30/03/2012

Tabou, casse-toi

Début février, le journal Le Soir proposait de briser quelques tabous. Dans cette histoire de tabous, j'ai cherché et j'y ai trouvé un bon pré-poisson d'avril dans un tout autre environnement.

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Tabou est un "mot que l'on retrouve dans toutes les langues polynésiennes. Par extension, il correspond à un sujet qu'il est préférable de ne pas évoquer si l'on veut respecter les codes de la bienséance d'une société donnée. Prohibition à caractère « sacré » dont la transgression entraîne un châtiment surnaturel.", " dit Wiki.

Depuis, nous en sommes très loin de cet extrême religieux.

Le sexe a été souvent dans la liste des poissons d'avril en 2006, 2008, 2009, 2011

Pourquoi? Ben, parce que cela fait rire, pardi. Cela ne gène plus personne et cela peut rapporter gros. Il faisait oublier beaucoup du reste.

Qu'est-ce qui n'est pas "tabou", d'ailleurs?

Il y a d'autres tabous qui ne font plus rire du tout. Le tabou est une transgression, une volonté de braver les interdits dans tous les domaines. 

En février, je ne sais ce qui avait incité le journal, le journal  "Le Soir", à sortir sa propre série de tabous et avait cherché à tirer sur tous les pianistes à la portée avec une dizaine de sujets bien différents.

Dans les tabous de la société belge, cela passait par "le PS verrouille la Wallonie", aux disparités d'impôts, aux chômeurs impénitents, aux grèves trop nombreuses poussées par les syndicats...

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Les discriminations allaient de "L'école catholique qui coûte cher" à "L'intégration est un échec" ou "Peut-on critiquer Israël?"...

Au sujet des dirigeants, "La monarchie au dessus des lois",  "l'État a besoin de la fraude", "Les juges sous influence"...

Chacun de ces points allait trouver du buzz sur son passage. Opération médiatique parfaitement réussie et les ventes du journal ont, certainement, suivi le mouvement.

A y regarder de plus près, ce furent tellement de thèmes éculés que cela ferait pleurer un coq en pâte molle avec un œuf dur entre les pattes.

Deux mois après, tout le monde a oublié jusqu'à l'énoncé des tabous. Quant au bilan, il n'a pas laissé de traces mémorables. Est-ce dire qu'il ne fallait pas les citer? Je ne crois pas. Ils ont été analysé et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour une future référence.

Un commentaire renvoyant, tout à coup, l'ascenseur et mettait les pieds dans le plat des journalistes: "Une critique doit être constructive, vous démolissez mais ne proposez rien! Faire rire ou ricanez (rire blessé avec un arrière-goût de négatif) c’est mieux que t’ennuyer. Qu’y a-t-il comme tabou chez nous et ailleurs? L’argent (mensuel), les économies (propres ou reçues), beaucoup de belges ou autres sont aidés par les parents, les avoirs secrets des patrimoines,les idées politiques, la religion, le couple, ses secrets familiaux, la monarchie, ses avoirs et tant d’autres questions de bistrot à deux sous que la classe bien pensante s’offusquerait d’imaginer mais qu’elle rêve en secret de découvrir (en reluquant sans se faire voir sur le journal du voisin!). Faites votre travail, Messieurs les journalistes et débusquez-moi tous ces faux-culs!".

Et, il avait raison.

Le dernier tabou choisi par les lecteurs fut "Les médias ne sont pas indépendants".

Avec les médias, comme intermédiaires entre politiques et citoyens, nous entrons dans le théâtre des ombres officielles. Si les médias revendiquaient ne pas être influencés par les politiques, cela ne voulait pas dire qu'ils n'essaient pas de tirer leurs marrons du feu en se prêtant à une hystérisation très parcellaire des problèmes. Sans parfois, s'en rendre compte, ils occultent des faits importants par des faits divers ou anodins. Alors, que les faits occultés se déroulent, à un autre niveau, dans un "tropisme parisien". Entre "le poids des mots et le choc des images" suivant l'ancienne formule consacrée, il importe de créer de vrais contre-pouvoirs.

Presse-toi doucement, médias et intelligemment, écrivais-je, à cette occasion, en deux phases. 

0.jpg"Ile de Pâques", le Grand Tabou? Là, on entre dans le mystère. Les Pascuans auraient-ils utilisé trop de tabous à caractère «sacré» dont la transgression entraînait un châtiment surnaturel et leur disparition?

Le journalisme officiel et la presse écrite sont en crise. Ce n'est pas un secret.

Modernisme oblige, on peut ajouter ce qui se passe dans certains "blogs ou forums dits citoyens". Ceux qui, en principe, vont répondre aux questions que vous n'avez jamais osé vous demander. 

Y répondent-ils vraiment? Rien n'est moins sûr.

Tout irait bien si, dans un forum, la discussion était franche, impartiale et acceptée comme telle en comparant les avis pour en tirer des conclusions utilisables pour tous ses acteurs.

L'immédiateté de Facebook, de Twitter dans laquelle, on parle par bribes de phrases, par pulsions interposées, sans beaucoup chercher une analyse plus complète des buts recherchés, n'apporte pas plus de chance ni d'assurance d'objectivité et de volonté de partage d'informations.

