Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2017

Un journal pas comme les autres

0.JPGL'histoire d'Anne Frank est bien connue. 

Les Frank, une famille juive allemande,  émigre à Amsterdam en 1933, lorsque Hitler prend le pouvoir.

Leur fille, Anne, a une  enfance heureuse jusqu'au 6 juillet 1942 quand ses parents s'installent clandestinement dans "l'Annexe" de l'immeuble du 263, Prinsengracht.

Le jour de ses 13 ans, Anne reçoit en cadeau un cahier dont elle fait un journal intime à partir du le 12 juin 1942 jusqu'au 1er août 1944.

Son quotidien, ses émois d'adolescente, sa fuite, sa cache, sa peur d'être capturée par les Allemands s'y retrouvent.

Dommage qu'elle n'aie pas pu continuer à l'écrire après avoir été arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz, à Bergen-Belsen.

Dommage qu'elle n'aie pas survécu après la guerre, elle serait devenue une excellente écrivaine.


0.JPG1925, après leur mariage, Otto et Edith Frank s’installent à Francfort-sur-le-Main.

Très vite, ils ont deux enfants : Margot, qui nait en 1926 et Anne, en 1929.

La grande dépression économique de 1929, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands d’Adolf Hitler gagne de plus en plus de terrain.

En janvier 1933, Hitler arrive au pouvoir. Les persécutions des Juifs et la crise économique engendrent de gros problèmes pour les juifs.

1933, les Frank émigrent aux Pays-Bas et Otto monte une entreprise à Amsterdam et s'y sent en sécurité.

10 mai 1940, l'Allemagne envahit les Pays-Bas.

Ils entrent dans la clandestinité dans une annexe,  avec quatre autres Juifs.

Hermann et Auguste van Pels et leur fils Peter, et Fritz Pfeffer.

Quatre employés de l’entreprise d’Otto aident les clandestins.

Les clandestins ont quotidiennement peur d’être découverts.

Anne Frank écrit un journal comme un hymne à la tolérance et à la résistance. 

Elle écrit aussi de brèves histoires et réécrit dans un cahier de belles phrases d’autres écrivains.

Elle aimerait que son journal soit publié sous forme de roman après la guerre.

Elle se met donc à le réécrire sans l’achever puisque avant qu’elle n’ait terminé, elle est découverte et arrêtée.

Le 4 août 1944, tous les occupants clandestins de l'annexe sont arrêtés et déportés via le camp de transit de Westerbork à Auschwitz.

2.JPGAnne meurt du typhus au début de 1945.  

Après la libération d’Auschwitz, Otto survit et retourne seul à Amsterdam.

De retour à Amsterdam, il se rend chez Miep et Jan Gies en espèrant encore retrouver Anne et Margot en vie, mais il apprend alors que tous n’ont pas survécu à la guerre.

Miep lui remet les feuilles du journal d’Anne. 

Il apprend qu’Anne souhaitait après la guerre publier son livre sur la période de clandestinité.

Otto Frank a tout d’abord hésité, puis, finalement, décidé de réaliser le vœu de sa fille.

Le Journal est traduit et adapté au théâtre et au cinéma.

Des gens du monde entier apprennent l’histoire d’Anne et en sont profondément impressionnés.

 

1947, le livre- journal est édité et traduit en 70 langues et vendu à plus de 30 millions d'exemplaires.

En 1957, une fondation au nom d'Anne Frank a été créée dans le but de préserver l'immeuble Princengracht de la démolition, pour promouvoir les contacts entre les jeunes d'origines, de cultures et de religions différentes et pour lutter contrer l'intolérance et la discrimination raciale.

En 1959, un film, un autre en 1995, un dernier en 2016. 


1.JPGEn 1960, la Maison d'Anne Frank ouvre ses portes.

Elle est devenue l'attraction touristique la plus fréquentée d'Amsterdam avec plus d'un million et demi de visiteurs chaque année.

Depuis 1963, la Fondation Anne-Frank collecte l'argent pour le donner à des causes louables. Otto légua ses droits à la Fondation, à la condition que les premiers 80 000 francs suisses de revenus annuels soient distribués à ses héritiers. Le traitement médical des Justes parmi les nations, l'éducation les jeunes contre le racisme.

