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09/09/2016

Île Maurice, "Isle de France" ou "île Franglaise"

"Ces Franglais de l'océan Indien" était le titre de l'article du GEO n°23 qui date de janvier 1981. "Maurice aux multiples visages", le titre d'un autre GEO n°83 en janvier 1986. 


0.jpgDernièrement, sans que ce soit dans l'émission "Les Belges du bout du monde", un premier contact s'était produit récemment pour se mettre dans l'ambiance:
podcast.

Comme je connais quelqu'un avec le pseudo "Coccinelle" qui a une origine mauricienne et voudrait bientôt y retourner après des années en Belgique, je lui laisse la parole dans ce billet pour exprimer ce qu'elle ressent de son île natale.

Son nom, je ne vous le dirai pas, mais il fleure bien mieux encore.

>>>


 

L’île Maurice a énormément de choses à faire découvrir.
La richesse de son peuple et de son métissage culturel en fait un véritable joyau au milieu de l’Océan indien, un petit bijou de l’archipel des Mascareignes.
 
Les premiers temps, tout est synonyme de vacances: l’océan, le soleil, les cocotiers, les fruits exotiques,les plages paradisiaques, la cuisine métissée…
 
Les devises : la roupie mauricienne (à comparer avec l'ancien franc belge).
 
D’un point de vue plus positif, ce sont les cultures créoles, indiennes, chinoises et occidentales se mélangent pour donner la véritable couleur locale de l’île.
 
Tous le mondes s'entendent très bien et se marient entre eux.
 
Un vrai mélange de cultures et de couleurs.
 
L’île ne possède pas de langue officielle désignée par la Constitution du pays. L’anglais est uniquement officiel dans les milieux d’affaires et les tribunaux.
On roule à gauche comme en Angleterre.
Le français est plus largement parlé dans la vie de tous les jours. 
C’est aussi la langue la plus souvent utilisée dans les journaux et la littérature, mais la plupart des Mauriciens sont multilingues et la majorité des habitants parlent un créole mauricien influencé par le français.
C’est une véritable explosion de saveurs culinaires, de musiques des îles  (le sega), de langues (le créole ), de traditions et de religions que nous offre ce mélange de communautés.
Deux saisons seulement. 
Des températures pas trop extrêmes en été/hiver entre 16 et 35 °C sur les plateaux, entre 22 °C et 38°C sur la côte. 
L’été austral s’étend de septembre à mai environ.
Toujours, un coucher de soleil grandiose.
Je tiens vraiment à dire aux personnes qui voudraient visiter l'île:
- Sortez des hôtels ! Ne passez pas votre temps à brûler sur la plage ! Vous passeriez à côté de tout ce qui fait le charme de ce pays.
Allez vous promener au milieu des plantations de thé, boire un rhum dans une vieille demeure coloniale à Labourdonnais ou à la rhumerie de Chamarel.
Imprégnez-vous de l’atmosphère sereine des temples indiens de Grand Bassin, le lieu sacré hindou.
Faites de la randonnée dans les Gorges de la Rivière noire.
Allez au Morne, patrimoine mondial de l’Unesco et haut lieu de l’histoire de l’esclavage à Maurice.
Vous pourrez nager avec les dauphins ou avec les poissons, palmes, masque, tuba feront l'affaire.
Chamarel, "La terre 7 couleurs".
L'île aux Cerfs est l'un des plus beaux sites de l'île à l'intérieur du lagon de Trou d'Eau Douce.
Enfin, pleins de sites à visiter.

La République de Maurice comprend les îles Maurice, Rodrigues, les îles Agalega, ainsi que l’archipel de Saint-Brandon, qui ne compte que 63 habitants d’après le recensement de 2000. Avant que l’île Rodrigues n’obtienne son statut d’autonomie en octobre 2002, elle constituait officiellement le dixième district de la République de Maurice.

L’île Maurice ne possède pas de langue officielle désignée par la Constitution du pays. L’anglais est uniquement officiel dans les milieux d’affaires et les tribunaux. Le français est plus largement parlé dans la vie de tous les jours, c’est aussi la langue la plus souvent utilisée dans les journaux et la littérature,mais la plupart des Mauriciens sont multilingues, et la majorité des habitants parlent un créole mauricien influencé par le français. (mais on roule à gauche comme en Angleterre). La base à l'école gouvernemental est l'anglais, puis on a une lycée français et une école anglaise pour les ressortissant étrangère. 

