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14/07/2007

Un cuba libre, por favor

pays,tourismeLe magazine GEO de mai 2007 titrait « En attendant demain » en parlant de Cuba. Des souvenirs de vacances de 1996 me sont revenus en mémoire. Dix ans après, rien de changé, seul l'espoir qui grandit.

S'il existe un pays très spécial, il faut parler de Cuba qui allie vraisemblablement toujours les extrêmes: enfer et paradis.

Il y a d'abord les cartes postales, les clichés présentés par les films d'Antoine dont un est passé le 7 juillet sur nos antennes belges, "Iles... était une fois". Antoine, très certainement patronné par les offices du tourisme, aime les Caraïbes, c'est sûr.


...

Mais, comme toujours, le rêve voile d'autres réalités moins "blue sky", pardon, "cielo azul".

Alors, commençons par ce rêve en quelques clichés en vrac: la mer turquoise calme transparente, les plages idylliques où on regrette de ne pas être né, les couleurs pastels du Malecon, les Mogottes à Pilar del Rio, la salsa endiablée,  les folies bergères du Tropicana, Hemingway, ce vieux compagnon de la dive bouteille qui vivait de  et son mojitos  et de daiquiris, avec son café des artistes,  le tabac qui se confectionne à la douceur de mains habiles avec le havane en bouche du producteur au consommateur, tout en restant sous le charme du lecteur, le rhum, la langouste... Des images et des photos plein la besace.

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Quoi, vous êtes encore là?

Le mythe ne vous aurait pas fait planer?

Mais il y a la politique, et là, les choses évoluent.

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Un mois printanier de 1996, j'atterrissais sur l'aéroport "José Marti" de la capitale, La Havane. L'aéroport Juan Gualberto Gomez de Varadero n'existait pas encore.

pays,tourismeAujourd'hui, je me suis remis dans ces pensées multiples et contrastées de ce pays qui a la forme qui s’adapte au sobriquet et à la réputation de son président Fidel Castro au pouvoir depuis 1959 : le crocodile vert. Tour à tour, dans un Moyen Âge en profondeur, dans une vitrine révolutionnaire et une volonté de modernisme dont les images du grand voisin parviennent en cachette sur les écrans de télévision. La révolution est un état de rébellion qui vient et qui doit partir comme il est venu. La tension ne peut se maintenir pendant plus d'un demi siècle. Les images de Che Gevara (du Che, pour les intimes) et de Fidel placardées sur les murs pour sensibiliser à la situation que l'on fait subir m'ont toujours énervé. La tension est affaire de flashes, de "snapshot" pas nécessairement de "cinéma perpétuel en boucle".

pays,tourismeLa péninsule de Varadero est le plus souvent la porte d'entrée des touristes dans ce monde d'exception, ce ghetto de faux riches qui ignorent l'extérieur et qui s'ignorent entre eux.

Mes réflexions de l'époque, pourraient-elles avoir changé aujourd'hui? Le magazine GEO fait penser que depuis 11 ans, rien n'a vraiment changé. En route donc, pour une exploration par coup de flash dans un passé qui n'aurait pas mué. Je ne savais pas encore que j'étais arrivé au creux de la vague dans cette dernière décade du 20ème siècle.

D'abord, le vol avec la Cuban Airline à bord d'un Iliouchine, avion drastiquement rustique. Une fois atterri à La Havane, pour regagner son hôtel dans cet endroit de rêve pour touriste, celui-ci est tout de suite mis au parfum de l'ambiance. La réflexion qui vient tout de suite, c'est la comparaison entre nos méthodes de ralentissement de nos autos. Chez nous, on installe à coup de monnaies des casses vitesse. A Cuba, pas de problème, c'est gratuit: on laisse faire la nature. Les slaloms commencent donc pour éviter les nids de poules laissés par les ruissellements. D'après, le film d'Antoine, les routes seraient devenues des billards!

Oui, entre Varadero et La Havanne, et encore, pas partout.

Le port a même une histoire particulière

Arrivé à l'entrée de Varadero, contrôle avec barrière et guérite. La plaque minéralogique avec numéro spécial donne le tempo et le sésame ou non.

Les hôtels internationaux vont se succéder à un rythme accéléré plus prestigieux les uns que les autres avec des allures américaines. Luxe et volupté contrastant avec les préliminaires vus sur la route. Rien n'est trop beau pour satisfaire ce pourvoyeur de moyens financiers pour le pays.