Des dizaines d'écoles à travers le monde ont été baptisées « Anne Frank » tout comme l'astéroïde 5535 Annefrank. Littérature, musiques populaires, télévision, et d'autres formes de média s'inspirèrent de la courte vie d'Anne.

Le châtaignier, âgé de 150 ans, dont Anne parlait souvent dans son journal, avait été sauvé de l'abattage jusqu'à une tempête qui le renverse le 23 août 2010.

Mais il faut comme toujours déclaré que les chroniques alimentent les chroniques et malheureusement, les polémiques.

Autour de cette histoire, il fait encore régulièrement des polémiques. 1.JPG

Libre de droit seulement en 2037 ou Libre en 2050

Septante ans après la mort de la jeune fille, son journal devait tomber dans le domaine public à compter du 1er janvier 2016 mais ses ayants-droits contestent la décision et se sont lancés dans une véritable bataille juridique.

Le Fonds Anne Frank s'oppose à la publication de l'ouvrage, face aux défenseurs du domaine public.

Hanna Peters décrypte les enjeux de ce débat qui crée la polémique.

Les polémiques surgissent à toutes occasion:

Un déguisement...  En Allemagne, l'hypothèse d'un train de la compagnie ferroviaire allemande songe à baptiser un train "Anne Frank"

"Associer le nom d'Anne Frank et un train réveille des associations avec la persécution des juifs et les déportations durant la Seconde guerre mondiale", a aussitôt réagi la Fondation Anne Frank. 

 

Je parle de tout cela, parce que la pièce de théâtre vient de terminer sa course au Théatre des Galeries de Bruxelles avec le titre "Le journal d'Anne Frank"

0.JPG

0.JPG

1.JPG

0.JPG

L'époque pendant laquelle les défenses de faire n'importe quoi, de vivre comme les autres sont toujours intolérables pour une jeune fille et l'ambiance était bien rendue dans la pièce.

Anne a vécu son stress avec son journal intime en étant parfois bien plus réaliste, plus lucide que les adultes qui l'entouraient et qu'elle ne comprenait pas toujours.

La promiscuité dans l'espace clos de la cache avait engendré disputes et jalousies.

Cet extrait podcasté de cette pièce de théâtre dont le son semble sortir d'outre-tombe, ne reprend que les moments dictés par haut-parleurs:podcast

Les autres ont trop de moments dont le son n'arrivaient pas complètement à mon dictaphone.

Samedi dernier, lors de la pièce qui racontait son histoire dans l'annexe, la salle du Théâtre des Galeries était pleine.

Beaucoup d'enfants étaient présents, envoyés probablement par leurs parents pour se rendre compte d'une telle situation et que la paix, ce n'est pas si mal même si tout n'est pas réglé pour autant.

La semaine dernière, je parlais de la psychologie d'Albert Einstein.

Lui aussi était juif mais il avait senti dès l'arrivée de Hitler au pouvoir que les jours des juifs en Europe étaient comptés.

Il s'expatriait aux États-Unis mais surtout derrière son monde de théories et de formules.

Elle, s’expatriait par l'intermédiaire de son cher journal qui lui te tenait compagnie.

Anne, aurait-elle pensé que le film "La vie est belle" aurait pu être la sienne à apporter la dérision d'une telle situation?


Ses réponses, on ne les connaîtra malheureusement jamais...

Anne n'est pas revenue mais c'est son père qui a retrouvé son journal.

Dans cette autre histoire romancée, le petit garçon revenait avec sa mère de la guerre.

0.JPGCe petit garçon était revenu et lançait "On a gagné".

On n'a jamais totalement gagné.

Anne n'est pas revenue mais c'est son père qui a retrouvé son journal.

Si Anne avait survécu,  elle aurait eu 88 ans aujourd'hui, entourée d'une pile de livres autour d"elle avec une multitude de volumes de journal personnel.

Son journal, je ne l'ai pas lu, mais sa référence méritait de prendre place dans le mien.0.JPG

Le nationalisme et l'identitaire peuvent apporter des dérives quand ils sortent du cadre du sport.

