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22/06/2009

L'Est dans tous ses états

Dans son histoire, l'Union Européenne est passée successivement à 6, 9, 12, 15, 25 et 27 membres au cours de son histoire. Événements passés plus ou moins inaperçus pour les uns avec enthousiasme pour les autres. Les flonflons ont disparus. Les élections européennes ont eu 56% d'abstentions, sans émotions et sans gloire. La crise a touché aussi l'ancien bloc de l'Est. Où en sont les bouleversements de Far East?

voyageAprès l'Europe à 27, élargie à l'Est le 1er mai 2004, et celle de 2007 avec la Roumanie et la Bulgarie, qu'en est-il après 5 ans pour les premiers et deux ans pour les plus jeunes ? Des prédécesseurs ont eu à se féliciter d'être entré dans le "grande maison", tel que la péninsule ibérique. Alors?

Beaucoup de désenchantements. Passé de 15 en 27 en Europe a eu aussi des effets contradictoires à l'Est, chez les nouveaux élus. Le véritable coup de fouet des précédents élus a été, en général, un coup dans l'eau pour les nouveaux. La fusion demandait des accords et une intégration qui n'ont pas eu lieu. La finance n'est pas tout. Le social non plus. Pratiquer l'Europe demande des règles plus uniformisées. La langue, par exemple, trait d'union entre les citoyens, toujours aussi peu commune en dehors du commerce international.

Cela demandait de grosses modifications au niveau scolaire et au moins une génération pour s'y préparer. Toujours dans les limbes de l'imprécision. Mais prenons un nouveau recul en comparant ce qui est comparable.


Déjà en mars 2008, on pouvait lire « Bientôt la fin de l'Eldorado à l'est ? ». Cette idée accompagnait la grève chez Dacia avec l'âge d'or des bénéfices qui s'achevait lentement. Le manque de personnel qualifié compliquait la vie des employeurs. Les rattrapages salarials se dégonflaient.

La Hongrie, la plus au centre d'Europe des quatre, est rongée par les dettes. En recul de 3,3%. Plus de 50% de majoration sur les prêts en devise. Le forin a emporté dans sa chute, ceux qui croyaient qu'au contraire, il a allait être revalorisé. Les achats de maisons étaient devenus irrationnels. On achetait jusqu'à 7 maisons. Le niveau de salaire moyen brut s'élève à 791 euros par mois et le chômage se limite à 7,8%. Un GEOde 1982 (N°43) parlait de Budapest, la "reine du Danube" qui voulait s'ouvrir réellement sur le monde occidental. Du rock dans la cité magyare de Franz Liszt et de Béla Bartok dans une vie culturelle intense avec 25 théâtres et 9 bibliothèques nationales. Grande cité thermale dans laquelle on débite 40 millions de litres d'eau chaud par jour pour y soigner entre autres du rhumatismes et de l'arthrite. On y joue aux échecs sur les bords de piscines. L'étau du stalinisme sautait en 1989.

La Lettonie est frappée de plein fouet par la bulle immobilière qui fera probablement école. A Riga, c'est la spéculation qui s'est emparée de la population. On construit pour le promoteur plus par besoin. Le niveau de salaire moyen brut s'élève à 682 euros par mois, l'inflation plafonne à 15,2% et le chômage se limite à 7,5%. Une contraction du PIB de 12%. "Elle attend une bouée de sauvetage", est-il dit.

La Slovaquie à un surnom de "Détroit à l'Est" avec ses 3 entreprises automobiles qui ont dépassé la Belgique en nombre de voitures produites. Le pays a limité la casse. Zone euro oblige. Le niveau de salaire moyen brut s'élève à 697 euros par mois, l'inflation plafonne à 3,9% et le chômage se limite à 9,6%.

La Roumanie, la "Dacie heureuse" comme aime bien la définir les brochures touristiques pour faire revenir les devises et attirer la "gent capitaliste". Pas trop d'informations en provenance de ce pays. Seulement parfois des Roms ou des prostituées roumaines, mais à part cela, la Roumanie ne défraye pas trop la chronique.

