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27/02/2016

Lire et écrire, une forme de bonheur ?

Hier, je parlais des emplois et je disais que je reviendrais avec une solution. Le 21 février, je suis allé à la "Foire du Livre" de Bruxelles comme je le fais depuis plusieurs années. Son thème, "le bonheur" comme façon de changer d'humeur. 

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Le bonheur via la lecture de quoi ou de qui?

Personne ne le disait. 

Pas par la concurrence des libraires avec Amazon, d'Internet & Co.

Le bonheur via la lecture de quoi ou de qui? Personne ne le disait. 


Shane Parrish de LifeHacker, un amoureux des livres, s’est demandé pourquoi ses étagères étaient pleines de livres tentateurs mais jamais lus alors que beaucoup sont de grands classiques, merveilleusement écrits et servant constamment de référence dans notre monde moderne.

"Le problème, c’est que la plupart de ces chefs-d’œuvre sont de véritables pavés et qu’il est bien plus simple de se rabattre sur un petit livre qu’il sera possible de terminer, et de remettre la lecture de ces pavés à plus tard", explique-t-il. 

Il propose sa solution : Se fixer un objectif quotidien de lire 25 pages, un chapitre, 30 minutes de lecture… pendant 340 jours par an. Le temps de lecture peut fluctuer selon les jours, mais l’important est de s’y tenir. Ce qui fait entre 8.000 et 10.000 pages par an, soit 13 pavés entiers, et de faire partie du petit monde de ceux qui les ont lu avant d’en parler.

L’indice Hawking se fonde sur la fonctionnalité des passages surlignés de la liseuse électronique d’Amazon pour mettre en relief les 5 passages jugés les plus saillants par ses lecteurs. Le Kindle donne un aperçu du phénomène des livres jamais achevés. En 2014, Jordan Ellenberg, professeur de mathématiques à l’Université du Wisconsin à Madison, avait proposé malicieusement un « indice Hawking » reprenant ces ouvrages dont voici la synthèse:

0.jpg

Personnellement, j'achète mes livres au poids. Je ne lis pas à la manière décrite dans l'article. J'ai besoin de plus de temps à la fois. Si je le faisais, je serais trop vite perdu dans le fil de l'histoire qui dès lors deviendrait décousue en obligeant de relire un paragraphe précédent le signet là où je l'avais laissé.

0.jpgEn dessous de 500 pages, les bouquins, je les lis en diagonales au magasin, à la bibliothèque ou suite à un échange d'un autre. 

Mais j'avais dit que j'allais donné une réponse au problème de l'emploi dans l'article de hier.


C'est une réponse fournie par une expérience différente peu banale que j'apprenais dans la voiture e
n chemin vers la Foire.

0.jpgA la radio, l'émission "Les Belges du bout du monde" m'en donnait l'idée..

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L'Éthiopien, Mitiku Belachew racontait sa vie de "success story" passée de berger à chirurgien en Belgique dans son livre "Le berger devenu chirurgien". L'Ethiopie, un pays 37 fois la superficie de la Belgique.

Tellement de vérités surgissaient pour comprendre comment arriver à meubler sa vie.

Je l'ai rencontré, nous avons échangé nos idées et j'ai jeté un coup d’œil sur son livre. Je lui ai dit que j'avais assisté à un colloque sur l'emploi qui m'avait peu enthousiasmé.

Berger de haute montagne jusqu’à l’âge de 12 ans, il est devenu chirurgien de renommée internationale. Loin de l’école au départ et si près de la nature, des animaux et des gens, comment pouvoir arriver jusqu’à cette “explosion intellectuelle” et ensuite inventer une technique de pose d’un anneau par laparoscopie.

Récit à la fois anthropologique par une fenêtre ouverte sur la tradition africaine au travers des différentes étapes initiatiques que sont la naissance, le baptême, la mort… avec un accent particulier sur la culture.

Ouvrage sur l’accomplissement personnel par un récit initiatique qui se termine symboliquement par l’ascension du Kilimandjaro à l’âge de 67 ans. 

L'Ethiopie a son avenir dans l'éducation numérique, était-il dit dans l'émission. 

Extraits des 15 premières pages...

