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22/04/2017

Irrésistible printemps

WP_20170422_17_36_50_Pro.jpgDu printemps chez moi, j'en ai déjà parlé.

Qu'est-ce qui nous fait penser au printemps?

Il y a quelque chose d'évident: la nature se réveille et les cerisiers en fleurs du Japon émerveillent.

"La cerisaie au printemps", un billet écrit le 12 avril 2012 dans la même situation à la veille d'élections françaises avec une température qui alors, plafonnait à 8°C.  

Cinq ans en plus, déjà... 

Le 9 avril dernier, ce fut la journée la plus chaude depuis 1901, année qui marque le début des observations.

150.000 touristes étaient à la Côte.

J'ai repris quelques photos...

Pourquoi ne pas en reparler avec une extension au sujet de la vie au Japon?


22,8º ont été recensés à Uccle, ce qui correspond à un nouveau record journalier.

Je lisais dans la presse « C’était un week-end super pour les vacances de Pâques, qui avaient déjà bien commencé. Les gens aiment venir ici pour recharger leurs batteries. La Côte est une destination logique qui dégage un sentiment de vacances. L’interdiction de baignade n’a pas empêché la foule de venir à la mer. Il y a quantité d’autres choses à faire. »

Les batteries ont tellement été rechargées que les circuits ont sauté.  

Si les hôtels ont enregistré des taux d’occupation de 80% avec de nombreuses réservations de dernière minute au cours du week-end, pour s'y rendre, l'idée de prendre le train venait à l'esprit. 

C'est alors que... pour 2000 personnes bloquées dans un train a commencé un cauchemar lors du retour chaotique de la mer.

Un commentaire disait : "Faut être fou pour prendre le train ces jours-là... Garanti chaque année que des personnes sont bloquées. Au rythme où ceux-ci se multiplient, il faudrait peut-être installer des "pare-buffles" sur les locos, comme au Far West..".

Thomas Gunzig, à bord de sa voiture, a aussi profité du beau temps d'une manière qui frisait la pitiépodcast.
 
Je ne me suis pas laissé entraîné par la foule...
 
Je suis resté là dans la nature loin de la foule. Je suis retourné voir les cerisiers du Japon là où ils abondent en ville.
A part quelques personnes qui se rassemblent pour les dessiner ou les peindre, les cerisiers n'émeuvent plus beaucoup de personnes chez nous. On passe à côté sans les voir.
 
Plus d'inquiétude, lors du weekend de Pâques suivant pour la chaleur. 
Le diction "Noël au balcon, Pâques au tison" était bien de rigueur.
Une chute de plus de 15°C au thermomètre avec un ciel de plomb en prime.
Rien de vraiment changé pour ce weekend-ci.

 Bruxelles, 9 avril 2017,

rue des Cerisiers et

au quartier de cerisaies (cliquez sur l'image):

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 Le "Hanami" des "Sakuras"
Ils sont là bien avant la chanson du "temps des cerises".

0.jpgÉphémère expression de tendresse en blanc et rose, la fleur du cerisier est un miracle qui ne dure qu'une semaine, mais cette semaine est une fête et son éclosion provoque une poussée de fièvre passionnée de pèlerinages.

Elle accompagne cette période de rêves qui transportent les sens dans un amour de la nature et de l'idéal inspiré par l'existence pour y puiser force et espoir. 

D’Okinawa à Hokkaido, on surveille fébrilement la météo qui annonce la floraison des arbres et le lancement de la saison. Aux premiers signes du printemps, on installe des nappes dans les parcs pour festoyer sous les bourgeons qui éclosent en de fines fleurs roses.

Si un pétale tombe dans un verre, trinquez de plus belle, ce n’est que le signe de la chance à venir !

Le charme se poursuit par les récitations de poèmes à la gloire du cerisier pour (trans)porter l'âme du Japon.

En cas d'horoscope défavorable, le Japonais note les prédilections sur des rubans de papier qu'il fixe sur l'arbre dans l'espoir que celui-ci changera les augures funestes.

Deux cents espèces fleurissent de mars dans le sud du Japon à mai dans le nord.

Sur l'île de Honshu, les pentes du mont Yoshino, 200.000 cerisiers accueillent les visiteurs.

On appelle cette période de la floraison des des "sakuras" (cerisiers),  "Hanami".

Les geishas la fête au théâtre Kaburenjo de Kyoto.

A Tokyo, dans le parc Ueno, la fête dure sept jours avec déjeuné sur l'herbe en kimono et éventail de cérémonie accompagnée de mélodie monotones et lancinantes. 

Nature et méditation s'associent à la contemplation de cette orgie florale.

Cette coutume a été instaurée au 8e siècle, alors que le hanami correspondait à l’époque de la plantation du riz.

Les paysans déposaient des offrandes aux pieds des arbres et buvaient du saké, priant pour que les riches récoltes soient au rendez-vous.

Un siècle plus tard, la cour impériale de Kyoto reprenait cette tradition, en ajoutant aux sakés les plus fins des mets raffinés, qu’elle dégustait en déclamant des poèmes.

Les samouraïs suivirent et enfin le peuple adopta ce rituel pour devenir une tradition nationale à partir du 17e siècle.

 Mais, il n'y a pas que les cerisiers qui font la tradition japonaise... 

Le bonsaï

0.jpgAu Japon, l'essentiel, c'est l'espace devenu rare dans les villes civilisées où les appartements, les maisons, les restaurants, les haïkus limités à 17 syllabes sont petits..

Les arbres naturels y prennent trop de place et le bonsaï permet de répondre à ce besoin de modestie et à cette limitation.

La simplicité célébrées dans ses proportions se retrouvent dans l'esthétisme de leur politesse.2.jpg  

Banzai, voilà un faux-poivrier acquis pour mes noces de vermeil--->>> 

L'arbre nain va de 6 cms à 1,5 m de hauteur en atteignant plus de 500 ans.

Parfois, l'un d'eux fait exception par sa longévité et la patience de ceux qui l'entretient.

Planté en 1625, le pin blanc appartenant alors à la famille Yamaki, installée à Hiroshima au Japon, est un témoin de l’histoire humaine.

En effet, il fait partie des rares survivants de l’horreur qui a frappé le pays 6 août 1945.

Aujourd’hui installé à Washington dans la National Bonsaï Fondation, l’arbre est un témoin de la guerre devenu un symbole de paix et d’espoir.

 

Photos de bonsaïs à l'expo 2000 à Bruxelles (en un clic sur l'image)

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Le Japon est une île à l'esprit conquérant, peut-être, une histoire de Shoguns, de Samouraïs, mais un pays très secret, avec les arts martiaux comme défense et le hara-kiri comme sanction et un empereur comme dieu sur terre..

Tout est tradition même dans les relations d'affaires.

La discipline reste la règle de conduite contre vents et marées.

Confronté avec le modernisme de la vie actuelle, il s'en accommode comme d'une vertu.

La vie politique du paye est émaillé

La vie politique a longtemps été dominée après la fin de l’occupation américaine par le Parti libéral-démocrate (PLD).

Le premier ministre actuel, Shinzō Abe, est le 63ème depuis .

Un budget et des dettes par rapport à son PIB qui atteignent un record et pourtant se tire d'affaire admirablement. Une dette de 9.266 milliards d’euros représentant 236,4% du PIB. Mais cela ne semble pas trop poser de problème au gouvernement parce qu'elle est détenue principalement par les Japonais eux-mêmes. L'archipel est donc à l'abri d'un scénario catastrophe, d'autant que les bons d'État ont un des taux d'intérêt proches de 0%. Le Japon n'emprunte pas à l'étranger, dispose de beaucoup de liquidités et est même l'un des plus gros contributeurs du FMI et de la Banque mondiale. Cette dette qui n'en est pas moins colossale est le résultat des plans de soutien massifs lancés par le gouvernement après l'éclatement de la bulle financière au début des années 1990.

Le Japonais est quoi qu'on dise, très différent du monde occidental.

0.jpgCelui-ci a la réputation de ne jamais être content de son gouvernement comme on vient de le voir dans le billet de la semaine précédente. 

Au Japon, un gouvernement qui ne portent pas ses fruits, est remplacé sans attendre une échéance électorale.

"Le Soleil Levant, un soleil du rouge au noir?", écrivais-je en 2008.

Avec plus de 1500 tremblements de terre par an, la sécurité est le point principal du Japon.

Les populations sont préparées pour réagir à toutes les catastrophes...

Enfin presque.. Les impondérables apportent toujours des surprises.

Le tsunami a généréé une catastrophe nucléaire en 2011. 

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Le cercle rouge de son drapeau peut virer au noir, mais la philosophie particulière de  vie à la japonaise vient à la rescousse.

"C'est le le pays le plus sûr", disait ce billet

  1. Le vol est un phénomène très rare et on entend rarement ou jamais parler de violence physique à l’égard des touristes. Il existe cependant une organisation de crime organisé, ‘nommée ‘Yakuza’, mais le touriste y sera rarement confronté.
  2. Le pays est économiquement très homogène. La population aussi vu que l''immigration est très faible. L’inégalité salariale y est très limitée en comparaison avec les Etats-Unis, par exemple, ce qui tempère les sentiments d’envie et de jalousie. Les PDG ne s’octroient pas de bonus colossaux lorsque l’entreprise se trouve en difficulté. 
  3. Le collectif a toujours priorité sur l’individuel. Le conformisme permet plus d’harmonie à l’école, sur le lieu de travail ou en en cas de catastrophe nucléaire de Fukushima.
  4. La peur d’enfreindre les règles, c'est se soumettre aux normes sociales pour être toléré par l'entourage et se plier à de sincères excuses exprimées qui ont fait du tort.
  5. Les armes sont interdites
  6. Pas de religion reliée à l'homme. Le shintoïsme se réfère à la nature dans un mélange entre animisme, chamanisme et culte des ancêtres. Seulement 2% de chrétiens.
  7. Une harmonie trouvée en reliant le passé à la modernité.
  8. Le pays du numérique et des robots se baignent dans les images de Manga.
  9. Une homogénéité de population trouvée avec peu d'immigration  

 

Pourtant d'après l'article "Le Japon vit un cauchemar démographique. Un type de société dont les contours n’ont été envisagés que dans la science fiction”,  la situation donne des signes édifiants sur une situation moins idyllique.

