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24/06/2019

Vic de Victoire?

0.PNGLe billet "La Catalogne d'aujourd'hui et de demain" parlait de cette région en 2015.

En 2017, j'avais poussé un peu de passé avec l'égérie de Dali.

Mais, la Catalogne, ce n'est pas uniquement la Costa Brava.

Il faut sortir de cette côte très et parfois trop fréquentée par les touristes et aller vers l'intérieur des terres et, dans ce cas, Vic semble un bon point de départ.

"Vic est à mi-chemin entre la mer et les Pyrénées. Ancienne capitale de la tribu ibérique des Ausetanos, elle est devenue commerciale et industrielle, célèbre pour sa charcuterie. La ville a une architecture médiévale, des maisons seigneuriales dont un musée de peintures et de sculptures. Son vieux quartier central est composé de ruelles étroites avec la plaça Major en centre névralgique aux maisons gothiques et baroques", dit le guide.

Son passé remonte à 2000 ans d'histoire. Au début du 20ème siècle, Vic vivait des moments cruciaux à la Catalogne parc son esprit religieux et très culturel spécifiquement catalan.

Car comme le présente "Invitation au voyage" sur ARTE, en passant en noir et blanc, Vic cache aussi une tout autre histoire...


L'histoire de Vic se construit avec ses hauts et ses bas avec une richesse de patrimoine où il fait bon se perdre.

Dès le IVe siècle AC, sous le nom d’Auso, elle est documentée  comme centre de la tribu ibérique des Ausétans, comme une cité tributaire importante sous l’occupation romaine et comme un siège épiscopal pendant la période wisigothique.

Détruite lors de la révolte d’Aisó contre les partisans des Francs et l’invasion sarrasine, elle est reconstruite en comté d’Osona sous le nom de Vicus (d'où son nom actuel) Ausonae avec le statut de siège épiscopal sous la juridiction d'un l’évêque et des seigneurs Montcada.

Elle s’agrandit autour de la cathédrale, du château et de la place du marché (Mercadal), entourée de remparts flanqués de tours. 

Rachetée aux descendants des Montcada, elle est réunifiée mais des luttes entre groupes militaires, civils et politiques en guerre avec la France, elle entre dans une période de stagnation et de chaos confirmée lors de la Guerre de la Succession d’Espagne.

Au 18e siècle, son essor économique et démographique, est stoppée par une crise économique au  19e siècle suite lors de la guerre d’indépendance espagnole et des guerres carlistes. 
La promotion de la construction et le chemin de fer entre Vic et Barcelone n'empêche pas une répression culturelle exercée par le Séminaire, qui récupére la tradition de l’ancienne école de la cathédrale de l’époque médiévale qui joue un rôle déterminant dans la renaissance littéraire et politique du pays.

Au début du 20e siècle, Josep Torras i Bages devient l'une des principales figures du catalanisme chrétien quand il critique la laïcité prônée par le nationalisme en écrivant "La tradició catalana", dénonce l'érosion des valeurs chrétiennes et souligne l'importance d'un nationalisme conservateur en exaltant la vie rurale, la famille, la religion et l'amour de la langue catalane avec une exaltation mystique dans "Catalunya serà cristiana o no serà" suivant l'étude du concept de seny considéré comme symbole catalan basé sur le bon sens et la sagesse caractérisée par la frugalité, le travail et la piété religieuse. Dans son livre "El clero en la vida social moderna", il critique ensuite le radicalisme de la position intégriste et réactionnaire de l'Église catholique et cherche à encourager le clergé à s'adapter à son époque et à se focaliser sur la modération et la discipline personnelle et refuse le titre d’archevêque de Burgos pour ne pas s'éloigner de la Catalogne.

Ce genre de personnalité laisse une trace indélébile dans le passé et encore dans le présent.

D'après le billet précédent "Corpus christi" à Tossa, la ferveur chrétienne est toujours bien présente en Catalogne avec une évolution que cet illustre personnage et son revirement représente avec des messes dites en catalan.

Selon les statistiques de 2014, 56,5 % des Catalans se déclarent chrétiens (52,4 % catholiques, 2,5 % protestants et évangéliques, 1,2 % orthodoxes et 0,4 % Témoins de Jéhovah), 18,2 % athées, 12 % agnostiques, 7,3 % musulmans, 1,3 % bouddhistes, 2,3 % se déclaraient appartenir à une autre religion (judaïsme, hindouisme, sikhisme, taoïsme, néopaganisme, etc.) et 2,4 % ne souhaitent pas répondre.

De 1939 jusque dans les années 1970, sous la dictature franquiste, pour briser cette ferveur catalane, la langue catalan est exclue du système d'éducation public et de toutes les autres institutions officielles et publiques jusqu'à rendre interdit de donner aux enfants des prénoms catalans.

