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14/05/2011

Média, presse-toi doucement et surtout intelligemment (2)

Après les généralités, si on parlait du cas plus précis de la "Radio Télévision Belge Francophone", la RTBF. Sa stratégie correspond-elle avec le contrat de transfert de l'information?

1.jpgEn 2006, j'écrivais "A vos galènes ou à vos podcasts".

Le JT fêtait, alors, ses 80 ans. Depuis, je continue à écouter tous les matins, Matin Première. Depuis, l'interviewer attitré de nos hommes politiques, Jean-Pierre Jacqmin, a cédé sa place et est devenu patron de l'information.

Bertrand Henne a repris son flambeau avec son petit effet personnel et n'a pas son pareil de "rosir" sur le grill son interlocuteur pour lui tirer les vers du nez. Georges Lauwereys, lui, joue, au chef d'orchestre avec un sourire et une rose bien serrée dans les dents pour ne pas la lâcher. Un véritable pote, quoi!


Paul Hermant et son "Bonne journée et puis bonne chance" ont pris leurs pénates dans la soirée. Plus de place dans Matin Première, il  se retrouve dans Soir Première.

1.jpgUne comparaison avec la France dans les relations entre médias et politique, permettait de pointer quelques différences bien sensibles avc notre version belge.

Dernièrement, en septembre 2010, la presse écrite lançait une attaque en justice contre la presse télévisée. Motif, concurrence déloyale. Comme si l'information pouvait être loyale ou déloyale ! 1.jpg

Le faux JT, présenté par François de Brigode, avait fait sensation à l'époque. Il a eu ses détracteurs et ses admirateurs. Bousculer les consciences, n'est-ce pas le rôle du journaliste? On sait ce qu'il en est, aujourd'hui.

Le "politiquement correct" pour faire correspondre l'information aux gens qui veulent lire ou entendre avec l'accent de la vérité, la leur, ne permettra pas toujours tout aux les comités de rédaction du journal. La liberté, il faudrait toujours la défendre et la répercuter dans les écrits et les paroles en homme responsable.

Une anecdote? Je me rappelle l'expérience qu'a eu une de mes connaissances pour un reportage de la télé. Il s'agissait de présenter la production de la bière artisanale dans notre pays. Une équipe se présenta pour l'enregistrement d'une émission. Les prises se succédèrent aux prises. Le producteur de la bière voulait faire passer son message, message qui ne correspondait pas à ce que le présentateur espérait. De guerre lasse, pour la prise finale, le brasseur a dû lâcher prise et tourner la prise calquée au désidérata du présentateur pour motif de rester dans un timing "raisonnable" accordé à ce genre d'information. Manipulation? Certainement quant au fond, un peu moins pour la forme. L'obligation de compresser l'information pour s'incruster dans un timing étroit est aussi une raison.

1.jpgPour la première journée de printemps, la RTBF présentait, à grand renfort de publicité, l'arrivée d'un nouveau créneau horaire du JT.

Deux JT sinon rien. On avait mis les petits plats dans les grands.

Nettoyage de printemps patronné par l'obligation de concurrencer l'inoxydable JT de "19 heures" de la chaîne privé RTL-TVi. Un tout nouveau studio de diffusion épaule, depuis, l'envie de se remettre en question.

Un mini Journal Télévisé s'ajoute de 19:00 à 19:15 sur la Deux. Un concentré d'informations pour doper son "access prime time". Le « 15 minutes » arrive sur la Deux à 19 h : « Dynamique, impertinent » mais pas « décalé » annonçait la RTBF.

Un bug pour commencer, un départ en trompe-l'oeil?

Le JT de 19:30 de la Une, retransmis en différé sur la Trois restait inchangé.

Un mini JT à 18:30 et un condensé de 12 minutes à 22:30. Tout était emballé dans du papier à musique. Oui, mais...1.jpg

"Solution hybride" ou "pétard mouillé", était-il dit. Hybride pour qui? Pour le consommateur? Allait-il chevaucher l'information ou la survoler? Il est vrai que le gros des publicités (20%) s'intéresse à cette heure d'info.