En 2015, le Japon comptait 127 millions d’habitants.

Tokio est la ville la plus peuplée dans le monde avec 13,7 millions d'habitants et 6.220 habitants par km2.

En 2065, il n’en aura plus que 88 millions dans le pays, soit une baisse de 39 millions en 50 ans.

Le taux de natalité du Japon oscille entre 1,35 et 1,44 enfants par femme, très en deçà des 2,07 enfants théoriquement nécessaires pour assurer le remplacement de la population, et donc, son maintien.0.jpg

Près de 4 Japonais sur 10 auront plus de 65 ans, contre un quart aujourd’hui.

La dystopie de P.D. James, « Les Fils de l’Homme », dans laquelle l’auteure imagine un monde dans lequel l’infertilité progressive des hommes a conduit les femmes à promener des poupées dans des landaus, et où les rares enfants sont agressifs et antisociaux.

Le pays connait aussi l’un des plus forts taux de suicide du monde développé.

On assiste à l’apparition de phénomènes tout à fait spécifiques.

Il est par exemple possible de louer des « membres de la famille » pour s’en faire accompagner au mariage de ses amis et l’industrie des robots de compagnie y est très florissante. 

  • Entre 1998 et 2008, le nombre de maisons abandonnées à Tokyo a augmenté de 60 % pour atteindre  190 000. A Osaka, il a augmenté de 70 %, et on dénombrait à 180 000. Il n’y a tout simplement pas assez de gens pour peupler ne serait ce que quelques-unes des 7,57 millions de maisons vides.
  • En 2012, les ventes de couches pour personnes âgées ont dépassé celles des couches pour les nouveau-nés.
  • En 2015, le pays comptait tant de centenaires que le gouvernement a décidé de renoncer à leur remettre un cadeau traditionnel – un “sakazuki”, un vase d’argent d’une valeur de ¥ 8,000, ou 60 euros – lorsqu’ils franchissent ce jalon de l’existence, et de le remplacer par un article moins coûteux. La population toujours vieillissante du Japon impose une charge supplémentaire sur le budget japonais déjà surchargé.

Bien que le vieillissement semble être un problème quasiment insurmontable pour nous, il n’est tout simplement pas comparable à ce qui attend le Japon".

La Belge Amélie Nothomb a très bien connu le Japon.

Les différences de perception de la vie publique au bureau avec son implacable rigueur de l'autorité d'entreprise et dans le privé des codes de conduite qui gouvernent la vie sociale, se retrouvent dans quatre de ses romans:

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Le Japon des châteaux et des voyages dans la nature shintoïste

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"Chronique japonaises" de Nicolas Bouvier, "Le Japon face à l'Occident" de Endymion Wilkinson apportent des compléments.

Débarquer au Japon, c'est avec souvent avec la tête pleine de clichés.

0.jpgLes illusions volent en éclat après quelques heures en passant la nuit dans un "ryokan", en prenant un bain dans un "onsen", en se restaurant de "sashimi" avec "ramen", en buvant du "sake" et en chantant un "karaoke" sur des airs de "J-pop" du "Kyo Sakamoto" et de "Morning  Musume". 

Se prendre pour un samouraï, c'est au château fort de "Himeji-jo" après avoir vu le film "Les sept Samuraïs" de Kurosawa.

Tout cela est un grand classique de cette société japonaise très policé dans laquelle la tradition et la modernité coexistent harmonieusement. 

L'"Association of Japanese Institutes of Strategic Studies" rappelle que le protectionnisme peut maintenir l’emploi et ainsi protéger les travailleurs pendant un certain temps, la restriction des échanges entravera la croissance économique à moyen et à long terme, entraînant la chute des emplois et la souffrance des travailleurs.

Notre Premier, Charles Michel avait été en 2015 au Japon pour jouer le représentant de commerce.

La Belgique arrive au sixième rang des pays le plus mondialisé en matière économique et sociale et troisième au niveau politique.

La comparaison avec le Japon n'est pas tellement difficile à réaliser.

La superficie du Japon peut contenir dix Belgique et dix fois autant d'habitants entre 350 et 360 habitants par km2.0.jpg

Le Japon fait sa troisième révolution culturelles avec les robots et malgré cela, le taux de chômage ne dépasse pas les 3% alors qu'en Belgique, il atteint 8,5%.

L’article 8 de la loi sur le travail à temps partiel définit l'emploi à plein temps comme un emploi permanent, dont le contenu et la localisation peuvent changer. Cela implique une absence de limite en matière de tâches, de nombre d’heures et les employés deviennent membres de la « communauté » que constitue leur entreprise. Ils ont peu de risque d'être licenciés. C'est pourquoi l'on parle d'emploi à vie (終身雇用, shūshinkoyō).

1.jpgEn conséquence, au lieu de rechercher des travailleurs ayant des qualifications précises, les entreprises japonaises préfèrent recruter une fois par an de nombreux jeunes sortant de l'université, selon leur enthousiasme et leurs aptitudes générales via un recrutement groupé de nouveaux diplômés. De plus, ces salariés voient leur salaire augmenter avec l'âge : un principe appelé nenkō jōretsu (年功序列?) que l'on peut traduire par « principe de séniorité », soit un avancement à l'âge.

La fin du travail programmée avec les robots qui payent les retraites des seniors japonais.  

En 2013, Herman Van Rompuy publiait son deuxième recueils de haïkus. Son préféré était : «  Un vieux chien fidèle/ lent, côtoyant son vieux maître/ vieillir ensemble  »  

La ministre de la Défense, Tomomi Inada, trouble Shinzo Abe avec son nationalisme révisionniste. Membre de la Nipon Kaigi, elle veut retourner aux valeurs familiales traditionnelles avec les femmes au foyer pour éduquer les enfants. 

Rien de vraiment différent ou de nouveau sous le soleil levant ou couchant. 

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Conclusions:

"Sugoï Japan" !1.jpg

L'Occident a décidément beaucoup à apprendre dans la philosophie japonaise.

L'actualité japonaise est actuellement intense à cause du face à face avec la Corée du Nord.

0.jpgSi le nom chinois du bonsaï est "la fleur qui accueille le printemps", au Japon, l’époque du "Hanami" reste synonyme de renouveau et correspond au début de l’année fiscale et universitaire.

La relation entre le cerisier et le bonsaï est toute trouvée pour ne pas oublier que si tout est éphémère, tout renaît sans cesse au printemps resté irrésistible pour l’honorer.

Et, le premier tour des élections françaises de dimanche sous la tension du terrorisme n'y changera rien. 

C'est tellement difficile à comprendre ces élections qu'il a fallu une métaphore pour expliquer leur enjeux: une poule qui pond d'abord un œuf avec la tête de Marine Le Pen.1.jpg

Après un bref historique sur le Front national, la poule géante s’agite encore : en sort un macaron rose qui, en s’ouvrant, donne naissance à Emmanuel Macron.

Macron et « macaron » s’écrivent et se prononce exactement de la même façon en japonais, « マコロン » .  La barre au dessus du 'o', "ō" est le macron dénotant un o long. 

La poule accouche de deux poussins, qui dépasse l’ancien clivage du système gauche-droite français: Marine Le Pen à l’extrême droite et Emmanuel Macron au centre droit. 

Si Emmanuelle Macron est élu comme président français, il ne sera donc pas totalement inconnu.  

Une métaphore était claire même si elle réduit un peu le champ complet de la politique française.  

 

 

Eriofne,

 

Proverbes japonais,

  • “La vie est une bougie dans le vent.”
  • “L'absent s'éloigne chaque jour.”
  • “La vie humaine est une rosée passagère.”
  • “Apprends la sagesse dans la sottise des autres.”
  • “Sur un cerisier mort, on ne trouve pas de fleurs.”

 

1er mai 2017: Comment remettre au pas un travailleur japonais qui ne correspond pas aux désirs de l'entreprise: 
podcast

22 mai 2017: ARTE "Tokyo, cataclysmes et et renaissances"

12 février 2018: La pension à la carte pour les fonctionnaires jusqu'à 80 anspodcast

18 février 2018: Anniversaire de la bataille de Iwo Jiwapodcast

22 avril 2018: Le sexisme dans le sport national du Japon, le sumo
podcast

27 mai 2018: Le 27 Mai 68 au Japon a duré des annéespodcast

5 juillet 2018: Comment les Japonnais passent leurs vacances?podcast

 

Commentaires

Ce journal japonais fleurit lorsque vous le plantez

Si le secteur de la presse papier est en crise, de nombreux journaux tentent le tout pour le tout et innovent afin de séduire de nouveaux lecteurs. Quand la majorité des rédactions s’intéressent au numérique, d’autres vont plus loin comme Le Mainichi qui se raccroche à l’écologie et aux valeurs qu’il promeut en devenant le « premier journal fertile ».

