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26/02/2008

Le petit oiseau est de sortie

Cette fois, c'est Polaroïd qui lâche la bride. La photo instantanée a été supplantée par le numérique. Dans ce cas, on sort la rengaine "On n'arrête pas le progrès". La photographie en donne des preuves évidentes souvent dans la douleur.

photoCertaines industries très florissantes dans le passé ont la gueule de bois ces derniers temps. En l'espace de moins de vingt ans, le dos au mur, elles se sont retrouvées devant l'obligation de changer leur production de toujours ou de périr.


Depuis l'avènement du numérique, toutes les industries qui tournent autour de la photographies ont été touchées: les producteurs d'appareil photos pourtant drillées aux changements de version en version, les fournisseurs de films et de papier photographiques, les entreprises de développements de ces mêmes films, les dispatchings qui orientaient ces consommables et qui doivent de plus en plus passer par l'intermédiaire d'Internet,... Tous se sont payés des restructurations très sensibles. photo

Tout d'abord, en tête, Kodak, né en 1890 et qui fournit sur les deux fronts, pense diminuer la casse en se défaisant de 20.000 emplois dans le monde. En 2004, le Britannique Ilford, spécialiste de labo photo et des papiers noir et blanc, revendit ses activités par appartement.

Nikon a dit adieux à l'argentique et aux objectifs et plus aucun appareil reflex ne sera développé sans l'identification terminée par "-D". Ce n'est plus un virage mais une véritable cassure.

Chez Canon, 14% de ses ventes restent rentables dans les gammes "anciennes", mais il gère désormais les stocks d'EOS et se retirera comme d'autres sur la pointe des pieds. Bizarre de parler de "pied" dans ce cas. Lui, qui, par le passé, donnait une stabilisation aux photos, passe aussi à la trappe des objets devenus presque inutile face aux stabilisateurs électroniques d'images présents sur les appareils numériques.

9f8601ad82061586f88b43e0876db367.jpgKonica-Minolta baisse également les bras, abandonne, dès le 31 mars, son activité photo et passe la main à Sony. Celui-ci, numéro deux de l'électronique, désormais, est devenu le 3ème larron avec 10% derrière Canon (47%) et Nikon (33%). Des résolutions qui dépassent les 12 millions de pixels sont devenus presque monnaie courante. En Belgique, le marché du numérique atteindra probablement le million d'appareils vendus cette année. Renouveler sa gamme est devenu la seule manière de survivre.

Signe du changement complet, la recherche et le développement du film couleur ont été stoppés chez beaucoup de fournisseurs. Chez Agfa-Gevaert, la division film avait été rendue indépendante avec le nouveau nom d'"AgfaPhoto" dans un premier stade pour permettre la mise en lumière les raisons de la faillite prochaine de la division. Les avocats en Allemagne ne chôment pas pour obtenir des compensations pour les travailleurs du secteur. Et, c'est la chaîne complète qui est touchée: fabricant de pellicules photos, laboratoires de développement et du tirage qui se fait désormais chez soi avec l'imprimante. Agfa-Gevaert, Option et Global Graphics sont en tête des cibles potentielles pour de nouvelles OPA. Oserais-je dire, "y a pas photo".

Mi-février 2008, Polaroïd rejoint les vieux objets modernes et annonce qu'il arrêtera la production de ses appareils à développement instantané, aujourd'hui, en qualité et en processus. La firme recherche dès lors repreneur et s'associe désormais à une autre qui planifie de développer des imprimantes sans encres. Breveté en 1929, le papier photographique instantané se composait de cristaux aciculaires qui grâce aux champs électriques et magnétiques absorbaient la lumière polarisée sur une feuille dichroïque.

Tous se sont rués dans la voie tracée par le numérique avec plus ou moins de bonheur après un réveil douloureux. Pas de développement, pas de temps d'attente du résultat.

Comparativement à d'autres développements technologiques qui apportent un nouveau média, un nouveau support de l'information, cette fois, c'est toute une infrastructure bien en place depuis bien longtemps qui vacille sous ses bases. La photo n'a pourtant pas trop à se plaindre quand on pense à la photographie argentique sur film qui a une histoire qui date de plus d'un siècle. C'est peut-être pour cela que le séisme a été plus intense que d'habitude. A force du temps, les rouages d'une entreprise bien graissés perdent malgré tout l'élasticité pour rebondir au quart de tour. De nos jours, le cycle de durée de vie des produits technologiques ne dépasse que rarement les dix ou quinze ans. Les CD, qui ont poussé les disques vinyles dans les musées ou dans les mains de passionnés collectionneurs, se voient progressivement supplantés par les DVD. Sans être une nouveauté révolutionnaire, ces derniers obligent les consommateurs à renouveler l'équipement de lecture et d'écriture pour jouir de cette augmentation drastique d'informations stockées sur le même type de support. Ces DVD se voient également en perte de vitesse et dépassés par une technologie plus performante tout en cherchant encore des standards.

Pour la photo, par contre, une véritable révolution, un "tremblement de terre" chez les employés de toutes ces firmes se sont donc produits dans plus ou moins de silence. Les budgets ont complètement changé d'orientation avec tout ce que cela entraîne de modifications structurelles. Les grincements de dents n'ont pas certes manqué parmi le personnel. Ils ne sont pas venu de l'industrie de la photo proprement dite, qui freinait probablement des deux pieds. Les reconversions ont pu s'envisager chez les plus jeunes, mais...

Des débuts fastidieux du développement de la photo numérique ont pourtant été à la base du lancement. Sortant pour la première fois des usines Sony, en 1982, à petite échelle du caméscope et du Mavica, le premier appareil photographique numérique avec des images stockées sur mini disque magnétique de 2 pouces (Mavipak) permettant d'avaler 50 images. Énormément de points négatifs. Prix exorbitants, manque de résolution et de précision n'allaient pas générer les passions et a fait un flop à l'époque. Un capteur CCD de 279.300 éléments de silicium (sur 570x490 pixels) recevait l'image à partir de l'objectif au travers d'un filtre à bandes (RVB). La définition limitée à 700 lignes horizontales n'étant tout juste bonne à tirer un format d'image de 120*160 mm (MaviGraph).

Les difficultés des débuts a aussi été oubliées par une production de plus en plus grande poussée par la presse et les magazines spécialisés. Ceux-ci annonçaient vraiment l'utilisation possible et rentable dès les années 2000. Les derniers soucis en concurrence avec les bons vieux appareils pleins de maturité s'estompèrent progressivement. La vitesse de prise de vue qui a toujours tenu à l'écart les photographes de sports fait désormais partie du passé. Les résolutions en Méga Pixels (MPix) toujours plus gonflées permettent de rivaliser avantageusement au niveau des résultats avec les 24/36 de l'époque: 10 Mpix, ce qu'il faut pour agrandir ses photos suffisamment et en plus à bon marché. Que demander de plus? L'avantage majeur pour le consommateur c'est qu'il peut voir sa photo directement après l'avoir prise par le petit écran vidéo, qu'il peut en fonction du résultat approximatif corriger et refaire immédiatement la photo ratée. Les prix ont littéralement fondus et se sont rapprochés de leurs prédécesseurs. Prédécesseurs qui disparaissent derrière des prix en porte clé dans l'occasion.

Depuis, en vacances, que prend-vous comme appareil photo pour mémoriser vos ébats? Le petit nouveau avec le petit écran derrière, évidemment.

Une question reste en suspend : la pérennité de vos résultats "papier" imprimés avec l'imprimante à jet d'encre. Beaucoup de textes et commentaires on déjà relevé ce point. Affaire à suivre.

Un "Nouvel Obs" de août 2006, présentait un article intitulé "High-tech à la recherche des clients perdus". Cherchant la solution pour un producteur qui voit son produit devenir ringard après une époque longue out très courte. Il analysait les problèmes à la suite du boom des écrans plats, des clés USB, des baladeurs MP3 qui ont poussé ces sociétés dans les cordes de la technologie numérique. Le magnétophone à cassette, vous en avez encore un très probablement dans votre chaîne HiFi. Il fonctionne toujours parfaitement. Question subsidiaire: "L'alimentez-vous par de nouveaux enregistrements?". La clé USB enterre les disquettes plus sûrement que prévu. L'écran cathodique vit son chant du cygne pour couronner les articles de l'obsolète. Se balader avec du MP3 pendant des heures innombrables a séduit avec la collaboration efficace du PC pour le chargement. Le photophone, nouveau mot, qui intègre l'appareil photo numérique dans le téléphone. Multifonctionnel, ce genre d'appareil était à ses débuts franchement mauvais dans sa fonction "photo" et relevait plus du gadget. Aujourd'hui, encore une fois, on a de quoi se faire surprendre en photo avec la qualité en plus. Ce qu'il y a derrière, les optiques Carl Zeis, toujours dans le coup par leur renommée et par la reconversion réussie dans les appareils de demain. Nokia a présenté son N93 qui en plus de téléphoner va fournir des photos de qualité 24X36 avec zoom incorporé. Qui dit mieux?

Du côté cinéma, après une bataille de standard, le DVD-HD de Toshiba est dépassé par le Blu-Ray de Sony qui fait son grand cinéma. Même format que le DVD haute définition mais avec 5x plus d'informations gravés.

Et pourtant, certains osent parler de "Photo, quand on abandonne le numéric". Et, ce n'est pas par nostalgie.

Investir dans la technologie? Qui oserait encore penser le faire autrement qu'en Bourse. Les produits High Tech vivent presque moins que l'espace d'un matin. Le dieu "Progrès" est intransigeant.

Si le consommateur veut réellement gagner à tous les coups, il n'y a que le producteur qui doit investir dans la technologie de pointe, jamais lui même. A peine sorti du magasin, votre beau jouet sous le bras, plein de sophistications, vanté par les magasines les plus "à la pointe", cet objet du désir aura déjà du plomb dans l'aile de la nouveauté. Mais, quand on aime, on ne compte pas. Le point positif reste que, depuis le numérique, la photo a le vent en poupe. On n'a jamais fait autant de "clic" derrière ce petit écran magique. Alors, ne jamais laisser son appareil dans l'armoire et utiliser tout de suite et à fond la caisse, si le besoin existe. Voilà le véritable message "conseil" de cet article.

Ne jeter pas, non plus, vos appareils photos analogiques et vos beaux "cailloux" qui ont accompagné tant de journées fantastiques en conservant vos précieuses images stockées sur des films gardant le suspense jusqu'au développement bien plus tard. Ils ne sont pas encore à mettre au rancard. Il est parfois possible de les connecter avec les nouveaux. Même si le numérique a beaucoup d'avantages pour le particulier par rapport aux appareils argentiques, certains professionnels ne l'ont pas rejetés et gardent jalousement leur bijoux de technologie légèrement "dépassés". Arrière garde? Pas vraiment donc.

Une fois acheté, amortir cet objet de rêve au plus vite sera votre préoccupation de tous les instants. Ramener les plus belles photos de la terre devrait nous motiver et nous faire oublier la "duperie" bien naturelle de l'évolution des technologies.
Et puis, comme toujours, ressortir d'un grenier, un peu empoussiérés, ces beaux joujoux auront peut-être plus de valeur qu'il n'y paraîtrait au premier abord. Les collectionneurs de tous poils existent et dans un musée, les choses prennent souvent plus de plastique.

Malgré que la couleur se retrouve dans toutes les visions du monde, le film noir et blanc a encore, à raison, ses "fanatiques". Seul un réajustement, un repositionnement s'imposent. Dans un autre domaine, les disques vinyles existent toujours dans les fonds de greniers mais souvent sans aucune chance d'en sortir car le fameux pickup n'a pas eu la même chance. Bientôt les cassettes VHS, les CD vont subir les affres du temps et de la mode.
Dans quelles mesures, faudra-t-il arriver à la conversion complète dans une reconversion? Le consommateur-client sera seul juge. Pour une fois, qu'il a ce droit au chapitre, le poids de la masse restera le décideur exclusif.

N'oublions pas qu'une photo reste un "snapshot", un espace de temps figé correspondant à un moment de vie. Le souvenir qu'apporte ce "stop sur image" permet de s'assurer bien plus tard et de se montrer à soi-même et aux suivants qu'on a existé un jour en pleine jeunesse.

Au rythme où vont les transformations des technologies dans la photo numérique, une question urgente se pose pourtant. La pérennité de nos photos. Ce n'est pas seulement le temps qui pourrait les altérer. Combien de temps nous permettront les industries de pouvoir consulter nos bibliothèques d'images qui, étant numériques et théoriquement éternelles, dépendraient uniquement de lecteurs compatibles vers le haut mais aussi vers le bas de la chaîne? Ne plus avoir les bonnes lunettes pour voir nos belles photos serait tellement peu enviable. L'informatique et ses logiciels de plus en plus performants assurent vaille que vaille cette compatibilité vers le bas mais en y apportant de multiples corrections de version en version. L'Hybernatus de demain aura-t-il la chance de revoir les photos de sa jeunesse? Le match 24X36 avec pellicule contre le petit nouveau numérique à écran comme oculaire est joué. Les ventes d'appareils analogiques se sont effondrées. La "Rolls Royce" de l'argentique, toujours pas sous le "reflex", Leica a presque mis la clé sous le paillasson. Le concept "reflex", lui, n'est pourtant pas mort. Il reste toujours aussi professionnel dans sa volonté d'affiner sa perspicacité, mais il a seulement changé le clin d'œil du "petit oiseau" dans l'appareil. La miniaturisation fait un retour en marche arrière sur le réflex numérique. Il retrouve des objectifs qui ne sont plus mignon du tout.

Nous avons touché de près le domaine des professionnels sans pourtant le traverser. En parallèle, il y a les "grands", les 6X6 qui n'ont pas disparu. Hasselblad, par exemple, touche seulement un autre public plus averti de professionnels. Les objectifs à soufflet pour photographier les bâtiments n'ont pas totalement disparu. Le passé n'a pas encore dit son dernier mot.

Si la photo panoramique a élargi les horizons, la photo en relief n'est pas encore sortie des limbes avec l'anaglyphe et la stéréoscopie. Le cinéma dépassera probablement la photo de vitesse pour le relief. Pour la télévision, c'est déjà en marche chez Philips et Samsung, sans lunette pour le premier avec des écrans WOWvx et des rayons lumineux émis par l'écran. Un nouveau chapitre bien plus palpitant peut-être s'est rouvert dans ce sens. Ouvrir une 3ème dimension se sera, alors, ouvrir la véritablement la fenêtre à l'image. Certains s'y intéressent déjà.

photoSans verser dans les excès présentés par le film "Photos obsessions", bien entendu, photographier reste une passion. Maintenant, si la nostalgie vous prend, peut-être un retour sur les anciennes photos, des anciens négatifs et dias pourrait par la digitalisation remettre les choses en place.photo L'imagination est seule conseillère avec les logiciels existant pour y remettre un aspect d'aujourd'hui. Tout est bon pour capter l'instant. Les filtres polarisant, on n'en entend plus beaucoup parler, alors qu'ils étaient tellement intéressants pour saturer les couleurs. Le filtre UV, lui était vraiment l'inutile de service.

medium_Le_petit_oiseau_est_de_sortie_01.4.jpgCe clin d'œil-ci, vous ne l'avez pas vu, car le petit oiseau vient de rentrer au bercail.

A vos appareils, donc, pas de saison pour les sortir de leurs étuis. La passion ne vient pas de l'appareil mais de ce qu'il y a aux deux extrémités de l'oculaire: le paysage et l'opérateur. La photo, ensuite, ce n'est jamais qu'un ensemble de trois couleur: le bleu, le vert et le rouge.

Analogique ou numérique, même passion.

 

L'enfoiré,

Si la technique de l'actu et du futur vous intéresse, suivez ce site, photovore, parait-il.

Vous en voulez de l'histoire analogique, en voici une : "L'étonnant destin des photos de Serge Prokoudine-Gorsky"

Mais on parle de photos... et si on montrait les parcs de Bruxelles en photos par exemple

 

Citations:

  • "Avenir : Sombre, incertain, complexe mais aussi ouvert, flexible, changeant... Comme l'économie et comme les technologies.", Luc Fayard

  • "Avec des nouvelles technologies, ne sommes-nous pas en train d'assister à la disparition inéluctable de l'auteur ou du créateur au profit d'une marque ?", Paul Virilio

  • "La science, c'est ce que le père enseigne à son fils. La technologie, c'est ce que le fils enseigne à son papa.", Michel Serres

  • "La technologie c'est comme le poisson. Plus ça reste en rayon, moins c'est appétissant", Andrew Heller

  • "Serons-nous capables de choisir les éléments de la technologie qui améliorent la qualité de vie et d'éviter ceux qui la détériorent ?", David Baltimore

 

Commentaires

Bonjour,

Il n'y a pas photo chez Le Panda, mais nous attendons pour tirer le "portrait" du Chef

Le Panda

Patrick Juan

Écrit par : LE PANDA | 26/02/2008

Sincèrement, je pense que l'innovation photographique vient du numérique. Car finalement, ce que l'on cherche avec la photo, c'est capter la vie, la vraie! Pour cela, il me semble crucial de donner aux images un réalisme qui n'existait pas dans le numérique.

Ce réalisme il est induit par des procédés que seul le numérique et les traitements informatiques qui vont avec pouvaient permettre. Je pense particulièrement aux QuicktimeVR et aux images immersives 360°... Ca c'est la photo de l'avenir, j'en suis absolument convaincu!

De plus, dans ce domaine aussi les innovations arrivent à grands pas: panoramiques 360° sans angle mort, panoramiques en relief, ...

En termes de vidéo, l'autre nouveauté est aussi liée à cette technologie: la vidéo panoramique 360° arrive gentiment... et à titre personnel et professionnel, je compte bien participer à l'innovation ;)

Voila, quelques unes de mes pensées qui me semblaient importantes de partager après ce joli article sur la photo d'antan et les développements de la photographie d'aujourd'hui...

Écrit par : McJanus mPhotographe 360° | 06/03/2008

McJanus,

« L’innovation photographique vient du numérique »

>>>C’est exact. On n’a jamais fait autant de photos qu’aujourd’hui. Le petit bijou toujours en poche. Possible, il est tellement petit et à tout du grand. Espérons seulement que quantité n’effacera pas qualité. Mon goût pour l’innovation, l’originalité m’empêcherait de dire le contraire.
La photo est l’image d’un instant de vie. La click mania, tant qu’elle cherchera la perfection apportera un « plus ». Tout le monde n’est pas photographe, mais apprendre quelques règles de prise de vue permet de voir les choses autrement. La passion n’est plus loin, alors.

« réalisme qui n’existait pas dans le numérique » ?

>>> Je suppose qu’il y a mal donne dans la pensée. Non ? Le numérique ouvre un horizon infini. Le relief arrive. Les hologrammes, autre technologie, mais qui pourraient aussi être numérisés. Le 360° est l’avenir ? Probablement, mais il difficilement « transportable ». Dans le portefeuille, c’est un peu gros. Il faudra toujours un ordinateur.
Quand je me rappelle mes débuts dans mon labo pour développer mes photos N/B et mes « dégâts » en couleurs, « il n’y a pas photo » : le progrès est énorme. L’Ektaflex a permis de tire un peu plus facilement, mais encore…. Trop cher, il a péri très vite.
Le Polaroïd a permis cette évasion sur le vif. Ce n’était que la moitié du chemin.

Il n’en demeura pas moins vrai que cela crée beaucoup de « cadavres dans les placards ».
A cause de l’image numérique et des logiciels informatiques, il faut ajouter qu’il n’est quasiment plus possible de prendre une photo comme preuve d’un événement. La falsification en devient indécelable.

Merci pour cet avis que je partage.

Écrit par : L'enfoiré | 06/03/2008

Trente ans. Ca se fête. Anniversaire du Walkman, en ce jour.
Il fait figure d'antiquité, parait-il.
A vos clés, vos GSM, vos iPhone.....

Écrit par : L'Enfoiré | 02/07/2009

Polaroïd, disparu fin 2007, revient.
Née en 1948, la société a vécu des heures de gloire entre 1970 et 1980.
Elle avait raté le virage du numérique.
C'est par l'intermédiaire de la voie de l'imprimante Pogo que Polaroïd revient. De haute définition, avec un écran technologique de Zink, l'impression se fait sur papier thermique. Pas de décoloration dans le temps, est-il dit. Un peu de logiciel pour les retouches les plus grossières.
Dix euros pour trente photos imprimées. Mais c'est le téléphone portable qui, cette fois, prend les photos.

Écrit par : L'enfoiré | 23/03/2010

La photo numérique à 30 ans
http://www.lesalondelaphoto.com/Animations/30-annees-de-photo-numerique
Kodak, créée en 1881 par George Eastman, qui s'est suicidé en 1932.
1935, Kodachrome. 1963, Instamatik, la Coccinelle de la photo. En 1975, tentative de sortir un appareil numérique. A l'apogée en 1981 avec 10 milliards de $ en caisse. La descente en enfer commence.
L'action a plongé de 60% depuis le début 2011. De 90$ à 0,78$ dans les extrêmes.
De 80.000 travailleurs à 18.800.
Les temps sont durs. La chambre noir, les soirées diapos ont fait place aux séances photos sur écran.
Virage vers le numérique trop lent.

Écrit par : L'enfoiré | 04/10/2011

Leica enregistre ses meilleurs exercices
Un chiffre d'affaire de 81,9 millions en 2011.
44% vendu à Blackstone avec une intention de cosntruire une nouvelle usine à Weztlar là où Oskar Barnak avait démaré ne 1914.
Il y a sept ans, les pertes étaient colossales, les ventes en berne.
André Kaufman qui bizarrement avait flirté avec l'extrême-gauche, a redressé la barre dans la gamme du luxe avec Leica.
Il a fait appel à la technologie japonaise tout en restant dans le haut de gamme.
Une niche de prestige dont j'avais déjà parlé dans
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2007/01/26/toutes-griffes-dehors.html
Leica inventeur du 24x36 et qui avait des fans comme Henri-Cartier-Bresson.
Des accords avec Kodak et Fujitsu, Panasonic
500 distributeurs dans le monde.
Les lentilles des objectifs sur le Lumix
Le Leica M9 se négocie autour de 5?520 euros.
Le S2 professionnel de 18.600 euros.
C'est dire qu'on arrive dans le domaine du bijou plutôt que du simple appareil photo.
C'est dire le niveau de la clientèle et de magasin.
En fait, l'univers du plaisir où le prix n'a plus d'importance.

Écrit par : L'enfoiré | 16/08/2012

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