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12/04/2020

Microfictions (6) : "Les vélos de Pékin" et "Les vitres noires de l'inconscient"

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Le podcast de billets du livre de Régis Jauffret "Microfictions 2018" continue avec "Les vélos de Pékin" et "Les vitres noires de l'inconscient".

Pour avoir le son, cliquez sur les images...


Les vélos de Pékin

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Les vitres noires de l'inconscient

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Je termine temporairement cet exercice d'interprétation des textes des Microfictions 2018, dont j'avais parlé à sa publication.

Si la Ligue Braille est intéressée, je serais heureux de leur faire parvenir pour cette période de confinement parfois difficile à vivre.

La situation n'est pas encore un État de siège avec la surveillance des citoyenspodcast

Mais, nous sommes menés par Donna Quichotta de la Mancha et par Sanchette Panzetta.

Tout devrait bien se passer... dans le même temps que le fût du canon pour se refroidir...

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Allusion,

 

Très loin de cela...

13/4/2020: Dans le département des soins intensifs

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Le mot de la semaine : hôpital


Commentaires

Des virologues mettent les Belges en garde: "Les mesures de confinement vont être durcies"

Les virologues Marc Van Ranst et Steven Van Gucht ont adressé un message aux Belges ce dimanche 12 avril. Tous deux ont dénoncé les attitudes trop laxistes observées ces derniers jours vis-à-vis des mesures de confinement visant à faire face à l’épidémie de coronavirus. Les actes de certains pourront avoir d’énormes conséquences à l’avenir, ont-ils averti.
“Certains comportements font que nous allons nous approcher d’un confinement du type de celui mis en place à Wuhan (NDLR: épicentre de l'épidémie en Chine), a regretté Marc Van Ranst sur Facebook. Dans ce cas-là, il ne sera plus autorisé de sortir pour faire du sport ou pour aller au travail.”
L'expert membre de la task force mise en place pour orchestrer le déconfinement pense que la population belge n'a pas conscience de la difficulté que représente encore la gestion de l'épidémie pour les hôpitaux. “Tout le monde doit comprendre à quel point la situation est délicate actuellement, a-t-il ajouté. À quel point nous sommes proches d’un durcissement des mesures actuelles, au cas où le nombre d’hospitalisations augmente à nouveau.”

"Nous devons faire attention"
Même son de cloche du côté de Steven van Gucht, porte-parole interfédéral. "Je pense que nous devons faire attention", a-t-il déclaré dimanche sur la chaîne de télévision VTM. "Il est normal que les gens se lassent des mesures. Mais nous devons être conscients que le virus continue de circuler. Si nous devenons plus laxistes maintenant, nous en verrons les effets dans deux semaines." Selon le virologue, les derniers chiffres confirment "la tendance encourageante" de ces derniers jours. Le nombre d'admissions à l'hôpital se stabilise tandis qu'on enregistre également une légère baisse des patients en soins intensifs.
Steven Van Gucht met toutefois en garde contre le relâchement du confinement et des mesures prises pour ralentir la propagation du coronavirus.
Le virologue considère par ailleurs qu'il sera "difficile" de voyager à l'étranger cet été. "Mais nous serons plus libres que nous ne le sommes actuellement", a-t-il ajouté. "J'espère que nous pourrons nous asseoir à une terrasse.

Pour sauver l'été
Les deux hommes avaient, ce mercredi 8 avril, appelé conjointement les Belges à les aider à "sauver l'été". Dans un message diffusé sur VTM, Steven Van Gucht, Marc Van Ranst, Geert Meyfroidt et Erika Vlieghe avaient demandé à la population de ne pas céder à l'appel du soleil et de rester plus que jamais vigilant. "Si vous voulez profiter de l'été, il nous faut maintenant faire de notre mieux", avaient expliqué les experts, regrettant déjà de voir trop de gens dans les rues. "Restez chez vous", avaient conclu les quatre scientifiques.

https://www.lalibre.be/planete/sante/la-mise-en-garde-du-virolgoque-steven-van-gucht-si-nous-devenons-plus-laxistes-maintenant-nous-en-verrons-les-effets-dans-deux-semaines-5e9311e0d8ad581631f701e0

Écrit par : L'enfoiré | 12/04/2020

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Rappel: État de siège, dispositif juridique généralement mis en œuvre par le gouvernement en cas de péril imminent pour la nation.
Il comprend plusieurs dispositions :
l'armée remplace la police pour la sécurité publique ;
certaines libertés de l’État de droit (circulation, manifestation, expression) sont fortement restreintes ;
les médias sont contrôlés ;
un couvre-feu entre en vigueur sur le territoire concerné par l’état de siège ;
la mobilisation nationale peut être décidée ;
les tribunaux civils sont remplacés par des tribunaux militaires ;
surveillance accrue de la population.