A force de couper, de réduire, de morceler en resterait-il quelque chose?

Les 'info-maniaques', les 'infophiles' allaient-ils trouver leur compte avec en plus, l'envie de se greffer sur TF1 ou France2 à 20:00?

L'attrait de la nouveauté n'est affaire que d'un espace temps de rodage très court.

Le trafic a appris aux téléspectateurs que la vie de bureau impose d'autres contraintes de temps à régimes variables. Le 19:30, c'était parfois tout juste le temps pour y assister après les bouchons sur la route, la préparation du souper et tout le reste. A 19:00, Madame prépare encore les sandwiches pour les enfants. Elle a déjà pris l'habitude de ne pas aller voir la télé avant 19:30, voir 20:00. Son mari, médecin, est encore en consultation. La vie intime de chacun a ses propres informations à construire.

La surconsommation, l'indigestion de n'importe quoi, nuit toujours à l'ensemble.

Oui, il y a les retraités. Ils commençaient par RTL à 19:00, shiftaient sur la RTBF et zappaient, en finale, sur une chaîne française avant de voir le film de la soirée. Il serait intéressant de connaître leur adaptation vis-à-vis de cette pléthore de données répétitives. Les téléspectateurs sont loin d'être fidèles.

Le potentiel d'audience passerait de 1,2 à 1,8 millions de personnes de 19:00 à 19:30. Ouf...

Cartonner dans les sondages ou dans les ménages, cela ne veut plus dire la même chose.

La suppression des publicités sur France2 avait, en son temps, déréglé le timing des téléspectateurs français. Réorganiser les habitudes est toujours une entreprise délicate. Voilà que le radio-télévision publique dépasse la privée.

La guerre entre les télévisions s'amplifie aussi chez les hommes qui les composent. Le départ de Thomas Van Hamme de la RTBF vers la chaine commerciale RTL-TVI n'est qu'un nouvel épisode. Il avait ses mots à dire tous les jours à la radio de Vivacité.

1.jpgLe 6 mai, dernier, c'était le grand départ de Media Rives et de son nouveau bâtiment de la RTBF Liège. Une infrastructure immobilière futuriste, un cadre de la modernité, un.... Les qualificatifs apportent toujours leur pesant d'efficacité et de cacahuètes.

Mais, ce sont toujours les hommes qui y travaillent qui feront la différence. Faut pas confondre contenant et contenu.

Les habitués de l'émission "C'est du Belge", qui occupait la tranche horaire, remarquèrent l'absence d'un des deux présentateurs vedettes. Le couple avait subit le divorce de Thomas. Peu importe les raisons. Au cours du "12 minutes" du soir, le présentateur de service faisait une allusion sur le sujet en montrant du doigt, le "lâcheur". Oui, il y a une certaine cohésion dans la grande maison. On n'aime pas les échappés du peloton. 1.jpg

Le "C'est du Belge" de hier, est le dernier de la saison. Ce sera un "best of" des événements d'anthologie de l'année. Crazy Horse, Paris, Amsterdam, lac de Come... Oui, je viens de l'écrire, le Belge est partout, mais tout de même, on espère qu'il en reste "intra muros".

Mais, par là, on a effacé du même coup, l'absence par cette révision du passé. Une manière de dire "Thomas, t'es toujours là"?

"Audace et impertinence. Changer, c'est s'exposer aux risques", disait l'Administrateur Délégué de la RTBF, J-P Philippot, à l'inauguration de Media Rives.

Le Palais du Congrès avait, pendant 50 ans, assuré, le long de la Meuse sa mission d'information. Des émissions comme "Télé Tourisme", "Minute Papillon", "Cœur et Piques", "Écran Témoin", "Faits divers"... y ont fait leurs passages remarqués.

Que dire moi-même de cet événement?