0.jpgCela étant dit, pour ce dimanche j'avais repéré les auteurs qui m'intéressaient.

A 10:00, tournée générale du salon presque à vide. Au petit bonheur, la chance

"Autour de Simenon" de Patrick Roegiers,

Vulgariser les sciences, expliquer l'Univers", c'est ce qu'a toujours fait Hubert Reeves. Cette fois, c'est par l'intermédiaire d'un petit livre de BD "La petite Bédétèque des Savoirs". La BD est peut-être le nouveau et le meilleur moyen d'instruire comme il l'expliquait dans cet interview:podcastpodcast .

A l'écoute, d'une rencontre avec l'écrivain Philippe Claudel qui commentait son livre "Follement vivant".podcast

L'entrée de la Foire du Livre, pour la première fois gratuite, avait attiré plus de monde que d’habitude: plus de 70.000 visiteurs et ce qui ne gâte rien, 35% d'achat de livres en plus que l'année précédente.

Cet accroissement de visiteurs prouvait que, malgré tout, le livre attire toujours les foules et qu'il a encore un avenir dans notre vie emprunte de technologies et de virtualités même si la concurrence des images frappent l'imaginaire en quelques secondes.

"Dis-moi, ce que tu lis je te dirai ce dont tu rêves", un vieil article...

Le 19 février dernier, mourrait Umberto Eco à l'âge de 84 ans. 

Deux anciens de ses livres sont ma possession qui répondent encore une fois à mon billet précédent:

  • 1992: "Comment voyager avec un saumon". "Avez-vous déjà tenté d'installer un logiciel en lisant les trois volumes d'explications fournis par le fabricant? Renoncé à prendre un médicament anodin en raison des risques terribles que sa notice fait peser sur certains sujets ? Entrepris de chercher du sexe sur Internet? Cela fait partie des aventures et mésaventures de l'homme d'aujourd'hui ... avec le savoir scientifique moderne poussé vers la folie à force d'atomisation et de luxe théorique... quelques textes semblent du type Cacopédie avec certains qui ont été rattrapés, voire dépassés par la réalité.". Ce livre répond à toutes une série de "Comment" par des Modes d'emploi avec humour et philosophie... 
  • 2006: "A reculons, comme une écrevisse" "Il semblerait que l'Histoire, à bout de souffle, se soit affaissée sur elle-même et se précipite à reculons, comme une écrevisse".

Deux livres qui n'ont pas d'âge, tellement ils sont actuels. 

A ma connaissance, Umberto Eco n'est jamais venu à la Foire du Livre de Bruxelles.

Hier, sortait son dernier livre, "Le bateau de Thésée" donc quelque peu à titre posthume.

Le bateau de Thésée est une expérience de pensée utilisée en philosophie depuis l'Antiquité et repris dans la doctrine de Leibniz touchant au problème de l'identité et de la persistance à travers le temps qui, ici, à notre époque, devient une parabole pour caractériser la confusion de notre "société liquide". 

Mercredi, c'est Thomas Gunzig qui lui rendait hommage en parlant des "réseaux sociaux, cette mare à trolls" et demandait avec un rétro-humour de cliquer sur le bouton "J'aime" dans le cas où vous adhérez podcast...

Pour être honnête, un jour, on m'a prêté le livre "Le Pendule de Foucault" de Umberto Eco et j'ai été dépassé par toutes ses références. Le Web n'existait pas encore comme aujourd'hui et je ne suivais pas à tel point que j'ai plusieurs fois dérapé pour arriver jusqu'au mot "Fin".

Le livre de Thomas Gunzig "Manuel de survie à l'usage des incapables" m'a échappé. Une occasion ratée que je corrigerai un jour.

Plus tard, je me suis intéressé aux histoires de complots, ce qui m'avait conduit à écrire "Théorie du complot ou complot idéologique" en l'abordant un peu de plus près.

"Lire ou écrire, une forme de bonheur?", le titre de ce billet.

Oui, il y avait le Québécois, Yvon Dallaire, qui signait ses livres tournant autour du bonheur...