Ce weekend, c'est le tennis et la coupe Davis qui sont à l'honneur.

Hier, l'ancienne joueuse, Dominique Monami, était invitée et Rongione lui a servi son humour débridé:podcast.0.JPG

Le temps est assassin. 

On oublie vite.

Et parfois la nostalgie, mal orientée, peut devenir un vilain défaut pour des raisons économiques.

Quant à la résilience des victimes, s'il faut l'avoir, elle finit toujours par des palliatifs.

0.JPGUn dictateur en herbe répond à un besoin de la population par le populisme, puis il se durcit en voyant l'avantage personnel par le pouvoir sur elle, jusqu'au moment où elle le chasse ou qu'il passe l'arme à gauche.

Il y a tellement de formes de dictatures.

Celle que l'on appelle "néolibérale", est plus insidieuse, plus feutrée.

NeoLibéralisme.JPG

Actuellement, sur le petit écran, beaucoup de documentaires, de films rappellent l'histoire de la seconde guerre mondiale dans le détail.

Est-ce trop pour faire éclater "le plus jamais cela" alors que l'extrême-droite revient un peu partout en Europe?

Réveiller les souvenirs de cette époque alors que le racisme, l'intolérance, la torture et les génocides reprennent vigueur dans de nombreux endroits du monde, pourrait avoir deux réponses.

Celle de la raison et l'envie des "gros bras" d'en découdre avec leurs problèmes personnels et de reprendre le flambeau comme petit chef alors qu'en temps de paix, ils ne sont que des faibles perdus dans la masse à la recherche de la popularité.

La liberté et la paix sont toujours fragiles.

La guerre permet tout aux vainqueurs qui écriront leurs faits d'armes dans l'histoire si les historiens sont muselés ou non clairvoyants.

2.JPGL'épisode tragique des années 90 aux Balkans s'est poursuivi par la condamnation d'un de ses mandataires et tortionnaires au procès du TPIY, tout comme pour celui de Nuremberg à la fin de la guerre 40-45.

Si de tels procès feront sonner le glas dans l'esprit des dictateurs en disant qu'ils ne sont pas à l’abri de leurs exactions, ce serait déjà positif mais rien n'est moins sûr.

Pour les victimes, il ne faut pas chercher bien plus loin en dehors d'une compensation de victimes de guerre et ce seront toujours des palliatifs. 

0.JPGEntre les extrêmes à être héros ou boucher, les variantes sont souvent peu exprimées parce qu'il y aurait trop d'exceptions aux règles de l'humanité.

Chez nous, ce n'est plus vraiment la guerre, mais une sorte de guérilla perpétuelle qui perdure.

Nous vivons une époque troublée.

Hier, le Black Friday avait deux interprétations potentielles bien différentes.--->

 

Vintage et/ou New wave, quand on m'appelle, mon téléphone portable entame un "In the Mood" endiablé.

Cela me fera penser à Anne...


 

 

Eriofne,

Lien vers autre article: "Un nouveau pont trop loin"

 

27 novembre 2017: Deux films passaient à la télé dans le cadre:



 

28 novembre 2017Spéciale humour juif
« Sans l'humour, les Juifs n'auraient pas survécu. »
Adam Biro publie un « Dictionnaire amoureux de l'humour juif », où se côtoient Pierre Dac, Woody Allen, Romain Gary, Georges Perec, Philip Roth, Saul Bellow, Bergson, Freud ou encore Groucho Marx...
Ce livre n'est pas un livre très orthodoxe...
L'histoire mythique du peuple juif commence par le rire, celui d'Abraham et de Sarah apprenant que, presque centenaires, ils auront un fils.
Et ce n'est pas tout : Dieu ordonne aux futurs parents d'appeler ce fils Isaac, Yitzhak, " qui rira " ! Ce rire juif, qui va du Talmud à Tristan Bernard, à Sholem Aleichem, à Pierre Dac, à Woody Allen, à Romain Gary, à Georges Perec, à Philip Roth, à Rabbi Jacob ou à La Vérité si je mens, en passant par Bergson, Freud et Groucho Marx, est un rire ouvert, tonitruant, irrespectueux de tout, qui défie le destin.
En Galicie, à Tunis, à New York, partout. Même à Auschwitz.
Un dictionnaire aigre-doux consacré à des articles de la " Bible ", au " Chemin ", aux " Femmes ", à la " Modestie " ou à la " Vérité ", réfléchit au principe même de l'humour juif, partie intégrante du judaïsme.
À ses origines, il a sa raison d'être, sa structure et son rôle avec les héros immortels, Moïshe le tailleur, le docteur Lévy, le petit Maurice, madame Taïeb ou le mythique Ch'ra d'Afrique du Nord.
Dans une baraque, quelques juifs prient.
Un d'eux, oubliant où il se trouve, lève la voix.
Les autres le rappellent à l'ordre.
"Tais-toi donc ! Dieu pourrait t'entendre et se rendre compte qu'il ''en reste encore"
podcastpodcast