7457f41ac86bb68af77f08f77dfeca3c.jpgLa maison de la famille DuPont, souvenir de l'avant révolution, ne dépareille pas avec les hôtels.

Les panneaux publicitaires ont progressivement remplacé ceux qui montraient la gloire de la "revolucion" et de son leader, "el commandante".

Le dollar se sent à plein nez tout en étant interdit officiellement à l'extérieur de l'enceinte.

La visite de La Havane va confirmer les impressions de départ avec des surprises de taille. Dans la voiturette moderne, le guide résiste aux questionnements avec le sourire le plus convainquant.

Pour comprendre, il faut prendre du recul et rien ne vaut une vue du fortin en face de la capitale. C'est beau de loin, c'est sûr. Les monuments sur l'autre rive se perdent dans une ville qui cherche son modernisme. Sera-ce le même topo sur l'autre rive au plus près?

7be4c823e61ed499a9cc3218f04e9e3f.jpgLa traversée de la baie mène droit au Musée de la Révolution. Un tank trône, en avant plan du bâtiment, fier d'avoir repoussé l'envahisseur impérialiste. Car cette "Revolucion" est le leitmotiv, le fil rouge de ce demi siècle cubain puisque "La Revolucion es construir" trône sur une façade décrépie et "La Revolucion necessita sacrficios", sur un mur. Le passé de la résistance contre un embargo est volontairement le seul souvenir que l'on veut graver à jamais dans les esprits. Ce passé est tour à tour montré et caché comme si l'autorité avait voulu arrêter le temps les armes à la main.

Les voitures ne courent pas les rues, elles y trottinent de peur qu'elles ne se cassent. Elles ont un âge canonique de 40-50 ans et on les entretient. Trouver les pièces de rechange est une préoccupation majeure. Véritable musée ambulant qui vaut tout de même au mieux 150 mois du salaire le plus élevé d'un médecin. La médecine est gratuite ici. Les médicaments brillent, en revanche, un peu par leur absence. Le logement est aussi un problème majeur reconnu par le régime.

Alors, on répare, on bricole et on parvient à rouler vaille que vaille. Les moyens de transports publics quand par chance, ils passent toutes les heures, on les veut les plus efficaces possible au détriment d'un confort.

b6a253b27c8739614a4644aa5b66f667.jpg"El camello", "le chameau" comme on l'appelle, est là, il mérite son nom par sa forme, sa longueur et sa vitesse.

Sur l'immense place de la Révolution, on croit entendre les discours de Fidel Castro tellement ils ont imprégné les heures des premiers mai. a97189288b9cef02574427a3e3b938b4.jpg

Le Capitole se veut être une copie de l'original de Washington.

Volontairement, un plongeon dans ce passé que l'on veut oublier et qui revient lancinant, les différents endroits célèbres qui ont hanté Hemingway, le restaurant Floridita, le bistro Bodeguita. Les photos, les signatures rappellent ces moments d'un autre espace temps. On veut les ignorer, on les pousse avec nostalgie à la vue du touriste pour probablement ne pas le désorienter.

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Très vite, la visite guidée mène à l'immense place de la révolution où le monument du poète José Marti trône en maître avec le Che rappelant la tribune aux discours fleuves du président et avec les Ministères, aux bâtiments plutôt austères et secrets.

La visite suivante ne va pas passer par les échoppes d'aujourd'hui. Hors du cycle touristique, elles étonneraient le touriste, habitué aux grandes surfaces, supermarchés avec profusion de marchandises. Les gens d'aujourd'hui ne sont pas habilités à donner un avis sur leur vie. "On se partage la précarité, les combines et les sacrifices dans une interminable course de fond", comme l'écrit l'écrivain cubain Fernando Leonardo Padura dans GEO en parlant d'une situation qui aura vieilli pourtant de plus de 10 ans.

Bien au contraire, on oriente ensuite le touriste vers le cimetière avec ses mausolées de personnages de la pègre, mafias d'avant révolution et qui ont sévi grâce à la prostitution en contournant la prohibition de l'autre côté.

Époque qui n'est pas plus enviable.

Dans son histoire, La Havane avait résolument eu envie d'être poussée par un vent de modernisme à cette époque.