A la lecture d'un article sur le sujet, les souvenirs de mon voyage, me reviennent et me font presque revenir en courte culotte. Vous pensez c'était, il y a 35 ans. Je suis revenu aux photos de l'époque et cela se confirme "diablement" actuellement.

voyagevoyagevoyage

Les Tsiganes, Roms, gitans, ne proviennent plus de Roumanie même s'ils y ont une origine.

Huit fois la Belgique avec 22 millions d'habitants, voilà ce que représente l'heureuse Dacie. Véritable mosaïque de cultures et de langues héritées de l'histoire et de passages d'ethnies différentes. Sous le nom de "Romania", elle a été la région orientale importante de la Rome antique.

L'année 1974, quelques baux depuis mon voyage et que de changements en perspectives "cavalières" ou non. Je me souviens mais depuis, je ne suis jamais retourné. Je devrai comme vous lecteur, je me dois de faire confiance à ma mémoire et, surtout, à la mise à jour.

L'Est dans tous ses états_2.jpgMamaia, sur la Mer Noire, était le lieu de vacances par excellence, à l'époque. La grande ville Constanta, proche, apportait une impression plus citadine. Pas tellement d'agences de voyage qui détournent le regard vers cet horizon, aujourd'hui. La douceur du climat type méditerranéen n'a pourtant pas changé et le thermalisme y sont toujours les atouts incontestables. La capitale reste secrète. Le Danube et son embouchure étaient la visite naturelle en pleine nature et se retrouvait, tout aussi naturellement, dans les catalogues d'excursions. Le patrimoine rural était là et l'est toujours. Nous étions, cette année-là, sous le régime dictatorial de Ceausescu. Pays le plus pauvre d'Europe, pacifique et pacifié. Endormie sous le poids de ce régime. Pas question d'entreprendre des conversations trop dirigées dans la rue. La discrétion assurée. La "Securitate" pouvait se trouver derrière n'importe quel mur. Le plus grand hôtel de Mamaïa, l'International de Mamaïa était réservé aux voitures avec plaques spéciales. Attention, faut pas, à l'intérieur, le confondre avec le confort occidental. Dans les rues, en douce, on venait auprès du touriste trop reconnaissable, pour échanger des devises à un tarif sans concurrence avec celui pratiqué par l'officiel. Le leu se transformait tout à coup en lei, son pluriel. Les magasins, eux, pratiquaient une dissociation de fait. Touristes d'un côté, autochtones de l'autre. Nourriture top niveau pour les premiers, pour devises étrangères et en deuxième source, avec tickets de rationnement, pour les autres, quand il y en avait. Pas de mélange. Les étalages reflétaient plus encore cette différence par des tarifs dissuasifs convertis en devise.

Un GEO de début 1989 (N°119) (donc avant la révolution de Noël, titrait "La Roumanie à la casse". On parlait de faillite. Le "Conducator", avec son culte de la personnalité obsédant, l'y avait mené en accusant les paysans de ne pas assez produire pour l'exportation. Des milliers de villages allaient être rasés et remplacés par des centre agro-industriels. Le Plan de la systématisation du dictateur et de sa nomenklatura regroupaient trois millions d'habitants dans des cités béton. On parlait déjà d'économiser. La consommation d'essence, c'était 20 litres par mois et par automobile en dehors de Bucarest. "Partidul, Ceausescu, Romania". Le peuple, lui, rêvait de sa part de glasnost et de perestroïka, enveloppé dans autre chose que des flacons vides.

Cela, c'est pour le préambule vécu dans un autre temps.

Aujourd'hui, Nicolae Ceausescu, le Génie des Carpates entre 1969 et 1989, n'est qu'un lointain souvenir. La surprise totale pour cet homme et son épouse, d'être jugés et condamnés un Noël de 1989, couple qui espéraient le fêter en gardant le poste, jusqu'à la fin des temps alors qu'ils ne voyaient pas le cœur battre de leur peuple. Crime de la non assistance à personnes en danger, en quelques sortes.

