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22/10/2008

Et la raison fut

Lundi 13 octobre, on observait un vif rebond à New York. Le 15, rechute en Europe. Un "lundi rose" qui virait au rouge, deux jours plus tard. Depuis, la chute semble freiner sa course en plus de douceurs mais toujours aussi volatile. La Bourse, c'est comme la vie, cela respire. Alors, tirer une leçon d'une crise ou de plusieurs? C'est le même prix...

0.jpgA quand la sortie du tunnel? Qui oserait le dire aujourd'hui? Le brouillard de l'inconnu? Rien ne déplait autant la Bourse que les inconnues. Le pessimisme s'est propagé et a été tellement fort qu'il faudra du temps pour relancer la confiance.

L'optimiste a fait semblant de ne rien entendre. Le neutre a été attentiste, ouvert à toutes les rumeurs pour virer au quart de tour. Le pessimiste a perdu, à jamais, son épargne dans les statistiques.


Le rigolo de service aurait même pu ajouter avec humour: "L'année passée nous étions au pied du gouffre, mais cette année, nous avons fait un grand pas en avant".

Pour la première fois, l'homme de la rue a pris le temps d'essayer de comprendre là où il plaçait ses économies en suivant les émissions questions-réponses qui se sont déroulés tout azimut au travers de tous les médias. Tout était bon pour informer des risques et des travers avec les spécialistes de tous les horizons, pour rassurer.

Investir est plus aléatoire qu'imaginé. L'Europe s'en est rendu compte à la suite des États-Unis. Le profil de risque avait bien tenté de caractériser les clients par l'intermédiaire de MiFID, mais, il est clair qu'on est loin d'avoir réussi son coup du côté "sécurité". L'investisseur devait normalement être mieux protégé en étant catégorisé comme un client qui aime le risque ou le déteste. Les banquiers se sont, eux-mêmes, fourvoyés dans de mauvaises évaluations des risques avec des ratios assez subjectifs. Pour corriger les erreurs, l'Etat devait intervenir comme minimum. Étatiser? Oui, bien sûr. Mille milliards d'euros "virtuels" ont disparu dans la bataille, dans un véritable carrousel. Forcés de vendre à prix bradés, les réactions en chaîne à la grande louche se sont succédées. Réactions du citoyen lambda qui réagit comme un imitateur pour ne pas être le dernier à acheter quand tout va bien, pour ne pas être le dernier à vendre quand rien ne va plus et que son entourage s'est détaché de la Bourse. Chercher les coupables ne permet pas d'assurer l'avenir. Seul le changement de comportement et une moralisation des institutions pourrait marquer le futur d'une pierre blanche.0.jpg

Retrouver la confiance, une bataille du futur très proche quand l'économie, elle-même, commence à en ressentir les effets retards de la finance.

En période calme, j'ai eu mon article sur la Bourse avec un titre prometteur "Spéculons en paix". Prometteur, mais aussi provocateur, ce titre, car la paix n'était qu'apparente ou surfaite.

Diversifier pour régner: Après l'achat d'actions de sociétés privées, une à une, les SICAV, les Fonds, les Fonds de fonds semblaient être la panacée pour amortir les risques et pour attirer de nouveaux clients très peu au courant de ce qu'était la Bourse. Qui avait-il derrière ces Fonds? Qui s'en inquiétait? Avec le recul et au vu de ce que l'on peut appelé un "krach", ne peut-on pas conclure que les courtiers et vendeurs de ces titres ont plus noyé le poisson? Pour obtenir une meilleure performance et moins de risques, on préconisait que plus il y avait de niveaux de répartition en horizontal et en vertical, mieux c'était. L'assurance des fonds sur plusieurs couches, c'est un peu, ce qui s'est aussi passé avec les Subprimes et avec ses résultats qui ne permettaient plus de déterminer où se trouvait l'argent en finale et reconnaître sa (mal)chance d'en posséder en portefeuille. Quant aux "pigeons investisseurs", ils pourront, informés enfin, choisir entre l'assurance de la Branche 21 et le risque de la Branche 23, avec plus de discernement. Les possibilités d'investissements sont loin d'avoir été toutes citées ci-dessus perdus dans une sophistication sans nom.

0.jpgLa titrisation est une technique financière valable à condition de garder la transparence et la supervision de tous les intermédiaires. Il fut un temps où de petites associations de boursicoteurs, les Clubs d'Investissements, analysaient quelques actions en petits comités. Puis, par facilité, la confiance se retournait vers les acteurs officiels de la finance dans des conglomérats de titres imbriqués ou avec plusieurs chapeaux. La "Bible de la Bourse" de Geert Bakelants a choisi les actions en direct, sans intermédiaires.