Avant, pour correspondre, il y avait les lettres envoyées de particulier à particulier qui se connaissaient. Lettres, parfois très critiques, voir "méchantes", mais qui restaient à une échelle très locale.

Aujourd'hui, à l'intérieur d'un forum virtuel, c'est une  nouvelle "lutte" qui s'organise, à la vue du monde entier, avec des interlocuteurs dont on ne connait rien et qui n'ont souvent rien ajouté pour éclaircir les buts à débattre, ni leur origine. 0.jpg

Pour contrôler l'opération d'échanges, les blogs, les forums ont cru bon d'insérer des modérateurs zélés qui court-circuitent ce qui ne leur semblent pas dans la "ligne du parti", en tant qu'arbitre.

Comme le serait des hommes de paille, ils suivent la logique du maître à penser dont ils sont les garants. Ils sont là pour bloquer l'insulte et le racisme. Ils font, en réalité, bien plus.

Ils deviennent plus catholiques que le pape comme dans toute hiérarchie qui se respecte dans une relation, restée au niveau de parent-enfant. Espèrent-t-ils ainsi monter sur la seconde marche du podium? On se le demande. 

Le rôle de modérateur est ingrat. Je l'ai "joué" pendant un an sur le forum d'Agoravox. Ce rôle demandait beaucoup d'abnégation et une attention toute particulière pour ne pas juger en fonction de ses propres convictions. Le modérateur n'est pas là pour couper l'herbe sous les pieds, mais de filtrer ce qui n'est pas permis comme les excès caractérisées. La philosophie "tabula rasa" était de mise pour rester objectif. Seule l'idée ou le texte émis étaient importants et pas leur auteur. Une délibération avec d'autres modérateurs était loin d'être inutile. Les commentaires, eux, étaient laissés à la discrétion des rédacteurs avec une possibilité pour eux de les replier ou d'en demander la suppression s'ils ne répondaient pas aux critères de bienséances habituels. Mais, même cette décision restait à la discrétion de plusieurs personnes. 

"On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" m'avait été rappelé par un modérateur de service. Il avait seulement oublié de dire que c'était idem en ce qui concernait seulement le fait de "discuter".

0.jpgAlors, pour lui, la censure devient l'arme de destruction massive, par excellence. Pas de droits de réponses à pourvoir, pas d'antidotes à trouver. Le calme jusqu'au prochain numéro, partie remise car il y en aura toujours une prochaine fois avec un plus finaud encore.

Selon Stiegler: "la technique doit être appréhendée comme une constituante anthropologique. La technicité participe originairement à la constitution de l'homme. C'est pourquoi l'homme n'a d'essence que par accident : «L'homme est cet accident d'automobilité que provoque une panne d'essence». L'homme est ce vivant qui n'a de qualités que dans un ajout originaire d'artificialité. Son essence est faite d'artéfacts. Sa nature est originairement secondaire. Si l'essence de l'homme est artéfactuelle, elle est toujours sujet de débat, de controverse, de polémique et même de guerre : les hommes ne peuvent que se disputer sur leurs qualités. La technicité de l'homme contient toujours le risque du combat, amical ou belliqueux. Ce risque est sans fin".

Un billet disait "Quoi qu'on fasse, ce sera la même chose". Du côté "commentaires", au contraire, on remarquait qu'ils voulaient exprimer bien plus ce mal-être de ne pas être reconnu en tant qu'entité propre dans cette société virtuelle. Mon commentaire, ne le cherchez pas, identifié comme "persona non grata", il a été censuré comme souvent. Je fus gratifié d'un blocage automatique sans même plus recevoir mon commentaire en retour, une fois transmis.

D'autres commentateurs ont subi le même sort.

La méchanceté, encore une fois, est un art, mais elle ne marche pas dans l'immédiateté, son impulsivité, voulue dans les fils de la Grande Toile qui veulent des réactions à chaud.0.jpg

Y avait-il, vraiment, de la méchanceté dans mes propos pour être censurés? En cherchant, je suis resté sur ma faim sans trouver de réponse. 

Un commentateur n'est pas là pour faire plaisir à un commanditaire, ni à son représentant, même à titre gracieux. Un commentaire qui commence par "Cher Paul" peut aider. Aucun inconvénient. Le formalisme, je respecte, j'utilise parfois quand c'est nécessaire... La liberté de pensée n'est totalement assurée que par l'indépendance vis-à-vis des intérêts financiers.

Vendredi dernier, la linguistique était à l'honneur avec "L'illustration et l'instrumentalisation". "Savoir" et "croire" mis en compétition.

Il était dit ne pas avoir été cherché ce que le dictionnaire en disait. Google m'y a aidé.

"Illustrer": Orner d'illustrations. (Synonyme: embellir). Rendre célèbre. (Synonyme: immortaliser). Clarifier un propos.

"Instrumentaliser":  Se servir de quelqu'un ou de quelque chose dans le seul but de parvenir à ses fins.

Constater qu'émettre une idée, ce serait l'illustrer. La commenter, ce serait essayer de l'illustrer et finir, sous l'œil inquisiteur d'un médiateur, d'un modérateur, par l'instrumentaliser quand elle ne passe pas. Bon, passons.