Seul son Palais du peuple demeure, en place, comme le plus mégalomane des bâtiments en pierre dans le monde. Depuis, plus d'une nouvelle génération veulent aller de l'avant. La révolution de ce Noël 1989 est passée par là. Vingt ans, bientôt. Une génération qui n'a même pas connu ce passé troublé et de frustrés pour la plupart des habitants. Un élan de faire table rase du passé partout dans le monde se terminait en point d'orgue par une véritable révolution inattendue.

Année de tous les dangers que celle-là. Il faut dire que l'année 89 a été fertile en événements d'insurrections. Les plus marquants, la Chine, d'abord, qui, dans le sang, avait raté son entrée dans le monde des vivants. L'écroulement du monde soviétique, ensuite, avec le mur de Berlin, comme point d'orgue. La RDA, pure et dure, et le mur de Berlin tombaient en poussières, du même coup. Dans le détail, il y eu aussi: L'Afghanistan qui se débarrassait de l'armée rouge. L'ayatollah Khomeiny en Iran, qui lançait sa fatwa sur l'écrivain britannique d'origine indienne, Salman Rushdie. Boris Eltsine, en URSS, qui apparaissait pour la première fois sur la scène publique avec des réformes sous le bras tandis que Gorbatchev s'évertuait avec sa perestroïka sous les aisselles et visitait Pékin. Yasser Arafat devenait chef d'état. En France, la Corse était au bord de l'insurrection en fêtant son bicentenaire. Belfast était sur les genoux, après 20 ans de guerre d'usure. De Klerk, en Afrique du Sud, qui promettait une "nouvelle ère" multiraciale. On découvrait un non-communiste à la tête de la Pologne. La Hongrie ne restait plus cette tache blanche habituelle, sur la carte. Les Vietnamiens qui quittaient le Cambodge et espéraient retrouver la paix après 50 ans de guerre.

Le Père Noël 89 avait, donc, eu la Roumanie dans sa hotte révolutionnaire pour fermer le bal de cette année très chaude. Le Conducator, liquidé. Son épouse et lui, incrédules, face à ce qu'on leur reprochaient alors qu'ils n'avaient jamais été contestés à leur vue à courte distance. Et aujourd'hui?

voyageLes brochures de tourisme n'ont pas ou plus beaucoup, les destinations de l'Est dans leurs feuilles pleines de couleurs. Les horizons bleutés de la Méditerranée et son charme attirent, toujours, plus. La Roumanie est absente, tandis que la Croatie renaît de ses cendres en pleurant les morts de la grande Yougoslavie dans les années 90. Ce n'est que la crise actuelle, un peu d'attrait vers la culture exotique qui pour des raisons économiques abattra, peut-être, les frontières de l'hésitation au retour vers l'Est.

Non, après cette année-là, rien n'était plus comme avant à l'Est.

Sur les côtes, le réveil a été le plus visible.

voyageDans la Roumanie de l'intérieur rurale, on utilise encore l'adjectif "ancestral". La débrouille et la solidarité qui a été un peu perdue dans les pays occidentaux. La pauvreté a toujours freiné le modernisme. Les agriculteurs cultivent avec les moyens les plus vétustes et le cheval remplace le tracteur des pays voisins. Les routes sont elles encore plus traversées par vaches, oies et canards que par les voitures. Dans le village, cela n'empêche pas la joie de vivre et de pousser l'hospitalité à sa valeur originelle. La terre est cultivée avec la panoplie d'outils que l'on ne reconnait plus chez que dans les musées. Le rythme de la tradition se traîne au ralenti, hors du temps. Les fêtes folkloriques ne sont pas maintenues par le tourisme mais pour garder la cohésion et le respect de la religion et de la crainte de la sorcellerie. Elles trouvent leur apothéose à la Noël oubliant la simplicité de tous les jours. Sourire garanti et gratuit.