Je m'apprêtais dans la semaine à construire une opinion circonstanciée, quand j'ai eu la version toute faite de Laurence Bibot autour du sujet de Media Rives. Elle valait tous les détours. Bien serrée, avec toute l'équipe qui s'esclaffait chacun à son tour.

Oui, c'était du "concentré en boîte de glamour" qu'un Festival de Cannes pourrait envier. Je conseille à Liège de se jumeler à la ville de Cannes avec de tels invités prestigieux...

Les sourires y étaient mais forcés. Sourire un peu mais pas trop et au moment choisi.

C'est "Soyons sérieux avec le chic, le chèque et le choc" (comme le disait Alice Sapritch), plutôt que "Soyez curieux", comme on peut toujours le lire sur les murs des locaux de la Première. 

Chers Journalistes, réservez-nous quelques moments de sourires, de rires. Des moments qui se retrouveront en fin d'années dans le bêtisier. Un Roi qui est opéré des suites d'une fracture du col de l'utérus, restera dans mes propres anales.

Les Cafés Serrés de la Première m'apportent en radio, le rire et la réflexion à l'information.

Voilà, qu'il me vient des idées saugrenues.

Et si pour changer, "C'est du Belge" devenait un autre match à deux ou à quatre?

Oui, je sais, il y a des transfuges dans le sens RTL-RTBF. Anne Quevrin se proposerait pour la place vacante. Pasionarias de Palais, s'abstenir. On a déjà donné dans le genre. En d'autres mots, l'émission pourrait sortir un peu plus des Grands Palais "trop" Royaux pour correspondre à la vie belge. 

Ce serait, j'y tiens, quatre "bons et/ou beaux" (pas sûr de l'orthographe)... Avec une Blonde signée par deux Taloches, orchestrée par un Stellla, Mister Jean-Luc Foncke, himself, dans un One man Chose? Et puis, non, il faut la parité linguistique dans notre pays. Pourquoi pas Bert Kruysman qui n'en rate pas une, le vendredi matin?

Dans un match pareil, l’audience serait au rendez-vous. Pas question de sortir les grands mots comme Arno l'avait fait en parlant de la politique.

Une séance d'humour déjanté, garanti sur facture! Quand on aime, on compte pas, mais quand on rit, on ne pense plus au pognon. C'est déjà ça. Cela ne plaira pas à tout le monde, mais comme tout finit toujours par les sentiments du côté de la poche, cela devrait l'être un peu tout de même. 

En effet, par le seul fait de casser l'envie de sortir tous les éléments de la garde-robe de nos Blondes. Une Barbara, cela va, mais si on multiplie les candidates, avec l'inflation actuelle, on risque d'avoir des trous dans les caisses.

Je vous le dis, avec de la sauce aigre-douce "à la chinoise", du suc', du sel et du poiv', cela passera bien. Cela piquera un peu, mais n'est-ce pas fait pour réveiller l'information?

Le rire fait passer beaucoup mieux la "pilule" de l'information. 

Ce qui serait loin de me déplaire.  

L'enfoiré,

 

Mise à jour 13 février 2013: Journée mondiale de la radio. Hommage aux anciens.

01/11/1926: Théo Fleishman et la première Journal Parlé. 

1957: Jean-Claude Ménessier et l'opération 48.81.00

1973: Luc Varenne et le sport

1973: Armand Bachelier, correspondant à Paris

   

Citatons:

 

  • "Autant la radio, dont le matériau est la parole, est dans la continuité des moyens d'information de la presse, autant la télévision, dont le matériau est l'image en mouvement, constitue une mutation dans notre rapport à la réalité aussi inquiétante que les mutations de notre patrimoine génétique.", Albert Jacquard
  • "Le savant le plus grand est celui qui connaît les limites de son savoir, c'est-à-dire l'infini de son ignorance. Voilà pourquoi vous voyez si peu de savants à la télévision alors que cette dernière convient si bien aux experts.", Serge Bouchard

Commentaires

To consume without moderation !!!! Every morning !!!