Quant à la leçon de la "parabole de la pétoche" qui, institue que par la peur, on se doit d'être ouvert au dialogue avec le reste du monde, avec la Terre devenue trop petite, parce qu'on est tous dans le même bateau et obligé de vivre ensemble...

Là, j'ai cru rêver. Donc, à voir ce qui se passe sur le blog, vivre ensemble, cela ne marcherait qu'en acceptant ce qui aurait dit au départ et qu'en censurant le reste... ou alors, une autre preuve, de l'injonction qui se résume par "faites ce que je dis, pas ce que je laisse faire"?

En l'absence de modération, y avait-il vraiment une foire d'empoigne?0.jpg

Cette absence, ce fut le cas lors de la présentation de la photo de Paul, l'hôte des lieux, prise par le photographe Quentin Caffier. Il l'annonçait en ces mots: "Comme vous pouvez le constater : dans un souci d’impartialité absolue, la modération est en vacances dans le cas du présent billet.".

La discussion a été, du coup, plus "souple", plus conviviale  et ... "impartiale".

Les commentateurs parlaient d'un peu de tout, de photos et d'autres choses. Tout le monde vidait son sac à malice sans contrainte. Je ne donnais pas d'avis sur la photo de Paul. Je le trouvais pour le moins, un peu trop sérieux à mon goût. Un goût de Matrix, voulu par le modèle. C'est pas le genre de film qui m'attire pour m'apporter des références adéquates.

Perso, je ne m'aime pas me voir en photo. Du portrait, j'en fais mais avec un modèle au féminin. Pour juger le portrait d'un homme, je laisse la tâche à la gente féminine. 

Sophie a donné son avis, bien plus tard, à l'abri des regards obliques des passants honnêtes. Je lui ferai confiance pour l'appréciation...  

Mais revenons à nos moutons... enfin, façon de parler.

Paul, l'hôte du blog, délègue-t-il ses pouvoirs à ses acolytes sous contrat de non-agression avec eux et qui, de ce fait, se verraient ainsi protégés dans une sorte de blanc-seing qui exempte des retours de flammes?  

0.jpgCes modérateurs, investis du rôle de juge, se voient, en effet, comme des maillons importants de la chaîne. Tout serait donc normal, sinon logique, dans un tel raisonnement, mais faux dans ses fondements d'un forum de discussions.

Se permettre, en passant, de perdre la courtoisie, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, est un crime de lèse majesté surtout quand on espère en un bouton de Paypal en coin. Voilà, qu'on apprend le fin mot de l'histoire financière: "les premiers 2.000 € mensuels vont à Paul Jorion qui prend à sa charge la maintenance du site et la location des serveurs. François Leclerc reçoit les 1.000 € suivants.". La petite entreprise ne connait, donc, pas la crise... J'en suis fort aise.

Pour moi, pas de problème pour parler d'argent. Je n'ai jamais travaillé pour rien dans une autre vie. Cet argent fait toujours tourner le monde même pour l'autre anthropologue de l'histoire mentionnée qui, apparemment, ne crachait pas dans la bonne soupe. 

Quand en fin de mois, on compte ses sous, il est plutôt mal venu, et discourtois de ne pas chercher à comprendre ses interlocuteurs pour arriver à un compromis acceptable et un "return on investment".

Quand on ne peut plus rire de tout avec tout le monde, les quiproquos et les contestations peuvent devenir virulentes.

Candides, rebelles, humoristes s'abstenir. Objecteur de conscience, c'est toujours se trouver face à un tsunami de reproches et se voir pointé comme un inculte, un ignare, un malfaisant ou encore comme un troll dans un flux contraire. 

Mais "putain", pourquoi pas plus d'"enfoirés" pour remuer la m...?

Pas beaucoup de concurrence d'un pseudo d'"enfoiré". Les "enfoirés", les vrais de vrais, sont légions mais ne se dévoilent pas aussi facilement.

Dans une rencontre entre deux enfoirés, le premier, masochiste demanderait-il au sadique "Fais-moi mal" pour se voir répondre simplement "Non"?

-Mais, et dans votre blog, l'enfoiré qu'en faites-vous, n'avez-vous rien à vous reprocher dans ce que vous écrivez? Vous ne jouez pas au chevalier blanc, tout de même et que tout est vrai?

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-Je n'ai jamais revendiqué de l'être. Éponge de l'info, je n'affirme rien sans chercher à trouver son opposition. Dans "Bons sens ne sauraient mentir", j'ai jouté avec des vérités brutes, instinctives qui devenaient des tabous inacceptables en société, partie d'un rêve ou d'un cauchemar avec pour cadre le mensonge sous toutes ses formes. Ici, on rêve plutôt éveillé. On y fait semblant d'être Don Quichotte démocratique et sans reproches, seulement au sommet de l'iceberg. Je ne suis pas adversaire idéologique, ni ne conteste les compétences de Paul. Autrement, je n'aurais pas regardé sa vidéo hebdomadaire très longtemps. Mais, il est responsable de son équipe de modérateurs, du comment ceux-ci règlent les contacts avec les commentateurs de son blog.   

