri l’intérêt que présentait la Chine pour les investisseurs.
Parmi ces facteurs, le surenchérissement du coût de la main d'oeuvre est prépondérant. Dale Weathington, le porte-parole de la société américaine Kolcraft, a expliqué à The Economist que ce poste avait augmenté de 20% par an au cours des 4 dernières années. Un rapport du bureau National des Statistiques chinoises a montré que le salaire minimum avait augmenté en moyenne de 20,2% dans 25 provinces chinoises.
En outre, les impôts société ne sont plus aussi avantageux qu’ils avaient pu l’être. Depuis que le pays est devenu la seconde puissance mondiale, il supprime progressivement les incitations fiscales qu’il offrait autrefois aux investisseurs étrangers. Le taux d’imposition sur les sociétés, qui atteint 25%, est le même que celui du Vietnam, mais ce dernier ne taxe pas les dividendes et n’a pas de taxe sur la valeur ajoutée, alors que la Chine impose ces taxes aux taux respectifs de 10% et 17%. Par-dessus le marché, les coûts salariaux sont inférieurs au Vietnam. La Malaysie, dont la fiscalité des entreprises ressemble à celle du Vietnam, est aussi très attractive pour les investisseurs étrangers.
Enfin, les usines ne sont pas les seules à fuir le pays. Le ralentissement de la croissance, et le fait que Pékin se refuse à prendre des mesures de relance expliquent pourquoi les gérants de fonds internationaux ont désinvesti dans les actions chinoises au cours de 16 des 18 dernières semaines.
Résultat, plus de 10.000 usines de la seule province de Guangdong financées par des investisseurs hongkongais ont fermé depuis 2011, selon le South China Morning Post. De son côté, cependant, l’Administration pour l’Industrie et le Commerce n’aurait enregistré que 217 fermetures d’entreprises étrangères en 2012.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-investisseurs-etrangers-commencent-a-deserter-la-chine&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2013

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Une belle histoire?

Un fermier belge reçoit la visite inopinée d'un contrôleur des contributions, car il apparaîtrait qu'il ne paie pas son personnel correctement !
- L'inspecteur : J'aimerais voir la liste de vos salariés ainsi que leur fiche de paye !
- Le fermier belge : D'abord, il y a le garçon de ferme : je le paie 400 euros par semaine plus le logement et le couvert. Ensuite, il y a la cuisinière : je lui donne 300 euros par semaine plus logement et couvert. Finalement, il y a 'Simplet' : il travaille 18 heures par jour et accomplit 80% de tous les travaux de la ferme. Je lui donne 10 euros par semaine, mais il paie sa nourriture et son logement. Le samedi soir, je lui achète une bouteille de whisky et, a l'occasion, il dort avec ma femme !
- L'inspecteur : C'est ça ! C'est lui que je veux voir !
- Le fermier : Il est en face de vous ! C'est moi !

Écrit par : L'enfoiré | 07/08/2013

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- L'inspecteur: fonctionnaire socialiste irresponsable et jamais coupable ?
- le fermier: capitaliste richissime jetant l'agent par les fenêtres ?

Écrit par : zelectron | 07/08/2013

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Oui, il y a de ça, certainement.
Cette histoire m'avait été communiquée, je trouvais qu'elle faisait bien dans le décor de l'article.

Écrit par : L'enfoiré | 08/08/2013

Le top dix des métiers les plus dangereux.

Le BLS (Bureau des Statistiques des Professions) vient d'établir ce rapport.
1.Policier au Mexique
2.Chauffeur en Afrique
3.Bucheron
4.Pêcheur
5.Démineur
6.Journaliste en Syrie
7.Officier de sécurité en Irak
8.Mineur en Chine
9.Pilote de ligne en Russie
10.Conducteur de bus à Guatemal City

Écrit par : L'enfoiré | 08/08/2013

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11. Rentier en France

Écrit par : zelectron | 08/08/2013

Excellent :-))

Écrit par : L'enfoiré | 08/08/2013

- les PMI/ETI manufacturières (à ne pas confondre avec les marchands du temple) pas d'embauches pas d'investissements, tirer les marrons du feu pour des cloportes ?

- en cas d'urgence absolue on jette par dessus bord tout ce qui est inutile : exemple les myriades de fonctionnaires inutiles !

- je ne serais pas fâché qu'on balance par la même occasion quelques patrons du CAC40 par mégarde, mais vraiment par hasard sans le faire exprès

Écrit par : zelectron | 15/08/2013

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Quand je regarde ces chiffres, il y aurait 22% de la population de fonctionnaires en France. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise )

En Belgique, ce ne serait pas mieux.
( http://www.lesoir.be/160948/article/actualite/belgique/2013-01-14/record-fonctionnaires-en-belgique )

A la base de cet article, il y avait la réponse au pseudo Spartacus qui se dit libéral. ( http://www.agoravox.fr/auteur/spartacus-61267 )


J'ai un copain qui a travaillé dans le privé comme moi, son épouse comme fonctionnaire.
Il m'a toujours dit qu'il sentait la différence jusque dans sa vie de couple.
Il lui a montré ce que j'écrivais qui en a été étonnée.

Il faut dire qu'il y a un esprit fonctionnaire qui si il s'estompe aujourd'hui, n'a pas complètement disparu.
Comme je n'ai jamais fait partie de fonctionnaire, je ne peux tenter que d'essayer d'établir là où dans le privé, il pourrait y avoir une différence.
Est-ce la compétition entre ses membres qui est plus forte ou une volonté de chercher la compétition avec soi-même pour répondre aux difficultés?
Un perfectionnisme de bon aloi?
Je n'ai jamais l'aboutissement dans le "nice to have". Jamais à me comparer avec d'autres. Assez difficulté à me confronter avec moi-même.
Ai toujours bien défini la différence entre ce qui est important et ce qui est urgent.

La question à se poser, que ferait-on des fonctionnaires s'ils devaient être dégrossis?
Grossir le chômage?

Écrit par : L'enfoiré | 15/08/2013

Il est plus qu'évident qu'il faut les licencier sur une période "adaptée" du genre 5 à 10 ans mais pas plus car sauf leur respect c'est un cancer qui ronge l'économie ainsi que tous les rouages de l’État du fait du "copinage" De plus le déséquilibre permanent en faveur des fonctionnaires, accrochés à leur statut comme des morpions, crée une véritable injustice vis à vis des autres citoyens. Nous n'avons aucune chance de rêver à quelque redressement que ce soit en laissant perdurer cette gabegie inouïe (principe de Parkinson, me semble-t-il )
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Parkinson
La loi de Parkinson est donc la loi qui prédit l’augmentation inéluctable des fonctionnaires avec un taux d’environ 6% par an, indépendamment de la quantité de travail à fournir ou même de sa simple légitimité. Elle est également appelée "Loi de la pyramide sans fin"

Écrit par : zelectron | 15/08/2013

Je ne connaissais pas cette loi de Parkinson
Elle entre parfaitement dans le cadre de cet article

Écrit par : L'enfoiré | 15/08/2013

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Des réponses sur la fonction publique ?
En voici une : elle déresponsabilise l'individu, en fait une créature para-politique, vous interdit de faire preuve d'initiative, laisse le petit chef régenter - je ne vais pas dire gérer - les choses de manière souvent irresponsable, vous pousse à boire, à faire ' le bon choix ' du parti et du syndicat, à réclamer sans cesse de nouveaux avantages et surtout à ne pas en faire une pour mériter son salaire, un salaire planifié jusqu'à la pension ( avec les 300 derniers jours de maladie à la clé... ) Considérée comme un pis-aller du temps où il y avait le plein emploi, la fonction publique est devenue un privilège éhonté vu la nomination à vie et s'exercera sous seule condition de cirer les bottes au " supérieur " qui n'admettra jamais que sa haute vision des choses ( de ses propres avantages en vérité ) puisse être remise en question sous prétexte de la " notation de productivité " qu'il est chargé de quantifier. Une notion de productivité basée sur " la sphère de compétence " qui veut qu'il n'y ait qu'une seule personne qui s'y retrouve dans un boulot par essence cloisonné. Chaque fois qu'un nouveau besoin se fera sentir, IL FAUDRA DONC ENGAGER UN NOUVEAU FONCTIONNAIRE. Et s'il est francophone ( ou flamand, c'est kif ) on en nommera un autre pour respecter l'échelle linguistique. De un, on passera à cinq en fonction de la règle de population : trois flamands, deux francophones et ce à tous les niveaux.
La honte... !!!
J'ai des exemples terribles, dont le mien. Oui, je fus malheureux tout le temps où j'ai dû travailler au Ministère. Enfin travailler, entendons-nous ! Le travail était ...MAL VU ! Un exemple choquant, j'en ai mille : un petit chef, très petit, avait pour habitude de partir picoler vers les 10 heures et revenait systématiquement bourré cinq heures et demie plus tard pour cuver avant de reprendre son train. Un con manifeste qui avait une belle, très belle épouse, engagée comme contractuelle de " soutien moral " pour les clowns d'un niveau supérieur au sien. Un jour, il revint tellement ivre au bureau qu'il rata la porte et se fractura le nez contre le linteau de celle-ci. Résultat ? Un mois d'arrêt de travail pour accident en cours de service. Tout le monde se mit à rigoler ...surtout les supérieurs ( ??? ) lorsqu'ils comprirent que le congé ne s'étendait pas à Madame. Quelques mois plus tard, ET PAR AUTOMATICITÉ, il était nommé à un échelon supérieur. J'allais presque oublier de le dire : il était flamand et avait fait ses études ( niveau primaire, sans plus ou presque ) en français, si bien qu'il relevait du rôle francophone. Les rares fois où il avait quelque chose à écrire, il venait me voir pour le composer à sa place, me demandait si j'étais sûr de mon orthographe, puis de le taper à la machine ( il n'y avait pas encore d'ordinateur ) à sa place. En récompense, je recevais des ordres de mission le mercredi après-midi ...où je pouvais à mon aise aller acheter des antiquités en salle de ventes.
Ouais, ouais !
Personnellement, j'avais pour habitude de finir mon boulot en deux heures. Après, il n'y avait plus rien à faire. RIEN ! Rien, sinon l'obligation d'être présent jusqu'à la fin de la récréation avec interdiction de faire quoi que ce soit à son propre compte, sauf picoler et jouer aux cartes, tricoter et lire Libelle pour les dames qui ne picolaient pas. Les autres, ils les cuisaient jusqu'au moment où ils pouvaient les isoler " dans le placard ". J'ai été deux fois appelé chez le boss parce que j'osais écrire mes articles de journaux au lieu de participer à ces joutes d'ivrognes qui me jalousaient de gagner autant de fric avec la revente de ce que j'achetais sur base de mes seules connaissances et du goût des choses.
Braves " collègues ", ils ont fini par me dénoncer comme parasite.
J'ai donc, tout normalement, reçu une note à mon dossier...
Quelques semaines plus tard, j'étais à nouveau appelé, non pour me faire engueuler, mais parce que mon " chef de niveau un ", à l'aube de la pension et conseiller communal socialiste, avait appris que je me faisais fort de faire engranger 45 millions de francs belges d'économies ( en 1988 ! ) à l'organisme dont je dépendais par une simple modification des assurances-vie liées aux prêts hypothécaires ( à taux réduit bien sûr ) conférés aux agents.. Revenu tout spécialement de maladie pour se le faire expliquer, il me demanda de rédiger un rapport étayé pour la Direction Générale. Quelle ne fut pas ma stupéfaction lorsque celui-ci parut SOUS SA SEULE SIGNATURE, ce qui lui valut une progression de deux échelons quelques jours avant son cocktail de mise définitive en pension.
Et moi, mon nom ne fut même pas cité... Tout au plus me glissa t-on les questions-clé du concours d'accession au niveau supérieur, avant de bloquer ma nomination sous prétexte que je n'avais pas réussi l'examen niveau 2 de flamand. En plus de cela, j'avais préparé de nombreux collègues à cet examen ultra-simple en insistant tant et plus sur le sujet ( sans le dévoiler ) : le rôle, les deux rôles du Conseil d'Etat. Quelque chose qui vous prend cinq minutes à expliquer à qui veut bien l'entendre. AUCUN, j'ai bien écrit AUCUN ne fut capable de le coucher sur une page !!!
Merde à la fonction publique. Un ramassis de croûtons qui ne sait absolument pas ce que le mot travail veut dire. Standard, Anderlecht, FC Brugge pour les mecs. Les feuilletons TV pour les women, même celles qui ne sont pas assez grosses pour être franchement rébarbatives.
Les Flamands, la colonie flamande venait au réfectoire avec ses tartines PARCE QUE LA SOUPE était GRATUITE ! Brussel, Brussel, ma colonie...
Je paraphraserai mon bouquin : Travailler dans le public ? C'est facile : il suffit d'être nommé. Après, il n'y a plus rien à faire...
Et je rajoute : sauf choisir le bon syndicat pour s'ouvrir toutes les portes.
Si l'on foutait 80 % des fonctionnaires dehors ( sauf dans le social où les besoins sont criants ) la fonction publique s'en porterait beaucoup mieux. Mais le social n'est pas géré par la fonction publique. Elle est le social, l'exutoire pour le rebut, ceux dont aucun patron ne voudrait plus que pour la période d'essai et encore.

