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04/04/2006

Odyssée en boomerang

Le voyage d'un collègue dans le monde des kangourous. Chrono en main car il faut tout avoir réglé en une semaine. C'est tout chaud...

Je lui cède la parole.  ----->>>>>

0.jpgNon, rassurez-vous, je n’ai pas été piqué par le moustique de la “blogkungunya” et je n’ai aucune intention de faire concurrence à notre bloggeur/“enfoiré de service”.

Mais je me suis dit que raconter plusieurs fois les péripéties de mon voyage en Australie pourrait devenir un peu long et fastidieux.

L’idée d’écrire ces petites anecdotes du voyage m’est venue dans le dernier trajet Londres-Bruxelles.


Je me suis demandé : est ce que ça ne va pas les emmerder? Bof, s’ils n’ont pas envie de lire, ils peuvent toujours supprimer le message ou s’arrêter de lire à n’importe quel moment.

Alors voilà un résumé de la saga voyagesque.

L’aller

Vous avez gagné le privilège douteux de devoir voyager une semaine pour une réunion d’ 1 jour et demi et une présentation de deux heures. Le voyage aller va durer au moins trente heures et vous partez avec des pieds de plomb le dimanche après-midi vers 17h30 pour un premier saut entre Bruxelles et Londres.

On vous a dit cependant que vous devriez voyager en Business Class et que vous ne devez pas vous en faire pour le petit message “wait listed”, et que s’il n’y a pas de place, le voyage se fera en première classe. Méfiez vous des “wait listed”, vous comprendrez pourquoi plus tard.

Au terminal 4, la file des gens pour les business class est aussi longue que celle de la classe “économy”, cherchez l’erreur...

Arrivé au comptoir, la dame vous regarde d’un œil bizarre, l’air de se dire “mais c’est quoi ce plouc?” et vous donne un boarding pass. Votre regard est attiré par l’étiquette accrochée à votre valise car elle mentionne des lettres qui font penser à Bangkok et pas à Sydney. Quand vous faites la remarque à la dame que vous allez à Sydney, elle vous dit que vous êtes “wait listed” entre Bangkok et Sydney, et, qu’avec un peu de chance, votre bagage sera poussé plus loin. Hum! Ca commence bien!

2E, ça paraît un bon numéro ça. Ca fleure bon la business class.

Arrivé à la porte de l’avion, une hôtesse de l’air (ou “un” hôtesse de l’air : bizarre cette absence de mot français pour une profession qui se masculinise; “steward” c’est pas très beau ni très français tout ça).

Il ou elle regarde votre boarding pass et immédiatement, vous fait un grand sourire et une grande courbette en vous indiquant que le chemin à prendre est à votre gauche.

Ah merde c’est la première classe! Je ne sais pas pourquoi mais je pense à  notre cher Directeur Général qui s’étrangle quand les employés voyagent en Business Class …

On a l’impression de rentrer dans un autre monde, dans un salon où sont placés de ci de là quelques fauteuils et où pourraient tenir deux Bouledogues dans une seule place (bon d’accord j’exagère mais c’est pour mieux frapper les imaginations).

Illico se présente un steward qui vous donne du Monsieur Fio..i long comme le bras (impossible d’imiter l’accent, on a l’impression que c’est un trisomique – que j’aime bien, rassurez-vous – qui prononce votre nom), et ”tout va bien?”, et” voulez-vous boire quelque chose?”,” et “installez-vous à votre aise”, et patati et patata.

Mais qu’est-ce que je fous ici moi? Vous vous sentez aussi à l’aise qu’un poisson rouge dans les mâchoires de Grosminet”. Drôle de sensation, de sentiments.

Vous pensez à Jacques Brel (“faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou”), à Julos Beaucarne (“à force de péter trop haut, le cul prend la place du cerveau”).

Bon, allez, calmons-nous, on ne va pas cracher dans la soupe quand même. Et attendons la suite.

Un peu surpris quand même quand une charmante hôtesse vous demande si vous voulez votre pyjama maintenant.