La conclusion d'un ami disait quelques vérités sur la démocratie: "Peut-être faudra-t-il se rappeler que la démocratie n'existe pas, sinon de temps en temps. Promise comme une cerise sur le gâteau. Vendue avec beaucoup d'efforts là où elle n'existe pas comme exemple. Vantée comme le nec plus ultra sur Terre. Oubliée bien vite après élections. Utopie ou idéalisme?   
Il était une fois il y a très longtemps la Loi du plus fort. En plutôt réalité, elle est toujours là, mais ses armes se sont multipliées en quantité et en qualité, ou plutôt en efficacité.
La loi du plus fort, c'est Goliath; la démocratie, c'est David. Et contrairement à la légende, ce n'est pas David qui gagne. 
Pour éviter que les David ne fassent justice eux-mêmes, ce qui fait désorganisé, les Goliath, avec ou sans les David, ont imaginé les 3 pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, mais, bien organisés, ils contrôlent ces 3 pouvoirs financés par les pauvres David et les riches Goliath. C'est là que le bât blesse, mais ce n'est qu'une lacune d'organisation. Les Goliath rédigent donc d'autres lois pour combler cette lacune, mais l'organisation ne change pas. Lorsqu'un Goliath tire un peu trop la couverture à lui, c'est bien sûr un dictateur. S'il devient trop gênant pour les Goliath, les David sont priés de le descendre au nom de la démocratie."

S'ils se répondent entre eux sans en débattre et en censurant la contradiction, on ne reconnaît plus ni les Goliath, ni les David.

Je m'évade d'un environnement trop puriste ou trop intégriste. 

La leçon, s'il y a leçon à donner, ce serait, plutôt, de se critiquer, d'oser en rire avant d'expliquer l'option choisie pour l'éclaircir, mais pas de la forcer à d'autres avec une cuillère d'huile de ricin.

Alors, je suis retourné à mes anciennes amours de l'autre côté du miroir avec les politiciens qui m'amusent et dont leurs déclarations se reflètent dans les journaux. Sur d'autres forums citoyens, au moins, on peut aller en confiance, on sait qu'on sera pris pour des cons. On ne sera pas chassé comme un torchon mal lavé en commentant les articles qui pleuvent tous les jours. On sait que si cela ne sert à rien, que ce sera toujours la même chose, au moins, l'espace d'un instant, d'un instant seulement, on aura l'impression d'être le maître du monde, beau et con à la fois, en donnant son humble avis sans être envoyé dans les roses. Si d'aventure, on reçoit une note positive, là c'est le pactole assuré et une journée gagnée.

0.jpgUn petit tour sur Agoravox et voilà que sur Carevox, vous savez, la "voix qui fait attention", j'ai trouvé "L'art de bien faire l'amour à la portée de tous, une des requêtes les plus tapées dans Google", y était-il dit. Ça ne va peut-être pas faire évoluer une discussion sur le comment gérer son portefeuille ou d'avoir une vision complète sur l'économie, mais au moins, cela m'a permis, après l'avoir lu, de me sentir mieux dans ma peau.

Un anthropologue qui devient sexologue, plutôt qu'économiste, voilà le genre de personnalité qui aurait encore beaucoup de choses à apprendre à ses fidèles. Il ne suffit plus d'avoir du charisme, mais il faut aussi du charme pour esbaudir l'esprit et le corps.

Non, vraiment, qu'une idée ne soit pas prise en compte dans la pratique n'est pas le problème. Ne pas avoir eu l'heur d'avoir existé et d'avoir été discuté, le serait, bien au contraire.

Tout peut devenir polémique. Organiser la polémique, la juguler est le rôle du modérateur. "Modérer", c'est "diminuer l'intensité, tempérer" mais pas abolir.

C'est la polémique qui fait la raison d'être de l'émission "Ce soir ou jamais". Le journaliste Taddeï disait que ce qui n'est pas interdit, est tout simplement permis. Et, il y réussit très bien en laissant parler les invités l'un après l'autre. Malgré l'heure tardive, l'émission est regardée avec intérêt par les téléspectateurs.

Si un blog ne veut jamais avoir de problèmes, il vaut mieux qu'il ferme les commentaires.

Ma première intervention outrée faisait suite, il y a un an, à un poisson d'avril qui s'était mal déroulé. "Cherchez pas docteur, tout est dans la tête et surtout ses ramifications neuronales qui s'excitent à la première incartade"...

Un philosophe aurait-il plus d'importance que quelqu'un d'autre? se demandait le jeune Alex Vizorek lors de son initiation aux cafés serrés du matin. Sur son site, il se définissait avec Signe distinctif : Hypothalamus renforcé. Leitmotiv : Rire peut vous rendre plus intelligent. Genre : Génie en verbe...

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Un bon départ, bien suffisant, avec l'écho de l'humour. Le philosophe n'a pas plus de neurones à sa disposition que le citoyen lambda, il est seulement payé pour réfléchir et prendra plus de temps pour philosopher.

Il parlait de Thomas Gunzig, il oubliait Laurence qui, ce matin, remettait les pendules à l'heure en osant lancer ses flèches à qui de droit, des tabous comme s'il en pleuvait comme une drache belge, déjantée.

Le sketch "Le Paysan" de Fernand Raynaud me revient dans la mémoire et est plus que jamais d'application.

Le "Moi, c'est moi et toi, tais-toi" est dépassé.