Écrit par : Sapanhine | 16/08/2013

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Quelle histoire... On sent que c'est du vécu.
Merci d'en avoir écrit les prémices d'un futur bouquin.
Comme je l'ai dit, je n'ai pas connu cela.
J'en ai connu d'autres qui n'étaient pas toujours ragoutantes où on joue des coudes pour progresser dans la hiérarchie.
Ce que Dany Boon en a fait avec la Poste ( http://www.dailymotion.com/video/x2abl2_dany-boon-la-poste_fun ), le fait qu'il y a le bal des Fonctionnaires tous les ans, ce qui n'existe pas dans le privé, sont les seuls points dont je peux parler.
Ce sont donc des suspicions, des confrontations avec les réalités du terrain.
Je me souviens que nous dans le privé, on prenait des distances avec les clients du public. Des facilités de payements en plus.
En fait, le secteur public restait une référence.
Mais les choses changent et la poste par exemple devient très privée avc BPost.
Comme elle est confrontée avec le privé. Ce qui a donné cette caricature http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/01/1199802260.315.jpg
Non, travailler dans le futur va changer très fortement
Si tu tes souviens de ce billet http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2012/11/02/travailler-en-2020.html

Écrit par : L'enfoiré | 16/08/2013

Applaudissements nourris, texte presqu'in extenso applicable à la Fran-an-ance (avec trémolos) en en rajoutant une couche

Écrit par : zelectron | 16/08/2013

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Quand Marx est mort, il se retrouve devant Saint Pierre, le gardien du Paradis.
Saint Pierre lui dit "A votre façon, vous avez tenté d'améliorer le sort de l'humanité, mais bon, vous êtes beaucoup trop athée, je suis obligé de vous envoyer en enfer".
Et Marx se retrouve en enfer.
Deux semaines plus tard, Satan passe un coup de fil à Saint Pierre:
- allo, ça va mon vieux ?...
- oui ça va, et toi ça va ?
- oui ça va, et toi ça va ?
- oui ça va, et toi ça va ?
- ouai, ça va... sauf pour le nouveau, là, le Marx que tu m'a envoyé il y a 15 jours - ben quoi, c'est quoi le blem ?
- Il m'a foutu une de ces pagailles ici, si tu savais: il a créé un syndicat et les démons se révoltent, ils exigent la clim, ils crient "non aux cadences infernales". Pffff, j'en peux plus
- oui, mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, moi ?
- ben je me suis dit que je pourrais te l'envoyer au Paradis quelques temps. L'ambiance là haut est plus calme, plus sereine, plus lénifiante, tu vois. Ça lui ferait du bien, ça le calmerait.
- bof, je suis pas sûr, mais bon, si tu veux, je peux te rendre ce service. C'est bien parce que c'est toi qui me le demande.
Et Marx se retrouve au Paradis.
Et Satan n'entend plus parler de Marx. Pendant un mois, deux mois. Au bout du troisième mois, il appelle Saint Pierre pour avoir des nouvelles:
- allo, ça va mon vieux ?
- oui ça va, et toi ça va ?
- oui ça va, et toi ça va ?
- oui ça va, et toi ça va ?
- oui, oui. Mais dis moi, tu ne m'a pas renvoyé Marx. Ça se passe bien avec lui ?
- Ah oui, super. Tous les anges le trouvent cool. Il est très cultivé tu sais, une conversation toujours passionnante.
- Ah bon! Alors tu veux bien le garder là haut ?
- Oui, pas de problème, tout le monde s'entend bien avec lui, il est charmant.
- Mais quand même, c'est un athée... ça ne vous pose pas de problème ?
- Ben non, pourquoi ?
- Et Dieu, qu'est-ce qu'il en pense ?
- Dieu ? quel Dieu ?

Écrit par : Arthur | 16/08/2013

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Ah, Marx, un sujet à la crème Chantilly
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2013/04/04/que-reste-t-il-de-karl-marx.html

Écrit par : L'enfoiré | 16/08/2013

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en réponse à sapanhine:


F O N C T I O N N A I R E S Ü B E R A L L E S !

Écrit par : zelectron | 16/08/2013

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Au niveau politique, en moyenne, un élu belge cumule plus de six mandats. Les élus provinciaux sont les plus gourmands. Les champions du cumul atteignent 56, voir 59 mandats.
Un total de 51.613 mandats sont répartis entre 6781 mandataires élus.

Faut-il espérer qu'ils parviennent encore à dormir?

Écrit par : L'enfoiré | 16/08/2013

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D'abord, la définition de Wikipedia: "Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain".
... et revendique la limitation du pouvoir du souverain, mais absolument pas son annihilation !

Écrit par : zelectron | 16/08/2013

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Alexis de Tocqueville même pas cité !

Écrit par : zelectron | 28/08/2013

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INADMISSIBLE
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_de_Tocqueville

Comme il est dit dans l'interview (cf dans le chapeau de l'article)

Parmi les penseurs libéraux, Alexis de Tocqueville (1805-1859) continue d’être beaucoup lu et cité: en quoi sa pensée est-elle toujours actuelle?
En 1831, lorsque Tocqueville débarque aux Etats-Unis d’Amérique, il est frappé par deux choses. D’une part, c’est un pays où règne l’égalité. Il ne faut plus faire de courbettes devant les puissants. D’autre part, c’est un pays où tout le monde travaille. On n’y trouve pas d’aristocratie oisive comme en Europe. Le travail et l’égalité sont les deux matrices du libéralisme.

Écrit par : L'enfoiré | 28/08/2013

on ne trouve pas de fonctionnaires oisifs comme en Europe ? :-)

le libéralisme ? tout le contraire des deux philosophie malfaisantes du XXème siècle ! le fascisme et le communisme qui se caractérisent par la puissance absolue de l'État à travers ses fonctionnaires zélés, intervenant sur l'économie de façon violente et irrationnelle, création d'officines contrôlant les faits et gestes de la population via la police politique et d'autres (la délation généralisée), l'exécutif dominant le législatif, le nationalisme étant glorifié à tout va avec un culte de la personnalité dithyrambique, seule la doctrine d'état étant admise ! ... et bien d'autres avanies

Écrit par : zelectron | 28/08/2013

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Analogies entre le fascisme et le communisme (national socialisme # nazisme)
les deux doctrines s'appuient sur les fonctionnaires d’État prêts à tout pour conserver leurs avantages acquis ainsi que les nombreuses possibilités de rétributions occultes, le viol faisant même parti des privilèges de certains d'entr'eux.

Écrit par : zelectron | 28/08/2013

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Même si on comprend la finalité de ces vidéos, elles ne sont pas mal faites, mais explicatives
http://www.youtube.com/watch?v=e6NbIiRlTN8&list=UUhr5O2aamBLN1ZVkiIj8FdQ
http://www.youtube.com/watch?v=rDaUOcQFxzA&list=UUhr5O2aamBLN1ZVkiIj8FdQ

qui apporte cette suite plus ancienne:
http://www.dailymotion.com/video/x13fp_ile-aux-fleurs_creation

Tout est régulé par le pouvoir, l'argent et le sexe dans un système globalisé.

Écrit par : L'enfoiré | 29/08/2013

La France a une solution: plus d'impôts

« Les hausses d'impôts en France ont atteint un seuil fatidique. Lever de nouvelles taxes aurait pour effet de casser la croissance et de peser sur l'emploi. La discipline budgétaire doit passer par une baisse des dépenses publiques et non par de nouveaux impôts », a déclaré le Vice-président de la Commission européenne qui est aussi commissaire aux Affaires Economiques et Financières, Olli Rehn, au cours d’une interview qu’il a donnée ce dimanche au JDD.
Il a estimé que la France avait engagé de bonnes réformes structurelles, mais qu’elles n’étaient pas assez profondes, ni assez rapides. En particulier, la compétitivité des entreprises est encore trop faible, ce qui a fait perdre des parts de marché aux entreprises. Le marché des services, qui souffre des excès de règlementation dans certains secteurs où de véritables barrières ont été érigées, doit s’ouvrir. Enfin, le pays doit aller plus loin pour réformer son système de pension et réduire ses déficits budgétaires. En mai, la Commission européenne avait accordé un sursis de 2 ans à la France pour lui permettre de se conformer aux clauses du Traité de Maastricht et de respecter un déficit budgétaire de maximum 3% de son PIB.
Cependant, Rehn refuse de préconiser l’austérité, un mot « devenu trop connoté ». « Il faut trouver des impôt intelligents. Si le gouvernement doit imposer de nouveaux impôts en France, il peut le faire au moyen de taxes écologiques à la rigueur. Mais il doit à tout prix éviter de faire peser un fardeau supplémentaire sur le travail. La fiscalité de l'épargne et l'impôt sur les sociétés ont aussi atteint des seuils trop élevés. La Commission a fait part de ces recommandations à la France en juillet dernier ainsi que tous les États membres ».
Jeudi, le ministre français de l’Ecologie, Philippe Martin, avait évoqué la mise en place d’une nouvelle taxe «écologique » qui s’appliquerait sur les émissions de CO2 de certains biens et services, non pas pour « frapper les Français », mais pour « modifier les comportements » a indiqué le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. L’annonce de cette nouvelle contribution s’était accompagnée d’un véritable tollé.
Lors d’un discours donné à l’occasion des universités d’été du PS à la Rochelle, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a en quelque sorte répondu au commissaire européen. « Mais qui a augmenté les impôts? C'est la droite! », a dit le Premier. Il a annoncé le début d’une « deuxième étape » de l’action du gouvernement, qui devait « prolonger le rêve français ».
« Jean-Marc Ayrault n’a pas plus le sens du ridicule que celui des réalités. Sinon il se rendrait compte de ses énormités, et de ce que vivent les Français tous les jours. Comment peut-il les inviter à rêver alors qu’il les accable de hausses fiscales? », commente Yves Thréard dans le Figaro.
Soulignant les mauvais indicateurs français, comme l’augmentation du chômage, le développement des déficits, et l’érosion de la compétitivité, le journaliste accuse le Premier de ne recourir qu’à des hausses d’impôt comme panacée universelle, par « paresse intellectuelle ». « Au lieu de faire des économies et de remettre en question notre modèle à bout de souffle, Jean-Marc Ayrault demande aux Français de payer ses propres manquements et son absence de courage réformateur », écrit-il.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-france-a-une-solution-plus-dimpots&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/08/2013

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QUI EST KEYNES ? (I) EST-IL UN LIBÉRAL (D’EXTRÊME-GAUCHE) ?

http://www.pauljorion.com/blog/?p=57880

Écrit par : L'enfoiré | 30/08/2013

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Un message d'un droitier.... :-)

Quand un mec de droite n'aime pas les armes, il n'en achète pas.
Quand un mec de gauche n'aime pas les armes, il veut les faire interdire.
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Quand un mec de droite est végétarien, il ne mange pas de viande.
Quand un mec de gauche est végétarien, il veut faire campagne contre les produits à base de protéines animales.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite est homo, il vit sa vie tranquillement.
Quand un mec de gauche est homo, il fait chier tout le monde pour qu'on le respecte.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite a loupé un job, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir.
Quand un mec de gauche a loupé un job, il porte plainte pour discrimination.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite n'aime pas un débat télévisé, il éteint la télé ou zappe.
Quand un mec de gauche n'aime pas un débat télévisé, il veut poursuivre en justice les cons qui disent des conneries. Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite est non-croyant, il ne va pas à l'église, ni à la synagogue ou ni à la mosquée.
Quand un mec de gauche est non-croyant, il veut qu'aucune allusion à Dieu ou à une religion ne soit faite dans la sphère publique, sauf pour l'Islam.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s'achète les médicaments.
Quand un mec de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale.
--------------------------------------------------------
Quand l'économie va mal, le mec de droite se dit qu'il faut se retrousser les manches et bosser plus.
Quand l'économie va mal, le mec de gauche se dit que ces sales patrons s'en mettent plein les fouilles et ponctionnent le pays et que les employés sont des victimes.
--------------------------------------------------------
Quand un mec de droite a lu ce test, .......... il le fait suivre.
Quand un mec de gauche a lu ce test, .......... il ne le transfère surtout pas !!!

Écrit par : L'enfoiré | 05/09/2013

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L’autre visage du miracle allemand

« Berlin est pauvre mais sexy », affirmait, il y a peu, le bourgmestre-gouverneur de Berlin, Klaus Wowereit du SPD, le premier homme politique en Allemagne à avoir déclaré publiquement son homosexualité. Il évoquait ainsi la triste réalité économique de la capitale allemande. Le côté sexy de Berlin se rencontre à chaque coin de rue mais qui connaît vraiment le côté pauvre de la ville, celui que l’on découvre seulement en étudiant les statistiques sociales ?, s’interroge le quotidien espagnol El Pais.
La ville de Berlin a une dette publique de 62 milliards d’euros avec un taux de chômage de 11,7% (un des plus hauts du pays). 551.000 personnes vivent grâce à la fameuse loi Hartz IV, destinée aux personnes sans emploi régulier et qui « gomme » les statistiques officielles du chômage national. Les bénéficiaires de l’aide sociale en Allemagne (6,1 millions de personnes) pour un coût de 37,1 milliards d’euros ne figurent pas dans les statistiques officielles du chômage, explique le média espagnol.
Arche est une institution de bienfaisance créée par le pasteur Bern Siggekow à Berlin. « L’aide sociale dans ce pays est l’autre visage de la richesse allemande », affirme Paul Höltge, un travailleur de cette institution qui fournit plus de 600 repas par jour à des enfants de parents bénéficiant de la loi Hartz IV. Des milliers d’enfants allemands souffrent de pauvreté matérielle et morale. Arche, qui ne reçoit pas d’aides publiques, possède cinq centres à Berlin où elle fournit aussi une aide scolaire et des activités de loisirs.
Agée de 33 ans, assistante de laboratoire, divorcée, Romy Puhlmann visite régulièrement un des centres de Arche. « Mes deux plus jeunes fils peuvent rester à l’école maternelle à peine 4 heures par jour parce que je n’ai pas de travail ». La jeune femme est une des victimes de la contradiction de l’actuelle politique du gouvernement qui tente, par tous les moyens inimaginables, d’encourager la natalité dans le pays. « Et pour mes deux autres fils, c’est la même chose. Ils ne peuvent ni manger ni faire leurs devoirs à l’école. Et si je trouve un emploi, qui s’occupera d’eux ? Comme je n’ai pas de travail, mes enfants ne peuvent pas rester plus longtemps en maternelle et à l’école », ajoute Romy. « La politique officielle de ce pays met des bâtons dans les roues de mon développement personnel et professionnel », insiste-t-elle. «Le fait d’avoir quatre enfants m’empêche de trouver du travail. Je ne peux même pas avoir accès à un mini-job car je devrais travailler de nuit. On me dit que je suis trop vieille et pas assez flexible ».
Malgré cela, Romy dispose de 1.500 euros nets par mois, ce qui lui permet de vivre décemment, mais pas de trouver une solution à long terme. « Je veux travailler mais je me décourage un peu plus chaque jour ». Romy et ses enfants appartiennent au dernier rang de la société allemande, celui des bénéficiaires de l’aide sociale, un groupe presque condamné à dépendre de l’Etat. Un Etat qui préfère injecter des milliards d’euros dans l’aide sociale pour alléger la mauvaise conscience des politiques plutôt que de trouver des solutions pratiques pour intégrer les bénéficiaires de Hartz IV sur le marché de l’emploi, précise El País.
« Le travail que nous réalisons pour aider les enfants est dangereux pour les politiques parce que nous avons démontré que la sphère politique ne s’intéresse pas à ce problème », conclut Paul Höltge, le travailleur d’Arche.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=lautre-visage-du-miracle-allemand&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/09/2013

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La France a une solution: plus d'impôts ! encore plus d'impôts, toujours plus d'impôts !
C'est hélas vrai, mais comme le prescrivaient les Diafoirus y compris ses successeurs contemporains:
Saignez, saignez, saignez! ...
Ah, enfin le malade est guéri, j'en suis heureux
Mais Docteur, il est mort ?
Eh, bien c'est bien mieux qu'il soit mort guéri, non ?

