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07/01/2017

Mes papas viennent de Mars, mes mamans de Vénus et moi de Pluton

0.jpgIl y a un an, le 2 janvier mourait Michel Delpech d'une maladie qui le terrorisait depuis plusieurs années.

Delpech, un homme qui a sa vie en chansons.

Ce billet est écrit en son hommage.

Il avait écrit une chanson émouvante "Les divorcés" qui racontait une séparation dans la vie d'un couple.

Sa fille, il l'appelait Stéphanie.

Personne n'a pris la relève et demandé à un enfant d'un couple de parents séparés, ce qu'il en pensait d'une telle séparation. La situation de familles recomposées est devenue très courante. Si au départ, cette séparation peut être déchirante, cela peut devenir si pas réjouissante, avoir aussi des compensassions. J'avais 6 ans à l'époque. J'en ai dix aujourd'hui. J'ai penser t'envoyer mes vœux à toi, Stéphanie... J'ai préféré t'envoyer cette lettre ouverte.

Papa vient de Mars et maman de Vénus, est-il dit.

Et moi, Nicolas, d'où étais-je venu?

D'où est ce que je venais dans un tel scénario?

Et si j'étais venu de Pluton?


Pluton est très éloignée. C'est "une planète déchue injustement par la police du politiquement correct scientifique. Mais c'est toujours une planète", dirait Donald Trump. Elle n'est pas aussi grande planète que celle de Papa et Maman, mais c'est un gros objet en orbite autour du Dieu Soleil qui, même éloignée, reçoit quelques bénéfices de cet abandon.

 

 On pourra dans les premiers temps
Donner la gosse à tes parents,
Le temps de faire le nécessaire.
Il faut quand même se retourner.
Ça me fait drôle de divorcer,
Mais ça fait rien : je vais m'y faire.
Si tu voyais mon avocat,
Ce qu'il veut me faire dire de toi :
Il ne te trouves pas d'excuses.
Les jolies choses de ma vie,
Il fallait que je les oublie :
Il a fallu que je t'accuse.
Tu garderas l'appartement.
Je passerai de temps en temps,
Quand il n'y aura pas d'école.
Ces jours-là, pour l'après-midi,
Je t'enlèverai Stéphanie.
J'ai toujours été son idole.
Si tu manquais de quoi qu'ce soit,
Tu peux toujours compter sur moi
En attendant que tu travailles.
Je sais que tu peux t'en sortir :
Tu vas me faire le plaisir
De te jeter dans la bataille.


(Refrain:)
Si c'est fichu
Entre nous,
La vie continue
Malgré tout.

Tu sais maintenant c'est passé
Mais au début j'en ai bavé :
Je rêvais presque de vengeance
Évidemment j'étais jaloux
Mon orgueil en a pris un coup
Je refusais de te comprendre.
À présent, ça va beaucoup mieux
Et finalement je suis heureux
Que tu te fasses une vie nouvelle.
Tu pourrais même faire aussi
Un demi-frère à Stéphanie :
Ce serait merveilleux pour elle.


(refrain)

Les amis vont nous questionner
Certains vont se croire obligés
De nous monter l'un contre l'autre
Ce serait moche d'en arriver
Toi et moi à se détester
Et à se rejeter les fautes.
Alors il faut qu'on ait raison
Car cette fois-ci c'est pour de bon :
C'est parti pour la vie entière.
Regarde-moi bien dans les yeux
Et jure moi que ce s'ra mieux
Qu'il n'y avait rien d'autre à faire


(refrain)

Chère Stéphanie,

Je t'écris parce que j'ai connu ton histoire.

Je n'ai plus l'âge du tien.

Tu as donc toujours été l'idole de ton papa. Bravo, pour lui.

Ton papa était peut-être un "papa-poule" comme on appelle les papas qui s'occupent de leurs jeunes enfants mieux que les mamans ne pourraient le faire.

Les femmes s'en sortent mieux. Elles sont aussi montés dans la hiérarchie et ont des professions qui prennent beaucoup de leur temps.

Ta maman n'est plus dépendante de papa. Elle s'est jeté depuis longtemps dans la bataille. Elle gagne des sous et peut-être plus que papa. 

Avec l'âge, carriéristes, certaines femmes deviennent des "couguars" avec des gigolos à leurs bottes, prêts à pomper leurs généreuses donatrices en mal de sentiments trop convertis.

Bizarre, on ne donne pas le nom de "léopards" à certains hommes et de gigolas à leurs bottes dans la situation inversée...

L'adoption et l'insémination artificielle sont devenus monnaies courantes à notre époque qui allonge la vie.