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/146723991.mp3

Après les maisons de repos, est-ce l'armée qui va apporter la nourriture et les soins aux particuliers?

Écrit par : L'enfoiré | 12/04/2020

L’état d’urgence: une exception qui confirme la règle? (Sophie Klimis, professeure ordinaire de philosophie, Université Saint-Louis-Bruxelles, pour Carta Academica*)

Alors que nous commencerions presque à nous habituer au confinement qui nous a été imposé, sans que nous ayons jamais été consulté.e.s sur cette question ni que la plupart d’entre nous ait trouvé cela problématique – état d’urgence oblige – il me semble qu’il faut prendre le temps de penser l’amont et l’aval de cette étrange situation dans laquelle nous sommes désormais plongé.e.s.

Avant la crise : vision à court terme et « rationalisations » du service public
Comment est-il possible que l’OMS n’ait pas tenu compte des avertissements lancés par Taïwan dès le mois de décembre ? Et comment est-il possible que nos gouvernements aient dû réagir en n’ayant manifestement prévu aucun plan d’urgence en cas de pandémie virale, après les avertissements du Sras et d’Ebola ? Mais Ebola, c’était un virus de pauvres, des milliers de morts en Afrique, ici, ça ne choquait pas plus que cela.
Plus précisément, des plans santé « épidémie » existaient bel et bien. Mais ils ont été battus en brèche par ces autres « plans » que nos gouvernements nous concoctent depuis des années. Ils ont pour nom, en novlangue néolibérale : « rationalisation du secteur public ». En clair : restrictions budgétaires drastiques de tous ces biens fondamentaux mais « non marchands », non rentables par essence, puisqu’ils sont les réels piliers des communautés humaines que sont la santé, l’éducation, la culture, la justice.
Cela fait des mois que nos soignant.e.s manifestent et font grève pour dénoncer leurs conditions de travail de plus en plus inhumaines et les coupes drastiques dans les budgets des hôpitaux. Dans l’indifférence quasi-générale.

Pendant la crise : RAS néolibéral
Aujourd’hui, rien n’a changé. Les syndicats le dénoncent avec raison : notre Ministre de la Santé a refusé un financement exceptionnel des institutions de soin. Elle s’est d’abord contentée d’une solution de trésorerie : une avance d’un milliard d’euros sur le budget déjà prévu. Elle a ensuite agité le « susucre » d’une prime de 1.450 euros par soignant.e (proposition en stand-by à ce jour), tout en faisant la sourde oreille au cri d’alarme lancé par tous les hôpitaux bruxellois. Comme une réminiscence du « donnez-leur de la brioche ! » de Marie-Antoinette. Le problème d’approvisionnement en matériel médical serait international et pas spécifiquement belge. Tragique évidence, pourtant mise en question par la destruction du stock de millions de masques achetés en 2009 à l’occasion de l’épidémie de H1N1, non remplacés par souci d’économie en 2019.
Mme De Block, auteur de ce « choix stratégique », porte donc une responsabilité indéniable dans la pénurie actuelle. Ce dont il lui faudra un jour « rendre des comptes ».
La « reddition des comptes », la possibilité de démettre un magistrat dans l’exercice de ses fonctions, si ce dernier était jugé problématique, était un principe clé de la démocratie athénienne. Benjamin Constant, qui n’était certes pas un chantre de la « démocratie radicale », exigeait lui aussi le contrôle continu des représentants…
Enfin, on soulignera que, comme trop souvent, nos gouvernements ont pensé en dernier lieu aux plus démuni.e.s, qui sont pourtant les plus exposé.e.s (personnes sans-abri, sans-papiers, prisonnières, etc.) et qu’ils n’ont proposé pour leur venir en aide que des demi-mesures.
Et si les premières confiné.e.s furent nos aîné.e.s, c’était, semble-t-il, sans réaliser qu’on les condamnait pour beaucoup à mourir de solitude. Qui plus est, les seniories comptent aujourd’hui parmi les principaux foyers du virus, où des soignant.e.s désemparé.e.s doivent chaque jour voir la mort en face, sans masque d’aucune sorte.
Coronavirus: la peur s’accroît chaque jour un peu plus dans les maisons de repos
On demandera encore : quelles solidarités les pays du Nord seront-ils en mesure de témoigner à ceux du Sud, quand le virus flambera sur tout le continent africain ? Comment affronter la pandémie dans ces mouroirs de la honte que sont déjà les camps de réfugié.e.s ? Invisibilisée, la détresse des migrant.e.s est pourtant plus aiguë que jamais : refoulé.e.s de France vers l’Italie où l’épidémie fait rage, « parqués » comme des animaux dans des lieux confinés, sans aucune mesure de protection contre le virus, ou au contraire abandonnés sans aucune infrastructure d’accueil, comme à Lesbos, où des familles nouvelles arrivantes dorment à même le sol, en s’abritant sous des rochers, pour cause de quarantaine imposée par l’État grec.