Mais qu’est ce qu’elle a celle-là à vous demander si vous voulez un pyjama? Non non, pas de pyjama, merci beaucoup.

Et plus tard, après un bon repas, même surprise quand on vous dit que l’on viendra faire votre lit quand vous le désirez. Vous résistez une fois, deux fois mais vers deux heures et demi du matin, après avoir vu toutes les autres personnes en pyjama allongés dans leur fauteuil transformé en lit, fatiguées après ces premières 9 heures de voyage et pensant aux 21 heures qui vous attendent, vous cédez enfin et vous glissez dans les draps de lit, en pensant  “Maman, si tu me voyais !”.

Dormir ? Impossible, cet avion est secoué comme un cocotier. On a l’impression d’être cahoté dans un bus roulant sur des pistes pleines de nids de poule. Cela vous rappelle un court trajet en 4x4 dans le désert du sud de l’Algérie.

A l’arrivée à Bangkok, après 11 heures de vol, le steward, à qui vous faites remarquer que le vol était un peu chaotique, vous regarde gentiment et vous dit que ça n’était rien et qu’en général ça secoue beaucoup plus lors du survol de l’Afghanistan et que la dernière fois, l’équipage a dû rester assis pendant plus d’une heure, tellement l’avion était secoué. Ben ça alors, en trente ans de voyage,  jamais connu ça. Heureusement qu’Alain n’était pas du voyage ...

A Bangkok, passage par le transfer desk où on vous demande de repasser dans une heure (40 minutes avant le départ pour Sydney). Aïe, aïe, aïe .

Une heure plus tard, la jeune femme du transfer desk vous demande trois fois en deux minutes si vous faites partie du staff malgré vos dénégations répétées. Mais qu’est-ce que ça veut dire toutes ces questions?

Vous demandez si votre valise sera bien remise dans l’avion pour Sydney et la gentille personne vous assure que pas de problème et voilà votre boarding pass.

3K, ça fleure bon la 1ère classe ça.

Et en effet, c’est une place près de la fenêtre avec plein d’espace où poser son pull, son hebdomadaire, ses lunettes et j’en passe.

L’équipage (australien) est beaucoup plus sympa et relax que le premier, beaucoup moins obséquieux et qui ne vous demande pas trente six fois si vous voulez un pyjama ou si le lit doit être fait etc. C’est peut-être ça qui fait que vous commencez à moins vous sentir mal à l’aise.

Tiens, on commence vite à s’habituer à ces traitements de faveur (à réfléchir plus tard ou à passer à notre bloggeur attitré qui nous pondra au moins 5 pages sur le sujet).

Après 8h ½ de voyage, presqu’aussi secoué que pendant la première partie, avec pas beaucoup de sommeil, l’arrivée à Sydney est impeccable, pas de longue file à l’immigration et... la valise est là. Ouf, on va pouvoir se changer.

Fin de l’aller.

 

Anecdote : avec cette attitude macho qui nous caractérise nous les hommes, vous expliquez aux autres que vous savez maintenant que votre épouse à des choses à apprendre de ce voyage en première classe et que vous lui expliquerai l’histoire du pyjama et du lit. Rires typiquement solidaires des autres membres de l’équipe.

