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14/07/2021

Folon, l'homme bleu

0.PNGIl y avait longtemps que je n'étais plus passé au château de la Hulpe.

J'en avais parlé le 1er avril 2013 dans ce billet  "Un début d'avril sans poisson au château de La Hulpe".

En 2008, il y eut une exposition des œuvres de Folon à ciel ouvert, dans les jardins du parc mais je n'avais jamais visité la Fondation Foulon, elle-même.

Les péripéties qui entouraient ce château et la Fondation Folon, ont été nombreuses. 

Folon a été surnommé "l'Homme en bleu".

A la Fondation Folon, les rêves de Folon me sont apparus dans toute leur diversité en passant de ses aquarelles et de ses affiches en 2 dimensions à ses sculptures en 3 dimensions.  


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0.PNGL’homme au chapeau en héros universel, né du désir d’animer et de donner une échelle différente, est réduit à deux points à la place des yeux, un trait à la place de la bouche, un grand chapeau et un grand manteau bleu. Il rappelle d’autres hommes au chapeau, comme celui de Magritte ou celui de Chaplin. Un "Monsieur Tout le Monde" auquel chacun peut s’identifier mais qui, chez lui, est empreint d’une profonde solitude, égaré dans les méandres des grandes villes ou assis devant la mer. Dans la solitude de son atelier, il se retrouve dans un dialogue avec la création d'une œuvre d’art, restant démultiplié jusqu’à la Foultitude de l’humanité toute entière. Jeune, avait-il le syndrome d'Asperger (TED), si l'on en croit certains dires? Si oui, il l'a très bien caché par la suite.  

Dans une certaine filiation avec Saul Steinberg, il se caractérise par de larges dégradés à l'aquarelle et l'utilisation récurrente de personnages au contour schématique dans une expression égarée, une errance en apesanteur dans de vastes paysages dénudés ou oppressants et énigmatiques des espaces urbains en phase avec les interrogations de la société occidentale de l'après mai 68.

0.PNGEn , il dessine le premier logo d'Apple, « Mr. Macintosh », anciennement Macintosh, la société de Steve Jobs, qui le remplace à la dernière minute au profit de celui de Tom Hughes.

0.PNGMais, loin de cela, Folon représente, la banalité de l'homme qui est, pourtant, capable de tous les exploits jusqu'à pouvoir s’envoler pour réaliser ses rêves.

Place aux réalisations de cet artiste prolifique après être entré dans le livre de Folon
podcast.

Deux expositions, une permanente et une temporaire.

L'exposition permanente me suffit.

La temporaire, ce sera peut-être pour une autre fois. 

Parler du musée bien conçu, c'est entrer dans la magie de l'inspiration polyvalente de Folon au travers d'un labyrinthe fléché au sol pour enfin trouver la sortie.

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Les aquarelles

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La galerie de glaces et les statues

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Les affiches...

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Et puis, il y a sa poésie...

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Et enfin, une réplique à ses détracteurs...

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Il y a une citation que l'on découvre dans un coin de l'expo qui m'allait comme un gant:

Dans la tête de l'homme bleu..

"Qu'avons-nous dans la tête?

Une cathédrale de miroirs qui nous permet de voir le monde autrement"


Si Folon est né à Bruxelles en 1934, il est mort à Monaco en 2005.

C'était donc aussi une fête pour lui..

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Alors, que retenir de la saison qui vient de s'achever en France dont c'est la fête nationale aujourd'hui? 

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Allusion

 

25/7/2021: Vidéo reçue par Bernard Sellier de la chapelle décorée par Folon à St Saint Paul de Vence


Commentaires

Le 14 juillet, c'est le jour de la fête nationale française commémorée tous les ans depuis 1880. D'une manière générale, le 14 juillet est associé à la prise de la Bastille en 1789. Pour comprendre comment s'est passé ce jour-là en France, remontons un peu le temps.