Commentaires

L'identité belge: la fin des préjugés

Co-auteur du documentaire "J’adore les Belges" et auteur du livre "Comment devenir Belge en 10 leçons", l’humoriste Gilles Dal est avant tout historien. Si la Belgique est connue pour ses frites et ses bières, l’identité belge, quant à elle, se définit par ce qu’elle n’est pas : le Belge n’est ni Français, ni Néerlandais, ni Allemand, tout en étant un peu de tout cela. Gilles Dal revient sur l’évolution de l’identité et de l’image que les Belges ont d’eux-mêmes, ainsi que de l’évolution des préjugés de nos voisins français. Préjugés aux racines historiques insoupçonnées.
"Par définition, quand les Français parlent des Belges, ils les réduisent" s’exclame Gille Dal. Mais d’où provient ce mépris des Français à l’égard des Belges? Au 19e siècle, pendant que le peuple français militait pour de meilleures conditions de travail dans les mines, leurs voisins belges n’hésitaient pas à franchir la frontière dans l’espoir d’y trouver du boulot. Depuis, une réputation négative leur colle à la peau: "À l’époque, les moyens de communication étaient beaucoup plus réduits qu’aujourd’hui. Les Français se plaignaient de leurs conditions de travail dans les mines alors que les Belges, situés juste à côté, tentaient de rallier la France pour y travailler. Le Belge était vu comme un briseur de grève. C’est ce qui fait que les Belges ont bénéficié de cette fâcheuse réputation."
L’idée de ce documentaire, même s'il n’a pas été validé scientifiquement, c’est de se dire que les Belges s’en tirent pas mal alors que c’est un pays de rien du tout.
Mais ce n’est pas la seule explication. Là où la France se repose sur un passé glorieux, la Belgique semble s’être construite comme une succession de hasards. Ces "hasards de l’histoire" ne sont que très rarement pris en compte dans le storytelling français.
Pour Gilles Dal, "les Français ont souvent vécu dans l’idée que leur pays était au centre du monde, comme si leurs frontières découlaient d’une sorte de décision divine." Tandis qu’en Belgique, il y a historiquement cette fatalité d’un État artificiel. "La réalité c’est que la Belgique est née comme un État tampon entre de grandes nations telles que la France, la Hollande ou l’Allemagne. Alors que traditionnellement, la France s’appuie sur une histoire prestigieuse et sur des personnalités historiques et politiques aux discours marquants, la Belgique est tiraillée par ses divisions communautaires et son manque d'événements de prestige."

Un regard qui a changé en 20 ans
Si le Belge souffrait d’un stéréotype négatif, il est désormais porté au pinacle. Moqué autrefois, il est aujourd’hui loué pour ses qualités nombreuses. Simplicité, modestie et humilité en sont les maîtres-mots. Si le Belge n’a pas changé, c’est que le regard des Français a, lui, évolué. Ce documentaire propose d’explorer les racines et les évolutions de cette image ambiguë que le Belge développe auprès de ses voisins français.
Attention tout de même car à force de répéter que le Belge n’est ni fier ni arrogant, il pourrait finir par le devenir.

https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-identite-belge-la-fin-des-prejuges?id=9772023