Alors, ce texte, un poisson d'avril avant l'heure? Tout dépend si on aime sucer les arêtes.

Pour gérer l'avenir par l'innovation, le philosophe et le psychologue ont un avantage, il savent, eux, qu'il faut dire, "Tabou, casse-toi"...

 

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L'enfoiré,

 

Citations:

  • «Enlevez l’excitation du tabou... et tout retombe. », Annette Levy-Willard

  • «Des millénaires de civilisation ont fait du suicide un tabou, un outrage à tous les codes religieux : l'homme lutte pour survivre, pas pour renoncer. », Paulo Coelho

  • « L’interdit donne de la saveur, la censure du talent. », Marc Vilrouge

Commentaires

Aujourd’hui, c’est du bon Popaul, il se rappelle de ses origines.
http://www.pauljorion.com/blog/?p=35414
Comme je l’ai écrit, il n’est pas du même gabarit que ses acolytes.
Avoir été dans beaucoup de pays apporte un plus indéniable.

Écrit par : L'enfoiré | 30/03/2012

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Mon cher Guy. Le tabou le plus exécrable à mes yeux est le tabou qui naît et qui viole la politique. Que nous soyons dans les derniers relents judéo-chrétiens sur le sexe m'importe peu. Le sexe est un choix. La politique est une tare. Et parce que la politique ne vit que de tabous toute notre vie s'en trouve conditionnée. En période électorale, le tabou règne. Il faut occulter, voire gommer des sujets parce qu'ils sont tabous pour les uns, interdits pour d'autres. Alors que ces sujets devraient impérativement être du domaine public et dans l'intérêt public. Le pouvoir, c'est l'information. Et l'information, c'est le pouvoir. Et il existe dans cette information des zones d'ombres qu'il faut impérativement maintenir à l'ombre, au détriment de l'intérêt public. Tabou oblige. Le nucléaire en est un exemple illustre. La sécurité, les secrets d'État, l'espionnage, les programmes antiterroristes, tout devient tabou pour s'autoriser une domination sur l'autre. Le pouvoir de l'État sur le citoyen. Mais de quoi est composé l'État? D'hommes et de femmes qui ont choisi le pouvoir pour suppléer à leur propre impuissance. Dominer l'autre parce qu'on ne se domine pas soi-même. Le sexe? Je m'en fous. Cela se passe dans ma chambre à coucher. Le sexe dans les officines du pouvoir? Tabou. Voilà bien toute la différence. Le sexe comme droit de cuissage est une composante du pouvoir. Mais il reste tabou d'en parler. Et qui détermine ce qui doit être du domaine tabou ou non? Le pouvoir, évidemment.

Aimé Césaire avait pour habitude de dire : Tous les hommes ont mêmes droits [...] Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.

Nous pauvres humains sommes dominés par le pouvoir. Que nous pourrions faire sans ce dernier. Nous lui sommes totalement soumis. Et si un mot ressemblait dans notre bouche à celui d'anarchie, nous basculerions dès lors dans le domaine du tabou. Avec toutes les conséquences que cela entraîne.

Le tabou est l'opium du peuple. En même temps c'est sa soupape de sécurité pour se convaincre que tout va bien et que le pouvoir a bien le contrôle entre ses mains. Ce qui fait au bout du compte que la majorité vit pauvrement et que la minorité s'enrichit. A tous les points de vue.

Pierre R. Chantelois

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 31/03/2012

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Cher Pierre, La nature, à l'origine, n'est que chaos suite au Big Bang. Puis, elle a cherché à s'organiser. Elle a commencé à tester des situations par des ordres, des espèces, des races. Comme elle a remarqué que cela ne marche pas encore, qu'il subsistait des désordres qui cassaient son engouement pour affiner ses inventions qui d'après elle donnaient trop de déchets, elle a commencé par créé des dominances à tour de rôle chez les animaux. Dominances qui se gagnaient par la force, oui, mais par quel subterfuge? Le sexe. Gagner sa femelle pour assurer sa succession et gagnée par le combat entre mâles. Mais c'était encore trop instinctif.
Puis, l'homme avec son intelligence, ses quelques neurones de plus, sa belle voix sont arrivés.
Là, tout était en place pour améliorer cet ordre de manière définitive. Le désir et l'ambition pour les uns et la domination des uns acceptée pour les autres. La nature a mis en place des chefs. L'argent et le pouvoir furent les récompenses offertes généreusement pour le travail accompli. Avec une prime bien supérieure pour le chef. En plus, comme l'homme se cultivait, il jetait de plus en plu!s, un œil scientifique et intéressé vers ces animaux et ses ancêtres, pour se rassurer et lui prouver, qu'il avait trouvé des raisons de ce bien fondé chez les abeilles par exemple. Une reine de la ruche et des ouvrières qui apportent le miel.
Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, si contrôler toutes ces ouailles ne paraissaient pas être insurmontables, même avec la force et les armes. Cela ne marchait pas bien. Alors ont été nommés des sous-chefs à qui il fallait faire miroiter qu'ils avaient une chance de prendre leur propre place à leur mort. Les échelons se sont multipliés et rien ne changeait pour ceux qui restaient au sous-sol qui eux patinaient sur un sol savonneux. L'instruction et les compétences mises en avant pour assurer la meilleure suite. La suite, on la connait. Comme, en bas, tous râlaient, on leur offrait plus d'argent, mais toujours pas plus de pouvoir. Il y a eu des secousses qu'on appelle "révolutions" qui remuaient un peu mais ne changeaient rien fondamentalement. Le roulement se produisait avec d'autres acteurs. On allait les chercher ailleurs.
Puis vinrent les robots. Programmés, sans conscience si elle n'est pas programmée. Et là, je sens que cela va faire encore plus mal.

