Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/04/2005

Les Piliers de la terre (Ken Follett) 1989

0.jpgRoman historique chez les bâtisseurs de cathédrales 

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un livre qui m’a vraiment passionné.
Si vous ne le connaissez pas malgré qu’il ne soit pas récent, voilà vraiment le livre que vous devez vous procurer à l’occasion de vos prochaines vacances.
A la suite de ‘Droit de réponses’, vous pouvez lire le résumé et les appréciations de lecteurs enthousiastes.
Roman historique se déroulant dans l’Angleterre du Moyen Age, ce n’est pas le genre de livre qui, de prime abord, aurait pu m’attirer outre mesure.
Pourtant, dès le début relatant la vie de l’époque, le livre vous accroche et vous empêche d‘en quitter sa lecture. Dès le début, on se retrouve abasourdi par le peu de valeur que pouvait avoir la vie à l'époque: une pendaison d'un homme innocent spectacle fort apprécié par la foule qui se masse autour du gibet.


Une malédiction lancée par son épouse, ensuite. Ce n’est qu’à la fin du livre, un peu à bout de souffle, qu’on découvre la raison de la malédiction qui poursuit les personnages.
La pauvreté et le dénuement des personnages que l'on découvre tout au long du livre nous informent du genre de nourriture dont le peuple devait se satisfaire : un peu de pain, un peu de bière.
Pourtant la passion et l'amour de la vie subsistent dans ce monde non privilégié.
Le Seigneur a droit de vie et de mort sur tous les sujets se trouvant sous son joug.
L'Eglise, elle aussi, complice du pouvoir joue un rôle très peu avouable en s'attirant les bienfaits de la vie au détriment de ses ouailles.
L'intrigue, le mensonge, la perfidie, tout est bon pour arriver aux fins de ses deux groupes de sinistres personnages.
Comment contrer la violence, la force, la tyrannie de ces pouvoirs, c'est ce que l'auteur tente de nous conter avec succès par l’intermédiaire du personnage charismatique et intelligent qu’est le prieur, Philippe. Alors qu'à de multiples occasions, le lecteur peut s'attendre à une issue finale, celui-ci trouve à chaque fois la parade pacifique qui permettra d’échapper à la fougue destructrice des puissants.
De bout en bout, vous êtes tenus en haleine et de multiples rebondissements joyeux ou déchirants jalonnent les différents chapitres ayant pour trame la construction d’une cathédrale et l’histoire anglaise comme fil conducteur. Cette saga familiale pleine de suspense se déroule dans la perfidie, les atrocités et la violence perpétrées par ces gens du pouvoir et dépeint avec force cette époque troublée du Moyen Age.
Pour l’anecdote, en septembre 2004, je me trouvais en Italie lors de la lecture de ce livre. Attablé dans un café, une italienne, voyant le livre étalé sur la table, s’est approchée de moi et tenta avec les gestes et la parole de m’en vanter avec fougue l’excellence de mon choix et le plaisir et l’intérêt qu’elle-même avait trouvé dans sa lecture.
Vous remarquerez très vite qu’il y a un style ‘Follet’.
Personnellement, ce n’était pas le premier livre que je lisais de Ken Follet.
Un autre, ‘La Marque de Winfield’, se passe dans l’Angleterre victorienne et peut également vous faire passer de bons moments.
Bibliographie: Ken Follet est né en 1949 à Cardiff, Pays de Gales, le fils d'un inspecteur d'impôts. Il a été instruit à l’école d'état et gradué en philosophie à l’université de Londres. D’abord devenu journaliste dans sa ville natale et plus tard dans un journal londonien. Il écrivit son premier roman, qui fut édité mais ne devint pas un best-seller. Obstiné, il continue d’écrire des romans. « Le chat de l'aiguille » fut son onzième livre et son premier succès.
Si vous avez eu la chance d'avoir déjà lu "Les Piliers de la Terre", dans ce cas, je ne vous apprendrai rien.
Sinon, n’hésitez pas, vous ne le regretterez pas, j’en suis sûr.


Pour info. Le livre de poche 4305.

En Angleterre, Kingsbridge, au XIIème siècle, une pendaison comme préambule, un secret en arrière plan, une vengeance, un prêtre qui par la force de sa religion parvient à faire construire l'oeuvre de sa vie, une cathédrale et son bâtisseur. La faim et la misère contre la force du pouvoir ecclésiaste et féodal. Un suspense? Non, un thriller historique en plus de 1000 pages: "Les piliers de la terre".


 

L'enfoiré de service

 

Mise à jour 2009 : Une suite: "Un monde sans fin".