A t-on déjà vu une pièce de monnaie prendre ses jambes à son cou et s'éloigner en courant ? Que nenni ! Car la "monnaie courante" ne se déplace pas toute seule, quoi qu'on puisse en penser.

"Monnaies courantes", une expression française qui convient tout de même dans ce cas.

Avoir des enfants à tout âge pour une femme est devenu la tendance qui progresse avec l'allongement de la vie.

Pour le réveillon de Nouvel an, comme souvent, c'est chez papa que je l'ai passé.

Cela a toujours été à lui de me reprendre lors de ce passage à l'an neuf.

Noël, je l'avais passé chez maman, comme toujours.

Ils sont devenus vieux, aujourd'hui.

A cette époque, les âges des parents étaient assez correspondants. Ce n'est plus souvent le cas.

Comme ce n'est plus le cas non plus de rester ensemble dès la première incartade comme ils le faisaient après avoir dit devant le curé du coin "pour le meilleur et pour le pire".

Non, tout cela a changé. Les séparations sont encore une fois devenues "monnaies courantes".

Après la séparation des miens, chacun n'avait jamais su quoi faire pour me satisfaire.

Tu sais, il y a "Les liens du cœur", entre les liens du sang et les liens du cœur, j'ai regardé ce film avec beaucoup d'intérêt. Mais, c'est vrai et c'est pas vrai vu de mon point de vue.

Il y a les intérêts de chacun à prendre en compte. Cela je l'ai compris bien plus tard.

On dit que dans les couples séparées que les enfants sont transbahutés de l'un à l'autre.

Surtout aujourd'hui, depuis que la loi donne des directives en ce sens.

Mais c'est vrai aussi qu'il peut y avoir des compensations pour le gosse dans ce mouvement de va-et-vient. 

J'avais vécu ce genre d'exercice à deux voix ou à deux voies et j'en avais pris mon parti après quelques temps.

L'enfant dans tout cela, comment devrait-il réagir à cette situation de déchirement du couple dont il n'a rien à cirer entre deux visions différentes?

Pleurer, être mal dans sa peau d'être mal tombé chez des parents qui ne s'entendent pas?

Petit jeune, il imagine et se pose des questions existentielles parées de nostalgie.

Qu'est-ce que j'aurais pu faire pour que cela ne se passe pas?

S'il reste sur ce genre de pensées, ce serait la cata.

Je me rappelle encore, j'avais accompagné papa et maman quand ils avaient vu le documentaire "Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus". Ils avaient rigolé en se regardant dans les yeux. Mais déjà le vers était dans le fruit.

Et moi alors, je venais d'où? Et si c'était de Pluton?

Pourquoi, est-ce que je ne viendrais pas de Pluton en tentant de prendre mes bénéfices aux passage dans un voyage dans une lumière interstellaire? 

J'étais sensé donner plus de tons, plus de couleurs dans la famille.

On m'avait donné une foule de règles de bonnes conduites de ce qu'était l'esprit de famille quand ils vivaient ensembles.

Et voilà que cette famille se disloquait.

Ils sont cons les adultes de prêcher des idées qu'ils ne respectent pas eux-mêmes.

1.jpg- Fais pas ceci, mais fait cela, combien de fois ne l'avais-je pas entendu quand papa et maman vivaient ensembles et qu'ils se déchiraient déjà dans des disputes dans lesquelles il n'y avait ni gagnant et ni perdant.

Mais comme dans toutes les règles, il y a des exceptions quand les situations évoluent.

Moi, alors, j'ai commencé à jouer le rôle de la boule du pinball qui roule, qui bouscule tout sur son passage, qui hésitait et qui ne savait pas où aller avant de rouler dans le trou au bas du jeu de quilles.

Ce jeu, je l'avais donc déjà vécu avant six ans. Je restais derrière la porte sans tout comprendre aux disputes.

0.jpgDans ces disputes, j'entendais seulement souvent mon prénom dans les conversations des grands.

Dans mon petit esprit de gamin en pluche, je prenais de l'importance.

J'étais devenu l'argument de poids, la colle tout du couple.

Jusqu'au jour où j'ai entendu une dispute plus violente que d'habitude.

Des bruits d'assiettes qui tombent sur le sol avec le mot "divorce" qui apparut pour la première fois. Mot dont j'ignorais le sens, mais qui aux échecs que papa m'avait appris, n'était plus un fin en Pat, mais en Mat.

Ce jour-là, Papa avait quitté la maison.

Un mois après, ma mère avait engagé une procédure en divorce. 0.jpg

Ils ne se parlaient plus qu'en présence de leur avocat en interface.

Quand j'ai pris de l'âge, j'ai compris qui était surtout gagnant: les "pratiquants" de la Justice.

J'ai même pensé devenir avocat pour gagner des tunes sur le dos des couples en détresse.

