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24/02/2016

Multiplier les emplois de qualité au 21ème siècle? C’est possible!

Le 20 février 2016, j'assistais au Colloque Emploi de la  Fédération bruxelloise du Parti Socialiste avec ce titre très attractif. Les Intervenants principaux étaient: Bruno COLMANT, Paul JORION, VAN MUYLDER, DE CALLATAYE. Pour ne rien perdre, j'ai enregistré le colloque et ses intervenants presque dans leur entièreté. 

0.jpgIl y a exactement trois ans j'écrivais "Travailler en 2020".

Le colloque pouvait m'intéresser pour voir s'il y avait une évolution par des idées plus positives ou plus négatives vers des solutions qui permettraient de multiplier les emplois dits "de qualité". 

Laurette ONKELINX précisait le but du colloque: le thème de l'emploi. Comment diminuer le taux de chômage lié à la croissance économique et au modèle de la "distinction" dans une version qui accélérerait l'innovation. La transformation de la notion de l'emploi par la valorisation du travail avait été testée dans la région de la Seine-Saint-Denis. 


Mais ce fait a été occulté par les événements d'attentats qui s'y sont déroulés en novembrepodcastétait-il dit.

Ok. Très bien. Voyons la suite... pour voir si le ramage se rapporte au plumage.

 

Débat thème 1 : L’Automatisation comme facteur d’augmentation des Inégalités ?

Bruno Colmant parlait du rôle important de l'Etat et de l'absorption de la dette publique:podcast, du ratio des besoins qui ont eu une géométrie variable que l'on retrouve, dans la virtualité du Web et de Google:podcast

La relation entre le PIB et la technologie élaborerait une civilisation du loisir:podcastà laquelle il n'y croit pas.

Paul Jorion parlait du passé, de Keynes, du manque de relation entre les besoins réels et la formation qui serait résolu par une allocation universelle, par la méthode de l’inter-mitant du spectacle ou par l'intermédiaire de l'Etat dans la récursivité des processus:  podcast 

Le ludisme du passé est dépassé par l'IA et le robot Baxter qui peut tout faire à moindre coût, pour arriver à une rétrocession des gains de leur productivité: podcastet le temps qui resterait pour implémenter un nouveau paradigme en changeant nos comportements:podcast

 

Débat Thème 2 : Vers une réduction collective de notre temps de travail 

Van Muylder tentait d'expliquer qu'il y avait une autre alternative et que rien n'était inexorable dans la relation de front en transférant le travail vers les clients et dans une relation de réduction collective du temps de travail pour mieux le répartir: podcast

La relation entre la diminution du temps de travail dans le passé et de la productivité mais que la technologie et la révolution numérique obligent à la performance créant une augmentation de temps et de disponibilité du travail:podcasttandis que les gouvernements ne gouvernent plus.

 

Débat thème 3 : Bruxelles : l’emploi et demain ?

De Callatai parlait de la situation globale à Bruxelles qui n'était pas rose pour cause de manque de moyens financiers qui avec le ralentissement de la croissance ne permettrait pas de répondre aux propositions qui ont été faites précédemment. Etait dans le "mauvais" coup, la situation de l'Europe. Mais, pour lui, la ville et l'école restent les meilleures opportunités pour toutes entreprises humaines. Alors que la politique est biaisée. Des besoins de politiques monétaires, budgétaires, de réformes et d'une approche globale et intégrée n'existent actuellement pas. Seul le moteur budgétaire existe: podcast.  

Le moment de crise qui pensait que cela irait mieux demain, à l'époque, a été résolu par une relance keynésienne, ne correspond plus aux réalités d'aujourd'hui.

Paul Jorion rappelait que la population ne réagit pas par la cohésion et la solidarité naturellement. Le plein emploi n'est plus un but puisque les machines remplaceront presque tous les travaux des hommes. Renverser la répartition de l'offre et de la demande s'imposerait: podcast

 

0.jpgConclusions et remarques personnelles:

Deux questions : le colloque a-t-il répondu à son titre qui disait possible, la multiplication des de emplois de qualité?

Est-ce que cela va donner en vie de continuer à chercher un emploi de qualité?