Philippe Maystadt, Président de la Banque Européenne d'Investissement en parlait à la radio sans mâcher ses mots. Son prédécesseur, Jacques de Larosière, avait déjà dénoncé, en janvier 2007, ce que nous vivons actuellement. A partir du moment où les prix ont cessé d'augmenter, il y a eu retournement et le marché immobilier américain a été le catalyseur de l'écroulement du système financier. Ses conclusions: les réformes sont indispensables jusqu'au niveau européen voir international. La supervision bancaire, l'harmonisation des règles de protection des dépôts trop différentes de pays à pays et les normes comptables anglo-saxonnes faisait, d'après Maystadt, partie des réformes à accomplir. D'autres reconnu comme gourou de la Bourse vont plus loin dans les prévisions pessimistes.0.jpg

Il faut avouer que les professionnels y ont mis du leur pour maquiller les actions et réactions sur les marchés boursiers. Les noms des titres qui changeaient sans informations distribuées aux clients, les obligations convertibles, les placements à découvert liés à la virtualisation complète de l'argent, les Hedges Funds, ont été des portes d'entrée aux grandes fortunes et aux grandes désillusions... Tout était en place pour déstabiliser le meilleur "père de famille" dans son choix. L'épargnant a appris, cette fois, dans la détresse les arcanes, les leviers, les travers prévus dans la Bourse. Pour le particulier, en somme, il s'agissait de trouver le meilleur rendement pour garder son pouvoir d'achat raboté par l'inflation, de le sécuriser aussi. Celle-ci, jugulée pendant longtemps, avait tout à coup pris des allures de s'en va en guerre. Était-ce un présage un crash d'aujourd'hui? L'équilibre entre la demande et l'offre, bien plus importante, devra toujours être la préoccupation majeure pour une économie saine.

Dilemme, paradoxal aussi, cette volonté de placer dans le même plateau de la balance le risque et la sécurité alors qu'ils occupent chacun des plateaux différents. Match de gagnants et de perdants.  Le risque, assumé, dans une simili sécurité du capital garanti à l'échéance. Pourquoi pas?

Les règles du jeu existaient mais on voulait seulement les voiler.

0.jpgManger l'autre pour vivre: Une règle macroéconomique a été ébranlée aussi dans la bataille. Pour une société commerciale, vivre mieux, être plus solide ou survivre, il était entendu qu'il fallait s'étendre, s'internationaliser, fusionner pour avoir plus de chances sur la scène internationale. L'histoire de Fortis qui a voulu avaler ABN AMRO prouve que l'idée s'est perdue dans un combat de la grenouille et du boeuf. Sommes-nous à une nouvelle étape des « Mouvements perpétuels »? Sous celle-ci, ce serait trop dur.

L'Italie, avec ses nombreuses banques, petites et régionales, a mieux résisté que les autres pays. Peut-être, une histoire lombarde, très longue, des banques italiennes en est la cause.

 

Les Nobels ont réfléchi à tout: Les professionnels semblent ne plus comprendre ce qui s'est passé sur les marchés. Pourtant, non "Les marchés ne sont pas fous. Mais, ils reposent sur des modèles de prévision du risque non adapté." écrivait le NouvelObs en titrant que le krach serait une faute des mathématiques. Finance coupée de l'économie du réel sans régulations suffisantes et dans les mains de spéculateurs.

C'est vrai, les cours de Bourse, mis en graphiques, donnaient une bonne approche, des explications de ce qui s'est passé à celui qui y prête attention par une foule de techniques, d'indices pour extrapoler. Mais pouvaient-elles réellement donner, avec assurance, des indications sur le futur? Là, la réponse est "non". Certains ont prévu ce qui allait arriver. L'ampleur des dégâts, non.0.jpg

La modélisation des événements, les prévisions qui en découleraient, ne seraient-elles pas un raté majeur qui pourrait dévier de la réalité? Des paramètres arbitraires de fonctionnement, des estimations préalables, entrées dans les calculs pouvaient influencer de manière démesurée, voire, catastrophique et volatiliser des potentiels de manière irrécupérable, suites à des mauvaises prises des décisions d'achat ou de vente. Une foule de livre qui tournent autour de la connaissance de la Bourse, existe et tente d'expliquer les tendances sans penser à l'inexplicable "légèreté de l'âme" des décideurs.

On pourrait rapprocher le travail du trader à celui du climatologue qui doit prévoir le temps. Là, aussi, on se réfugie sur le passé et la modélisation de la nature. Cela marche dans la plupart des cas, d'ailleurs, mais gare aux exceptions.