Quelle est la raison de ce choix?

Je sais dans certains pays, on visite les catacombes, mais cela fait partie d'histoires bien plus anciennes.

Ici, il doit s'agir d'une certaine nostalgie d'une époque révolue.

La visite continue après le musée où plastronne en évidence la statue de Christophe Colomb, qui est passé dans ces parages dans son rôle de découvreur du nouveau monde. Monde qui, ici, a suspendu son vol. Nous sommes dans l'histoire, mais c'est un peu la préhistoire, la période d'avant la révolution qui impressionne et que l'on montre avec ostentation. Une archéologie que l'on veut plus libertaire et plus libertine.

553489b02d3fec41a77cad3c1e547e00.jpgLa place de la cathédrale va essayer de s'extraire au jour le jour, de refaire le plein de touristes et de dollars. On parcourt, on fréquente des échoppes à la sauvette. Le tour des belles, aussi, qui sont là pour satisfaire ces voyageurs en mal d'aventures nocturnes bien rémunérées par ces mêmes billets verts interdits.

Interdit ces billets? Oui et non.

Dans la légalité, il faut échanger ces beaux billets verts dès l'entrée dans le pays contre la monnaie locale qui n'aura évidemment cours que sur place. Le peso local sera converti en CUC, une première fois à raison de 25 pesos par CUC convertible en dollars. Pour tous les Cubains, le rêve ultime est d'entrer en contact avec un étranger, considéré comme une sorte de banque de charité ambulante. Le salaire mensuel moyen équivalant à peu près à 10 euros, sera payé en pesos, en CUP, le peso cubain, sans valeur à l'extérieur du pays et la nourriture en CUC reliée à son tour en dollar. Dans le magasin, les bons de rationnement s'échangent contre le kilo de riz et les haricots rouges. Le médecin et le policier sont au sommet de la hiérarchie des salaires et doivent se contenter de 800 pesos par mois. Le marché noir est là. On y trouve pour 35 pesos un steak d'une livre, mais il faut aimer la graisse.

pays,tourismeVu l'état des routes et les distances importantes, tous déplacements se résument pour des transferts en avion. Mais avec quel avion?

- Je n'ai pas demandé de faire du parachutisme, ai-je eu l'intention de faire remarquer à la vue de l'un d'entre eux.

Car l'impression est bien là. Tout y est. Dans la carlingue de l'Andronov, on se regarde en face de chaque côté de la carlingue, on se sourit, pas très rassurés. Le cockpit est ouvert. Pendant la visite, pas besoin de chercher le pilotage automatique. Les nuages sont nombreux et on danse en cœur. Quinze minutes de vol et ce qui devait arriver, arriva. On doit faire demi tour, la piste à destination est impraticable due aux intempéries. Dure loi de la nature. Dure loi de la faiblesse des moyens.

L'histoire tragi-comique d'un couple de touristes connus là-bas est assez caractéristique. Histoire qui ne leur rappellera pas nécessairement de bons souvenirs.

Passer 3 semaines de vacances avec une carte Visa ne devrait pas causer un problème. Cela a été dit. L'American Express, c'est prohibé, c'est connu. L'office du tourisme a averti. Une semaine avant la fin de leurs vacances, les choses vont se corser. Au moment de régler la note, ils s'aperçoivent que ladite carte est inutilisable. Le mot "Visa" est bon, mais il est accompagné du sigle de la banque qui l'a produite: une banque américaine. Là, la moiteur n'a plus rien à voir avec celle de l'atmosphère ! Le stress est de la partie et La Havane n'est plus assez proche pour faire des allers-retours très nombreux pour s'assurer si le mandat venant d'Europe est arrivé. La menace devient plus précise de la part du patron de l'hôtel. Ce n'était évidemment pas la banque à mettre en cause de refuser la carte. L'embargo des États-Unis, contre le régime castriste, était seul responsable de cet état anachronique. Nul ne le conteste. Mais, entre-temps, les choses pourrissent sur place pour le moins et cela commence à bien faire, car les autorités locales ne sont pas là pour épauler la dérive. Elles s'en foutent.

Heureusement, l'argent est arrivé à temps. Comble du comble, les souvenirs achetés sur place ont été confisqués à la douane.

Mais, comme on  dit, l'aventure, c'est l'aventure !