It's monday today, well..... watch this and smile :)

volume on max !!

http://www.youtube.com/embed/oXvJ8UquYoo

Écrit par : Emile | 18/05/2011

Je souscris pour ces informations et cette télévision :-)

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2011

Deux volets traités en profondeur sur un même sujet... ou sujet connexe. La longue et profonde transformation de notre télévision nationale ou privée se fait-elle au détriment du téléspectateur qui est dans un cas, actionnaire, et dans l'autre, consommateur. C'est le même portefeuille. L'Europe - je dis bien l'Europe - a des choix. Choix d'ondes longues dans plusieurs langues. Nous sommes confrontés au Québec à une concentration. Au maximum quatre grands propriétaires des médias : l'État, Power Corporation, Vidéotron et Bell Canada. Ces grands propriétaires contrôlent les quatre grands réseaux de télévision (deux en français, deux en anglais). Et nous avons par la cablodistribution (Vidéotron et Cogeco) un accès aux grands réseaux américains. Mais attention rien n'est gratuit en ce bas-monde.

Puis il y a Internet. Mes informations je les retrouve sur les grands réseaux de télévision Internet : RTB, I-Télé, France-24 et BFM-TV. J'ai un accès plus international aux informations. Je regarde les JT de Radio-Canada (RDI) et du réseau francophone TVA (LCN) par Internet. Je zappe sur Internet.

Une grande place est accordée dans nos télés au divertissement. Pas toujours très heureux, par ailleurs. Foin pour moi des téléréalités. Nenni les Académies de Stars. Je suis snob. Non. Trop vieux et le temps me presse. Je suis un obsédé compulsif ( ;-) ) d'informations politiques et des grandes stratégiques internationales. La Belgique ne vient-elle pas de demander à un francophone de dénouer l'impasse d'un gouvernement absent? Par chauvinisme pour ma langue, voilà qui n'est pas pour me déplaire. Miss coquette et la Star Troublion viennent de gagner à Spa le prix de la chanson du siècle? Bravo pour eux mais cela ne m'intéresse guère.

L'humour? Très peu pour moi. Au Québec, parce que la population en redemande, nous sommes gavés de ces émissions humoristiques de tout acabit. Je suis aux abonnés absents. Trop austère le vieux? Non. Je choisis l'humour que je veux bien entendre et que j'affectionne : Devos, Raynault et quelques vieux autres artisans de cet art si spécial de faire rire. Castigat ridendo mores. L'humour qui se situe au niveau de l'arrière-train m'intéresse guère.

Voilà mon cher Guy. Je suis en retard. Vaut mieux tard que jamais. Ces deux volets auront au moins avec profondeur et légèreté d'un sujet qui frôle en filigrane toute l'évolution du monde occidental.

Amicalement

Pierre R. Chantelois

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 19/05/2011

Bonjour Pierre,
En fait, votre vision, c'est celle que j'ai adoptée dans un épisode de vie précédent.
Si vous vous souvenez d'un certain Sun Tzu. J'ai été un de ses précurseurs, après une phase de trop de rêves mal ajustés à la réalité.
Puis, je me suis senti mal dans ma peau. J'ai viré vers l'humour sarcastique.
Raymond Devos, Guy Bedos, Fernand Raynaud, c'est certains, ils ont été mes préférés.
Comme le côté "people" est arrivé, il a fallu que l'humour s'adapte. Ce n'est pas pour rien que les imitateurs sont sortis dans une telle proportion.
L'information est souvent trop aride, incomprise, mêlée au sordide et à la violence.
Elle ne passe plus en tant que telle. Elle n'entre plus dans les mémoires.
L'humour se refile comme une maladie honteuse. Il se retient et se propage mieux.
"L'humour qui se situe au niveau de l'arrière-train m'intéresse guère".
L'affaire DSK, vu par une femme. Une autre approche:
En vous écrivant, comme tous les matins, j'ai écouté Laurence. ( http://www.rtbf.be/info/videos/detail_le-cafe-serre-de-laurence-bibot-19-05-2011?id=1017243&setId=293 ) En studio, notre Vice-Première ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, en affaires courantes qui pouffait de rire. Mais c'est vrai, cela ne plait pas à tout le monde, il suffit de lire un des commentaires. L'humour n'est pas à bord. Serions-nous plus prude que nos moitiés?