LA TRANSFORMATION D’UN GRAND NOM DE LA PRESSE
Fondé en 1972, le Mainichi est l’un des journaux les plus importants de la presse japonaise : 5,5 millions d’exemplaires en sont vendus par jour, le plaçant parmi les plus gros tirages du pays et la société gigantesque dont il est issu compte plus de 300 bureaux et 79 entreprises associées. Durant la fin de l’année 2016, le nom Mainichi a résonné dans le monde entier après la transformation de la composition de son papier. En effet, celui que l’on présente comme le premier journal écoresponsable peut être, une fois lu, planté pour faire pousser des plantes.

DU PAPIER FERTILE, DE VOS JOURNAUX À VOS GOBELETS
Ce n’est pas la première fois qu’une telle technique est utilisée et quelques entreprises ont déjà adopté le papier ensemencé : en France, Growing Paper propose un support imprimable, composé de deux couches de papier fin, soluble dans l’eau et ne comprenant aucun chlore, entre lesquelles sont collées différentes graines. Fleurs des champs, coquelicot, salade ou myosotis peuvent être plantés en plaçant simplement le papier sur le sol avant de le recouvrir de terre et de l’arroser comme on le ferait avec des graines normales. Bloomin, Botanical Paper Works ou encore la Green Field Paper Company sont autant de sociétés qui utilisent la même méthode : ce papier représente une opportunité en or pour qui cherche un procédé écologique capable de nous aider à réduire nos déchets. En 2015, Alex Henige, un étudiant de l’Université d’État de Californie, recourait à la même technique alors qu’il recherchait une manière écologique de venir à bout des 400 millions de gobelets à cafés utilisés et jetés chaque jour dans son pays.

UN SUCCÈS POUR LE QUOTIDIEN JAPONAIS
Si l’utilisation du papier constitué de graines n’a rien de nouveau, le Mainichi a tout de même réalisé un exploit en l’utilisant comme support à ses parutions. Il s’agit de la première entreprise parvenant à distribuer un journal entièrement » plantable » et constitué d’une encre permettant la fertilisation à une telle échelle. Créé à partir de papier recyclé, il peut faire pousser des roses, des coquelicots, des mufliers et des marguerites.

Si le Mainichi a pu réussir une telle opération, c’est aussi bien parce qu’il est connu de ses lecteurs pour son positionnement écolo que grâce à l’incroyable opération de communication réalisée par Dentsu. L’agence publicitaire est parvenue à développer un concept surfant sur les valeurs écolos qui séduisent de plus en plus de japonais chaque année.

(vidéo)
http://dailygeekshow.com/mainichi-journal-fleurit-plante/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-04-22

Écrit par : L'enfoiré | 22/04/2017

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Comment remettre au pas un travailleur japonais qui ne correspond pas aux désirs de l'entreprise:

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/01/1427834226.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 01/05/2017

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Des faits surprenants sur Tokyo que vous ignorez peut-être

Sur Just One Way Ticket, Sabrina Lovino explique que visiter Tokyo est comme visiter une autre planète.
L’auteure a compilé 8 faits fascinants sur une des villes les plus étranges au monde.

1. Il y a énormément de personnes et très peu d’espace
Avec plus de 35 millions de personnes peuplant le grand Tokyo, la ville est la plus grande zone métropolitaine du monde. En outre, l’espace est très limité. La taille d’un appartement ne dépasse généralement pas plus de 15 mètres carrés. Les chambres d’hôtel sont souvent minuscules et en 2014, le groupe japonais Nine Hours offre la possibilité de dormir dans des hôtels capsules, concept unique au monde. La ville compte également des « pousseurs de train » en uniforme chargés de pousser les voyageurs dans les wagons du métro.

2. Il y a énormément de règles, chacune formulée sur un panneau
Lorsque vous arrivez à l’aéroport, un panneau avec la phrase « Bienvenue au Japon. Veuillez respecter les règles » vous accueille. Il suffit d’ouvrir les yeux, les règles sont partout, explique Lovino. « La plupart sont souvent accompagnées d’images drôles ».

3. La mode est avant-gardiste
Harajuku est un secteur du quartier de Shibuya de Tokyo, connu comme la capitale mondiale de la mode, célèbre pour sa mode de rue unique. « L’endroit est comme un immense podium en plein air », explique Lovino. Le dimanche, ce lieu est envahi par les adolescents tous vêtus selon des modes diverses. Un véritable paradis pour les photographes.

4. La ville est extrêmement propre
Tokyo est une ville dont tous les recoins sont propres. « Si je laissais tomber de la nourriture par terre, je la ramasserais et continuerais à manger. Tout est si brillant que cela semble surréaliste ». Il n’y a en outre presque pas de vandalisme. Peu de sans-abri peuplent la ville. Certains vivent toutefois sous des ponts dans des boîtes en carton propres et entretiennent des petits jardins. « Je n’ai pas vu de poubelles dans la ville. Comment Tokyo peut-elle être si propre? La réponse est que les personnes propres n’ont pas besoin de poubelles. Ou alors les Japonais emportent leurs déchets chez eux », précise l’auteure.

5. La nourriture est saine, délicieuse et bon marché
La nourriture japonaise est délicieuse. Le Japon est peut-être cher dans son ensemble mais de nombreux endroits proposent une nourriture saine et bon marché. Pour cela, vous n’êtes pas obligé de fréquenter des restaurants coûteux, il suffit de vous rendre dans des commerces locaux qui offrent des repas à 500 yens, environ 5 dollars.

6. Les personnes sont constamment en train d’utiliser leur smartphone
Les Japonais sont constamment en train de consulter leur smartphone. En outre, ils aiment particulièrement personnaliser leur téléphone mobile.

7. Les hommes passent énormément de temps à arranger leurs cheveux
« Les hommes sont en même temps les plus étranges et les plus mignons que j’ai vus », explique Lovino. Ces hommes passent leur temps à arranger leurs cheveux. Nombreux sont ceux qui ont des coiffures étranges. A Tokyo, ces hommes très beaux aux coupes originales sont nommés des « Hosts ». Ils font leur promotion sur des panneaux publicitaires et travaillent dans des bars et des discothèques en tant qu’amphitryons et les femmes japonaises paient pour passer du temps avec eux. Il ne s’agit en aucun de travailleurs sexuels. Ces hommes sont rémunérés pour sourire, complimenter les dames et leur servir des boissons.

8. Les salles de bain japonaises sont complètement différentes
Dans leur salle de bain, les Japonais utilisent de nombreux ustensiles moelleux comme par exemple, des coussins pour siège de toilettes. L’usage d’une salle de bain est aussi régi par des règles. Par exemple, chaque fois que vous rentrez dans une salle de bain, vous devez mettre dans pantoufles spéciales et une fois terminé, vous devez les enlever afin de ne pas contaminer le reste de la maison. Si vous voulez prendre une douche, vous devrez le faire en-dehors de la baignoire. Vous devez laver votre corps avec du savon et une fois bien lavé, vous pouvez utiliser la baignoire. L’eau servira également par les autres personnes du lieu. L’eau reste cependant propre car les personnes se sont lavées en premier. Les toilettes japonaises ne sont jamais dans la même pièce que la douche. Elles sont équipées d’une foule de commodités comme des sièges chauffants, des bidets, des sèche-cheveux désodorisants. Bien souvent, elles possèdent leur manuel d’emploi.

https://fr.express.live/2017/04/28/8-faits-surprenants-sur-tokyo-que-vous-ignorez-peut-etre/

Écrit par : L'enfoiré | 02/05/2017

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Le Japon rejette 99% des demandes d’asile

Au Japon, les demandeurs d’asile n’ont pratiquement pas de chances d’obtenir le statut de réfugié, rapporte l’AFP.
En 2016, ce pays n’a accepté que 28 réfugiés sur 8.203 demandes examinées par le Bureau japonais de l’immigration, soit un réfugié de plus que l’année précédente. En d’autres termes, le Japon refuse 99% des demandes d’asile.

Pour les organisations de défenses de réfugiés, les conditions appliquées par le Japon sont trop sévères.
« Au Japon, moins de 0,5% des demandeurs d’asile reçoivent une réponse positive », indique l’AFP. Le sentiment anti-réfugié augmente en Europe et aux Etats-Unis, mais au Japon, les personnes qui fuient la tyrannie ou la guerre sont confrontées à des procédures juridiques et sociales longues et complexes. Le taux d’obtention du statut de réfugié y est minime.

Réfugiés économiques
Selon le Bureau japonais de l’immigration, les candidats seraient pour la plupart issus des pays asiatiques et immigrent principalement pour des raisons économiques. Le nombre de demandes provenant de Syrie, Irak ou encore Afghanistan resterait très limité.
Selon une enquête menée par le ministère japonais de la Justice, 30% des étrangers affirment avoir été victimes de pratiques discriminatoires. 25% ont affirmé s’être vus refuser un emploi car l’employeur ne souhaitait travailler avec aucun travailleur étranger.
Selon les critiques, la politique gouvernementale actuelle ignore les besoins du pays en matière d’immigration alors que la population diminue. « Le Japon a toujours fermé la porte aux étrangers car il s’agit d’une nation insulaire qui, jusqu’à présent, avait une population assez ample. Mais ce n’est plus le cas », a déclaré Hidenori Sakanaka, ancien responsable du ministère de la Justice qui dirige aujourd’hui un groupe de réflexion pro-immigration.
La population japonaise devrait baisser à 87 millions de personnes en 2060, contre 127 millions actuellement.

https://fr.express.live/2017/05/04/japon-rejette-99-demandes-dasile/

Écrit par : L'enfoiré | 05/05/2017

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Nom commun : Faux poivrier du Japon, Jabily
Généralités
Famille : Anacardiaceae
Genre : Operculicarya
Espèce : Operculicarya decaryi

Arbre originaire de Madagascar qui peut atteindre 9 m de haut dans son habitat, à feuilles composées pennées, vert foncé et d’aspect brillant, ciré, avec des petits points clairs au bord des feuilles. Comme son faux ami, les feuilles froissées dégagent une odeur épicée très agréable.