Les origines du 14 juillet
D'innombrables prisonniers sont entre les murs impénétrables de la Bastille. Cette forteresse de pierre a été construite par le roi Charles V afin de défendre la porte Saint-Antoine. Si elle a très vite été délaissée et a perdu son importance, le peuple de Paris aura à cette époque sept prisonniers, dont quatre faussaires. Nous sommes en juillet 1789, la population de Paris est très agitée et l'inquiétude règne. Des troupes sont massées autour de la capitale et la pénurie alimentaire ne cesse de grimper. Le peuple de Paris n'arrive pas à s'acheter un bout de pain.
Le 12 juillet 1789, un matin très tôt, Necker est renvoyé. Necker, alors choisi comme ministre des finances par le roi Louis XVI, était perçu comme trop proche du peuple. La famine se fait toujours ressentir au sein de la population. Et face à la situation, Necker opte pour des mesures visant à aider le peuple et ainsi sortir de la crise. Alors, en 1789, il interdit l'exportation de céréales et laisse le prix du pain à un niveau acceptable. Enfin, il allège les dépenses de l'État.
Quelques années plus tôt, en 1781, Necker le ministre populaire s'était d'ailleurs attiré les foudres du Parlement de Paris en rendant publiques les dépenses de l'État. Résultat, il avait démissionné. Mais vous vous en doutez, le roi le rappelle et il reprend ses fonctions.
Le ministre trop proche du peuple a un comportement qui déplaît à bon nombre de partisans du roi. Par ailleurs le clergé et la noblesse se sentent trahis par ce dernier à cause de son comportement. Le roi Louis XVI envoie alors une lettre à Necker et le renvoie le 11 juillet 1789. Pour quelle raison le renvoi-t-il ? Le roi explique que Necker fait preuve d'arrogance en ne participant pas à une réunion des états généraux.

Necker renvoyé, la révolte engagée
Le tableau est planté. Necker le ministre populaire est renvoyé, les Parisiens sont en colère. Le lendemain du renvoi de Necker, les Parisiens apprennent la nouvelle et sont sous le choc. Ils perdent l'un de leurs principaux alliés proches de la monarchie. Des manifestations en soutien à Necker se répandent dans les rues de Paris obligeant le régiment allemand à intervenir. Résultat : des blessés. Ça ne s'arrange pas le lendemain. Le 13 juillet, des barrières d'octroi (lourdes grilles en fer) sont incendiées, le couvent Saint Lazare est pillé à cause de la rumeur qu'il abritait du grain.
Le lendemain matin, le 14 juillet 1789, Louis XVI s'apprête à disperser par la force les députés qui se sont réunis à Versailles dans le but de réformer le gouvernement de la France et ainsi, introduire plus de justice. Des troupes sont également massées aux abords de Paris pour pénétrer à l'intérieur la ville. Des milliers de personnes toujours en colère s'attroupent pour se diriger en direction de l'hôpital des Invalides pour s'emparer de fusils. Ensuite, direction Bastille, pour récupérer d'autres rendements comme de la poudre et des grains. Les premiers échanges sont pacifiques entre les gardes et les émeutiers. L’échange cordial ne l’est plus. La Bastille est prise d'assaut par des Parisiens. Bilan : Les 7 prisonniers sont libérés, 98 morts et 73 blessés. C'est le début de la Révolution française.
La tête du gouverneur de Launay est fièrement brandie au bout d'un pique et dès le lendemain, les nobles proches du roi prennent le chemin vers l'exil.
Pierre-François Palloy, maître-maçon et entrepreneur de travaux publics, veut démonter la Bastille pierre après pierre. Pendant la nuit du 14 au 15 juillet, il réussit à réunir environ 400 personnes pour accomplir ce que personne ne lui a jamais demandé. C’est le lendemain, le 16 juillet que l’assemblée constituante lui dira : “puisque vous avez pris les choses en main… continuez !”. Palloy se voit alors confier la démolition de la vieille forteresse.

