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30/11/2014

La chapelle Sixtine de la Préhistoire en balade

On qualifie la Grotte de Lascaux sous le pseuonyme de Chapelle Sixtine de la Préhistoire. D'abord copiée dans la grotte Lascaux II, elle est devenue une nouvelle exposition itinérante. Après Chicago, Houston, Montréal, la représentation de la grotte s'est installée à Bruxelles dans le Musée d'Histoire du Cinquantenaire.   

0.jpgL'histoire de la grotte de Lascaux située en Dordogne, remonte à 20.000 ans.

Les "Homo Sapiens Cro-Magnon", partis d'Afrique et d'Asie Mineure, l'avaient investi, il y a 150.000 ans.

L'homme moderne a été nommé Cro-Magnon car c'est dans un abri sous-roche appelé trou de Magnou en occitan et situé dans la commune des Eyzies-de-Tayac habitée depuis le Paléolithique que fut découvert en 1868, le premier squelette fossile de l'Homo Sapiens.  

Dans ces temps préhistoriques, l'ouverture du rift africain avait désertifié les sols et rendu les lieux inhabitables qui avait poussé les Homo Sapiens, à migrer vers le nord.  

Dans ce nord, avant leur arrivée, vivaient des Néandertaliens pendant 400.000 ans. Ces derniers avaient une nourriture carnée en rapport avec leur environnement.

 


Ils se sont évanouis, ont reculé jusque dans leur dernier refuge au détroit de Gibraltar. Dans la grotte de Gorham, un croisillon en dièse découvert, date de 39.000 ans.  

La grotte de Lascaux s'ouvrit quand un porche s'effrita dans la roche, laissant la place à un large passage. Des Homo Sapiens vont y devenir des peintres et des graveurs de la nature qui leur sert de modèle. Peintres magdaléniens, ils savaient s'éclairer et mélanger des couleurs d'origine minérale.  

Ils se différenciaient de leur prédécesseurs par leur nourriture variée, constituée de poissons, de baies et de racines, par une "technologie" diversifiée, basée sur des outils plus complexes et plus efficaces, plus aptes à se transmettre de générations en générations avec une conscience symbolique représentée par des ornements faciaux, approchant du mysticisme et du chamanisme.

Les Homo Sapiens éliminèrent toutes les autres formes d'êtres humains sur Terre. Au milieu des hommes d'aujourd'hui, ils ne pourraient pas être identifiés. Même physique, même taille de cerveau que le nôtre,   

Vivre à l'époque glacière signifie que la température était plus froide de quelques 13°C en moyenne que celle d'aujourd'hui. Des plateaux exposés aux vents, des glaces qui recouvrent parfois les surfaces de steppes très étendues. Un seul habitant humain par 100 km2 et des animaux qui leur procuraient nourriture et fourrures cousues, grattées avec des silex. 

Présents dans la grotte de Lascaux pendant près de sept siècles, ils ne la quittèrent que quand le climat se fut encore plus refroidi. Des dessins superposés prouvent qu'une constellation de cultures y a habité. 

Des questions restent.

Aucun reste de bovidés découverts dans la grotte alors que ceux-ci occupaient 16% de la décoration et que pour le cheval, ce pourcentage s'élève à 60%. En revanche, 89% des os retrouvés proviennent de rennes, qui eux, sont pratiquement absents parmi les motifs artistiques. 

Il y a 8000 ans, un éboulis colmata complètement l'entrée, ce qui protégea la grotte et les peintures rupestres. La grotte s'endormit pendant ces millénaires. 

Son réveil eut lieu le 8 septembre 1940, par le plus grand des hasards d'une découverte par l'adolescent, Marcel Ravidat. Un arbre, déraciné lors d'une tempête laissant un trou de 20 centimètres et son chien s'était engouffré dans le trou. 

Intrigué, Ravidat revint plus tard avec trois copains munis de lampes et de cordes.

Ils descendirent dans la cavité avec l'espoir d'avoir découvert le souterrain secret du manoir de Montignac. 

C'est une grotte de 250 mètres de long qu'ils découvrirent ensemble. Celle-ci cachait quelques 900 peintures rupestres et 1000 gravures très anciennes. 

Le préhistorien, abbé Henri Breuil fut appelé. "C'est presque trop beau", s'exclama-t-il.  

Pour lui, la grotte représentait toute la magie de la chasse. Plus tard, pour André Leroi-Gourhon, la grotte devint plus une représentation d'actes rituels chamaniques. 

