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19/03/2008

Du fer en boules

Dans moins d'un mois, il y aura cinquante ans que l'Exposition 1958 ouvrait ses portes à Bruxelles et ça se fête.

L'Atomium reste un des deux seuls représentants de ces moments de joies. "Progrès et bonheur" comme fil rouge de cet événement de taille internationale.

Qu'en reste-t-il dans ce futur du 17 avril 2008 ?

Certainement pas de la petite bière?

De la nostalgie, aussi.

atomium,bruxellesJe vais, en effet, vous parler d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, oserais-je dire pour pasticher La Bohème de Charles Aznavour en l'étirant un peu dans le temps.

Ce n'est pas par assaut de nostalgies que j'aborderai cette époque. Chacune d'elles, ont eu leurs malheurs et leurs bonheurs.


L'époque de l'Expo 58 n'était peut-être pas plus rose, mais, elle voulait seulement faire une parenthèse avec comme principe de base "Bâtir un monde à dimension humaine".

La course aux armements dans le monde prenait des vacances.

La colombe se proposait de protéger les 2,8 milliards d'êtres humains de l'époque.

Le père Dominique Pire reçoit le prix Nobel de la Paix.

La fin du monde n'effleurait encore aucun esprit.

Le sentiment était, tout au contraire, que tout allait aller de mieux en mieux.

Les buts officiels dans l'exercice: doper la reconstruction, la croissance économique et aussi réunifier la Belgique.

Essayons par quelques anecdotes, quelques événements du monde d'expliquer l'euphorie de cette population belge toujours très consciente d'habiter un petit pays mais qui avait déjà une expérience dans l'inauguration de plusieurs expositions, depuis son indépendance.

Ce rassemblement de nations, aussi important, était-ce un miracle, comme on le pensait un peu?

L'Exposition universelle de 1958 ouvrait donc ses portes le 17 avril 1958.

Trois jours avant l'ouverture, un Américain avait le ticket n° 1. Il patientait devant l'entrée, pour marquer le coup et se rappeler ses heures d'attentes dans ses souvenirs les plus profonds.

A l'inauguration, 20 mille ballons prenaient leur envol.

Bruxelles "brusselait" entre les deux dates comme disait Jacques Brel.

42 millions de visiteurs allaient déambuler à pied et, aussi, en voiturettes envoyées dans les airs entre les pavillons.

Ces visiteurs découvraient le monde dans le concret pour le confronter avec leurs rêves les plus fous.

On se mettait sur son 31 avec le costume du dimanche pour aller à l'Expo.

Tous les jours, il y avait des attractions, des vedettes qu'on allait pouvoir voir de plus près et puis, aller danser le soir jusqu'aux petites heures.

Six mois plus tard, l'Expo 58 fermait ses portes dans la liesse et avec un bal gigantesque qui avait duré toute la nuit du 19 au 20 octobre.

293 hôtesses de 14 nationalités, parmi 3000 candidates, avaient été engagées pour guider visiteurs étrangers ou belges.

Pour cela, elles devaient être au top. On avait inventé le métier d’hôtesse pour l'occasion. Celles qui avaient osé prendre le soleil sur le Palais 5 recevaient la porte avec le ticket de sortie, non admises.

Le Palais 5 faisait partie du Heysel (il le fait toujours).

Il existait depuis l'exposition de 1935. Il était seulement décoré autrement pour donner plus d'éclat.

La voiture prenait de plus en plus du galon et des travaux colossaux que l'on a appelé "bruxellisation", entamèrent les fondations et la tranquillité de Bruxelles. Des boulevards, des tunnels, des autoroutes urbaines voyaient le jour pour accélérer l'accès. Construire viaducs et tunnels correspondait à des centaines d'arbres abattus sur les plus belles avenues de la capitale. Belgique encore unie, sans idée de scission avec gouvernement central et des gouverneurs de provinces comme organisation mais un Mouvement flamand renaissait. Trop français, Bruxelles? Trop chrétien aussi. Le pluralisme était tout bénéfice pour les libéraux progressistes dans ses fondements. Émancipation des femmes et des jeunes s'en est suivi. Une manifestation contre le gouvernement Van Acker, socialiste-libéral qui tomba au pied du Pacte Scolaire. L'école de l'État gratuite contre l'école catholique subsidiée. Cours de morale et de religion par choix dans une compromis à la Belge. En ces temps-là, les gouvernements se succédaient à un rythme accéléré.