Du côté des jeunes, la volonté de s'expatrier est endémique. En réaction à cette fuite des cerveaux, le gouvernement tergiverse sur les moyens de la contenir. Une augmentation des salaires est considérée comme un risque d'inflation. Entre temps, de jeunes informaticiens essayent de s'immiscer dans les filières très rentables d'internet, mais pas toujours très honnêtes. La piraterie moderne est entrée dans les mœurs. Informatique et internet leurs outils de pénétration dans le monde de l'innocence occidentale. Il faut rappeler que le revenu par tête d'habitant représente seulement 44% de la moyenne des pays européens et que 9,5% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté suivant la conception de ses voisins.

Du côté des plus vieux, ceux qui sont plus exclus de ce modernisme, c'est plus de la nostalgie de l'époque de Ceausecu. voyage

En dehors de cette ruralité charmante, les attraits touristiques sont nombreux. Le Nord avec les monastères et églises de bois peint. L'Est avec le delta du Danube en pleine nature avec tous les oiseaux possibles cachés derrière les joncs. Au centre, la ville de Sibiu qui partage le titre de ville de culture avec Luxembourg en 2007. Un héritage médiéval avec places fortifiées explique ce choix et aussi grâce à la présence de banques qui ajoutent à la ressemblance plus moderne entre les 2 villes d'Europe. Le moyen âge se retrouve aussi dans la ville Sighisoara, véritable musée à ciel ouvert, inscrite au patrimoine de l'Unesco. Pour les passionnés de l'étrange, le château de Bran avec le fantôme du comte de Dracula comme hôte des lieux. Sorti de l'imagination d'un écrivain qui avait pris pour modèle le comte sanguinaire de Vlad. Au Sud, la capitale Bucarest est qualifiée de "Petit Paris", "petit" qui compte malgré tout 2 millions d'habitants. Au détour des grandes avenues et des fontaines, musées, théâtres, son palais immense, devenu le Parlement, érigé à la gloire du dernier dictateur mégalomane qu'était Ceausescu.

voyageLes Roumains votaient en décembre 2008, lors d'élections législatives marquées par un duel serré entre la gauche social-démocrate (PSD) et la droite démocrate-libérale (PDL), et une faible participation (19,84%, soit bien en-deça des taux enregistrés à la même heure lors des législatives de 2004 (27,18%) et de 2000 (27,25%). Quelque 18 millions de Roumains étaient appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement, avec en jeu 315 postes de députés et 137 de sénateurs, selon un nouveau mode de scrutin à un tour combinant le vote uninominal avec le vote sur listes.

Un pays avec un pied dans le futur à l'Ouest et un dans le passé à l'Est. Enfin, presque, un pied... parce que l'agriculture est encore la meilleure manière de tenir la forme en Roumanie.

Il faudrait peut-être renverser l'idée que l'Ouest est la terre promise. Noël prochain, 20 ans après sa révolution, la Belle au Bois Dormant aura-t-elle trouvé son prince? Pas sûr, du tout.

C'est désormais la grande braderie des faillites à bord, comme nous venons de le voir. Les prédateurs sont assoiffés des bonnes affaires. Les "prédatés" resteront piratés. A l'Est comme à l'Ouest, rien de nouveau de chaque côté d'une frontière, toujours efficace, mais qui est, seulement, devenue plus virtuelle que physique.voyage

La maxime est devenue "Dis-moi par qui tu es fréquenté, je te dirai qui tu es".

Paul Valéry, lui, disait : "Le moderne se contente de peu".

Tout dépend de ce qu'une population est prête à accepter pour vivre dans la jungle qu'offre ce modernisme.

Tout est, aussi, question d'époque et de mentalités. Cela ne se choisit pas l'endroit où l'on naît et le milieu que l'on fréquente. Une idéologie, ça ne se conquiert pas dans l'espace d'un "Far East" et des rêves, mais plutôt dans le temps, les sacrifices, la solidarité, la clarification des buts et de leurs suivis en parlant d'une seule voix.