A mon avis, deux fois, non.

Même Paul Jorion sur son blog remarquait le malentendu: "On entendit d’abord Bruno Colmant et moi parler de l’impact sur l’emploi de la robotisation et de la logicielisation. Notre message était le même : l’emploi disparaît, peut-être même entièrement, et à une vitesse bien plus rapide sans doute que ce qu’affirment les rapports paraissant à ce sujet aujourd’hui. Pourquoi une disparition plus complète et plus rapide ? Parce que les prévisions faites ne sont que de simples projections : elles ne tiennent pas compte du fait que des progrès seront encore accomplis dans ces domaines, elles reposent trop sur le sentiment intuitif des chercheurs qui les rédigent quant à ce qui est informatisable et ce qui ne l’est pas... Ensuite, de Callataÿ et moi avons insisté sur l’urgence née de l’effondrement de l’emploi, d’une remise à plat de la question en tant que telle du travail et de l’emploi.... Le malentendu était total : dans la vision des organisateurs du colloque, la semaine de quatre jours constituait une nouvelle victoire historique du socialisme, après la journée de huit heures et la semaine de cinq jours, alors que dans la perspective développée par Colmant et moi, et de de Callataÿ dans une moindre mesure, la réduction du temps de travail dans les années à venir n’apparaîtrait pas comme une victoire du socialisme mais comme la gestion dans un cadre de misère croissante, d’une réduction inéluctable de l’emploi : la journée de huit heures avait été obtenue de haute lutte, la semaine de cinq jours, à la suite d’un âpre combat, alors que la semaine de quatre jours n’était plus elle que le partage de miettes en quantités de plus en plus chiches, abandonnées par des entreprises auxquelles la question de l’emploi était devenue indifférente, la robotisation et la logicielisation faisant qu’elles en avaient perdu l’usage.".

Il utilisait "logicilisation". Je suppose qu'il s'agissait d'une erreur de transcription et je l'ai remplacé par "logicielisation" qui pourrait être complété par "numérisation" plus connue... Mais là, n'est pas le problème. 

Cela a été commenté l'après-midi par Michel Leis qui n'a pas participé au colloque et qui préconise un partage du temps de travail.

Article intéressant dans lequel il parle de la différence entre complexité des processus technologique et variabilité des outputs demandés.

Là, je suis parfaitement en ligne avec ces idées puisque j'ai fait partie de ces processus.

Il faudrait seulement y ajouter que pour générer un output convenable et utilisable, il faut que l'input soit conséquent et c'est cela qui crée un "overhead" bien connu dans le métier.

Sinon, c'est "shit in and shit out". De plus, le partage des tâches, s'il peut s'organiser facilement dans beaucoup de professions, ce n'est plus le cas de manière aussi facile pour les professions qui demandent une élaboration studieuse d'un projet. J'ai des souvenirs très précis, de fastidieuses recherches de backup dans des tâches pourtant bien documentées.  

Et l'input, il ne faut pas l'oublier, c'est l'homme qui le fournit d'entrée de jeu.

Sa conclusion me parait bonne: "La qualité de vie doit se mesurer autrement qu’en seule référence au travail".

C'est d'ailleurs ce qui se passe en Belgique.

Le crédit-temps, on en raffole.

En 2015, il y a eu une augmentation de 6,5% de son utilisation.

Avec les interruptions de carrière et les congés parentaux, il y a eu 272.000 travailleurs qui ont levé le pied en 2015.  

Aucune information donnée qui rassurait en disant que le chômage est en baisse à Bruxelles de 7%.

Le moins que l'on puisse dire, ce colloque n'était pas vraiment un débat qui aurait pu redonner des ailes aux jeunes avec la rengaine: "demain, cela ira de plus en plus mal pour l'emploi".

Les Cassandre se rencontraient et ne se confrontaient pas par leurs conclusions avec une bouée de sauvetage pour celui qui nage entre deux eaux pour en ressortir la tête avant de s'y noyer.

Proposer de nouvelles voies royales de la qualité des emplois, cela aurait demandé plus de recherches dans le temps présent.

C'est un peu cela qui était à reprocher avec un tel meeting qui se plonge dans le passé pour chercher un secours à la recherche d'une situation bénéfique à reproduire.  

A l'entracte, j’avais transmis mon texte "Travailler en 2020" à Paul Jorion qui l'a accepté avec un certain dédain comme je m’en doutais. 

Je dois avouer que cela m'a rappelé cette chanson: "On est foutu on mange trop" ... 

Pourtant, juste avant de m'éclipser, une dame assez énergique parmi les spectateurs a remis les choses à plat et à leur place dans le temps.

Elle disait, haut et fort, qu'elle se foutait totalement d'apprendre que dans l'histoire, il y a eu des solutions drastiques du type keynésienne, mais qui sont complètement dépassées par tellement de différences dans tous les domaines technologiques.

Oui, chère madame, vous aviez raison.

C'est peut-être cela le problème majeur des philosophes et économistes de tous poils d'aujourd'hui.

Aujourd'hui, nous avons besoin d'autre chose d'idées neuves, plus actuelles et plus constructives.

Les idées neuves, ce sont-elles qui font avancer le monde, le fameux "schmilblick" et pas en prenant son rétroviseur temporel. 

En d'autres mots, nous avons besoin d'un nouveau paradigme et très vite.

Ce ne serait plus du capitalisme par où le scandale est arrivé mais, aussi, plus par le socialisme  qui n'a plus les moyens de sa politique que l’on caractérise souvent par l’État providence.

Quant au communisme, si cela pouvait se concevoir dans un territoire très uniforme formés avec les mêmes racines, aujourd'hui, vu la mondialisation qui s'est incorporée dans les mœurs de tous les jours, il n'y a plus rien de commun à chercher. De plus, tout les pays dits "communistes", le sont restés par la force et rarement par la concertation.

L'individualisme est aussi rarement effacé par l'instinct de conservation qui prime celui de l'humanisme. 

Une "situation à la carte" en fonction de la personnalité serait-elle la solution avec des emplois sur mesure en mixant les bons points et en dissolvant les mauvais ?

L'homme n'est pas là pour "travailler" puisque la nature lui a apporté quelques neurones de plus et les moyens de les utiliser pour communiquer.

Il y avait plus de réponses dans un vieil article que j'avais titré "Le bluzz du philosophe et du scientologue".

Encore une fois, je répète, le jour où le savoir dépassera le pouvoir, nous aurons fait un grand pas en avant. 

Quoi qu'on fasse ou dise, ce n’est pas l’homme qui fait le travail mais le travail qui fait l’homme en perdant le lien étymologique du mot. 

Ce serait le moment d'entraîner son cerveau à la manière d’un athlète pour passer de la souffrance au plaisir de travailler.

On ne fait vraiment bien que ce qu’on aime de faire.

Si le travail peut devenir un hobby, c’est "la" solution idéale.

Mais, malheureusement, très peu de travailleurs se permettent de le réaliser. 

Communautariser le travail, c’est un peu la formule préconisée par le parti socialiste.

Même en singularisant par secteur ou par entités plus petites, ne serait pas nécessairement la solution pour tous.

Individualiser le travail par la recherche de personnalités compétentes est la formule proposée par les entreprises qui sont souvent à la recherche de collaborateurs en adéquation avec elles et leurs propres besoins.

Le bureau du Plan pourrait orienter les jeunes vers des emplois porteurs d'avenir. 

Certains métiers sont plus pénibles et demandent de prendre une retraite tandis que d’autres n’ont pas de limites d’âge et demandent seulement un peu plus d'ouvertures vers d'autres horizons.

Même l’argent à partir d’un certain montant, n’a plus la même importance et l’envie de continuer à travailler peut prendre le dessus à certains moments. Quand on sait que la retraite sort le travailleur du circuit naturel de la société considéré comme un coût et donc, non rentable, c'est une manière d'envoyer toutes les expériences acquises au cours d'une vie à la casse.

Une question reste à se poser: ce qui est produit, c'est à dire "l'output", a-t-il été utile à la communauté et suffisamment important pour rester en relation avec l'importance de l'investissement.  