Observations
Le Faux Poivrier apprécie un hivernage dans une pièce fraîche mais lumineuse. Il passe l’été dehors au soleil et demande un arrosage soutenu car, malgré ses origines xérophiles, il consomme beaucoup d’eau quand il est cultivé en pot.

Exposition : Soleil
Ventilation : Abrité
Hygrométrie : Humide
Plage de température : 5°C-35°C

Soins
Arrosage : Arrosage très régulier, le Faux Poivrier est gourmand en eau. Le substrat ne doit toutefois pas être détrempé en permanence (laisser sécher la surface entre deux arrosages).
S’il venait à manquer d’eau, le Faux Poivrier perd alors une bonne partie de son feuillage pour réduire sa transpiration, qu’il renouvelle rapidement une fois ses besoins à nouveau satisfaits.

Rempotage :
Substrat : Utiliser un substrat très drainant, qui autorise un arrosage régulier sans risque de stagnation, Akadama pur ou en mélange avec de la pumice et de l’écorce de pin compostée pour augmenter la rétention d’humidité.
Il ne faut pas oublier non plus que le choix du substrat dépend aussi de l’étape de culture et de la région dans laquelle l’arbre est cultivé.
Pour les débutants, un substrat composé à 100 % d’akadama sera parfait, le temps d’en apprendre un peu plus.

Fertilisation : Le Faux Poivrier a une croissance très vigoureuse et donc des besoins soutenus en fertilisation. Comme beaucoup d’essences tropicales, appliquer toute l’année un engrais au NPK équilibré, organique en boulettes pour la belle saison, puis liquide une fois rentré pour l’hiver, tout en diminuant les apports durant cette saison étant donné le ralentissement de croissance.

Taille : La taille de structure se pratique au début du printemps, vers mars-avril, avant la reprise de la croissance.
Une fois la structure primaire en place, le Faux Poivrier doit être pincé très régulièrement durant la belle saison en raison de sa croissance rapide.
Il peut également être défolié au début de l’été (fin juin) s’il est vigoureux et qu’il n’a pas été rempoté dans l’année, ce qui permet non seulement une ramification mais aussi une meilleure vision de la structure de l’arbre et facilite taille et ligature. Attention, le Faux Poivrier est une essence à feuilles composées, il faut donc couper à la base du pétiole vert plus ou moins aplati qui portent les folioles arrondies pour enlever une feuille entière (sinon ce n’est pas une défiolation mais une réduction des feuilles).

Ligature : A l’automne lorsque sa croissance se ralentit. On peut également profiter d’une défoliation pour ligaturer en début d’été. Surveiller attentivement les ligatures qui s’incrustent vite.

Attention, l’insertion des rameaux sur la branche est plutôt fragile, il est souvent préférable de ligaturer de manière lâche les rameaux encore verts dont on souhaite modifier l’angle d’insertion.

Phytosanitaire
Sensibles aux pucerons qui en raffolent (à surveiller même l’hiver en intérieur).

Esthétique
Styles : Très souple, se prête à tous les styles sauf avec bois mort (le bois se dégrade facilement).
Poteries : Choisir une poterie qui mette en valeur son feuillage vert foncé luisant, moyennement profonde étant donné sa gourmandise en eau et en nutriments.

http://www.parlonsbonsai.com/operculicarya-decaryi.html

Écrit par : L'enfoiré | 12/05/2017

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Dans GEO "L'empire de la tradition"
ce pays où le passé se conjugue au présent, avec ses artisans au savoir-faire séculaire prisé des designers, ses légumes anciens choyés comme des trésors, ou encore ses bains en plein air qui rivalisent avec les meilleurs spas…

http://www.geo.fr/en-kiosque/le-japon-a-l-honneur-dans-le-magazine-geo-de-mai-2016-n-447-161136

Écrit par : L'enfoiré | 20/05/2017

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ARTE Tokyo, cataclysmes et et renaissances"

Comment, en cent cinquante ans, la capitale du Japon, deux fois détruite, a su renaître de ses cendres pour devenir la plus grande ville au monde.
Un voyage dans le temps porté par d'époustouflantes archives.
Tokyo, aujourd'hui la plus grande agglomération au monde, avec 13,6 millions d'habitants intra-muros, et près de 43 millions au total, n'était au milieu du XIXe siècle qu'une ville modeste nommée Edo, dans un Japon encore féodal.
En 1868, l'empereur Meiji, qui a décidé d'ouvrir son pays au monde en rivalisant avec les grandes nations occidentales, entreprend de moderniser à marche forcée la "capitale de l'Est", désormais siège du pouvoir. Un siècle et demi plus tard, cette mégapole futuriste en perpétuelle évolution, sous la menace quasi permanente de failles sismiques parmi les plus actives de la planète, semble toujours tournée vers l’avenir. Un art du renouvellement en partie hérité de son histoire, car détruite à deux reprises, la ville a su à chaque fois spectaculairement renaître de ses cendres : le 1er septembre 1923, le séisme du Kanto provoque un incendie géant qui fait 105 000 morts et détruit la quasi-totalité des quartiers historiques.
Vingt ans plus tard, le 10 mars 1945, les Américains larguent sur la ville un déluge de bombes incendiaires pour forcer le Japon à capituler, tuant plus de 100 000 personnes et réduisant une seconde fois le centre à néant. L'incroyable résilience des habitants va à nouveau donner des ailes à la reconstruction.
À partir de 1955, alors que s'ouvre pour le Japon une phase d'expansion économique sans équivalent, Tokyo, centre névralgique et vitrine de cette métamorphose, connaît un essor démographique, architectural et technologique extraordinaire pour devenir la capitale mondiale de la modernité.
Les plus anciennes images filmées de Tokyo remontent à 1898, et on les doit aux frères Lumière.
Mais des premiers tramways, tractés par des chevaux, aux bambins qui jouent dans les décombres de 1945, l'essentiel des merveilleuses archives utilisées dans ce documentaire proviennent de fonds japonais. En traversant le siècle grâce à elles, et en voyant vivre et revivre à travers ses habitants cette ville à nulle autre pareille, on a souvent le sentiment que le Ozu des Gosses de Tokyo se tient derrière la caméra. Délicatement colorisées, du moins pour celles qui sont antérieures aux années 1950, ces images offrent un voyage dans le temps aussi instructif qu'émouvant.

http://www.arte.tv/fr/videos/067062-000-A/tokyo-cataclysmes-et-renaissances

https://rutube.ru/video/d3816e35c5c30ed0b124829dff45d213/

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2017

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Le digital détoxication au Japon
https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-digital-detox-au-japon?id=2227372

Écrit par : L'enfoiré | 23/06/2017

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Lumière sur le shintoïsme, la première religion du Japon

La voie des dieux ou kami-no-michi est l’appellation synthétique du shinto. Cette religion se limitant historiquement à l’archipel japonais est particulière, car elle relie le pratiquant à son pays de façon intime en plus de le lier à la nature. Les rites et les préceptes sont avant tout un moyen pour l’homme de trouver la paix dans son coeur qui lui permettra de comprendre le message des dieux. Venez découvrir l’histoire d’une religion aux diverses ramifications.
Motivé par le besoin de rectifier les inexactitudes et les divergences sur l’origine du Japon que l’on retrouvait dans le Teiki et le Kyuji, l’empereur Temmu (622 – 686) décide de définir proprement la cosmogonie de l’archipel et ordonne ainsi au conteur Hieda no Are de composer une version définitive. De ses efforts est produit le Kojiki.
Les légendes et la mythologie exposée dans ce dernier sont à l’origine du shintoïsme et on peut ainsi considérer l’ouvrage comme l’équivalent d’une Bible shinto, même s’il ne s’agit en aucun cas de l’élaboration d’un dogme. Le premier des trois rouleaux du Kojiki de la naissance des divinités comme Amaterasu et du mythe de la création du monde avec Izanagi et Izanami.
Les deux rouleaux suivants se focalisent sur l’histoire du premier empereur et de sa descendance, jusqu’à finir avec ceux plus proches de l’écrivain dans un style qui abandonne le légendaire et ressemble davantage à une chronologie historique. Comme dans toutes les civilisations, on cherchait alors à légitimiser le pouvoir à travers une filiation divine. C’est à partir de là que l’on trouve les grands tenants du shinto. Il est question d’une triple vénération : celle du Japon, c’est-à-dire l’empereur et le territoire issu d’Izanagi et Izanami, celle des ancêtres ritualisés par plusieurs rites et celle de la nature et des différents dieux de la mythologie.
Ceux qui connaissent l’histoire des différentes traditions japonaises ne seront pas surpris : la création du shintoïsme est une réaction à une cause chinoise. Le bouddhisme s’empare progressivement de la Corée et commence à se répandre au Japon. La voie des dieux de la création du Japon était donc à l’origine une façon de distinguer les préceptes des étrangers de ceux du territoire japonais.
Mais à cette époque prédatant le Kojiki, le Japon ne possède pas encore de langue propre. Ils utilisent l’écriture chinoise et importent presque tout de Chine. À noter d’ailleurs que même lorsque Hieda no Are écrit le Kojiki, il le fait dans une écriture presque entièrement chinoise, même si elle porte déjà les marques des divergences japonaises.
De là, il s’agissait de réinterpréter les tenants nationalistes du point de vue du reste des pays voisins. Les concepts au coeur de la pensée de Confucius furent rattachés au culte des ancêtres et quant à la philosophie bouddhiste qui gagnait de plus en plus de terrain, elle n’était que l’une des manifestations des dieux ou kamis apparus aux Chinois. Le bouddhisme et le shinto coexistent pendant des siècles, chacun se répartissant les tâches. Si le bouddhisme est surtout respecté pour le rapport des Japonais à la mort, les rites de la vie et de la famille, eux, étaient réservés au shintoïsme. Un équilibre qui explique cette relation atypique qu’ont même encore aujourd’hui les Japonais à la religion.
Chacun prend l’ascendant sur l’autre suivant les époques et les empereurs, le shinto redevenant dominant aux périodes de nationalisme comme durant la période de Tokugawa où les chefs militaires dirigent le pays. Durant la Seconde Guerre mondiale, c’est aussi en jouant sur la corde du nationalisme shinto que les forces militaires font de la propagande auprès des jeunes hommes. Suite à la défaite et la fin du statut divin de l’empereur, le shinto connaît de nouveau un déclin.
Cela étant dit, il reste une partie intégrante de la culture japonaise et compte encore cent millions de pratiquants au Japon, soit plus de 80 % de la population, même si beaucoup sont considérés pratiquants à partir du moment où ils ont déjà participé à un rite de la religion, chose qui est presque inévitable quoi qu’il arrive.
Le cœur du shintoïsme se divise en deux grandes parties et trouve son origine dans une relation spirituelle puissante entre l’homme et le territoire, les dieux et la nature. Suite à la venue du bouddhisme et de l’influence chinoise, le shinto est devenu le symbole du nationalisme et avec l’écriture du Kojiki qui expose la cosmogonie de la religion, cette dernière se rattache définitivement au pouvoir de l’empereur. La voie des dieux continue d’être une pierre angulaire de la culture japonaise, que cela soit dans la vie quotidienne ou dans l’art.