"La comédie châtie les mœurs en riant" a toujours existé. Le sexe est toujours le meilleur sujet de rigolade.
Les États-Unis sont des experts dans cet antagonisme: prudes et en même temps, ouverts à tous les excès dans l'autre sens.
Dans cet article, j'ai laissé des allusions. "Bons et/aux Beaux" avait un problème d'orthographe dans mon esprit.
Ce sont les religions qui se sont intercalées, avec la honte comme un boulet sur le genre humain pour le réguler et aussi l'asservir.
"Cachez ce sein que je ne saurais voir"....
Amicalement

Écrit par : L'enfoiré | 19/05/2011

Pierre,
Vous avez parlé de Raymond Devos. J'ai décrit sa fin tragique dans un article.
Guy Bedos est par contre toujours vivant et ses écrit sont acérés.
Je vous conseille de lire son dernier livre "Plans rapprochés".

"Comment se raconter en racontant les autres ? Comment choisir les meilleurs moments de sa vie, les plus doux et les plus durs, les plus joyeux et les plus graves ?
Comment se découvrir ? Comment livrer des secrets toujours enfouis ? Le défi était à la hauteur du personnage.
L’auteur qui s’affirme de livre en livre depuis Mémoires d’outre-mère prouve ici, en traçant le portrait de vingt-cinq personnes attendues ou inattendues, que ses choix ne sont pas dus au hasard, qu’en réunissant la distribution idéale, il nous révèle non seulement qui sont ses amis et ses ennemis, ses amours et ses colères mais surtout qui il est, lui, inclassable et irrésistiblement drôle, comme il l’a toujours été.
D’Aragon à Signoret, de Sagan à Coluche, d’Isabelle Adjani à Michel Rocard, de Jean-Loup Dabadie à sa chère Sophie Daumier, on se dit en refermant ce portrait de groupe que seuls les absents ont vraiment tort de ne pas y figurer.

Écrit par : L'enfoiré | 23/05/2011

Guy

Pour pousser ce que j'en pense j'ai une actualité : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/05/30/macho-man-un-bidonnage-de-m6-transforme-un-fan-de-tuning-en-macho/

Tout est dit ou presque, reste que ce que nous attendons de la presse n'y est pas vraiment quand il le faut : "qu'ils se mouillent" .
Ils sont un peu à l'inverse de ce qu'ils devraient "serviles avec les puissants, ignobles avec les faibles".(enfin ce que nous aimerions qu'ils soient)
Ok mes propos c'est de l'idéalisme nourri au grain ;-)

Pour le "pur jus" on nous sert de la télé-réalité 100% truandée, histoire de satisfaire nos plus bas instincts par un substitut .
Pour dire que le journalisme qui satisfait le plus mes attentes personnelles c'est le journal de Groland avec Jules Edouard Moustik ...(faute de grives on mange des merles)

L'humour plus réel que la réalité réchauffée qui nous est servie 99% du temps dans nos médias ?
Ben oui j'ai bien l'impression ...
L'humour est la seule façon de parler vraiment de la réalité sans que le public n'en devienne dépressif .

Sun Tzu

Écrit par : Sun Tzu | 30/05/2011

Bertrand,
L'anecdote que j'ai racontée au sujet d'un interview d'un producteur de bière, n'est absolument pas imaginaire.
Elle m'a été racontée et est digne de foi.
Les objectifs entre ceux du producteur d'information et de son diffuseur, divergent souvent.
Des équipes sont chargées d'aller chercher du sensationnel pour meubler les trous de la journée télévisuelle.
Le producteur de bière n'a heureusement pas fait une jaunisse de "son" histoire déformée.
Ce n'est pas toujours le cas.
Il a eu un peu de pub. Peut-être vendra-t-il quelques bouteilles en plus.
Le lien que tu m'as donné, confirme ce fait de déviance avec plus de force.