Mais, ça je l'ai compris bien plus tard, évidemment.

Les divorces à l'amiable, rapide comme l'éclair, cela n'existait pas vraiment.

Trop peu rentables.

Je n'avais compris ni les conclusions de la procédure ni qui avait gagné le procès en divorce si ce n'est les avocats.

Toujours est-il que je me retrouvais chez maman qui a commencé à me choyer et qui m'habillait presque comme une poupée qu'elle aurait peut-être voulu que je sois.

Cela m'énervait, mais je ne lui disais rien.0.jpg

Mammy, la mère de maman a pris la défense de maman. Comme toujours...

Tout s'était envenimé. Chacun prenant le parti de son propre clan. Les grands parents des deux familles étaient devenus des ennemis alors qu'ils se voyaient auparavant en bons amis. 

Les copains poursuivaient le même travail de sape comme le racontait ton papa dans sa chanson.

Tu ne sais pas quoi, j'ai même été appelé chez le commissaire de police qui m'a demandé chez qui j'aimerais aller.

Ce con ne s'est même pas rendu compte que je ne le savais pas et que ma réponse à sa question tombait comme un cheveu dans le bouillon de la soupe.

Alors, j'avais inventé une connerie pour le dissuader de me poser d'autres bêtes questions.

Le suite était réglée comme du papier à musique.

Il a fallu vendre l'ancienne maison pour que chacun prenne sa part et continue à payer les traites de la maison.

Papa est allé s'installer d'un côté de la ville et maman de l'autre.

Chacun dans leur appartement en réduction.

J'avais une belle grande chambre dans la maison et je me retrouvais dans une chambre minuscule.

Ils avaient divorcé et pour moi, ce furent les débuts d'une longue errance de l'un à l'autre que je t'ai raconté.

Au départ, j'en beaucoup pleuré.

Puis, bizarrement, j'ai compris tout l'avantage que je pouvais en tirer.  

Ils me manipulaient. La duperie ne pouvait continuer. J'allais les manipuler moi-même.

Quand c'était les fêtes, je ne recevais pas deux cadeaux. Un en commun de papa et maman et un autre de Mamie et de Papy.

Je doublais ma mise en cadeaux lors des fêtes de famille et de mon anniversaire.

Tout bénef, quoi.

La seule chose que je devais préparer avant la date, c'était de faire ma liste de cadeaux. J'étais prévoyant, sais-tu.

Je mettais la liste dans la cheminée pour Saint Nicolas et pour le Père Noël. Pour mon anniversaire, je lançais des idées des deux côtés. Je peux dire que j'en avais.

Comme ça il n'y aurait pas de jaloux et de duplication des cadeaux.

Les listes disparaissaient de la cheminée toujours bien avant l'événement.

Chacune des parties étaient demanderesse, moi compris mais à la base. 

Je me rappelle qu'à mes dix ans, lors d'un réveillon de Nouvel An, j'avais reçu un cadeau de papa qui n'était pas sur ma liste.

Tu te rends compte, c'était un truc pour l'école alors que ma liste était longue mais sans cela.

J'ai boudé... Salaud d'adultes.

Mais papa avait probablement mal lu ma liste.

Oui, à dix ans, j'avais pris de l'âge et le Père Noël n'avait plus les mêmes entrées dans le foyer.

Le lendemain, le bidule de papa pour l'école que j'avais laissé sur la table, avait disparu.

Dans la journée, je recevais un beau camion tout neuf qui roulait à merveille au côté du train électrique que j'avais déjà reçu à Noël par maman.  

Et tu sais quoi, cette situation ne s'est jamais reproduite.

Cela marchait bien mieux qu'avant.

Papa s'est remarié un an après.

Après j'ai eu ce qu'on appelle une demi-sœur ou une sœur par alliance.

Elle s'appelait Marianne. Que Marianne disait ton père, être jolie.

Il faut bien que chacun prenne son pied et que le corps exulte comme le chantait le Grand Jacques.

Était-ce un échange à partir d'un club fermé échangistes?

Qui sait? Mais papa ne me l'a jamais dit.

En fait, mes parents d'origine, ceux qui m'ont vu naître, n'étaient pas mauvais. 

Ils étaient seulement un peu trop baba cool ou baba au rhume dans le fond d'eux-mêmes.

C'est toujours l'affectif qui prend le dessus, parce les enfants restent leurs propres rejetons et leur descendance.

Il faut toujours qu'ils impressionnent du moins en apparence même si dans le fond ils étaient plutôt sévères avant la séparation de mes parents.

Quant à mes nouveaux "beaux parents", à y réfléchir, ils n'étaient pas aussi beau que leur surnom habituel le laisserait comprendre.