Les opérateurs traders font ce qu'ils peuvent, ce qu'ils ont appris avec des outils de la modernité en plus. L'ordinateur a apporté la vitesse mais le raisonnement est intégré, programmé et relié à de seules copies de l'expérience et du seul passé. Le modèle brownien, toujours en rigueur, date de 1820. Le botaniste britannique Robert Brown constatait, alors, que des grains de pollen se mouvaient normalement autour d'une sorte de moyenne à la surface de l'eau. C'est vrai, mais à condition qu'il n'y ait aucun doigt qui se glisse dans l'eau pour brouiller le raisonnement de l'habitude. Donc, il aurait fallu limiter les conclusions à en tirer et ajuster le calcul avec un argument qui tiendrait compte du risque supplémentaire de l'inconnu.

Louis Bachelier migra ce raisonnement vers la finance en 1900. Myron Scholes, Harry Markowitz, Robert Melton, Paul Samuelson confirmèrent cette relation dans la haute finance. Mais, cette approche ne peut tenir compte que de la vie de tous les jours dans sa normalité et pas des exceptions, des catastrophes, des faillites. Benoit Mandelbrot, l'inventeur des fractales, signalait, dès 1962, l'erreur d'appréciation et sous-entendait que le hasard devait tenir compte d'une sauvagerie possible et externe à la normalité. Les indexes, les évaluations seraient sans cela, plus fantaisistes en suivant des bases trop sages et donc, sous-estimées.

Les mathématiques et le jeu ont toujours fait bon ménage.

Depuis 1920, Emile Borel, avec son paradoxe de la théorie des probabilités et John von Neumann, avec son jeu à somme nulle, s'y intéressaient par cette voie.

Les Prix Nobel de l'Economie apparaissent pour la première fois en 1970.

Il est assez troublant de constater que depuis 1994 jusqu'à nos jours, de nombreux Prix Nobel de l'Economie se sont intéressés de très près aux mécanismes et des principes du capitalisme avec le jeu comme point d'orgue.

L'équilibre par les jeux non coopératifs, la compréhension des conflits, les mécanismes d'incitation ont attiré les analystes d'une foule d'économistes et qui les ont mené à recevoir le Prix Nobel.

Les théoriciens, avec leur prix Nobel, Paul Samuelson (1970), Milton Friedman (1976) et James Tobin (1981) ont recherché la raison qui se cachait derrière le besoin de maximiser les gains et de minimiser les pertes, moins arbitrairement que par le seul fait du hasard. La vente de masse pour diminuer les prix, l'internationalisation et la mondialisation du commerce comme buts.

L'équilibre de John Nash (1994) établit le choix de stratégie sans coopération dans une théorie du jeu et partage le prix avec Reinhard Selten et John Harsanyi en reliant le jeu à l'économie.

En 2005, essayer de comprendre les raisons des conflits attire Robert Aumann dans le même raisonnement.

Thomas Schelling apporta son concours en apportant des idées pour apporter un climat de confiance dans les négociations. "Pour calmer le jeu", dirait-on, avec humour.

En 2007, Eric Maskin, avec Leonid Hurwicz, comprit comment réguler les marchés par les droits d'émissions avec la théorie des mécanismes d'incitation pour partager les ressources.

En 2008, c'est au tour de Paul Krugman qui analyse la mondialisation des capitaux et de la main d'oeuvre. Pour changer, cet économiste est de gauche (et oui, ça existe). Il n'hésite pas à dire : "Croire qu'il suffit d'aligner la rigueur budgétaire, l'orthodoxie monétaire, la logique antiétatique pour conduire au succès économique, tient de l'hérésie". Précisions.

Curieux de chercher le bien être et trouver l'avenir uniquement dans le jeu et d'en être récompensé... La Bourse et le jeu ne sont pas des ennemis et sont loin de ne pas trouvé des analystes pour en relever les moindres déviances dans la raison.

Cette fois, la raison est revenue à l'avant plan, dans la douleur après une période d'endormissement sur le coussin des gains trop faciles. Je ne parle pas de l'endormissement des marchés mais des investisseurs. Ceux-ci s'y intéressent, contraints et forcés, à tout ce qui ne leur semblaient pas destiné ou trop compliqué.

0.jpgLa "récession", le mot est lancé. La stagflation et la dépression, qui presse les pédales de l'inflation et la récession, comme ce fut le cas en 1929, seraient encore bien plus graves. L'outil "argent" est fait pour rouler pas pour stagner.