Depuis 1983, revirement complet de la situation lors de nouvelles lois qui visent à protéger et à étendre l'usage du catalan jusqu'à considérer ces efforts comme une manière de décourager l'utilisation de la langue espagnole.

L'éducation publique de base est dispensée en catalan, à l'exception de trois heures par semaine consacrées au castillan.

Ce conflit persiste d'autorité est exacerbé à Vic à vouloir l'indépendance en se séparant de l'Espagne,.

Le catalan est devenu la langue principale du gouvernement autonome de Catalogne et d'autres institutions publiques qui relèvent de sa juridiction, officielle sur le territoire à côté de l'espagnol. 

0.PNGLe drapeau catalan, le ruban jaune comme symbole de la lutte pour les libertés de la Catalogne selon les indépendantistes s'affiche partout, l'effigie de Carles Puigdemon est imprimé sur les murs pour maintenir cet esprit indépendantiste dans la ville.

Puigdemon, autoproclamé président de la Catalogne, est toujours exilé en Belgique à Waterloo pendant que certains de ses collaborateurs séparatistes sont actuellement en prison.

Visite à l'office du tourisme...

Documents demandés en français...

- Vous êtes français?, demande le préposé.

- Non, belge, réponds-je.

- Vous êtes vraiment les bienvenus...

Il faudrait être idiot de ne pas faire le rapprochement avec ce qui se fait en Belgique où la NVA et la Flandre ont accueilli Puigdemon comme un digne représentant pour les représenter sur les listes européennes.

La Catalogne est considérée comme la province la plus riche d'Espagne ainsi que la Flandre en Belgique et ceci explique volonté indépendantiste.  

Le référendum non officiel avait généré des heurs entre partisans et opposition à cette rupture étatique avec l'Espagne.

Pourtant, la Catalogne dispose de sa propre autonomie et des compétences dans certains domaines.

0.JPGLe 21 octobre 2017, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy annonce qu'il va utiliser l'article 155 de la Constitution pour revenir à la légalité et respecter le statut d'autonomie, après le référendum sur l'indépendance de la Catalogne du 1er octobre 2017 (déclaré illégal par Madrid).

Le 27 octobre, le Parlement valide la résolution de déclaration d'indépendance, mais dissout la chambre catalane et annonce la tenue d'élections régionales pour le 21 décembre 2017.

Actuellement, le calme semble revenu, une suite peut-être aux péripétie du Brexit, mais pour combien de temps?

La langue catalane est non seulement très différente de l'espagnol, mais l'esprit qui s'y cache, demande réflexion et une étude spécifique.

Les provinces sont actuellement en cours de remplacement par une nouvelle division régionale catalane, les vigueries (en catalan vegueries).

A Tossa, dans l'hôtel où j'ai passé des vacances, à peine quelques personnes en cuisine font exception, tous les autres personnes du personnel proviennent d'autres régions de l'Espagne et la langue espagnole est de mise pour communiquer entre eux.

Si l'indépendance de la Catalogne était décidée un jour, deviendraient-ils des travailleurs immigrés économiques?

Toujours un conflit entre le cœur et la raison...


Photos de Vic

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2.PNG4.PNGSi les frontières s'installent partout et que les réchauffements climatiques ne permettent plus les voyages qu'à courtes distances, il s'agira de prendre ses vacances en Wallonie ou à Bruxelles comme Janin et Liberskipodcast

 

 

ou de remettre votre vie et votre choix de vacances entre les mains du Roi Zuck 1er qui a des réponses pour tout le reste

 

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Eriofne, 

PS: Ce 24 juin, je suis à nouveau revenu à la ville natale, Brusselas.

Une petite escale à Beaune à l'hôtel Grillon à l'aller et au retour pour couper les 1300 kms.

Troisième, en 2015, en 2017 et en 2019, un bon accueil, des chambres spacieuse et un petite déj' à la hauteur des ambitions.

Et sur place à Tossa, pendant deux semaines, ce fut l'hôtel Reymar que je recommande à plus d'un titre

Charme, élégance, nourriture excellente et les meilleures vues sur Tossa de Mar!

 

25/6/2019: Dans l'Echo, Claude Desama (ULG) pose la question "Pourquoi ne pas approfondir l'idée du confédéralisme en Belgique". Il se réfère aux États Unis et à la Suisse. "Deux peuples, un pays" (François Perrin).

Le Wallon André Renard avait poussé au fédéralisme.

Le confédéralisme apporterait l'appauvrissement de la Wallonie?

Le confédéralisme pourrait lui donner une identité comme pour la Flandre.

Étranglement de Bruxelles?