Dans son livre "Comme par Magie" (Vivre sa créativité sans la craindre), Elisabeth Guilbert, prêtresse du développement personnel redonne la confiance en soi, la créativité, la capacité d'oser entreprendre. Elle explique pourquoi créer est important et comment cela peu apporter du bonheur à celui qui laisse une place suffisamment importante à son art au sein de sa vie. Une motivation au départ, une curiosité perpétuelle, une persévérance et une originalité mêlée d'authenticité.

"Un roman assez mal écrit vaut lieux qu'un roman parfait mais qui ne sort jamais de sa boîte à malice", dit-elle.

La maxime "toujours mieux est l'ennemi du bien", est aussi valable dans l'écriture pour devenir un bonheur.

Lors du colloque dont je parlais dans le billet précédent, une question sur l'Afrique y avait été posée sans avoir été répondue.

C'est le moment de le faire:

Il y a 30 ans, on chantait pour sauver l'Ethiopie:

L'Ethiopie, le "pays des hommes libres", pourrait devenir un des piliers du développement de l'Intelligence Artificielle qui y est en passe de révolutionner l'éducation.

Pour l'humour, allez voir "Tu mourras moins bête"

et sinon... il y a ...

Les photographies de la Foire en un clic 

 

Eriofne,

  

Citations de l'Ethiopie:

  • "Si tu vois un crocodile acheter un pantalon, c'est qu'il a trouvé une solution pour faire sortir sa queue", Proverbe éthiopien 
  • "Ce n'est pas le travail qui nous dégrade mais la façon que nous le faisons", Mitiku Belachew
  • "Celui qui ne lit pas, n'aura à vivre qu'une seule vie, la sienne", Umberto Eco
"Il y a une nécessité d'écriture. Tant qu'une chose n'est pas écrite, elle n'existe pas", Annie Ernaux podcastpodcast

Commentaires

Umberto Eco (ARTE"

"Derrière les portes"

Hommage à Umberto Eco, décédé le 19 février dernier. Mondialement connu pour ses romans, l'écrivain italien était parvenu à séduire à la fois le public et la critique en démystifiant la culture savante pour la rendre accessible à tous. Portrait joyeux d'un penseur pluriel, qui fut à la fois historien du Moyen Âge, essayiste, sémiologue et critique de la culture de masse.
Pendant quelques jours, en 2012, la réalisatrice Teri Wehn Damisch avait été l'hôte d'Umberto Eco dans sa maison de Monte Cerignone, mais aussi à Milan et à Paris. Au milieu des livres, dans les cartons remplis de souvenirs, face aux bibliothèques ou aux images d'archives, cet intellectuel aux multiples talents se plaît à ouvrir et refermer l'une ou l'autre des nombreuses thématiques qu'il aborde dans ses entretiens. Sans masquer ses préjugés et ses obsessions, il évoque sa relation avec la religion, la manière dont il voit son succès, son intérêt pour les polars, ses amours, son engouement pour Paris, son enfance sous le fascisme, sa fascination pour le faux. Toujours jovial et généreux, c'est débordant d'énergie, d'idées, de projets d'écriture et de voyages qu'Umberto Eco avait ouvert les portes de son univers.

http://www.arte.tv/guide/fr/046630-000-A/umberto-eco-derriere-les-portes?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 01/03/2016

Au tableau... les hommes et les femmes politiques
devant les enfants et les étudiants

http://www.rtbf.be/video/detail_au-tableau?id=2090433

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2016

GABRIEL GARCÍA MÁRQUEZ

Ecrire pour vivre
Comme dans un roman de Gabriel García Márquez (1927-2014), se croisent dans ce documentaire une foule de personnages pétillants d'intelligence et de vie, de savoureuses anecdotes, des histoires de famille déchirantes et des amours chevaleresques. Mais de ce foisonnement émerge un portrait étonnamment limpide de l'écrivain colombien devenu l'une des grandes voix de l'Amérique latine.
Ce portrait se présente comme un voyage au long cours sur le Magdalena, le formidable fleuve aux eaux chocolat qui baigna la jeunesse caribéenne de Gabriel García Márquez. Le périple commence inévitablement sur les rives de celui-ci, à Aracataca, la bourgade où l'écrivain passa les neuf premières années de sa vie, "entre réalité et magie", dans la demeure pleine de mystères de ses grands-parents, qu'il habitera toute sa vie dans ses rêves. Dans Cent ans de solitude, le roman qui, en 1967, pour ses 40 ans, lui a valu une gloire soudaine, il fera d'Aracataca la métaphore de tout un continent.