Là, j'ai raté le coche. Il a fallu donné de nouveaux surnoms? Pourquoi pas Papy et Granny. Cela leur convenait et moi, je n'en avais cure.

Si la sévérité était disparue par enchantement dans le premier clan, ce sont les cadeaux qui se sont estompés très vite dans le deuxième.

J'investissais à perte.

Les sucettes à l'anis pour remplacer les primes et les lacunes?

Des tunes remplacent toujours le manque d'idées. Puis, plus rien...

La prime de naissance était déjà trop loin.

Ce qui est gênant, c'est que je ne vois plus ma petite sœur par alliance.

Elle a dû suivre le même scénario, mais j'ai perdu sa trace.

Quand elle allait d'un côté de la "vilaine" famille, j'allais de l'autre chez la "belle".

Enfin, je sais pas si je peux parler d'elle comme d'une vilaine.

Papa et maman étaient réunis ensembles dans des chocs de titans potentiels de planètes Mars et Vénus.

Mes grands parents d'origine restaient sur Terre à gué au milieu de nulle part à se demander ce qu'il se serait passé si les choses avaient tourné autrement.  

Comme je te disais au départ, j'ai vieilli et j'ai pas mal réfléchi à tout cela.

A notre époque, cela a changé comme le chantait Goldman


N'essaye pas trop de comprendre toutes mes réflexions.

Relis-les plus tard quand ton tour de choisir viendra.

Avoir des enfants, il faut que tu saches pour quand tu seras grande, que pour un homme et une femme, c'est pas pareil.

Pour une femme, avoir un bébé, c'est physique.

Elle peut accepter de se priver de beaucoup de choses mais pas de ça.

Sans avoir tenter d'en avoir reste parfois un regret toute sa vie.

Tu n'as plus toutes les cartes à jouer en main.

Bien plus tard, quand tu deviens grand-papa et que tes enfants ont des mioches, tu en deviens gaga.

Tu commences à parler avec des onomatopées incompréhensibles au risque de devenir ridicule devant les autres.

Quand tu n'as pas d'enfants, cela change toute ta vie de couple.

Tu mets d'autres priorités en avant: le travail, les voyages par exemple, ta propre vie.

Tu vis pour toi et pas pour des suivant.

Tu deviens quelque part "individualiste", mais ce n'est qu'en surface.

Ce qui est vrai c'est que tu contribues, sans même sans t'en rendre compte, sans le vouloir, à la réduction de la surpopulation sur notre planète.

Avant d'écrire tout cela, j'en ai parlé autour de moi.

Les opinions divergent et divergeront toujours selon les expériences vécues depuis l'enfance. Alors, il faut réfléchir et réfléchir encore.... Notre avenir en commun en dépend.

A l'origine des temps, l'homme était le "chasseur". C'est lui qui ramenait le gibier et la femme qui restait auprès des enfants.

Ne rie pas en nous imaginant avec une lance au bout de la main, nous ne sommes plus là.

La femme décide de son corps. "Une femme, c'est un homme qui pleure de temps en temps", disait une réplique dans un film de Lelouche que tu n'as évidemment pas connu. 

Il y a même des femmes sans enfants qui y trouvent des avantages

Les prendre comme des anormaux serait une idiotie sans nom.

L'histoire de Simone de Beauvoir était racontée cette semaine.

Une des femmes les plus influentes de son temps.

Anticonformiste, elle raconte sa vie dans son livre "Le deuxième sexe".

Pionnière du féminisme, elle avait activement participé au mouvement de libération des femmes aux côtés de Jean-Paul Sartre, son amant de toujours.

Se battre et ne pas se résigner dans un sens ou dans l'autre, cela devrait être le mot d'ordre en se foutant du regard oblique des passants honnêtes, comme le chantait Brassens.

Cette situation se présente aussi chez quelques animaux.

Les mâles, après avoir tiré leur coup, s'en vont pour refaire le même exercice d'exhibition avec d'autres femelles. 1.jpg

C'est l'évolution qui veut cela. Ils n'y peuvent rien.

Je lisais dans mon journal, des conseils pour 2017, "et si vous décidiez de vous aimer, de vous estimer pour être plus performant dans une psychologie positive?

Voilà, j'ai presque fini ma lettre ouverte, chère Stéphanie.

Je ne sais si les "beaufs" deviennent entiers, un jour.

Toutes ces grandes questions restent sans réponses...

Tout cela pour te dire, chère Stéphanie, que dans le fond, tu ne dois pas trop t'inquiéter de la séparation de ta maman et de ton papa.

Joue à la poupée tant que tu le peux.

Tu décideras en ton temps si tu voudras un bébé ou non.