Difficile d'imaginer un temps comme celui-là pour les jeunes d'aujourd'hui. Une nouvelle société de consommation sur les premiers pas de la mondialisation naissait, soutenue par un capitalisme triomphant, une grosse industrie sidérurgique, un colonialisme encore florissant.

Quelques événements du monde donnent le cadre international.

La télé n'équipait alors que moins de 10% des foyers français. Cette année-là, le 1er janvier, sortait à la RTF l'émission policière "Les Cinq dernières minutes". Au départ, un jeu qui laissait trouver à des candidats en studio le coupable d'un énigme policière. L'Inspecteur Bourel y poursuivit son chemin jusqu'en 1975. Le 31 janvier, Explorer I partait à la conquête de l'espace. Le 3 février, le traité du Benelux unissait la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg dans une politique commune sociale et financière. Le 5 mai, Mao Zedong lancait le "Grand Bond en avant". Le 12 juin, le Général de Gaulle prononça la première allocution télévisée d'un homme politique et lançait son "Je vous ai compris" à Alger. En Juillet: création de la NASA et Khrouchtchev qui allait en Chine. Le 28 octobre, Jean XXIII remplaçait Pie XII au Vatican. Le 21 décembre, de Gaulle était élu président. Le 31 décembre, c'est Fidel Castro qui se rendait maître de Cuba contre Batista.

La littérature à l'époque était féconde. Boris Paternack recevait le Nobel de la littérature.

En ce temps-là, tout semblait possible. La fin du monde, on en revenait et on voulait oublier. L'an 2000, on n'imaginait pas du tout ce que ce serait. L'industrie y était poussée par le progrès. C'était le temps du hula-hoop, du Rock 'n' Roll. Le chargeur de disques 45 tours, le distributeur de Coca Cola, le rasoir électrique, l'avion à réaction, les bas nylon étaient arrivés pour révolutionner la vie de tous les jours des hommes et des femmes. La maroquinerie Delvaux commerciale le classique "Brillant" qui existe encore de nos jours.

Dans le "poste", on entendait Elvis Presley sous les drapeaux, avec "King Creole", Buddy Holly avec "Peggy Sue", Nat King Cole et bien d'autres avec leurs rythmes endiablés.

Sur l'écran de cinéma, l'idole était James Dean. "Vertigo" d'Alfred Hitchcock, "Ascenseur pour l'échafaud" de Louis Malle et "Mon Oncle" de Tati crevaient les écrans. Le tourisme de masse commençait à dépasser les vacances à Ostende et Blankenberge. Une société de plus en plus permissive voulait se partager entre sciences et techniques.

Le prix d'entrée de l'Expo 58 était loin d'être gratuit (30Fb soit 5 euros) avec le pouvoir d'achat de l'époque mais comprenait l'accès à l'Atomium. Les abonnements jeunes ne parvenaient pas à réduire suffisamment la facture. Mais, le temps et l'argent ont toujours manqué, on y allait, donc, avec parcimonie lors de grandes occasions. Le tour en voiturettes, en pousse-pousse, sous le patronage d'hôtesses se payait la somme de 60 FB, l'équivalent d'un euro cinquante mais qui avait diablement plus de poids qu'aujourd'hui. Le sandwich au fromage: 0,25 euros.

Une bière: 0,5 euros. Madame pipi, elle demandait 0,05 euros. Le salaire s'établissait souvent bien en dessous de 150 euros par mois. Toujours de bas salaires mais, tout de même, avec une croissance de 5% par an. La population belge comptait, néanmoins, 7% de chômeurs. Des heures de travail s'élevaient souvent au dessus de 50 heures par semaine. Les prix des choses de la vie courante étaient à l'avenant, bas, peu nombreux mais on commençait à pousser à la consommation, en donnant de plus en plus de moyens. L'inflation allait prendre le relais très bientôt. On apprenait pour la première fois, ce que pouvait dire le mot "pickpocket". Ceci explique peut-être cela.

Des appareils électroménagers sortaient progressivement des usines. Tout en rondeurs en streamline. Chers et parfois totalement hors des normes de sécurité et du pratique connu aujourd'hui. Ce n'était pas encore le paradis, mais il y avait un espoir dans le futur. Le bonheur primaire, lui, sortait son bout du nez par l'annonce ressentie par la baisse des servitudes pour l'homme en général, pour la femme en particulier.

Les invitations pour 51 pays avaient été lancées de par le monde. 43 nations présentes qui allaient présenter ce qu'elles avaient de meilleur. L'Inde, la Chine, le Pakistan, l'Indonésie, la Roumanie et la Pologne avaient décliné l'invitation. Plus de 10 milliards de francs belges dont huit pour les pavillons. Un palais des Sciences qui contient des objets exposés pour un autre milliard. Un millions de mètres carrés pour l'ensemble.