Écrit par : zelectron | 07/09/2013

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Une nouvelle version de Docteur Knock?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Knock_(film,_1951)
Un remake de ce film aujourd'hui, serait très intéressant dans cette voie-là

Écrit par : L'enfoiré | 07/09/2013

A propos : à quoi servent les impôts ?
A entretenir une armée de fonctionnaires, assimilés et territoriaux se chiffrant en France aux alentours des 7 à 8 millions, si vous rajoutez de 3 à 6 millions de chômeurs plus ceux qui sont artificiellement exclus des statistiques....

Écrit par : zelectron | 07/09/2013

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Nous en avons déjà parlé.
Nous en connaissons tout autant chez nous.
En plus comme notre petite Belgique est fédéralisée, les redondances, splittées, sont nombreuses de haut en bas.

Écrit par : L'enfoiré | 07/09/2013

Une nouvelle version de Topaze conviendrait mieux pour illustrer en vrac les dérives (possibles? inéluctables?) de tous les systèmes économiques (la version avec Jouvet) https://fr.wikipedia.org/wiki/Topaze_%28Pagnol%29

Écrit par : zelectron | 07/09/2013

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Les travailleurs doivent pouvoir prendre des initiatives

Alors que les entreprises accordent trop peu d’attention aux idées et propositions innovantes de certains collaborateurs, elles risquent d’être confrontées à une pénurie de talents. C’est la conclusion d’une enquête du trust L’Oréal auprès de 2.000 employés britanniques.
Les enquêteurs ont constaté que 30% des personnes interrogées avaient le sentiment de ne pas avoir la possibilité d’exploiter pleinement leurs capacités et avaient l’intention de chercher un autre emploi dans les 12 mois à venir. En outre, il apparaissait que 73% des personnes sondées accordaient une plus grande importance à une valorisation de leur collaboration qu’à leurs salaires ou avantages annexes.
Les enquêteurs ont également constaté que 33% des travailleurs demandent un management qui encourage l’innovation et la créativité, alors que 38% veulent avoir l’opportunité de mettre en avant leurs idées. En outre, on a pu constater que 27% des travailleurs pensent avoir des idées qui pourraient avoir un impact positif sur l’entreprise. D’autre, on a constaté que 71% des personnes interrogées estiment que leur environnement professionnel n’offre pas des pistes adaptées qui permettent de fournir une contribution au développement de l’entreprise.
« Pour stimuler les travailleurs à se montrer innovants, les entreprises doivent s’efforcer de développer une culture de travail qui encourage l’esprit de collaboration », ajoute Isabelle Minneci, responsable du personnel chez l’Oréal. « Les entreprises doivent implanter l’esprit d’entreprendre dans leur structure fondamentale et le répandre dans toute l’organisation. Pour développer cet esprit, les responsables doivent se montrer ouverts et offrir à leurs collaborateurs l’opportunité d’aller de l’avant avec leurs idées. Il faut créer un forum qui encourage le partager de nouvelles idées. »

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=les-travailleurs-doivent-pouvoir-prendre-des-initiatives&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/09/2013

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Le pays où l'on interdit de travailler

A Paris, la boutique Sephora (une chaîne de distribution de produits cosmétiques) des Champs-Elysées, qui enregistre annuellement six millions de clients, autant que la Tour Eiffel, ne pourra plus rester ouverte jusqu’à minuit les jours de la semaine et jusqu’à 1 heure du matin les weekends.
Les syndicats du commerce ont en effet estimé que les ouvertures nocturnes de Séphora étaient contraires aux intérêts des salariés, et ils ont porté plainte contre la boutique. La Cour d'appel de Paris a statué que le magasin devrait fermer tous les soirs à 21 heures… L’heure « à laquelle le jour se lève seulement sur l'ex-plus belle avenue commerciale du monde », écrit Jean-Francis Pécresse dans le quotidien économique français Les Echos. Selon le jugement, la boutique dispose de 10 jours pour s'adapter à ses nouvelles heures d’ouverture.
Avant Séphora, Apple, Monoprix et Uniqlo, et d’autres commerces avaient eux aussi souhaité s’adapter à la demande des clients de pouvoir effectuer leurs achats en soirée, et ils s’étaient aussi confrontés aux syndicats qui les avaient poursuivis au tribunal, et ce malgré l’accord des salariés volontaires pour ces ouvertures en nocturne. Dans le cas d’espèces, Séphora accordait une prime de 25% pour ceux qui étaient prêts à travailler tard en soirée.
L'année dernière, la chaîne de bricolage Bricorama s’était vue interdire d’ouvrir ses 32 magasins de la région parisienne le dimanche, afin de se conformer à la loi sur le repos dominical.
Sephora a indiqué que la boutique des Champs Elysées réalise 20% de son chiffre d’affaires après 21 heures, et que cela faisait travailler 58 personnes. La chaîne dit qu’elle envisage désormais de licencier 45 personnes à la suite de la décision du tribunal.
«En vertu d'un sain principe démocratique, le droit d'ouvrir le soir ne devrait plus relever que d'un accord majoritaire d'entreprise, au lieu de dépendre, jusque dans ses moindres détails, d'une effrayante compilation de lois et règlements dont le seul résultat est de confier au juge judiciaire l'avenir de rares opportunités de croissance », estime Jean-Francis Pécresse.
« Comment on s'imagine que l'on va pouvoir renouer avec la croissance en empêchant les gens qui le souhaitent de travailler plus? Réglementation punitive sur l'ouverture du dimanche, contraintes d'ouverture le soir, 35h (que Sarko n'a d'ailleurs même pas eu le courage de supprimer), et re-fiscalisation des heures supplémentaires. Sans parler de la fiscalité confiscatoire. Aberrant », déplore Marc Fiorentino sur le blog MonFinancier.
Une analyse récente a montré que sur les 33 pays de l’OCDE analysés, la France était le pays où l'on travaillait le moins en nombre d’heures, et où l’on prenait sa pension le plus tôt.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-pays-ou-lon-interdit-de-travailler&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 25/09/2013

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'La confiscation de l'épargne devient une tendance mondiale'

Maintenant que le « bail-in » (c'est-à-dire le sauvetage d’une banque effectué en mettant les déposants à contribution, comme cela a été fait à Chypre, ndlr) est devenu une pratique acceptée tout autour de la planète, aucun compte bancaire et aucun fonds de pension ne sera plus jamais en sécurité à 100% », écrit Michael Snyder sur « The Economic collapse ». Il cite des exemples qui indiquent que cette pratique s’est en effet généralisée dans le monde au cours des derniers mois :
✔ Pologne : Reuters rapporte que le gouvernement polonais a annoncé mercredi dernier qu’il allait transférer à l’Etat plusieurs actifs détenus par des fonds de pension privés pour réduire la dette nationale. L’association des fonds de pension polonais a jugé que cette décision était inconstitutionnelle parce que le gouvernement s’est emparé de certains de leurs actifs privés sans leur proposer la moindre compensation.
✔ Islande. Ce pays a été salué pour sa gestion de la crise financière. Cependant, le ministère des Finances vient de proposer de limiter la garantie des dépôts bancaires à 100.000 euros. Cette mesure ne manque pas de rappeler que l’Europe a érigé la solution adoptée à Chypre (c'est-à-dire la mise à contribution forcée des déposants détenant plus de 100.000 euros en compte) en « modèle » , d’autant qu’en parallèle, des contrôles de capitaux ont été mis en place, qui ont permis de limiter les sorties de capitaux à 6 milliards d’euros.
✔ Europe. Jeudi dernier, les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé un plan qui promeut la méthode du «bail-in» comme la méthode type pour porter secours aux banques « too big to fail » à l’avenir. Ce plan prévoit que les clients titulaires de dépôts supérieurs à 100.000 euros seront les premiers à subir des pertes en cas de tombée en faillite de la banque. Les contribuables ne seront plus mis à contribution qu’en dernier ressort.
✔ Italie. Un « bail-in » est actuellement organisé pour la banque Monte dei Paschi, la plus ancienne banque italienne. En clair, la banque ne paiera plus d'intérêt sur ​481 millions d'obligations hybrides. Ces titres ont été choisis en particulier, parce qu’ils n’offrent aucune protection ni aucun recours à leur détenteur. Les clauses de leur règlement prévoient que l’absence de paiement des intérêts de l’emprunter ne sera pas considérée comme un défaut de paiement. Il ne semble pas que ce sauvetage devrait concerner d’autres titulaires de comptes privés, mais cela montre que les officiels européens sont déterminés à appliquer la solution du bail-in en cas de chute d’une banque.
✔ Nouvelle-Zélande. Bill English, le ministre néo-zélandais des Finances est favorable à la solution chypriote pour porter secours aux banques en difficultés, qu’il a adaptée à la Nouvelle Zélande avec l’Open Bank Resolution (OBR). L’OBR prévoit qu’en cas de faillite d’une banque, tous les déposants subiront une ponction immédiate sur leur épargne pour financer le plan de secours de la banque.
✔ Canada. Le Canada est également en train de proposer la méthode du « bail-in » dans le cadre de la préparation du budget du gouvernement. Le nouveau budget propose de mettre en place un régime de bail-in pour les banques du Canada d’une importance systémique. Cette proposition est datée du 21 Mars, ce qui implique qu’elle est antérieure à la mise au point de la solution chypriote.

« Cela signifie que les gouvernements du monde considèrent désormais que notre argent constitue une partie de la solution en cas de faillite future de grandes banques », écrit Snyder.
Il n'y a plus d’endroit offrant une garantie totale pour placer son argent. Plus que jamais, il est impératif de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et de répartir ses actifs sur différentes sortes de supports au sein de plusieurs banques/institutions financières. Ceux qui s’en abstiendront et qui placeront toute leur fortune dans une seule banque ne devront pas se montrer surpris si un jour une grande partie venait à disparaître à la suite d’une décision officielle.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-confiscation-de-lepargne-devient-une-tendance-mondiale&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2013

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... Des États et des élus sans foi, ni loi , ce sont eux mêmes qui provoquent l'irrespect et le mépris du peuple

Écrit par : zelectron | 01/10/2013

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A propos du commentaire ci-dessus titré INADMISSIBLE ...
"On n’y trouve pas d’aristocratie oisive comme en Europe" au goût du jour c'est : "On n’y trouve pas de fonctionnariat oisif comme en Europe"

Écrit par : zelectron | 21/10/2013

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Je ne crois pas qu'il faille généraliser à l'Europe.
C'est un peu trop flagrant de tout remettre au niveau français.
Ce matin, j'avais ce commentaire ( http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-s-eteint-142402?debut_forums=100#forum3852336 ) qui remettait un vieux rédacteur sur certains rails

Écrit par : L'enfoiré | 21/10/2013

Ich bin nicht sicher daß Du recht hast, so was, bin Ich erst europeer und zweitens franzose ...

Écrit par : zelectron | 21/10/2013

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"Also spracht Zarathustra"

Es ist ein lange zeit das ich in Deutscland was.
Daarum ist mein deutsch zehr manimaal geworten.
Ein so wunderbaar taal, mit ein machtige wortzchatz....

Écrit par : L'enfoiré | 21/10/2013

La pression fiscale grimpe un peu partout dans le monde mais c'est surtout l'impôt sur les personnes physiques qui monte le plus.

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=8115465&eid=5017893#newsAudiosPane

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2013

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c'est pour rémunérer les hordes de plus en plus nombreuses de fonctionnaires jouant les idiots utiles des élus de tout poil de par le vaste monde !

Écrit par : zelectron | 23/10/2013

Les nombres astronomiques de fonctionnaires en Europe représentent un très grave danger:
- ils décident grâce à un simulacre de contrôle du sort des citoyens
- ils reçoivent des traitements disproportionnés par rapport à leur utilité surtout lorsque celle-ci est autoproclamée
- leurs avantages de tous ordres sont parfaitement injustes eut égard au secteur privé
- leur statut protecteur "à vie" est un non sens dont ils profitent honteusement
- leur force de chantage par la grève les exclue du débat démocratique
- le travail dans le secteur privé est effectif celui du secteur public illusoire, où est l'égalité ?

Écrit par : zelectron | 23/10/2013

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- la complicité entre les élus et les fonctionnaires crève les yeux

Écrit par : zelectron | 23/10/2013

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Nous avions (et avons toujours je suppose) un staff de vendeurs de services qui s'intéressait uniquement au secteur public.
Ce qui prouve que celui-ci ne répond pas de la même manière en tant que prospect ou client.
Tout est par n'importe quel bout qu'on puisse le prendre, différent.
Le politique qui intervient dans le choix du service à donner.
Les gens qui ont le pouvoir de décisions et qui le font à l'aide de parapluies.
Les initiatives qui se perdent dans les hiérarchies....

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2013

Parlons au niveau européen

Quels sont les pays européens qui offrent le plus d'avantages sociaux pour les immigrés originaires de l'UE?
Edward Malnick du quotidien britannique The Telegraph a comparé les bénéfices auxquels aurait droit un immigré européen chômeur âgé d’une trentaine d'années, accompagné d’un enfant, en fonction de son pays européen d’accueil :

Allemagne:
Santé: accessible uniquement avec une carte prouvant l’ouverture des droits
Allocation familiales: 183 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: immédiate mais réservée aux demandeurs d’emploi qui peuvent démontrer une « recherche d'emploi intensive ».
Aide au logement: remboursement intégral disponible immédiatement.

Autriche:
Santé: Immédiatement disponible sous condition de cotisation à la sécurité sociale
Allocations familiales: 105 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: uniquement pour les personnes qui ont cotisé à la sécurité sociale.
Aide au logement: n’existe pas

Belgique:
Santé: Accès complet après une année de séjour dans le pays.
Allocation familiales: 136 euros par mois. Immédiatement disponible.
Indemnité de chômage: Disponible après avoir travaillé en Belgique.
Aide au logement: Selon la région.

Bulgarie:
Santé: gratuité des soins d'urgence. D'autres traitements sont disponibles uniquement si vous cotisez à la sécurité sociale.
Allocations familiales: Uniquement disponible pour les citoyens bulgares.
Indemnité de chômage: Disponible après avoir travaillé 9 mois en Bulgarie.
Aide au logement: Immédiatement disponible, mais seulement si le bénéficiaire a trouvé un logement convenable.