Les petits entendent critiques et reproches dès l'école. Tout cela ne façonne pas les individus audacieux.  

Tu trouves toujours, en cherchant bien, des compensations par la compassion des plus grands, par les bonnes déductions d'une situation qui te dépasse.

Et tu trouveras toujours quelqu'un qui tire les marrons du feu...


 

Eriofne,

 

0.jpg

 

1.jpgMise à jour 22 janvier 2016: A l'affiche de "Love Letters", avec Jean Piat, l'actrice Mylène Demongeot

Résumé: Tout au long de leur vie Melissa et Andy se sont aimés de loin, par correspondance, sans jamais pouvoir être ensemble. Le destin, la vie, les rencontres les ont rapprochés puis éloignés. Jamais ils n'ont cessé de s'écrire. Au fil de leurs échanges, on ressent l'amitié taquine de l'enfance, la passion adolescente, la complexité des sentiments mêlée aux espoirs et désillusions de l'âge adulte. Leur relation épistolaire est à la fois drôle, tendre et d'une réalité bouleversante.

Commentaires

Si Stéphanie pouvait répondre elle te dirait:
Ça semble vachement plus cool sur Pluton que chez moi car ici des parents qui divorcent c'est la vie qui s'écroule! La vie de famille , les habitudes , toutes les certitudes s’effondrent.
D'abord l'angoisse de perdre ce qui est construit puis la colère contre celui ou celle qui a tout foutu en l'air .
Parce qu'il y a forcément un coupable.........
On se sent obligé de soutenir le parent le plus faible vis à vis de l'autre , celui qui a décidé de partir.
Le mot continuité ne s’applique plus à rien et c'est le mot changement qui prend sa place.
On va d'une maison à l'autre et on ne prend parfois même plus la peine de vider sa valise. Elle reste constamment ouverte et se retrouve comme nous en transit.
Le temporaire est la philosophie qu'on est obligé de pratiquer sinon on devient fou .
Et puis on cherche pendant longtemps la superglue qui va tout recoller pour toujours.
Elle existe peut être sur Pluton mais ici elle est introuvable .
C'est un tsunami cette rupture .Tout est bousillé.
On réapprend à vivre après mais je me demande tout de même si c'est comme çà la vie .Tu crois que tout peut s’arrêter du jour au lendemain?
Tes compensations ........j'ai bien cherché , j'ai beaucoup réfléchi mais franchement j'arrive pas à les trouver.
Mais c'est quand même sympa d'avoir essayé !

Écrit par : Leopoldine | 08/01/2017

Dans ce billet, il y a plusieurs aspects.
Au départ, il y a un hommage à Delpeche qui a souvent chanté des événements de sa propre vie.

Je n'ai pas voulu faire intervenir l'opinion des parents, mais en tentant de me mettre dans la peau de l'enfant qui voit aussi son univers qui s'écroule alors qu'il ne comprend pas ce qui lui arrive.

Pour les parents, responsables et parfois coupables, c'est souvent une autre décision
Ce n'est pas vraiment une autobiographie. Pour cela, j'ai écrit cela à un autre endroit.
Mais certains éléments en font pourtant partie au même âge de Stéphanie.
Un enfant oublie à cet âge. C'est sa force de récupération.
Il s'adapte peut-être mieux que les parents à une nouvelle situation.
Aujourd'hui, il y a des nouveaux couples qui se reconstruisent, tout en ne coupant pas complètement les ponts avec les anciennes moutures, grâce aux enfants.
Le choix de Pluton était une allégorie qui explicitait que les enfants ne font partie des décisions des grands.

Écrit par : L'enfoiré | 08/01/2017

Deux films à renseigner:
L'ancien qui revient sur France3 ce 9 janvier:
"L'étrange histoire de Benjamion Button"
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18857734&cfilm=57060.html

Un nouveau qui arrive
"Il a déjà tes yeux"
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19566508&cfilm=245619.html