http://dailygeekshow.com/shintoisme-religion-japon/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2017-09-26

Écrit par : L'enfoiré | 26/09/2017

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Déclin démographique du Japon : En 2040, la superficie des terres abandonnées sera équivalente à celle de l’Autriche

Au Japon, la population diminue et le nombre de terrains ou de « maisons fantômes » en déshérence se multiplie. Dans une étude publiée le 26 octobre, un groupe de recherche privé prévient que la surface occupée par ces terres et maisons abandonnées pourrait doubler d’ici 2040, passant de 41 000 m2 à 83 000 m2, soit la surface de l’île d’Hokkaido ou de l’Autriche.
Sur les 8 millions de maisons fantômes au Japon – ou akiya -, beaucoup sont laissées vides indéfiniment. Après la mort du propriétaire du terrain ou de la maison, il est souvent difficile d’identifier l’héritier. Et sans nouveau propriétaire, les autorités locales ne peuvent pas collecter d’impôts fonciers.
Pour 2016, les pertes économiques causées par ces propriétés abandonnées représentaient 180 milliards de yens (1,36 milliards d’euros) et pourraient monter à 310 milliards de yens d’ici 2040.
Même quand des héritiers sont identifiés, ceux-ci sont souvent dans l’impossibilité de vendre, car un grand nombre de ces maisons se trouve dans des zones rurales ou dans des banlieues qui ne sont pas attractives pour les jeunes acheteurs. De plus, les Japonais sont souvent réticents à acheter une maison d’occasion.
Face à ces problèmes, le gouvernement nippon a promulgué en 2015 une loi qui autorise les autorités locales à pénaliser les propriétaires d’akiya qui ne démolissent pas ou ne remettent pas en état leurs maisons. Le gouvernement prévoit aussi d’autoriser l’utilisation des propriétés non réclamées au bout de 5 ans à des fins utiles, comme par exemple pour l’agriculture.

https://fr.express.live/2017/11/02/declin-demographique-japon-2040-superficie-terres-abandonnees-sera-equivalente-a-celle-de-lautriche/

Écrit par : L'enfoiré | 03/11/2017

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Les superstars du sumo chutent de leur piédestal

Au Japon, les lutteurs de sumo bénéficient d’un statut élevé. Sport de lutte vieux de 1.500 ans, la popularité du sumo dans l’est du pays est énorme. Lorsqu’ils se baladent dans les rues de Tokyo, les superstars du sumo sont souvent applaudies. Ces lutteurs pèsent en moyenne 150 kg et ont des doigts deux fois comme les nôtres.
Mais ces dernières années, plusieurs affaires ont entaché l’image de ce sport suprême.En 2010, l’Association japonaise de Sumo a baigné dans un scandale de paris illégaux et de liens avec le crime organisé. A l’époque, les lutteurs avaient été accusés également de consommation de drogue qu’ils commandaient par fax et par téléphone.
Cette semaine, une nouveau affaire a éclaté dans le monde du sumo. Harumafuji, le populaire yokozuna mongol (yokozuna est le rang le plus élevé que peut atteindre un lutteur de sumo) est accusé d’avoir d’avoir agressé son compatriote, le lutteur Takanoiwa, en lui fracassant une bouteille de bière sur le crane. Les deux sumos ayant ingurgité une importante quantité d’alcool en sont venus aux mains durant une tournée. Takanoiwa a dû être interné à l’hôpital pendant plusieurs jours.

La JSA préfère régler l’affaire en interne
Harumafuji, « yokozuna » à neuf reprises, a présenté ses excuses publiques et s’est finalement retiré d’un tournoi organisé cette semaine dans la ville de Fukuoka.
Habituellement, la JSA résoud ce type d’incidents en interne. En début de semaine, des responsables de la JSA ont interrogé les maître d’écurie d’Harumafuji et de Takanoiwa.
Le sumo, sport ancestral, est extrêmement hiérarchisé et les athlètes (tous célèbres au Japon) doivent avoir un comportement irréprochable sur et en-dehors du ring. Par conséquent, peu nombreux sont ceux qui se laissent aller à des commentaires sur cette affaire embarrassante.
Nobuyoshi Hakkaku, le président de la JSA, ancien « grand champion » de sumo a juste déclaré : « « Nous sommes profondément attristés pour nos fans. »

https://fr.express.live/2017/11/17/superstars-sumo-chutent-de-piedestal/

Écrit par : L'enfoiré | 20/11/2017

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Au Japon, installer “Big Brother” dans sa voiture permet de réduire de 20% les frais d’assurance

Au Japon, deux compagnies d’assurance vont offrir, à partir de janvier, de sérieuses diminutions aux automobilistes qui roulent de manière sûre. Ces diminutions d’assurances peuvent aller jusqu’à 20% par mois. La condition est que les conducteurs laissent observer à distance leur comportement au volant, 24 heures sur 24. Pour cela, un appareil de contrôle qui communique avec la compagnie d’assurance, est installé dans la voiture.
A partir de janvier, Toyota Motor et Aioi Nissan Dowa Insurance offriront ce service sur tous les modèles Lexus et sur une partie des modèles Toyota vendus au Japon. Les deux entreprises veulent principalement recueillir des données sur la vitesse, sur les accélérations et sur les freinages brutaux. Celui qui roule lentement et prudemment profitera d’une prime d’assurance adaptée et réduite, à condition qu’il fasse suffisamment de kilomètres. Le conducteur qui participe au programme peut à tout moment vérifier son score grâce à une application.
Le concept n’est pas tout à fait nouveau. Les sociétés de taxis au Japon ont recours à cette technologie pour inciter leurs chauffeurs à conduire d’une manière sûre. Il faut maintenant voir si cette offre aura du succès. Un éventuel détournement de données personnelles et la présence d’une sorte de « Big Brother » dans le véhicule effraieront sans doute beaucoup de clients potentiels.

https://fr.express.live/2017/12/13/installer-big-brother-voiture-permet-de-profiter-dune-reduction-de-20-assurance/

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2017

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“Karoshi” : au Japon, des drones vont chasser de leurs bureaux les employés qui travaillent trop tard

Durant les 4 trimestres précédent mars 2017, 191 cas de « karoshi » ont à nouveau été recensés au Japon. « Karoshi », est le terme japonais pour désigner la mort subite de cadres ou d’employés de bureau par arrêt cardiaque suite à une charge de travail ou à un stress trop important.
Selon des chiffres du gouvernement japonais, dans près d’un quart des entreprises japonaises, les travailleurs prestent plus de 80 heures de travail supplémentaire par mois.
Dans une entreprise sur 10, il serait même question de 100 heures de travail supplémentaire. Au Japon, réaliser un nombre d’heures de travail important est considéré comme une preuve d’engagement et de fidélité envers l’entreprise.
L’entreprise de sécurité Tasei espère avoir trouvé le moyen de venir à bout de ce problème. En avril 2018, la société va lancer le « T-Frend ». Il s’agit d’un drone qui survolera les bureaux le soir en émettant le chant écossais « Auld Lang Syne ». Traditionnellement, cet air est utilisé au Japon pour annoncer la fermeture d’un magasin.
Le « T-Frend » coûtera 375 euros. Il sera muni d’une petite caméra qui prend des photos et il accomplira un trajet prévu à l’avance. Les développeurs de T-Frend étudient également la possibilité d’utiliser la technologie de reconnaissance faciale afin de déterminer qui est au bureau après les heures d’ouverture ou pour savoir si un intrus est présent sur les lieux.
Jusqu’à présent, les entreprises japonaises faisaient appel à des agents de sécurité pour renvoyer les travailleurs trop zélés chez eux. Cependant, étant donné que le Japon est confronté à une pénurie importante de personnel, les agents en activité sont moins nombreux.