Écrit par : L'enfoiré | 26/11/2017

Répondre à ce commentaire

Finalement , tu es « un passeur d’idées »
Ton nouveau billet avec cette phrase « on oublie vite » m’a éclaté en pleine figure et m’a rappelé un livre que je voulais lire depuis longtemps : le journal d’Hélène Berr .
Je n’arrive pas à passer à coté de ces histoires sans m’y arrêter…..
Je n’ai pas lu le journal d’Anne Frank mais je le ferai certainement un jour. En attendant j’ai commandé celui-ci.
Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois anti-juives et la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.
Après avoir lu ton article , impossible encore de postposer sa lecture….
Je pense que ton écrit a atteint son but : même si le temps est assassin , on peut faire un arrêt sur image et se retourner……

Écrit par : Léopodine | 27/11/2017

Répondre à ce commentaire

"Passeur d'idées"?
Pourquoi pas.
Nous le sommes tous en fonction de nos propres idées sur les événements.
Bien sûr qu'il y a plusieurs livres qui ont traité ce phénomène de juifs cachés pendant la guerre.
Ce qui m'a le plus intéressé, c'est l'âge de la conteuse.
La pièce de théâtre reflétait bien cet aspect de ne pas être défaitiste jusqu'au bout
C'est comme si elle parvenait à maintenir un semblant d'ordre et d'optimisme.
Les parties lues par la jeune actrice du journal étaient révélatrices et bien choisies par le metteur en scène qui est le premier "passeur d'idées".
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/02/646164299.MP3

L'interprétation d'un phénomène dramatique est très différente dû à l'âge.
Le fable du film "La vita e bella" montre le sacrifice du père plein de gaieté et le souci de cacher la vérité, d'éviter l'horreur de la situation à son fils en imaginant que les occupations du camp allemand sont les acteurs d'un jeu dont le but serait de gagner un char d'assaut.
20 ans déjà depuis sa sortie en Italie.
Le film avait remporté : 3 Oscars, 1 César, 63 prix et 39 nominations.

Hélène Berr n'était plus une adolescente mais une femme au moment des faits.
D'où une autre histoire, une autre interprétation d'événements qui ne devraient jamais avoir existé.
Une commentatrice en a dit: "Qui dira jamais ce qu'a été la souffrance de chacun? Le seul "reportage" véridique, et digne d'être écrit, serait celui qui réunirait les récits complets de chaque individu déporté. (...) nous sommes si isolés parmi les autres, notre souffrance particulière même crée entre les autres et nous, une barrière, qui fait que notre expérience demeure incommunicable, sans précédent, et sans attaches dans le reste de l'expérience du monde".
( https://www.babelio.com/auteur/Helene-Berr/24430 )

Il faut voir un livre ou un journal n'est qu'une mise en condition personnelle pour imaginer ce qu'on ferait soi-même dans un cas pareil.

Le sujet est loin d'être clôturé.
Ce qui en est arrivé par la suite par les héritiers, les ayants droits n'est pas à mettre entre parenthèses.

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2017

Puisque je parlais du Black friday....

Un record inquiétant a été battu aux États-Unis lors du Black Friday 2017

Un nouveau record a été battu aux États-Unis à l’occasion de l’édition 2017 du Black Friday: celui du nombre d’armes à feu vendues.Près d’un demi-millions auraient été vendues, soit 10% de plus que l’an dernier.
Chaque année durant le Black Friday il y a une énorme quantité d’armes à feu vendues. En 2008, on parle de 97.848. En 2011, 129.166. Et cette année on a franchi le cap des 200.000. Le FBI a reçu 203.860 vérifications d’antécédents soit 10% de plus que l’année passée.
Mais il y a quelque chose de remarquable: personne ne sait combien d’armes à feu sont vendues aux États-Unis. Il n’y a rien d’enregistré nul part. Les nombres sont des estimations, des estimations beaucoup trop basses car elles sont basées sur des enquêtes où les gens doivent dire s’ils ont des armes ou non et combien ils en possèdent.
La seule chose que les États-Unis suivent depuis 1998 est la vérification des antécédents à la NICS, le National Instant Criminal Background Check System, un département du FBI qui emploie environ 500 personnes.