La première Fête nationale du 14 juillet
Un an plus tard, les Français se mettent d'accord pour choisir le premier anniversaire de ce jour pour célébrer le triomphe de la Révolution. Une grande fête est organisée sur le Champ-de-Mars. Environ 260 000 Parisiens sont présents, ainsi que le roi, la reine et les délégués de tous les départements. C'est la Fête de la Fédération. Elle consacre le succès éphémère de la monarchie constitutionnelle et l'union de tous les Français. Malheureusement, la célébration du 14 juillet est laissée de côté au profit d'autres commémorations révolutionnaires. Pour être complètement abandonnée sous la Restauration monarchique (1815-1848).
Il faudra atteindre le 6 juillet 1880, sur proposition de Benjamin Raspail, pour que la Chambre des députés vote une loi : "Article unique - La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle". Et ce sans faire référence à La prise de la Bastille, par prudence.
À l'occasion de la première fête nationale le 14 juillet 1880, le gouvernement prévoit de faire un rituel pour toutes les villes de France, concerts dans les jardins, décoration des rues, des places, feux d'artifices. Bref la fête quoi. Mais c'est à l'hippodrome de Longchamps que la fête est la plus grande. 300 000 spectateurs sont réunis pour assister à une revue militaire et la remise de nouveaux drapeaux à l'armée par le président de la République Jules Grévy. Les années suivantes, la revue militaire se déroule sur les Champs-Élysées.

https://www.maxisciences.com/mourir-moins-con/ca-sest-passe-comment-exactement-le-14-juillet_art45828.html?utm_source=welcoming&utm_medium=email&utm_campaign=welcomingmulti&utm_content=cultureg

Écrit par : Allusion | 17/07/2021

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Cet automne, Wallonie-Bruxelles International met à l’honneur les sculptures de Jean-Michel Folon, vues au travers du regard de son ami Thierry Renauld. L’exposition, inédite, rassemble une cinquantaine de clichés du photographe bruxellois, pris entre 1995 et 2020, à l’espace Wallonie, rue du Marché-aux-Herbes, à Bruxelles.
C’est un jour de 1995 que le photographe découvre par hasard la première exposition de sculptures que Jean-Michel Folon installe à Bruxelles, au Petit Sablon. Bouleversé, il offre à l’artiste quelques semaines plus tard, un petit recueil contenant des photos des sculptures, en dialogue avec un texte sensible écrit par un de ses amis, Jean-Claude Georges. Folon s’enthousiasme vivement de ce regard porté sur ses créations et propose à Thierry Renauld de photographier dorénavant ses principales expositions de sculptures.
De sa complicité avec le photographe, Folon avait écrit : « Parfois, quelque chose arrive, qui donne un sens à vos créations. La rencontre de Thierry Renauld a représenté pour moi un moment rare, il avait lu dans mes pensées (...) Quand le soleil caresse ma sculpture, il lui donne une vie différente de l’instant suivant. Lorsque le regard de Thierry regarde une sculpture, il suit le chemin du soleil. Son regard écoute la lumière. Par le regard de Thierry Renauld, ma sculpture se lisait comme une poésie imprévue. »

Écrit par : Allusion | 20/08/2021

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En mémoire du 11 septembre
Vingt ans après, la Fondation Folon se souvient et honore la mémoire des victimes avec cette oeuvre symbolique de l’artiste.

Jean-Michel Folon (1934-2005), Sans titre [En hommage aux victimes attentats du 11 septembre 2001], 2002, Aquarelle.
Un an après les attentats du 11 septembre, Jean-Michel Folon fait la Une des journaux avec cette œuvre réalisée en hommage aux victimes des attentats et évoque ses souvenirs :
« Windows on the world. C’était le nom d’un restaurant inoubliable, au sommet du World Trade Center. Milton Glaser avait conçu cet espace magique.
On oubliait de manger. On regardait tout. D’un côté la mer. Une ligne horizontale très loin. De l’autre côté, New-York. Comme une mosaïque qui change à chaque instant. Une mosaïque qui s’allume et qui s’éteint. Devant les fenêtres du monde. (…)
Nous sommes orphelins de nos souvenirs. Nous sommes orphelins d’un lieu magique. D’un lieu de vie. D’un lieu de courage et de poésie. Comme deux sœurs jumelles, les tours sont nées en même temps. Mais elles sont les deux seules jumelles qui sont nées le même jour et qui sont mortes le même jour. »

Jean-Michel Folon,

Écrit par : Allusion | 11/09/2021

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