Harcèlement robotisé
Certains experts ont déjà critiqué ce projet. « Même si ce harcèlement robotisé oblige les travailleurs à quitter le bureau, ces derniers emmèneront le travail restant chez eux », a expliqué Scott North, professeur de sociologie à l’Université d’Osaka.
Selon North, les employeurs devraient plutôt investir dans des systèmes qui donneraient moins de travail aux employés. En outre, il faudrait mettre un terme aux compétitions qui dressent les services les uns contre les autres pour accomplir le plus de travail durant le plus petit laps de temps possible.
Le gouvernement japonais travaille à une nouvelle législation du travail qui interdirait désormais aux employeurs de faire prester à un travailleur plus de 100 heures supplémentaires par mois.

https://fr.express.live/2017/12/26/karoshi-japon-drones-chasser-de-leurs-bureaux-employes-travaillent-tard/

Écrit par : L'enfoiré | 31/12/2017

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Anniversaire de la bataille de Iwo Jiwa

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/2594608108.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 18/02/2018

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Un robot termine troisième à des élections municipales au Japon

Dans la ville de Tama, un district japonais situé dans la préfecture de Tokyo, un robot a terminé en troisième position dimanche dernier lors d'élections municipales.
Avec le slogan “Inintelligence artificielle va changer la ville de Tama”, ce robot nommé Michihito Matsuda a obtenu 4.103 voix, soit à peine 444 voix de moins que le numéro deux Takahashi Toshihiko qui a remporté 4.457 voix. Toutefois, Matsuda a terminé bien loin du vainqueur Hiroyuki Abe qui a réussi à convaincre 34.603 électeurs.
Le robot a développé un programme électoral promettant de mettre un terme à la corruption dans ce district qui compte 150.000 habitants. Matsuda a en outre promis d'offrir des chances égales à tous ainsi que d'analyser les pétitions des citoyens afin d'en filtrer les aspects positifs et négatifs. Le robot a également tenté de persuader l'électeur qu'il était un meilleur médiateur dans la gestion rationnelle des conflits entre résidents et a promis d'agir de manière juste et équilibrée.

"Les machines peuvent être plus honnêtes en politique"
Derrière cette intelligence artificielle se trouvent Tetsuzo Matsuda, vice-président de Softbank et Norio Murakami, un employé du moteur de recherche internet Google au Japon. Ces deux gourous de la technologie sont convaincus que les machines peuvent être plus honnêtes en politique.
"L'intelligence artificielle va tout changer, c'est une question de temps. Nous serons en mesure de prendre des décisions impartiales et équilibrées, de mettre en œuvre rapidement des mesures, de stocker des informations et de diriger la prochaine génération", a déclaré le robot Michihito Matsuda.
Les deux responsables de ce programme souhaitent que l'intelligence artificielle détermine les politiques en collectant les données de Tama City. "Tama New Town était la ville plus avancée du Japon il y a 40 ans et, à l'heure actuelle, le vieillissement de la population ne fera que croître, ce qui obligera à instaurer des changements importants dans l'administration actuelle. L'intelligence artificielle permettra de développer une politique clairement définie", a encore expliqué le robot.
L'élection d'un maire-robot n'est peut-être pas encore pour demain, mais la troisième place de Michihito Matsuda montre que les citoyens sont à la recherche d'alternatives pour endiguer la corruption au sein de la société.

https://fr.express.live/2018/04/19/un-robot-termine-troisieme-des-elections-municipales-au-japon?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=un_robot_termine_troisieme_a_des_elections_municipales_au_japon_johnnie_walker_developpe_son_propre_parc_a_themes_en_ecosse_larmee_americaine_developpe_une_ai_qui_allie_reconnaissance_faciale_et_imagerie_thermique&utm_term=2018-04-20

Écrit par : L'enfoiré | 20/04/2018

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Le sexisme dans le sport national du Japon, le sumo

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/2451034628.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 22/04/2018

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Ce 27 Mai 68 au Japon commençait la révolte des étudiants. Il a duré des années

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/01/1477337191.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2018

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"La « gestion des élèves » au sein des établissements scolaires japonais"
présenté par une enseignante de l'anglais dans un lycée privé de la préfecture d'Iwate.
J'ai un blog consacré à l'éducation à la japonaise et au système éducatif nippon.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-gestion-des-eleves-au-sein-des-205073

https://nemuyoake.wordpress.com/

Écrit par : L'enfoiré | 11/06/2018

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Ça y est: le Japon va accepter des migrants

D'ici à 2025, le Japon va engager plus de 500.000 travailleurs étrangers pour compenser la pénurie de main-d’œuvre dans une certain nombre de secteurs importants, a annoncé le gouvernement japonais. Selon les observateurs, il s'agit d'une étape importante pour ce pays qui a toujours fermé son marché du travail insulaire.
Cette décision fait partie de la nouvelle stratégie économique du Premier ministre Shinzo Abe. Ce projet sera présenté à la mi-juin et sera proposé au Parlement japonais en fin d'année.

Cinq secteurs
Cette mesure prévoit de pouvoir accorder un permis de travail de 5 ans aux travailleurs étrangers. Elle n'est cependant valable que pour des emplois dans cinq secteurs : agriculture, construction, hébergement, soins infirmiers et construction navale. Les candidats doivent subir un test pour prouver qu'ils ont les compétences nécessaires et qu'ils maîtrisent le japonais. Les étrangers qui ont suivi le programme de stage spécial du gouvernement japonais, seront exemptés de ce test pendant 10 ans et auront en plus la possibilité de demander un permis de travail.
"Les travailleurs étrangers doivent apporter une solution à la grave crise que connaît le marché japonais du travail", explique l'agence de presse Kyodo. "Jusqu'à présent, seules des fonctions spécialisées étaient offertes aux travailleurs étrangers. Au Japon règne toujours la crainte que l'afflux de travailleurs étrangers ne fasse augmenter la criminalité." Elle ajoute: "Au sein du parti libéral-démocrate au pouvoir également, beaucoup ont encore de telles inquiétudes. En février de cette année, le premier ministre Shinzo Abe avait fait savoir qu'il n'avait pas de programme pour ouvrir le pays aux immigrés."

Baby-boomers
Ce scepticisme à l'égard des travailleurs étrangers se traduit non seulement par l'octroi d'un permis de travail limité dans le temps, mais également par l'interdiction pour les candidats d'amener des membres de leur famille. "Les entreprises qui engagent des travailleurs étrangers, doivent en outre prévoir un programme de soutien aux travailleurs qui comprend l'aide à trouver un logement et la garantie de suivi de cours de langue", explique Kyodo.
Pour cela, les petites entreprises peuvent faire appel à une organisation qui est reconnue par le gouvernement. "L'année dernière, 1,28 millions d'étrangers travaillaient au Japon. En 2008, le Japon ne comptait qu'à peine 480.000 travailleurs étrangers. La plus grande partie de ceux-ci viennent des pays asiatiques. Avec une proportion de 29%, la Chine occupe la première place, suivie par le Vietnam (19%), les Philippines (12%), le Brésil (9%) et le Népal (5%).
La crise sur le marché du travail au Japon est surtout due aux baby-boomers qui partent massivement à la retraite. Il n'y a pas assez de jeunes pour combler les postes vacants. D'après une enquête de la Bank of Japan, les entreprise évoquent des conditions de recrutement très mauvaises depuis le début des années 90.

https://fr.express.live/2018/06/09/ca-y-est-le-japon-va-accepter-des-migrants

Écrit par : L'enfoiré | 11/06/2018

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Le Japon va accepter des migrants pour un max de 5 ans non renouvelables, et avec interdiction de faire venir leur famille. Du moins, c’est ce que j’ai entendu aux info.

Il existe déjà un visa d’apprenti et les entreprises japonaises l’utilisent pour employer de la main d’œuvre étrangère à bas prix et les exploiter.

A mon avis, c’est juste pour faire illusion de s’ouvrir à l’immigration et satisfaire les entreprises en manque de main d’œuvre (donc l’économie) sans risquer de devoir accueillir des migrants à long terme. Ils ne veulent vraiment pas de migrants économiques. Ils ont trop peur de se faire envahir.

Écrit par : nemuyoake | 13/06/2018

Au Japon, toute personne qui veut travailler a un emploi

Ces derniers temps, le Japon a réalisé d'excellentes prestations sur le plan économique. Après la crise prolongée de l'économie japonaise à la fin des années 80, quasiment tout le monde supposait en effet que le pays ne pourrait jamais se remettre de ce choc. Cependant, selon Matt O'Brien, rédacteur économique auprès du Washington Post, le Japon a réussi à remonter la pente avec brio.
Le pays a en effet réussi à récupérer largement le terrain perdu de ce qu'on a appelé la "Lost Decade" (La décennie perdue), la période de stagnation continue qui a suivi le désastre économique.