Pourait lui donner une véritable position de métropole européenne...

Ce qui est à rejeter c'est le séparatisme dans un BelExit et garder une royauté même de façade.

Mais cela ne serait pas gratuit vu les liens interprofessionnels entre le Nord et le Sud.

Le Flamand, Marc Coucke a déjà racheté Durbuy...

0.JPGLe Vif, chacun sa route...

C'est la théorie de l'évolution. Chaque modèle vivant se transforme, progressivement, jusqu'à parfois déboucher sur l'apparition de nouvelles espèces. Dans la nature, le processus court sur des centaines de milliers d'années. Lorsqu'il s'agit d’États, la métamorphose s'opère sur un laps de temps beaucoup plus réduit. Mais le mouvement est comparable. Et la Belgique en est l'un des symboles les plus éclatants, en mutation perpétuelle qu'elle est depuis bientôt cinquante ans.

Le verbe batave "polderen" fait une allusion aux polders flamands.

Il signifie "coopérer et nouer des compromis qui évoquent le temps où les nobles et les gueux devaient s'entendre pour garder ensembles les pieds au sec".

 

Alors en Espagne, la Catalogne????

Commentaires

ABC : « Puigdemont veut quitter la Belgique »

Carles Puigdemont, l’ancien Premier ministre de l’État espagnol de Catalogne, veut quitter la Belgique avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce que écrit le journal espagnol, royaliste et conservateur ABC. Le Catalan réside depuis près de 2 ans – à l’exception d’un intermède dans une prison allemande – à Waterloo, à Bruxelles. Là-bas, Il y attend le verdict de la Cour suprême espagnole en septembre pour le procès du référendum illégal d’octobre 2017.
Si les accusés sont déclarés coupables, l’État espagnol réactivera probablement un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Puigdemont et d’autres responsables politiques catalans en exil.
Comme le verdict contiendra une description beaucoup plus précise des délits pour lesquels ils ont été reconnus coupables, la Belgique aura plus de mal à ignorer le mandat d’arrêt, comme ce fut le cas il y a deux ans, écrit ABC.

Destination possible : la Thaïlande
Puigdemont et Gonzalo Boye, qui font partie de son équipe de défense, sont au courant de la situation. Selon le journal de Madrid, ils sont en train d’examiner les options qui s’offrent à eux. Bien entendu, les pays qui n’ont pas de traité d’extradition avec l’Espagne et où Puigdemont peut prétendre au statut de réfugié politique devraient avoir leur préférence.
Boye est un avocat espagnol d’origine chilienne. En 1996, il a été condamné à 14 ans de prison pour sa participation à l’enlèvement de l’entrepreneur espagnol Emiliano Revilla par le mouvement terroriste basque ETA. En 2002, il a été libéré tôt. Boye a toujours clamé son innocence.
Boye s’est spécialisé dans la recherche de destinations où les réfugiés politiques peuvent s’installer. L’un des pays qui intéresserait le couple Puigdemont est la

Thaïlande. Le Brésil est aussi une option.
Selon le journal espagnol ABC, l’ancien dirigeant politique de Catalogne n’a pas encore pris de décision. Un déménagement en Thaïlande ou au Brésil réduirait encore l’influence de Puigdemont sur le processus politique en Catalogne. Ses apparitions dans les médias espagnols seront elles aussi réduites.
Les habitants de la région de Puigdemont lui conseillent d’attendre la décision de la Cour suprême. Il pourrait éventuellement se rendre si la punition le permet.
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Humo, Puigdemont affirme qu’il envisagel’idée de quitter la politique.

Puigdemont : l’argent commence à manquer
Selon ABC, l’aventure de Puigdemont à Waterloo devient également financièrement intenable. Son séjour en Belgique coûterait environ 40 000 euros par mois. Par exemple, les frais qu’il engage pour louer sa villa (4 400 euros par mois). Ou pour ses avocats, conseillers et gardes du corps. Ces coûts ne seraient couverts que jusqu’en décembre.
Il a récemment été décidé que Puigdemont et Toni Comin, un autre ancien ministre catalan vivant en Belgique, ne pouvaient pas siéger en tant que députés européens. Cela limite encore plus leurs options. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a décidé de ne pas admettre Carles Puigdemont au Parlement européen, parce que le gouvernement espagnol n’avait pas inclus les noms de 3 élus catalans dans une liste qui devait être communiquée au Parlement européen. Le tribunal de première instance de l’Union européenne, qui fait partie de la Cour de justice, a estimé que Tajani avait raison. Le recours formé devant la Cour de justice est encore en cours.

https://fr.express.live/puigdemont-belgique-exil/

Écrit par : L'enfoiré | 20/07/2019

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