Écrit par : L'enfoiré | 08/01/2017

On aime les enfants, mais pas les droits de l’enfant

La lutte pour les droits de l’enfant, dans notre pays, reste une préoccupation quotidienne, selon un Comité de chercheurs, de professeurs et de représentants du monde associatif
Enfin, on aime surtout les petits qui boostent Viva for life, spécialement s’ils sont malades, battus ou pauvres. Tant mieux pour eux, ils en ont besoin.
Encore que. Être un enfant malade n’empêche pas d’être jeté à la rue le 21 mars, quel que soit le temps qu’il fait, parce que le Samusocial ferme ses portes. Être battu n’empêche pas les haussements d’épaules lorsqu’il s’agirait d’inscrire dans la loi qu’aucune violence, fût-elle légère, ne peut jamais être exercée contre un enfant, parce que la violence légère appelle la violence lourde, parce que même une fessée « comme j’en ai reçu moi-même sans être traumatisé » est toujours une défaite éducative.
Être pauvre n’empêche pas d’être arraché à ses parents dans l’intérêt supérieur de l’enfant, pour être placé dans une famille ou une institution convenables, puisqu’il faut bien faire comprendre à ces gens-là, Monsieur, qu’il est indécent de faire des enfants quand on est ce qu’on est et qu’on n’a pas ce qu’on n’a pas, et tant pis si l’histoire démontre que briser les familles n’a jamais, au grand jamais, rompu le cycle de la misère.
On aime les enfants, mais pas les droits de l’enfant qui a déjà du poil au menton ou une poitrine qui commence à pointer. Surtout si le poil est celui d’un futur barbu coiffé d’une chéchia et si la jeune fille porte déjà le foulard ou la longue jupe des Roms. D’ailleurs ce ne sont plus des enfants, et n’allez pas faire du juridisme en rappelant que, selon le droit international, on est un enfant jusqu’à 18 ans.
Quand on est capable de mendier et de voler, « malitia supplet aetatem », « la méchanceté supplée l’âge », c’est Charles Quint qui l’a dit il y a cinq siècles, et, depuis, les tribunaux de la jeunesse n’ont pas beaucoup évolué en s’illusionnant sur les mérites de la prison chaque fois qu’ils renvoient un jeune se faire juger comme un adulte.

Une comptine légistique
On aime les enfants, mais pas les droits de l’enfant étranger. Répétez dix fois « enfant étranger » et écoutez quel est celui des deux mots que l’on entend le plus distinctement. Alors qu’ils soient assassinés à Alep ou au Kivu, qu’ils se noient en Méditerranée ou qu’on enferme dans des centres fermés ces petits totalement innocents de la méchanceté des adultes, on ne voit pas le rapport avec l’État de droit.
On aime les enfants, mais le pouvoir ne protège pas les droits de l’enfant. Nos législateurs écrivent « intérêt de l’enfant » dans la plupart des lois, décrets et autres ordonnances ou règlements, mais la norme demeure d’abord celle qui sert l’intérêt ou le désir des adultes, et cette comptine légistique ne sert qu’à évoquer, pour le principe, d’éternels absents. On ne demande que ce que l’on n’a pas. On n’appelle que ceux qui ne sont pas là.
Tout un gouvernement se met d’accord pour violer l’autorité constitutionnelle de jugements qui protègent une famille et des enfants, mais le pire est la rapidité et la facilité avec lesquelles on s’habitue à cette atomisation inédite du droit en général et des droits de l’enfant en particulier. Sous prétexte de son manque de précision, nos hautes juridictions refusent que soit invoquée devant elles la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, que la Belgique a ratifiée et qui constitue un traité obligatoire, alors que par exemple la Cour de cassation française, qui ne ressemble tout de même pas un club d’excités avant-gardistes, ne s’est pas rendue à cet argument trop confortable.

Que reste-t-il des Marches blanches ?
Il existe des institutions indépendantes, ou plutôt des personnes, investies de la mission de tenter de rendre effectifs les droits de l’enfant en Belgique, le Délégué général aux droits de l’enfant et le Kinderrechtencommisaris (pour ne pas mentionner l’Organe d’avis de la Commission nationale pour les droits de l’enfant, interfédérale, que personne ne connaît et que personne n’écoute). Mais, si on prétend aimer les enfants, peut-être n’aime-t-on pas ceux qui défendent leurs droits ?
Le Délégué général présente son rapport annuel au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce 11 janvier 2017. Si vous le lisez, vous saurez ce que la Belgique des marches blanches fait aux enfants. Le Délégué se fera peut-être attaquer par quelque populiste parce qu’il a osé poser la question de la part de liberté et de la part du conditionnement social à propos des enfants radicalisés (répétez dix fois « enfants radicalisés », et dites quel mot on entend le mieux), ce qui n’est finalement que la question de la criminologie depuis qu’elle existe, mais là n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est de faire aimer les droits de l’enfant, chaque année un peu plus, parce que c’est une bonne manière d’aimer les enfants.
Il y a encore du pain sur la planche, Monsieur le Délégué. Vous l’écrivez vous-même dans votre rapport. Bon courage, nos vœux vous accompagnent.

http://plus.lesoir.be/76947/article/2017-01-10/aime-les-enfants-mais-pas-les-droits-de-lenfant#_ga=1.39923050.974482167.1482488327

Écrit par : L'enfoiré | 11/01/2017

Dans le cas d'adoption, pour assurer les enfants adoptés, les législations occidentales prennent énormément de précautions: état du côté de la fortune, des capacités d'assumer l'adoption.
Pour les enfants naturels, l'enfantement considéré comme étant "naturel" et donc désirés par la nature, rien n'est fait.
Les "accidents de parcours" sont toujours contre nature.