En août 1994, déjà; les portes à un exode massif des Cubains s'ouvrent, parce que les autorités castristes disent ne rien vouloir faire pour les empêcher, plutôt pour menacer les Etats Unis d'un exode massif. En 1980, 128.000 Cubains avaient gagner les côtes de Floride. Les "balseros" (radeaux) serviront après une émeutes entre pro et contre Castro vu l'exaspération à l'égard du régime témoignant de la dégradation des conditions de vie.

4bfe9ff0476a749c7a59c8288a195c3d.jpgLe Cubain, lui, regarde la mer sur le Malecon, inscrit au patrimoine de l'humanité à l'Unesco, aux maisons défraîchies et tellement belles mais d'un autre temps. On compte les vagues d'un air distrait. Résignés, le désespoir aidant, certains essayent de traverser le "channel" au risque de leur vie.

Internet est encore seulement dans 2% des mains cubaines. Les blogs essayent néanmoins de devenir une force de frappe pour la dissidence. L'accès à la toile et l'achat d'un ordinateur sont à demander au gouvernement d'après un décret de 1996. Le délit de surf est réprimé et son prix s'élève à 4,5 dollars de l'heure équivalant à 50% du salaire moyen. Un marché noir de l'informatique et la révolution digitale cubaine ne s'arrête plus aussi facilement.

Les tickets de rationnement disparaîtront-ils un jour? Pourront-ils effacer la survivance pour la remplacer par la vie dans sa totalité?

La révolution aurait-elle vécu des débuts trop violents? Vit-elle dès lors une suite dans l'attente trop longue? Aura-t-elle une fin en accord avec l'espoir du peuple?

Le bailleur de fonds, l'URSS, n'est plus depuis sa propre chute en 1990 et cela a été le chant du cygne du régime cubain et du rêve d'autarcie par rapport à l'Oncle Sam. Celui-ci attend le changement et sera probablement le bailleur suivant bien plus présent. Car le potentiel existe. L'éducation gratuite, point positif du régime, a généré des ingénieurs de hauts niveaux. Les professionnels en technologies nouvelles sont déjà en place et hautement qualifiés. Du pétrole, il y en a aussi mais pas assez riche pour s'engager trop avant. Bas de laine huileux? Le Vénézuela est venu, aussi, au secours.

pays,tourismeLes vieilles voitures, par exemple, pourront espérer le succès qu'elles méritent auprès des collectionneurs? Elles font partie du patrimoine et des musées pourraient se les arracher aux enchères.

De vieux frigos américains interdits ont déjà une deuxième vie. L'imagination des artistes leur a donné un côté kitsch qui n'a rien à envier aux oeuvres modernes de nos musées.

L'économie, c'est aussi ainsi qu'elle recommence. Par petits paliers successifs et insensibles.

Pour découvrir le véritable problème de Cuba sous la joute du révolutionnaire, du "phénomène Fidel Castro", pourquoi ne pas se tourner vers les écrits d'un écrivain, tel que Serge Raffy avec son livre parfois contesté "Castro l'infidèle"?

Comme il le disait dans son épilogue, Castro se considère comme un Dieu, sans partage d'idées. Pas de miracle sinon ceux qu'"Il" invente. La "Bataille des Idées" est un concept castriste, révolutionnaire encore une fois, qu'il a "instauré" avec son imagination fertile. Combattre l'impérialisme US au besoin avec les armes de ses propres ennemis.

pays,tourismeComplexe de supériorité, de personnalité? Un peu de parano, peut-être aussi quand on est sur un tel pied d'estalle. Sa longévité a vu passer quelques onze présidents US pendant son séjour à La Havane. Pas besoin de raisons pour justifier des controverses ou des contradictions. Chasser l'envahisseur avant l'invasion en traquant tous les neurones contraires que l'on pourrait rencontrer dans les têtes des voisins de palier. Des bataillons de contrôleurs de consciences font donc le travail de recherche sous le nom de "Travailleurs sociaux". Inquisition et chasse aux sorcières. Kafka en balade au pays de la canne à sucre!