La hache de la guerre froide des deux grands avait été enterrée. Les USA avait refusé d'arrêter les essais nucléaires et l'URSS annonçait l'arrêt. Les pavillons de l'URSS et des USA s'observaient à faible distance, en chien de faïence, avec le gigantisme comme liens. Pour le premier, le message principal à donner au monde était « A l'Est tout va bien ». Rassurer les occidentaux et émerveiller par des performances techniques encore très récentes dans l'espace. Pour cela, une réplique de Spoutnik I et une représentation de la capsule de la chienne Leïka, première passagère de l'espace, étaient là pour appuyer les efforts du collectivisme russe. Tout cela, sous l'oeil de Lénine qui regardait la charrue en bois de Nicolas II s'effacer par la technologie défendue par Khrouchtchev à coups de talon de chaussures à la tribune, si besoin. La propagande et les services secrets, des deux côtés, fonctionnaient à fond. On se souvenait d'une phrase que Khrouchtchev avait prononcé quelques années auparavant aux occidentaux "Nous vous enterrerons tous".

Le pavillon rond des USA, lui, allait présenter le côté « relax de l'American way of life» dans des shows perpétuels. Le visiteur était accueilli par la voix enregistrée d'Eisenhower. Ike, avait sa nouvelle machine à voter pour épater la galerie. Essais de télévision couleur avec défilés de mode, vedettes de tous horizons (Loren, Douglas, Bardo, Schneider, Delon, Elington ...), personnalités qui défilaient sur une rampe intérieure. Des cavalcades de cow-boys et d'indiens à cheval faisaient partie du show. Le Hamburger, l'apple pie et l'ice cream étaient là pour donner l'envie dans le futur. Un théâtre rond annexe faisait tourner les têtes en présentant le cinéma sur de multiples écrans apportant l'idée au visiteur qu'il se déplaçait dans le monde.

On faisait rêver. Aujourd'hui, le pavillon et le théâtre sont toujours là. Le premier en complet effritement, le second repris par la télévision flamande VRT.

Un détail, pourtant, après l'exposition: pour les indiens engagés pour les shows, personne n'avait budgétisé leur retour et ce n'est que la Belgique qui décida d'en assumer les frais. C'est aussi le seul pavillon qui est toujours en place. Laisser à l'abandon, peut-être était-ce aussi, l'habitude de mettre tout sur orbite et d'oublier ensuite...

Un pavillon d'IBM poussait les premiers pas de l'informatique devant les yeux émerveillés des visiteurs. Avec ses décimales automatiques et son tambour magnétique, une machine qui avait la taille d'une petite voiture, sortait plus ou moins instantanément les événements mondiaux de votre date de naissance et répondait, sur cartes perforées, aux questions les plus idiotes auxquelles une calculette répond instantanément aujourd'hui. Des cartes postales rédigées avec la machine électrique à boule était perçu comme un jeu. Personne ne s'intéressait de savoir si leur carte postale arrivait à destination. La surprise n'allait pas jusque la vérification.

Le Congo, toujours belge, allait essayer de démontrer aux Belges que même là-bas, on savait apprécier l'art de vivre. Pas moins de 500 Congolais entouraient les 7 pavillons dédiés au Congo. L'année "1958" était aussi, le cinquantième anniversaire de la donation du Congo à la Belgique par Léopold II. Les missionnaires exposaient les "bienfaits" qu'ils avaient inculqués chez les "nègres" pendant les nombreuses années de la colonisation. Pour appuyer cet exotisme et impressionner les esprits, on avait ressorti les animaux empaillés du pays. La décolonisation était en marche mais, encore une fois, la parenthèse était ouverte. Deux ans plus tard, l'indépendance allait changer tout cela.

L'Amérique du Sud avec le Brésil, l'Argentine et le Mexique faisaient connaitre chacun leur vaste territoire et leur production. L'Asie avec le Cambodge, le Japon, les Philippines, la Thaïlande, l'Iran et l'Irak rappelaient qu'à l'Est aussi, il y avait du nouveau.