Apprend-on à être parent ou est-ce un apprentissage personnel au coup par coup?
Apprendre n'importe quelle manière de vivre, c'est connaître les tenants et les aboutissants. C'est voir ce qui se passe chez ceux qui ont l'expérience du "système" pour en prévoir les risques et les avantages.

Écrit par : L'enfoiré | 11/01/2017

ARTE "Yves Montant, l'ombre au tableau"

Vingt-cinq ans après sa mort, Karl Zéro et Daisy d'Errata offrent un portrait fouillé et touchant d'Yves Montand, interrogeant les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star.
Le timbre profond des "Feuilles mortes", l'air d'enfant vieilli de César et Rosalie, le cabotin sublime du Milliardaire… : dans la chanson comme au cinéma, Yves Montand a été immensément populaire, dépassant son statut de saltimbanque pour devenir, au côté de sa femme Simone Signoret, l'icône de toute une génération. Pourtant, rien n'aura été facile pour l'acteur, né Ivo Livi, disparu le 9 novembre 1991 à l'âge de 70 ans. Celui qui a débuté au cabaret, avant d'être repéré par Édith Piaf, aura passé sa vie à frôler le scandale amoureux tout en fonçant tête baissée dans tous les combats de son temps, quitte à se fourvoyer, du communisme encore stalinien au libéralisme bon teint.

Lignes de fuite
Pour ce deuxième numéro de leur collection après Charles Trenet, l'ombre au tableau, Karl Zéro et Daisy d'Errata interrogent les multiples facettes, glorieuses ou pathétiques, et les fêlures de la star Yves Montand. Le couple de réalisateurs met en évidence les lignes de fuite d'une existence et d'une personnalité complexes, que la célébrité a longtemps dérobées aux regards, à travers de nombreuses archives, pour certaines inédites ou oubliées, mais aussi des entretiens approfondis avec ses proches : Jean-Louis Livi, son neveu, le cinéaste Costa-Gavras, qui lui a donné ses rôles politiques les plus marquants, de L'aveu à Z, Bernard Kouchner, qui fut à la fois un compagnon politique et un ami, et l'animateur Benjamin Castaldi, fils de Catherine Allégret. Il évoque les attouchements dont cette dernière, fille de Simone Signoret, a dit avoir été victime, toute petite, de la part de son beau-père. Entre ombre et lumière, un portrait sans concession et pourtant émouvant.

http://www.arte.tv/guide/fr/060779-000-A/yves-montand-l-ombre-au-tableau

Écrit par : L'enfoiré | 16/01/2017

Nouveau drame familial:
1: Vendredi soir aux alentours de 22h30, un bébé a été enlevé au camping de Pincemaille, à Estinnes-au-Mont. Deux frères, âgés de 23 et 25 ans, se sont rendus chez l'ex-compagne de l'un d'eux et ont enlevé la fillette, Grace Weiss, âgée de cinq mois. L'un des auteurs a frappé la maman de cette dernière au visage à l'aide d'une machette. Blessée, elle a été hospitalisée. Elle a dû subir une intervention chirurgicale mais ses jours ne seraient plus en danger. Les deux frères ont quant à eux pris la fuite avec le bébé.

2: Un bébé a été découvert en rue lundi soir à Wijnegem, en province d'Anvers, indique ce matin le journal flamand Het Laatste Nieuws. Il s'agit bien de la petite Grace Weiss, a confirmé sa maman à Bel RTL ce matin après avoir posté un message de remerciements sur son compte Facebook cette nuit. Elle avait été enlevée vendredi à sa mère lors d'une scène violente à Estinnes-au-Mont (Estinnes).
"A exactement une heure et demi du matin, on nous a dit qu'on avait normalement retrouvé ma petite fille. A 2 heures du matin, cela m'a été confirmée par téléphone. Je suis allée au commissariat et j'ai dû attendre pour la procédure. On m'a retéléphoné parce que ma fille était en train de passer des tests à l'hôpital pour voir si tout allait bien, qu'elle n'avait pas subi des maltraitances. Et elle est en parfaite santé. Je dois encore faire une petite déclaration au commissariat et puis je vais récupérer ma fille", expliquait Presila au micro de Bel RTL vers 6h30.
http://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/bebe-enleve-a-estinnes-la-mere-confirme-que-l-enfant-retrouve-hier-soir-pres-d-anvers-est-bien-sa-fille-883414.aspx