Les quatre jeunes devinrent des "inventeurs" comme tout découvreur d'un trésor de l'époque. Après la guerre, l'un des quatre, Jacques Marsal, devint gardien et guide du site. Vinrent d'ajouter le creusement d'une entrée monumentale, la construction d'une route, d'une l'électrification, d'une climatisation sans aucune surveillance archéologique. 

Plus d'un million de visiteurs, jusqu'à 1800 par jour, défilèrent pour s'engouffrer dans la grotte. 

Au cours des années 50, on remarqua que la maladie verte, la maladie blanche et des taches noires gangrenaient les peintures.  

Il a fallu les protéger avant qu'elles ne disparaissent à jamais.

En 1963, la décision fut prise de fermer la grotte sanctuaire aux visiteurs.

En 1972, toujours fermée, elle revint dans les mémoires. La décision fut prise de construire une réplique partielle de la grotte, un Lascaut II, aux dimensions semblables, si pas identiques dans une carrière désaffectée à 350 mètres de l'originale. Façonner ce "fac-similé" nécessita dix ans.

Le magazine Geo de mai 1983 en parlait sous le titre "Mission Cro-Magnon". 

Un chantier commença dans lequel il a fallu tout inventer sous une coque renversée en poutre d'acier et du béton projeté à la lance. Puis, ce fut au tour des artistes d'effectuer les copies des peintures. Les difficultés de reconstitution ne furent pas minces. 

Le grand taureau noir dut être redessiné dix-sept fois avant que ses cornes en lyre ne s'enroulent correctement dans les mêmes creux et bosses que l'original. La caverne était glaciale et un vacarme d'enfer y vrombissait. Véritable oeuvre de passionnés dont chaque artiste savait qu'il enterrait sa propre carrière et s'écartait des expositions et d'une clientèle personnelle. Un budget très limité avec tout de même, vingt mille francs par mois en honoraires pour chaque artiste.

En 1978, ce fut la faillite du projet. Le département de la Dordogne le reprit avec tous les droits de reproduction. Le maître d'oeuvre désigné fut, dès lors, l'office du tourisme de Périgueux.

Mais, le chantier traîna encore trop d'après les inspecteurs des travaux.

Début 1982, six millions de francs étaient dépensés. Une paille avec les idées d'aujourd'hui.

Vint une idée folle d'un conseiller général: "pourquoi ne pas repeindre les fresques dans la vraie grotte? On économiserait des millions de francs en maçonnerie...".

Sans une poigne de fer, le projet n'aurait jamais abouti.

Pour faire plus vrai, on s'efforça d'imiter l'exploration avec des lampes électriques vacillantes, des chandelles de suif style Cro-Magnon et de faire danser les chevaux comme jadis.

Lascaux II s'était ouvert durant l'été 1983.

Nouvelle obligation, veiller à l'hygrométrie et mesurer la température pour éviter les moisissures. Des Japonais eurent même l'envie de créer un Lascaux III au cœur d'un parc d'attraction.

Heureusement, la vallée de la Vézère fut classée au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO comme "Vallée de l'Homme" pour entériner les projet.

Lascaux, la matrice du monde 

Au 21ème siècle, les technologies de l'information ont évolué. Il fallait permettre d'admirer cette chapelle Sixtine de la Préhistoire dans le monde entier en la rendant itinérante. Le scanner optique en 3D et les reliefs en fibre de verre avec la technique "voile de pierre" furent là pour reproduire à l'identique et permettre ce voyage dans le monde entier. 

Le voile de pierre réalisé en 1800 heures comprenait un balayage au laser, des photographies stéréoscopiques, des maillages géodésiques, des matrices en polystyrène, un moulage en polymère. Ensuite, de la fibre de verre et de la résine, réglée au micron, par la technologie 3D, cela a nécessité 10.000 heures de travail pour reproduire peintures et gravures avec l'aide de photos haute définition.   

Avant l'arrivée à Bruxelles, l'exposition comptait déjà 720.000 visiteurs.

En 2013, elle est élue meilleure "Touring Exhibition of the Year".

La salle des Taureaux, le puits, la nef, l'abside, le diverticule axial sont présentés en fibre de verre. 

Il y a deux semaines, lors de ma visite, une panne d'électricité entraîna d'abord la déception des visiteurs.

