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06/05/2008
Ne bosons pas? Mais si...
Et si on parlait de Science pure pour changer? Un article du "Science et Vie" de mai 2008 a attiré mon attention. On parlait de la "particule de Dieu" au sujet de la particule Boson de Higgs. Ce physicien en parlait dans ses rêves et ses convictions déjà en 1963. Histoire ancienne? Non, on va bientôt le prouver, peut-être.
La science a donc plus de quarante ans de traque et de ... trac à son actif pour découvrir cette particule qui pourrait révolutionner la physique. Quand Peter Higgs lança son idée de bosons, il s'agissait de soupçons qu'il ressentait à la suite de l'impossibilité de mettre en formules certains phénomènes physiques. Il devrait avoir quelque chose en lui pour expliquer un manque de rigueur dans les formules de la physique.
La célèbre équation d'Einstein, E=MC², montrait bien qu'il y avait un lien rigoureux entre la matière et l'énergie. La matière avec sa masse propre, pourquoi a-t-elle des envies d'évasion vers l'énergie? Qu'est-ce qui donne sa consistance et son poids à la matière? Il doit y avoir un intermédiaire, une force unificatrice? Léon Lederman n'a pas manqué de lancer cette expression de "particule de Dieu", tellement elle fait fantasmer et inquiète. Remettre toute la théorie en jeu n'est pas une mince affaire.
Cette particule viendrait s'ajouter à la panoplie des particules déjà connues mais qui n'explique pas encore les fondations du système. Les physiciens ont toujours aimé unifier les problèmes en formules les plus concises possibles. Einstein a fait toute sa gloire sur une relation simple mais qui n'était pas du tout simpliste dans ses conclusions.
Quatre forces parviennent déjà à cerner la plupart des problèmes:![]()
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la force "forte" de cohésion atomique qui explique qu'un noyau se suffit à lui même.
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la force "faible" qui se retrouve dans la radioactivité
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la force de la gravitation qui explique la bonne vieille histoire de la pomme de Newton.
- la force électromagnétique quantique qui assujettit l'électron au noyau et le maintient en déterminant sa charge, sa valence et son potentiel de rapprochement avec les autres noyaux.
Dans ce monde de forces, il ne faut cependant pas rechercher la finalité dans l'interaction globale.
Les bosons de Higgs seraient des vecteurs qui relieraient les fermions de la matière pour en donner la raison de l'existence en leur donnant une masse. Véritable clé de voute qui pourrait si leur présence était confirmée rendre obsolète la physique d'aujourd'hui en donnant la cause irréfutable et unique des faits constatés et affiner les formules imparfaites.
François Englert et Robert Brout s'intéressent à la question et prennent la succession de Higgs, pensionné.
Un nouvel espoir de découverte se présente avec l'accélérateur du CERN, le LHC (Large Hadron Collider) qui avec son anneau de 27 kilomètres pourrait atteindre très prochainement une énergie potentielle de 7 TeV (Tera Electrons Volt) et le double en énergie cinétique due à la collision. Il est le challenger, toujours en piste, du Tevatron à Chicago et qui est, vu son âge, quatorze fois moins puissant.
La matière est un puzzle. Quelques pièces manquent encore pour combler les formules.
Une nouvelle physique à la clé qui expliquerait peut-être un jour pourquoi on est là?
Alors, faites place particules, protons, neutrons, électrons, c'est vieux jeu, ringard, même. Trop élémentaire, mon cher Einstein...
Aujourd'hui, on parle de hadrons, leptons, quarks, gluons, mésons, nucléons, baryons, photons...& co. Douze particules avec quatre forces pour expliquer la matière. Mais je sens que vous voudriez briller dans une de vos prochaines conversations. Alors essayons les moyens mnémotechniques.
Nous avons d'abord le découvreur, Peter Higgs, appelons le Mr "X".
Non, ne commençons pas, du tout par cette idée saugrenue! Ne bésons pas, pas encore, peut-être plus tard. Ne nous baryons pas, néanmoins. Hadrons ou leptons, nucléons nous. Quand nous fermions la méson, bosons plus. (C'est dit quelque part.) Ne nous engluons pas. Il n'y a pas photons. Equarkons-nous.
Peu importe, d'ailleurs, le nom qu'on donne aux choses.
Le mot "particule", lui vient du latin "particula", "petite part".
Et s'il venait plutôt de "partie de culture"? Je n'oserais pas, plus prosaïquement, même pour rendre hommage aux vulgarisateurs scientifiques, couper le mot en deux.
Sous cette forme, on aime ou on n'aime pas.
L'Enfoiré,
Citations:
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« Voir, entendre, toucher, sont des miracles et chaque partie et chaque particule de moi-même est un miracle. », Walt Whitman
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« L'esprit préexiste à la matière. L'esprit habite chaque atome, chaque particule. L'esprit est la partition de l'univers. La force immatérielle qui forge la réalité concrète. », Jean-Christohe Grangé
- « La pratique masturbatoire est une véritable usine à fantasmes, un puissant surgénérateur de particules mentales érotiques. », Henri Barte
- « Dès que l'on dévie du modèle standard, tout est possible. », John Ellis du CERN
09:00 Publié dans Actualité, Histoire, Livre, Presse et media, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