Chypre:
Santé: gratuit et disponible immédiatement.
Allocations familiales: indemnité annuelle immédiate de 524 euros.
Indemnité de chômage: Disponible après avoir travaillé 6 mois à Chypre.
Aide au logement: Immédiatement disponible, mais limitée à 598 euros par mois.

Danemark:
Santé: gratuit et disponible immédiatement.
Allocations familiales: jusqu'à 190 euros par mois après un an de séjour dans le pays.
Indemnité de chômage: Disponible après avoir travaillé 1 an
Aide au logement: Non disponible.

Espagne:
Santé: accessible uniquement avec une carte prouvant l’ouverture des droits
Allocations familiales: 23,5 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible immédiatement, basé sur des salaires moyens.
Aide au logement: Non disponible.

Estonie:
Santé: Disponible immédiatement, mais paiement comptant exigé pour certains traitements.
Allocations familiales: 19 euros par mois immédiatement disponible.
Indemnité de chômage: 15 euros par semaine immédiatement disponible.
Aide au logement: N’existe pas

Finlande:
Santé: le système de santé publique immédiatement accessible avec des tarifs fixes
Allocation familiales: 108 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: allocation de base disponible au bout de deux mois.
Aide au logement: Selon la région, peut couvrir jusqu'à 80% des frais de logement.

France :
Santé: disponible sur présentation d’une carte prouvant l’ouverture des droits, attribuée aux résidents
Allocations familiales: Disponible immédiatement, mais seulement pour les parents d’au moins 2 enfants.
Indemnité de chômage: Disponible après avoir travaillé 4 mois
Aide au logement: Disponible immédiatement, basée sur la taille du logement et des facteurs locaux.

Grèce:
Santé: Il faut avoir travaillé pendant 100 jours pour pouvoir en bénéficier
Allocations familiales: Non disponible.
Indemnité de chômage: disponible après avoir travaillé 6 mois
Aide au logement: Non disponible.

Hongrie:
Santé: Non disponible.
Allocations familiales: 48 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 360 jours.
Aide au logement: N’existe pas

Irlande:
Santé: Gratuite et immédiatement disponible pour les Britanniques, et disponible après une période de résidence de trois années consécutives pour les résidents d’autres nationalités
Allocation familiales: 130 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: 189 euros par semaine disponible immédiatement.
Aide au logement: Une allocation de logement disponible immédiatement mais qui n’est versée que sur une période limitée.

Italie:
Santé: gratuit et disponible immédiatement.
Allocations familiales: Non disponible.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 3 mois
Aide au logement: Selon la région.

Lettonie:
Santé: système de santé publique disponible immédiatement avec un barème pour les consultations et les soins hospitaliers
Allocations familiales: 11 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: Disponible après une année de travail en Lettonie.
Aide au logement: Selon la région.

Lituanie:
Santé: Soins d'urgence disponible immédiatement. Disponible après une période de 3 mois pour les autres traitements.
Allocations familiales: 28 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible après une période de 18 mois.
Aide au logement: n’existe pas

Luxembourg:
Santé: Non disponible sans assurance
Allocations familiales: 185,5 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: disponible après 6 mois de travail
Aide au logement: subvention immédiate de 124 euros par mois.

Malte:
Santé: gratuit et disponible immédiatement.
Allocations familiales: jusqu’à 96 euros par mois, disponible immédiatement
Indemnité de chômage: jusqu’à 19 euros par jour, disponible immédiatement
Aide au logement: Non disponible.

Pays-Bas:
Santé: Seulement avec certificat prouvant l’ouverture des droits.
Allocations familiales: 1.114 euros par an disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible après une période de 6 mois
Aide au logement: Immédiatement disponible, mais dépend de la situation financière.

Pologne:
Santé: gratuit et disponible immédiatement
Allocations familiales: 64 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible après une période de 1 an
Aide au logement: Non disponible.

Portugal:
Santé: gratuit et disponible immédiatement
Allocations familiales: allocation mensuelle de 47 euros.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 180 jours.
Aide au logement: Non disponible.

République tchèque:
Santé: disponible immédiatement, mais pas gratuit.
Allocations familiales: 27 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible après une période de 12 mois.
Aide au logement: disponible immédiatement.

Roumanie:
Santé: disponible après une période de six mois, sauf en cas d'urgence.
Allocations familiales: jusqu'à 24 euros par mois.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 12 mois.
Aide au logement: Non disponible.

Royaume-Uni:
Santé: gratuit et disponible immédiatement.
Allocations familiales: Dépend de la situation financière. 24 euros par semaine disponible immédiatement pour le premier enfant et 16 euros par semaine pour chaque enfant supplémentaire.
Indemnité de chômage: 85 euros par semaine disponible immédiatement pour les demandeurs d'emploi qui peuvent démontrer qu’ils recherchent activement un travail. Les immigrés provenant de L’UE doivent également passer un test de « droit à résidence » pour démontrer qu’ils sont « économiquement actifs » (La commission européenne veut proscrire ce test)
Aide au logement: Selon la situation financière, ne peut excéder 300 euros par semaine pour les petites maisons et 472 euros par semaine pour maisons de 4 chambres ou plus.

Slovaquie:
Santé: disponible immédiatement, paiement immédiat pour les traitements
Allocations familiales: jusqu'à 22,5 euros par mois.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 2 ans
Aide au logement: Non disponible.

Slovénie:
Santé: Immédiatement disponible, mais paiement de 10% des frais exigés pour certains traitements
Allocations familiales: 115 euros par mois disponible immédiatement
Indemnité de chômage: disponible après une contribution de 9 mois minimum
Aide au logement: Uniquement disponible pour les résidents de logements sociaux.

Suède:
Santé: disponible immédiatement, tarif de base pour les soins
Allocations familiales: 119 euros par mois disponible immédiatement.
Indemnité de chômage: disponible après une période de 6 mois.
Aide au logement: 148 euros par mois disponible immédiatement

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=quels-sont-les-pays-europeens-qui-offrent-le-plus-davantages-sociaux-pour-les-immigres-originaires-de-lue&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2013

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Petite réflexion sur une religion non orthodoxe: Le keynésianisme, une idéologie conservatrice au service des ultra-riches et des inégalités

Les défenseurs du capitalisme n’aiment pas le keynésianisme. Cependant le grand capital, les ultra-riches et les kleptocrates l’adorent. Pourquoi?
D’abord, parce que Keynes n’était pas anticapitaliste, loin de là, il pensait et proposait des idées et analyses destinées à sauver, selon lui, le capitalisme. Ainsi, il avait compris que les contradictions du système produisaient du chômage et des crises et c’est pour dépasser ces contradictions qu’il a élaboré ses propositions qui consistent à créer de la demande et de l’emploi par la répartition -la charité étatique- par le déficit et la manipulation de la monnaie et des taux. Faute de tels remèdes, le capitalisme aurait connu une ou des crises qui auraient pu le balayer, ou pire, qui auraient nécessité l’usage de la violence pour le maintien de l’ordre. Keynes permet de gérer les crises périodiques et peut-être les crises générationnelles, il permet de maintenir un certain ordre. Le keynésianisme est, par essence et construction, conservateur.
Ensuite, parce que les mesures keynésiennes augmentent le profit des capitalistes, elles ne le réduisent pas. Réfléchissez, pour faire tourner la machine, il faut de la demande. Si la demande n’était que la demande des particuliers, du privé, dans les périodes de crise, elle serait très insuffisante. Il faut du pouvoir d’achat pour faire tourner les entreprises. Créer du déficit, distribuer du crédit et enfler les dettes, équivaut à produire de la demande qui ne pèse pas sur les marges des entreprises. Si cette demande devait être produite par les revenus du travail, les salaires, les marges bénéficiaires seraient bien moindres! Ainsi aux Etats-Unis, les travaux non orthodoxes montrent que les marges bénéficiaires des entreprises sont 70% supérieures aux normes historiques, en raison, grâce, au déficit de l’agent public, étatique. Pour parler comme les ex-nouveaux économistes, le coût de production de la demande est partiellement assumé par le gouvernement, ce qui allège les charges des firmes et donc majore leurs profits.
Ceux qui pensent qu’après la crise, les marges des firmes resteront élevées, commettent une erreur colossale, il y a un lien en miroir entre les marges extrêmes du secteur « entreprises » et le déficit du secteur public. On ne peut espérer, comme le fait la Fed, que les marges et les profits resteront records une fois la crise passée.
Par ailleurs, le keynésianisme joue l’effondrement des taux, du loyer de l’argent. Il tue les rentiers au profit des capitalistes et des banques, en même temps qu’il allège la facture des coûts financiers pour les entreprises. Donc, en ce sens, il contribue à la baisse des charges et à la hausse du prix des actifs, du prix du capital ancien coté sur les marchés. Comme les rendements nouveaux baissent, les actifs anciens qui rapportent plus sont recherchés, ils se valorisent. Vous le voyez, bien sûr, chaque jour en Bourse, avec la bulle qui monte qui monte.
-Là où le keynésianisme fait mal, c’est du côté des classes moyennes qui placent leur épargne sous forme de rente sans risque, petits placements, petits comptes d’épargne pour leur sécurité, leurs enfants et leur retraite.
-Là où le keynésianisme fait mal, c’est du côté des libertés et de la liberté en général puisqu’il augmente les ressources du gouvernement, de l’Etat et de ses fonctionnaires/ponctionnaires. Les dépenses de l’Etat lui donnent toujours plus de pouvoirs, d’influence dans l’économie, à lui et à ses sbires. Il peut embaucher, donc rendre dépendant de lui, acheter sa clientèle d’obligés, modifier les mentalités et la culture, propager la double culture de l’étatisme et de l’assistanat.
-Là où le keynésianisme fait mal, c’est du côté de l’allocation des ressources. On s’éloigne de plus en plus d’une allocation individuelle, privée, responsable, statistiquement repartie, au profit d’une allocation dirigiste, prébendière et gaspilleuse. Voir la gabegie de tous les projets et grands plans, les Plans Calcul, Plans Sidérurgie, Plans Textile, Plans de Reconquête, Plan Energies Nouvelles, Plans Emploi , Plans Logement… Tous ont toujours failli ! Les erreurs sont légions et les sommes considérables.
-Là où le keynésianisme fait mal, c’est du côté des petites entreprises et entreprises individuelles. Elles n’ont pas accès au crédit, à l’argent facile, elles ne bénéficient pas des largesses étatico-prébendières ; en revanche, elles souffrent la prédation fiscale, du tatillonnage des ponctionnaires que l’on a embauché et qu’il faut bien occuper. Elles souffrent des avantages dont bénéficient les grandes entreprises qui ont accès au Pouvoir politique, au crédit facile et qui sont équipées pour faire face aux réglementations complexes qui prolifèrent. Le patron de PME n’a pas de lobby, pas de syndicat, puisque la CGPME [syndicat du patronat des PME, en France, NDLR] est vassale du MEDEF [organisation syndicale du patronat français, NDLR] et que les petits paient et financent les avantages fiscaux et sociaux donnés aux gros. En particulier en matière d’emploi, car ce sont les petits dans leur masse qui cotisent et les gros dans leur masse qui touchent.
-Là où le keynésianisme fait du bien, c’est du côté des banques et des financiers. Ils ont de l’argent à volonté quasi gratuit, à taux zéro. Ils baignent dans les délices du leverage. Ils sont sauvés quand ils sont en faillite. On creuse les déficits de l’Etat, ce qui leur permet de lui faire des prêts sans risque avec des marges confortables. On assure leurs risques par le « PUT » des Banques Centrales et la promesse de liquidités illimitées. Ce sont en fait les fermiers généraux de l’ancien régime en inversé, les collecteurs pour le compte des banques étant … les Etats.
Les financiers jubilent puisque l’on fait monter le prix des actifs anciens par la mécanique des taux bas, laquelle revalorise automatiquement ce qui, avant, rapportait plus. Ils font des plus-values considérables qui leur permettent de consommer et surtout de racheter toutes les petites entreprises attrayantes ou innovantes… avec le leverage gratuit en plus. Petites entreprises dont on organise la dépossession par les taxes sur les héritages.
Comme le prix du capital monte, il faut soutenir ce prix, sa valeur, son cours en bourse par des profits et des dividendes, donc il faut de la productivité, ce que Mélenchon [politicien français de gauche, NDLR] appelle des licenciements boursiers, de la délocalisation, des salaires rabotés, des avantages sociaux comprimés, des retraites amputées. Bref, il faut des marges bénéficiaires qui ratifient les cours élevés atteints en Bourse. Cela tombe à point car cela permet d’entretenir un chômage élevé, une armée de réserve qui justifie le mouvement perpétuel du keynésianisme. C’est vrai n’est-ce pas, s’il y a du chômage, il faut continuer les déficits, les taux bas…
Le keynésianisme produit en cercle vicieux autoreproducteur le socialisme fabien, ce socialisme du grand capital qui appauvrit les classes moyennes, qui donne le pouvoir à la sociale démocratie alliée des riches et des banquiers. Il produit des fonctionnaires/ponctionnaires. Il donne justification aux pertes de libertés, aux impôts et contrôles sans cesse croissants. Il creuse les inégalités de la société à trois vitesses. La Grande Alliance d’un côté, de l’autre, les classes de moins en moins moyennes, et enfin, les ultra-pauvres dont on achète le calme avec les miettes du système.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=petite-reflexion-sur-une-religion-non-orthodoxe-le-keynesianisme-une-idologie-conservatrice-au-service-des-ultra-riches-et-des-ingalits&language=fr&utm_source=newsletter&utm_

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2013

Notre pyramide sociale chancelle: 1 Belge sur 3 finance notre bien-être

Notre pyramide sociale vacille. C'est la conclusion de l'économiste et parlementaire flamand Lode Vereeck (LDD). Sur son blog, il a recueilli une série de chiffres alarmants sur la composition actuelle de notre société:
✔ Seulement 41% de la population est professionnellement active. Cela signifie que l’on compte 3 non-travailleurs pour 2 travailleurs.
✔ En outre, 9% des actifs travaillent pour le gouvernement et seulement 32% dans le secteur privé. Le dernier groupe paie également les impôts qui financent les activités du gouvernement. Cela signifie que 2 travailleurs du secteur privé soutiennent ou financent plus de 4 citoyens.
✔ Par ailleurs, le vieillissement de la population dans les années à venir va augmenter la pression sur les travailleurs au travers de l'augmentation des dépenses de pensions et de soins de santé. En 2013, 17% de la population étaient âgés de plus de 65 ans, ils seront 25% en 2050.
En bref, la pyramide du travail est à l'envers et elle est donc très vulnérable. Il est nécessaire d’élargir d’urgence la base des actifs.