pays,tourismeCastro, qu'on se le dise, est immortel. Ses "sorties" du pouvoir ne sont que des intermèdes pour faire rêver. Céder son pouvoir à son clone, Raül, qui, véritable ombre du maître, ne fait qu'attendre les ordres du patron. Chacun en a l'habitude de sa résurrection prochaine. On ne s'excite plus face aux fausses sorties à répétition qui confirment que Robin des Bois n'est pas à l'entrée de l'hospice. En plus, il a la "barraca". Hugo Chavès est venu à son chevet avec un beau cadeau en poche. Ce qui a redonné de l'adrénaline à son commanditaire qui déjà réfléchit pour reprendre les rênes de nouvelles virées révolutionnaires. Le bilan véritable, on n'en a rien à cirer de sa positivité. L'impérialisme n'est pas beau. Oui. Mais alors, passez de Charybde en Scylla?

Véritablement phénomène révolutionnaire, poussé à la paranoïa, on ne veut voir que sa manière de pensée comme seul guide pour le reste de la terre entière. Il l'explique et l'expliquera encore longtemps en long et en large sur la place de la Révolution.

Raùl Castro se dit ouvert au dialogue avec Bush. On lui a dit de l'être. Une nouvelle révolution pacifique voudrait se préparer. Sa fille, Manuela, face au fascisme, lutte en suffragette pour les minorités sexuelles. La dissidence ne sera-t-il bientôt plus qu'un souvenir?

f6ed761cb8520de6c13ddb7a3fb03d86.jpgLa déclassification des documents de la CIA, toute récente, a permis de connaître les intentions de celle-ci qui imaginait d'éliminer Fidel Castro. Cela non plus ne passera pas facilement dans les esprits de chaque coté de la mer des Caraïbes.

"Castro", un nom avec trop de souvenirs en forme de fusées des années 60 et d'une baie cochonne et l'Amérique refuse, en surface, le dialogue tout en investissant les lieux imperceptiblement.

L'Union Européenne fait également la fine bouche. Elle s'apprête à prolonger, de six mois, l'étrange régime de "sanctions suspendues" contre Cuba. En 2003, la vague de condamnations de 75 dissidents et l'exécution sommaire de trois jeunes Cubains qui avaient détourné une embarcation pour fuir aux États-Unis avaient stoppé les envies de normaliser les relations. Les problèmes des droits de l'homme du pays ne sont pas résolus malgré le changement. Un soutien dynamique à la société civile n'est pas exempt de risque de transfert du bénéfice. Et puis, le cœur a ses raisons que ...

Cela garderait un arrière goût, car il n'y a que les aboutissements des rêves qui ont une valeur humaine. ecfcbd891849d78b1a57f561fe0d7141.jpgLe reggaeton des jeunes fait danser les corps, le cigare enfume l'esprit, le rhum fait oublier le temps qui fuit toujours sur cette borne du fameux septième kilomètre de Fernando, rappelé dans GEO, plus proche du dixième de l'arrivée que du départ mais toujours dans l'épuisement des années perdues. Les cigares cubains, plus qu'une industrie, une religion. On les enroule à la main, un par un avec un garde qui lit les dernières nouvelles officielles. Une liseuses fait penser à autre chose comme le ferait une chanson dans un autre atelier.

25a64df89a686e338963e4e693bfaad1.jpgLa Chine devient un nouveau importateur et c'est tant mieux pour le peuple cubain.

D'après le magazine, les esprits de Santeria ont annoncé des changements pour cette année 2007.

Dictature à Cuba? Question qui ne peut trouver réponse qu'en allant sur place avec des yeux ouverts tels que seul un représentant d'un régime parlementaire avec élection à la clé, peut le faire. Si soudainement, la démocratie s'implantait dans le pays avec la possibilité de voter pour Castro ou non, serions-nous aussi sûr que les choses changeraient? On s'habitue tellement à la bonne parole. Tout est la propriété de l'Etat. Même le tourisme. L'écotourisme est depuis 2009, la nouvelle découverte présenté devant la presse internationale sur la Playa Giron, dans la Baie des Cochons. Cienaga de Zapata est une gigantesque mangrove comparables aux Everglades. L'exploitation d'une ferme aux crocodiles est une idée de Fidel Castro. Le Parque National de Caguanes, à Sancto Spiritu, est un lieu d'incubation des grues et flamands roses, vendus en Amérique du Sud en guise de décoration pour les hôtels de luxe capitalistes. 