Écrit par : L'enfoiré | 31/03/2012

'En 1968, nous avons défilé pour changer le monde, et après avoir échoué, nous avons accepté des emplois dans les banques d’investissement'

« En 1968, nous avons défilé pour changer le monde, et ébranler la confiance de l’élite politique. Et après avoir échoué, mes contemporains ont changé leurs vêtements et accepté des emplois dans les banques d’investissement. Puis ils en sont devenus les présidents, et ont profité du marché boursier le plus haussier de toute l’histoire », écrit John Kay dans le Financial Times.
« Le gouvernement nous payait pour que nous allions à l’université. Nous considérions comme acquis le fait de pouvoir choisir entre plusieurs propositions d’emplois intéressantes. J’ai été recruté rapidement à un poste duquel il était pratiquement impossible d’être renvoyé et qui offrait une pension de retraite avec des avantages généreux, indexés sur les bénéfices. J’ai acheté un appartement avec un emprunt dont la valeur a été gommée par l’inflation. Lorsque j’ai atteint le moment où j’aurais dû payer le taux d’imposition le plus élevé, le niveau en a été réduit de 83% à 40%. Mon espérance de vie est plus longue de plusieurs années que celle de mon père, et j’ai déjà considérablement dépassé l’âge auquel son père est mort ».
Dans son livre, « The Pinch: How the Baby Boomers Took their Children’s Future—and Why They Should Give it Back », David Willetts avait expliqué que désormais, le clivage de la société ne s’observait plus tant entre ses différentes classes sociales, qu’entre ses différentes classes d’âges. The Economist avait décrit ce clivage tel qu’il s’exerce dans la société britannique.
Ainsi, la moitié de la société britannique est âgée de moins de 40 ans, mais elle ne possède que 15% des actifs financiers britanniques. Seulement 15% des Britanniques de moins de 44 ans possèdent la maison dans laquelle ils vivent. Entre 1995 et 2005, les personnes âgées d’entre 25 et 35 ans ont vu leur richesse se réduire, tandis que pendant la même période, ceux âgés de 55 à 64 ans ont vu la leur tripler. Les baby-boomers peuvent maintenant prendre leur retraite à leur 60ème ou 65ème anniversaire bénéficier de leurs pensions généreuses. Ou bien ils peuvent emprunter en donnant en caution leur propriétés immobilières surévaluées comme garantie. Leurs enfants sont condamnés à devoir attendre leur 65ème, voire leur 70ème anniversaire pour prendre leur retraite, épargner de l’argent pour compléter les maigres pensions qu’ils obtiendront, alors que leurs ressources financières sont de plus en plus confisquées par l'Etat pour faire face aux besoin d’une masse d'anciens.
La génération des Baby boomers a eu la vie facile, mais on ne pourra pas en dire autant pour leurs enfants, conclut Kay : « La plupart des parents veulent donner à leurs enfants l’opportunité de vivre une vie meilleure que la leur. Mais lorsque nous agissons ensemble, nous privilégions agressivement nos intérêts aux dépends de nos enfants et de nos petits-enfants : l'étrange paradoxe d’une action collective perverse ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=en-1968-nous-avons-defile-pour-changer-le-monde-et-apres-avoir-chou-nous-avons-accept-des-emplois-dans-les-banques-dinvestissement&language=fr&utm_source=newsletter&utm_mediu

Écrit par : L'enfoiré | 31/03/2012

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Espérons seulement que comme les robots payeront leur manque à gagner.-, par une rétrocession.

Faire des études a-t-il encore un sens?

Les jeunes Européens retireront-ils des bénéfices à faire des études ? Un rapport du Cedefop (centre européen pour le développement de la formation professionnelle) vient de sérieusement ébranler nos certitudes à ce sujet. Il indique que seulement 8 millions d’emplois vont être créés entre maintenant et 2020 en Europe : c’est très peu. Tout en confirmant que les diplômés ont moins de mal à trouver du travail que les autres, le Cedefop mentionne que seulement 37% des emplois proposés nécessiteront des qualifications élevées. Et dans les pays les plus touchés par la crise de la dette, comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, ce chiffre ne s’appliquera pas, parce que les plus diplômés ont tendance à accepter des emplois pour lesquels ils sont sur-qualifiés, brouillant cette distinction.
Les jeunes Européens devront être de plus en plus prêts à aller travailler à l’étranger. Autre sujet de préoccupation : encore trop de jeunes choisissent des sujets d’études qui n’offrent plus aucun débouché, comme les études d’histoire, la coiffure ou encore les langues anciennes. « Il y a une déconnexion entre l’offre et la demande », affirme Christian Lettmayr, qui dirige le Cedefop. « Trop peu de jeunes gens étudient les technologies de toutes sortes, les maths et les sciences naturelles. C’est un risque pour le développement économique et la compétitivité de l’Europe ».
Dès les deux premières années qui ont suivi le début de la crise financière en 2008, 5,5 millions d’emplois ont été détruits en Europe. Les secteurs de la construction ou de l’industrie automobile recrutent de moins en moins, alors que le domaine de la santé est en plein boom, compte tenu du vieillissement de la population. Le Cedefop prévoit la disparition de 1,5 millions d’emplois de secrétariat et d’administration, et de 2 millions d’emplois d’ouvriers manuels d’ici 2020.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=faire-des-etudes-a-t-il-encore-un-sens&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 31/03/2012