Et si la Russie demandait, un jour, d'entrer dans l'Union européenne?

GazProm, cela vous rappelle certains problèmes d'approvisionnement?

Anti-américains, certains pays européens le sont. Alors pourquoi pas? Un gros morceau à avaler, la Russie, ça, c'est sûr.

Si pour la Turquie, c'est plus contestable, la Russie, elle, en fait bien partie de l'Europe géographiquement.

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, d'autres habitués de l'Est

 

Opinions d'une habituée

 

Citations:

 

  • "Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce qu'on a", Proverbe roumain

  • "Il n'est plus proche parents qu'une bourse pleine et un sac de farine", Proverbe roumain

  • "Le changement de chef fait la joie des sots.", Proverbe roumain

 

Mise à jour 16 octobre 2009: Une interprétation de la situation de la Roumanie par l'intérieur "La théorie du choc ou crise mondiale"

 

Mise à jour du 27 avril 2012voyageEn Roumanie, le gouvernement est tombé en pleine réunion du FMI et de la . Victor Punta, du centre droit, a immédiatement repris les rennes. Les 5 milliards d'aide ne suffise pas. Il faut recréer la confiance pour le 7 mai et définir un déficit maximum acceptable.

voyagevoyageMise à jour Février 2014: La révolution en Ukraine a renversé le président. On compte ou on décompte les morts. Un bis de la révolution orange.

 

 Mise à jour 2 février 2016: Retour en 1989. Une manifestation monstre à Bucarest contre la sortie d'un décret qui adoucirait les méthodes d'anti-corruption.

 

 

Commentaires

Bons baisers de Roumanie pour et par Albert II
http://www.lesoir.be/actualite/monde/2009-07-07/bons-baisers-roumanie-albert-ii-716522.shtml

Écrit par : L'Enfoiré | 07/07/2009

Mise à jour 11/9/2010:

La Roumanie est le seul pays de la zone Europe qui, après avoir vu chuter son PIB de 7,1%, se voyait cette année encore en récession alors qu'en 2008, les analystes prévoyaient une remontée évidente, à leurs yeux.

La Roumanie aurait, donc, le moins digéré la crise.
La crise a été plus profonde à tel point que si Nicolae Ceaucescu existait encore et se présentait aux élections, 42% de la population voterait à nouveau pour lui.
La France qui remballe ses ROMs n'est pas nécessairement un plus.
La démocratie en prend pour son grade.

Écrit par : L'enfoiré | 24/09/2010

Aujourd'hui, j'ai reçu un email d'une Roumaine, Nina GEORGESCU, chercheuse politique indépendante. Elle avait écrit un texte sur son pays qui pouvait intéresser. Son texte avait été refusé sur une autre antenne.
J'ai ajouté les accents et la ponctuation qu'elle ne pouvait pas effectuer sur son clavier roumain.

Son E-mail : georgescu.nina@yahoo.fr
Voici son texte:
http://vanrinsg.hautetfort.com/files/Roumanie.doc

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2010

En Roumanie, le gouvernement est tombé en pleine réunion du FMI et de la . Victor Punta, du centre droit, a immédiatement repris les rennes. Les 5 milliards d'aide ne suffise pas. Il faut recréer la confiance pour le 7 mai et définir un déficit maximum acceptable.

Écrit par : L'enfoiré | 02/05/2012

La révolution en Ukraine s'est achevé. Kiev s'est ralliée au mouvement.
Deux clans. La Crimée ferait-elle case à part en conservant les liens avec la Russie?
Et pendant ce temps...