Des carrières plus intellectuelles ou artistiques en font partie et dédaignent l’indemnité proposée de rupture. Les seniors présentateurs de la télé française victime du jeunisme ne sont qu’un exemple parmi d'autres.

L’écriture peut devenir un palliatif intéressant une fois que la retraite a sonné. 

Si le burnout touche 10% de la population active, son opposé, le boreout s’élève à 30% d'après ce que le Vif Express. 

Ce que nous faisons dans la société, on veut que cela apporte une amélioration dans ce que nous feront demain.

Etre payé pour ne rien faire de productif dans le futur est quasi une provocation.

Donc, il faut chercher les perles dans les huîtres qui se distinguent des autres. 

Copier les gens qui ont réussi dans une idéologie de la compétition quand la règle du "first in first out" prévaut,  impose une sorte de mécanique de la mafia, croire en "x" et passer à "y" par opportunisme comme l'écrit Péter THIEL dans "De 0 à 1".

Il faut se rappeler que l’on est reconnu que par ses actes exceptionnels et pas par les travaux pour lesquels on a été engagé. 

Modéliser une population entière n’est certes pas ce qu’il faut recommander pour que la créativité puisse s’exercer. 

Si les nouvelles technologies ont apporté des problèmes pour l'emploi, elles ont aussi apporté des bénéfices substantielles dans la médecine et l'éducation.

Demain, les carrières pourraient être divisées en périodes de jachères pour se ressourcer. Le MOOC permettra de la faire au niveau éducation. Les NEET pourraient ressortir de leur œuf.   

La Ministre Onckelinks parlait de la série "Trepalium" sur ARTE. dont le sujet "Travail, famille et survie" pour élaborer un futur possible.

Dans ce futur proche, les sociétés démocratiques ont été balayées par des décennies de crise et un mur gigantesque sépare deux catégories de personnes. 

D'un côté, ceux de la Ville "Aquaville" qui est considérée comme un lieu d'abondance à la technologie très avancée mais qui est régie par des règles dictatoriales de multinationales toutes-puissantes où chaque salarié est pressurisé à l'extrême, devant tout faire pour garder son travail, quitte à offrir son corps à des cadres salaces et mégalomanes. "Zone" miteuse et anarchique où la population est privée de tout, surtout d'eau potable, mais qui a un emploi (20 % de la population).

De l'autre côté, ceux qui n'ont rien et qui survivent dans des bidonvilles où le rationnement fait office de norme.

... même scénario dans "Elysium" qui, lui, se déroule en 2154 et où les très riches vivent sur une parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium et d'autres vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée dans laquelle la population tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de se propager.

Alors il y a un espoir qui se cache ailleurs...

Dans un film documentaire "Demain" par exemple...


Un Manifeste de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Une utopie citoyenne "Feel good movie"

Démocratie sauvage participative

opposée à délibérative et représentative

sans laver plus blanc que blanc

Sans être modélisé à outrance... 

Le lendemain, dimanche, je suis allé à la Foire du Livre.

Là, j'ai peut-être trouvé si pas une réponse, mais un espoir.

Mais je vous y invite à reprendre le fil le samedi suivant.

 

Eriofne, 

 

Citations:

  • "Gardez toujours à l'esprit que votre propre décision de réussir est plus importante que n'importe quoi d'autre", A. Lincoln
  • "Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi", O. Lockert
  • "La chute n'est pas un échec. L'échec, c'est de rester là où on est tombé", Socrate 
 
Mise à jour 25 avril 2016: Connaissez-vous le "Human Stock Exchange"podcast

Commentaires

Les discriminations des algorithmes sont humaines

Le racisme et le sexisme sont omniprésents dans les résultats des algorithmes automatisés et ce n’est pas parce que les ordinateurs ne sont pas neutres, mais parce qu’ils se basent sur ​​ce que les grands groupes de gens pensent, écrit le journal allemand Süddeutsche Zeitung.
En juin dernier, une tempête a éclaté sur la toile après qu’un utilisateur noir américain de Google a découvert que l’algorithme de reconnaissance de Google avait classé une photo d’une amie (noire elle aussi) comme étant celle d’un “gorille”. Quelques mois plus tard, des chercheurs ont constaté que ceux qui tapaient le mot “CEO” dans le moteur de recherche faisaient remonter presque uniquement des photos d’hommes blancs, alors que près d’un tiers des CEOs américains sont des femmes.