Un retour de la lumière qui ne se produisit pas et ce fut dans l'ombre, avec des torches électriques que la visite eut lieu dans une grande salle reproduisant un tronçon de la grotte grandeur nature. Une façon originale plus vraie, de revivre la découverte de la grotte.

Un film en relief permit aux visiteurs, lunettes sur le nez, de se faire une idée des dimensions et de la configuration de la grotte.

Les squelettes d'un cerf géant mégacéros, un bébé mammouth reconstitué laineux et un lion des cavernes, dans une autre salle, terminaient la visite.

De très jeunes enfants copiaient les dessins. Une vocation naissante de paléontologue à la carte était peut-être née sous leurs crayons.

Cette version itinérante est la version III.

La version IV ouvrira ses portes en 2016 avec ses 575 m2 à Montignac.

Dans le même temps, ARTE présenta une série de documentaires "Aux origines de l'humanité" en trois épisodes.







Mais, c'est la grotte de Lascaux qui a été mise en avant vu la richesse des peintures. Lascaux n'est pas la seule grotte de l'époque, ni la plus vieille.

L'histoire de la découverte de la grotte de Chauvet est très similaire à celle de Lascaux, découverte bien plus tôt.

Celle de la grotte de Chauvet fêtera son vingtième anniversaire le 18 décembre.

1994, trois spéléologues amateurs, dont Jean-Marie Chauvet, avaient ressenti un souffle d'air qui s'échappait d'un éboulis dans les falaises du cirque d'Estre. En y pénétrant, ils découvrirent des colonnes de calcite blanches et ocres. Des traces rouges et des dessins d'animaux qui ont disparu dans la région comme des lions, des ours, des bisons, des rhinocéros. 

442 représentations animales d'art pariétal sur 8500 m2, étaient à préserver.

Le spécialiste paléontologue, Jean Clottes, a été chargé d'authentifier, de préserver leur découverte contre ses dégradations. Des zizanies apparurent. Tout d'abord, avec les propriétaires du terrain qui flairaient la bonne affaire. Ensuite, avec L'Etat qui en prit possession en 1997.

Les découvreurs ont été écartés de la gestion et de la valorisation de la réplique de la grotte. Ces conflits d'argent et de paternité s'éternisent encore aujourd'hui.

De multiples datations permettent d'affirmer que la grotte a eu deux périodes d'occupation. A l'époque de l'Aurignacien, vers -36.000 ans et une autre au réalisme photographique vers -10.000 ans contrairement à Lascaux dont l'art pariétal est passé par des stades intermédiaires.   

Le 25 avril 2015, la copie de la grotte de Chauvet, sous le nom de "Caverne du Pont-d'Arc", ouvrira ses portes aux public. Des enregistrements en 3D par scanner n'ont pas évité une période de vingt ans pour sa réalisation.

Les autres grottes de Chaleuxde Cosquerde Goyet, parfois plus anciennes, auront, peut-être, des suites du même type.

L'intérêt de ce genre d'exposition ne réside pas uniquement dans les grottes elles-mêmes, mais aussi de par les techniques utilisées pour rendre leur représentation, les plus réaliste grâce aux technologies qui le permettent.

Quant à l'exposition de la grotte de Lascaux itinérante, après Bruxellesce sera au tour de Tokyo de l’accueillir.

Rien ne sert de découvrir une grotte, il faut la maintenir et l'exploiter pour la rentabiliser.

L'Homo Sapiens était nomade. Ses successeurs se sont sédentarisés. Il était écrit qu'un jour ou l'autre, ce serait au tour des grottes de devenir nomades.  

Pour le visiteur auquel la 3D ne se suffit pas, il lui restera à planifier une visite en 4D, à Lascaux pour ajouter le temps à l'espace

Une vidéo virtuelle se trouve sur ce site.

Passons aux photographies de cette exposition à Bruxelles qui valent un détour rapide dans l'histoire.


J'aurais pu terminer ce billet ici, mais aujourd'hui, c'est le quarantième anniversaire d'un événement "préhistorique".

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Le 30 novembre 1974,  une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français, codirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie) découvrait sur le site d'Hadar, dans le rift éthiopien, un fossile de l'espèce Australopithecus afarensis,.  Ce fossile, complet à 40 %, date d'environ 3,2 millions d'années.

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Ils le nommèrent Lucy en mémoire de la chanson psychédélique "Lucy in the Sky with Diamond" qu'ils écoutaient sur cassettes dans le désert.