Entre la liberté et la sécurité, faut-il nécessairement choisir ?
La question centrale est ici double : pourquoi nos gouvernements n’ont-ils pas fait leur priorité absolue de conjoindre l’efficacité dans la lutte contre la pandémie et le maintien de la démocratie, c’est-à-dire non seulement des libertés individuelles mais aussi du pouvoir souverain du peuple ? Et, en miroir, pourquoi nous sommes-nous soumis.e.s à cette suspension de nos acquis démocratiques, sans même penser à questionner sa légitimité ?
Aujourd’hui, en Italie, l’armée est dans les rues pour faire respecter le couvre-feu. En France, le Président Macron a fait voter l’état d’urgence sanitaire par le Parlement. En Hongrie, le Parlement a ratifié la motion qui autorise opportunément le Premier ministre Orban, peu connu pour son respect de l’État de droit, à gouverner par décrets pour une durée indéterminée. Ce type de mesures accroît encore le pouvoir du gouvernement et dépossède un peu plus du sien le Parlement, censé être le premier représentant de la souveraineté du peuple.
Et chez nous ? J’ai entendu à la radio un journaliste faire état très candidement d’entreprises privées ayant mis leurs « services » à la disposition de l’État : l’une, pour la possibilité de suivre à la trace les personnes infectées grâce à la géolocalisation par smartphone interposé ; l’autre, pour un logiciel de reconnaissance faciale basé sur une banque de données de plusieurs milliards de visages ; et telle autre, encore, pour le perfectionnement des caméras qui nous surveillent désormais partout dans l’espace public, et qui seront équipées de détecteurs thermiques. Et voici que la dictature chinoise commence à être admirée pour ces mêmes pratiques de surveillance de masse que nous condamnions hier.
On nous dit que ce sont des mesures exceptionnelles. Et surtout, mot magique, qu’elles sont prises pour assurer notre sécurité. On nous dit : There is no alternative. Ça ne vous rappelle rien ? Pourtant, Rousseau, déjà, avait posé le dilemme : « entre la liberté et la sécurité, il faut choisir ». Des ami.e.s de bon sens me rétorquent qu’il est logique que l’Exécutif, en tant que responsable de l’ordre public, puisse prendre la main dans les situations d’urgence. Que les restrictions massives, voire la suspension des droits fondamentaux que l’on connaît actuellement sont défendables, au nom du droit (encore plus) fondamental à la vie et à la santé, et pour autant qu’elles soient limitées dans le temps.
Pourtant, la Constitution belge interdit la suspension des droits fondamentaux en temps de paix. L’état d’exception que nous vivons de facto est donc anticonstitutionnel, car aucune disposition légale ne l’a prévu a priori. On pourrait aussi se demander pourquoi on a imposé le confinement général plutôt que le dépistage systématique de la population, comme à Taïwan ; pourquoi on a créé un climat d’angoisse et de suspicion de « chacun contre chacun » dans l’espace public.