Afin d'élargir la base, il faudrait que davantage de personnes travaillent dans le secteur privé. Le taux de chômage en Belgique est à un niveau record de 8,7%, soit 611.000 personnes.

Vereeck préconise donc une réduction des coûts de main-d'œuvre, afin de créer plus d'emplois dans le secteur privé:
✔ Le handicap salarial par rapport à nos principaux concurrents (voisins) se situe actuellement à 12,6%. Une étude de l'OCDE montre qu'un employeur belge doit payer plus de 252 euros pour que le salarié gagne 100 euros. C'est 22 euros de plus qu’en France, et même 56 euros de plus qu'aux Pays-Bas. Ainsi s’explique la fermeture de Ford Genk pour s'installer dans le Limbourg néerlandais à la place du Limbourg belge.
Une réduction correspondante des coûts de main-d'œuvre est cruciale sur le plan budgétaire et elle devrait être par conséquent étalée sur plusieurs années. Compte tenu des objectifs en matière d’emploi, il est clair que des réformes importantes s’imposent, estime Vereeck.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=notre-pyramide-sociale-chancelle-1-belge-sur-3-finance-notre-bien-etre&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 31/10/2013

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Quel travail documentaire ! Même si on peut porter un regard critique ou douter ...
Le lecteur lui, sera récompensé de sa patience à lire

Écrit par : zelectron | 31/10/2013

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Considérer qu'un article est une référence qui n'est jamais arrivée à son terme. Voir son évolution dans le temps.
Ma manière de voir. Merci de le constater.

Écrit par : L'enfoiré | 01/11/2013

'Quand la fiscalité devient confiscatoire, le contribuable s’enfuie ou il peut' : il y a de plus en plus d’espèces en circulation en France

La Banque de France a dû augmenter l’impression des billets de 20 euros et 50 euros d’environ 20% pour faire face à la hausse de la demande des distributeurs automatiques de billets, rapporte le journaliste économique français Jean-Marc Sylvestre sur le site d’Atlantico. C’est le signe de l’essor du marché noir, affirme-t-il.
Pourtant, la France est le second pays où l’on utilise le moins les espèces, derrière la Belgique. 92% des achats au détail y sont réglés sans liquide.
Pour Sylvestre, cet essor de la demande en espèces s’explique par la volonté des Français d’échapper à la pression fiscale. Cette tendance a été favorisée par 3 facteurs :
✔ Le gouvernement de François Hollande a supprimé une disposition qui neutralisait la fiscalité sur les heures supplémentaires qui avait été instituée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Plus de 3 millions de Français ont donc vu leurs heures supplémentaires supporter des charges sociales et leur coûter un supplément d’impôt sur le revenu. Cela les a incités à travailler au noir, estime Sylvestre.
✔ Le gouvernement de Hollande envisage également une refonte du statut de l’autoentreprise qui en limitera le recours. Ce statut, créé par le gouvernement précédent, permet de se mettre à son compte de manière simplifiée. Selon Sylvestre, il a permis de faire réapparaître dans l’économie tout un volant d’activités qui étaient auparavant exécutées au noir. En cas de réduction des avantages du statut, une partie de ces activités retournera dans l’économie souterraine.
✔ La hausse de la fiscalité française.
Le travail au noir se développe de nouveau dans le domaine de l’entretien des voitures et des constructions. Les sites de ventes de produits d’occasion, tels qu’Ebay ou le site d’annonces le Bon Coin, ceux de colocation ou encore de co-voiturage, par exemple, ont permis la multiplication des paiements sans TVA.
« Quand la fiscalité devient confiscatoire, le contribuable s’enfuie ou il peut. «Les hauts taux tuent les totaux » disait Laffer. Les Français n’ont désormais plus confiance dans l’euro ni dans leur gouvernement », conclut Sylvestre.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=quand-la-fiscalite-devient-confiscatoire-le-contribuable-senfuie-ou-il-peut-il-y-a-de-plus-en-plus-despeces-en-circulation-en-france&language=fr&utm_source=newsletter&utm_med

Écrit par : L'enfoiré | 01/11/2013

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6 Français sur 10 pensent que l'on peut fermer certains services publics

61% des Français estiment que leur pays doit faire plus d’économies « quitte à fermer certains services publics », affirme le journal économique Les Echos. C’est ce qui ressort d’un sondage Ifop au cours duquel 3.000 personnes ont été interrogées.
Cependant, pour 39% des répondants, il est nécessaire de conserver le maillage actuel des administrations publiques, même si cela implique une augmentation des impôts.
De même, 6 Français sur dix pensent qu'il est possible d’assurer la même qualité de service public avec moins de fonctionnaires. En outre, 54% des répondants pensent que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite est une bonne chose, contre 46% qui pensent que c’est une mesure néfaste.
En ce qui concerne le niveau des impôts, 45% pensent qu'il est « excessif », 43% qu’il est «élevé», 10% estiment qu’il est «plutôt acceptable», et 2% pensent qu’il est «très acceptable ».
Enfin, 73% des répondants jugent que le pays est « mal placé » dans la compétition économique mondiale, tandis que 27% pensent le contraire.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=6-franais-sur-10-pensent-que-lon-peut-fermer-certains-services-publics&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 05/12/2013

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La faim rend les gens plus généreux avec l'argent des autres... mais pas avec le leur

Les personnes qui souffrent de la faim sont plus enclines à soutenir les programmes sociaux de l'État pour lutter contre la pauvreté, mais elles ne sont pas pour autant plus généreuses avec leur propre argent, conclut une étude danoise, dont les résultats ont été publiés par le Daily Mail.
Ses résultats suggèrent que nos positions politiques et notre idéologie sont affectées par notre condition biologique, plutôt que par la prise en compte rationnelle des différentes options.
Les chercheurs ont demandé à un groupe de sujets de jeûner dans les 4 heures qui suivaient la prise d’un soda sucré (‘Sprite’) ou d’un soda sans sucre (‘Sprite Zero’). Un groupe présentait donc un niveau élevé de sucre dans le sang, tandis que le second présentait un niveau faible.
Les scientifiques ont ensuite demandé aux participants s’ils étaient d’accord avec certaines affirmations politiques telles que « Nous devrions augmenter les montants des allocations reçues par les bénéficiaires de programmes sociaux » ou « Beaucoup de gens obtiennent des aides sociales alors qu’ils n’en ont pas réellement besoin ».
Les sujets du groupe qui présentait le niveau le plus faible de sucre dans le sang étaient les plus susceptibles de soutenir des politiques sociales que le groupe avec un niveau plus élevé de sucre dans le sang. « Cela remet en question la notion traditionnelle de ce qui nous influence quand nous prenons position sur des questions telles que celle d’un système social moderne », écrivent les chercheurs.
Au cours d’une seconde expérience, ils ont demandé aux sujets quelle était leur point de vue concernant l’Etat-Providence, puis ils leur ont donné de l’argent, en leur indiquant qu’ils pouvaient le garder pour eux, ou le partager avec un autre participant à l’étude. Ils ont constaté que ceux qui avaient les niveaux de sucre les plus faibles dans le sang n’étaient pas plus enclins à partager leur argent avec d’autres que leurs homologues moins affamés.
« Il s’agit d’une indication supplémentaire que lorsque nous soutenons une politique particulière ou des principes moraux, nous le faisons pour que cela nous profite », indique le Dr Aarøe, l’un des chercheurs. L’équipe affirme que le soutien apparemment altruiste des gens en faveur des politiques de redistribution de richesses ne provient pas tant d’une réflexion issue d’un réel souci pour les pauvres, mais plutôt « d’une stratégie pour s’assurer des ressources pour eux-mêmes dans le futur ».
Et ce phénomène puiserait ses racines aux origines de notre espèce, lorsque nos ancêtres chasseurs cueilleurs cherchaient à trouver de la nourriture pour assurer leur survie. « Nous autres, les humains, qui vivons en groupes et sommes extrêmement doués pour gérer les situations sociales, nous disposons d’une extraordinaire option pour le cas où nous rentrerions bredouilles de la chasse : nous pouvons demander à nos semblables plus chanceux de partager leur butin avec nous » (…) « Le fait est que nos opinions politiques sont déterminées par notre rationalité, mais cette impulsion rationnelle nous a été transmise par nos ancêtres ».

Source: http://www.express.be/business/fr/economy/la-faim-rend-les-gens-plus-genereux-avec-largent-des-autres-mais-pas-avec-le-leur/199468.htm

Écrit par : L'enfoiré | 05/12/2013

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Ça t'a échappé ?
http://www.express.be/articles/fr/platdujour/les-tricheurs-preferent-travailler-pour-letat-le-gouvernement-est-un-aimant-pour-la-corruption/198883.htm
traduction sans langue de bois: tricheurs, magouilleurs, voleurs ...

Écrit par : zelectron | 05/12/2013

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Voilà, rectifié... :-)

Les tricheurs préfèrent travailler pour l'Etat: 'le gouvernement est un aimant pour la corruption'

Les partisans d'un dégraissage de l'État viennent de gagner quelques munitions: les gouvernements sont des aimants pour la corruption, ont conclu les chercheurs des universités de Harvard et de Pennsylvanie.
Au cours de leurs expériences, ils ont demandé à 622 étudiants indiens de réaliser un certain nombre de tâches démontrées comme étant révélatrices d’un comportement corrompu chez les fonctionnaires du gouvernement. Ils ont constaté que les étudiants qui souhaitaient travailler pour le gouvernement étaient les moins susceptibles d’adopter un comportement volontaire ou généreux, et qu’ils étaient les plus enclins à la tricherie.
L’étude était décomposée de trois parties. Au cours d’une première expérience, les participants ont du lancer 42 fois un dé et rendre compte des résultats qu’ils obtenaient. Plus ils obtenaient un résultat total élevé, et plus ils étaient payés. Les chercheurs ont constaté que beaucoup trichaient, plus d'un tiers des participants ayant déclaré des totaux anormalement élevés.
Lorsqu’on leur demandait quelles étaient leurs ambitions de carrière, les étudiants qui avaient triché au jeu de dé se montraient 6,3% plus intéressés par un emploi de fonctionnaire que les autres.
Le même test a été effectué par les infirmières des hôpitaux d'Etat indiens. Bien qu’elles trichaient moins (seulement 9.1% ont déclaré des résultats anormalement élevés au jeu de dés), les participantes suspectées de tricherie manifestaient une plus grande tendance à l’absentéisme non autorisé.
Au cours d’une seconde expérience, les participants devaient partager une somme d'argent qu’ils devaient répartir entre eux-mêmes et une organisation caritative. Cependant, toutes les sommes qu’ils remettraient à l’organisation de bienfaisance seraient doublées. Les chercheurs ont constaté que ceux qui donnaient le moins d’argent à l’association caritative étaient plus susceptibles de vouloir travailler pour le gouvernement.
Au cours de la troisième expérience, les participants devaient envoyer un message anonyme à un autre étudiant. Dans ce message, ils devaient leur indiquer comment il pourrait gagner plus d'argent, et ils avaient le choix entre un conseil honnête ou un conseil mensonger. Les chercheurs ont conclu que l’attitude des participants au cours de cette dernière expérience n’avait pas de corrélation avec leur volonté de travailler pour le gouvernement.
Selon les chercheurs, cela s’explique par le fait que les participants ne souhaitaient pas gagner de l'argent au détriment de leurs collègues ; en outre, contrairement au jeu de dé, cette tâche n'était pas anonyme.
Les chercheurs concluent que les étudiants malhonnêtes sont attirés par les emplois au gouvernement parce qu'ils considèrent le système comme corrompu. L’Inde est un pays très corrompu, en 2012 elle s’est classée 94ème sur 176 dans l’indice de corruption de Transparency International 2012 (la Belgique était classée 16ème). « Si les gens pensent que les emplois du gouvernement sont corrompus, les gens qui sont honnêtes ne veulent pas entrer dans ce système », commente Rema Hanna, professeur agrégé à la Kennedy School of Government de Harvard.

Écrit par : L'enfoiré | 07/12/2013

L'Europe doit accepter que le monde est de plus en plus dominé par la Chine

La montée en puissance de l’Asie affaiblit le modèle du marché libre occidental, affirme le journaliste Craig J. Willy sur son blog de la London School of Economics. Si l'Europe ne parvient pas à faire preuve de cohésion pour convaincre les autres pays de respecter les principes juridiques et commerciaux, elle sera contrainte de s’adapter au modèle de développement est-asiatique, écrit-il.

✔ L'UE est un non-état complexe, et inégal constitué de 28 États membres. Comme le consensus large est nécessaire pour la prise de décisions et leur mise en application, celles-ci sont trop bureaucratiques, trop lentes, et l’UE est incapable de mener des actions décisives. Les traités privilégient toujours le libre échange. En réalité, dans la pratique, la politique économique européenne n’est pas vraiment libérale, mais plutôt un mélange étrange d'interventionnisme et de laissez-faire (un modèle social solide et un marché du travail très réglementé coexistent avec l'ouverture des frontières, le libre échange et la libre circulation des capitaux).
✔ La Chine est un État-nation centralisé et autoritaire avec une politique économique qui reflète l'idée le modèle de développement Est-asiatique du capitalisme d’Etat corporatiste et protectionniste. La Chine d’aujourd’hui est caractérisée par la planification stratégique étatique, la manipulation des devises, les contrôles de capitaux, le mépris du concept occidental de propriété intellectuelle, les incitations à l'exportation ainsi que les subventions aux « fleurons nationaux ».
✔ Les relations économiques entre la Chine et l'UE peuvent être décrites par ce que le sociologue français Jean Todd appelle la « mondialisation asymétrique », qui se définit par des ouvertures inégales et des déficits commerciaux chroniques et insurmontables.
✔ L'Europe a enregistré un déficit commercial de 146 milliards d’euros (1,13% du PIB) avec la Chine l’année dernière. Ce chiffre masque cependant d’importantes différences de situation entre les Etats membres: l'Allemagne a enregistré un excédent commercial de 4,3 milliards d'euros, tandis que la France a enregistré un déficit de 4,7 milliards d'euros, l'Italie, de 8,3 milliards d’euros et le Royaume-Uni, de 13,6 milliards d’euros.