Écrite par John Lennon en mars 1967, la chanson se referait aux initiales LSD et au dessin de son fils Julian. 

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La chanson à une rythmique en ternaire en 6/8 avec des arrangements instrumentaux très fouillés en dehors du refrain en 4/4.

C'est à dire d'une complexité qui s'adapte parfaitement à ce que l'Homo Sapiens est devenu.

Les 52 ossements de Lucy, a été déclaré comme un rameau éteint au profit des Homo habilis, à tendance bipède avec un cerveau de 400 cm3, soit trois fois moins gros que celui de l'Homo sapiens.

Au début du 21ème siècle, nos ancêtres ont pris naissance en mosaïque. Les découvertes de Orrorin (-6 millions d'années), de Toumaï (-7 millions d'années) sont encore plus anciens. Pour ne citer que les plus connus, l'Homo Habilis, l'Homo Ergaster, l'Homo Georgicus, l'Homo Erectus se sont succédés avant l'Homo Sapiens.

 

Les migrations sont toujours en cours. Elles s'appellent désormais "mondialisation". On ne vit plus que rarement en troglodyte, mais on imagine monter plus haut pour (sur)vivre.

Est-ce pour donner une meilleure image de l'Europe aux Africains qui émigrent vers le Nord, puisque l'Europe joue aussi, parfois, une partition psychédélique?

 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Le premier homme de la préhistoire qui composa un bouquet de fleurs fut le premier à quitter l'état animal ; il comprit l'utilité de l'inutile."
  • "Lutter contre l'humiliation, croire que l'homme a une valeur, c'est ce qui nous sépare de la préhistoire." 
  • "Les limites entre la préhistoire et l'histoire sont théoriquement fixées par l'apparition de l'écriture. Les temps immédiatement antérieurs aux textes et vaguement éclairés par ceux-ci constituent la protohistoire".

 

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Commentaires

Inauguration de la grotte de Chauvet.
La plus grande réplique au millimètre près grâce à la 3D

http://portfolio.lesoir.be/v/culture/Chauvet/

Écrit par : L'enfoiré | 10/04/2015

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LES GÉNIES DE LA GROTTE CHAUVET

La découverte en 1994, en Ardèche, de la grotte ornée la plus ancienne et la mieux conservée à ce jour, a ébranlé notre vision de l'art et de la préhistoire : sur ses parois, des oeuvres magnifiques vieilles de 36 000 ans révélaient un génie capable de rivaliser avec les grands maîtres de l'histoire de la peinture. Sa réplique ouvre ses portes le 25 avril.

La découverte en 1994, en Ardèche, de la grotte ornée la plus ancienne et la mieux conservée à ce jour, a ébranlé notre vision de l'art et de la préhistoire : sur ses parois, des oeuvres magnifiques vieilles de 36 000 ans révélaient un génie capable de rivaliser avec les grands maîtres de l'histoire de la peinture. D'emblée décrétée trop fragile pour être ouverte au public, la grotte Chauvet a donné naissance à un projet artistique et scientifique d'une ampleur exceptionnelle : la Caverne du Pont-d'Arc, une reconstitution grandeur nature située à quelques kilomètres de l'originale et s'étalant sur près de 3 000 m2, qui ouvrira ses portes le 25 avril , après trente mois de chantier. Il a d'abord fallu effectuer le relevé des lieux en 3D, avant, notamment, de construire les parois, avec vingt-sept panneaux de peintures fidèles aux originaux.

De la grotte à la caverne
C'est cet incroyable travail qu'a filmé Christian Tran. Sa caméra a suivi les spécialistes de la préhistoire et les artistes chargés de la reconstitution du "chef-d'œuvre de la planète Terre", comme le qualifie un membre de ce comité, le peintre catalan Miquel Barceló. Guide enthousiaste, il nous donne la mesure artistique de ces œuvres, filmées au plus près au sein même de la grotte Chauvet puis, au fil de leur élaboration, dans sa reconstitution.

ARTE : http://www.arte.tv/guide/fr/051652-000/les-genies-de-la-grotte-chauvet?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 28/04/2015

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Le 9 octobre, ARTE présente "Homo cinematographicus" avec Marc Azéma.

Il a remarqué que les mouvements se construisait dans l'esprit des hommes préhistoriques par la répétition des images qu'il peignait sur les miµurs des cavernes par superposition.