L'Ukraine a des problèmes colossaux, mais les nouveaux dirigeants ont estimé plus urgent d'adopter une loi sur... la langue

Le parlement ukrainien a révoqué dimanche la loi linguistique de 2012 qui permettait à la minorité russe de parler sa langue dans la vie publique. Dans le contexte de quasi-faillite de l’Ukraine, il y avait certainement des décisions plus cruciales à prendre, déplore le journal slovaque Sme :
« L'Ukraine a des problèmes colossaux, mais l'une des premières mesures prises par la nouvelle majorité au parlement a été d’abolir la loi linguistique adoptée en 2012 (...) Bien sûr, cela aura un impact sur l'utilisation du russe, et de ce fait, les nationalistes ukrainiens jubilent. Compte tenu de la russification qui était imposée durant l’ère soviétique, cela est même compréhensible dans une certaine mesure.
Cependant, c’est une décision d'une rare stupidité. Plutôt que d’essayer de convaincre les gens de l'Est et du Sud du pays que l'Ukraine peut être la patrie de tous, les nouveaux dirigeants ne font qu’alimenter le sentiment séparatiste. Sans parler du fait que ce faisant, ils désavouent les valeurs de l'UE auxquelles ils sont censés adhérer ».
A l’étranger, certains ont exprimé des doutes concernant le bien-fondé de cette mesure, comme Jean Asselborn, le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, et Astrid Thors, la commissaire aux Minorités Nationales de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=lukraine-a-des-problemes-colossaux-mais-les-nouveaux-dirigeants-ont-estime-plus-urgent-dadopter-une-loi-sur-la-langue&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2014

Où se cache Viktor Ianoukovitch?

C'est la question qui préoccupe le monde entier. Depuis qu’il a quitté son palais de Kiev par hélicoptère vendredi (photo BBC), tout le monde spécule sur la destination du leader déchu, recherché pour meurtres de masse.
Selon certains, il aurait été vu hier, quittant sa résidence privée de la ville de Balaclava en Crimée, une région dominée par le groupe ethnique russe, dans le sud du pays. Il aurait essayé en vain de corrompre des douaniers de l’aéroport de Donetsk pour qu’ils le laissent faire décoller son avion sans autorisation. Après avoir appris sa destitution, il aurait une nouvelle fois tenté de quitter le pays par avion privé de l'aéroport Belbek, dans la ville côtière de Sébastopol, mais il en aurait été empêché par les autorités.
Selon Oleksandr Bryginets, membre du parti Patrie de Ioulia Timochenko, Ianoukovitch est installé dans un bunker bien équipé dans un monastère à Donetsk, une région pro-russe du pays, où l'ancien président a grandi.
Selon les médias russes, l'ancien président ukrainien serait sur ​​une base militaire de la marine russe basée à Sébastopol.
Le New York Times quant à lui reconstruit les événements qui ont conduit Ianoukovitch à un départ anticipé. Remarquablement, alors que le président ukrainien s’entêtait à ne pas vouloir organiser de nouvelles élections, ce serait le président russe Vladimir Poutine qui l’en aurait convaincu.
On ne sait pas exactement ce que Poutine a dit à Ianoukovitch pour le convaincre, et l’on ne le saura probablement jamais. Le fait est que les pourparlers de la nuit du 20 Février, entre le président ukrainien, les représentants de l'UE et l'opposition, étaient totalement dans l’impasse. « Il luttait énergiquement pour préserver tout ce qu’il pouvait et céder le moins de choses possible », se souvient le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski.
Alors que Ianoukovitch refusait catégoriquement d’envisager des élection et de trouver un compromis pour arranger son départ anticipé, il a reçu un coup de fil de Vladimir Poutine qui l’a obligé à interrompre les négociations. Selon Sikorski cette conversation téléphonique a totalement changé la donne. Lorsqu’il revint, quelques minutes plus tard, il avait changé d'avis. « Il revint, et il était d’accord pour limiter la durée de son mandat. Tout est devenu possible grâce à cela ».
Qu’a dit Poutine à Ianoukovitch ? Selon le finlandais Helinki Times, Poutine aurait compris que Ianoukovitch n’avait pas la capacité de surmonter l’opposition et de faire revenir le calme dans le pays. Alors que les autorités russes avaient critiqué les pays occidentaux de s’ingérer et d’encourager l’opposition à « agir hors du cadre légal », Poutine aurait fait volte-face et se serait finalement associé avec les dirigeants occidentaux pour convaincre Ianoukovitch de quitter le pouvoir.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=ou-se-cache-viktor-ianoukovitch&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2014

Retour en 1989. Une manifestation monstre à Bucarest contre la sortie d'un décret qui adoucirait les méthodes d'anti-corruption.