Les algorithmes ne sont pas remis en question
“Il n’y a pas d’algorithme neutre”, confirme Corinna Bath, une spécialiste en informatique qui effectue des recherches sur ​​le lien entre la technologie et la discrimination entre les sexes. “Les développements technologiques progressent régulièrement, et si nous ne commençons pas à examiner l’adéquation éthique des algorithmes, cela pourrait entraîner de graves problèmes”. Selon elle, les utilisateurs de Google ne remettent pas en question les résultats produits par les algorithmes, car ils estiment qu’ils donnent une représentation fidèle de la réalité.

Les algorithmes donnent une vision totalement déformée de la société
Cependant, il existe de nombreux exemples qui montrent que les algorithmes donnent une image déformée de la société. Prenez par exemple la fonction “autocomplete” de Google, qui consiste à compléter automatiquement les mots manquants d’une requête que quelqu’un veut lancer sur le moteur de recherche. Ainsi, quiconque tape les mots “Les femmes devraient” obtient, parmi les premiers résultats “rester à la maison”. Et si l’on essaie avec “les femmes ne devraient pas”, on trouve “voter”.

Des hommes jeunes et relativement riches
D’après Bath, les programmeurs des algorithmes ne sont pas directement responsables des résultats discriminatoires de ces derniers. Mais le fait que nombre d’entre eux soient des hommes blancs relativement jeunes et riches, qui prennent probablement l’hypothèse que l’utilisateur moyen a des compétences et des intérêts similaires aux leurs, ou qui partent de stéréotypes restrictifs, peut conduire à d’éventuelles discriminations dans leurs algorithmes.

Solutions
La solution est évidente. Les programmeurs et les développeurs de technologies devraient être informés de ce problème, de préférence dès leurs études. Mais les utilisateurs doivent aussi être moins naïfs, conclut le Süddeutsche Zeitung. Tout le monde doit se rendre compte que les algorithmes sont une création humaine, et qu’ils peuvent donc être faillibles.

Source: http://fr.express.live/2016/02/23/les-discriminations-des-algorithmes-sont-humaines/

Écrit par : L'enfoiré | 24/02/2016

Bill Gates: “une nouvelle énergie non-polluante sauvera bientôt la planète”

Dans la dernière édition de leur lettre annuelle, Bill et Melinda Gates affirment que le monde nécessite un « miracle énergétique », et prédisent que celui-ci arrivera avant 15 ans. Bill Gates cite des projections de scientifiques montrant qu’il est nécessaire de réduire les émissions de gaz carbonique de 80% d’ici 2050, et de les cesser totalement d’ici 2100. Ce qui n’est pas prêt d’arriver si nous continuons sur notre trajectoire actuelle.
Bill Gates se dit stupéfait de voir le peu d’argent consacré à la recherche de nouvelles énergies non-polluantes. Il a lui-même investi un milliard en 5 ans dans le secteur et a fait pression sur les gouvernements pour qu’ils investissent eux-mêmes dans des initiatives en ce sens.
Gates explique le besoin d’une grande découverte car, dit-il, les pistes suivies actuellement (comme les voitures électriques ou les LED) ne réduiront pas suffisamment les émanations d’ici 2100 : elles ne sont pas assez efficaces, ni bon marché.
Gates a investi dans une nouvelle génération de technologie nucléaire, qu’il dit très prometteuse. Il travaille aussi à l’amélioration des batteries, pour stocker de façon moins onéreuse et en plus grande quantité l’énergie produite de façon intermittente par le soleil ou par le vent. Il faut, dit-il, explorer des voies multiples.
Gates parie sur un succès rapide « dans les 15 prochaines années, je pense que le monde fera une grande découverte d’énergie non-polluante qui sauvera notre planète et alimentera notre monde ».

