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29/04/2008

Enlève-moi, mes puces

Le "Question à la Une" du 22 avril a de quoi inquiéter. Les puces sont là. Ne préparez pas vos insecticides. Celles-là sont faites "maison", électroniques. La technologie est passée par là. "Big brother" aussi. Les RFID vont apprendre beaucoup de choses sur nous à notre insu. Démocratie en danger? "Confiance, ce n'est qu'une fausse alerte", disent certains. Mais encore...

Le code-barres, c'est décidément ringard.

Cette fois, il faudra compter sur la Radio Frequency Identification (RFID) et elle va générer un risque bien plus important dans notre vie de citoyen au quotidien. Celui-ci a peur d'être fiché. Il va être servi.


Certains scientifiques qui analysent le problème, nous disent même que le RFID serait plus dangereux que tout ce qui a été créé pour assurer la sécurité. La contrepartie  est tentante avec des avantages bien trop spécifiques dans le domaine de la sécurité, les caméras de surveillance ne seraient désormais qu'un complément vis-à-vis de ce nouveau moyen de catégoriser les citoyens.

Dangereux, car tout le monde en tirerait un profit apparent au départ. Si cela n'avait pas de points positifs, cela le serait moins. Sans un caractère imposé à terme et un risque de ne pas être au courant de ce qui s'y cache, ce pourrait n'être qu'un gadget de plus. Une caméra au dessus d'un immeuble, cela se voit. Ici, ce n'est plus le cas, c'est invisible et, de plus, l'information qui s'y réfugierait pourrait s'alimenter à distance et à l'insu de son porteur. Le piratage pourrait bien vite s'interfacer. Implantés sous la peau, dans les dents, ces puces, on en oublierait leur présence et leur potentiel. Autorisation d'en insérer sous la peau depuis 2004 aux États-Unis. Les raisons se retrouvent dans les domaines pratiques, sécuritaires, publicitaires et commerciaux. Les étiquettes RFID attachées aux vêtements complètent la panoplies. Si tout était à jeter, ce serait tellement facile à rejeter. Les applications sont infinies et tellement pratiques.


Pratique, car il pourrait être considéré un système "carte proton" ambulant, porte monnaie électronique, rechargeable à la demande. Biométrie avec cartes médicales sous la peau. Santé en liberté? Les produits vendus se verraient fichés et inventoriés dans un temps bien plus court et moins coûteux. Utilisée en test, des étiquettes RFID accélère de manière drastique le travail du stockiste dans son inventaire. Elles communiquent à distance, leur présence à une distance maximale de 10 m. Le stockiste n'aura plus qu'à se balader avec des détecteurs entre les rayons pour établir l'inventaire. Stock réel minimum garanti. Clients et fournisseurs contents. Les nouvelles cartes d'identité électroniques contiennent déjà une puce électronique et contiendront toutes les informations personnelles nécessaires que l'on voudrait y insérer: mutuelle, santé par le remplacement de la carte SIS...

Sécuritaire, pour les bébés identifiables et les personnes âgées soufrant de la maladie d'Alzheimer. Traçabilibilité dans le temps et l'espace. L'émission présentait une situation qui allait jusqu'à l'impossibilité de quitter le bâtiment, ascenseurs bloqués. Elle ne disait rien dans le cas d'incendie. Repérables aussi par GPS en cas de perte ou de disparition. Avec les caméras de surveillance, criminels sous garantie de repérage, encore mieux cernés qu'avec bracelet électronique à la cheville. La prison virtuelle est à portée quand on sait le pénurie de places dans les prisons.

Publicitaire, car les clients ne recevraient plus que des publicités ciblées. Habitude de consommation espionnée. Profil de l'acheteur capté. En Belgique, les chiens sont déjà obligatoirement "pucés" pour rester identifiable vis-à-vis de leur maître.  Des milliards de puces sont prêtes à l'emploi. Coût de production, un euro. Prix de vente jusqu'à 150 euros suivant l'usage. Sur ces puces, un catalogue de numéro à 16 chiffres peuvent être relié avec des bases de données de tous les types rassemblées sur ordinateurs. Pour le présent, il ne faudra pas oublier que les puces, c'est aussi un marché énorme qui ne correspond pas du tout à l'idée du marché aux puces. Désormais, il a même son salon, son journal, son fil rouge... Microsoft a une version Bêta de son BizTalk RFID Mobile. Des espions dans tous les étages de l'entreprise sont probablement déjà programmés. Pour le futur, un choix entre sécurité et liberté individuelle et peut-être d'autres applications dont on n'a pas encore imaginé les retombées. Des associations se sont créées pour attirer l'attention sur les dangers, mais elles restent bizarrement très confidentielles. Il est certains que des règles précises, des limites d'utilisations soient légifèrées.