Les poissons d'avril de cette année
http://www.lesoir.be/actualite/vie_du_net/2012-04-01/tous-les-poissons-d-avril-906255.php

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2012

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L'histoire de la Banque de France par Henri Guillemin
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6jIrpNCzA-s#!

Écrit par : L'enfoiré | 07/04/2012

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Deux tabous antagonistes:

Faut-il craindre la montée de l'Islam en Belgique ?

Le 7 mars dernier, une mosquée est incendiée à Anderlecht. La Communauté musulmane est touchée en plein cœur. Que se passe-t-il à Anderlecht, à Molenbeek, à Schaerbeek, là où les populations maghrébines sont très importantes ? La haine est-elle attisée par des imams indélicats dans des mosquées ? Et les belges de souche ? Comment perçoivent-ils cet Islam parfois tant décrié ? A Liège et à Verviers, les mosquées sont également en expansion. Comment la situation y est-elle gérée ? Et les politiques, ont-ils une solution miracle ? Bref, les musulmans de Belgique sont-ils vraiment bien intégrés ? Enquête sur l'Islam en Belgique.


Marine Le Pen, l'héritière ?

Candidate à la présidence de la République, Marine Le Pen est l'un des nouveaux visages de la vie politique française. Elle se dit différente de son père Jean-Marie, le fondateur du Front National, un parti auquel elle tente de redorer le blason en vantant « l’État fort » et la « laïcité ». Le FN est-il pour autant devenu un parti classique ? Ses dérapages racistes ou antisémites font-ils définitivement partie du passé ? L'enquête de Caroline Fourest décode le discours et les méthodes de Marine Le Pen, une candidate que les sondages français annoncent très bien placée dans la prochaine course à la présidence.

http://www.rtbf.be/laune/programme-tv/detail_questions-a-la-une?uid=116515799668&idshedule=596036920a6f1736f8a30839a549c83f

Écrit par : L'enfoiré | 12/04/2012

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'Il est temps de se débarrasser des étiquettes religieuses'

On croirait presque que les Musulmans contrôlent vraiment le monde, affirme Simon Kuper dans le Financial Times. En France, Sarkozy a utilisé les meurtres de Toulouse pour exploiter le sentiment anti-musulman à des fins électorales. Aux États-Unis, le candidat républicain à la présidence Newt Gingrich a évoqué une loi de la charia qui s’imposerait aux États Unis au moyen d’un « Djihad furtif ».
Les mots «Islam» et «musulman» sont très utilisés aujourd'hui, quoiqu’ils ont été presque complètement vidés de leur sens en Occident. Les attaques terroristes du 11 Septembre 2001 ont révélé les « Musulmans » au monde occidental. L'origine ethnique, la classe sociale ou toute autre distinction n’ont plus d'importance, et sous le vocable « musulman », on englobe des gens qui ne fréquentent même pas les mosquées. Depuis le 11/9, « l’Islam » explique tout, des émeutes en France à Saddam Hussein.
Lorsque les politiciens, les médias et les chercheurs rappellent aux Musulmans qu’ils sont musulmans, et que c’est la caractéristique primordiale de leur identité, ces gens se mettent à penser à eux comme « Musulmans », et à se différencier des autres. Pourtant, l’identité est multiple, et elle ne saurait se résumer à l’appartenance à un groupe religieux. Tout ce que les Musulmans du monde ont en commun, c’est un livre rédigé il y a 1400 ans de cela.
« L'Islam » ne peut pas expliquer le monde, et Kuper rappelle que Marx avait expliqué que les gens agissaient en fonction de motifs économiques. Nous pourrions peut-être plutôt comprendre que les Musulmans de l’Occident sont des immigrants, qui ont des problèmes spécifiques d’immigrants, tels que des taux de chômage élevés. Mais les immigrants catholiques originaires d’Afrique partagent aussi ces problèmes.
Marteler les mots «Islam» et «musulman» est dérangeant et inapproprié. Les grandes personnalités ne sont jamais désignées par leur appartenance à un groupe religieux. On ne parle pas de David Cameron le Premier ministre anglican, ou de Paul Simon, le chanteur juif. Ces mots d’Islam et de Musulman portent le lourd fardeau d’évoquer Oussama Ben Laden. Lorsqu’un politicien évoque ces deux mots, c’est qu’il cherche à exploiter cette confusion, et que, quelque part, il ne comprend pas ce qui se passe dans son pays, conclut Kuper.


Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=il-est-temps-de-se-debarrasser-des-etiquettes-religieuses&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 12/04/2012

Voilà un qui se réveille.