L'Europe présentait elle, toute sa technicité. La France avec un pavillon de l'architecte Guillaume Gillet qui faisait tenir tout l'édifice en un seul point contrebalancé par une flèche énorme. Des enregistrements de douze écrivains qui lisaient leurs textes, accueillaient les visiteurs du pays des Droits de l'Homme. La Belgique présentait son "Génie Civil". Flèche en béton d'une audace inouïe qui s'élançait dans les airs avec 80 mètres en porte a faux. Les Néerlandais reproduisaient artificiellement les vagues de la mer à l'aide d'une pompe ingénieuse pour oublier leur inondation du siècle. Le pavillon de la Tchécoslovaquie fut primé, contre toute espérance, comme plus beau pavillon de l'exposition.

La Belgique Joyeuse, village-bistrot, allait sortir ses plus beaux atouts pour montrer au monde que le "petit" pays savait bien faire les choses dans l'humour et la bonne humeur. Cent hectolitres de bière allaient être consommé à l'inauguration. Tradition et typique mélangés à une gastronomie ancestrale ponctuées par des farandoles ou par des bals arrosés d'Oberbayern Lowenbrau. Et on dansait tous les jours jusqu'aux petites heures du matin. La Belgique Joyeuse, rebelote, c'était une nouvelle ponction à l'entrée: 4 euros. La trompe de l'éléphant de Côte-d'Or attirait les enfants trop contents de la distribution gratuite de bonbons et de chocolats.

Des nouveaux riches allaient à l'Expo en Tatra, en Peugeot 403 ou en Daf 600 Variomatic, première voiture à transmission automatique ou en Vespa pour aller retrouver cette ambiance et espérer rencontrer les nouvelles stars que l'on n'appelait pas encore "people". A la maison, quelques télévisions en noir et blanc, bien bombées sur les bords, permettaient de voir ces images volées grâce à la petite antenne qui trônait au salon. Autant en profiter puisque les machines libéraient un peu de temps de la femme au foyer.

atomium,bruxellesIl y avait surtout l'Atomium, cet atome de fer, le clou de l'Expo, au milieu de tous les pavillons, digne représentant de cette marche en avant. Pour père, André Waterkeyn, administrateur de Fabrimetal, il est décédé en 2005, mais son fils continue l'oeuvre du père. A l'échelle, agrandie 165 milliards de fois et haut de 102 mètres, l’Atomium était le centre de cette exposition dont le plan rappelait furieusement la vache. Il représentait aussi les neufs provinces belges avec ses neufs boules chacune d'un diamètre de 18 mètres reliées par des tubes de 29 mètres. Les ascenseurs les plus rapides du monde à l'époque y transitaient, à l'intérieur, dans 3 mètres de diamètre.

Véritable Tour Eiffel de Bruxelles, il a pourtant manqué de disparaître comme tous les autres pavillons.

Cinquante ans depuis lors, donc, et cela va se fêter. On s'organise petit à petit.

L'année passée, il a subit sa cure de jouvence. Cet Atomium est devenu inoxydable, depuis lors.

Mais, qu'est ce qui a bien pu, à l'époque, générer ce sentiment d'expansion tout azimut sans limites?

Simple, tout était à découvrir, à redécouvrir et à inventer. La surprise venait de chaque progrès de la technologie qui apportait tout à coup un apport inédit à la vie de tous les jours. C'est peut-être ce qui manque aujourd'hui, époque dans laquel, on ne parvient qu'à apporter de nouvelles versions de ce qui existe et cela sans émerveillement. Dans ce demi siècle écoulé, il y a eu des erreurs de parcours, beaucoup d'erreurs d'appréciation sur les conséquences d'une consommation mal contrôlée.atomium,bruxelles

Lors de la mini-exposition organisée dans une galerie commerciale de Bruxelles, dont vous verrez les images en fin de l'article, je me suis promené parmi d'autres seniors qui rêvassaient devant les vitrines. L'envie de s'adresser la parole pour se décharger de leurs souvenirs, de leur fierté était bien présente.

La nostalgie d'un progrès accompagne l'avancée du temps mais efface la nouveauté dans ses souvenirs profonds. Cet article ne servait qu'à rappeler seulement qu'un autre mode de vie a été, un jour, possible. A vous, les jeunes, de ré-inventer votre futur. Vous en avez le potentiel comme toutes les générations. J'ai confiance en vous, une fois qu'on vous aura donné les possibilités et la finalité des projets.

Ne serait-ce pas une invitation à réinventer le monde? Quand je dis réinventer, ce n'est pas revenir à zéro sans l'expérience du passé, mais comme simple base de retranchement.

En ce temps-là, à Bruxelles, c'est vrai, pour une fois, les "seniors", d'aujourd'hui, s'étaient étonné d'"avoir les boules" ailleurs qu'au niveau de celles de Manneken Pis et sans chauvinisme.