Ce cas de mondialisation asymétrique n’est pas supportable pour l'UE, et les déséquilibres entre les échanges devront se résorber, soit par la baisse des importations européennes, soit par l’augmentation des exportations européennes. Mais l’UE semble incapable de forcer la Chine à pratiquer un « commerce libre et équitable », ou même de poursuivre une politique commerciale ou monétaire cohérentes.
A cet égard, l’épisode des panneaux solaires est tout à fait révélateur. La Commission européenne a imposé des droits de douane à l'importation modérés sur les panneaux solaires chinois subventionnés, la Chine a «divisé pour mieux régner», en imposant une taxe sur les vins français et en mettant la pression sur l’Allemagne. Les Allemands ont critiqué la décision européenne, la solidarité européenne a volé en éclats, la Commission a fait marche arrière.
Les relations commerciales entre l'UE et la Chine témoignent de l’antagonisme de deux extrêmes de l’ère de la mondialisation: la passivité de l'ouverture et de la primauté du droit contre le protectionnisme actif, et le dirigisme. Juste au moment où l'Europe adopte la mondialisation et met fin à l'État-nation, le géant chinois est apparu avec un modèle économique privilégiant le protectionnisme et le rôle de l’Etat dans la vie économique. La grande taille de la Chine implique qu’il ne sera pas possible de lui imposer des diktats.
Comme les Etats-membres ont été privés de leurs pouvoirs économiques, et qu’aucune action de niveau européen n’est possible, l’Europe est pieds et poings liés, et elle est appelée à changer pour s’adapter, ou bien en revenant aux Etats-Nations, ou bien en développant sa cohésion. Mais la Chine pourrait aussi choisir d’adopter plus de normes du modèle occidental.
On peut aussi imaginer que le modèle occidental va s’affaiblir, et que la Chine, qui développe de plus en plus d’alliances avec les autres pays émergents (La Banque de Développement Asiatique, une potentielle Banque des BRICS, ou l’Organisation de Coopération de Shanghai en sont des exemples) va de plus en plus imposer le sien.
« Tout suggère qu’il s’agit du siècle asiatique, et qu’au cas où la Chine se rangerait aux principes commerciaux et juridiques atlantiques, ce serait par choix délibéré. D’une manière ou d’une autre, c’est l’Europe qui devra changer, ou bien en parvenant à la cohésion pour forcer la Chine à respecter les principes occidentaux ou en s’adaptant au modèle de développement est-asiatique », conclut Willy.

Soure: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=leurope-doit-accepter-que-le-monde-est-de-plus-en-plus-domine-par-la-chine&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 16/12/2013

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De quelle matrice libérale parle-t-on ? :
- de celle qui définit le meilleur contrat qu'un chinois puisse signer avec un européen (ou occidental en général),
c'est à dire celui qui permet d'uriner dessus une fois signé ?
Nous sommes au regard des chinois des vaches à lait en technologies, savoirs et autres aspects scientifiques,
il n'est pas loin le temps où "l'intérêt" qu nous suscitons sera épuisé et nous avec ...
quel travail, quelle égalité ? Nos hommes politiques européens sont congénitalement des débiles mentaux à mobilité réduite !

Écrit par : zelectron | 16/12/2013

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Bien ri avec ce commentaire.
Oui, c'est tout à fait ça.
Petit retour en arrière.
Un article d'il y a presque 3 ans.
"Astrologie chinoise par la pratique" ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/02/09/annee-du.html )
Je sautais de l'année 2012 à 2015 avec une envie de voir plus loin.
Parlons de 2014, de l'année du cheval. ( http://www.signe-chinois.com/cheval.php )
Le cheval, l'atout: la loyauté et l'élégance. Le défaut: l'opportunisme. Il n'aime pas perdre et a de l'ambition. Son désir: être à la pointe.
Dans la finance, il se lie facilement et son caractère le mène au succès.
Cela étant dit, mettons cela en musique.

Il y a l'hiver ukrainien. Partagé entre la Russie et la l'Europe.
C'est presque du 50/50.
Quel est l'acteur qui pourrait mettre tout le monde d'accord?
La Chine.

Cheval: une histoire plus certaine que l'avenir ( http://www.refletsdechine.com/cheval-en-chine-une-histoire-plus-certaine-que-lavenir.html )

A écouter ( http://www.rtbf.be/info/emissions/article_nina-bachkatov-est-l-invitee-du-7-9-de-matin-premiere?id=8159010&eid=5017893 )

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

Qu'est-ce que j'en pense ?

"✔ L'UE est un non-état complexe, et inégal constitué de 28 États membres"

✔ La Chine est un non-état complexe, et inégal constitué de 33 États plus ou moins membres

Il n'y a en effet que ceux ne connaissant rien à la Chine pour lui trouver un quelconque homogénéité. Cela empêche-t-il le développement général ? Visiblement pas. Sans doute que l'Europe et surtout les européens ne se posent pas les bonnes questions en ressassant un passé révolu depuis longtemps.

Puisque le sujet est le cheval : En France (en Belgique ?) on dit "hue" au cheval pour qu'il avance. En Chine ce même terme est utilisé pour lui ordonner de s'arrêter. Partant de là, l'incompréhension ne peut qu'être totale ...

Écrit par : Alain | 17/12/2013

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Tout à fait, Alain.

On a beaucoup parlé d'Obama qui serrait la main à Raül Castro, lors des hommages à Mandela.
Cela a fait sensation chez les Cubains.

Le président chinois, invisible. Pas présent. Oui, il y a eu Hong Lei... ( http://french.peopledaily.com.cn/Chine/8477678.html )
Mais cela n'a pas généré un émoi quelconque.
La Chine travaille dans l'ombre. Xi Jinping en sait-on quelque chose de plus de lui depuis qu'il est au pouvoir?
L'Occident a l'habitude de montrer ses batteries, de rouler les mécaniques.
L'efficacité chinoise est plus discrète.
L'Europe est divisée

Nina Bachkatov qui connait bien les affaires de l'est n'a absolument pas mis la Chine entre parenthèses dans ses déclarations.

Suite à l'écran, bien sûr... :-)

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

"La social-démocratie a-t-elle un avenir? Une question posée par Attali.
Le modèle a été expérimenté à la fin du 19ème siècle en Prusse avec le socialisme que Karl Marx rendait possible aussi longtemps que le capitalisme ne se serait pas généralisé.
Les pays scandinaves, l'Autriche et les Pays-Bas, sociaux-démocrates, ont réduit le chômage et les inégalités. approfondit la démocratie dans les entreprises avec un niveau de dépenses publiques supérieur à la France.
En France, les Etats détient une part importante de l'industrie. Les syndicats ouvriers sont relativement faibles. Le Parti communiste a été longtemps la gauche et l'économie de marché était considérée comme diabolique.
Sans impact sur l'environnement, la globalisation, l'urbanisation, les transports, la social-démocratie n'a pas de réponses convaincante à l'évolution, la pédagogie, l'identité nationale, le numérique.
L'augmentation illimitée des dépenses publiques ne marche plus. Il faut y ajouter "le bon temps" pour remplir la vie. Améliorer le contenu du travail pour atteindre l'épanouissement et construire le bonheur des générations futures par des investissements sur le futur.
Construire l'Europe et la Francophonie fédérale dans la foulée.

http://www.attali.com/actualite/blog/social/la-social-democratie-a-t-elle-encore-un-avenir

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2014

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Merci François! Un plombier francophone peut gagner 15.000 euros mensuels à Londres

« Cherchons 4 plombiers parlant français. Si vous êtes un plombier pleinement qualifié, ayant effectué son apprentissage et ayant les diplômes correspondants, 5 années d’expérience dans ce domaine, de la motivation et d’excellentes compétences en service client, vous êtes invité à rejoindre notre équipe », peut-on lire sur la section « recrutement » du site internet de la société de plomberie londonienne Pimlico Plumbers.
Selon le Daily Telegraph, il y désormais tant d’exilés fiscaux français qui se sont installés dans les banlieues londoniennes cossues de South Kensington, Chelsea et Mayfair, que les sociétés de plomberie peinent à trouver des plombiers qui parlent le français pour les servir. C’est le cas de Pimlico Plumbers, une entreprise qui emploie environ 200 plombiers dans le centre de Londres, dont le fondateur, Charlie Mullins, explique que ses employés rencontrent des difficultés à communiquer avec les clients français de plus en plus nombreux.
Il affirme que depuis que le gouvernement français a annoncé la création d’une nouvelle taxe de 75% sur les salaires annuels supérieurs à un million d’euros l’année dernière, la demande pour les plombiers francophones a presque doublé. Le mois dernier, le Conseil constitutionnel a validé cette taxe, qui s’appliquera désormais sur les entreprises ayant versé de tels salaires, et Mullins envisage de recruter davantage de plombiers francophones s’il constate que la demande continue d’augmenter. « Plus l’économie française empire, et mieux notre entreprise se porte », dit-il.
Pour les candidats, les conditions d’embauche semblent intéressantes, avec des salaires annuels qui peuvent même atteindre 150.000 livres sterling (environ 180.000 euros).
Selon le consulat français de Londres, 300.000 à 400.000 Français vivraient dans la capitale britannique. Dans un article de mai 2012, la BBC avait affirmé que Londres était la 6ème ville française, parce qu’on y dénombrait plus de Français que dans les villes de Bordeaux, Nantes et Strasbourg.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=merci-franois-un-plombier-francophone-peut-gagner-15000-euros-mensuels-a-londres&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2014

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"Les allocation n'ont jamais sorti quelqu'un de la pauvreté. En revanche, un job décroché avec une bonne formation, oui", disait Peter De Keyser pour soutenir son livre "Parlons croissance, parlons bonheur": "Plaidoyer pour plus d'optimisme, plus de risque, plus d'individualisme et moins de collectivisme. Pas de responsabilité équivaut à être antimoral dans ses effets. L'Etat doit être le régulateur, garant d'une justice efficace. Réduire les inégalités par l'instruction et redistribuer les richesses par une allocation universelle distribuée chez les travailleurs et les sans-emploi. La croissance est un moyen pas un but.".

Écrit par : L'enfoiré | 18/02/2014

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CHAQUE FONCTIONNAIRE EN FRANCE USURPE DEUX EMPLOIS AU SECTEUR PRIVE

Écrit par : zelectron | 18/02/2014

Combien coûte vraiment un poste de fonctionnaire ?

Partons déjà d'une information méconnue fournie par Xavier Bertrand, qui fut pendant de nombreuses années ministre du Travail et des Affaires sociales dans les gouvernements Villepin et Fillon. Il connaissait parfaitement le problème quand il développait récemment l'idée qu'il faudrait cesser d'embaucher des fonctionnaires d'État pour des fonctions non régaliennes et quand il déclarait : "Un fonctionnaire, c'est 42 ans de carrière, 21 ans de retraite et 10 ans de réversion." (Source : Challenges du 19/12/2013.)
Un fonctionnaire moyen émarge donc au budget de l'État, directement ou indirectement, pendant 73 ans, ce qui est énorme, dont 31 ans de non-activité. On sait que les fonctionnaires, par rapport au privé, travaillent moins et moins longtemps, sont mieux payés, bénéficient de nombreux privilèges particuliers pendant leur carrière et partent à la retraite plus tôt. Ce que l'on sait moins, c'est que, contrairement au privé, leurs pensions de retraite sont indexées sur les augmentations de salaire des actifs et au minimum sur l'inflation ; et que, pour eux, la réversion au conjoint survivant est automatique, alors que, dans le privé, elle est soumise aux conditions de ressources du survivant.
Chaque embauche coûte 3,5 millions d'euros !
Ce fonctionnaire moyen, au final, combien va-t-il donc coûter au budget de l'État, en argent d'aujourd'hui ? Dans le privé, un employé qui gagne 2 000 euros net par mois sur 12 mois, soit 24 000 euros par an, coûte près du double à son employeur, 45 000 euros, sans compter la mutuelle et la prévoyance supplémentaire. Si l'on applique ce système à la fonction publique, sachant que le salaire moyen pour un employé ou un cadre intermédiaire y est de 2 160 euros net par mois en 2011 (source : Les Échos du 06/02/2012), on arrive à une charge totale de près de 49 000 euros par an. Si l'on tient compte des cotisations chômage que les fonctionnaires n'ont pas à payer, ce qui va baisser l'addition, et des cadres à responsabilité dont le salaire moyen est plus élevé (3 180 euros), ce qui va relever l'addition, on peut arrondir le coût annuel net moyen pour l'État patron, sans trop se tromper, à 48 000 euros par tête.
Multiplions par les fameuses 73 années : nous obtenons 3,5 millions d'euros, ce qui est précisément le chiffre d'Agnès Verdier-Molinié dans son livre Les Fonctionnaires contre l'État (Albin Michel, 2011). Celle qui dirige l'institut de recherche iFRAP et qui est sans doute la meilleure observatrice de la fonction publique française y écrit en effet : "Là où un grand nombre de nos voisins en Europe réduisent leurs effectifs, suppriment leurs statuts à vie ou les réservent aux agents ayant réellement des missions régaliennes, la France continue à embaucher à... 3,5 millions d'euros le poste de fonctionnaire pour une vie !"

Des milliards d'euros dépensés
Lorsque Vincent Peillon recrute 60 000 agents dans le mammouth de l'Éducation nationale, il engage l'État sur la somme colossale de 210 milliards d'euros (60 000 multiplié par 3,5 millions) et il augmente d'autant la dette de la France sur le long terme. Un formidable exploit ! Lorsque le maire de Paris, Bertrand Delanoë, recrute 10 000 fonctionnaires, il engage son électeur, le contribuable parisien, sur 35 milliards d'euros (pour "situer" ce chiffre, il faut avoir en tête que le budget annuel de la ville de Paris est de 8 milliards d'euros). Une exceptionnelle manoeuvre dépensière ! Lorsqu'un conseil général lambda recrute 800 fonctionnaires de plus, alors qu'il en a déjà trop, l'addition finale sera de 2,8 milliards d'euros. Enfin, quand le maire "normal" de votre ville "moyenne" de 40 000 habitants a recruté encore 300 fonctionnaires pendant son dernier mandat, il vous en coûtera finalement à vous, citoyen de cette ville, à vos héritiers et aux enfants de vos héritiers la modique somme de 1,4 milliard d'euros étalée sur 73 ans ! Une vertigineuse addition, dont l'État central prendra évidemment une quote-part, mais tout de même, c'est complètement fou !