Une autre, à table, après un dernier apéritif, la carte nous est tendue par une charmante dame. J’ouvre le menu et regarde les entrées quand tout à coup mon œil est attiré par la phrase suivante : « shaved prosciuto » et un fou rire commence à naître, irrésistible. Un jambon rasé ! Qu’est ce qu’elle a fait pour mériter ça la vache : elle a couché avec un bœuf allemand pendant la deuxième guerre mondiale et tondue à la libération ? Les collègues australiens, consultés, trouvent aussi ça drôle mais n’ont pas d’explication. Bon. D’humeur taquine, je continue à parcourir le menu et je vois dans la rubrique des vins : vin machin de nulle part, «  unwooded wine. ». Ca alors, jamais vu ça : je connaissais les vins boisés mais les vins « déboisés », comment est ce possible ? Retirer un goût de bois d’un vin qui a été boisé, ça c’est fort. Les collègues australiens n’ont pas d’explication logique mais indiquent que ça doit vouloir dire que le vin n’a pas été boisé. Alors je dis : mais alors ça devrait être « non wooded » wine ? »Wooded » et Unwooded c’est come « done » et « undone », non ? Je sens mes Australiens en train de s’énerver légèrement (qu’est ce qu’il a ce c… à éplucher toute la carte pour se foutre de notre gueule?). Allez, je déclare que j’arrête de scruter la carte malgré les protestations : « mais non, continuez, c’est vraiment drôle ».Tu parles, Charles… Voilà, probablement plus drôle à vivre qu’à raconter mais le coup du jambon rasé, on ne me l’avait jamais fait.

La seule chose relative au voyage de retour c’est que Dave dit qu’il n’y a aucune chance d’attraper le vol British Midland au retour: il y a tellement de gros avions qui arrivent le matin à Londres qu’ils doivent parfois attendre 1 heure avant de débarquer les gens car il n’y a pas assez de portes disponibles. Bon ça démarre bien.

Le retour (et remarquez le changement de style, comme si la première partie était arrivée à quelqu’un d’autre)

Il y a un monde fou dans cet aéroport, des files partout. P... Qu’est-ce qui se passe? Là on apprend qu’il y a eu une panne électrique et que les systèmes de réservation ne sont pas disponibles. Après avoir fait la file un certain temps, retour au même dialogue avec la personne au comptoir : pouvez-vous enregistrer au moins ma valise jusqu’à Bruxelles, vous savez on nous a garanti l’upgrade en première classe. Non, monsieur, ça sera Bangkok et je vous préviens que le vol est bourré entre Bangkok et Londres, mais vous êtes en première pour le premier vol.

Bof, avec un peu de chance ça sera la même chose qu’à l’aller.

4K, ça sent toujours bon la 1ère classe ça. Et en effet, c’est la 1ère avec encore plus de place car c’est là que la pointe de l’avion est la plus large.

Champagne Monsieur Chaorini ? Oui bien sûr mademoiselle. Regardez monsieur, Dom Pérignon 1996.

Merde, Dom Pérignon, ça me redonne un coup de blues (au moins 10 secondes) : ça me fait penser à James Bond, cet agent secret au service de Sa Majesté : allez, profitons-en, c’est sûrement la première et la dernière fois.

Pas encore bu la première gorgée quand Monsieur Duty Service Manager vient près de vous et vous dit : alors Monsieur Flaorini, vous séjournez à Bangkok ? Voilà les papiers à remplir. Non non Monsieur le Duty, je vais à Londres. Ah bon? Vous savez, ce vol est rempli mais je vais contacter Bangkok pour voir quelles sont les nouvelles.

Allez, relax, ça s’est bien passé à l’aller, pas de raison que ça soit différent au retour.

Vol impeccable, secoué seulement 5 minutes, pas moyen de dormir mais quelle heure est-il?, quel jour sommes nous? , ça devient un peu dur tout ça, même en 1ère.

Arrivée à l’heure (minuit heure locale) mais le capitaine signale que l’aéroport est plein comme un œuf et que l’on doit attendre car il y a un vol Korean Airlines qui bloque la porte où l’avion doit débarquer tout le monde.

Monsieur Duty Manager, consulté, répond qu’il n’a pas de nouvelle mais il  y a une drôle d’expression dans ce regard qui me dit que ces mecs sont drillés pour éviter à tout prix les conflits et que leurs propos lénifiants ne sont là que pour calmer les gens.

A peine une heure pour aller au transfer desk. La jeune femme a l’air très tendue et explique à Dave qu’elle aura des nouvelles dans 5 minutes. C’est mon tour et elle me dit que voilà, j’ai de la chance, il y a une place en économique. Je lui réponds que nous avons un upgrade garanti par Qantas : elle me dit sèchement que c’est la place en économique ou alors je dois attendre le prochain vol. Tiens, la politesse Thai peut tourner au vinaigre. La dame a parlé longuement au téléphone en lisant les informations imprimées sur le ticket relatif aux bagages : bon, c’est quand même le même avion, ça serait quand même fort qu’il y ait un problème.