La grande crise avait encore dix ans avant de manifester les premières craintes pour l'avenir.

Mais cela est déjà une autre histoire.

Je n'avais que dix ans à l'époque mais c'est encore bien clair dans mon esprit.

Back to the future, donc.

Mais comme on le chantait, alors, dans "Si tu vas à Rio", n'oublie pas de monter là-haut, dans un petit village, qu'était aussi Bruxelles, car là, c'était "Hello, le soleil brille, brille, brille" sur la musique du "Pont de la rivière Kwai".

L'Atomium remis à neuf, l'année passée, sera-t-il l'ouverture d'un nouveau demi siècle de renouveau ?

Je retourne souvent sous ce fer en boules, en m'étonnant de voir la foule qui se presse de plus en plus pour visiter des... boules.

A ses pieds, il y aura un pavillon temporaire, baptisé "Pavillon du Bonheur provisoire" et construit en assemblant 33.000 casiers vides de bière belge. Expositions et projections seront du parcours. 

J'y serai le 17 avril, c'est déjà programmé. 

On a les boules où et quand on veut ou on ne les a pas....

 

L'enfoiré,

 

A voir: les Photos d'hier et d'aujourd'hui de cet Expo 58 (exposition sur le sujet au Woluwe Shopping Center).

Et sur place à l'atomium, de la RTBF, on a aussi son blog et son site officiel

Sources des informations: Le Vif L'Express  

 

Citations:

  • « Prendre connaissance de la vie, c'est savoir la supporter. », Konrad Klapheck

  • « La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses. », Constantin Brancusi

 

Commentaires

Salut,

le panda ne sait pas jouer aux "boules" tu veux m'apprendre avec les boules de Bruxelles?

Le Panda

Écrit par : LE PANDA | 20/03/2008

Mon cher enfoiré (Guy)

Que de souvenirs. Et dire que le Québec, pendant ce temps-là, attendait l'Exposition de 1967 pour vivre, de l'intérieur, les mêmes découvertes, 10 ans plus tard.

Je retiens de ce bel exposé qui devrait être diffusé plus amplement ces petites phrases qui sont tellement à l'excellent à l'image de notre historien belge peaufinant ses articles : « Trop français, Bruxelles? Trop chrétien aussi. Le pluralisme était tout bénéfice pour les libéraux progressistes dans ses fondements ». [...] « Une nouvelle société de consommation sur les premiers pas de la mondialisation naissait, soutenue par un capitalisme triomphant, une grosse industrie sidérurgique, un colonialisme encore florissant ». [...] « Madame pipi, elle demandait 0,05 euros ». [...] « Des cartes postales rédigées avec la machine électrique à boule était perçu comme un jeu. Personne ne s'intéressait de savoir si leur carte postale arrivait à destination ».

Est-ce que nous pouvons espérer, nous de l'extérieur de ce beau pays plat, que ces célébrations réuniront malgré tout autour d'un même événement fédérateur, tous les Belges?

Merci pour ce tour d'horizon - guidé - dans la petite histoire belge de 1958.

Pierre R. Chantelois

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 22/03/2008

Bonsoir Pierre,

Je savais que cela allait te plaire. Tu as pris quelques extraits bien caractéristiques. Il y en avait d'autres plus cachés encore. Il n'y a pas de nostalgie à rechercher, seulement compter les points positifs et négatifs d'une époque. La "Belle époque" comme on appelle les années 1900, n'est belle que pour certains et pas pour beaucoup d'autres.
Certaines photos que tu as pu voir, ont été prises ce matin même. Beaucoup de monde à la caisse. 9 euros pour visiter.
Sais-tu que Bruxellois, je ne suis jamais monté dans l'atomium. Un comble pour un Enfoiré bruxellois.
J'ai toujours attendu une occasion de le faire à l'occasion d'une visite d'un étranger dans ma ville.
Alors, si un jour, tu passais par ici. Dieu que je serais fier de te montrer ma ville.
Quand on n'a moins d'une moitié de vie devant soi, il y a les souvenirs comme compensations.

Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2008

Les magasines commencent à parler de l'événement:

http://blogs.telemoustique.be/blogs/blog_de_la_redac/expo58/

http://www.lesoir.be/culture/medias/television-la-radio-televisio-2008-03-04-581697.shtml

http://fr.youtube.com/watch?v=PaU8CnlZWCA&NR=1

De nouvelles vidéos, de nouvelles photos, je me devais de le signaler

Écrit par : L'enfoiré | 10/04/2008

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