Source: http://fr.express.live/2016/02/24/bill-gates-une-nouvelle-energie-non-polluante-sauvera-bientot-la-planete/

Écrit par : L'enfoiré | 24/02/2016

Je suppose que la nouvelle génération de technologie nucléaire est le soleil sur terre, la fusion nucléaire
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/02/26/le-soleil-sur-terre.html

Écrit par : L'enfoiré | 24/02/2016

Dans le cadre de la réflexion qui a eu lieu sur l'IA dans le Vif Express, Peter Thiel disait que les démocraties doivent être les premières à maitriser l'Lintelligence Artificielle.
Si celle-ci doit permettre de faire plus avec moins, ce libertarien iconoclaste, est aussi un fan de philosophie.
Dans "De 0 à 1", il donne sa vision de comment construire le futur.
L'Etat providence est trop lourd et trop bureaucrate.
Donner plus de liberté aux citoyens et apporter une complémentarité et pas en remplacement par l'IA par l'OpenAI (https://openai.com/blog/introducing-openai/)
La machine ne peut supplanter l'humain.
L'Ouest occidental a énormément de potentiel mais peu de réalité.
On a plus à perdre de la mondialisation que de l'évolution technologique.

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2016

Bruxelles est la 3e région la plus riche d’Europe (carte interactive)

Avec 62.900 euros de PIB régional par habitant, la capitale dépasse de loin les autres provinces de Belgique.
Celle d’Inner London-West (ouest du Grand Londres) occupe la première place avec un PIB de 172.600 euros, devant le Grand-Duché de Luxembourg, avec 87.600 euros.
Le PIB régional bruxellois par habitant est évalué à 62.900 euros en 2014 par Eurostat. En Belgique, derrière la Région capitale, on retrouve la province d’Anvers (41.800 euros), suivie par le Brabant wallon (39.500 euros), presque ex-aequo avec son homologue flamande. Les deux provinces les plus pauvres sont le Hainaut et le Luxembourg (23.100 et 23.200 euros).

http://www.lesoir.be/1133772/article/economie/2016-02-26/bruxelles-est-3e-region-plus-riche-d-europe-carte-interactive

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2016

Et pourtant, l'emploi y est en perte de vitesse et comme un commentaire le dit:

Les statistiques ont leur fait dire ce que l'on veut. C'est la méthodologie employée qui donnera tel ou tel résultat. Alors, on croirait que les Bruxellois sont heureux, que la région Bruxelles-Capitale est magnifique etc. Oui la région génère de la richesse mais cette richesse s'évapore ailleurs.

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2016

Et en France, que se passe-t-il du côté du travail?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-droit-au-travail-178085

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2016

le PS est en plein doute

Après un an et demi de régime suédois, les socialistes s’interrogent toujours : quelle est leur place sur cet échiquier belgo-belge invraisemblable ? Passé le choc de l’éviction du fédéral, et quelques mois de dépression rentrée, les revoilà. Le doute est là, palpable, mais ils discutent sec. Confidentiellement.
Au domicile d’Elio Di Rupo, à Mons, huit d’entre eux se sont retrouvés il y a quelques semaines. Laurette Onkelinx, Paul Magnette, Rudy Demotte, Jean-Claude Marcourt, Jean-Pascal Labille, Marc Goblet et Thierry Bodson étaient présents, autour d’Elio Di Rupo, pour une « mise au point ». Ceci notamment : l’Action commune (l’alliance entre le PS, la FGTB et la mutualité Solidaris) avance dans le désordre.
Paul Magnette explique : « Il nous manque un combat commun, qui réunirait tous les progressistes, la réduction du temps de travail, la globalisation des revenus. »