Nous partons avec plus d’une heure de retard : pas de doute, c’est râpé pour la connexion à Londres.

Et voilà, retour aux dures réalités de la vie. L’avion est bourré comme un œuf et je suis au milieu des 3 places, juste à côté de l’endroit où l’équipage prépare toutes les boissons et tous les repas. P... Quel potin ils peuvent faire en permanence, c’est dingue.

Mon voisin de gauche est ce que les anglais qualifient de “lunatique” : assez corpulent, les doigts plein de bagouzes, une veste en jeans complètement délavée, qui parle fort et tout le temps mais pas trop antipathique. Sauf, qu’il raconte trois fois les mêmes choses en une demi-heure, m’explique que c'est la quatrième fois qu’il essaie d’aller visiter sa famille, que les gens étaient surpris mais il n’avait pas de valise, qu’il pensait être mis en première classe mais qu’il constate qu’il s’est fait b..., que cette compagnie c’est n’importe quoi, qu’il dit qu’on essaie de lui faire manger de la merde, et que, mademoiselle, encore une bouteille de vin blanc (il en a eu trois ou quatre après son gin tonic).

Et qu’il s’est fait avoir avec les téléphones sur un autre vol (10 livres par minute), que ça lui a coûté bonbon, et que mademoiselle comment on téléphone en Angleterre et qu’il essaie encore et encore, s’énerve, rappelle l’hôtesse pendant que je fais semblant de dormir, qu’il a finalement sa mère en ligne qui a l’air vachement enthousiaste. La conversation a duré 10 secondes (enfin quand je dis conversation, c’était plutôt un monologue).

Ca tourne tellement au vinaigre qu’une hôtesse vient me demander si je veux changer de place. Mais, je suis calme et relax et tout ça ne me dérange pas trop.

Il regarde les programmes de la télé et le son est tellement fort que je peux entendre les paroles à travers son casque.

Et...enfin il finit par s’endormir mais ce  c... se met à ronfler pire que le bruit de l’avion et qu’il appuie sa tête sur mon épaule de tout son poids. Et là je commence à regretter vachement la 1ère classe. Tout à coup, dans son rêve, sans se réveiller, il crie tout fort “Mom, they are all mad!”. Mais où suis je tombé?

Le voyage se termine cahin caha. Ma voisine se met à me parler à la fin du voyage. Elle ressemble terriblement à Christine. Même coiffure, mêmes expressions, même visage. C’est marrant, on dirait sa sœur.

L’avion ne doit pas trop attendre. La file à l’immigration est infinie, on dirait les files à la boulangerie ou à la boucherie, telles que montrées dans les films sur la deuxième guerre mondiale mais, heureusement, c’est pour les non européens. Nous passons assez rapidement le contrôle. Vive l’Europe!

Attente pour les bagages : je regarde Dave et lui fait remarquer que logiquement nos bagages devraient être les premiers puisqu’on les a sortis pour les remettre à Bangkok. 10 secondes de réflexion puis : oui mais, s’ils étaient les premiers à sortir, ils sont donc en dessous de la pile.

Après un long long moment, il ne reste presque plus personne à attendre les bagages. Il ne manquait plus que ça. Nous voilà donc dans une autre file pour déclarer la non arrivée de nos valises. En remplissant le formulaire, je note que la date à indiquer c’est le 1er avril. Ah que c’est drôle!