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Le magnifique parc naturel de Topes de Collantes, dans l'Escambray présente de nombreuses grottes et des chutes d'eau dans un décor naturel exotique. Si, seulement, les moustiques prenaient un peu de vacances...
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Tweeter et Facebook ont fait leur entrée à Cuba et peu à peu, la population découvre tout ce qu'il y a à vendre ailleurs dans le monde.

Près d'un demi siècle pour un régime, deux générations, n'est-ce pas déjà un record de bonnes paroles?

Vite, il fait chaud.

Dans un bar, près de chez moi, une voix résonne:

- "Et, un cuba libre. Un. Bien froid", lance une jeune fille d'une voix ferme.

Dans un temps parallèle, quelque part dans les Caraïbes:

- "Por favor, un cerveza de un CUC !"

 

En photos, cela donne ceci après un clic




 

L'enfoiré,

...

 

De l'exotisme des commentaires en plus sur Agoravox

Une autre référence sur Agoravox "Les torpilles de Fidel Castro".

 

Citations:

  • "Dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.", André Guillois
  • "Le meilleur ambassadeur de Cuba est un cigare cubain.", Raul Roa Couri
  • "Peut-on jamais être tout à fait malheureux quand on sait qu'on ne le sera pas toujours ?", Pierre Carch

Et un autre bouquin interview de Castro par Ignacio Ramonet

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pays,tourisme15/04/2011: Le Régime veut moins d'Etat et plus d'entreprises. Demain, 16 avril, Premier Congrès du Parti communiste cubain depuis 14 ans. On y demandera aux entreprises de licencier si nécessaire, mais surtout de faire du profit. Mot "profit" tabou jusqu'ici.

Les raisons : la disparition physique de Fidel Castro, l'échec du régime cubain qui ne parvient qu'à répartir au mieux la pénurie. 

500.000 emplois publics déjà supprimés. On espère que ceux-ci créent des entreprises. L'accès de la population au paniers de produits à prix subventionnés ne fait plus recette. Le libéralisme s'emballe.

18/04/2011: Fidel Castro renonce à la direction du parti communiste cubain. 

pays,tourisme07/10/2012: Ce week-end, ce sont les élections au Vénézuela. Pays plus démocratique que Cuba. En présence, le charismatique Hugo Chavez et son challenger Henrique Capriles, gouverneur qui est monté dans la hiérarchie et qui n'a jamais perdu une élection. 

 26/07:2013: Le Vif Express a un article qui s'intéresse à la succession au pouvoir de Cuba. "La révolution en famille".

En 2018, Raul Castro a dit qu'il s'en allait. Alors se poser la question des successeurs à mettre sur les rangs, commence.
Il y a le playboy, Antonio Castro, le chirurgien, Fidelito et d'autre prénoms comme Alexis, Alejandro, informaticiens, El Gordito, le photographe...pays,tourisme
Le seul fils de Raul, le colonel Alejandro Castro Espin est le mieux en ligne et déjà dans la place. Il est à la direction du service de renseignements et dans le groupe des anti-corruption. Appelé "El duerto" (le borgne) suite à ses interventions en Angola. Il a présenté son livre "Empire de la terreur" en Russie, comme réquisitoire contre les Etats-Unis. Machiavélisme? Anti-corruption, il n'a pas hésité à mettre en prison le petit ami de sa sœur, Nilsa et a faire plonger les gêneurs.  

17 /12/2014
: Obama, après la première main tendue à Raoul, lors de la cérémonie lors du décès de Mandela, voici le rapprochement attendu depuis plus de 50 ans.  
 
12/4/2015: Nouvelle tentative de rapprochement cubano-américaine.
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4/6/2016: Puis il y a Didier Reynders à La Havane
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26/11/2016: Fidel Castro est mort à l'âge de 90 ans. Un page de l'histoire se tourne.
 
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10/7/2022: Cuban Network Dans les années 1980 et 1990, des groupes anti-Castristes basés en Floride mènent des opérations militaires contre le régime cubain. Pour répliquer, ce dernier organise l'opération guêpe : des Cubains prétendant fuir le régime pour s'installer aux États-Unis infiltrent les groupes ennemis. "Ces hommes n'étaient pas des espions à la James Bond, mais des espions prolétaires sans moyens" souligne l'auteur du film. A la base des convictions, ensuite, des années de prisons et la mort au bout du tunnel.