Écrit par : L'enfoiré | 30/05/2011

Guy

Bien curieux fonctionnement d'entreprise que celle qui ne donne pas à ses clients ce qu'ils désirent mais ce qu'elle et ce que des groupes d'influence désirent . (politiques ou autres)
La presse peut toujours cracher sur le net ils ne travaillent pas dans la même catégorie, internet donne à ses clients ce qu'ils viennent y chercher, la presse ne donne que ce qu'elle veut bien donner sans réellement se soucier de ses clients . (hormis la presse spécialisée)
Je m'écarte du sujet mais à peine, si la presse écrite n'a plus de clients c'est certainement qu'elle craint plus les lobbys que de perdre ses clients .
A l'heure d'internet on ne peut plus servir la même soupe stérilisée .

Sun Tzu

Écrit par : Sun Tzu | 30/05/2011

Guy

Bien curieux fonctionnement d'entreprise que celle qui ne donne pas à ses clients ce qu'ils désirent mais ce qu'elle et ce que des groupes d'influence désirent . (politiques ou autres)
La presse peut toujours cracher sur le net ils ne travaillent pas dans la même catégorie, internet donne à ses clients ce qu'ils viennent y chercher, la presse ne donne que ce qu'elle veut bien donner sans réellement se soucier de ses clients . (hormis la presse spécialisée)
Je m'écarte du sujet mais à peine, si la presse écrite n'a plus de clients c'est certainement qu'elle craint plus les lobbys que de perdre ses clients .
A l'heure d'internet on ne peut plus servir la même soupe stérilisée .

Sun Tzu

Écrit par : Sun Tzu | 30/05/2011

Privatisée il y a 25 ans, TF1 a perdu de sa superbe et son pouvoir s'érode

En dépit d'une audience en baisse et d'une capitalisation boursière qui s'est effondrée, la chaîne demeure une bonne affaire pour le groupe Bouygues.
Il n'y a pas trop de quoi la ramener du côté de la "Tour TF1" à Boulogne, siège emblématique du groupe. Malgré quelques succès d'audimat ces derniers temps (notamment "The Voice"), la chaîne du groupe de BTP Bouygues a déjà connu des temps plus glorieux. La discrétion sera donc de mise pour les 25 ans de sa privatisation.
C'est que son audience globale s'érode, sous les coups de boutoir de la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Son ancien PDG Patrick Le Lay ne l'a pas vu venir (ce qui lui a d'ailleurs coûté son strapontin) mais elle accapare aujourd'hui plus de 20% de l'audience en France. TF1, qui culminait à 45% de parts marché peu après sa privatisation est passée aujourd'hui sous la barre des 25%... tout en restant assez largement leader.
Ensuite, sa capitalisation boursière s'est effondrée passant en cinq ans de 5,3 à 1,8 milliard d'euros. À cours des dix dernières années, son cours a été divisé par quatre.
Par ailleurs, TF1 n'a jamais su vraiment sortir de ses frontières. Eurosport, qui ne représente que 14% de son chiffre d'affaires, est sa seule internationale significative.
Enfin, son pouvoir paraît amoindri, malgré la présence à l'Élysée de Nicolas Sarkozy dont Martin Bouygues, propriétaire du groupe, est un proche. Le départ en 2008 du très influent présentateur vedette du 20 Heures, Patrick Poivre d'Arvor, n'a pas été compensé et l'audience de la grand-messe de l'info s'effrite suite au réveil de son concurrent public France 2.
Plus globalement, la grille de TF1, inexpugnable cocktail de séries américaines, de téléfilms consensuels et de variétés bling-bling, n'a guère évolué ces dernières années. La chaîne a même dû lâcher du lest sur ce qui était un de ses prés carrés: le sport.
Pour tenter de redresser la barre, le groupe a progressivement diversifié ses revenus et s'est lancé, tardivement, dans la TNT en acquérant TMC et NT1 et en postulant pour une nouvelle fréquence.
Même si elle n'a plus sa puissance d'antan, TF1 reste globalement une bonne affaire pour le groupe Bouygues qui, en 1987, avait injecté 465 millions d'euros pour s'accaparer 50% du capital. À l'époque, l'ancien PDG Patrick Le Lay, alors responsable de la diversification du groupe Bouygues, estimait trop élevé le montant demandé par le gouvernement. "Vous raisonnez comme une mercière de banlieue! TF1, c'est une chance unique au monde", lui répliqua alors son PDG, feu Francis Bouygues.
L'initiative de privatiser une des trois chaînes de télévision française date de la première cohabitation. Le marché de la télévision européen est alors en pleine dérégulation. Les monopoles sautent, comme, en Belgique ceux de la RTBF puis de la VRT. François Mitterrand est alors à l'Élysée et Jacques Chirac à Matignon.
Tout ce que l'Europe compte comme magnats de la presse et de la télé se montre intéressé: Berlusconi, Filipacchi, Hersant, Hachette, Maxwell et Bernard Tapie, alors au faîte de sa gloire. Hersant et Berlusconi finissent par s'allier pour créer La Cinq, tandis que Filipacchi abandonne la partie.
Ne restent que Hachette, donné favori en raison de sa connaissance des médias, et Bouygues qui parvient à réunir autour de lui d'anciens prétendants: Société Générale, Maxwell, Tapie, Fnac, Crédit lyonnais, etc. Les auditions des deux candidats par la CNCL, le régulateur de l'audiovisuel, furent diffusées en direct sur TF1. Bernard Tapie y crève l'écran. C'est Bouygues qui finit par décocher 50% de TF1 pour 3 milliards de francs (465 millions d'euros). Le solde est introduit en Bourse (36,4%) et cédé aux salariés (13,6%).
La privatisation de TF1 va bouleverser le PAF (paysage audiovisuel français), créant des luttes à couteaux tirés: d'une part entre chaînes publiques et privées sur le marché de la pub; d'autre part entre chaînes privées, TF1 ayant à lutter contre l'éphémère Cinq puis contre M6 (RTL Group).
Forcé d'admettre que l'âge d'or de TF1 est derrière elle, l'actuel PDG, Nonce Paolini estime toutefois que grâce à son entrée dans la TNT, le groupe a su rebondir, comme il l'expliquait récemment aux "Échos". "En 1987, Bouygues rachetait une chaîne et sa régie publicitaire. Aujourd'hui, TF1 c'est quatre chaînes en clair, douze payantes, vingt-cinq filiales et une position de leader dans l'univers du numérique. Nous avons parcouru un chemin considérable".


Source: http://www.lecho.be/actualite/epingle_style_de_vie/Privatisee_il_y_a_25_ans_TF1_a_perdu_de_sa_superbe_et_son_pouvoir_s_erode.9182231-3439.art

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2012

La radio, vous vous souvenez...
Elle refait surface en force alors que les autres médias stagnent ou régressent
La pub a augmenté de 6% (14% de la pub réservée à la radio)

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=7914549&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 28/01/2013

Journée mondiale de la radio. Hommage aux anciens.

01/11/1926: Théo Fleishman et la première Journal Parlé.

1957: Jean-Claude Ménessier et l'opération 48.81.00

1973: Luc Varenne et le sport

1973: Armand Bachelier, correspondant à Paris

Écrit par : L'enfoiré | 14/02/2013

Marianne Belgique sortira samedi (08/03/2013 15:37)

