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16/08/2022

La magie de la musique au cinéma

0.jpgToujours dans le cadre de "L'été léger", ce nouveau billet ...

Que voit-on à la télé pendant les grandes vacances?

Des vieux films. Et pour les accompagner des musiques de films qui reviennent en mémoire dont les airs risquent de tourner en boucle dans la tête pendant toute la journée. 
Les musiques de films sont devenus des
œuvres classiques. 

Nourrie d’entretiens avec Spielberg, Lynch ou Lucas, une révélation des pouvoirs du son au cinéma. Cette immersion dans les studios hollywoodiens ou d'ailleurs raconte l’histoire des designers sonores les plus marquants.


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En 1887, Thomas Edison a inventé la caméra – ou plutôt le kinétoscope – parce qu’il voulait des images pour accompagner les enregistrements de son phonographe.

En 1933, King Kong inaugure le concept de “design sonore”, avec des techniques nouvelles de manipulation – un rugissement du tigre ralenti et passé à l’envers sur celui d’un lion pour donner le stupéfiant hurlement du gorille géant.

En 1979, Apocalypse Now, très expérimental, marque l’apogée de décennies d’évolution, avec, notamment, la diffusion du son en surround 5.1, un format devenu une norme.

Trois étapes marquantes parmi d’autres qui racontent l’histoire de cette science de l’illusion et de ce jeu avec l’inconscient qu’est le son au cinéma. Dans ce septième art qui fut muet à son origine, bruitages, voix, musique, effets numériques, montages et mixages ont, au fil du temps et grâce à certains visionnaires, techniciens ou réalisateurs, permis à l’image de démultiplier son impact émotionnel et d’embarquer le public dans des univers d’autant plus riches et profonds.

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Musique au générique

Pendant trois semaine du mois d'août, Philippe Briot de la rtbf.be nous a raconté les musiques de l'histoire du cinéma de trois musiciens.

J'y ajoute la bande de lancement pour compléter

Ennio Morricone 


Le bon, la brute et le truand

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Le clan des Siciliens

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Le professionnel

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Mission

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Cinéma Paradiso

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John Williams


Les dents de la merpodcast

Star Wars

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ET

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Indiana Johnspodcast

Harry Potter

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...

John Barry


Beat Girl

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James Bond

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Midnight Cowboy

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Cotton Club

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Out of Africa

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D'autres compositeurs de musiques de films.

J'ajoute pour l'occasion l'un d'eux, dans sept films parmi d'autres tout aussi prestigieux:

Maurice Jarre


Lawrence d'Arabie


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Les docteur Jivago


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Paris brûle-t-il?


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Les damnés


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Soleil rouge


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Le cercle des poètes disparus


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Ghost


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Michel Magne


Barbarella...
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Un art total
Nos oreilles conduisent nos yeux là où vit l'histoire.

En écoutant Steven Spielberg, mais aussi George Lucas, David Lynch, Robert Redford, Barbra Streisand, Christopher Nolan ou Sofia Coppola évoquer leur amour du son ouvragé et de son pouvoir subliminal, ce film invite à une immersion dans les studios hollywoodiens à l’avant-garde des innovations.

Le film mythique West Side Story est un film musical américain réalisé par Jerome Robbins et Robert Wise, sorti en 1961 en remporta 10 Oscars.

Les acteurs de cette version ont, s'ils vivent encore, tous plus de 80 ans, que vont-ils penser de la nouvelle version réalisée par Steven Spielberg et sorti en 2021? 