Les Roumains sont descendus en nombre dans la rue mercredi 1er février. A Bucarest, ils étaient plus de 100 000 à protester contre un assouplissement de la législation anticorruption adopté par le nouveau gouvernement. Dans la capitale, les rassemblements se sont terminés par des violences entre les forces de l’ordre et les manifestants. Plus de 200 000 personnes ont protesté à travers le pays. Selon des médias nationaux, il s’agit des plus importantes manifestations depuis la révolution de décembre 1989.

http://www.lemonde.fr/europe/video/2017/02/02/roumanie-une-impressionnante-manifestation-contre-le-gouvernement-degenere-a-bucarest_5073357_3214.html


Chaque soir, ils sont plus nombreux à dénoncer la corruption. Jeudi, ils étaient 100 000 à Bucarest, 30 000 à Cluj, 15 000 à Timișoara… Jamais le pays n’a connu une telle mobilisation depuis 1989. En promulguant des réformes organisant amnistie et grâce d'élus condamnés, le gouvernement n’a fait que renforcer cette mobilisation.
Bucarest (Roumanie), correspondance.– Ils étaient 200 à peine quand tout a commencé, mercredi 11 janvier sur la place de l'Université, à Bucarest. Les seuls à s'être remis de la gueule de bois causée par la large victoire du Parti social-démocrate (PSD) aux élections législatives du 11 décembre. Celui qui les a décidés à braver l’hiver roumain, c’est Victor Ciorbea, l'Avocat du peuple, sorte d'équivalent du Défenseur des droits en France (lire ici), chargé de défendre les droits et les libertés des citoyens.

Écrit par : L'enfoiré | 03/02/2017

Dans ce pays de l’UE, on a décriminalisé la corruption en dessous de 45 000 euros

Les affaires de corruption portant sur des montants inférieurs à 45 000 euros seront décriminalisées en Roumanie, selon un décret passé en urgence mardi. Les personnes incarcérées pour une «petite» affaire de corruption seront autorisées à quitter la prison.
Le décret a été approuvé mardi en fin de soirée par le nouveau gouvernement socialiste, qui est au pouvoir depuis un mois.
Le Premier ministre roumain Grindeanu a expliqué que cette décision visait à résoudre le problème de surpopulation du pays. Le ministre de la Justice, Florin Iordache, a dit de son côté que le décret avait pour objectif d’éviter à la Roumanie d’être condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme au regard des mauvaises conditions de détention dans les prisons.
Mais les critiques y voient une manœuvre pour protéger des politiciens corrompus alliés du parti des Sociaux Démocrates (PSD) au pouvoir, et libérer le dirigeant de ce parti, Liviu Dragnea. Ce dernier a déjà été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir truqué un référendum en 2012. Il est actuellement mis en examen pour une affaire d’abus de pouvoir portant sur une somme de 24 000 euros.

Des manifestations
Suite à la publication du décret, des dizaines de milliers de personnes sont descendues mardi dans les rues de plusieurs villes roumaines pour exprimer leur désapprobation. Malgré le froid glacial, 130 000 à 150 000 personnes ont manifesté devant le bâtiment du Parlement à Bucarest.
Le président roumain Klaus Iohannis est également mécontent de la mesure. Il a parlé mardi d’un « jour de deuil » pour la justice de son pays.
Le président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker a demandé quant à lui aux Roumains d’intensifier la lutte contre la corruption. La Roumanie est membre de l’Union Européenne depuis le 1er Janvier 2007.

Source: https://fr.express.live/2017/02/02/pays-de-lue-on-a-decriminalise-corruption-dessous-de-45-000-euros/

Écrit par : L'enfoiré | 04/02/2017

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