Crise
“Que nous parlions de robots, de smartphones ou de bulles immobilières, le Japon est l'endroit où le futur a lieu en premier. Et principalement, son cycle d'expansion et de ralentissement s'est produit 16 ans avant le reste du monde. La crise du Japon a été gigantesque”, explique Matt O'Brien.
"Selon Richard Koo, économiste auprès de Nomura Research Institute, le crash économique japonais a détruit 3 fois plus de richesses que ce que les États-Unis ont perdu lors de la crise de Wall Street en 1929. Il est donc déjà impressionnant que non seulement l'économie japonaise ne se soit pas complètement écroulée, mais qu'elle n'ait seulement cesser de croître que pendant quelques années."
"Bien entendu, cela s'est fait cela s'est fait au prix de beaucoup de dettes sur des projets de relance. Mais c'est néanmoins mieux que de laisser les choses mal tourner et de perdre des sommes en versant des allocations de chômage.”
"Le Japon a également agi intelligemment en limitant autant que possible le retard de son économie, ce qui lui a permis d'améliorer son retard. Pendant les années 90, le Japon a connu une croissance économique de 14% inférieure à celle des États-Unis, mais ce fossé a maintenant presque tout à fait disparu."

Les femmes
"Il faut maintenant admettre qu'il y a 15 ans - au moment où la situation a commencé à se rétablir - le Japon ne s'en est pas aussi mal sorti qu'on pensait", souligne O'Brien. “En outre, ces cinq dernières années, le pays a obtenu de meilleurs résultats que ce que chacun pouvait imaginer."
"Ce n'est pas un hasard si cette période a coïncidé avec la décision du premier ministre Shinzo Abe déprendre toutes les mesures possibles pour insuffler une vie nouvelle au pays. Il a commencé à imprimer de l'argent autant que possible pour donner au pays une chance maximum de connaître une croissance et a ensuite aider les femmes à entrer sur le marché du travail afin que tous ces projets puissent se réaliser vraiment."
"Cela a semblé un plan incroyable" affirme O'Brien. "Dans la tranche d'âge entre 25 et 45 ans, 77,6% des femmes ont actuellement un emploi. Au moment où Abe est arrivé au pouvoir, c'était un peu moins de 70%. C'est la plus grande augmentation depuis que les relevés ont commencé dans les années 80."
"En outre, dans cette tranche d'âge, l'emploi atteint un niveau record de 85,2%.Avec un taux de chômage de 2,5%, on peut dire que presque tous ceux qui veulent un emploi au Japon en ont un."

Inflation
Ceci ne veut pas dire que le Japon a réglé tous ses problèmes. "Malgré un marché du travail très restreint, les travailleurs ne se voient proposer que des augmentations de salaire très faibles pour des raisons qui restent encore très mystérieuses. Le manque d'augmentations de salaire a cependant eu pour conséquence que l'inflation n'a pas pu se maintenir à un bon niveau." "Cependant, il faut apprécier à leur valeur les réalisations du pays. Le Japon a réussi à résister à un des plus grands chocs économiques de son histoire sans laisser le chômage franchir la barre des 6%. Par la suite, un mouvement de reprise a pu être mis en œuvre."

https://fr.express.live/2018/06/12/au-japon-toute-personne-qui-veut-travailler-un-emploi?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=cest_valence_qui_accueillera_les_migrants_de_laquarius_apres_le_torpillage_apparent_du_g7_par_trump_un_g3_semble_se_constituer_au_japon_toute_personne_qui_veut_travailler_a_un_emploi&utm_term=2018-06-12

Écrit par : L'enfoiré | 13/06/2018

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Le Japon rejoint le club des destinations lassées du tourisme de masse

Le Japon semble voué à rejoindre le club des destinations lassées de la "pollution touristique", qui inclut Venise, Barcelone et Amsterdam, et qui décident de légiférer pour encadrer les activités touristiques. Airbnb en est une première victime. Les autorités japonaises ont en effet pris des mesures pour restreindre son activité, qui lui a déjà coûté des millions de dollars.
Ce jour, une nouvelle loi entre en vigueur au Japon, qui oblige les propriétaires fonciers à se faire enregistrer auprès du gouvernement avant de pouvoir légalement mettre leurs maisons à la disposition de plateformes de location de courte durée, telles qu’Airbnb. Une loi récente avait déjà restreint les minpaku, c’est à dire les locations de courte durée, à un maximum de 180 jours par an. De plus, les autorités locales ont la possibilité de réduire encore davantage cette durée.

Des touristes à la rue
Cette restriction a fait chuter de façon spectaculaire le nombre de d’hébergements proposés sur le site d’Aibnb. Alors qu’on en recensait plus de 60.000 au printemps, on en trouvait plus qu’un millier la veille de l'introduction de la loi. La procédure serait tellement fastidieuse que beaucoup de propriétaires auraient renoncé à enregistrer les hébergements qu’ils proposent.
Pire, le 1er juin, les autorités japonaises ont informé la firme qu’elle devrait annuler toutes les réservations (il y en aurait plusieurs milliers !) pour les clients qui envisageaient de séjourner dans des maisons non enregistrées entre les 15 et 19 juin. La firme a annoncé qu’elle avait mis en place un fonds de 10 millions de dollars (environ 8,6 millions d’euros) pour indemniser les victimes de ces annulations, qui se retrouvent à la rue.

Les Japonais ne sont pas préparés au tourisme de masse
Cette situation est la conséquence de la relation de plus en plus tendue entre les touristes et leurs hôtes japonais. Ces dernières années, les touristes avaient boudé le Japon, pour partie en raison des incertitudes sur le yen, mais surtout à cause de la catastrophe de Fukushima en 2011, et de la peur des radiations. Mais grâce aux campagnes publicitaires orchestrées par le gouvernement, les touristes sont revenus… et en masse.
On a recensé un record de 28,7 millions de touristes en 2017, soit une augmentation de 250% depuis 2012. Pas moins de 7 millions d’entre eux étaient des Chinois, mais les visiteurs de Corée du Sud, de Taiwan, de Hong Kong, de Thaïlande et des États-Unis ont aussi compté parmi les plus nombreux. Pour l’année 2020, durant laquelle Tokyo accueillera les Jeux Olympiques, le gouvernement table sur le chiffre de 40 millions de visiteurs. Le problème, c’est que les Japonais ne sont pas préparés à cet essor du tourisme, et pour de nombreuses personnes vivant à proximité des sites les plus emblématiques du pays, il s’agit d’une véritable nuisance. Les plaintes pour tapage nocturne, tri incorrect des ordures, ou problèmes de sécurité se sont multipliées.
Des hordes de touristes, fascinés par la culture du Japon, se ruent sur les sites où son expression est la plus typique. Ils guettent les geisha des quartiers de Kyoto pour obtenir des selfies, par exemple. “Le problème, c’est qu’ils croient que Kyoto est leur propre studio photo privé. J'ai vu des Maikos [ apprentie geisha, ndlr] fondre en larmes et repousser les gens qui voulaient prendre une photo avec elles. Elles ne sont pas là pour être exposées. C'est un environnement de travail vivant”, explique Peter
MacIntosh, un guide touristique de la ville.
La ville de Kyoto a déjà pris des mesures, et elle n'autorise plus l'hébergement privé dans les zones résidentielles qu'entre la mi-janvier et la mi-mars, une période de l'année que les touristes évitent en général.

Le Japon se protège contre l'économie du partage
Les tribulations d’Airbnb au Japon sont assez représentatives de l’approche du pays au regard de l’économie du partage, et elle explique largement pourquoi celle-ci y demeure relativement sous-développée, contrairement aux autres économies développées.
Les puissants lobbys japonais des différents secteurs dans lesquels les grandes firmes de l’économie du partage ont réussi à s’imposer, de même que la réglementation japonaise, et l’inquiétude de la population à l’égard de ses pratiques, l’ont tuée dans l’oeuf.
Le gouvernement encourage l’économie du partage, mais uniquement dans les régions rurales privées de certains services, où la location entre particuliers peut offrir une bonne alternative. Ainsi, certaines régions du Japon échappent à l’interdiction de location de voiture avec chauffeur de type Uber.

https://fr.express.live/2018/06/15/le-japon-rejoint-le-club-des-destinations-lassees-du-tourisme-de-masse?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_japon_lasse_du_tourisme_de_masse_les_economies_deurope_occidentale_ne_peuvent_plus_se_passer_des_migrants_tf1_m6_et_france_tv_lancent_leur_netflix&utm_term=2018-06-15

Écrit par : L'enfoiré | 15/06/2018

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Comment les Japonnais passent leurs vacances?

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/00/1639901465.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 05/07/2018

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Le secret japonais pour vivre plus longtemps et heureux

Le Japon est l'un des pays avec l'espérance de vie la plus longue. Mais quel est le secret des Japonais pour vivre longtemps, heureux et en bonne santé?
C'est un fait connu depuis des temps immémoriaux: le Japon est le pays où la population vit le plus longtemps. Enfin presque, l'État nippon est chaque année au coude-à-coude avec Hong Kong dans le classement mondial des pays avec la plus longue espérance de vie. Les Japonais vivent actuellement, en moyenne, jusqu'à 83,8 ans, contre 84,3 ans pour les habitants d'Hong Kong.
En plus de cette longévité remarquable, le pays détient le record du nombre de centenaires, avec près de 65.000 personnes âgées d'au moins 100 ans peuplant son territoire. Ce qui lui vaut souvent le surnom de "pays le plus vieux au monde". Mais cette situation ne risque pas de s'arranger dans le futur, puisque la démographie poursuit chaque année son déclin inquiétant.
De nombreuses études ont déjà tenté d'expliquer pourquoi les Japonais vivent aussi longtemps: l'alimentation, les taux de pollution, le niveau de richesse, les ressources naturelles, le système de soins de santé ou encore le système de pension ont notamment été pointés du doigt. Mais quelle est la réponse exacte? Quel est leur secret pour vivre aussi vieux, heureux et en bonne santé?