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-03/l-attaque-de-bart-de-wever-aux-medias-913441.php

Un commentaire :
ben sa cure d'amaigrissement ne lui réussi pas

Écrit par : L'enfoiré | 03/05/2012

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Comment encourager les gens à changer d'avis et à se ranger au vôtre ??

C’est d’autant plus difficile que nous avons une tendance instinctive à résister à ce que les autres veulent nous imposer, spécialement si le message ne nous concerne pas vraiment et que nous n’y accordons pas vraiment d’importance.
Pour changer l’avis des autres, il faudrait être capable de leur faire générer des arguments qui ont une résonnance personnelle pour eux. Ce n’est pas aussi fou que ça en a l’air, et en fait, nous en avons des exemples dans la vie quotidienne :
- Lorsque les parents qui veulent obtenir un changement de comportement de leur enfant lui demandent d’expliquer pourquoi « c’est mal » ;
- Lorsqu’on nous demande de participer à un jeu de rôle, on nous demande d’adopter des attitudes et des valeurs qui ne sont pas forcément les nôtres ;
- Lorsque nous voulons changer notre comportement, par exemple, manger de façon plus équilibrée, nous essayons de nous convaincre que finalement, nous ne sommes pas si attachés que cela à cette friandise.
L’auto-persuasion est donc une pratique assez commune. Mais marche-t-elle réellement ?
Deux chercheurs, Janis et King, ont voulu répondre à cette question au cours d’une expérimentation qu’ils ont menée en 1954. Ils ont demandé à des participants de donner un discours pendant que d’autres les écoutaient. Puis ils devaient échanger les rôles, et c’était au tour de certains des participants de l’audience de donner eux-mêmes un discours sur un sujet différent.
Ce qui est apparu, c’est qu’en général, les gens étaient plus convaincus par le discours lorsqu’ils le donnaient eux-mêmes, que lorsqu’ils l’écoutaient passivement. Cela suggère que notre conviction est plus profonde lorsque nous fournissons nous-mêmes les arguments, même si ce n’est pas exactement conforme à notre point de vue propre.
Les effets de ce phénomène ont été observés auprès de fumeurs : au cours d’une étude, des fumeurs étaient plus convaincus qu’ils devaient arrêter de fumer lorsqu’on leur demandait de parler de la tabagie de façon négative, plutôt que d’écouter passivement ce type de messages. De même, il agit sur la confiance en soi : lorsque l’on demande aux gens de se présenter aux autres d’une manière qui exprime de la confiance en soi, ils ressentent plus de confiance en eux-mêmes que d’habitude.
Nous savons tous quels sont les arguments qui parviennent à nous convaincre, et nous avons donc un talent naturel pour nous persuader nous-mêmes, et c’est ce qui explique ce phénomène.
Si vous voulez donc persuader quelqu’un de quelque chose, vous devez demander à cette personne de mettre son attitude de côté et essayer d’obtenir qu’elle fournisse ses propres arguments pour le point de vue que vous souhaitez la voir adopter.

Source : http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=comment-encourager-les-gens-a-changer-davis&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2012

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Paul Jorion quitte le navire.
Il part donner des cours à VUB en anglais.
Est-ce de cela qu'il va parler?
http://palim-psao.over-blog.fr/article-pourquoi-etudier-la-shoah-aujourd-hui-53221153.html

Écrit par : L'enfoiré | 08/08/2012

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Ce n'est pas moins de populisme qui est souhaitable, mais plus, au contraire...

Les partis eurosceptiques qui réclament des restrictions en matière d’entrée sur le territoire, un plus grand contrôle des versements de bénéfices sociaux et une limitation des pouvoirs de l’UE gagnent de plus en plus de terrain en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en France, indique un sondage Harris commandé par le Financial Times.
Les politiciens des partis traditionnels sont souvent tentés de taxer ces partis qui montent en puissance de populisme. Mais pour Massimo Nava, le correspondant à Paris du quotidien italien Corriere della Sera, c’est une erreur, parce que ce faisant, ils négligent les préoccupations légitimes de leurs concitoyens en matière d’auto-détermination, ou de défense des intérêts nationaux :
« Les sujets qui mobilisent de grandes parties de la population ne doivent pas être écartés en leur donnant une qualification méprisante, élitiste et intellectuelle. Les appels à la sécurité, à l’implication dans les questions nationales et européennes, pour une justice fiscale, pour le contrôle des entrées de réfugiés et pour le respect des traditions nationales et des cultures, n’ont aucun rapport avec le populisme. De même, défendre les intérêts du peuple vis-à-vis d’un modèle européen qui les a déçus n’en est pas non plus.
La menace de populisme se renforce lorsque les gouvernements concentrent leurs pouvoirs sur l’exclusion de minorités, plutôt que de privilégier le dialogue. Lorsqu’ils font croire qu’ils accorderont de soit disant cadeaux fiscaux. Lorsqu’ils rejettent les responsabilités sur les autres et qu’ils critiquent l’Europe pour des problèmes nationaux. Et lorsque l’ordre public devient la seule ligne de conduite dans une société qui est devenue multiethnique ».

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=ce-nest-pas-moins-de-populisme-qui-est-souhaitable-mais-plus-au-contraire&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2013

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