« On garde nos idéaux, mais les moyens d’action doivent être adaptés »
Dans tout cela, comment être au pouvoir et dans l’opposition en même temps ? Elio Di Rupo tarde à tracer une « ligne ». Et la stratégie qui consiste à montrer en Région un modèle alternatif au fédéral ne prend pas, ou pas encore. Autour d’Elio Di Rupo, on trouve des circonstances atténuantes.
Le doute est palpable, mais le Chantier des idées, dont le PS espère le salut, avance : huitième édition ce samedi à Bruxelles sur la gauche européenne. Elio Di Rupo refuse de s’enfermer dans un schéma, un délai, il recadre : « On va reformuler des propositions innovantes sur des sujets où on n’attend pas spécialement les socialistes, comme la numérisation, la robotisation, l’économie participative et tout ce qui va faire la réalité dans les 5 ou 10 ans. On garde nos idéaux et nos valeurs d’égalité, de fraternité, de solidarité, mais les moyens d’action doivent être adaptés. Sur le timing, je voudrais que le travail de réflexion soit terminé fin de l’année civile. On rédigera les premières publications au premier semestre 2016. Un congrès ? Je ne sais pas. Une charte ? Je ne sais pas. C’est trop tôt, nous sommes en plein travail. »

http://www.lesoir.be/1134362/article/actualite/belgique/politique/2016-02-27/notre-enquete-ps-est-en-plein-doute

Écrit par : L'enfoiré | 27/02/2016

Dans Alternatives économiques, Myriam Et homme cité quelques pistes pour l’emploi
. Faire fuir l’austérité excessive
. investir dans les formations porteuses et pas dans des stages parking
. Augmenter l’efficacité de l’aide à l’embauché
. Amélioré la souplesse du code du travail
. Service civique à ne pas oublier

J’ajouterais
. Éviter le Nice to have, parer au plus pressé des besoins quitte à parfaire l’expertise par après
. Vendre mieux le travail en le rendant agreable

Écrit par : L'enfoiré | 29/02/2016

Cette vidéo montre que la fin du travail manuel est proche

Le nouveau robot « Atlas » de Boston Dynamics va changer les règles du jeu, non seulement pour les sociétés mais pour l’ensemble de la société, selon le CEO de Business Insider, Jason Calacanis.
« Les travaux manuels vont prendre fin durant notre période de vie, et sur cette vidéo, vous pouvez voir à quel point nous en sommes proches. C’est un grand problème de société au niveau de l’emploi, mais cela constituera une grande avancée en termes d’efficacité au niveau des sociétés ».
La société robotique, propriété d’Alphabet, a sorti mardi dernier une vidéo montrant Atlas en train de bouger des caisses et de se redresser après avoir été renversé.

Changer les couches des enfants
C’est une perspective peu rassurante, affirme Calacanis:
« C’est très inquiétant. Dans dix ans, l’idée sera ‘laisserez-vous cette chose mettre vos enfants au lit ? Le laisserez-vous changer les couches de vos enfants?’. C’est à ce rythme que ça va avancer. Ça soulève déjà des colis. Ces choses marcheront dans la rue, d’ici 10 à 15 ans, livrant des pizzas ; elles seront dans votre bureau, à déplacer des colis. »
Calacanis signale aussi que les bureaux d’Amazon.com ont déjà des robots exécutant de simples tâches et « éliminant les travaux humains ».
Amazon a contacté CNBC et déclaré « Les employés sont toujours aux mêmes postes de recherche des marchandises, d’empaquetage et d’envoi (…). Les robots (…) réduisent la distance que les employés doivent parcourir pour trouver les articles des commandes. Amazon Robotics rend le travail de nos associés plus facile ».

Source: http://fr.express.live/2016/02/29/cette-video-montre-fin-travail-manuel-proche/

Écrit par : L'enfoiré | 29/02/2016

Un an pour changer de job

Votre job ne vous passionne pas (ou plus)? Vous rêvez d’autre chose? Mais êtes-vous prêt à sauter le pas? Suivez le parcours de Julie qui nous raconte, dans son blog, sa reconversion professionnelle.
m’appelle Julie et j’ai 43 ans. Je suis un gourou des assurances, responsable du département IARD chez Accidento, mais j’ai besoin de changements. Suivez-moi sur ce blog, vous y trouverez mes doutes et mes réflexions jusqu’à, j’espère, ma nouvelle vie!