"La puce" est passée au cinéma. 

L'insecte aptère ne pouvait jamais trouver meilleure correspondance technologique. Il faudrait seulement se rappeler que ces puces sautent, piquent et propagent les maladies.


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « On dessine toujours les éléphants plus petits que nature, mais les puces sont toujours plus grandes. », Jonathan Swift

  • « Il n'y a pas de preuve que la puce, qui vit sur la souris, craigne le chat. », Henri Michaux

  • « Quand on se cherche des puces, on finit par devenir pouilleux. », Adrien Therio

  • « Une puce ne peut pas piquer une locomotive, mais elle peut rendre fou le machiniste. », Quino

Commentaires

L'enfoiré

Radio frequency identification, RFID, quelle réalité! Les étiquettes RFID attachées aux vêtements complètent la panoplies, ça va. Mais des puces introduites sous la peau des bébés, là, je peine à croire cela possible. Avec les meilleures intentions du monde! Implantés sous la peau, dans les dents, ces puces, on en oublierait leur présence et leur potentiel. Autorisation d'en insérer sous la peau depuis 2004 aux États-Unis.

Je préfère ne pas voir trop longtemps ce prochain siècle. Il me fait peur.

Pierre R. Chantelois

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 03/05/2008

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Bonjour Pierre,

Je n'en croyais pas mes yeux. L'émission m'en a pourtant donné la preuve. Elle commençait par la présentation d'un dancing de jeunes en Hollande. Les tenanciers avaient chacun une puce dans le bras. Des appareils permettaient de pointer les consommations. Aux USA, il y avait une société (chip... ) qui en faisait son cheval de bataille dont chacun était pucé. Son patron était intérrogé. Pour extraire la puce du bras, une véritable opération est souvent nécessaire car la puce se greffe dans le muscle. Un cauchemar … pas d'autres mots

Écrit par : L'enfoiré | 04/05/2008

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paris location,
Merci pour votre appréciation.

Écrit par : L'enfoiré | 16/06/2010

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Agence

Merci pour vos appréciations

Écrit par : L'enfoiré | 25/06/2010

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Une puce dans votre corps ? Réfléchissez-y à deux fois

L’implantation de puces électroniques chez les humains devrait faire l’objet d’une réglementation, a déclaré la sénatrice américaine Becky Harris. Cette dernière souhaite faire passer un projet de loi interdisant que des personnes soient forcées de se faire implanter une puce comme cela se produit à certains endroits dans le monde.
« Partout dans le monde, les ventes de puces de radio-identification (RIFD) augmentent de manière spectaculaire », affirme Harris. « En Australie, une entreprise a vendu depuis juin 2016 plus de 10.000 plaquettes implantables par les personnes elles-mêmes. »
Selon le Wall Street Journal, entre 30.000 et 50.000 puces ont déjà été vendues à travers le monde. Par ailleurs, cette technologie est actuellement utilisée en Suède et en Belgique afin d’identifier les employés.

Questions éthiques
Outre les problèmes de protection de la vie privée, la technologie des puces implantables dans le corps humain soulève également des questions éthiques.
« On a recours à cette technologie pour permettre de n’utiliser que la micropuce dans la main pour déverrouiller des portes, faire fonctionner des photocopieuses ou encore réaliser des achats. Cependant, ces applications peuvent porter atteinte à la vie privée et soulèvent des questions éthiques telles que savoir qui est le propriétaire de la puce et des informations qui y sont stockées », ajoute Harris.
« Il faut également s’interroger sur ce qui se passera avec la puce une fois qu’une personne n’est plus employée par l’entreprise ou décide de quitter cette dernière. »
En outre, Harris se demande si une puce ne pourrait pas être piratée ou être utilisée pour harceler la personne.
Toutefois, le projet de loi n’interdirait qu’une personne se fasse implanter volontairement une puce RIFD. Jusqu’à présent, personne ne s’est opposé à ce projet de loi bien que certaines parties ont fait valoir que cette technologie pourrait être utile aux patients atteints de démence.

Source: https://fr.express.live/2017/02/15/puce-corps-reflechissez-y-a-deux/

Écrit par : L'enfoiré | 16/02/2017

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