En langage "normal", comment appelle-t-on cela ? De l'inconscience ? De la mégalomanie ? De l'irresponsabilité ? De l'incompétence ? Quand on sait qu'au cours des 30 dernières années, le nombre de fonctionnaires est passé de 3,86 à 5,3 millions (chiffre au 31 décembre 2007), ne serait-ce pas plutôt un hold-up contre la France, un vol à main armée contre les Français, un véritable crime contre l'économie ? Combien de temps va-t-on laisser encore impunis ces crimes contre l'économie ?

Écrit par : zelectron | 21/02/2014

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Dans notre JT belge, cette semaine, des fonctionnaires diplômés de l’administration wallonne se plaignaient (à visage caché) de l’incompétence de la hiérarchie et de la direction de leurs services.
Démotivation... 366 burnouts parmi eux. Ils seraient prêts à perdre 1000 euros par mois.
Le ministre concerné répondait qu’il y en avait 9,4% et 7,5% dans le public.
Sans blague ...
Rappel... http://www.lesoir.be/160948/article/actualite/belgique/2013-01-14/record-fonctionnaires-en-belgique

Écrit par : L'enfoiré | 21/02/2014

C'est une maladie : la "pléthorite administrative", aux niveaux d'aujourd'hui, plus elle est importante moins elle est efficace.
L'Europe risque de mourir par le grignotage des rats dont les maîtres dansent et boivent en élevant des statues à la déesse Frivolité.

Écrit par : zelectron | 21/02/2014

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Exact. Et pendant ce temps-là, les pays d'Asie nous grignotent par l'arrière avec des idées dépourvues d'une éducation judéo-chrétienne.

Écrit par : L'enfoiré | 22/02/2014

'Le cauchemar du contrôle fiscal en France, ou pourquoi certains chefs d'entreprises françaises décident de s'expatrier'

En France, au mois d’avril, l’Assemblée nationale a mis sur pied une commission d’enquête « sur l’exil des forces vives de France » dont le but est de rendre compte de l’ampleur de l’exil fiscal et de l’expatriation des entreprises et de certains cadres du pays. Elle a notamment pour objet de mettre en exergue les facteurs de nature à créer un environnement défavorable pour les entrepreneurs en France, et tenter de trouver des solutions pour y remédier.
Dans ce cadre, Antoine Leboyer, PDG de la société GSX, une SSII de 40 personnes qui a son siège social en Suisse, mais qui dispose d’un établissement en France, à Nice, et qui a subi un douloureux contrôle fiscal, a été appelé à témoigner. Il a expliqué les difficultés qu’il a rencontrées au cours de ses négociations avec les percepteurs du fisc français.
En Janvier 2010, GSX a fait l’objet d’une « vérification de comptabilité » qui a conclu que la société dispose d’un « établissement stable en France », une notion qui permet au fisc français d’imposer la société sur la totalité de ses bénéfices. Le fisc français a estimé que c’était la filiale française qui exerçait le contrôle sur les opérations de la société.
Leboyer explique que normalement, avant de parvenir à une telle conclusion, une analyse fonctionnelle très détaillée doit être effectuée pour mettre en évidence les chaînes de responsabilité dans les différents processus de décision de l’entreprise. Mais il déplore que « Les faits n’ont pas été appréciés comme ils l’auraient dû être et l’analyse fonctionnelle a semblé très inexistante » sur les 4 niveaux hiérarchiques impliqués dans le contrôle.
Malgré les centaines de documents adressés à l’administration, prouvant que c’était bien le fondateur de l’entreprise, puis Leboyer, qui prenaient les grandes décisions de l’entreprise, le PDG n’a jamais eu la possibilité de discuter ce point avec l’administration, qui lui a opposé que la gérante de l’entité française, qui n’était autre que la mère du fondateur, une pâtissière française à la retraite qui ne parlait pas l’anglais, était celle qui dirigeait le groupe.
Une perquisition avec des gendarmes armés a eu lieu au sein de l’entreprise, au cours de laquelle les percepteurs ont saisi une grande quantité de documents.
Le PDG devait consacrer la moitié de son temps de travail à ce contrôle fiscal, autant de temps qu'il n'a pu dévouer à l'entreprise. Au total, il l'aura accaparé pendant 2 ans « pour un groupe qui fait un chiffre d’affaires annuel de 6 millions d'euros, celui d’une pharmacie », GSX a été redressé pour 18 millions d’euros, soit le triple de son chiffre d’affaires. Une condamnation à mort, commente-t-il : « Me redresser sur 3 fois le chiffre d’affaires, c’est me mettre en faillite ». Cependant, après des négociations, le redressement est ramené à environ 4 millions d’euros.
Leboyer affirme qu’il a vécu 4 ans ½ de pur cauchemar, non seulement au niveau de son entreprise, mais aussi sur le plan familial:
« Pour répondre à l’administration, j’ai préparé des centaines de documents sans avoir l’impression que ces documents aient été appréciés à leur valeur. J’ai passé deux ans. (…) Avec mon équipe, nous avons calculé quels auraient été les produits que nous aurions pu développer si nous avions disposé de l’argent dépensé sur les honoraires des avocats. Nous avons trouvé que nous aurions dû doubler notre taille. Cela aurait signifié plus de personnel en Suisse, aux Etats-Unis, en Chine, mais aussi en France. Et donc, les rentrées fiscales nettes qui seraient celles que l’Etat aurait perçu si j’avais pu passer mon temps et mes ressources à travailler seraient infiniment supérieures aux misérables 4 millions que l’Etat va récupérer ».

Il déplore les droits disproportionnés des inspecteurs:
Les inspecteurs peuvent décréter un redressement fiscal qui ne permet pas la survie de l’entreprise.
GSX a fait l’objet de saisies conservatoires. Les percepteurs ont envoyé des lettres à une dizaine de clients , en leur demandant de ne pas régler les factures de la société GSX, au motif qu’elle avait un « comportement fiscal douteux » et « tenté d’éluder l’impôt ». « Ma réputation auprès de ces clients était perdue, alors que mon marché est très petit ». L’entreprise a obtenu l’accord du médiateur du Ministère des Finances pour faire cesser ces envois, mais a constaté quelques mois plus tard qu’une nouvelle salve de courriers avait été envoyée à d’autres clients. « Quand j'ai appelé le service des impôts, ils m’ont dit que c’était une erreur, ils ne se sont même pas excusés », se souvient Leboyer.

Il exhorte le gouvernement à prendre les mesures suivantes :
Les inspecteurs des impôts ne sont pas suffisamment formés, y compris en technique fiscale. « Les premiers calculs qui m’ont été donnés étaient faux, alors qu’ils avaient été revus par 4 équipes », relate-t-il. Il explique que les contrôleurs lui ont demandé pourquoi son entreprise n’avait pas ni patrimoine immobilier, ni stock, en lui faisant observer qu’ils en avaient pourtant trouvé lorsqu’ils avaient contrôlé un hôtel ou un garage. Leboyer a dû expliquer qu’une société informatique ne vendant qu’un produit immatériel, le code, n’était pas tenue de détenir des stocks ou un patrimoine immobilier pour son activité. « Ces gens-là qui ont la possibilité de faire des perquisitions et de demander une saisie conservatoire, ne savent pas ce qu’est une entreprise », critique-t-il.
Les inspecteurs fiscaux ne devraient effectuer des contrôles que sur des entreprises dont ils comprennent et maîtrisent le fonctionnement.
« Les processus de contrôle fiscal ne sont pas adaptés aux PME. Quand un grand groupe fait l’objet d’un contrôle fiscal, l’impact sur les opérations est nul. (…) Quand ça se passe chez un dirigeant de PME, l’impact est énorme ». Les PME n’ont pas la possibilité de gérer des contentieux qui durent sur une décennie comme les grands groupes, car elles n’ont pas les ressources nécessaires à y consacrer. En outre, elles ne bénéficient pas de l’écoute des dirigeants politiques comme peuvent l’avoir les grands groupes. Selon Leboyer, le fisc français devrait créer une division adaptée pour les PME, avec des sanctions spécifiques, la création de possibilités de recours adaptées à la taille des PME, des restrictions sur le recours aux saisies conservatoires et la limitation de la durée totale du contrôle à 6 mois (« Au bout de 6 mois de contrôle dans une PME, si les contrôleurs n’ont rien trouvé, c’est qu’il n’y a rien »).
Le PDG explique que beaucoup de ses interlocuteurs Français à Genève ont été échaudés par le fisc français, sans que leur cas ait été nécessairement aussi douloureux que le sien, et que cette mauvaise expérience les a incités à s’expatrier.
« Ne faites pas un ènième rapport. Mettez en place ce que j’ai suggéré, faites le savoir, et si vous faites ce que j’ai suggéré, la confiance reviendra et tout se remettra en place », conclut Leboyer.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-cauchemar-du-controle-fiscal-en-france-ou-pourquoi-certains-chefs-dentreprises-franaises-decident-de-sexpatrier&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 10/07/2014

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Un ex-ambassadeur chinois donne une leçon d’économie simple mais percutante à un ancien Premier ministre français

Wu Jianmin, un ancien ambassadeur de la Chine en France, était invité la semaine dernière à l’Université d'été du Medef, le syndicat du patronat français. Au cours de l'un des nombreux débats, Jianmin a donné le point de vue d’un Chinois sur le chômage français. L'homme a donné à ses amis français - dont l'ancien Premier ministre Alain Juppé - une leçon d’économie toute simple, faisant rire l’assistance à plusieurs reprises :
Quand on regarde le chômage en France, je pense qu’il y a trois choses qui ont été à l’origine de ce problème. Le chômage, c’est un phénomène superficiel. Derrière, c’est quoi ? D’abord, comment on regarde le travail. Je suis venu en France en 1998. Vous avez eu cette loi des 35 heures. Alors tout au long de mon séjour, à peu près 5 ans en France, j’ai expliqué aux Chinois qui sont venus en visite en France, 35 heures, tout le monde a ri. (rires) Pourquoi ? D’abord, aux yeux des Chinois, le travail, c’est la source créatrice de la richesse. On veut la richesse. On ne veut pas la source. C'est tout à fait contradictoire. Et ensuite. Le travail, c’est quelque chose de noble, mais si on regarde le travail comme un fardeau, le moins possible, alors dans ce cas-là, qui fait le travail ? On n’encourage pas le travail, on encourage la paresse. (applaudissements nourris) Et troisièmement, nous vivons un monde très compétitif. Avec 35 heures, vous coupez votre compétitivité. La compétition est tellement forte, et 35 heures, vous montez le coût du travail, donc vous réduisez votre compétitivité ».
Jianmin a également rappelé que grâce aux réformes d’inspiration libérales menées dès 1979 par Deng Xiaping, la Chine avait changé radicalement sa vision des chefs d’entreprise :
A partir de la fondation de la République Populaire de Chine, et jusqu’en 1978, les chefs d’entreprises étaient considérés comme des exploiteurs, des malfaiteurs, qui sont condamnés à disparaître. Avant, il y a 35 ans, le secteur privé en Chine égale zéro. Aujourd'hui, le secteur privé représente 65% de l’économie chinoise, qui créent 75% des emplois et qui paient 60% ​​des impôts. (…) Aujourd’hui, nous avons à peu près 50 millions de chefs d'entreprise. Si les Chinois n’avaient pas eu cela, la Chine ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui ».

Source pour voir la vidéo: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=un-ex-ambassadeur-chinois-donne-une-leon-deconomie-simple-mais-percutante-a-un-ancien-premier-ministre-franais-video&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 02/09/2014

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'C'est le bon moment pour une révolution du 21ème siècle en France'

Le président français François Hollande est le président le plus impopulaire de l’histoire de France, et il ne risquait donc plus grand-chose en remaniant le gouvernement du Premier ministre Manuel Vals, observe Steen Jakobsen, chef Economiste chez Saxo Bank. Le changement le plus notable est probablement le remplacement du ministre de l’Economie Arnaud Montebourg par Emmanuel Macron, un banquier d’affaires qui conseille le président sur la politique économique depuis le début de son mandat.
Montebourg est un homme de gauche de la vieille école ; pour lui, la mondialisation est une calamité, et il avait évoqué l’idée d’infliger des pénalités financières pour les entreprises qui échoueraient à créer les emplois qu’elles s’étaient engagées à créer. De ce point de vue, son départ du gouvernement augmente la marge de manœuvre de Hollande pour réformer le pays. Mais en contrepartie, le président risque de manquer du soutien d’une certaine gauche, qui était acquise à l’ancien ministre.
Or, « même si les idées de Valls sont bonnes, elles ne suffiront pas pour éviter la pourriture de la France », écrit Jakobsen. Beaucoup pensent que la France a besoin d’un « quantitative easing », d’un assouplissement de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), ou d’une politique d’incitations fiscales, voire des deux. Mais c’est faux, affirme Jakobsen. Il pense que ce dont la France a besoin, c’est d’un nouveau système politique, d’un nouveau régime fiscal, d’un secteur public moins pléthorique, et d’une réduction des subventions. « La France n’est pas perdue, elle est seulement désorientée et manque d’objectifs », résume-t-il :
La France est son propre ennemi. Elle croit dans les vieilles vertus et les idées d’un passé révolu. Le dirigisme, la version française du capitalisme socialiste, a échoué. Pour le remplacer, il faudrait qu’émerge un engagement à l’égard de sa main d’œuvre forte et bien éduquée. La France a la capacité d’innover et ses PME figurent parmi les meilleures du monde. Malheureusement, sa politique fiscale, son incapacité à attirer les capitaux et – de façon plus importante – ses rendements du capital misérables constituent des entraves importantes à toute nouvelle croissance ou réforme.
La France a besoin d’un passage de type Thatcher, avec un nouveau dirigeant assez courageux pour se faire élire pour un mandat de changement. Elle a besoin d’un dirigeant assez courageux pour mettre à bas le système politique qui produit des politiques macro-économiques, plutôt que micro-économiques, une société élitiste avec trop d’incitations aux comportements nuisibles et une dissuasion de l’initiative privée, de l’innovation et du travail dur. Avec ou sans Hollande, la France ne semble pas encore prête à changer. C’est pourquoi nous avons besoin d’une récession profonde, et même d’une dépression avant de pouvoir assister à un véritable changement. Les vrais changements ne pourront émerger que d’une véritable crise.
La bonne nouvelle, c’est que la France n’a jamais été aussi proche de ce mandat pour le changement, au moins parce que nous nous rapprochons rapidement du point où les choses ne pourront plus être pires. L’histoire française est pleine d’exemples de crises donnant lieu à un changement radical. Celui qui vient le plus rapidement à l’esprit est celui de la Révolution Française, lorsque le Roi Louis XVI a perdu ses pouvoirs monarchiques. Il avait hérité d’une dette de l’Etat énorme (cela vous rappelle quelque chose ?) et il a tenté un certain nombre de mesures politiques, mais finalement, il a été dépassé par la crise, et lui et ses subordonnés de l’Ancien Régime ont non seulement perdu leur pouvoir, mais aussi leurs têtes.
C’est le bon moment pour une révolution du 21ème siècle en France. Le dirigisme est en train de mourir. Vive la France. »