Annoncée à de multiples reprises puis reportée, la naissance officielle de Marianne Belgique aura finalement lieu samedi. L'hebdomadaire, "petit frère" belge du magazine français lancé en 1997 par Jean-François Kahn et Maurice Szafran, paraîtra chaque samedi, avec un minimum de 32 pages belges. "Nous avons été confrontés à des problèmes techniques et il n'y a finalement que 7 jours que nous sommes certains de sortir ce samedi. Ce n'est donc pas par coquetterie que nous n'avons pas annoncé plus tôt la date de parution de notre premier numéro", a affirmé, Pascal Vrebos, directeur de la rédaction, à quelques heures de la grande échéance. C'est que l'enjeu est de taille, alors qu'aucun nouvel hebdomadaire d'information n'a été lancé en Belgique depuis 23 ans et l'éphémère "L'Instant", et que la crise frappe durement le monde de la presse. "Nous n'avons pas d'objectifs à court terme. Nous pourrons faire le point au bout d'un an et nous avons les fonds pour tenir une année supplémentaire", a précisé M. Vrebos. Marianne Belgique compte parmi ses actionnaires les frères Benoît et Bernard Remiche, le libraire Marc Filipson (Filigranes), la famille Leempoel (Ciné Télé Revue) ainsi que le metteur en scène louviérois Franco Dragone, qui aurait injecté quelque 300.000 euros dans l'édition belge du magazine français. Reste à savoir si l'hebdomadaire - vendu 3,80 euros en librairie et dont le site internet sera entièrement payant - rencontrera son public. Ses responsables entendent en tous cas "réinventer une vision du monde, ni de droite, ni de gauche, mais allant à l'encontre de tous les obscurantismes actuels". "Nous souhaitons donner davantage de temps aux journalistes afin qu'ils puissent apporter aux lecteurs des éléments de clarté et une analyse à rebrousse-poil", a ajouté le directeur de la rédaction en citant enfin la règle des 3 "i": "indépendance, intelligence et irrévérence face à tous les pouvoirs". Dans son premier numéro, Marianne Belgique, dont la rédaction en chef est assurée par Vincent Liévin, traitera notamment du lobby du tabac à Bruxelles, de la diminution des restaurants, du poulet javellisé, d'une nouvelle affaire concernant Luciano D'Onofrio ou encore des revers de la société Moulinsart.


http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=187762&source=belga&status=3

Écrit par : L'enfoiré | 08/03/2013

2013 a été l'année des canulars ou comment la vérification des faits a été transférée sur le lecteur

Un loup aux Pays-Bas, un chat ambulant qui n’a que la moitié d’un corps, les pyramides de Gizeh enneigées, la machine à remonter le temps iranienne, l’Angola qui interdit l’islam, l’arrestation de Roman Abramovitch à Londres par le FBI, la mort de n'importe quel célébrité annoncée sur Twitter... Toutes ces histoires ont une chose en commun: elles semblaient trop énormes pour être vraies et crédibles, parce qu’elles ne l’étaient pas », écrit le journaliste Luc O'Neil du site Esquire.com :
«Beaucoup de journalistes ou de rédacteurs en chef des centaines de sites qui ont posté ces messages auraient pu vous dire qu’ils ‘sentaient mauvais’, mais à l’ère du démantèlement continu de l'industrie de l'édition, la vérification des faits est désormais externalisée sur le lecteur. Il ne s'agit pas d'un défaut du système, c'est le système. Les lecteurs sont crédules, les médias sont ineptes, de fausses nouvelles circulent, et tout le monde se couche heureux et nourri ».
O'Neil a observé que les articles qui lui ont pris le moins de peine à préparer et à écrire cette année sont aussi ceux qui ont atteint le plus de lecteurs, tandis que les articles issus d’investigations plus profondes n'ont eu aucune chance contre le tsunami d’informations prédestinées à devenir virales. C’est le secret que des sites tels que Upworthy, BuzzFeed, MailOnline et d’autres ont bien compris : « Il n’y a plus besoin d’écrire, à part un bon titre ».
« Comme que la ‘viralité’ des articles se développe de plus en plus, les médias traditionnels luttent pour se maintenir. Nous, les médias, nous avons trahi votre confiance, et le public a pris notre propre tendance à abaisser nos normes comme une autorisation tacite d’abaisser les siennes ».

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=2013-a-ete-lanne-des-canulars-ou-comment-la-vrification-des-faits-a-t-transfre-sur-le-lecteur&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2014

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