Train pour le Terminal 1 et queue au “ticket sales” de British Midland (Amex m’avait dit que le prix était intéressant – je repense une fois encore au patron – mais le billet ne pouvait pas être changé). Mais pourquoi le voyageur devrait-il payer un supplément parce qu’une autre compagnie aérienne est en retard? Il faut que j’en parle à Guy…

La dame ne me demande pas de payer un supplément mais elle me dit que je suis en “standby” car l’avion est plein... mais que je ne dois pas m’en faire car il ne devrait pas y avoir de problème pour le prochain vol à 15H20, heure anglaise. Je regarde mon “boarding pass” et je constate que je suis SB4 (standby numéro 4 je suppose).

Je commence à me sentir mal et je suis au bord de la crise de nerf.

Allez courage, passons aux contrôles en route pour le nouveau lounge. Le panneau avec BD149 me nargue pendant un temps infini. Je ne vois plus très clair car ces messages sont doublés, s’affichent en deux fois, tellement il y a de vols.

Ah, quelquechose s’affiche sur la ligne que je surveille depuis plus d’une heure: “delayed to 14H00”. Merde. Je regarde une deuxième fois et m’aperçois que c’est pour un vol BA. Ouf! L’écran suivant apparaît et…le vol BD149 est retardé jusqu’à 14H. Je retourne au téléphone pour la troisième fois pour appeler  Félicienne et la mettre au courant de l’évolution des événements. Et je repense au patron, qui va s'en douter en définitive …

Là, je dois dire que j’ai le moral dans les talons. Envolés la première classe, le champagne, les petits fours, les bons repas. Une envie de meurtre me traverse. Pourquoi pas un petit esclandre dans cet aéroport? Allez, du calme, c’est pas bon pour la santé. Allons manger un bout. Je reconnais un petit resto où nous avions mangé avec Hubert et Yolande, de retour du workshop sur l’Euro. Après un bon petit repas et un café, le moral est revenu. Dans le lounge, le vol BD149 est affiché à la porte 14. J’y vais, plein d’appréhension et puis la demoiselle dit au Monsieur devant moi qui est également en standby qu’il n’y a pas de problème, que l’ordinateur affiche que tout est plein mais que c’est complètement faux. Et pour vous aussi Monsieur Fio...i, il n’y a pas de problème. C’est pas vrai, la chance tournerait-elle? Je re-téléphone à Félicienne et je repense une dernière au patron…

Nous montons dans l’avion par un escalier extérieur. L’avion est tout petit :  un Embraer (non pas chambre-a-air, embraer un avion brésilien)135/145.

Le capitaine est très sympa, très enthousiaste, nous dit que nous sommes prêts à partir, que le vol durera 40’, que l’avion est petit mais qu’il a tout ce qu’il faut et qu’il va vite. Chouette alors! Cinq minutes plus tard, il nous explique que tout le monde veut quitter Londres et que nous devons attendre. Après 20’, nous quittons l’endroit d’embarquement et rejoignons une longue file d’avions qui attendent de décoller.

Je reste calme, philosophe (même si je lis dans un supplément du Time que 30 millions de bagages ont été perdus en 2005, dont 250.000 perdus à jamais et ça a coûté 2.5 milliards de dollars aux compagnies aériennes).

Je me dis qu’il y a peut-être de la place pour les aéroports régionaux. Je pense à Bierset : il y aura peut-être des opportunités plus tard, avec le TGV à une demi-heure de Bruxelles. Il faut que j’en parle à Guy.

L’avion arrive en retard bien sûr mais le temps de traversée a vraiment été 40’, avec un vol assez bas qui permet de voir tous les paysages.

Mon épouse me récupère assez vite car bien sûr je ne dois pas attendre la valise.

Retour à la maison, avec plein de choses à raconter bien sûr.

Je me dis que la plaisanterie sur les pyjamas et les lits en première classe attendra un peu.

Après 36 heures de voyage, atterrissage en douceur dans l’environnement familier.

