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26/05/2005

Mais oui, c'est vrai !

La vérité n'est peut-être pas immuable. Les contres vérités doivent être appuyées pas des raisonnements impartiaux, sains et vérifiables pour se faire accepter.  

Que de fois n’avons-nous pas entendu ou utilisé nous-mêmes cette formule face à un interlocuteur qui ne veut décidément pas entrer dans notre raisonnement (surtout, rappelez-moi de ne pas parler de cet article à ma douce moitié).

Ayant un caractère assez entier, mes idées sont bien arrêtées et je les défends avec vigueur et conviction. Si la rumeur entre dans le jeu de mon apprentissage, j’essaie de la recouper avec d’autres informations pour en dénicher les controverses et les vérités.


Convaincu d'une erreur de jugement, je n’ai pourtant aucun remord ni scrupule à modifier ma pensée face à une autre vision des choses mieux ficelée ou plus vérifiée.
Accepter que l’on s’est trompé est le début de la sagesse.

Mais, de là à renier l’évidence et les connaissances de la Science prouvées par de multiples expériences concluantes, il y a une ligne à ne pas franchir.
La Science ne se nourrit pas de dogmes non vérifiés. C’est ce qu’elle se targue de faire dans la plupart des cas.

Pourtant, il y a quelques années, la revue prestigieuse « Nature » s’était fait berné par le goût de sensationnalisme d’un scientifique, qui avec fougue et tromperie, démontrait la "mémoire de l’eau". Si la supercherie a passé la première manche des critiques, elle n’a heureusement pas franchi le poteau d’arrivée et un démenti flagrant remettait de l’ordre dans l’enceinte protégée de la Science.

Je me souviens qu’à l’école, certains théorèmes se démontraient par l’absurde.
Cela ne manquait pas de me faire sourire, même si les fondements de cette manière de recherche de preuves pouvaient parfaitement se comprendre.

Dans toutes les époques, certains se sont évertué à refuser les vérités les plus évidentes et les mieux justifiées parce qu’elles dérangeaient tout simplement.

"Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre."



Galilée, pour sauver sa peau, a bien du se rétracter dans sa déclaration que la terre était ronde face à l’obscurantisme de la pensée religieuse de l’époque.

Dernièrement au Kansas, le darwinisme et la théorie de l’évolution des espèces (1859) étaient mis à mal dans un procès dont les Américains ont le secret.
Un tribunal devait décider comment enseigner l’apparition de la vie sur terre aux écoliers de cet Etat.
Charles Darwin en était le principal accusé par son essai « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle ». Dans ce pays de liberté où toutes pensées abolitionnistes peuvent voir le jour, des associations se réclament du créationnisme en proclamant que l’apparition de la vie terrestre est le fruit d’un dessein intentionnel et non de l’évolution aléatoire des espèces.

Creationisme US (1)
Creationisme US (2)

Le conflit est clair, c’est ‘Science’ contre ‘Religion’.
Adam et Eve reviennent à l’avant scène.
Les découvertes, les mieux défendues par les preuves incontestables, sont remises en question.
Déjà, en 1925, le Tennessee avait condamné un enseignant des thèses darwinistes.

Voici deux citations qui, bien qu’un peu trop virulentes à mon goût, peuvent s'expliquer par l’idéologie de leurs auteurs:

« L'homme politique qui a besoin de secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'état. » [ Mustapha Kémal Atatürk (1881-1938) dans La cliente ]

 

« Du moment où une religion demande secours à la philosophie, sa ruine est inévitable. ... La religion, comme toute espèce d'absolutisme, ne doit point se justifier. » [ Heinrich Heine (1797-1856) dans De l'Allemagne



Un site internet parle beaucoup mieux que je ne pourrais le faire du Créationnisme et je vous conseille vivement d’y aller jeter un coup d’œil :
Réflexions sur le créationisme

L’Holocauste n’a jamais existé selon certains groupes que l’on classe dans les négationnistes et cela malgré toutes les photos, les témoignages des rescapés des camps de la mort. Cela les arrange dans le développement de leurs idées scabreuses.

Rejeter les progrès, les découvertes et les inventions que les générations successives nous ont légué, c’est accepter la cristallisation d’un esprit incapable de voir le chemin devant lui et de se voir un jour dépassé par une espèce plus futé que la nôtre.

Le raisonnement suit un cheminement par récurrence et, si à chaque étape, les contrôles objectifs et non partisans sont à la base du passage à l'étape suivante, notre savoir a des chances de progresser.

« Le nihilisme est l'expérience de l'absurde», décrite par Albert Camus dans "l'homme révolté".


Sans base de savoir sur laquelle s’appuyer, pas de nouveau développement possible.

Avec son aide, la connaissance pourra prospérer. Rappelons Gabin qui avec le recul de l'âge chantait : Maintenant, je sais, qu'on ne sait jamais.

Accepter le monde qui change avec ses concepts démontrés, controversés, corrigés est la seule alternative.

L'enfoiré,

Mise à jour: Ce 14 avril 2008, c'est reparti "Quand Darwin dérange"

Images

Commentaires

Par pitié, virez-moi cette horrible photo de vous. C'est une torture à chaque fois que j'essaye de vous lire. Vous dites pourtant des choses relativement intéressantes. Mais cette photo de businessman philosophe... C'est au-dessus de mes forces. On dirait un homme politique de droite.

Écrit par : benoît | 01/06/2005

Lenfoiré:
Là, j'ai ri et j'ai compris, haut et fort !
Je cherche... J'aime la photo, c'est une de mes passion. Le problème, c'est qu'il faut se faire photographier par quelqu'un d'autre. Presser sur le bouton est une affaire de doigté.
Si je trouve mieux, vous n'aurez plus à vous torturer bien longtemps. Sinon 'Calimero' pourrait faire l'affaire.
Le mot "relativement" était un peu moins apprécié, c'est sûr. Mais soyons humbles, voyons.

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2005

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