En tant que Mauricienne qui vit en Belgique depuis 16 ans, j'essaye d'y retourner tous les ans pour me ressourcer.
Le soleil, la simplicité, la gentillesse des gens, la nourriture locale épicée, ne pas avoir de stress et profiter de la plage pour se relaxer, me manquent.
 

 Coccinelle,





<<<< 

1.jpgQuand Léopoldine avait pris la parole pour parler de l'île de Ré, j'avais répondu par l'intermédiaire d'un article "Ode aux îles" qui suivait et qui pourrait tout aussi bien servir cette fois.  

Je me suis donc aussi documenté par l'intermédiaire de ces deux GEO qui datent de plus de trente ans.

Cela ne me déplairait pas d'y aller un jour à cette île.2.jpg

L'océan Indien ne manque pas d'îles. 

Comment en est-on arrivé à la situation actuelle de cette île paradisiaque qui attire les touristes?

Pour le découvrir, il faut remonter dans l'histoire.

Et là, cela commence plutôt mal...

Une histoire qui remonte au 12ème siècle, les forets de l'île n'intéressent pas les Arabes de passage pour se rendre en Chine.

L'île est délaissée jusqu'en 1494 avec le traité de Tordesillas.

En 1547, le Portugais, Pero de Las Mascarehas débarque sur l'île pour y installer un nouveau comptoir.

Il est fasciné par les tortues, les coraux, les chauves-souris énormes et ... ses arbres. 

Les Portigais commencent par abattre les arbres de l'île comme bois précieux qu'ils voudraient envoyé à la métropole. 

Ils appellent "archipel des Mascareignes", l'ensemble des îles comprenant Maurice, la Réunion, Rodrigues et quelques îlots ..  

Ils laissent des chèvres et des porcs sur place en ne se rendant pas compte des dégâts que leur abandon donnerait dans le futur.

C'est au tour des Hollandais en 1598 d'investir l'île avecun certain Wijbrant Warnijck est à la barre. 

Par patriotisme ou par humour, il renomme l'île en "Maurice", du nom du prince Maurice de Nasau. Les Hollandais exploitent le bois d'ébène.

"Bois d'ébène" à la forme propre et figurée en parlant d'esclaves.

Les Hollandais étaient arrivés avec des chiens, des cochons et en plus ... des rats.

Ruinés par les incendies provoquées par les esclaves, les Hollandais finissent par quitter l'île en 1710.

Ils la laissent aux noirs "Marrons" avec quelques cerfs importés en plus. 

L'île est de plus en plus considérée comme malfamée.

En 1715, les Français dirigés par Guillaume Dufresne d'Arsel, prennent la place laissée vide. Ils la baptisent "Isle de France" pour le bon plaisir du roi Louis XV, âgé alors de 5 ans. Dufresne y reste à demeure dans un château nommé "Mon Plaisir". 

La colonisation commence vraiment avec le breton, Bertrand-François Malouin Mahé de la Bourdonnais. Il intensifie la traite des esclaves dès 1735 par l'enrôlement et l'extermination en armant Noirs contre Noirs.

La canne à sucre, résistante aux cyclones, devient la culture principale puisque qu'on a besoin de cette denrée en France.

Quand la betterave sucrière fait de la concurrence et la France se désintéresse de l'île. 

En 1810, ce sont les Anglais qui s'y installent lors du débarquement de la flotte anglaise sous les ordres de Sir John Abercromby.

Celui-ci renomme une nouvelle fois, l'île en "Mauritius".

Jusqu'en 1968, lors de l'indépendance, il ne change pas beaucoup l'ambiance française qui lui convient.

Pendant plus de 150 ans, les planteurs français conservent leurs privilèges, leurs coutumes et leur religion catholique, pour contenter les autochtones.

En 1935, la traite de esclaves se termine et est remplacée par une immigration en provenance d'Asie jusqu'en 1907.


Des coolies indiens et chinois s'occupent désormais des plantations avec des salaires très bas.

Ils ont des familles nombreuses sans planning familial.

Les Indiens représentent la majorité des habitants avec 70% de la population.

Depuis chaque groupe ethnique, les anciens s'accrochent à leur culture d'ascendance sans mémoire collective. Les jeunes s'en libèrent. La diversité s'exprime par le costume: saris des Indiens, fez musulman et pyjamas chinois.