Allez vivement ce soir, je sens que je vais me payer un dodo de première classe…

Kangouresquement vôtre,

Signé: Jules Berné,

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Je crois que cette fois j'ai de la concurrence dans le domaine ...

des "Enfoirés", 

 

Citations: 

  • "A l'échelle d'une carte, le monde est un jeu d'enfant.", Laurent Graff
  • "On ne voyage pas pour voyager mais pour avoir voyagé.", Alphone Karr
  • "Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.", Nicolas Bouvier
  • "Le vrai voyage, c'est d'y aller. Une fois arrivé, le voyage est fini. Aujourd'hui les gens commencent par la fin", Hugo Verlomme
  • "Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.", Paul Morand
     
     
    Mise à jour 03 aout 2013:

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Commentaires

J’ai la très nette impression que “shaved” signifie finement escalopé, ou râpé...
En effet, j’ai trouvé des tas de recettes avec shaved parmesan, shaved romano cheese, shaved provolone, shaved filet mignon…
Donc, pas de rapport avec les serveuses portugaises. C’était sans doute du jambon de Parme coupé très finement et vous avez sans doute raté une bonne entrée italienne.
D’autre part, j’ai la douleur de vous apprendre une triste nouvelle : certains vignerons français ont décidé de boiser leur vin pour flatter le goût des américains – si cette expression ‘goût des américains’ peut avoir un sens. Si cela se confirme, je pense que mon œil observera avec soin les étiquettes pour dénicher du vin sans sciure ni branche. Sera-t-il appelé déboisé ? Verra-t-on la clairette de Die s’appeler la Clairière de Die ? Bacchus nous en préserve !...
Enfin, je note que depuis votre désembarquement – librement traduit du verbe angliche ‘to deplane’ – vous êtes tout retourné.
C’est sans nul doute dû à cette semaine avec la tête en bas. Avez-vous essayé de dormir en faisant les pieds au mur.

Écrit par : Alain | 04/04/2006

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Lucky country

La recette du bonheur? Ce sont peut-être les Australiens qui l'ont trouvée.
Pour la 3ème année consécutive, la plus grande île de la planète arrive en tête du classement des pays industrialisés les plus heureux.
Une qualité de vie qui tient autant aux performances économiques du pays qu'à son caractère tout à fait singulier.

Écrit par : L'enfoiré | 03/08/2013

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Australie : l'aventure des premiers hommes
Les grandes inondations

Il y a 50 000 ans, des hommes ont débarqué en Australie, se sont adaptés à ce rude continent et y ont prospéré. Cette fresque captivante dévoile l'histoire méconnue de la plus ancienne civilisation vivante. Ce second volet débute à l'époque des grandes inondations liées à la fonte des calottes glaciaires du pôle.
Il y a environ cinquante mille ans, bien avant qu’Homo sapiens n'atteigne l'Amérique ou l'Europe, des hommes ont débarqué en Australie, se sont adaptés à ce rude continent et y ont prospéré. Cette civilisation, la plus ancienne au monde, n'a connu aucune interruption, de son origine jusqu'à la colonisation blanche. La voici racontée dans une fresque en deux parties.

1. Les grands nomades

Un groupe obstiné d'Homo sapiens a atteint il y a environ cinquante mille ans la Grande Australie, une terre encore totalement vierge de toute présence humaine. Durant les vingt mille premières années, ces Australiens côtoient de féroces et grands animaux, tel le lion marsupial. Des voies commerciales sillonnent bientôt le continent tandis qu’innovations artistiques et techniques se répandent. Mais un important changement climatique bouleverse cet équilibre.

http://www.arte.tv/guide/fr/044417-001-A/australie-l-aventure-des-premiers-hommes


2. Les grandes inondations
Il y a quinze mille ans, l'eau issue de la fonte des calottes glaciaires du pôle a recouvert 15 % du continent australien. La Nouvelle-Guinée et la Tasmanie ont alors été coupées de l'actuelle Australie. Cet isolement a entraîné de profondes répercussions sur le régime alimentaire, la langue et les techniques des Tasmans. Lorsque l'île est à nouveau rattachée au continent, la démographie explose et un système d'aquaculture élaboré voit le jour.

http://www.arte.tv/guide/fr/044417-002-A/australie-l-aventure-des-premiers-hommes

Écrit par : L'enfoiré | 21/04/2017

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