Commentaires

Secrets de cathédrales

EPISODE 1 : La Basilique Saint-Denis

Durant la première moitié du XIIème siècle, l´Eglise, en crise, entretient des relations conflictuelles avec les différents pouvoirs en place. Un homme, l´abbé Suger, va faire émerger à Saint-Denis un projet de construction monumental, jamais vu jusqu`alors : la cathédrale gothique. Il rêve d´une cathédrale qui soit grande, spacieuse et surtout qui fasse entrer la lumière. A cette époque, on ne sait pas construire ces bâtiments géants. Nombreux sont hostiles à ce projet, notamment le puissant abbé Bernard de Clairvaux. Contre vents et marées, l´abbé Suger, déterminé, va réussir son pari. Le 11 juin 1144, la Basilique Saint-Denis, qui deviendra plus tard cathédrale, est inaugurée. Le Roi et la Reine sont présents, mais aussi tous les évêques les plus influents du pays. La cathédrale gothique est née. Cette révolution architecturale marque le début d´une époque exceptionnelle, l´âge d´or des cathédrales.

https://www.rtbf.be/tv/thematique/documentaire/detail_secrets-de-cathedrales-episode-1?id=9949961

Episode 4 - La face cachée des édifices

https://www.rtbf.be/auvio/detail_secrets-de-cathedrales?id=2381721

Écrit par : L'enfoiré | 07/08/2018

Répondre à ce commentaire

Au temps des cathédrales

Au temps des cathédrales

L’époque romane
Un voyage dans le temps à la découverte de la splendeur de l'architecture romane. Au XIe siècle, dans la vallée du Rhin, les églises en bois ou de style carolingien laissent place à de somptueuses cathédrales romanes aux allures de palais...
Au tournant de l’an mil, l’essor de la chrétienté s’inscrit de plus en plus dans la pierre. Comme le note Raoul Glaber, moine chroniqueur de son temps : "La terre se couvre d'un blanc manteau d’églises". Dans la vallée du Rhin, où se concentrent les grands lieux de pouvoir du Saint Empire romain germanique, les églises en bois ou de style carolingien laissent place à de somptueuses cathédrales romanes aux allures de palais : des symboles forts sur le plan religieux autant que politique, qui soulignent la puissance des bâtisseurs. Avec la cathédrale Saint-Martin de Mayence, les archevêques Willigis puis Bardo ambitionnent de faire de leur ville une "deuxième Rome", tandis que la cathédrale de Spire, à quatre tours et deux dômes, fondée quelques décennies plus tard, vient asseoir le pouvoir de la dynastie franconienne. À Worms, la cathédrale Saint-Pierre constitue un nouveau chef-d’œuvre de l’architecture religieuse, avec ses tours rondes en grès rouge.
Un voyage dans le temps à la découverte de la splendeur de l'architecture romane. Au XIe siècle, dans la vallée du Rhin, les églises en bois ou de style carolingien laissent place à de somptueuses cathédrales romanes aux allures de palais...
Au tournant de l’an mil, l’essor de la chrétienté s’inscrit de plus en plus dans la pierre. Comme le note Raoul Glaber, moine chroniqueur de son temps : "La terre se couvre d'un blanc manteau d’églises". Dans la vallée du Rhin, où se concentrent les grands lieux de pouvoir du Saint Empire romain germanique, les églises en bois ou de style carolingien laissent place à de somptueuses cathédrales romanes aux allures de palais : des symboles forts sur le plan religieux autant que politique, qui soulignent la puissance des bâtisseurs. Avec la cathédrale Saint-Martin de Mayence, les archevêques Willigis puis Bardo ambitionnent de faire de leur ville une "deuxième Rome", tandis que la cathédrale de Spire, à quatre tours et deux dômes, fondée quelques décennies plus tard, vient asseoir le pouvoir de la dynastie franconienne. À Worms, la cathédrale Saint-Pierre constitue un nouveau chef-d’œuvre de l’architecture religieuse, avec ses tours rondes en grès rouge.

https://www.arte.tv/fr/videos/084679-000-A/au-temps-des-cathedrales/

L’époque gothique
Au XIIe siècle, grâce notamment à l'invention de la croisée d’ogives et des arcs-boutants, les architectes s’affranchissent des contraintes de l’art roman pour donner aux cathédrales une élévation encore inédite, permettant l’irruption dans la nef d’un flot de lumière colorée à travers de vastes vitraux. C'est la naissance de l'ère gothique.

C’est en 1144 qu’est consacrée la basilique de Saint-Denis, augurant l’ère gothique, qui engendrera, par le génie d’architectes dont Ulrich d’Ensingen et Erwin von Steinbach, d’éclatants édifices, comme les cathédrales de Strasbourg, de Fribourg et d’Ulm. Grâce aux dernières révolutions architecturales et techniques – notamment la découverte des voûtes d’ogive et des arcs-boutants –, ses concepteurs sont parvenus à s’affranchir des contraintes de l’ère romane pour donner au monument une élévation encore inédite, permettant l’irruption dans la nef d’un flot de lumière colorée à travers de vastes vitraux. Au fil des décennies et des siècles suivants, les architectes et maîtres d’œuvre de toute l’Europe rivaliseront d’ingéniosité pour affiner plus encore ces principes de lumière et d’élévation.

Enjeux de pouvoir
Au fil d’images de synthèse, de reconstitutions historiques et de prises de vue aériennes, ce documentaire plonge dans l’histoire des plus beaux édifices gothiques et romans, dont la construction a souvent été marquée par l’émulation, les enjeux de pouvoir et les rivalités. Un regard dans les précieuses archives médiévales des villes où s’élèvent ces cathédrales complète cette exploration de vertigineux monuments qui suscitent un émerveillement intact plusieurs siècles après leur conception.

https://www.arte.tv/fr/videos/082182-000-A/au-temps-des-cathedrales/

Écrit par : Allusion | 26/12/2020

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire