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22/03/2013

Pour l'amour de l'eau

... le titre d'une émission sur ARTE de 2008. Un film qui appelait à résister à la raréfaction de l'eau contre le pillage des sociétés dans un soucis écologique. 22 mars 2013, nouvelle journée mondiale de l'eau. Une autre émission sur RTL-TVI: "L'eau: source de vie". Puis, c'est à peu près tout dans la presse.


 

1.jpgPasser "Au fil de l'eau", c'est souvent passer de l'opulence à la pénurie.

RTL-TVI sautait allègrement du thermalisme de Spa à la création d'un puit de forage  à Kinshasa. L'image que cela peut donner de passer du nirvana à un travail de récupération de l'eau de forcat. (revoir)

S'il ne manque pas d'eau à Kinshasa, c'est l'eau potable qui fait défaut, même sans curistes qui se payent du thermoludisme. Boire de l'eau polluée, c'est le choléra qui prend la relève. Boire de l'eau du robinet ou en bouteille, un geste tellement simple, qu'on en oublie toutes les précautions qu'il faut prendre pour obtenir la qualité de l'eau.

Une tout autre histoire d'amour de l'eau... 

Les pays riches parviennent à résoudre leur pénurie en déssalant l'eau de mer et ensuite, la rendant potable. Solution qui se fait payer très chers.

Lutter contre la sécheresse en faisant pleuvoir dans le désert, l'idée peut paraître aussi folle que simpliste. 

En 2006, un projet pour faire pleuvoir dans le désert du Néguev, coordonné par l'Université libre de Bruxelles (ULB) et financé par Israël, avait été envisagé. Comme des sourciers, pour faire pleuvoir, deux rabbins étaient montés en mongolfière pour unir leurs prières.

J'ai cherché, rien de nouveau sous le soleil, plus rien n'en est dit du projet sur Internet... Le désert du Néguev est resté un désert.

Le projet avait, pourtant, mobilisé un budget de 60 à 100 millions d'euros et se basait sur le vieux principe des "îles de chaleur", recouverte de panneaux solaires et une condensation par la vapeur d'eau en provenance de beaux cumulus que le vent se chargerait de pousser jusqu'aux zones les plus arides.

De gigantesques nappes phréatiques existent sous les déserts de Mauritanie et du Sahara septentrional.

A Las Vegas, en plein désert, l'eau semble couler à flots continus. Et pourtant...

Sur la planète Terre, nous sommes entourés de 70% d'eau.

Cependant, l'eau douce fait chuter le pourcentage en dessous de 3% et à moins de 1% pour l'eau potable. 

Huit enfants par secondes meurent dans le monde par manque d'eau potable, disait Ricardo PetrellaL'OMS estime que plus de cinq millions de personnes meurent chaque année pour avoir absorbé une eau non potable. Un luxe, cet or bleu !

L'eau est le principal constituant des êtres vivants et l'élément indispensable à toute forme de vie. 

L'eau représente la troisième industrie mondiale après le pétrole et l'électricité, mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource essentielle et, par là, un potentiel de profits pour certains.  

La corruption favorise même le gaspillage des ressources en eau pour faire monter les prix. La construction de barrages, de canaux et de réseaux de canalisations sont les plus touchés par cette corruption liés aux grands projets.

L'aide internationale contribue à cette situation quand une véritable gestion de l'eau n'est pas présente.

Intolérable le prix à payer quand on pense que cette eau est un don de la terre, mais qui est mal distribuée sur celle-ci. 

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Fin 2011, après 3 ans d'enquête, l'eau ne permet pas de lutter contre la déshydratation est il annoncé. L'UE dictait, alors, un nouveau texte de loi qui interdisait aux industriels de faire figurer cette assertion sur les bouteilles d'eau minérale ou d'eau de source. "Boire de l’eau pour prévenir la déshydratation ne peut pas être un argument de vente", concluait l'étude.

Miser sur l'or bleu est un enjeu majeur du XXIe siècle disait Jean-Claude Périvier, rédacteur de Défis & Profits. Bonne source d'informations dont je remercie les auteurs.

Au Pakistan, à Mohenjo-Daro, les archéologues ont découvert une civilisation vieille de 5000 ans qui disposait d'un réseau de distribution d'eau avec bains publics avec un systèle d'égouttage pour les eaux usées.

Pour Thalès de Milet, l'eau était "le principe de toutes choses". La Grèce antique a ses légendes autour des Naïades, des Néréïdes, de Poseidon. Rome invente les 11 ponts-aqueducs comme au pont du Gard pour canaliser l'eau dans les fontaines et les termes. A la chute de l'empire romain, la connaissance disparaît et l'eau est récupérée souvent souillée, ce qui a favoriser le choléra et le typhus.

Ce n'est qu'au 17ème siècle qu'un réseau de distribution afin d'améliorer l'hygiène se créa. En Belgique, les sociétés de distributions virent le jour en 1860. 

2.jpgLa disponibilité de l'eau, un des plus grands défis auquel l'humanité doit et devra faire face. Il va bien falloir que les pays s'entendent pour la gérer, à moins de s'engager sur la voie des conflits. Les échéances sont proches et le statu quo n'est pas tenable.

L'OCDE exhorte à réformer la gestion de l'eau, car selon un récent rapport, 3,9 milliards d'hommes (environ 40% de la population mondiale) vivront dans des zones soumises à un stress hydrique important d'ici 2050.0.jpg

D'après la Banque mondiale, l'utilisation de l'eau a augmenté deux fois plus vite que la population mondiale au cours des 50 dernières années, et la Banque calcule que la demande en eau devrait doubler tous les 21 ans.

Naturellement, assainir l'eau, il faut s'en réjouir sur le plan humanitaire par les vies préservées, les maladies évitées, l'hygiène et le confort pour davantage de gens et une production agricole plus efficace.

Mais, le développement de nombreux pays émergents (ou sur le point de le devenir), accentue la pression sur la demande en eau en créant plus de pollution, menaçant la disponibilité d'eau de bonne qualité.

0.jpgBeaucoup de pays sont déjà touchés par le stress hydrique, de manière plus ou moins forte hors des pays en voie de développement. La Grande-Bretagne fait l'expérience d'un déficit pluvieux; la France voit souvent ses nappes phréatiques dangereusement basses. Ce n'est évidemment rien à côté de ce qui se passe en Afrique...

Une situation que la pollution ne fait que dégrader et qui est encore aggravée par des infrastructures insuffisantes ou défectueuses. L'eau pourrait bien être considérée à court terme comme une ressource non renouvelable pour satisfaire la demande.

Le marché de l'eau est un marché de services de 500 milliards de dollars par an. En croissance annuelle de 5 à 7%, il suit les cycles économiques d'après la banque PICTET qui a un fonds sur l'eau très performant. C'est de plus en plus le secteur privé qui prend la relève sur un marché initialement détenu et géré par des entités publiques.

Les retombées bonnes ou mauvaises arrivent en cascades:

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  • l'eau gratuite est progressivement abandonnée. Le principe du "tout le monde paie" est communément admis. Le prix de l'eau est ajusté plutôt sur sa valeur que sur son coût.
  • l'eau est considérée comme une matière première finie. Sa réutilisation assure la pérennité des ressources (récupération des eaux pluviales, séparation des eaux usées, passage de l'assainissement au traitement des eaux usées, recyclage...) avec des réseaux intelligents mis en oeuvre dans les pays émergents. 
  • Via des partenariats public-privé, le secteur privé devient un acteur en progression, passant de 13% de parts de marché au niveau mondial à 21%.
  • récupération de la chaleur, l'utilisation des boues d'épuration comme source d'énergie (biogaz), le traitement des eaux pour la récupération de métaux et de minéraux. 
  • En alternative au chlore, la sécurité de l'eau et la santé publique, assurée par les UV, l'ozone et d'autres procédés d'oxydation.
  • des politiques gouvernementales en faveur de la préservation de l'eau avec des lois et directives. Aux États-Unis, comme "Safe Drinking Water Act", "Clean Water Act". En Europe, "Directive Cadre sur l'eau", remplacement des tuyauteries en plomb, traitement des eaux usées urbaines. En Chine, 12e Plan à cinq ans sur les ressources en eau et l'irrigation, objectifs prioritaires sur le traitement des eaux usées.
  • etc....

Les infrastructures liées à l'eau ont un besoin de 1.000 milliards de dollars par an d'investissement

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Si on prend les investissements dans l'énergie, les transports rails/routes, les ports et aéroports, l'eau absorbera 66% des investissements en Amérique du Sud, 57% en Asie, 56% en Amérique du Nord et 49% en Europe et en Afrique.

Sur 25 ans, cela représente 15,9 trillions de dollars en Asie, 9,2 trillions en Europe, 7,5 trillions en Amérique latine, et seulement 1,1 trillion en Afrique.

Les frais et les hausses de prix sont influencés par l'irrigation, le traitement des eaux usées, le stockage, la production d'hydroélectricité, l'eau en bouteille qui vise à l'amélioration de la qualité de l'eau potable du côté humain, pour les pays riches. Palier la sécheresse des terrains pour les autres. La mousson dans les pays tropicaux est, tout à la fois, un bien et un mal pour les récoltes. Les grands barrages ont généré autant de problèmes qu'ils en ont résolus.

Il faut 1.000 litres pour obtenir un kilo d'oranges, 5.000 litres pour produire un kilo de riz, un bovin consomme environ 400.000 litres d'eau dans sa vie entière !

Une grande partie de l'eau utilisée n'est pas "consommée" et retourne sous terre d'une manière ou d'une autre  dans un cycle à système fermé.

Elle est contaminée, quand elle a été utilisée par l'agriculture, l'industrie ou les usages domestiques. 

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80% des grands fleuves chinois sont tellement pollués que les poissons n'y vivent plus. Le Yang Tse est quotidiennement pollué par les sorties d'égouts et 40 tonnes de déchets industriels. Le fleuve Jaune est dans un tel état qu'il n'est même plus utilisé pour l'irrigation.

La pollution de l'eau la plus visible au quotidien est de nature industrielle, domestiques, mais il faut y ajouter les pollutions naturelles comme les sédiments, les substances nutritives de la végétation.

La protection de l'environnement et le développement durable passent par le traitement préventif de la pollution, à travers la gestion des déchets de notre société de consommation.

Le S&V de juillet 2012 parlait du réchauffement climatique en retraçant les étapes qui se sont suivies entre -20.000 et -10.000 ans pendant laquelle la Terre se réchauffait.

La corrélation entre le CO2 et le réchauffement était une nouvelle fois confirmée ou infirmés par les climatosceptiques à chercher qui a fait quoi. Une nouvelle histoire de la poule et de l'oeuf que les astro-climatologues cherchent à expliquer en comparant avec la Terre avec  d'autres planètes.

Le CO2, dégagé par les océans, réchauffe l'atmosphère et l'atmosphère réchauffée suit de près l'augmentation de CO2 comme thermostat.

0.jpgLe mystère, c'est pourquoi cela s'est déclenché lors de la dernière déglaciation qui n'était pas un moment qui avait subit un  maximum de changements. La différence avec aujourd'hui, c'est la rapidité du processus. En trois siècles, 30 % de plus en CO2 que lors de la dernière déglaciation.

Entre une molécule de CO2 et de H2O,  un atome de différence, mais qui a tellement d'importance pour la vie.

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Coca-Cola qui avait racheté Chaudfonfaine à Interbrew, a investi 60 millions d'euros depuis dix ans pour préserver son or bleu. La société a bien récupéré l'investissement, d'ailleurs. 160 millions de litres d'eau de Chaudfonfaine par an sortent de l'usine. Une eau filtrée pendant 60 ans avant de remonter à 37°C. De la géothermie qui refroidit à 15°C pour embouteiller l'eau. Chaleur qui permet, grâce à un système d'Intelligence Artificielle, à organiser les puits de captation. L'OMS utilise cette eau comme référence pour étalonner les autres sources.   

Hier, 21 mars, c'était la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale

Un prétexte, une prémonition? Un problème qui parait bien maigrelet face aux problèmes que pose l'eau et sa distribution dans le monde. Il avait pourtant généré un débat.

La rareté de l'eau vient dans le prétoire comme un avocat du diable avec la discrimination que fait subir la nature, à la population du monde. Il aurait à défendre la raison de la sécheresse, d'un côté et le trop plein, de l'autre. Une prêche dans le désert...

L'économie mondiale est en crise. La tenue de la consommation soutient la croissance mondiale. Les gouvernements redoutent comme la peste une baisse de la consommation et encouragent des taux d'intérêt aussi bas que possible pour que leurs citoyens consomment, même au prix de l'endettement.

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Dès le XIIe siècle, aller à val ou à vau voulait dire "en descendant le long, en suivant la pente de", un vau étant une vallée. Au moins jusqu’au milieu du XVIe, cette locution, utilisée entre autres par Rabelais, avait le sens très concret de "suivre le fil de l’eau" comme "Aller à vau-l'eau" pour désigner une entreprise qui fonctionne mal.

C'est loin d'être le cas pour une entreprise dont l'activité "baigne dans l'eau", aujourd'hui. 

L'eau est, aussi, un thème qui coule de source pour l'investisseur avisé qui y voit une croissance continue sans faire autant de bruit que le font les différentes sortes d'énergies.

Les revenus, autour de l'eau, sont moins sensibles à la détérioration de la conjoncture économique et les investissements sont considérés traditionnellement dans le secteur "défensif". Belle défense, vu les quatre années de "performances durables". Signe des temps, le gouvernement chinois a planifié 450 milliards de dollars sur l'eau et ses dérivés.  

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Préserver la qualité de l'eau équivaut au thème majeur de la survie de l'espèce humaine, indépendamment de ce problème racial ou financier.

Allô, Martiens, ici la Terre...

- ...

- Chez vous, y en a-t-il encore de cet "or bleu"? Faites le nous savoir, que vous êtes bleus, rouges, verts, blancs ou noirs. Quelques gouttes suffiraient pour nous rassurer....

 

Des photos de la situation des eaux dans le monde suite aux changements climatiques (en un clic)

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L'enfoiré,

 

1.jpgCitations:

 

  • « Chacun dirige l’eau vers son moulin. », Proverbe corse
  • « L’eau renversée est difficile à rattraper. », Proverbe chinois
  • « La goutte d'eau qui fait déborder le vase ferait mieux d'éteindre l'étincelle qui met le feu aux poudres », Laurent Baffy

Commentaires

Bonjour Guy,
Ici au laos, l'eau ne manque pas. A côté de l'endroit où je t'écris, il y a un des plus grands capteurs d'eau potable de la ville. J'ose à peine imaginer ce qui se passerait si la cuve en béton qui culmine 30m par-dessus la maison se fendillait. Plus bas, à cent mètres d'ici comme en beaucoup d'endroits, on comble les marais pour en faire des zones habitables. Plus de poissons, plus de grenouilles, plus de fleurs de lotus. Une société vietnamienne projette d'en faire un lac de plaisance mais la vie aura disparu au profit du fric, des pédalos, des marchands de chips et de pepsi-cola. Une tourille de 25 litres d'eau déminéralisée coûte un demi euro, il serait suicidaire de boire de l'eau du robinet et beaucoup de glaçons que l'on plonge dans la bière et qui en disparaissent après 5 minutes sont composés d'eau non potable. Diarrhées garanties mais personne ne s'en soucie. Pas par désintérêt, par simple manque d'information, c'est tout.
Venons-en au fleuve - le Mékong. Il est pollué à mort car tous les riverains y rejettent tous leurs déchets ménagers. Lorsqu'on leur dit qu'ils tuent la poule aux oeufs d'or qui les nourrit, ils vous prennent au meilleur des cas pour un imbécile, au pire pour un empêcheur de tourner en rond. La plupart des rivières importants sont dorénavant régulées avec des barrages. L'électricité produite - vendue par l'Etat à la Thaïlande - est abondante mais il y a de moins en moins de poisson dans les assiettes. Il y a quelques années encore le pêcheur pouvait s'assurer sa consommation et un salaire. Aujourd'hui, pêcher trois petits poissons là où il y en avait 100 gros est devenu la norme. Personne ne s'en alarme, car personne n'est au courant, la fatalité bouddhiste expliquant le reste.
Il pleut abondamment 5 mois par an. Des hallebardes dont vous n'avez pas idée. Il est possible quasiment partout de trouver de l'eau dans le sol à partir de 10 mètres de profondeur. Une eau qui deviendra pure et cristalline si l'on perce la roche par-delà les 40 mètres. Creuser revient 25 euros au mètre, le 1/5ème de la rémunération mensuelle d'un travailleur basique. Une pompe de qualité, donc surtout pas chinoise revient à 150 euros et il faut encore ajouter le prix du tank en hauteur et les tuyauteries de plastique. Ici, il y a trop d'eau ou alors pas assez selon les saisons. Imaginez des veines de 5 mètres de large sur trois de profondeur avec un filet d'eau stagnante. D'ici trois mois, elles vont déborder, le temps d'assurer la récolte de riz. Un Lao dit qu'il y a deux saisons : celle de la poussière qui va durer jusque juin, puis celle de la boue qui finira en novembre. Entre la gestion de l'eau et le profit que son exploitation génère, il n'y a pas le choix, ce serait inconvenant de penser à autre chose qu'aux billets de banque.
Néanmoins, il y a eu une prise de conscience récente de la pollution des rivières de jungle. L'exploitation anarchique de l'or et le rejet du mercure ont entraîné de nombreuses maladies en aval où il n'y a plus de poisson, plus rien sauf des Tilapias d'élevage nourris aux antibiotiques pour leur éviter de crever avant d'arriver dans votre assiette. Un poisson sans saveur, si ce n'est la sauce au citron dans lequel il baigne quand ce n'est pas le piment qui vous arrache la gueule, du piment dont on corrige l'effet gustatif par l'adjonction de sucre. Mais voilà, cela rapporte, il n'y a donc pas à se poser de question. Cela rapporte à qui ? Pas à tous mais à un tout petit nombre et là, il n'y a pas à se poser de question non plus. Une usine de récupération de papier, un secteur informel important va polluer tout son environnement, on ne le verra que comme une fatalité, une fatalité de plus.
Finalement, tout le monde s'en fout. Il y a ceux qui savent mais prennent garde de le dire et ceux qui ne savent pas, donc à qui cela ne pose aucun problème et tous les magasins vendent à qui sait s'en payer de l'eau dans des bouteilles en plastique qui seront jetées n’importe où, par n'importe qui avant que le pauvre qui n'a rien se décide à récupérer les contenants qui seront revendus à 0,5 euros du kilo. Lorsque je leur dis qu'une bouteille de plastique mettra 700 ans à se faire avaler par la nature, ils rient comme s'il s'agissait d'une blague.
Rien ne vaut l'ignorance, elle est à la source de toutes les simplicités.
Et le Chinois s'en fiche, son magasin restera ouvert 14 heures par jour
Et le gouvernement s'en balance, il pleuvra à nouveau en juin après la fête de l'eau.
Faire la fête, toujours la fête...

Écrit par : alain sapanhine | 22/03/2013

Bonsoir Sapanhine,
Je me doutais un peu de ce que j'allais lire ici.
Les pays tropicaux se ressemblent.
La pluie, il y en a plus que voulu.
Je me souviens de la République Dominicaine et j'étais tellement peiné de voir que les eaux contenaient des détritus en suspension sur une eau turquoise.
Tout le monde s'en foutait.
J'ai parlé des eaux de sources, Spa, Chaudfontaine...
Comment se fait-il qu'on ai des situations pareilles.
Aucune pluie tropicale, mais de la neige et des fines pluies qui s'infiltrent sans ruisseler.
Qui descendent jusqu'à 50 mètres de profondeur, atteignent 55°C avant de remonter purifiée.
C'est cela qui fait une eau profitable.
Coca Cola comme je l'écriais a très bien compris ce qu'on pouvait en tirer de bénéfices en rachetant la société à Interbrew.

Beaucoup de Pangasius, le poisson du Mekong arrivent jusque chez nous nous pour la consommation. Exempts d'arrêtes, bon marché, tout pour plaire.

J'ai lu un article sur la Chine. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/toutes-les-couleurs-des-rivieres-132399#forum3661549
Un commentaire disparu faisait référence à un autre article qui n'est pas parvenu à me réconforter et qui concluait que pour ne plus polluer, il faudrait être plus riche.

Écrit par : L'enfoire | 22/03/2013

Bonjour Guy,

bon article très détaillé sur cet aspect esssentiel de ce qui donne la vie aux êtres humains, aux animaux, à la flore et la faune. L"article que cites sur Av est en grande partie fondé sur des faits, mais perd de sa consistance par un manque évident de contenu. La finalité en est une fois de plus de rassurer l''occidental en publiant d'horribles photos de cet ex pays communiste volant nos emplois et brisant ce bel équilibre institué après Yalta.

80 % des rivières ??? cela m'étonnerait beaucoup. Celle par exemple proche du village ou je vis prend sa source plusieurs centaines de kilomètres en aval et est bordée tout son long d'élevages de poissons. Malgré tout la pollution de l'eau existe comme elle a existé ailleurs avant que des normes draconiennes soient autoritairement imposées et ce de maniière bien plus appuyée que dans la dicature chinoise.

Pour avoir vécu longtemps dans un village cette fois français et toujours proche d'une rivière, la situation n'a pas été toujours brillante, loin de là : http://www.refletsdechine.com/bavez-et-croassez-en-paix.html

La mode est l'anti-chinois, grand bien fasse à ce qui n'ont pas le courage d'assumer leur passé et présent de pollueur. Il faut en effet rappeler que ce n'est que depuis l'an dernier qu'un Chinois pollue autant qu'un européen.

Bonne continuation.

Écrit par : Alain | 23/03/2013

Bonjour Alain,
Merci pour l'appréciation.
Aucune envie de jeter la pierre à qui ce soit, si ce n'est à "celui" qui a créé le monde avec autant de disparités, mais sans en assumer les conséquences. L'homme doit pouvoir vivre avec ce que la nature lui donne. Et c'est là tout le problème.
L'émission que j'ai vue jeudi, tout d'abord, m'étonnait de passer à ces deux extrêmes: Spa et Kinshasa.
La Chine, je ne connais pas. J'ai l'habitude de chercher l'opinion de ceux qui y vivent, avant d'exprimer quoi que ce soit.
Comme je l'ai dit dans le commentaire précédent, du poisson nous arrive du Mekong.
Il parvient à concurrencer les prix du poisson de nos mers comme le cabillaud, la plie, la sole, la raie...
Nous nageons dans l'opulence de choix. Pas sûr que ce soit la bonne solution de casser les distances pour de seules raisons économiques.
Les pollutions viennent aussi des transports.
Je vais lire ton billet avec la plus grande attention.
Peut-être y trouverais-je les réponses à mon questionnement.

Écrit par : L'enfoire | 23/03/2013

Discussion au sujet des pollutions diverses

BH: - Professeur de cancérologie à l'Université de Paris, initiateur de l'Appel de Paris, c'était en 2004, je pense, qui est un appel international sur les dangers de la pollution chimique. Vous dites, Dominique Belpomme, que trois quarts des cancer sont dus à la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement. Est-ce que ça veut dire, Dominique Belpomme, que trois quarts des cancers sont évitables ?

DB: - Oui ,à condition que nous ayons une politique environnementale à la hauteur des enjeux de santé publique, autrement dit, que nous réduisions à leur source, les polluants chimiques que nous dispensons dans l'environnement.

BH: - Est-ce que ça veut dire que trois quarts des cancers sont dus à la pollution, à ce qu'on pourrait estimer comme de la pollution ou est-ce que ça veut dire que vous mettez dans les facteurs environnementaux, tout ce qui est tabac par exemple et ces choses-là, qu'est-ce que vous entendez par, trois quarts des cancers sont dus à l'environnement ?

DB : - Des études sur le tabac, on admet aujourd'hui que 25% environ des cancers, sont liés au tabagisme, associé ou non à l'alcoolisme et que trois quarts sont liés à la pollution environnementale, qu'elle soit physique, chimique ou biologique, autrement dit, on retire de ces trois quarts, les facteurs liés au mode de vie.

BH : - Est-ce qu'il y a encore débat là-dessus, Dominique Belpomme, il y a des cancérologues comme Monsieur Kayat à Paris qui disent, attention, il y a le papillovirus, il y a plein de causes de cancer et dire que c'est la pollution, c'est résumer trop les choses, qu'est-ce que vous lui répondez ?

DB : - Dans la pollution, j'ai dit, d'égale à son physique, chimique et biologique de l'environnement, ce qui inclut les virus dans le domaine de la biologie bien sûr. Donc si vous voulez, sans revenir sur ce que dit mon collègue Kayat qui est un cancérologue clinicien qui n'est pas un chercheur, qui ne lit pas la littérature scientifique internationale comme je le fais moi-même tous les jours, je pense que si vous voulez, il y a l'agrément de la communauté scientifique internationale notamment américaine puisque dans le dernier rapport qui a été adressé au Président américain Obama, les chercheurs de l'Institut National du Cancer, américains, se sont excusés en disant qu'ils n'avaient pas reconnu suffisamment tôt, le rôle de l'environnement dans la jeunesse des cancers. Donc il est clair aujourd'hui que ce que je disais en 2004, se confirme chaque jour et que maintenant au niveau international, la communauté scientifique va dans le même sens.

BH : - Qu'est-ce qui est dû alors dans les cancers, Dominique Belpomme, à notre mode de vie ?

DB : - Si vous voulez, la gravité de la situation aujourd'hui, c'est qu'il y a des centaines d'articles scientifiques publiés dans des revues internationales de très haut niveau et qui nous disent clairement qu'il y a un lien causal entre l'utilisation à outrance des pesticides tel que nous le faisons aujourd'hui en Europe, il n'y a pas qu'en Belgique et l'apparition des fléaux de santé publique tels que cancer, diabète, obésité, leucémie chez l'enfant, autisme chez l'enfant, voilà. Nous sommes devant, si vous voulez, un problème de santé publique majeur, pour lequel, la seule réponse possible, aujourd'hui, est de réduire l'utilisation des produits chimiques mis sur le marché et notamment des pesticides en ce qui concerne l'agriculture.

BH : - Vous avez été un des premiers, Dominique Belpomme, de dire, en tout cas de populariser l'idée que c'était le cumul de doses parfois microscopiques de polluants chimiques et l'interaction entre ces polluants, qui était dangereuse. Est-ce que ça aujourd'hui, c'est entendu notamment au niveau politique. Est-ce qu'il y a des choses qui évoluent positivement dans ce domaine-là ?

DB : - Il y a, si vous voulez, une prise de conscience scientifique majeure, comme je le disais, aux Etats Unis notamment, pour dire qu'effectivement, ça n'est pas la dose qui fait le poison mais la répétition des doses, autrement dit, des doses infimes peuvent, si vous voulez, si elles sont répétées, créer des cancers ou d'autres maladies telles que l'obésité, le diabète ou les maladies neurologiques telles que la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer mais qui a des effets, comme vous le dites, des effets cocktail, c'est-à-dire que plusieurs substances peuvent s'associer pour créer des effets qui n'existent pas lorsqu'on étudie les substances isolément. Mais si vous voulez, ce qu'il faut dire aujourd'hui, c'est qu'au niveau politique, on n'est pas suivi ; il y a aujourd'hui un décalage flagrant entre ce que les recherches scientifiques nous disent et ce que font les politiques. Et notamment en ce qui concerne le règlement européen de 2009 concernant l'utilisation des pesticides, il faut dire que ce règlement est pour l'esprit de nombreux scientifiques, scandaleux. Si vous voulez, il dit dans son introduction, qu'il faut tenir compte du passé de précaution, mais il autorise si vous voulez, la mise sur le marché, de produits qui sont possiblement ou probablement cancérigènes ou encore, si vous voulez, il dit qu'il faut une utilisation durable des pesticides.

BH : - Il n'y a pas rationnellement moyen d'utiliser ces pesticides, voilà, à ce qu'il y ait moins d'effets sur la santé ?

DB : - Il y a aujourd'hui des alternatives à l'utilisation massive de pesticides. Alors bien sûr, la transition vers une agriculture respectueuse de l'environnement ne pourra se faire que progressivement. Il ne s'agit pas de dire si vous voulez que du jour au lendemain, on va arrêter l'utilisation des pesticides puisque nous sommes dans une espèce de cercle vicieux dans lequel pour des raisons purement d'intérêt économique, nous sommes dans un système qui utilise des pesticides à outrance. Je rappelle tout simplement qu'il y a
50 ans, on n'utilisait pas de pesticides. On avait une agriculture certes peut-être moins rentable mais plus respectueuse de la santé.

BH : - Dominique Belpomme, est-ce que vous croyez qu'un jour, on soignera le cancer, qu'on allongera la durée de vie des malades, à ce que le cancer devienne une forme de maladie chronique et que quelque part, on pourra peut-être vivre quand même avec un environnement comme on le connaît aujourd'hui mais qu'on soignera le cancer beaucoup mieux ?

DB : - Non.

BH : - Vous n'y croyez pas ?

DB : - Non, c'est absolument impossible, c'est hors du champ des connaissances scientifiques aujourd'hui. Il est clair aujourd'hui que nous avons une méthode de prévention secondaire qui consiste à dépister les cancers le plus tôt possible et plus tôt, les cancers dépistés, meilleurs sont les résultats obtenus et qu'effectivement, lorsqu'on détecte un cancer très tôt grâce à ces méthodes de dépistage, on guérit pratiquement dans 100% des cas, les malades, tout au moins dans certains cancers tel que le cancer du sein. Mais il est clair aujourd'hui que si vous voulez, nous n'avons fait aucun progrès tangible lorsqu'on décèle un cancer à un stade évolué, on prolonge certes l'espérance de vie, ce qui est déjà un progrès majeur mais nous n'arrivons pas à guérir ces malades-là. Or, il est clair que le véritable moyen pour arriver à guérir l'ensemble des cancers, c'est d'ajouter à la prévention secondaire, c'est-à-dire au dépistage, la prévention primaire qui consiste à réduire à leur source, les polluants environnementaux dont font partie les pesticides. Or là, c'est un problème de société, c'est effectivement difficile à résoudre. C'est pas par un coup de baguette magique qu'on y arrivera, c'est, je crois, si vous voulez, par des mesures progressives étape après étape, qui permettront un jour ou l'autre, grâce à ces méthodes alternatives au plan de l'agriculture, à faire qu'on pourra se séparer des pesticides. D'ailleurs le bio nous montre clairement qu'il est possible aujourd'hui de faire de l'agriculture, je dirais, relativement performante, qui coûte certes un peu plus cher mais pas tellement plus cher que l'agriculture traditionnelle et qui permet d'être en meilleure santé.

BH : - Vous avez dit il y a quelques années, Docteur Belpomme, que s'il n'y avait pas ces mesures progressives et qu'on ne prenait pas conscience de tout ça, on allait vers la destruction de l'humanité, vous maintenez ça ?

DB : - Bien sûr !

BH : - Selon vous, s'il n'y a rien qui est fait, on court à notre perte ?

DB : - Mais c'est évident, si vous voulez, c'est le troisième article de l'Appel de Paris, que j'ai, que nous avons avec plusieurs scientifiques et responsables écologistes, si vous voulez initiés, a-t-on le droit c'est-à-dire si nous continuons à polluer l'environnement comme nous le faisons, l'espèce humaine se met en danger et c'est clair. Maintenant, si vous voulez, cette thématique qui en 2004 était, je dirais osée et j'ai beaucoup réfléchi avant d'accepter de la promulguer, si vous voulez, dans le cadre de cet Appel de Paris, maintenant, est acceptée partout. Quand vous allez dans toutes les communautés scientifiques, que ce soit en Europe ou aux Etats Unis, tous les scientifiques sont d'accord pour dire, réchauffement climatique oblige mais aussi problèmes de santé obligent, que destruction de la nature oblige, que nous sommes en train de scier la branche d'arbre sur laquelle, nous sommes assis et que nous risquons tout simplement par la dégradation de la planète, de faire en sorte que l'humanité disparaisse. Nous avons X exemples, si vous voulez, de civilisations qui ont complètement disparu de l'humanité, tout simplement parce que, si vous voulez, elles n'avaient pas tenu compte de problèmes environnementaux. Les Romains s'intoxiquaient sans le savoir parce qu'ils n'avaient pas les connaissances de notre époque. Or, maintenant, il y a encore, si vous voulez, malheureusement, des tuyaux en plomb ; on a abrogé, si vous voulez, l'existence du plomb dans les essences, il y a encore quelques temps. Mais des exemples comme le plomb, nous en avons des milliers aujourd'hui, qui sont dans l'environnement et malheureusement, il y a un retard flagrant entre ce que les données scientifiques nous disent aujourd'hui et ce que le pouvoir politique décide de faire.

BH : - Une toute dernière question, rapidement, Dominique Belpomme, votre regard sur l'actualité récente, les révélations de pratiques d'une certaine industrie agro-alimentaire notamment sur la viande de cheval, le fait de tromper le consommateur sur ce qu'il mange, qu'est-ce que ça vous inspire comme réflexion, alors la viande de cheval, c'est beaucoup moins dangereux pour la santé que certains pesticides, on s'en doute et pourtant, ça fait un scandale majeur. Qu'est-ce que vous en pensez ?

DB : - Si vous voulez, ce n'est pas le fait d'avoir de la viande de cheval dans des aliments, qui est nocif pour la santé, c'est le fait qu'on a trompé le consommateur. Et ça, c'est le reflet d'une corruption qui existe au niveau de notre société et qui est lié au fait que nous avons des lobbies économiques majeurs et des intérêts économiques à court terme, qui priment, si vous voulez, l'intérêt de nos citoyens, au plan sanitaire, au plan environnemental et même je dirais au plan des valeurs humaines. Ce que nous bradons aujourd'hui, c'est la santé des citoyens et si vous voulez, le fait que nous sommes dans une société de consommation.

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_dominique-belpomme-est-l-invite-de-matin-premiere?id=7955892&eid=5017893

Écrit par : L'enfoire | 26/03/2013

L'eau, source de la discorde ? (Cécile Chevré, rédactrice en chef de Défis & Profits)

La guerre de l'eau va-t-elle enfin allumer la mèche ? Le concept est apparu en 1993, quand Christian Chesnot publie La Bataille de l'eau au Proche-Orient. La thèse selon laquelle l'eau et sa possession est une des sources de conflit majeur pour le Xxe s. mais surtout pour le XXIe s a depuis fait florès. Il vous suffit de taper l'expression "guerre de l'eau" dans votre moteur de recherche préféré pour prendre conscience du nombre d'articles s'intitulant : "la guerre de l'eau aura-t-elle lieu?".
L'inquiétude est d'autant plus justifiée que les ressources en eau douce (2% de l'eau contenue sur la planète) s'amenuisent et que, surtout, la demande flambe. D'ici à 2030, les ressources d'eau douce disponibles seront de 40% inférieures à la demande.
Selon l'ONU, 263 réserves d'eau (fleuves, lacs, rivières ou nappes phréatiques...), représentant 60% des réserves d'eau douce de la planète, sont partagées entre au moins 2 pays. Des "bassins internationaux" qui peuvent très vite cristalliser les crispations dès que l'approvisionnement en eau ne coule plus de source.
Les exemples sont nombreux... et ne datent pas d'hier. Est cité comme premier exemple d'une guerre de l'eau, le conflit qui a opposé les deux cités mésopotamiennes, Lagash et Umma, pour le contrôle de canaux d'irrigation dérivés du Tigre. Et depuis ?
L'eau est élément indispensable non seulement à la consommation humaine mais aussi à l'agriculture (qui représente 70% de la consommation d'eau douce mondiale) mais aussi à l'industrie (pour la production d'énergie mais aussi pour l'industrie minière, chimique, textile, etc.). Les besoins, et tout particulièrement des pays émergents, vont donc très fortement augmenter dans les années qui viennent pour accompagner leur croissance économique. De quoi faire craindre une explosion de la violence liée à la possession d'eau ?
L'eau est rarement la cause réelle d'un conflit entre pays mais facteur aggravant. C'est le cas par exemple entre Israël et ses voisins qui, outre leurs sources de conflit bien connues, s'affrontent aussi sur le partage des eaux du Jourdain ou encore sur certaines nappes phréatiques. Un des déclencheurs de la guerre des Six Jours est le projet de détournement du Jourdain.
Autre conflit, latent cette fois, celui qui oppose la Turquie à la Syrie ou l'Irak. La Turquie a en effet entrepris la construction d'une vingtaine de barrages sur le Tigre et l'Euphrate. Or, selon la Syrie et l'Irak, qui se trouvent en amont de la Turquie, ces projets menacent leur approvisionnement en eau. La guerre diplomatique et politique a failli en passer plusieurs par les armes depuis les années 70. En 1990, la Turquie a bloqué par exemple l'Euphrate pendant un mois pour remplir le lac du barrage Atatürk. Les tensions entre ces pays sont toujours d'actualité sans que de solutions durables soient trouvées.
La possession de ressources d'eau explique aussi en partie certains choix géostratégiques fait des par des Etats. Le Tibet est ainsi la 4e réserve d'eau douce au monde et est la source des 5 principaux fleuves d'Asie, le Brahmapoutre, le Mékong, l'Indus, le Fleuve Jaune et le Yangtsé (Fleuve bleu). Les nombreux projets de barrages qui naissent régulièrement dans les arcanes du pouvoir chinois font ainsi trembler toute la région.
Même chose pour les différents barrages construits par l'Inde, comme l'explique Le Monde : "L'Inde reproche à la Chine un égoïsme de l'eau qu'elle inflige elle-même à ses voisins situés en aval. Car le Bangladesh aussi se plaint amèrement des projets indiens de barrages ou de retenues d'eau sur le Brahmapoutre comme sur le Gange. Dans cette affaire, la tâche de New Delhi est compliquée par les intérêts particuliers de ses propres Etats fédérés, comme l'a illustré l'attitude récalcitrante du Bengale-Occidental qui a fait capoter en 2011 un projet d'accord indo-bangladais sur la rivière Teesta. Cette question du partage de l'eau alimente également au Népal des sentiments hostiles à New Delhi".

La coopération, outil essentiel de la politique de l'eau
Cependant, le caractère indispensable de l'eau incite cependant à la coopération. La plupart des conflits liés à l'eau se concluent de manière pacifique, comme le rappelle Alternatives économiques : "Depuis 50 ans, 1 228 des 1 831 litiges entre Etats concernant le partage des eaux ont été réglés de manière coopérative. Et que, dans les cas conflictuels, seuls 35 se sont accompagnés de violences, la violence militaire n'intervenant qu'à 21 reprises... dont 18 entre Israël et ses voisins".
"Le Comité du Mékong, par exemple, créé en 1957 comme agence intergouvernementale entre le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Viet Nam, n'a pas cessé d'échanger des données et des informations sur la mise en valeur des ressources en eau durant toute la guerre du Viet Nam (1955−1975). Israël et la Jordanie ont tenu des pourparlers secrets "de table de pique-nique" sur la gestion du Jourdain à la suite des négociations infructueuses de Johnston en 1953−1955, alors même qu'ils ont été en guerre de l'indépendance d'Israël en 1948 jusqu'au traité de paix de 1994", explique d'ailleurs un article publié en janvier dans Planète Science.
Le traité dit de l'Indus, signé en 1960, réglemente le partage des eaux entre l'Inde et le Pakistan et a résisté aux 3 guerres qui ont opposé les deux pays depuis. L'Unesco, qui a lancé en février dernier une Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau, souligne que la coopération reste pour le moment le moyen privilégié de résolutions des conflits liés à l'eau.

L'eau, révélateur de tensions sociales
Le même article de Planète Science cité plus haut souligne que plutôt que les tensions internationales, les problèmes d'approvisionnement d'eau accroissent l'instabilité sociale et politique au sein des Etats. C'est le cas au Brésil, où le projet de barrage de Belo Monte dont la construction qui a commencé l'année dernière a soulevé une véritable opposition sur fond de lutte sociale. Ce barrage qui devrait devenir le 3e plus important au monde recouvrera 500 km2 de forêt amazonienne et entraînera le déplacement 16 000 personnes (Indiens essentiellement).
En 2000, la guerre de l'eau en Bolivie s'est traduite par de violentes manifestations après l'augmentation des tarifs de l'eau à Cochabamba, troisième plus importante ville du pays.
Dernier exemple des tensions qui peuvent naître du problème d'eau : la migration depuis le début d'année d'habitants fuyant l'Ouest de l'Inde, frappée par la pire sécheresse enregistrée depuis 40 ans pour se réfugier vers les grandes villes de la région. 3,5 à 4 millions d'Indiens seraient attendus dans ces centres urbains.

Écrit par : L'enfoiré | 23/07/2013

10 faits choquants sur l’industrie de l’eau en bouteille


✔ Un phénomène récent. Cette tendance a débuté en 1976 avec l’eau gazeuse française Perrier. Ce n’est que dans les années 1990 que les bouteilles d'eau sont devenues communes sur le marché et qu’elles sont devenues un symbole de notre volonté de remise en forme et de notre préoccupation pour notre santé. Les États-Unis sont aujourd'hui le plus gros marché de l'eau en bouteille, suivis du Mexique, de la Chine et du Brésil.
✔ Des marges de profit énormes. Aux Etats-Unis, l’eau du robinet coûte environ 0,03 cents le litre. En revanche, une bouteille d'eau de marque coûte environ 3 dollars (environ 2 euros) le litre, et presque 4 dollars (environ 3 euros) dans un restaurant chic ou une boîte de nuit à la mode. Même les marques les moins chères réalisent de très grosses marges, qui peuvent atteindre 280% dans les cas les plus extrêmes.
✔ Un engouement fabriqué par la publicité. L'Américain moyen boit 220 litres d'eau en bouteille par an, et s’il en boit autant, c’est peut-être lié en grande partie aux campagnes publicitaires de grande envergure. Grâce à la publicité, l’eau en bouteille est devenue un article de luxe ; pourtant, l’eau en bouteille n’a pas grand-chose de plus que l'eau du robinet, si ce n’est que son goût peut être différent parce qu’elle est filtrée, et qu’elle contient une quantité négligeable de minéraux.
✔ Des coûts environnementaux. L'illusion de la «meilleure eau » requiert qu’on y sacrifie des rivières et des ruisseaux, la pollution dégagée par les camions qui la transportent, l’énergie qu’ils réclament, la pollution des plastiques non dégradables qui sont mis en œuvre, et la gestion des centres de recyclage. Chaque année, il faut 1,5 million de tonnes de plastique pour fabriquer les bouteilles nécessaires pour embouteiller l’eau. Comme le plastique vient du pétrole, cela implique qu’il faut 1,5 millions de barils de pétrole chaque année pour produire les bouteilles qui contiendront l’eau. A cela, il faut ajouter la pollution causée par le rejet des toxines dans l’environnement.
✔ La présence de produits nuisibles pour la santé. Les eaux en bouteille sont faiblement réglementées, alors qu’on estime que plus d'un tiers des marques testées contiennent des contaminants cancérigènes, ou qui peuvent perturber le fonctionnement de l’organisme, alors même que les consommateurs croient que l’eau en bouteille leur apporte des bénéfices sur le plan de la santé.
✔ Un impact sur les écosystèmes. Des sociétés comme Coca-Cola, Nestlé, Pepsi, Evian et Fidji Water gagnent des milliards de dollars grâce à l'eau. Ce faisant, ils menacent des écosystèmes entiers, en puisant l'eau de source des nappes phréatiques souterraines qui alimentent les cours d’eau, les puits et les fermes environnantes.
✔ Le pouvoir des multinationales. Lorsque les sociétés acquièrent des droits exclusifs sur l’exploitation de l'eau d’une source, elle met en branle toute une armée de chercheurs, de consultants en relations publiques, d’avocats et de lobbyistes pour protéger ce contrat et tuer dans l’œuf toute contestation locale. Dans une petite vile du Pakistan, Nestlé a obtenu de pomper l’eau de la source locale, puis la firme l’enrichit avec des minéraux, et la vend sous la marque « Pure Life », qui est la marque la plus vendue dans le monde. Bien qu’elle soit captée localement, l’eau de Pure Life est souvent bien trop chère pour que les locaux puissent se la permettre. Dans des endroits tels qu’au Nigeria, où Nestlé a aussi un site, les familles dépensent la moitié de leur salaire en eau, et seuls les plus riches peuvent se payer l’eau Pure Life.
✔ Le filtrage. Le problème avec l'eau du robinet, c’est qu'elle contient du chlore, utilisé pour éliminer les bactéries. Cela donne à l'eau un goût que beaucoup de gens n'aiment pas. Il est possible de se débarrasser de l’odeur du chlore en utilisant une carafe avec un filtre du type « Brita ». Pour réaliser des économies sur le filtre, il est possible de prolonger la durée d’utilisation du filtre indiquée par le fabriquant, la seule conséquence est que la durée du filtrage sera plus longue.
✔ La même eau. On estime qu’environ 25% des bouteilles d’eau proviennent d’une source qui alimente l'eau du robinet. Bien sûr, l’eau en bouteille subit un processus de filtrage plus ou moins complexe.
✔ L’eau, un droit humain? Peter Brabeck-Letmathe, l'ancien CEO de Nestlé, considère que l'idée selon laquelle l’accès à l'eau doit être considéré comme un droit humain universel est «extrême». Il préconise la privatisation de 98,5% de l'approvisionnement en eau « parce que les gens la considèrent comme un dû, ce qui fait qu’ils en gaspillent de très grandes quantités ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=10-faits-choquants-sur-lindustrie-de-leau-en-bouteille&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2013

Pénurie mondiale d’eau : séchons nos larmes

En 2030, la demande en eau douce (6 900 milliards de m3 par an) sera supérieure de 40% à l’eau douce disponible (ont été prises en compte dans cette étude, les ressources en eau prouvées et facilement accessibles).
Le déficit d’eau douce sera donc de 40% ! Et ne croyez pas que seuls les pays d’Afrique ou d’Asie seront concernés. Le manque d’eau douce concerne aussi bien l’Europe, que les Etats-Unis, l’Australie que l’Inde ou la Chine.

En ce moment même, l’ouest des Etats-Unis connaît une sécheresse historique. Tout l’Etat du Nouveau-Mexique est ainsi en sécheresse et les réserves d’eau n’atteignent que 17% de leur niveau normal. Un bon nombre d’habitants du Nouveau-Mexique sont dépendants des livraisons d’eau par camion et cultures et végétations ont péri face au manque d’eau. Une situation qui paralyse aussi la vie économique.

Sans eau, pas de vie, pas d’énergie, pas d’agriculture
Car sans eau douce, évidemment, pas de consommation humaine ou domestique (pensez à nos douches, installations sanitaires, à nos lave-vaisselle et lave-linge…) mais aussi réduction drastique de l’agriculture (l’irrigation étant indispensable à nombre de culture) ou d’élevage. Sans eau douce, c’est toute la production d’énergie qui est paralysée, entre centrales hydroélectriques, barrages mais aussi centrales nucléaires puisque l’eau est utilisé pour le refroidissement des réacteurs. Et l’eau est un élément indispensable de nombre d’industries (de la chimie au papier en passant par le textile).
Les solutions ? Les ressources en eau douce utilisables sont certes limitées (elles ne présentent qu’un peu plus de 1% de l’eau contenue sur la planète) mais en alliant innovation technologiques et rationalisation de l’utilisation, nous pourrions tous continuer à boire notre verre d’eau.

L’exemple de Singapour
En matière de solution, Singapour fait figure de modèle. La cité-Etat ne dispose que de très faibles réserves en eau douce et ses 4,5 millions d’habitants consomment 1,4 million de m3 par jour.
La ville a donc dû déployer tout un éventail de solutions pour palier à ce problème.
Dans un premier temps, le PUB (Public Utility Board) a dû mettre en place diverses solutions pour assurer l’approvisionnement de l’île en eau douce. La cité-Etat importe 40% de Malaisie, via des pipelines.
Mais aujourd’hui, Singapour affiche clairement ses ambitions et vise l’autosuffisance en eau d’ici à 2060.
Pour y arriver, chaque année, la ville dépense l’équivalent de 30 millions d’euros dans la R&D et l’amélioration des techniques de traitement, dessalement et dépollution de l’eau.
Les ambitions de Singapour reposent sur trois socles : le dessalement, la collecte et le traitement des eaux usées.

http://quotidienne-agora.fr/2013/08/20/penurie-eau-investissement-solutions/

Écrit par : L'enfoiré | 20/08/2013

La Commission Européenne refuse de prendre position sur le droit d'accès à l'eau potable

La Commission européenne (CE) a répondu à une pétition paneuropéenne soutenue par plus de 1,8 millions de personnes qui réclamait la reconnaissance de l’accès à l’eau potable comme un droit humain avec un ensemble de mesures qui n’incluaient pas un engagement à produire une nouvelle législation.
Selon le porte-parole de la CE, Maros Sefcovic, le droit à l'eau ne peut pas être garanti par l'UE « parce que l'eau relève de la compétence des Etats nationaux ». Cependant, la CE promet de lancer une consultation publique à propos de la directive sur l’eau potable datant de 1998, et qui pourrait aboutir à la réécriture de la loi actuelle.
La pétition est la première « initiative de citoyens européens » (ECI pour European Citizens' Initiative) une disposition introduite en 2012 dans le Traité de Lisbonne, qui permet à des groupes de plus de 1 million de citoyens européens de solliciter la Commission pour lui demander l’étude de nouvelles lois.
Sur son site « Right2Water », l’organisation « Water is a Human Right », tout en se félicitant du premier succès d’une initiative de citoyens européens, dénonce le manque « d’ambition réelle de la CE pour répondre aux attentes de 1,9 millions de gens ». Elle milite pour la création d’une législation reconnaissant le droit d’accès à l’eau potable pour les humains et l'interdiction de la libéralisation du marché de l'eau potable et sanitaire au sein de l’UE. Les signataires de sa pétition proviennent de 13 Etats membres de l’UE.
Dans un communiqué de presse , la Commission européenne écrit que « la décision sur l'optimisation des services liés à l’eau est entièrement du ressort des pouvoirs publics des États membres, et la Commission continuera à se conformer aux règles du traité imposant à l'UE de rester neutre à l'égard des décisions nationales régissant le régime de propriété des entreprises de distribution d’eau ».
Sefcovic a néanmoins indiqué que l’EU allait exhorter les gouvernements à offrir un minimum de 20 à 25 litres d’eau par jour pour tous les citoyens de l’UE, en accord avec les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-commission-europeenne-refuse-de-prendre-position-sur-le-droit-dacces-a-leau-potable&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/03/2014

Comment l'eau s'est transformée en or liquide: l'eau en bouteille est le triomphe marketing du siècle

« Je pense que l’eau en bouteille est la substance la plus révélatrice de la façon dont le capitalisme mondial fonctionne aujourd’hui », affirme Richard Wilk professeur d'anthropologie à l'Université de l'Indiana, sur la BBC. « D’une certaine manière, nous achetons du choix, nous achetons de la liberté. C’est la seule chose qui puisse expliquer pourquoi nous sommes prêts à payer pour obtenir quelque chose que nous pouvons obtenir gratuitement par ailleurs ».
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’eau du robinet est d’une excellente qualité, exceptionnelle, même, affirme le site The Ecologist, qui indique qu’elle se conforme à plus de 99% aux normes légales depuis près de 20 ans. En 2012, la moyenne des 1,9 millions d'échantillons de tests menés au Royaume-Uni s’est établie à 99,6%.
Pourtant, l'eau en bouteille est devenue de l'or liquide, parce que les montants en cause sont souvent hallucinants. Voici quelques unes des statistiques étonnantes de cette industrie :
Le marché de l'eau en bouteille devrait dépasser le marché des boissons gazeuses aux Etats-Unis dans seulement quelques années.
En 2012, les Américains ont consacré 11,8 milliards de dollars à de l'eau embouteillée. L'Américain moyen a bu cette année-là 140 litres d'eau en bouteille.
Les Britanniques boivent plus d’eau en bouteille que de jus de fruits, vin ou spiritueux. Le marché représente 1,6 milliard de livres par an. En 2012, le Britannique moyen a bu environ 34 litres d'eau en bouteille - plus de 7 litres de plus qu'en 2001.
Dans de nombreux pays, l’eau en bouteille est moins sûre que l'eau du robinet, elle est nuisible pour l'environnement et les marges de profit sont exorbitantes.
L'illusion de la «meilleure eau » a un coût élevé pour l'environnement. Chaque année, 1,5 millions de tonnes de plastique sont produites pour l'industrie de l'eau en bouteille. Sans parler de la pollution causée par le transport et les déchets.
Le succès de l'industrie de l'eau en bouteille est le résultat d’un marketing malin, affirme l'experte en marketing Kathryn Hawkins. Tout le monde sait, grâce aux nombreux signaux qu'il a envoyés, que l'eau est plus saine que les sodas. Les responsables marketing se sont ingéniés à faire associer la bouteille d'eau avec des concepts tels que la santé, la sophistication, la jeunesse, la vitalité et la pureté du produit, autrement dit, à la présenter comme une alternative plus saine aux sodas.
Peut-être est-il plus important, cependant, de se souvenir que les bienfaits de l’eau du robinet pour la santé ne sont en aucun cas inférieurs à ceux de l'eau embouteillée. L'eau du robinet est non seulement d'une qualité exceptionnelle, mais aussi beaucoup moins chère quand elle n’est pas gratuite, et, en comparaison avec l'industrie polluante de l'eau en bouteille, elle présente une innocuité bien plus grande pour l'environnement.
Pour le site The Ecologist, le goût des Britanniques pour l’eau en bouteille n’est rien de moins qu’un « scandale national ». Il cite le Professeur Paul Younger, de l'Université de Glasgow:
«L'industrie de l'eau embouteillée est en grande partie une escroquerie, et une escroquerie très chère, à la fois en terme d’argent, mais aussi pour son empreinte carbone extravagante ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=comment-leau-sest-transformee-en-or-liquide-leau-en-bouteille-est-le-triomphe-marketing-du-siecle&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 24/04/2014

20 faits choquants sur la crise globale de l'eau

Sécheresse, guerres, faim et mortalité de masse, voilà ce qui attend notre planète si une solution miraculeuse n'est pas trouvée rapidement à la crise de l'eau qui s'intensifie, écrit Michael Snyder sur son blog The Economic Collapse. Il base cette affirmation sur les 20 faits choquants qui suivent :

1. Déjà actuellement, 1,6 milliards de personnes vivent dans des régions où règne une « totale pénurie d'eau ».
2. La consommation globale d'eau a quadruplé ces 100 dernières années et continue à augmenter.
3. Un tiers de toutes les céréales sur terre seront confrontées à un stress hydrique.
4. Toutes les 15 secondes, un enfant meurt des suites d'une maladie liée à l'eau.
5. Aux environs de 2025, 2 habitants de la terre sur 3 vivront dans des conditions de pénurie d'eau.
6. Par un manque chronique d'eau, les importations alimentaires de la Chine exigent une plus grande superficie que la Californie.
7. La Chine importe déjà maintenant plus d'eau que l'Amérique importe de pétrole.
8. Environ 80% de toutes les grandes rivières chinoises sont trop polluées pour abriter la vie.
9. Les Grands Lacs représentent environ 21% des réserves d'eau douce dans le monde, mais l'exportation d'eau américaine vers la Chine augmente sans cesse.
10. Selon les prévisions, il n'y aura plus d'eau en Inde vers 2050.
11. 75 % de toute la surface des eaux en Inde sont fortement contaminés par des déchets provenant des hommes ou de l'agriculture.
12. L'eau disponible en Jordanie est à peine 2% de ce qu'elle était autrefois.
13. Par manque d'eau, en Arabie Saoudite, il n'y a pratiquement plus d'agriculture. Vers 2016, ce pays serait à 100% dépendant de l'importation de céréales.
14. Chaque année, 16 millions de personnes déménagent dans des grandes villes. La plupart aboutissent dans des quartiers pauvres sans aucune installation sanitaire.
15. Presque tout le Sud-Ouest des Etats-Unis connaît la sécheresse pour le moment.
16. Suite à la sécheresse persistante, l'index américain des prix a atteint récemment un nouveau record historique en ce qui concerne la viande, la volaille, le poisson et les œufs.
17. Environ 40% des rivières aux Etats-Unis et 46% des lacs sont si pollués qu'ils ne peuvent plus servir à l'homme.
18. Le dessalement est actuellement encore trop cher et demande encore trop d'énergie pour pouvoir offrir une réponse à la crise de l'eau.
19. Les 100 millions de tonnes de plastique dans le Nord de l'Océan Pacifique commencent à avoir un effet dramatique sur la chaîne alimentaire aquatique (et à terme également sur l'homme).
20. Selon un rapport officiel du gouvernement américain, la demande globale d'eau vers 2030 dépassera de 40% les réserves totales.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=20-faits-choquants-sur-la-crise-globale-de-leau&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/07/2014

'Le problème de l'eau est bien plus urgent que le réchauffement climatique'

Les dirigeants du monde accordent une plus grande priorité au problème de la rareté de l’eau, qu’à celui du changement climatique, parce qu’ils estiment que la pénurie d'eau est une menace beaucoup plus grande pour la vie que le réchauffement climatique. C’est ce que Peter Brabeck, président du groupe alimentaire Nestlé, a déclaré dans une interview avec le Financial Times :
Aujourd'hui, il est devenu impossible d’avoir une discussion politique qui n’évoque pas le changement climatique. Mais personne ne parle de la situation de l’eau avec cette gravité. Or, le problème de l’eau est bien plus urgent. Je ne dis pas que le changement climatique n'est pas important. Ce que je dis, c’est que même si le changement climatique n’a pas lieu, nous allons bientôt manquer d’eau, et je pense que cela devrait être notre première priorité ».
Nestlé investit 40 millions de dollars dans de nouveaux équipements destinés à retraiter et économiser l'eau dans ses différentes usines tout autour du monde. D'autres grandes entreprises, dont Google et Ford, ont également investi dans des installations pour réduire leur consommation d’eau. Joe Kava, qui dirige les data centers de Google, a même qualifié l’eau «d'éléphant dans le salon». Le refroidissement de ces centres de données nécessite des milliers de litres d'eau par jour. Coca Cola et ses partenaires de la mise en bouteille ont déjà dépensé près de 2 milliards de dollars sur des mesures pour conserver l’eau depuis 2003.
Même le secteur financier indique commencer à ressentir le problème de la rareté de l'eau, affirme Andrew Metcalf, un analyste, qui précise qu’il a eu des «implications de crédit négatives » pour les sociétés du secteur minier.
En France, la société d’électricité EDF a dû déplacer le captage des eaux de fonte qui alimente une de ses centrales hydroélectriques située à Chamonix, en raison du recul de la mer de Glace, elle-même attribuée au réchauffement climatique. Mais Brabeck ne pense pas qu’il faille lier la rareté de l’eau au changement climatique. Il affirme que la crise de l’eau est née de son prix modique, qui a incité aux excès et au gaspillage :
Nous avons une crise de l'eau parce que nous prenons de mauvaises décisions en matière de gestion de l'eau ».
Mais par le passé, les écologistes ont critiqué Brabeck et Nestlé de vouloir s’approprier l’accès à l’eau pour la privatiser, et priver ainsi l’humanité de l’un de ses droits fondamentaux.
Selon des chiffres de l'Organisation des Nations Unies, 1,6 milliard de personnes vivent déjà dans des régions où sévit « une totale pénurie d'eau ». La consommation mondiale d'eau a quadruplé au cours des 100 dernières années, et elle continue d'augmenter. En 2025, 2 Terriens sur 3 vivront dans des conditions de pénurie d’eau. Et selon un rapport officiel du gouvernement américain, vers 2030, la demande mondiale d'eau dépassera de près de 40% les réserves totales.
Plus tôt cette année, des militants qui avaient adressé une pétition à laquelle plus de 1,8 millions de personnes avaient apporté leur signature, et réclamant la reconnaissance de l’accès à l’eau potable comme un droit humain ont critiqué le fait que la Commission européenne n’ait pas satisfait leur demande. Selon le porte-parole de la CE, Maros Sefcovic, le droit à l'eau ne peut pas être garanti par l'UE « parce que l'eau relève de la compétence des Etats nationaux ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-probleme-de-leau-est-bien-plus-urgent-que-le-rechauffement-climatique&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 15/07/2014

Cette invention transforme l’eau salée en eau potable grâce à l’énergie solaire

Les mises en garde au sujet d’une crise majeure de la gestion d’eau ont motivé plusieurs chercheurs à chercher des solutions pour y faire face à partir de ressources à portée de main, comme par exemple, à partir de l’eau de mer présente massivement sur notre planète, écrit Andrés Aguirre d’Opinza.com.
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont ainsi créé un système portatif de désalinisation de l’eau à partir de l’énergie solaire.

Principe
Des panneaux solaires sont utilisés pour recharger une série de batteries qui fournissent l’énergie nécessaire au système qui élimine le sel de l’eau au travers d’un processus d’électrodialyse. Grâce à ce processus, les particules de sel légèrement électrifiées sont enlevées de l’eau via lorsqu’un petit courant électrique leur est appliqué. Le processus se termine par la désinfection de l’eau grâce aux rayons ultraviolets qui passent par le système, explique Popular Science. Les scientifiques du MIT ont remporté le concours international Desal Prize qui se tient chaque année au Nouveau-Mexique du début du mois d’avril.
Utiliser l’énergie solaire au lieu de combustibles fossiles pour l’alimentation d’une usine de dessalement n’est pas une idée totalement nouvelle. Des recherches sur le dessalement solaire sont réalisées au Chili et en Californie. Toutefois, cette technologie est encore chère et complexe.
Dans les zones rurales ou dans les pays en voie de développement, la solution à la pénurie d'eau semble etre la durabilité car les technologies qui nécessitent un entretien constant ne durent pas longtemps, explique Popsci.
Le technologie du MIT et de concurrents tels que la startup israélienne SunDwater fonctionne uniquement grâce à l’énergie solaire et n’a besoin d’aucune infrastructure ou source externe d’énergie.
L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) cherche à motiver des équipes de scientifiques en vue de la création de solutions économiques pour rendre potable l’eau. Pour ce faire, l’USAID dispose de 200.000 dollars de prix pour les chercheurs du monde entier qui s’efforcent de trouver des solutions durables capables de contrer la pénurie d’eau.

(vidéo) & Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=technology&item=cette-invention-transforme-leau-salee-en-eau-potable-grace-a-lenergie-solaire-vido&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/04/2015

Cette invention transforme l’eau salée en eau potable grâce à l’énergie solaire

Les mises en garde au sujet d’une crise majeure de la gestion d’eau ont motivé plusieurs chercheurs à chercher des solutions pour y faire face à partir de ressources à portée de main, comme par exemple, à partir de l’eau de mer présente massivement sur notre planète, écrit Andrés Aguirre d’Opinza.com.
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont ainsi créé un système portatif de désalinisation de l’eau à partir de l’énergie solaire.

Principe
Des panneaux solaires sont utilisés pour recharger une série de batteries qui fournissent l’énergie nécessaire au système qui élimine le sel de l’eau au travers d’un processus d’électrodialyse. Grâce à ce processus, les particules de sel légèrement électrifiées sont enlevées de l’eau via lorsqu’un petit courant électrique leur est appliqué. Le processus se termine par la désinfection de l’eau grâce aux rayons ultraviolets qui passent par le système, explique Popular Science. Les scientifiques du MIT ont remporté le concours international Desal Prize qui se tient chaque année au Nouveau-Mexique du début du mois d’avril.
Utiliser l’énergie solaire au lieu de combustibles fossiles pour l’alimentation d’une usine de dessalement n’est pas une idée totalement nouvelle. Des recherches sur le dessalement solaire sont réalisées au Chili et en Californie. Toutefois, cette technologie est encore chère et complexe.
Dans les zones rurales ou dans les pays en voie de développement, la solution à la pénurie d'eau semble etre la durabilité car les technologies qui nécessitent un entretien constant ne durent pas longtemps, explique Popsci.
Le technologie du MIT et de concurrents tels que la startup israélienne SunDwater fonctionne uniquement grâce à l’énergie solaire et n’a besoin d’aucune infrastructure ou source externe d’énergie.
L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) cherche à motiver des équipes de scientifiques en vue de la création de solutions économiques pour rendre potable l’eau. Pour ce faire, l’USAID dispose de 200.000 dollars de prix pour les chercheurs du monde entier qui s’efforcent de trouver des solutions durables capables de contrer la pénurie d’eau.

(vidéo) & Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=technology&item=cette-invention-transforme-leau-salee-en-eau-potable-grace-a-lenergie-solaire-vido&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/04/2015

Un autre billet sur le sujet
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/eau-pour-tous-tous-pour-l-eau-188663

Écrit par : L'enfoiré | 19/01/2017

L’ eau sera bientôt plus précieuse que le pétrole

A l’avenir, la pénurie d’eau est l’un des principaux défis auxquels l’industrie sera confrontée. L’eau deviendra plus précieuse que le pétrole car la demande croissante des populations, des industries et de l’agriculture menace les approvisionnements, a expliqué au Financial Times Jean-Louis Chaussade, le président directeur général de Suez.
Selon Chaussade, les industries chimiques, pharmaceutiques, minières et énergétiques vont devoir développer des solutions pour faire face à cette pénurie d’eau. Jean-Louis Chaussade estime que la valeur du marché des services d’eau industrielle est de 95 milliards d’euros. Cependant, sur le long terme, la croissance de ces services devrait augmenter à un rythme annuel de 5%.
« D’ici 2035, environ 40% de la population mondiale vivra dans des zones confrontées à une pénurie d’eau. Par conséquent, sur le plan de l’approvisionnement, les entreprises sont susceptibles d’entrer en concurrence avec la population et avec le secteur agricole » ; a expliqué Chaussade.
« Les gouvernements disent aux industries que leur activité est autorisée, mais qu’elles ne peuvent pas tirer l’eau du sous-sol. Les entreprises devront donc s’appuyer sur les usines de recyclage des eaux usées ou sur les usines de dessalement d’eau de mer. «

L’eau industrielle: une grande opportunité
L’eau industrielle offre à Suez une plus grande opportunité que ses activités traditionnelles car les industries de ce secteur représentent un cinquième de l’utilisation mondiale d’eau, contre 5% pour la population.
Suez a récemment acquis pour 3,4 milliards de dollars l’unité d’approvisionnement en eau de General Electric. General Electric Water aide des grandes entreprises telles qu’ExxonMobil, Pfizer et Nestlé dans leur gestion et traitement de la consommation d’eau. Environ la moitié du chiffre d’affaires des entreprises américaines est réalisé aux Etats-Unis, mais, selon Chaussade, le potentiel de croissance le plus fort se situe au sein des économies en développement, en particulier la Chine.
« Toutefois, le peuple et le gouvernement chinois n’accepteront plus que de nouvelles usines soient construites sans traitement appropriés des eaux usées », ajoute Chaussade.

Source: https://fr.express.live/2017/03/21/eau-manque/

Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2017

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