Si la récession est globale et uniforme, comme cela semble être le cas, cela pourrait même correspondre à une dévaluation générale des monnaies et donc, un départ sur une autre base, sur un sorte de statu quo, en finale. Encore faut-il que tout le monde comprenne le pas à prendre et celui à ne pas franchir en conservant les moins nantis en vie. Le monde entier a cette fois les mêmes problèmes. Tous perdants avec un rapprochement plus prononcé des riches vers les plus démunis. Le billet de 500 euros aurait perdu un zéro dans la bagarre? Pourquoi pas un billet à 50 euros qui aurait le même pouvoir d'achat que le billet d'avant? Dans ce cas, où serait le problème? Pas de régulation folle, mais énergique et réaliste pour faire tourner la machine humaine.

Les origines de la crise. S'il faut rechercher les responsables, c'est chez les grands gestionnaires qui ont fait la pluie et le beau temps. Alan Greenspan a été nommé au moment du krach de 1987. Les politiques aussi, qui n'ont pas pu se pencher sur les problèmes de base. La croissance comme seul préoccupation avec des taux d'intérêts bas pour l'entretenir, a conduit au krach de la bulle, en 2000, suivi, de près, par celui du terrorisme du 11/9/2001. Pour l'Américain, s'endetter a toujours été la pierre philosophale. Acheter aujourd'hui et payer demain a été le principe de base des échanges internationaux spéculateurs. L'Europe n'a fait que suivre la philosophie capitaliste. Mauvaise interprétation de la raison d'être de la Bourse pour stimuler et concrétiser les projets apportés par le capital. En résumé, participer à la vie de la Société.

Une confiance aveugle en un marché qui devait s'autoréguler de façon rationnelle sans recherche véritable sur la solvabilité des acteurs en présence pour satisfaire seulement les commissions des emprunteurs. N'était-ce pas préjuger sur la "fragilité de l'être"?

Lehman Brothers, en faillite, a été le symbole du vendeur de produits financiers explosifs dans le monde entier à des clients rassurés par la seule renommée. Première erreur, le manque de réactions immédiates des autorités pour enrayer le processus de méfiance a été le début des chutes en cascade de la finance. Ensuite, le fond de roulements des banques s'est révélé insuffisant pour assurer plus que les retraits journaliers et jamais ceux de l'exception. Le fond de réserves, limité à des pourcentages très bas, restait souvent dispersé et a été réassuré sur les possibilités d'emprunts du marché interbancaire. La vulnérabilité se retrouvait bien là quand les pertes de chacun bloquent les transferts d'argent par manque de liquidité. Les taux d'intérêts à court terme plus élevés que ceux du long terme en sont la conséquence. La confiance crée les liquidités et vice versa. Mais pour rappel qu'est ce qu'un crise, un danger, une opportunité ?0.jpg

Vivre demande de la confiance en soi. Dépenser demande la confiance des autres. Mélange de raisons pour la raison de la planète, elle-même. Les apartés n'existent plus. Les prudents d'hier gagnent aujourd'hui mais devront compter sur plus hasardeux, demain, pour faire avancer le progrès. Natures humaines, complémentaires, qui font avancer ou tomber.

Franklin Delano Roosevelt, l'homme de la Dépression, disait "The only thing we nead to fear is fear in itself" ("La seule chose dont il faut avoir peur, c'est la peur"). Un retour vers la débrouille et une ouverture vers les autres, mais il faut revoir le système?

Certains parlent de plus en plus d'un nouveau "Bretton Woods". On ne sait plus très bien de quoi il s'agit mais cela fait bien dans une conversation, histoire d'une bêtise, aussi. A l'époque, ces accords ont servi pour stabiliser le dollar américain en le reliant à l'or. L'Amérique s'y retrouvait bien dans ce jeu puisqu'elle détenait 80% du métal précieux. L'or n'a, désormais, plus la parité souhaitée. La liaison à l'or ne fonctionnerait plus. L'or lui-même, dite valeur refuge, est aussi spéculatif à ses heures de gloires. D'autres matières premières prennent peut-être la relève dans ce but de refuge.

0.jpgUn plan Marshall serait plus européen dans ses formules de redressement des européens à condition de ne pas être téléguidés par les Américains comme cela l'avait été pour redresser l'Europe qui sortait de la guerre. Tout semble donc tourner sous la "bannière étoilée". J'ai manqué écrire la "barrière étoilée", lapsus lingua. En Wallonie, on a aussi lancé cette idée de Plan Marshall avec un certain succès.