La musique reste celle de Léonard Bernstein qui dit dans Rolling Stone« Tout le monde nous disait que West Side Story était un projet impossible... Et on nous disait aussi que personne ne serait capable de chanter des quartes augmentées comme celles de « Ma-ri-a »... que la partition était trop harmonique pour de la musique populaire. D'ailleurs, qui voudrait voir un spectacle dans lequel le rideau du premier acte se lève sur deux cadavres gisant sur la scène ? Et puis nous avons eu le problème vraiment difficile de la distribution, parce que les personnages devaient être en mesure non seulement de chanter mais de danser, de jouer et d'être pris pour des adolescents. En fin de compte, certains étaient des adolescents, certains avaient 21 ans, d'autres 30 mais avaient l'air d'en avoir 16. Certains étaient des chanteurs merveilleux, mais ne dansaient pas très bien, ou vice versa... et s'ils pouvaient faire les deux, ils ne savaient pas jouer".

Quelle version sera déterminante sur l'autre pour les spectateurs?



Il rend aussi un hommage mérité aux grands créateurs sans qui le cinéma ne serait pas ce qu’il est : un art total.

Les oscarisés Walter Murch (Apocalypse Now), et Gary Rydstrom (Il faut sauver le soldat Ryan) révèlent leurs secrets de fabrication et font passer le public de l’autre côté de l'écran, pour une prise de conscience éclatante en une profession de foi.

Le son, c’est 50 % du film”, déclare Francis Ford Coppola.

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Réflexions du miroir

Ce mardi matin, j'écoutais à la radio l'interview de Annie Ernaux qui avait rassemblé des films Super8 de famille et qui les présentait accompagnés d'un textepodcast.

Cela m'a rappelé ma jeunesse.

J'ai aussi commencé par aimer les images en les passant en films 8mm puis en Super8.

Le mm, appelé également double 8, est un format de film de cinéma amateur lancé en 1932 par Kodak utilisant une pellicule de 8 mm de largeur avec une image 4,9 × 3,6 mm.

Le Super 8 avait été lancé par Kodak en 1965 pour le cinéma amateur. De la même largeur mais avec des perforations plus petites qui rendait la surface d'impression agrandie de 36 % avec une image mesure 5,69 × 4,22 mm.

Mes premières prises de vue cinématographiques datent de 1962.

A l'époque, ces films étaient achetés en bobines de 4 minutes de films au prix "astronomique" pour l'époque d'environ 200 FB (5 euros). C'est à dire qu'il fallait avoir le matériel correspondant pour les rassembler en les coupant et les collant entre eux.

Il fallait aussi du matériel qui s'adapte avec l'évolution du temps. 

Je suis passé de la caméra avec un objectif à focale unique, j'en transité ensuite par une caméra à tourelle de trois objectif qui permettait en pivotant les objectifs de passer du grand angle au téléobjectif. Pour finir, l'appareil à un seul objectif Zoom qui donnait le loisir de filmer à toutes les focales intermédiaires a décidément mis un terme à mon ambition filmographique quand sont arrivés les caméscopes que je n'ai jamais possédé. Je me suis rabattu sur la photo dans un autre scénario amoureux de prises de vue.   

Le problème majeur de ces films amateurs de cinéma, c'est qu'ils n'avaient pas de son, c'est-à-dire 50 % du film” d'après Francis Ford Coppola.

Toutes ses bobines de films 8mm et Super8 étaient conservées chez ma mère.

Je n'ai pas tenté de les transférer sur un support numérique.

Quand elle est décédée en 2008, ces bobines ont été considérées comme nulle et non advenue et sont passées dans les poubelles de l'histoire suite à des dissensions familiales.

Je le regrette un peu aujourd'hui...

De cette histoire, j'en parle dans "Un univers entre magie et réalisation" lors d'une exposition des images de Raoul Servais.

"Anatomie des photos de vacances" ne parle plus de films mais seulement de photos.

Aujourd'hui, la photos m'accompagnent mais depuis près de 18 ans, c'est l'écriture qui a pris le relais sans être écrivain, il y a à peine 18 ans.

Le signe, peut-être, d'un recul bénéfique dans le temps et les passions...

3.jpg

Allusion

PS: Une préversion parallèle de ce billet sur Agoravox.fr 

Commentaires

Annie Ernaux:

https://intime-festival.be/les-annees-super-8/

Écrit par : Allusion | 16/08/2022

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