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=cest-le-bon-moment-pour-une-revolution-du-21supemesup-sicle-en-france&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 02/09/2014

Le patient français ... Ici, 'les gouvernements pensent que, réunis dans d’infinies réunions sans intérêt, ils créent l’emploi'

Quand je suis arrivé sous des trombes d'eau, que j'ai vu le président trempé, sans gouvernement, la France sans emploi et sans croissance pendant que ses politiques ne pensent qu'à 2017, je dois vous avouer que je me suis demandé si je ne devais pas faire demi tour et me planquer dans le Sud au soleil le temps que ce cauchemar cesse »,
Ecrit Marc Fiorentino sur Monfinancier.com. Hier, la France est entrée dans une nouvelle crise politique après que le président François Hollande a demandé au Premier ministre Manuel Vals de former un nouveau gouvernement en raison de dissensions internes concernant la politique économique à mener.
Au cours d’une interview donnée au journal Le Monde ce weekend, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg avait critiqué la politique économique du gouvernement, estimant qu’il devait cesser l’austérité.
« La réduction à marche forcée des déficits est une aberration économique car elle aggrave le chômage, une absurdité financière car elle rend impossible le rétablissement des comptes publics, et un sinistre politique car elle jette les Européens dans les bras des partis extrémistes», avait dit le ministre.
Il avait également affirmé que la France « n’avait pas vocation à s’aligner sur les axiomes idéologiques de la droite allemande », des prises de position contradictoires avec l’exécutif français qui a encore martelé au début de cette semaine son attachement au respect du pacte de responsabilité et des objectifs budgétaires. Outre Montebourg, le ministre de l’Education Benoit Hamon, et la ministre de la Culture Aurélie Filipetti, ont aussi été remerciés.
Qu’à cela ne tienne : « aucun politique ne se soucie de la situation économique catastrophique de la France: ils ne pensent qu'aux primaires 2016 et aux élections de 2017 », sanctionne Fiorentino, désabusé.
Son point de vue est pleinement partagé par l'entrepreneur français Denis Jacquet sur ​​Atalantico.fr, qui explique qu’il rentre d'un voyage aux États-Unis au cours duquel il a été frappé par les différences d’attitude entre la France et ce pays :
La grande différence au fond, avec les États-Unis, c’est qu’ils font de l’économie, et nous, de la politique. La grande différence, c’est que la politique est faite par des hommes d'affaires qui connaissent la réalité et nous, par des politiques qui travestissent la réalité pour la ramener à leur référentiel quotidien. »
« En France, les gouvernements pensent que, réunis dans d’infinies réunions sans intérêt, ils créent l’emploi. Ils pensent que l’emploi se crée par décret ou compromis entre les «partenaires sociaux». Quelques compromis, arrachés à de grands coups d’annonces et parsemés de cris effarouchés, par les concessions faites aux salariés ou aux affreux patrons, et voilà notre croissance assurée.
L'emploi se fabrique donc entre ces « partenaires » et l'Elysée ou Matignon, c’est est bien connu. En éprouvette. A coup de mesures. Et ils en sont vraiment persuadés.
Aux Etats-Unis, l'emploi se crée, bizarrement, dans les entreprises. Ces entités assez peu connues de nos technocrates, qui sont animées par des entrepreneurs.
Entre la larmoyante politique sociale française, égalitariste, qui plonge tout le monde vers les bas-fonds de la pauvreté, afin que tous soient égaux et en souffrance, et la pragmatique politique libérale des Etats-Unis, je donnerais assez cher pour savoir ce que choisiraient les Français.
Ces Français, à qui nos politiques font dire tant de choses. Et notamment leur refus de toute réforme. Ce qui est faux. »

Source: http://www.express.be/business/fr/economy/le-patient-franais-ici-les-gouvernements-pensent-que-reunis-dans-dinfinies-reunions-sans-intret-ils-crent-lemploi/207367.htm

Écrit par : L'enfoiré | 02/09/2014

Les français et plus particulièrement le gouvernement actuel ferait bien de lire en général : http://www.express.be
Sauf qu'un certain nombre d'entre eux savent très bien ce qui se passe mais sont fouaillés par la peur d'être débordé par leur base excitée par l'ultra gauche ...

Écrit par : zelectron | 02/09/2014

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Comment expliquer professionnellement que vous êtes débordé de travail

Vous avez beau être la personne la plus calme et la plus sereine, lorsque quelqu’un vous donne une charge supplémentaire de travail, il est facile de perdre son sang-froid. La prochaine fois que vous vous trouvez dans ce type de situation alors que vous êtes déjà à votre capacité maximale, voici une liste de choses à dire dressée par Mashable:
Si cette personne est votre superviseur ou manager :
Répondez par écrit ou oralement :
D’accord, je peux m’en occuper mais j’aimerais d’abord revoir quelque chose avant de m’y atteler.
En ce moment, mes priorités sont : (énumérez-les)
Aimeriez-vous que cette nouvelle mission fasse partie de mes priorités ? Si c’est le cas, cela ne pose pas de problèmes. Par contre, cela signifie que mes autres projets seront terminés un peu plus tard. Je peux vous fournir un calendrier qui spécifie lorsque chaque tâche sera complétée si cela peut vous être utile.
Merci !

Si la personne est un collègue :
Répondez par écrit ou oralement :
Je peux vous aider mais en ce moment, je travaille sur un autre projet qui est une priorité de mon département. Nous avons une date limite et j’ai vraiment besoin de rester concentré et de continuer à progresser. Je pourrai vous assister le (jour/date) à (heure).
Merci de votre compréhension !

Si la personne est un client :
Répondez par écrit ou oralement :
Merci pour (votre communication ou interpellation)
Je peux certainement vous aider. Mais parlons d’abord des autres produits sur lesquels je suis en train de travailler pour vous. En ce moment, mon travail se concentre sur :(classer les produits par ordre).
Si l’on ajoute cette nouvelle pièce à la liste, je devrai vous facturer un supplément (prix). Cela signifie également que notre calendrier devra être modifié (spécifiez les nouvelles dates ou nouveau calendrier). Le coût supplémentaire et le nouveau calendrier vous conviennent-ils ?
Si c’est le cas, (je vous prie de me le faire savoir ou écrivez-moi pour me le communiquer).

Recommandations :
Ces canevas doivent s’adapter à votre langage, à votre style d’écriture, aux politiques communicationnelles de votre entreprise et à l’intensité du contexte (si une personne vous demande de l’aide sur un projet lors d’une crise, il est probable que ces modèles ne conviennent pas du tout). En outre, ayez en mémoire le fait que la personne qui formule une demande « ridicule ou irréalisable » est certainement aussi submergée et stressée que vous pouvez l’être à certains moments. Faites donc preuve de compassion et de compréhension. Enfin, peu importe le ton de la communication de votre interlocuteur (ton froid, grossier ou fantaisiste), gardez votre professionnalisme et soyez courtois lorsque vous répondez. Soyez patient et détendu. Exprimez-vous avec fermeté.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=comment-expliquer-professionnellement-que-vous-etes-deborde-de-travail&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/02/2015

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Georges-Louis Bouchez était l'invité pour raconter les 170 ans du parti libéral belge et à la suite d'un Congrès doctrinal qui a fixé de nouvelles bases "Pour un libéralisme engagé". http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/01/215192517.mp3

Repris avec humour par Guillermo Guiz: http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/1333041172.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2016

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“Du pain et des jeux”, version 2017: Pourquoi des millions de jeunes Américains ne travaillent plus

La semaine dernière, Goldman Sachs a mis en évidence une nouvelle tendance du marché du travail américain : alors que l’on observe une reprise du nombre des femmes actives âgées de 25 à 54 ans dans la population américaine au cours des 2 dernières années, le nombre d’hommes actifs, lui, n’a que très faiblement augmenté. Comment expliquer cet écart ? Certains économistes proposent des explications étonnantes à ce phénomène.
Lors des reprises économiques, on observe traditionnellement une hausse du taux de participation de la main d’oeuvre (c’est à dire le nombre de personnes au travail ou en recherche d’emploi, par rapport à la population totale). En effet, des personnes qui s’abstenaient de rechercher un emploi pendant la crise, parce qu’elles savaient que les conditions étaient défavorables, se remettent de nouveau à chercher un emploi. Et lorsque effectivement elles retrouvent du travail, ou s’inscrivent au chômage, elles entrent à nouveau dans la population active dont elles s’étaient exclues.
Mais on observe actuellement un phénomène inhabituel aux États-Unis. Certains travailleurs qui avaient perdu leur emploi lors de la crise ne sont toujours pas retournés sur le marché du travail, en dépit de la très nette reprise économique. En conséquence, le taux de participation des hommes jeunes dans la main-d’œuvre est resté bien en deçà de ses niveaux d’avant crise. Ainsi, les États-Unis sont menacés d’une pénurie de main-d’œuvre, notamment dans les secteurs qui emploient majoritairement des hommes, comme le bâtiment et l’industrie.
Le taux de participation de la main-d’œuvre américaine s’établit maintenant à 62,7 %, en légère hausse par rapport à 2015 (62,4 %) mais encore très inférieur à son niveau record de l’an 2000 (67,3 %). Selon Bank of America, plus de la moitié de cet écart s’explique par le vieillissement de la population. En effet, une population en moyenne plus âgée signifie un moindre nombre de personnes en âge d’être actives en proportion du total.

Les Millenials particulièrement concernés
Le phénomène est particulièrement aigu parmi les jeunes hommes âgés de 25 à 34 ans, autrement dit, ceux de la génération du millénaire, les « millenials ».
Les hommes ont subi plus de pertes d’emploi durant la crise que les femmes (6,9 % contre 3,2 %). Cela provient du fait que les secteurs touchés emploient une majorité d’hommes, comme le secteur de la construction et de la manufacture. De plus, l’absence de débouchés dans ces secteurs a découragé les étudiants de s’orienter vers les professions de ces industries. Ainsi, l’âge moyen des ouvriers de la construction est passé de 40,4 ans avant la crise à 42,7 ans en 2016.
L’Economiste en chef de Bank of America, Michelle Meyer, a publié vendredi une note intitulée : «The tale of the lost male ». Dans celle-ci, elle explique que le fait que les hommes ne soient pas retournés au travail comme les femmes après la reprise économique provient de facteurs cycliques, dont le manque de qualification et la stagnation des salaires. Mais elle évoque aussi des causes plus sociétales, notamment la hausse de la consommation de drogue, les taux d’incarcération, mais aussi le plaisir de s’adonner aux jeux vidéo à la maison.

La consommation d’opiacés
Les États-Unis sont confrontés à une véritable épidémie de drogue. En 2015, près de 12,5 millions d’Américains ont abusé des analgésiques (anti-douleurs). La surconsommation de ces médicaments est le principal facteur de la très forte augmentation du nombre de décès liés à la consommation de drogue depuis 2000. Ce sont plus particulièrement les hommes, les blancs non hispaniques et les pauvres qui sont affectés.
Selon des recherches menées par Alan Krueger, la hausse de la consommation de drogue, et notamment d’opiacés entre 1999 et 2015 serait à l’origine d’une baisse de 20 % du nombre d’actifs masculins dans la main-d’œuvre américaine. Pour étayer ce résultat, il se réfère à une grande enquête de 2013, American Time Use Survey, au cours de laquelle 43 % des jeunes hommes exclus du marché du travail avaient rapporté avoir une santé plutôt mauvaise, voire mauvaise, alors qu’ils n’étaient que 12 % à entrer dans la même catégorie du côté des actifs.
De même, 44 % de ces jeunes hommes rapportaient avoir pris des analgésiques, en particulier des opiacés, le jour même de l’enquête. Il est difficile de déterminer si l’absence d’emploi est la conséquence de la prise d’opiacés, ou le contraire. Mais il semble que la consommation de drogue soit liée à cette exclusion du marché du travail.

La prison
En outre, de plus en plus d’Américains ont été incarcérés. Entre 1980 et 2010, la proportion d’Américains ayant été détenus en prison est passée de 1,8 % à 5,8 %. Or, ce sont majoritairement des hommes (93 % des prisonniers), dont 1/3 est âgé d’entre 25 et 34 ans. Les anciens détenus ont 30 % de chances en moins de retrouver un emploi.

Les jeux vidéo
Selon une autre enquête, nommée ATUS, se consacrant à l’utilisation du temps aux États-Unis de 2004 à 2007, ainsi que de 2012 à 2015, le temps moyen que les hommes âgés de 21 à 30 ans consacrent au travail a baissé de 3,13 heures. Simultanément, le temps qu’ils consacrent à jouer aux jeux a augmenté de 1,67 heures, tandis que le temps qu’ils passent sur leur ordinateur a augmenté de 0,6 heures.
Là encore, on peut se demander s’ils jouent aux jeux vidéo parce qu’ils ne trouvent pas de travail, ou s’ils boudent la recherche d’emploi parce qu’ils préfèrent jouer aux jeux vidéo. Krueger avait constaté que jouer aux jeux était associé à une plus grande satisfaction, à moins de tristesse et moins de fatigue que regarder la télévision. En outre, les jeux vidéo sont considérés comme une activité sociale. Cela suggère que les jeunes gens préfèrent jouer aux jeux vidéo plutôt qu’aller travailler.

Le rêve américain en panne
Pour Jonathan Church, cela pourrait signifier que le rêve américain ne fonctionne plus pour des millions de jeunes adultes américains.
« Quand je joue aux jeux vidéo, je sais que si je joue quelques heures, j’aurai de la satisfaction », avait expliqué Danny Izquierdo, un jeune homme de 22 ans au Chicago Tribune l’année dernière. « Avec un emploi, le rapport entre le nombre d’heures que j’y consacrais et la satisfaction que j’en retirais n’étais pas si évident ».

https://fr.express.live/2017/11/13/millenials-americains-drogue-prison-jeux-video/

Écrit par : L'enfoiré | 14/11/2017

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