Le bonheur des uns... : Récemment, le Vif-L'Express essayait de trouver 10 raisons de garder le moral. Le spéculatif a des effets "retour": la baisse des prix du pétrole (et donc de sa consommation), des produits alimentaires, de l'immobilier plus abordable, des taux d'intérêts pour très bientôt... L'Europe rebondit face aux Etats-Unis qui s'en retrouvent moins glorieuses. L'épargne sera mieux protégée avec le recentrement sur les métiers de base. Les excès tel que les parachutes dorés et la chasse aux paradis fiscaux. Évidemment, il y a les mauvais points comme l'augmentation de 20 millions de chômeurs prévisibles. L'euro suit les événements de près. Il n'a jamais été aussi bas depuis longtemps par rapport au dollar. Favorable aux exportations, mais moins pour les importations. Les effets de la crise, les taux d'intérêts des pays européens qui baisseront normalement pour relancer l'économie et ces exportations, l'espoir d'un renouveau à la présidence des États-Unis sont les raisons.

Et si on terminait, en plus, par une "belle" histoire pour l'expliquer qui commencerait, comme toujours, par "il était une fois"?

Dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun. Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts. Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un. L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : « Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés... Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. » Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes. La nuit venue, l'assistant disparut.. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ainsi que des singes qui couraient dans tous les sens.

Bienvenue dans le monde de la Bourse !0.jpg

"Quand on aime, on compte", disait une pub récente.

Non, peut-être.... mais, à Halloween, on y pense.

 

L'enfoiré,

 

Une vidéo explicative (Ron Paul and some Federal reserve information

Remerciements particuliers à Kroll pour ses caricatures tellement dans la ligne

 

0.jpgCitations:

  • « Ne mettez pas votre confiance dans l'argent, mais mettez votre argent en confiance. », Oliver Wendel Holmes

  • « Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation. », Arthur Ashe

  • « Confiance et défiance sont également la ruine des hommes. », Hésiode

Commentaires

L'enfoiré,
Que de points pertinents sur lesquels je ne puis revenir par manque de culture en la matière !
L'explication par le singe est très pertinente .

La seule chose que j'ai à dire c'est qu'après 1929, les USA et le Royaume uni ont été les leaders du FMI.
2008, ils ne veulent pas passer la main et veulent garder leur leadership .

L'europe fait pâle figure et faute de cohésion et de plan concerté, tous les pays européens parlant d'une seule voix, nous passons à côté de l'occasion d'être enfin leaders .

C'est bien plus grave qu'il n'y parait, c'est un train manqué, celui de l'avenir européen et le choix des règles mondiales.
La position du Royaume Uni, un pied dans l'europe mais de solides alliances avec les USA ne favorise pas l'élan européen (l'ennemi de l'intérieur) .

L'affaire DSk était gardée au chaud en réserve à cet effet, garder le contrôle du FMI en sortant un scandale pour discréditer la France mais par là même l'europe, puisque la france en est actuellement aux commandes europe/FMI.
La France bientôt la risée mondiale, possible si rien ne viens contrebalancer ces événements.

Pour ce qui est de l'économie AUCUN des plus grand spécialistes ne comprend le fonctionnement économique .
Ils sont totalement paumés faute d'une vision d'ensemble .

C'est à mon sens, là où le politique a une opportunité d'enfin pouvoir agir sur l'économie .
Cette crise pourrait être une formidable opportunité pour l'avenir mais aussi pour l'europe et le monde .

Nos politiques qui nous parlent de patriotisme, d'élan volontariste et d'europe ne sont pas capables de nous en donner un échantillon : "se mettre d'accord pour parler d'une seule voix sur un projet"
Comme quoi, les conseilleurs ne sont pas les payeurs ...

Laissons les travailler et voir leur capacité à se ressaisir .
Pour moi c'est le meilleur test de viabilité européenne possible, c'est dans la difficulté que nous voyons sur qui nous pouvons compter...
( si 27 élus ne peuvent s'entendre, comment les 491 millions d'européens le pourraient ?)

Le Ministre a déclaré que le financement de secours des banques est prêté au taux du marché par l'état .
Point de nationalisation ou d'entrée dans le capital, juste un prêt.

Pour les moins endormis, cela signifie que les banques prêteront ces fonds à des taux supérieurs au prix du marché !
C'est évident que les banques ne feront pas cadeau de leurs frais de fonctionnement et d'attribution de crédit .

L'argent en question leur étant prêté par l'état, ils ne le distribueront pas mieux ni plus facilement qu'avant ce providentiel apport de liquidités .
Ils prêterons même à taux plus élevé que celui du marché !

Il faut sauver les banques oui, mais appelons un chat un chat : Inutile de dire que ce plan de sauvetage des banques sauvera les PME-PMI qui n'arrivent plus à trouver de quoi survivre .

Si le gouvernement ne fais rien pour les PME-PMI en dehors du système bancaire privé, nous allons voir énormément d'entreprises mettre les clés sous la porte .
Chômage, récession, baisse de la consommation, perte de financement des caisses des collectivités locales (décentralisation).

L'économie d'un pays ce ne sont pas uniquement les banques!

Si les collectivités locales sont encore dans un pire état qu'actuellement, nous pouvons nous attendre à ce que les mesures démagogiques et sympa telles que le RSA ne pourront pas s'appliquer .
(déjà à la base le RSA étant prélevé sur un budget régional n'aurait pas été pour tout le monde en fin d'exercice fiscal annuel ! égalité ? Pour les premiers servis uniquement !)

Le bouclier fiscal aura amputé des revenus à l'état sans apporter de pouvoir d'achat .

2012, ce sera le bilan, Sarko avait dit vouloir être jugé sur ses résultats qui s'annoncent catastrophiques pour le moment.
Son caractère "Hyper-président" achèvera de le déservir et il devra assumer à lui seul toutes les erreurs puisqu'il a court-circuité le fonctionnement constitutionnel du régime présidentiel .

Ca sent le pilori tout ça, à moins qu'il réussisse l'exploit de faire parler l'europe d'une seule voix et nous pondre un plan de mesures de régulation "made in europe" à destination du FMI ...

Écrit par : Liberty | 22/10/2008

« les critères de crédit restent et resteront inchangés, pas de placements à risque. Les banques ne prêteront pas plus facilement qu’avant »

>>> Inchangés ? Non, plus difficiles, plus durs au contraire. Chat échaudé, craints…
Je viens de recevoir une lettre personnalisée de ma banque. « Fortis change, mais pour vous, rien ne change sur le plan pratique". Pourquoi se plaindre? Quand je disais que les placements à risque existaient bien mieux aux USA qu’en Europe, je voulais parler des risques à destination des petites sociétés qui doivent avec un projet étudier se créer. Leur statut de force jusqu’à il y a peu, vient de là. Maintenant aller jusqu’à proposer des prêts pour se payer les superflus avec l’espoir d’y gagner en commissions seule, il y a de la marge.
Une banque est là pour créer la prospérité des autres et par retour la leur, mais pas l’inverse chronologiquement.
Nationaliser les banques est la solution de sauvetage de la catastrophe. Suivre d’un peu plus près le déroulement des opérations dans leur excès demandait seulement un peu de temps et de précaution. On a des lobbies pour tout. Pourquoi pas dans cette fonction ?

Écrit par : L'enfoiré | 22/10/2008

>>> Inchangés ? Non, plus difficiles, plus durs au contraire. Chat échaudé, craints…

Juste sur ce point, c'est exactement mes propos .
Je disais que pour réinjecter des liquidités sur le marché il fallait donner ce budget à la banque de france (nationalisée)
Sinon les banques distribueront au compte gouttes et la mesure n'évitera pas les fermetures d'usines, à moins que l'état donne des directives .

Mais quelles directives peut donner un nouvel actionnaire minoritaire des banques, même si c'est l'état, pas grand chose ....

Un bon truc donner à la banque de france le budget et impliquer les hommes politiques locaux dans les décisions d'attribution.
Localement les politiques comptent ça en taxe professionnelle et en chômeurs ...

En l'état nous sauverons des banques, qui elles ne sauveront personne !
Des millions d'euros pour les banques et non pour injecter dans l'économie réelle .

Peut être que c'est un moyen pour sauver des banques au bord du gouffre en "faisant passer cela pour un plan profitant à tout le monde" ...

Parano ?
Peut être mais j'ai du mal à cerner la logique de passer par des banques privées pour redonner des liquidités là où nous pouvons en donner par la banque de France ....

A moins que ce soit une façon de dire les choses démagogiquement ....(faire passer la pilule)

Une précision de taille sur le paulson à la francaise .

Le Ministre a déclaré que le financement de secours des banques est prêté au taux du marché par l'état .
Point de nationalisation ou d'entrée dans le capital, juste un prêt.

Pour les moins endormis, cela signifie que les banques prêteront ces fonds à des taux supérieurs au prix du marché !
C'est évident que les banques ne feront pas cadeau de leurs frais de fonctionnement et d'attribution de crédit .

L'argent en question leur étant prêté par l'état, ils ne le distribueront pas mieux ni plus facilement qu'avant ce providentiel apport de liquidités .
Ils prêterons même à taux plus élevé que celui du marché !

Il faut sauver les banques oui, mais appelons un chat un chat : Inutile de dire que ce plan de sauvetage des banques sauvera les PME-PMI qui n'arrivent plus à trouver de quoi survivre .

Si le gouvernement ne fais rien pour les PME-PMI en dehors du système bancaire privé, nous allons voir énormément d'entreprises mettre les clés sous la porte .
Chômage, récession, baisse de la consommation, perte de financement des caisses des collectivités locales (décentralisation).

L'économie d'un pays ce ne sont pas uniquement les banques!

Si les collectivités locales sont encore dans un pire état qu'actuellement, nous pouvons nous attendre à ce que les mesures démagogiques et sympa telles que le RSA ne pourront pas s'appliquer .
(déjà à la base le RSA étant prélevé sur un budget régional n'aurait pas été pour tout le monde en fin d'exercice fiscal annuel ! égalité ? Pour les premiers servis uniquement !)

Le bouclier fiscal aura amputé des revenus à l'état sans apporter de pouvoir d'achat .

2012, ce sera le bilan, Sarko avait dit vouloir être jugé sur ses résultats qui s'annoncent catastrophiques pour le moment.
Son caractère "Hyper-président" achèvera de le déservir et il devra assumer à lui seul toutes les erreurs puisqu'il a court-circuité le fonctionnement constitutionnel du régime présidentiel .

Ca sent le pilori tout ça !

Là j'avoue ne pas comprendre le savant mélange de besoin de liquidités pour la survie des PME-PMI et l'injection de fonds dans le système bancaire .

A décharge, je dois dire par honnêteté que renflouer les collectivités locales est prévu dans le plan de financement .
Ouf, c'est bien parce qu'ils s'attendent à des pertes sur la taxe professionnelle localement ...(donc des dépôts de bilan massifs et du chômage)

J'ai comme l'impression que le gouvernement Français veut minimiser la gravité de la crise .
Mais financer les collectivités locales prouve qu'ils s'attendent à de grandes répercussions sur le chômage et le RMI ...
Quelque part ils ont raison, nous sommes déjà bien assez moroses comme cela .

En revanche juridiquement la loi votée qui permet de mettre à pied un demandeur d'emploi qui refuse deux offres d'emploi raisonnables successives est irréalisable et illégal.

En effet l'ANPE ne propose aucun emploi ni entretien, juste de répondre à des offres d'emploi .
Le vocabulaire est juridiquement très important, juridiquement cette mesure ne fera pas le poids puisque mal formulée.
Un agent ANPE me propose de signer un contrat de travail je le ferai de suite sans même regarder de quoi il s'agit .

Écrit par : Liberty | 22/10/2008

Liberty,

« les USA et le Royaume uni ont été les leaders du FMI. »

>>> En fait, de beaucoup de choses. On n’a pas de passé, mais beaucoup de présent et peut-être bien du futur.
Internet, l’informatique, toutes les technologies nouvelles viennent toujours dans les conversations dans le monde avec une référence vers ce qui a été fait aux Etats-Unis dans le même domaine.
Bizarre ? Garder leur leadership en 2008 ? Pourquoi en serait-il autrement. On exporte les problèmes et les crises mais pas les idées.
Ce n’est pas la joie là-bas. Absolument, mais on s’en occupe ensemble, unis, derrière le président du moment. Peu importe le parti démocrate ou républicain. On joue comme si on a gagné. Point.
Il y a dans les 2 cas un mot commun « uni ». La cohésion de l’Europe se cherche toujours. A plusieurs vitesses, comment en serait-il autrement.
Si Sarko se démène actuellement pour créer cette unité, je dirais qu’il a raison. Pragmatique, je l’ai toujours été, même si je ne partage pas tout. Le résultat, toujours le résultat. Peut-être n’est-il pas à la bonne hauteur. Tu vois, je vois déjà plus loin que 2012. Mais un 2012 régularisé, de par tout et pour tous.
Nous avons une chance, le pluralisme des idées et des cultures. Les racines, le « Home, sweet home », aussi, pour n’être pas en continuel déplacement comme il est obligé de le faire aux USA.
« I want my money back » disait Margareth Tatcher. Elle a dit pire, aussi. Les termes sont à peu près cela : “Un jeune homme de 26 ans qui prends encore le bus, peut considérer qu’il a raté sa vie ».
L’affaire DSK est une vieille technique de la politique. Quand on veut jouer les « Terminator » on recherche les faiblesses, les casseroles que l’on tire toujours derrière soi à la cheville. Nous avons encore 15 jours pour Obama. Et on va chercher très loin pour cela. Tout est bon, même la zizimania. Chassez le naturel, il revient au galop.

« plan de sauvetage des banques sauvera les PME-PMI qui n'arrivent plus à trouver de quoi survivre »

>>> Absolument ; Il ne faut pas faire la petite bouche.
L’économie passe par les banques. Elles sont l’outil et le sel. C’est le sang qui s’écoule dans les veines. Nous en sommes au baxter actuellement. A quand, retour au cerveau pour commander tout cela ?