Dix critères
Chaque année, ils reçoivent plus de 20 millions de demandes. Comment ça marche? Lorsque vous achetez une arme aux États-Unis – du moins si la loi est respectée – alors le caissier ou la caissière enverra vos données à la NICS via l’ordinateur.
Alors, les employés du NICS regardent si l’acheteur ne rentre pas dans un des dix critères disqualifiants: une condamnation pour crime, un mandat d’arrêt, un problème de drogue ou une maladie mentale, le statut d’immigrant en situation irrégulière, une décharge militaire déshonorante, une renonciation à la citoyenneté américaine, une ordonnance restrictive, des antécédents de violence familiale, ou un acte d’accusation pour tout crime passible d’une année de prison.
Dans 98% des cas, il n’y a pas de problème. Pour les 2% qu’il reste, la NCIS a trois jours pour créer un dossier qui motivera le refus de la possession d’arme à feu. Au final, il y a 1,25% des vérifications des antécédents qui aboutissent.
Mais cette différence de 0,75% signifie que chaque jour 512 personnes qui ne devraient pas pouvoir se procurer d’arme à feu peuvent finalement en acheter une. Souvent grâce à des erreurs administratives: par exemple lorsque quelque chose manque dans la base de données de l’état alors que ça se trouve dans la base de données fédérale.

Les ventes ont doublé depuis 1998
La vérification des antécédents n’a pas mené à une diminution de l’achat des armes à feu. Au contraire: la vente de ces armes a doublé depuis 1998.
Et comme expliqué: le nombre de vérifications des antécédents n’est pas égal au nombre de ventes d’armes à feu. Parce que avec une seule vérification, l’acheteur peut s’en procurer plusieurs. Quelqu’un qui achète cinq Sig Sauer M-400’s à 867 dollars la pièce – et qui fait un profit de 300 dollars – a fait une seule vérification.
La moyenne d’armes à feu achetées durant le Black Friday serait de trois, du moins c’est ce qu’ont essayé d’extrapoler en mettant en corrélation les chercheurs des chiffres de vente avec les demandes de vérification.

https://fr.express.live/2017/11/27/record-inquietant-a-ete-battu-aux-etats-unis-lors-black-friday-2017/

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2017

Répondre à ce commentaire

Comment ne pas finir deux articles qui parlent de juif sans parler de l'humour
Spéciale humour juif
« Sans l'humour, les Juifs n'auraient pas survécu. »
Adam Biro publie un « Dictionnaire amoureux de l'humour juif », où se côtoient Pierre Dac, Woody Allen, Romain Gary, Georges Perec, Philip Roth, Saul Bellow, Bergson, Freud ou encore Groucho Marx...
( https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_humour-juif?id=9775832 )

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/2410197645.MP3
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/3356018781.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 28/11/2017

Répondre à ce commentaire

TPIY: audience suspendue, un des accusés croates de Bosnie a pris "du poison"

Un gradé des forces des Croates de Bosnie du temps de la guerre (1992-95) a absorbé du poison lors d'une audience au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, mercredi à La Haye, lorsque la cour a confirmé en appel sa peine de 20 ans de prison, a fait savoir son avocat.
Slobodan Praljak, qui est âgé de 72 ans, a bu une gorgée dans une flasque alors que le magistrat lisait le verdict.
"Mon client a pris du poison ce matin", a déclaré l'avocate de la défense, Natasa Faveau-Ivanovic.
Juste après avoir bu, Slobodan Praljak a pu déclarer au TPIY: "Je ne suis pas un criminel de guerre, je m'oppose à cette condamnation".
Une ambulance est arrivée peu après devant le siège du TPIY.
Le président du tribunal a suspendu la séance du TPIY, mis sur pied en 1993 par les Nations unies, qui rendait mercredi son dernier verdict avant de conclure sa mission en décembre.

http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2017/11/01/un-journal-pas-comme-les-autre-5994968.html

Écrit par : L'enfoiré | 29/11/2017

Répondre à ce commentaire

Il a, en effet, exécuté les ordres.
La soumission à l'autorité a été démontrée par l'expérience de Milgram.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram

Écrit par : L'enfoiré | 29/11/2017

Écrire un commentaire