Mosquées, temple hindou, église catholique et pagode chinoise.

Hindi, français, anglais, gujarati, urdu, cantonnais... mais surtout créole en commun. 

Sur l'île, désormais, une étrangeté: le Code Napoléon y est toujours d'application mais dans les prétoires on sort la perruque de la justice anglaise pour juger les concitoyens récalcitrants.

0.jpgDepuis, l'indépendance, l'emblème héraldique de l'île est le dodo, le débronte, un oiseau sans plumes, plus gros qu'un cygne qui a disparu depuis longtemps pendant la présence des Portugais et des Hollandais.

Le dodo n'avait jamais intéressé les colonisateurs parce qu'il avait une chair dure comme le cuir, le rendant immangeable.

L'expression "dead as a dodo" est restée dans la langue anglaise.

La langue officielle de l'île, l'anglais n'empêche pas l'organisation administrative, de rester française.

La superficie de l'île, à peine 1.865 km2.

Si en 1981, la population était déjà trop forte avec 456 habitants par km2.

En 2011, lors de la dernière estimation, elle s'est accrue jusqu'à à 639 habitants/km2.

Pour comparer, en Belgique, on compte 368 habitants par km2. 

L'île est pleine à craquer et l'immigration est limitée, devenue très choisie financièrement parlant.

Le tourisme n'a fait que s'intensifier avec des hôtels de luxe.

La peur des requins reste un sujet de conversations sur l'île.

La peur de l'océan et de la nature en général subsiste.

Dernièrement, un homme attaqué par l'un d'eux à l'île de la Réunion et la psychose des "Dents de le mer" reprend.

ARTE présentait une enquête au sujet des requins.

A Maurice, le problème des requins, cela semble moins évident.

Leur présence est limitée aux delà des récifs et non, à l'intérieur des lagons.

Protégée par les barrières de corail, la pèche se poursuit d'ailleurs à l'intérieur des lagons.

La pêche en haute mer, c'est plutôt réservée aux touristes qui pêchent le marlin, une sorte d'espadon.

Les jeunes, eux, vont souvent étudier dans les écoles supérieures à l'étranger. 

La malaria éradiquée et la chikungunya ont souvent été parmi les points négatifs de l'île, résumés par la presse.    

Pour ajouter aux lieux intéressants de l'île mentionnés par Coccinelle, le piton le plus élevé de la Petite Rivière Noire de 826 m de haut. 

Il permet de voir au Nord, les lacs du Grand Bassin, à l'Est, les plaines de Rose Belle, à l'Ouest les caféiers de Chamarel et au Sud, la côte de Souillac avec la Roche-qui-Pleure et ses chutes d'eau d'une dizaine de mètres.

Le musée de Robert Edward Hart, une autre attraction touristique...

La capitale Port-Louis ne démérite pas non plus de sa diversité...

Les écrivains et poètes n'ont pas manqué de décrire les jardins de l'île.

Le jardin du Roy de Pamplemousse par Pierre Poivre où Bernard de Saint-Pierre enterra son héroïne, dans le livre "Paul et Virginie".

3.jpgBaudelaire évoque l'île comme "un pays parfumé que le soleil caresse sous un dais d'arbres tout empourprés et de palmiers d'où pleut sur les yeux, la paresse d'une dame créole aux charmes ignorés". 

Question cuisine, cela passe par le plat créole du "rougail" à base de tomates, d'oignons, d'ail, de viande ou de poisson.

La boisson indienne favorite du "lassi", à base de yaourt ou un "alouda" glacé à base de décoction d'algue d'"agar", de lait et de sirop de fruit.

Dire "Tapeta" pour faire "santé" et le compte est bon.

L'impression générale de Maurice est parait-il: "Un monde en miniature".

On ne pourrait mieux caractériser l'île.

Et puis si cela ne suffit pas il y a Zulu et Mario Ramsamy


 

Coin de l'humour créole0.jpg

1. Comment on enseigne les maths en créole sur l'île Maurice?

Dans une classe de ‘fersse’ a lecole Notre dame des victoires, une classe de maths se déroule….