Des habitudes de vie saines pour une meilleure santé
Tout d'abord, selon la science, les facteurs génétiques ne semblent avoir qu’un impact limité sur l’espérance de vie. Au contraire, les modes de vie apparaissent jouer un rôle bien plus important.
Les Japonais ont, en effet, des habitudes de vie bien plus saines que les Occidentaux. Leur régime alimentaire, très diététique, est composé de moins de viande et graisses animales et de plus de poissons, riz, tofu, soja et légumes variés, le tout cuit à l'huile de colza ou d'olive. Ils boivent moins d'alcool et fument également moins. Par contre, ce sont de grands consommateurs de thé vert (et des instants relaxants qui accompagnent la boisson) et plus modérément de café. Or, les vertus sur la santé du thé comme du café ont déjà été maintes fois mises en avant par la science.
La population nippone compte, en outre, moins d'obèses et l'incidence du cancer, et d'autres maladies liées à la consommation excessive d'alcool, de tabac et de graisses saturées, y est beaucoup moins élevée que dans les pays européens. Mais l'alimentation n'est pas le seul facteur explicatif à leur longue espérance de vie.

L'ikigai, une philosophie de vie longtemps gardée secrète
Les Japonais possèdent également un secret bien gardé: l'ikigai. En japonais, "ikigai" peut se traduire par la "joie de vivre" ou "raison d'être". Mais sa signification diffère selon les régions. Sur l'île d'Okinawa, au sud du Japon, l'ikigai est considéré comme la raison, l'envie et surtout la motivation qui poussent à se lever le matin, ce qui expliquerait le nombre impressionnant de centenaires en bonne santé que compte la préfecture. Dans le reste du Japon, l'ikigai est moins perçu comme un concept philosophique en tant que tel. Les Japonais l'emploient dans la vie de tous les jours, sans forcément le prendre au sérieux.
L'ikigai trouverait ses racines dans l'époque de Heian (entre 794 et 1185). Cette motivation à se lever le matin se compose de plusieurs facteurs se situant entre l’auto-accomplissement et le bien de la communauté (que ce soit au travail ou dans la vie privée). Dan Buettner l'expliquait très bien, au cours d'une conférence TED en 2009 (voir vidéo ci-contre): l’ikigai comprend à la fois la recherche de sens et de bonheur dans sa vie personnelle et l’importance de la communauté et du groupe d’amis qui vous soutiennent dans les bons comme dans les mauvais moments. Un japonais heureux ne peut donc être une personne isolée des autres. La transmission intergénérationnelle et le rôle familial et communautaire interviennent également, puisqu'ils poussent les Japonais à pratiquer une activité physique et sociale jusqu’à un âge avancé.

Le hara hachi bu comme habitude alimentaire
Enfin, le régime alimentaire des habitants d'Okinawa, le fameux "hara hachi bu", joue un rôle évidemment prépondérant. Il s'agit d'une philosophie confucéenne qui consiste à s’arrêter de manger à 80 % de satiété, pour ne pas étirer les muscles de l'estomac (et donc vous faire enfler du ventre). Cette habitude alimentaire préconise, pour ce faire, de prendre les repas en famille et de s'autoriser plus de temps pour manger puisqu'il faut généralement attendre 20 minutes avant que le signal de satiété ne monte au cerveau.
Avant de finir votre assiette - et idéalement vers la moitié de votre repas - vous feriez mieux de poser vos couverts, prendre un moment pour écouter vos organes et vous demandez si vous avez réellement encore faim. Un bon conseil aussi est de changer toute votre vaisselle et d'opter pour des assiettes et bols plus petits, de manière encore une fois à être moins tenté par plus de quantité. C'est bien sûr totalement à l'opposé de notre culture occidentale, où nous avons appris depuis notre tendre jeunesse à toujours finir notre assiette.

L'introspection et la recherche intérieure de votre ikigai
L'ikigai est donc un tout, qui n'a rien à voir avec l'accomplissement professionnel ou le succès financier. Pour trouver votre ikigai, il faut vous adonner à l’introspection, réfléchir sur vous-même, sur ce que vous aimez et recherchez dans la vie. Il faut vous poser les bonnes questions, tout en faisant preuve de maturité et de confiance en vous. C'est toute une philosophie de vie. Cette démarche est donc souvent profonde, compliquée à mettre en oeuvre et demande surtout beaucoup de temps. De plus, gardez à l'esprit que votre ikigai peut changer au fil des années: votre but dans la vie n'étant évidemment pas le même à 18 ans qu'à 60 ans.
En somme, il faut voir l'ikigai comme le croisement où se rencontrent plusieurs sphères de la vie quotidienne: votre passion, votre vocation, votre profession et votre mission (ce dont le monde a besoin). Outre le développement personnel, la valorisation aux yeux de la communauté est très importante. Voyez donc la vie toujours avec positivité et demandez-vous chaque jour ce que vous aimez faire, ce pour quoi vous vivez et ce que vous apportez dans la société. Ce n'est que lorsque vous aurez identifié ce petit quelque chose qui vous donne l'envie de vous lever le matin que vous parviendrez à mettre plus de sens, de plaisir et donc de bonheur dans votre vie. Or, le bonheur et l'espérance de vie sont intrinsèquement liés.
Une fois votre ikigai identifié, il est fondamental de rester en harmonie avec lui à chaque étape de votre vie. Voyez cela comme si vous étiez un funambule marchant sur une corde raide (symbole de votre ikigai). Si vous ne vivez pas en synchronisation avec ce qui vous motive, alors vous tomberez de la corde et perdrez votre bonheur de vue.

https://fr.express.live/2018/07/16/le-secret-japonais-pour-vivre-plus-longtemps-et-heureux?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=trump_rencontre_poutine_que_faut_il_en_attendre_le_rechauffement_climatique_pourrait_faire_de_la_belgique_un_paradis_pour_le_vin_le_secret_japonais_pour_vivre_plus_longtemps_et_heureux&utm_term=2018-07-16

Écrit par : L'enfoiré | 16/07/2018

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L'UE et le Japon ont signé un accord commercial "historique"

Après des années de négociations, l’Union européenne et le Japon ont signé mardi à Tokyo un accord commercial historique qui éliminera presque tous les droits de douane sur les produits qu'ils s’échangent.
L’accord de libre-échange, dont les négociations ont débuté en 2013, supprime 99 % des droits de douane sur les produits japonais vendus à l'UE et 94 % de ceux qui sont imposés sur les exportations européennes vers le Japon. L’UE et le Japon ont également signé un accord reconnaissant les systèmes de protection des données de l'UE et du Japon comme étant “équivalents”.

Un tiers du PIB mondial
Selon Kazuo Kodama, l'ambassadeur du Japon auprès de l'Union européenne, il devrait permettre aux exportateurs européens d’économiser près d’un milliard d'euros de droits de douane par an. “Il créera une immense zone de libre-échange économique qui englobera 640 millions de personnes en Europe et au Japon et le PIB total combiné représentera un tiers du PIB mondial”, a-t-il précisé.
“L'UE et le Japon ont montré une détermination sans faille à guider le monde en tant que porte-drapeau du libre-échange”, a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne.

Merci M. Trump
Le président du Conseil de l'UE, Donald Tusk, l'a qualifié de “plus grand accord commercial bilatéral jamais conclu” et a affirmé qu’il “adressait un message clair” contre le protectionnisme. Les dirigeants se sont gardés de citer ouvertement le président américain Donald Trump, mais ils n’ont pas caché que l’augmentation récente des droits de douane américains, de même que le retrait américain de l’accord transpacifique, auquel le Japon participe avec l’Australie, le Mexique, le Vietnam et d'autres pays, avaient incité l'Europe et le Japon à se rapprocher. L’accord a été finalisé à la fin de l’année dernière, alors que les discussions avaient piétiné jusqu’en 2015.
La Commission a mis en place un site qui permet de visualiser quels sont les relations des États membres avec le Japon et dans quelle mesure ils profiteront de cet accord.

Les Japonais friands de nos chocolats, nos bières et nos frites congelées
On y apprend que près de 2.000 entreprises belges, à 90 % des PME, exportent vers le Japon, ce qui fait de la Belgique le 5ème plus gros partenaire commercial du Japon au sein de l’UE. Ces exportations, qui se montent à 3,3 milliards d’euros, soutiennent plus de 15.000 emplois.
Sans surprise, les Japonais sont friands de nos spécialités gastronomiques, et nous leur vendons de la bière, des chocolats, des frites congelées, mais aussi du sucre, des pièces détachées automobiles, de l’eau minérale, des pneus, des sacs à main, du papier peint et de l’huile de lin. D’un autre côté, nous importons pour 8,8 milliards d’euros de biens japonais.
Nos voisins français sont le 6ème partenaire commercial du Japon au sein de l’UE, avec 6,4 milliards d’euros d’exportations et 5,5 milliards d’euros d’importations japonaises. Les 8.000 entreprises françaises qui ont des relations avec le Japon lui exportent leurs vins, leurs fromages, leurs confitures et leurs plats préparés congelés, mais aussi du matériel de ski, des chaussures de sécurité, des airbags, des équipements pour l’industrie pétrolière, des graines de tournesol et de l’huile de poisson.
L'accord commercial devra maintenant être ratifié par les parlements européen et japonais pour entrer en vigueur l’année prochaine.

https://fr.express.live/2018/07/18/lue-et-le-japon-ont-signe-un-accord-commercial-historique?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=accord_commercial_historique_entre_lue_et_le_japon_pourquoi_les_republicains_nentreprendront_rien_contre_trump_8_competences_numeriques_a_apprendre_a_nos_enfants&utm_term=2018-07-18

Écrit par : L'enfoiré | 18/07/2018

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