Les artistes préhistoriques ont laissé derrière eux quantité d'œuvres graphiques fascinantes. Se pourrait-il que le cinématographe ait déjà été présent, quelque part dans ces peintures ? De nouvelles études de l'art paléolithique révèlent les prémices de l'animation et de la narration cinématographique sur les parois des cavernes. À l'époque, tout était réuni pour que ces images soient au cœur d'un spectacle total : une véritable séance de cinéma !

"Homo cinematographicus"

Le documentaire de Pascal Cuissot et Marc Azéma voyage dans les célèbres grottes de Chauvet, de Lascaux et dans d'autres sanctuaires préhistoriques, en quête d’éléments graphiques qui pourraient être rapprochés des premières images animées du XIXe siècle. Tout part d'un coup de théâtre : la découverte d’une rondelle en os d'un grand mammifère de la fin du Paléolithique. L'archéologie expérimentale révèle qu'il s'agit d'un étonnant mécanisme d'animation des images. Commence alors une enquête trépidante à travers 20 000 ans d'art paléolithique, en compagnie de Marc Azéma, préhistorien, convaincu qu'Homo sapiens était aussi un Homo cinématographiques.

http://www.arte.tv/guide/fr/050155-000/quand-homo-sapiens-faisait-son-cinema?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 05/10/2015

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Une spéléologue belge a découvert des restes de l'époque de Neandertal vieux de 176.000 ans
cad 140.000 ans avant les Homospens

S’aventurer dans les profondeurs d’une grotte, y faire reculer l’obscurité, une torche à la main. Trouver une vaste salle hérissée de stalagmites. Les briser par centaines. Les assembler pour ériger de petits enclos circulaires, tout en gardant vivante la lueur vacillante du feu — pour retrouver le chemin du retour à l’air libre. « Il y a quelques années, dit Jacques Jaubert, professeur de préhistoire à l’université de Bordeaux, je n’aurais jamais cru que l’homme de Neandertal, que j’étudie depuis trente ans, en soit capable. » C’est pourtant bien ce qu’il décrit dans un article signé par une équipe internationale, et publié dans la revue Nature jeudi 26 mai : il y a 176 500 ans, l’homme de Néandertal a construit d’énigmatiques structures à plus de 300 mètres de l’entrée de la grotte de Bruniquel (Tarn-et-Garonne). Il s’agit de la plus ancienne construction jamais découverte aussi loin de la lumière du jour.
La surprise de ce spécialiste témoigne de l’extrême rareté des vestiges laissés par Homo neanderthalensis sur le continent européen, qu’il a pourtant occupé entre - 400 000 ans et - 40 000 ans, jusqu’à l’arrivée d’Homo sapiens, qui le supplante rapidement. Cette stupéfaction rétrospective traduit aussi peut-être des préjugés, conscients ou non, dont ce cousin à la réputation de brute épaisse a longtemps fait l’objet. « La découverte de Bruniquel apporte une perception différente de Néandertal : 140 000 ans avant Homo sapiens à Chauvet, il s’était déjà approprié le monde souterrain, souligne Jacques Jaubert. Je suis impressionné et respectueux devant cette exploration primitive. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/archeologie/article/2016/05/25/140-000-ans-avant-homo-sapiens-neandertal-s-etait-approprie-le-monde-souterrain_4926458_1650751.html#f3my13dlrUVtyRhF.99

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2016

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Avec la conscience du temps (l'image différée) et la généralisation des signes abstraits, Cro Magnon développe sa pensée. Dès lors, on peut dire qu'il dispose de trois formes de conscience : 1 - la conscience directe 2 - la conscience par impression 3 - la conscience par représentation mentale de la chose : imagée puis symbolique. La conscience par impression peut se voir associée à la peinture des mains dites positives (mains enduites de matières et appliquées fortement sur la paroi), la conscience formelle (représentations et symboles) étant, elle, associée aux mains négatives (peintes au pochoir). L'avenir de la pensée qui viendra après Cro Magnon est aux formes et aux contours des notions, des idées, des concepts. Mais, c'est l'imagination qui régnera longtemps. Faculté propre de l'homme, elle va générer les croyances, les mythes et les récits. Et c'est pourquoi, je reste convaincu que l'intelligence s'est formée dans l'ordre indiqué en début de cet article, à savoir : 1 - La perception, 2 - l’imagination, 3 - la conscience du Moi, 4 - l’entendement, 5 - le jugement, 6 - la raison.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/comment-pensait-cro-magnon-185193

Écrit par : L'enfoiré | 04/10/2016

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