Après la crise : le temps de notre vigilance et de notre responsabilité démocratique
Qui nous dit que ces mesures liberticides et antidémocratiques ne continueront pas, d’une manière ou d’une autre, à s’appliquer une fois la pandémie endiguée ? Car nous nous y serons habitué.e.s. Et puis, nouvelle pandémie, un jour ou l’autre, à nouveau, il y aura. Et l’urgence écologique ne le justifiera-t-elle pas dramatiquement, à court ou à moyen terme ?
Qui nous dit que l’état d’urgence ne va pas être le terrain d’expérimentation d’une nouvelle « normalité » ? Celles de « rationalisations » économiques encore plus drastiques, d’une surveillance permanente, d’un enseignement à distance généralisé ?
Qui pourra veiller à nous préserver d’un monde où l’on aurait appris à se passer du lien humain vivant ? Qui, sinon nous-mêmes ? Il est urgent de commencer à nous poser ces questions et à imposer ensemble les réponses que nous voulons leur donner, en citoyen.ne.s du monde responsables.

https://plus.lesoir.be/293253/article/2020-04-11/letat-durgence-une-exception-qui-confirme-la-regle

Écrit par : L'enfoiré | 12/04/2020

"La pire crise depuis 1929", selon Gita Gopinath, économiste en chef du FMI. ©AFP

Le FMI annonce une récession de 3% de l'économie mondiale cette année. L'économie belge se contractera de 6,9% et celle de la zone euro de 7,5%.
Dans ses nouvelles prévisions économiques, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une contraction de 3% de la croissance mondiale en 2020. La faute, bien entendu, au confinement généralisé qui s’est imposé à l’échelle planétaire. C’est une révision sans précédent de 6,3% par rapport à janvier dernier, lorsque l’institution multilatérale tablait encore sur une croissance mondiale de 3,3%.
"Ce serait dès lors la pire crise économique depuis 1929, bien pire que celle de 2008-2009", indique Gita Gopinath, économiste en chef du FMI. La crise financière s’était soldée par une contraction du PIB mondial de 0,1% seulement en 2009, du fait que seules les économies développées étaient touchées.
" "C'est la pire crise économique depuis 1929, bien pire que celle de 2008-2009."

Rebond en 2021
À condition que les mesures prises par les pouvoirs publics pour enrayer la spirale des faillites et des pertes d’emplois portent leurs fruits, le FMI table sur un rebond de l’économie mondiale de 5,8% en 2021.
Toutefois, même en cas de reprise, la croissance sera inférieure à celle projetée initialement, avant que n’éclate la crise du Covid-19. La perte cumulée sur 2020 et 2021 est estimée à 9.000 milliards de dollars par le FMI, soit l’équivalent des PIB additionnés de l’Allemagne et du Japon.
" La croissance en zone euro en 2020 devrait être négative de 7,5% en 2020 avant de rebondir à 4,7% en 2021. "
Dans le détail, la croissance en zone euro en 2020 devrait être négative de 7,5% en 2020 avant de rebondir à 4,7% en 2021. Pour la Belgique, le FMI avance une chute du PIB de 6,9% en 2020 et, ensuite, un rebond de 4,6% en 2021.
Aux États-Unis, le choc sera un rien moins important, avec une contraction du PIB de 5,9% cette année avant un rebond de 4,7% l’an prochain.
Moins durement touchée, la Chine devra se contenter d’une croissance de 1,2% en 2020 avant de rebondir à 9,2% en 2021.

https://www.lecho.be/dossiers/coronavirus/la-pire-crise-depuis-1929-selon-le-fmi/10220562.html

Écrit par : L'enfoiré | 14/04/2020

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Les chiffres, ce précieux sésame pour lutter contre le virus

C’est le danger des chiffres lâchés en pâture : sans prendre la peine de les écouter, de chercher à les comprendre, on peut facilement les détourner. Pire : les faire mentir.
Chaque jour, à 11 heures, les autorités sanitaires belges publient un nouveau bilan chiffré de la lutte contre le coronavirus. Chaque jour, quelques minutes plus tard, une série d’observateurs, experts, journalistes, politiques, partagent leur regard sur ces nouvelles données. Certains proposent une visualisation graphique, d’autres les commentent pour nourrir la thèse qu’ils défendent, parfois sérieuse, parfois fallacieuse. C'est le danger de lancer des chiffres en pâture, sans prendre la peine de les écouter, de chercher à les comprendre, on peut facilement les détourner. Pire les faire mentir...
https://plus.lesoir.be/294268/article/2020-04-14/les-chiffres-ce-precieux-sesame-pour-lutter-contre-le-virus

Cela me rappelle deux vieux billet
1. "Bons sens ne saurait mentir"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2008/06/13/bons-sens-ne-sauraient-mentir.html
2. "Statistiquement vôtre"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/12/14/statistiquement-votre.html

Écrit par : L'enfoiré | 14/04/2020

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