Sirènes
Puis viennent Sucre, le village plus au nord, où il tombe amoureux à 14 ans de la belle Mercedes, de cinq ans sa cadette, qu'il épousera bien plus tard ; Bogotá, la grise capitale, choquée par ses chemises bariolées, où il publie sa première nouvelle avant d'y faire ses débuts de journaliste ; Carthagène et Baranquilla, les villes portuaires du nord, qui lui ouvrent les plaisirs de l'amitié et de la bohème artistique tandis qu'il travaille à son premier roman, Des feuilles dans la bourrasque ; Paris, où il peut assouvir "le rêve de sa vie, écrire sans être emmerdé", et compose dans le dénuement le livre qu'il considère comme son chef-d'oeuvre, Pas de lettres pour le colonel ; La Havane, où il se précipite en 1959, comme bon nombre de ses pairs, pour vivre la révolution cubaine au présent ; Mexico, qui l'accueille finalement avec femme et enfants pour un "embourgeoisement" temporaire, avant qu'il ne s'abandonne, avec le succès que l'on sait, aux sirènes de la littérature.

Nostalgie allègre
Des lieux secrets ou fameux qui ont nourri son oeuvre à la bringue à tout casser qu'il organise en 1982 pour fêter son Nobel, Justin Webster nous plonge dans l'univers de l'écrivain, ouvrant une passionnante fenêtre sur le contexte historique et culturel qui fut le sien. Par le biais des archives, la voix de "Gabo" dialogue avec ceux qui l'ont aimé, frère, soeur ou amante, collègues ou amis journalistes et écrivains, dont son biographe Gerald Martin, son émule colombien Juan Gabriel Vásquez, son vieux et malicieux complice Plinio Apuleyo Mendoza. Grâce à leur talent commun pour ne pas se prendre trop au sérieux - à l'exception de l'admirateur Bill Clinton, un peu empesé dans son costume d'ex-président -, le film évite le piège de l'hagiographie. Entre allégresse et nostalgie, une invitation à se replonger dans les milliers de pages laissées par l'inventeur du "réalisme magique".

http://www.arte.tv/guide/fr/061730-000-A/gabriel-garcia-marquez?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 19/04/2016

Lecture de livres = espérance de vie plus longue

Les personnes qui s’adonnent à la lecture ont une espérance de vie plus longue. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Université de Yale, au cours de laquelle ils ont examiné les données concernant 3.635 Américains âgés de plus de 50 ans sur une période de deux décennies.
Ils ont noté que, sur une période de 12 ans, les personnes qui lisent des livres avaient une probabilité de mourir inférieure de 20 % par rapport à celles qui ne lisaient pas. Au total, la lecture permettrait de gagner 23 mois de vie.
Ces constatations sont valables pour la lecture d’ouvrages trois heures et demie par semaine ; l’effet était moins prononcé avec les magazines et des journaux.
Les chercheurs ont constaté que les personnes qui lisaient des livres témoignaient de plus fortes capacités cognitives, ils avaient plus de mémoire, et étaient mieux capables de compter à rebours.
Selon Avni Bavishi, l’étudiante qui a mené cette étude à l’Université de Yale, ce serait l’engagement intense exigé par la fiction et ses personnages, ainsi que la longueur de l’ouvrage, qui auraient un impact positif sur les capacités cognitives, ce qui à son tour, augmenterait l’espérance de vie.

Corrélation
Bavishi souligne cependant que seule une corrélation a été démontrée, et elle admet ne pas avoir la certitude absolue qu’il peut y avoir un lien de cause à effet. En outre, on ne sait pas non plus si cet effet s’observe également parmi les personnes plus jeunes.
La chercheuse souhaite étendre son examen à différents types d’ouvrages, sur divers formats (ebooks, livres audio…), pour voir s’ils sont aussi liés à une espérance de vie plus longue.

Source: https://fr.express.live/2016/08/12/lecture-de-livres-esperance-de-vie-plus-longue/

Écrit par : L'enfoiré | 14/08/2016

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