Écrit par : L'enfoiré | 17/01/2017

5 conseils conjugaux et sexuels d’une dame de 98 ans

Dans son livre "You Can Be Right (Or You Can Be Married) Looking for Love in the Age of Divorce", Dana Adam Shapiro s’entretient avec un tas d’hommes et de femmes divorcés. L’une d’entre eux est Pauline, âgée de 98 ans, mère de deux enfants, qui s’est mariée trois fois et qui vit actuellement en Floride.
Voici 5 questions que Dana lui a posées :
1. Qu’est-ce qui a fait que votre (troisième) mariage a fonctionné?
Tout d’abord, vous devez être sexuellement compatibles. C’est essentiel. Celui qui vous dit le contraire est un idiot. (Bill) était très extravagant. On aimait vivre de la même façon. Nous dansions beaucoup et j’adore danser. Nous aimions boire un verre ensemble. Il avait beaucoup d’amis. Je les connaissais tous. Ils trompaient tous leur femme. La plupart des hommes font ça, j’imagine que vous êtes au courant, non ? Si je le veux, je peux trouver un autre homme. Mais j’en ai eu assez. J’ai 98 ans, pourquoi aurais-je encore besoin d’un homme ? Que puis-je lui offrir ? Que peut-il me proposer ? Rien.
2. Quel conseil donneriez-vous à un couple qui est ensemble depuis 10 ans et qui veut raviver sa vie sexuelle?
Pour commencer, l’homme ne peut pas être égoïste. S’il a atteint l’orgasme, il doit s’assurer que cela vaut également pour sa partenaire. Tout ce pif, paf, merci, madame— ne vaut rien. Mais cela peut s’avérer très difficile de remettre les choses sur les rails après 10 ans de vie commune. Si aucun des partenaires n’a encore de sentiments amoureux, il vaut mieux se séparer. Vous êtes mieux seul. Parce que si vous vivez avec quelqu’un qui ne vous rend pas heureux, votre vie en devient misérable. On est toujours mieux seuls que mal accompagnés.
3. Est-il irréaliste de penser que quelqu’un puisse être heureux avec la même personne pendant 50, voir 60 ans?
Absolument. Permettez-moi de vous dire pourquoi. Vous vous habituez à l’autre. Et en vieillissant, vous ne désirez plus les mêmes choses qu’avant. Je n’aime pas m’ennuyer. Il doit y avoir de la passion, des émotions. Quand il n’y a plus de sentiments, il n’y a rien – cela se transforme en une mise en scène, ce qui n’est pas bien. Vous devez maintenir le désir. Cela vaut pour les deux. Personne ne dit, ‘Lundi, nous allons faire l’amour’. Non. Il rentre à la maison d’un match, complètement couvert de boue, et avant que vous ayez compris ce qui se passe vraiement, vous vous retrouvez ensemble sous la couette pour passer un instant merveilleux.
4. Pourquoi la flamme s’éteint?
Un des deux s’écarte du sentier. Pour rester mariés, vous devez avoir beaucoup de choses en commun. S’il aime danser et vous non, ce n’est pas grave si ça arrive de temps en temps. Mais si cette situation devient habituelle, soyez sûre qu’il finira par trouver une autre partenaire pour aller danser. C’est vrai aussi pour le petit verre. Certains hommes aiment sortir au café. Ils y rencontrent des gens. Avant que vous ne le réalisiez, il y a une femme qui se met à l’y attendre. C’est ainsi. Vous devez faire ces choses-là ensemble.
5. A quel point est-il important de faire des concessions?
C’est très important. Vous devez faire tout ce que vous pouvez pour rendre l’autre heureux. Mais cela doit aller dans les deux sens. Si l’homme aime le golf, sa femme ferait mieux d’apprendre à jouer. Sinon elle risque de ne pas souvent le voir.

Source: https://fr.express.live/2017/01/19/conseils-conjugaux-sexuels-femme-98-ans/1/

Écrit par : L'enfoiré | 20/01/2017

A l'affiche de "Love Letters", avec Jean Piat, l'actrice Mylène Demongeot

Résumé: Tout au long de leur vie Melissa et Andy se sont aimés de loin, par correspondance, sans jamais pouvoir être ensemble. Le destin, la vie, les rencontres les ont rapprochés puis éloignés. Jamais ils n'ont cessé de s'écrire. Au fil de leurs échanges, on ressent l'amitié taquine de l'enfance, la passion adolescente, la complexité des sentiments mêlée aux espoirs et désillusions de l'âge adulte. Leur relation épistolaire est à la fois drôle, tendre et d'une réalité bouleversante.

https://www.youtube.com/watch?v=OmpIBJGlLz8

Écrit par : L'enfoiré | 23/01/2017

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