En cinq phases:

1. La prise de conscience
2. Les freins
3. Le choix
4. La formation
5. La concrétisation

http://multimedia.lecho.be/mareconversion/

Écrit par : L'enfoiré | 01/03/2016

Et puis, il y a la créativité de deux jeunes qui voulaient trouver un job à tout prix

Vidéo du JT (01:00- 04:00)
http://www.rtbf.be/video/detail_jt-19h30?id=2088067

Écrit par : L'enfoiré | 01/03/2016

Dans l'Echo de ce jour:
"La semaine de 30 heures. Une approche moderne du temps de travail" écrit par Benjamin Pestiau du PTB
Rappel du passé en préambule
Un paragraphe "La peur ou la raison"
Je dirais plutôt "La peur ET la raison".
Si depuis 1993, la productivité a progressé de 37% et les salaire de 13%, il y a des rectifications à effecteur.
Oui, près de 50% des emplois en Amérique et ailleurs vont être remplacés par des robots d'ici à 20 ans, il faut en effet se poser des questions sur ce que feront ceux qui n'entreront plus dans le canevas comme produit de la méritocratie.
Nous ne sommes plus vraiment dans l'ère du chocs des civilisations à cause de la mondialisation.
Nous avons atteint plus de particularisme et nous n'arrivons plus à nous comprendre entre nous dans des relations de personne à personne.
L'homme n'est pas fait pour travailler "bêtement en répétant ce qu'il fait tous les jours".
Donc Il faudra réduire le temps de travail mais dans un cadre très précis comme complément indispensable en fonction de obligations des tâches.
Beaucoup de professions, cela ne peut pas s’envisager en alternatif.
Cinq heures vous, cinq heures moi.
Mais par longues sessions, pendant lesquelles vous vous déconnectez totalement pendant qu’un autre reprend la charge avec avoir bien décrit la situation avant d’avoir lâché la prise...
Les idées ne se partagent pas facilement.
La répartition de la journée de travail pourra très bien être divisée par 8 heures de sommeil, 4 heures de travail effectif, 4 heures de retour sur les bancs de l'école et 8 heures de délassement en famille dans la partie privée.

C'est là qu'il faut inventer un futur en commun

...ou aller chercher ailleurs ce qu'on ne trouve plus chez nous.

Mais cela fait partie du billet de samedi prochain.

Écrit par : L'enfoiré | 03/03/2016

"La médiocratie" a pris le pouvoir d'après Alain Denehault
"Ce qui nous relie" en pensant la modernité a changé avec le Web par Alexandre Lacroix.

https://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=2081316&channel=lapremiere

"Nous n'arrivons plus à nous comprendre"

Écrit par : L'enfoiré | 03/03/2016

Dans le nouveau "Monde diplomatique".
L'article "Fin de la sociale-démocratie"
L'exaspération du monde occidental, le crédit des partis traditionnels qui est entamé, la promesse d'un avenir meilleur après la rigueur qui n'a pas apporté le moindre fruit dans l'élimination du chômage.
Le temps de la colère auquel s'ajoutent les migrations, les lois sécuritaires, le terrorisme et l'utopie technologique opposée à la stratégie du choc sensée libérer l'individu et la société contre le droit au travail.
Atavisme sans innovation qui n'a fait qu'accélérer le processus de détérioration

Écrit par : L'enfoiré | 07/03/2016

Dumping social et faux indépendants: Marianne Thyssen veut injecter plus d'équité
La directive de 1996 qui privilégiait les travailleurs "détachés" ont créé un dumping sur les salaires.

"Il y a vingt ans, l'Europe comptait quinze membres - et peut-être même douze quand on a commencé à y réfléchir - avec des salaires à peu près équivalents", a rappelé Marianne Thyssen lors d'un entretien avec la presse belge. Depuis, l'Europe s'est élargie aux pays de l'est et les inégalités salariales se sont accrues. La différence de salaire entre travailleurs du cru et travailleurs détachés est parfois de 50%, ce qui peut créer une concurrence déloyale et met certains secteur particulièrement sous pression.
Le principe de base est "à travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail". "Le principe a été accepté lors du débat d'orientation générale en octobre", souligne Marianne Thyssen.

http://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_marianne-thyssen-veut-injecter-plus-d-equite-dans-le-detachement-des-travailleurs?id=9231679

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2016

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