Miss: Tizean, recite moi la table de 2
Tizean: ene fois de de, de fois de kat, trois fois de cinq….
Miss:Non! trois fois deux fait six… recommence
Tizean: ene fois de de, de fois de kat, trois fois de cinq….
Miss:Non! Non! trois fois deux fait six… recommence!
Tizean: ene fois de de (li mette enne tigit lacrasse lor so latet)…. de fois de kat (li mette enne tigit lacrasse lor so latet)….

Apres avoir reciter jusqu’a six fois de, Miss l’arette….

Miss: Kifer to pe mette lacrasse lor to latet? To latet pas bon?
Tizean: Be miss,… hier soir mone lever mo ti alle fer pipi… mo passe cot morpa, morma zot lassame… mo tanne li dire ‘mette imper lacrasse lor latet la… li pou rente plis bien’…….

2. Pour apprendre l'Anglais Potis.

Picpac: Allo qui maniere, Ticolo? Tou correk?

Ticolo: My Enlish professor has asked me to speak English only: Let us speak English. This will improve my English knowledge.

Picpac: OK, what are you called?

Ticolo: Ticolo: and you?

Picpac: Picpac.

Ticolo: Where do you rest?

Picpac: At Four Coconut. And you?

Ticolo: At Red Earth near a halfbig shop.

Picpac: It is husband hot in this stadium.

Ticolo: You have reason. I am transpirating! How are you doing at school? Are you breaking the packet?

Picpac: Yes, my father told me if I fail, my saucepan will be hot.

Ticolo: I gain thirsty. Have you something to drink?

Picpac: Yes, I have some dead water. Do you want some?

Ticolo: Yes. Thank you. If you gain hungry, I have got fried apple of the earth.

Picpac: No. Thank you. I have bought some dholl rotten with curry big weight.

Ticolo: Are you taking part in the sports?

Picpac: No. I am blessed in the foot.

Ticolo: What have you got?

Picpac: The baby of curry rock fell on it.

Ticolo: Do you hurt much?

Picpac: Of course! I saw lightnings.

(Suddenly there was a commotion in the centre of the field and many pupils had assembled)

 Ticolo: Stay here. I am going to see what arrived

(A few minutes later, he returns and announces):

A boy fell down without knowledge. The professor says it is because of the sun. He is called zoreille. Do you know him?

Picpac: Yes, but he is not my army. He is a coconut eater. It is not easy with him.

Ticolo: Look at the small boy. He wants to run with a big. He will not be capable.

Picpac: I know him. He runs quickly. Small knife cut big pumpkin. His sister is a beautiful thirty-five. I am trying to put her in a circle, but I have no money. I am waiting for my condemned box to fill. Now my hand is under rock.

Ticolo: We must marry picker. I give you money.

Picpac: Don't tell her brother. If he knows, he will untie our race. He is a small chilli.

Ticolo: Are you to rest here a long time?

Picpac: No. If I felt an occasion, I am going to break the pause at Rose-Hill.

(He stood up and inadvertently crushed his friend's foot)

Ticolo: Eh, you monkey, you are blessing me again. You cannot make attention.

Picpac: Sorry, my black.


Articles annexés sur Agoravox.fr:

Et récemment:

Commentaires

le dodo aussi a la Reunion
http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/la-dodo-le-la-184320

Écrit par : L'enfoiré | 10/09/2016

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Elle décrit son pays natal avec un tel amour et fierté, qu'on a envie d'y aller immédiatement!

Écrit par : Lut | 16/09/2016

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L’article sur l’ile Maurice m’a appris plein de choses .
On sent le caractère mauricien dans la façon dont ta voisine a présenté son ile.
Tout en douceur et en gentillesse.
Elle le fait en retenue sans trop vanter les cotés positifs …….en y touchant à peine.
Quand j’ai lu le dodo , je me suis rappelé un livre que j’ai lu il y a pas mal d’années et qui m’a laissé des souvenirs bien précis : »le bal du dodo »
L’histoire se passe à l’ile Maurice mais est assez bizarre car très décousue dans le temps.
Par contre je me souviens bien de l’atmosphère de canne à sucre , de rhum mais surtout de cet esprit terriblement colonialiste !
On aurait cru « autant en emporte le vent » !!!
Je me demande maintenant si c’est la mentalité créole qui domine ou l’esprit hindou ?
Ou le mélange Français/british ?

Écrit par : Léopdine | 16/09/2016

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Ai parcouru l'Ile Maurice de Cocci... Agréable à lire...

Écrit par : Alberic | 16/09/2016

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