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2008

L'enfoiré
>>>"viennent toujours dans les conversations dans le monde avec une référence vers ce qui a été fait aux Etats-Unis dans le même domaine."
C'est bien ça le souci, nous voulons nous la "jouer" à l'américaine mais avec à chaque fois 20 ans de retard, ce, dans tous les domaines.

>>>La cohésion de l’Europe se cherche toujours.
Disons lorsque je regarde les comportements à l'assemblée nationale française, il n'y a pas de notion d'intérêt général qui compte, juste de l'esprit partisan.
De cohésion in n'y en a que très peu.
Alors pour une cohésion européenne mon pauvre monsieur.
Nous sommes en train de nous confronter aux limites de l'europe actuelle, soit nous passons à la vitesse supérieure X10 immédiatement, soit nous abandonnons l'europe.

Il faut arrêter les dégâts, penser à imposer au Royaume Uni de la jouer européen ou de partir de l'europe .
Ils ont TOUJOURS été des obstacles à l'europe à la solde des USA, ils ont toujours mangé à tous les râteliers, c'est une constante historique !

Sarko se démène pour trouver une unité là pour une fois je l'applaudis .

DSK, (loin de lui jeter la pierre) a été bien léger sachant qu'il travaille au pays et à un poste où tout le monde l'attend au tournant.
Il donne le bâton pour se faire battre, et faire battre l'europe, il est responsable, un employé lambda faisant 1/10 ème de cette bourde serai viré pour faute grave sans indemnité.

Comment veux tu que nos politiques comprennent le peuple, ils peuvent tout se permettre sans aucune conséquence là où le citoyen pour bien moins que ça serai cloué au pilori !
Le pire c'est qu'il avertis publiquement que le premier qui parle de cette affaire sera poursuivi juridiquement, c'est le monde à l'envers !

PME-PMI nous sauvons les banques mais absolument pas les entreprises . Les PME PMI ne seront pas sauvées par les banques il faut s'y attendre .
Si les banques leur prêtent ce sera "à moindre risque" et à taux supérieur à celui du marché.
Autrement dit nous sauvons nos banques mais certainement pas notre économie, nous limitons juste un peu la casse .

Rien n'est tout noir mais il est plus que regrettable de voir que l'europe voulant singer les états unis n'en est pas capable .
Les états unis à notre place n'auraient jamais laissé passer l'opportunité de parler d'une seule voix pour avoir plus de poids .
Pendant ce temps, à l'image de l'assemblée nationale Française, les élus européens se divisent, là où de tous bords les états unis s'unissent pour être prêts à reprendre la barre du navire .

Impossible europe !

Écrit par : Liberty | 23/10/2008

Liberty,

Tu vas dire que j’en ai contre les Français, mais comme c’est une certaine Anne Roumanoff qui le dit, je vais la rappeler :
« Les Français ont horreur des inégalités, mais ils adorent les privilèges. Souvent, « inégalité », c’est le nom que tu donnes aux privilèges des autres ».
Imposer à l’Europe aux Royaume Uni ? Oui. Très certainement. Toni Blair a tenté le coup. Son successeur semble dans cette lignée aussi. Mais on roule toujours à gauche en Angleterre. The Queen is always the queen. En justice, on vient de décider d’enlever la fameuse perruque pour plaider. L’opposition n’a pas manqué de se manifester.
DSK, absolument. Etre homme public oblige à une certaine réserve dans le respect de règles obsolètes peut-être pour d’autres. Etre « privé » ne veut plus rien dire pour un homme politique. Sarko a utilisé son côté « privé » quand cela lui arrangeait. Changement de mœurs et de culture oblige un changement d’opinion qui ne passe pas même dans des pays qui se disent « avancés » mais qui restent très prudes.

« limiter la casse » ?

>>> La casse est une question de niveau de ressemblances ou de dissonances par rapport à autre chose. Je suis presque certain qu’encore une fois, les USA remettront un ordre nouveau en place. Je l’ai dit ailleurs, on a l’habitude là-bas de changer à 180° sa politique par pragmatisme. Mais je ne suis pas pro-américain. Seulement, observateur.

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2008

A vot'bon coeur... achetez des actions...
http://www.lesoir.be/actualite/economie/les-bourses-asiatiques-2008-10-23-653153.shtml

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2008

Ce soir, élection américaine... demain, la suite de cette dégringolade avec une nouvelle chute des bourses ?
Et rien n'aura changé...

Écrit par : La crise | 04/11/2008

La Crise,

Il faudra changer de régistre et de chanson.
http://www.lesoir.be/actualite/economie/les-marches-dans-l-expectativ-2008-11-04-657480.shtml

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2008

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